POLEMIQUE HICHEM ABOUD-MOHAMED BENCHICOU

Posté par algeriedemocratie le 14 décembre 2008

Mohamed Benchicou réagit
au dossier consacré à KHALIFA TV

Mohamed Benchicou, le Directeur du quotidien Le Matin a réagi au dossier consacré à la chaîne KHALIFA TV par la mise au point que je publie intégralement. Une mise au point par laquelle il m’offre l’occasion de dévoiler un pan de l’histoire de celui qui joue, aujourd’hui, au donneur de leçons de patriotisme, de morale et d’intégrité. Tant pis pour lui si je me vois contraint de dévoiler ce qu’il a toujours voulu cacher. Il ne doit s’en vouloir qu’à lui même. Je cite des faits réels qu’il ne peut nier et je me base sur des documents officiels signés de sa propre main.
Lisons d’abord sa mise au point :

A l’intention de M. Aboud Hicham

On vient de me faire part d’attaques gratuites que vous auriez commis à mon
égard sur votre site. J’ignore ce qui vous pousse à cultiver les calomnies
contre moi et contre le journal que je dirige et qui a eu à vous défendre
lorsque vous étiez inquiétés par le général Betchine. Nous y avons récolté sept procès intentés contre Betchine et qui sont toujours en cours contre Le Matin.

Je ne vous demande pas de faire preuve de gratitude, à l’impossible nul n’est tenu et nous n’avons pas besoin de gratitude pour faire notre devoir envers une injustice avérée même si de toute évidence vous n’êtes pas digne personnellement de la cause pour laquelle nous sommes traînés en justice.

Je ne vous demande pas de gratitude, nous continuerons à vous défendre à Constantine et à Alger contre les avocats de Betchine, et en votre absence puisque vous dites ne pas pouvoir venir en Algérie. Je ne vous demande aucune reconnaissance, mais juste de publier cette mise au point à l’intention de ceux qui vous lisent :

1) Je n’ai jamais reçu un euro ni un dinar de M. Khalifa ni du groupe Khalifa ni d’une quelconque personne en Algérie ou ailleurs. Le journal que je dirige n’a jamais reçu un centime de qui que ce soit depuis sa création, ce qui l’autorise à vous défendre contre le régime. Nous n’avons jamais troqué nos convictions contre de l’argent : si telle était notre voie, nous aurions pris le parti du général-milliardaire Betchine au lieu du vôtre, vous le capitaine démuni. Cela dit, comme de toute évidence vous êtes très mal informé, vous vous demandez s’il est vrai que ma fille travaille à KTV : je vous le confirme. Le cacher serait difficile : elle passe chaque soir à 18 heures sur la chaîne, elle s’appelle Nassima, elle est belle, talentueuse et son avenir est prometteur. Vous devriez vérifier vos sources, M. Aboud Hicham.

2) Vous avez donné une foule d’informations inexactes sur mes conditions de vie dans l’étrange but de me nuire. Je n’essaye pas d’en savoir la raison et ne vous en veux nullement : vous êtes sans doute forcé à le faire. Et je ne vous répondrai pas, ni étalerai dans mon journal ce qu’on colporte sur vous : je vous abandonne cette noble spécialité. Je ne vous traînerai même pas en justice : je ne peux à la fois affronter devant le juge la victime et son bourreau Betchine. Dans la vie, M. Aboud, il faut faire des choix et s’en tenir. Par ailleurs, je n’ai pas à me justifier sur mes ressources ni sur mes conditions de vie qui semblent vous obséder car cela ne regarde que moi. Mais sachez juste qu’en Algérie comme durant mon exil forcé, je n’ai jamais tendu la main à qui que ce soit parce que chez nous, quand on est directeur d’un journal algérien, c’est-à-dire d’un pays anciennement colonisé, on ne tend pas la main à l’ancienne colonie. Il nous suffit qu’elle soit une terre d’accueil, le temps d’une crise passagère. J’ai les moyens de vivre dignement sans solliciter la presse française, ni RSF, ni les ONG françaises. Cela me permet aujourd’hui de regarder la tête haute tous les journalistes de l’Hexagone chez qui les nouveaux harkis se précipitent pour dire du mal de leur pays. Et ce qui me permet, dans la foulée, d’envoyer balader le général Betchine et les pontes du régime quand je décide de publier les articles désespérés d’un certain Aboud Hicham qui porte, à partir de Paris, de courageuses accusations contre le régime algérien. C’est mon choix, je ne changerai pas, et l’adresse du Matin ne
changera pas non plus : j’attends que vous tapiez à notre porte quand le vent tournera. Tranquillisez vous : on vous ouvrira parce que nous, nous n’avons de comptes à rendre à personne.

Salutations

Mohamed Benchicou

Réponse :

Je n’userai pas de baratin pour vous répondre, mais par des faits réels qu’il vous serait impossible de réfuter. Je ne me base pas seulement sur ma connaissance du personnage mais surtout sur des documents officiels et de témoignages de personnes qui ne vous sont pas inconnues. Pour que les choses soient claires, et pour ne pas laisser place à la moindre des ambiguïtés, je reprends vos arguments un par un et je vous apporte la réponse phrase par phrase, point par point. Que voulez-vous de plus que ça ?

Vous écrivez :  » On vient de me faire part d’attaques gratuites que vous auriez commis à mon égard sur votre site. J’ignore ce qui vous pousse à cultiver les calomnies contre moi et contre le journal que je dirige et qui a eu à vous défendre
lorsque vous étiez inquiétés par le général Betchine. Nous y avons récolté sept procès intentés contre Betchine et qui sont toujours en cours contre Le Matin.
« 

En rédigeant cette mise au point sans avoir pris le soin de lire ce que j’ai écrit à votre sujet dans le dossier consacré à la chaîne KHALIFA TV, vous le journaliste chevronné ne pensez-vous pas que vous venez de commettre un manquement grave à l’éthique journalistique. Cela vous aurez permis d’éviter d’écrire au conditionnel. Je vous confirme que dans le dossier Khalifa, je vous ai bel et bien cité.

Ce que j’ai écrit ne constitue nullement des attaques gratuites comme vous le prétendez. Ce ne sont nullement des calomnies que je cultive et vous êtes bien placé que je n’ai aucun compte à régler avec vous pour chercher à vous nuire. Avant de vous citer dans l’article consacré au milliardaire énigmatique Rafik Khalifa, je n’ai pas manqué de vous appeler au journal tout en vous laissant mes coordonnées téléphoniques pour me rappeler. Vous n’avez pas jugé utile de le faire pour confirmer ou infirmer les informations que j’ai rapportées. Je ne cherche pas à comprendre s’il s’agit d’une simple arrogance ou d’une impuissance à me convaincre du contraire. Si vous vous interrogez sur ce qui me pousse à chercher la vérité et la révéler à l’opinion publique cela prouve, on ne peut mieux que vous avez l’habitude de n’écrire que lorsqu’on vous pousse à le faire. Cela est largement démontré dans vos écrits.

Vous avez une longue expérience journalistique et vous savez bien que lorsqu’on fait de l’investigation journalistique ce n’est nullement de nuire à quiconque si ce n’est que pour révéler la vérité. Une vérité qui ne dérange que ceux qui ont quelque chose à se reprocher.

Quand m’avez-vous défendu quand le général Betchine m’inquiétait ? Indiquez moi un seul numéro du Matin où vous aviez pris une seule position quand je fus dépossédé de mon journal El Acil en 1993? Un seul numéro de votre quotidien où vous avez exprimé la toute petite solidarité quand le quotidien Le Libre en 1994 fut suspendu au mépris des lois du pays? Allez chercher dans les archives de votre journal et sortez moi un seul numéro où vous m’aviez exprimé le moindre soutien lorsque j’ai été arrêté, placé en garde à vue, ensuite mis sous contrôle judiciaire et enfin traduit en justice sous la fallacieuse accusation de  » troubles à l’ordre public, la sécurité publique et atteinte aux intérêts supérieurs du pays « . Quand m’avez-vous soutenu lorsque je traînais dans les tribunaux et récoltais les condamnations à des peines de prison l’une après l’autre. Pas un seul mot de solidarité.. Trouvez moi un seul numéro de votre journal où vous aviez dénoncé le pouvoir des généraux qui a pris en otage ma famille en l’empêchant de me rejoindre dans mon exil en 1999. Et vous osez, aujourd’hui, toute honte bue prétendre m’avoir défendu ?

Quels sept procès avez-vous récoltés pour m’avoir défendu ? Le général Betchine a intenté un procès à tous les journaux qui ont publié la lettre ouverte que je lui ai adressée en novembre 1998. Comment et dans quelle conditions Le Matin a publié cette lettre ? Votre consœur, Ghania Hamadou ayant appris que je rédigeais une lettre ouverte à Betchine, était venue me voir à Paris pour que je la lui remette pour publication. Deux jours après lui avoir remis le texte et ne voyant rien venir je l’appelle au téléphone pour l’interroger sur le sort qui lui a été réservé. Elle me rassura qu’elle vous l’avait remise et que la lettre sera publiée incessamment. Deux jours plus tard, il n’y avait toujours rien. Mes tentatives de la joindre par téléphone seront infructueuses. Elle ne répondait plus à mes appels ni aux messages laissés sur son répondeur. J’avais compris que votre journal ne pouvait franchir la ligne rouge que dépassait largement ma lettre. J’ai fini par l’envoyer à El Watan et El Khabar qui l’ont publiée dès le lendemain de sa réception.

Ce n’est qu’après la publication de cette lettre que vous avez fini par daigner à publier quelques extraits commentés. Pouvez-vous avancez le contraire ? Les paroles s’envolent, mais les écrits restent. J’ai en ma possession toutes les coupures de presse. Si vous en avez d’autres qui puissent me contredire n’hésitez pas à les sortir.

Qu’avez-vous réservé comme reconnaissance
à la famille de Saïd Mekbel ?


Vous écrivez  » Je ne vous demande pas de faire preuve de gratitude, à l’impossible nul n’est tenu et nous n’avons pas besoin de gratitude pour faire notre devoir envers une injustice avérée même si de toute évidence vous n’êtes pas digne personnellement de la cause pour laquelle nous sommes traînés en justice. »

Vous êtes très mal placé pour parler de gratitude. Je ne vous suis redevable d’aucune gratitude. Et vous êtes mal placé pour en parler. Avez-vous manifesté la moindre gratitude à Saïd Mekbel à qui vous aviez confié la direction du journal pour partir faire du bizness en France d’où vous exportiez vers l’Algérie des macaronis ? Avez-vous pris au moins le soin de payer le billet d’avion à son épouse pour qu’elle puisse assister aux obsèques de son défunt époux ? Lui avez-vous apporté le moindre réconfort ne serait-ce que lui présenter vos condoléances par téléphone ? Saïd Mekbel l’un des plus illustres martyrs de la presse algérienne durant ces folles années de terrorisme qui ont profité aux commerçants du sang et des larmes, l’ avez-vous laissé dormir en paix en prenant soin de ses enfants et de son épouse ? Leur avez-vous versé le moindre centime comme indemnités pour les aider à surmonter les graves difficultés financières dans lesquelles les a plongés la disparition du chef de famille ? Au lieu d’aider sa famille ne lui avez-vous pas réclamé de vous rembourser une misérable somme de 30.000 Dinars et de rendre un micro qu’utilisait Saïd pour les besoins du journal ? Quelle honte ! Et vous osez encore parler de gratitude. Je préfère ne pas m’étaler sur le sujet. Mais, si vous le souhaitez, j’y reviendrais.

Et Ameur Ouaguenni et Saïd Tazrout deux autres journalistes du Matin assassinés alors que vous vous occupiez en France de votre librairie et de votre société d’exportation de macaronis vers l’Algérie, quelle gratitude leur avez-vous manifestée ? Tous les journaux qui ont perdu des journalistes morts la plume à la main ont continué à verses leurs salaires à leurs familles. Le faites-vous au Matin ? Répondez sans détours. Je connais votre réponse:le silence des coupables.

Vous êtes redevable envers celui qui vous faisait le chauffeur par amitié et qui transportait votre petite famille à Ain Naâdja en Fourgon en pleines inondations quand votre Lada était en panne. Dois-je vous rappeler ce que vous lui avez fait en signe de gratitude? Vous êtes redevable envers ces journalistes dont la rémunération ne dépassait pas les 2000 Dinars (quelle misère) qui ne leur permettaient même pas de manger à leur faim vos macaronis et qui vous ont permis de vous retrouver à la tête d’un journal à grande audience.

 » Je ne vous demande pas de gratitude, nous continuerons à vous défendre à Constantine et à Alger contre les avocats de Betchine, et en votre absence puisque vous dites ne pas pouvoir venir en Algérie. Je ne vous demande aucune reconnaissance  »

Je ne sais d’où sortez-vous tout ça pour dire que vous me défendez à Constantine et à Alger? Cela n’existe que dans votre imagination. Je n’ai nul besoin de votre défense. J’ai mes avocats tant à Alger qu’à Constantine et ils n’ont jamais coordonné avec les vôtres. Autant votre défense est basée sur les vices de procédure pour éviter le procès, autant la mienne persiste et signe dans les accusations que je porte contre le général Betchine. Et je ne cesse de demander un passeport pour rentrer en Algérie pour lui faire face à lui et aux autres généraux maffieux.

Je ne prétends pas ne pas pouvoir rentrer en Algérie, mais vous savez bien que je n’ai pas de passeport algérien et vous avez refusé de publier mes différents appels lancés aux autorités algériennes pour qu’elles me délivrent un passeport pour que je puisse rentrer faire face à mes adversaires. Il n’y a qu’ElKhabar, El Watan et Liberté qui ont publié mes appels. El Khabar avait titré à la une « Hichem Aboud lance un appel à Bouteflika pour lui délivrer un passeport ». Mais, pas Le Matin. Vous avez même refusé de publier un démenti à votre désinformation lorsque vous aviez écrit dans la rubrique  » confidentiel  » que les autorités m’avaient délivré un passeport. Vous savez très bien que ni moi ni mon épouse ni mes enfants n’ont de passeport algérien . Tout comme nous refusons de nous faire délivrer des documents de voyage étrangers. Je ne suis pas du genre d’hommes qui demande la nationalité française pour ses enfants et donner, en même temps, des leçons de patriotisme aux autres. Je pense que vous m’avez compris.

La solidarité des milliardaires énigmatiques

 » Je n’ai jamais reçu un euro ni un dinar de M. Khalifa ni du groupe Khalifa ni d’une quelconque personne en Algérie ou ailleurs. Le journal que je dirige n’a jamais reçu un centime de qui que ce soit depuis sa création, ce qui l’autorise à vous défendre contre le régime. Nous n’avons jamais troqué nos convictions contre de l’argent : si telle était notre voie, nous aurions pris le parti du général-milliardaire Betchine au lieu du vôtre, vous le capitaine démuni.  »

Vous répondez n’avoir reçu aucun euro de Khalifa mais vous ne dites pas combien de milliers d’exemplaires du Matin vous achète quotidiennement Khalifa. Vous ne dites pas, non plus, qu’est ce qui vous motive à consacrer votre temps  » généreusement  » à KHALIFA TV si ce n’est la solidarité des milliardaires énigmatiques. Vous ne dites pas non plus pourquoi votre journal fait le black out sur un crime économique tel celui de l’évasion de 2 millions d’Euros dans des mallettes. Vous ne dites pas pourquoi vous persistez à défendre des voleurs pris en flagrant délit. Vous ne dites pas pourquoi vous n’avez pas réagi à la censure que vous avez subi lors d’une table ronde organisée par KHALIFA TV. Les gens ne sont pas dupes. C’est pas parce que vous vous calfeutrez à Boulogne que vous n’entendez pas la réaction de ceux qui vous lisent ou qui ne vous lisent pas. Votre complicité avec Khalifa n’a pas besoin de commentaire. Ceux qui s’assemblent se ressemblent.

Quant à répéter à chaque fois que vous me défendez contre le régime, encore une fois, sortez moi un seul article où vous aviez pris ma défense contre le régime. Chiche ! Arrêtez votre baratin M. Benchicou. Citez des faits réels. Après avoir fait commerce du sang des autres (je reviendrai sur le sujet), ne venez pas vous approprier le combat des hommes libres. Ce n’est pas parce qu’on vous a intenté un procès pour avoir publié des extraits de ma lettre adressée à Betchine en les reprenant d’El Watan que vous vous permettez de jouer à l’héros. Je sais pourquoi vous le faites. Pour mieux faire passer vos articles favorables aux généraux, comme vous l’avez déclaré au juge d’instruction qui vous demandait pourquoi publiez-vous les chroniques de SAS. Les lecteurs du Matin savent aujourd’hui ce qu’il est advenu de SAS.

Oui, je suis démuni comme la majorité des Algériens

 » Capitaine démuni  » dites vous ? Oui, je le suis et j’en suis fier. Je suis démuni comme la majorité des Algériens qui n’ont pas volé. Je fais partie de cette majorité d’Algériens appauvris par des généraux maffieux que vous n’osez pas dénoncer nommément. Des Algériens plongés dans la misère par ces trabendistes en col blanc dont vous faites partie, qui font évader les deniers publics d’Algérie pour investir en France. Ainsi, vous faites, aujourd’hui, partie de la minorité des nantis. Vous étiez plus démuni que moi. Mais, vous avez suivi une voie que j’ai refusé de suivre. Celle de l’enrichissement rapide et illicite. Jusqu’avant l’ouverture du marché du commerce du sang vous étiez démuni autant que moi. Nous nous sommes connus en 1977 au bureau d’Alger de l’hebdomadaire El Hadef dont j’étais le coordinateur de la rédaction. Pour arrondir vos fins de mois vous faisiez de la pige dans cet hebdomadaire pour la somme de 500 Dinars par mois. Durant votre service national, j’ai fait tout ce qui était en mon possible pour vous faire affecter à la revue El Djeïch que je dirigeais en tant que rédacteur en chef. Vous vous souvenez des multiples visites que vous me rendiez pour que j’intervienne pour votre affection parce qu’à l’issue de votre instruction militaire à l’EFOR vous avez été affecté à Chlef au lendemain du séisme de 1980. Vous faisiez partie de la classe des démunis. Durant les années quatre-vingts vous habitiez un petit appartement à la cité SEGNA de Réghaïa, pas loin de chez moi qui habitais la cité DNC.

Vous avez été actionnaire avec six autres journalistes du MATIN en détenant au départ 30 pour cent des parts (avant qu’un actionnaire partant ne vous cède ses deux pour cent). Vous êtes resté à la tête du Matin 18 mois. Jusqu’à 1997, il n’y a pas eu de répartition de bénéfices. Vous partez en France en juin 1993 toujours démuni. Subitement vous avez une société d’exportation de macaronis, une librairie, une maison à Boulogne (quartier chic) etc. Vous menez grand train de vie à Paris. Subitement, vous devenez riche. En parler, semble vous nuire. C’est normal. Quand la fortune est mal acquise, on souhaite taire son origine. C’est ce qui m’a amené à conclure dans l’article que vous semblez mettre en cause, Benchicou-Khalifa : même combat. Auriez-vous honte de mener le même combat que Khalifa ?

Voici mes preuves. Qu’en pensez-vous M.Benchicou?

Vous écrivez  » Cela dit, comme de toute évidence vous êtes très mal informé, vous vous demandez s’il est vrai que ma fille travaille à KTV : je vous le confirme. Le cacher serait difficile : elle passe chaque soir à 18 heures sur la chaîne, elle s’appelle Nassima, elle est belle, talentueuse et son avenir est prometteur. Vous devriez vérifier vos sources, M. Aboud Hicham. « 

Je ne pense pas être mal informé en livrant des informations sur KHALIFA TV sur la base de documents officiels que ni vous ni Khalifa ne saurez réfuter. Quant à votre fille, elle n’était pas au centre de mes investigations. Et comme vous le dites si bien, c’est parce qu’il vous est difficile de le cacher que vous finissez par l’avouer. Que son avenir soit promoteur, tant mieux pour elle. Je souhaite la même chose à toutes les Algériennes de son âge. Que ces Algériennes puissent avoir un meilleur avenir que celui que leur réservent ceux qui ont appauvris l’Algérie en allant investir en France après avoir bradé le Dinar sur le marché parallèle pour leur envoyer des macaronis.

Vous écrivez  » Vous avez donné une foule d’informations inexactes sur mes conditions de vie dans l’étrange but de me nuire. Je n’essaye pas d’en savoir la raison et ne vous en veux nullement : vous êtes sans doute forcé à le faire. Et je ne vous répondrai pas, ni étalerai dans mon journal ce qu’on colporte sur vous : je vous abandonne cette noble spécialité. « 

Quelles sont ces informations inexactes que j’ai publiées sur vos conditions de vie en France ? Pouvez vous me démentir lorsque je vous dis que le 22 juillet 1994 vous avez crée la SARL NEGOCE EXPORT au capital de 150. 000 FF ? Je préfère ne pas entrer dans les détails pour ne pas étaler la vie privée de vos supposées associées. Des femmes que je ne connais pas et qui n’ont pas lieu d’être citées dans cet article. Elles n’ont servi que de prête-noms dans vos magouilles. Je crois que cela suffit pour vous faire comprendre que j’ai toutes les données et que je n’ai nul besoin de vérifier mes sources. Mes informations je les puise dans des documents officiels signés de votre main.

Pouvez-vous me démentir que votre registre de commerce porte le numéro : 397915158. Numéro de gestion 94B03841. Date d’immatriculation : le 03/08/1994 au greffe de Nanterre. Dois-je vérifier mes informations ou douter de mes sources qui sont des plus officielles ? Je suis prêt à publier tous ces documents sur le site, si vous le souhaitez.

Pouvez-vous me démentir que le siège de votre société se trouvait au , 1 allée D’Issy 92310 Issy les Moulineaux qui était votre adresse personnelle ? Pouvez-vous me démentir que le siège fut transféré ensuite au 16, rue Kleber 92310 Issy les Moulineaux ? Dois-je publier les bilans annuels de votre société? Vous n’ignorez pas que je ne parle pas dans le vide. Vous devez savoir que je détiens tous vos bilans et vous vous permettez de me demander de vérifier mes informations. Dois-je les publier sur le site ? Quel culot ! M. Benchicou.

Pouvez-vous me démentir que votre librairie papeterie presse (vente au détail) se trouvait au 24, rue Anatole France à Issy Les Moulineaux ? Non, M.Benchicou vous ne pouvez pas me démentir. Et si vous n’aviez rien à vous reprocher vous ne m’auriez jamais accusé de vous avoir calomnié ni chercher à vous nuire ? Depuis quand nuit-on à quelqu’un lorsqu’on évoque ses biens quand ils sont acquis honnêtement ? En quoi pourrai-je vous nuire en disant que vous aviez ouvert un fond de commerce en France en 1994 si cela s’était fait dans la légalité et avec des fonds acquis honnêtement ? Quel mal y a -t-il si je dis que le directeur du quotidien Le Matin est vendeur de journaux à Paris? Si vous le faisiez honnêtement, il n’y a aucun mal.

Quant à la maison achetée à Boulogne, c’est vous même qui me l’avez confirmé lors de notre dernier entretien téléphonique il y a une année de cela, en me précisant même le nombre des pièces de cette maison. Avec quel argent l’avez-vous achetée ? Je suis salarié en France depuis le 9 janvier 1998 (je peux vous montrer mes fiches de paie, ça ne me gêne pas) et je ne peux me permettre d’acheter ne serait-ce qu’un petit studio. Pour bénéficier d’un crédit bancaire, je ne pense pas que vous puissiez répondre aux exigences draconiennes des banques françaises, sauf si… A quel prix l’avez-vous payée cette maison ? Pas moins de 150 millions. Ce qui représente en dinars, un milliard et demi. Voilà, ça y est vous faites partie du club des milliardaires énigmatiques.

Vous constatez bien, M.Benchicou, qu’ils ne s’agit pas de rumeurs colportées. Mais des informations qui ne souffrent pas la moindre contestation. Quant à dire que vous vous refusez de colporter dans votre journal les rumeurs qui circulent sur mon compte, je prends à témoin l’opinion publique dont vous avez le devoir de servir en tant que journaliste, de vous mettre au défi, de publier tout ce que vous pouvez savoir sur moi.

Vous me connaissez de longue date. Si vous avez la moindre des choses sur ma carrière militaire ou de journaliste, publiez-la, sans la moindre hésitation. Si vous avez la moindre preuve que j’ai bénéficié d’un logement social en Algérie ou en France, d’un lot de terrain à bâtir, d’un commerce au nom d’une personne qui me servirait comme prête-nom, d’un quelconque acte contraire à la morale et aux idées que je défends, n’hésitez pas. Vous disposez d’un journal à grande audience, une arme redoutable, n’hésitez pas à l’utiliser pour me faire taire à tout jamais. Les rumeurs, par contre, pour vous éviter des procès en diffamation, je peux m’en charger. Le forum de mon site est ouvert à toutes les rumeurs qui circulent sur mon compte. Je ne les censure pas pour m’amuser en les lisant. Elles sont la meilleure preuve que mes adversaires qui se recrutent tant chez les généraux maffieux et leurs larbins que chez les commerçants du sang et des larmes qui jouent aux donneurs de leçons, n’ont pas le moindre argument pour me discréditer.

Je vous rappelle qu’à la suite de la parution de La Mafia des Généraux, qui n’était pas à votre goût, tous les généraux maffieux cités dans mon livre et leurs larbins ont remué ciel et terre pour me trouver la toute petite des compromissions pour me salir. En vain. Bien après eux, les cercles français qui font commerce du drame algérien menés par François Gèze et son orchestre ont tout fait dans le même objectif. Ils n’ont rien trouvé.

Vous avez perdu votre honneur pour riposter au démuni que je suis


Vous écrivez :  » Je ne vous traînerai même pas en justice : je ne peux à la fois affronter devant le juge la victime et son bourreau Betchine.  »

Non! Si vous avez la possibilité de le faire n’hésitez pas. Vous savez très bien que je détiens des preuves de ce que j’avance. Vous avez la certitude que mes preuves sont irréfutables et incontestables. Vous ne pouvez nullement m’accuser de vous avoir diffamé. Gardez votre baratin pour ceux qui ne vous connaissent pas encore. L’opinion publique, à la lecture de ces lignes, sait, maintenant, qui vous êtes et vous n’arriverez pas à l’induire en erreur par la magie des phrases.

 » Dans la vie, M. Aboud, il faut faire des choix et s’en tenir. Par ailleurs, je n’ai pas à me justifier sur mes ressources ni sur mes conditions de vie qui semblent vous obséder car cela ne regarde que moi  »

Oui, j’ai fait le choix de faire partie de cette majorité de démunis pour garder ma liberté de dénoncer tous les maffieux et leurs larbins. Dénoncer tous les opportunistes de votre éspèce et tous les commerçants du sang et des larmes du peuple algérien. Par contre, vous, M.Benchicou, vous avez fait le choix d’une voie honteuse qui permet, certes, l’enrichissement rapide, mais, vous avez perdu votre capacité de riposter aux démunis honnêtes qui vous interrogent sur l’origine de votre fortune. Vous avez perdu l’honneur qui permet de riposter au démuni que je suis. Assumez, donc, votre choix et taisez vous. Cachez vous quand on vous montre du doigt. C’est ça, votre choix.

Vos conditions de vie en France ne m’obsèdent pas. Seulement, je tiens à vous rappeler que lorsqu’on a honte de justifier ses ressources, on ne doit pas se permettre de donner des leçons de morales aux autres et notamment à ceux qui dénoncent les malfrats qui mènent une véritable entreprise de mise à mort de l’Algérie. La différence de nos choix réside dans le fait est que vous refusez de justifier vos ressources contrairement à moi qui ne trouve aucune gêne à publier ma déclaration d’impôts annuelle et de faire en public l’inventaire de tous mes revenus centime par centime.

 » Mais sachez juste qu’en Algérie comme durant mon exil forcé, je n’ai jamais tendu la main à qui que ce soit parce que chez nous, quand on est directeur d’un journal algérien, c’est-à-dire d’un pays anciennement colonisé, on ne tend pas la main à l’ancienne colonie. Il nous suffit qu’elle soit une terre d’accueil, le temps d’une crise passagère.  »

Pouvez-vous nous dire pourquoi êtes-vous parti vous installer en France en juin 1993 ? A quel titre vous êtes vous installé ? vous n’aviez ni l’asile politique ni l’asile territorial. Comment les autorités françaises vous ont-elles permis de séjourner sur le territoire français au-delà des trois mois du visa ? Pourquoi laissez-vous votre famille en France puisque vous affirmez que vous avez sollicité l’accueil de l’ancienne colonie le temps d’une crise passagère ? Vous Appelez à mener la guerre contre le terrorisme et à son éradication tout en mettant à l’abri votre famille à Boulogne ? Je ne suis pas naïf pour attendre une quelconque réponse de votre part à ces questions. Si vous le souhaitez, je peux répondre à votre place pour éclairer l’opinion publique.

Vous écrivez  » J’ai les moyens de vivre dignement sans solliciter la presse française, ni RSF, ni les ONG françaises « .

Sans avoir dévalué le Dinar Algérien chez votre ami de Bordj Bou Arreridj, sans avoir commis des délits économiques, je n’ai pas tendu la main à RSF ou à une quelconque ONG ni à un quelconque organe de la presse française . Si c’était le cas, François Gèze et son orchestre auraient été les premiers à me dénoncer. Quant à vous, M.Benchicou, les moyens dont vous disposiez pour ne pas tendre la main, vous les aviez obtenus de manière qui vous met dans la gêne pour en parler aujourd’hui. Pouvez-vous me dire pourquoi avez-vous refusé de désigner, en votre absence, un directeur de la publication du MATIN parmi les associés ? pourquoi vous avez mis tous les obstacles pour qu’aucun de vos associés ne puisse prendre connaissance de la gestion des deniers du journal et notamment les recettes des ventes du journal en France ? Pouvez-vous me dire pourquoi Le Matin a disparu du marché français en 1996 ? La Banque Extérieure d’Algérie ne vous a-t-elle pas interrogé sur le pourquoi du non rapatriement de ses recettes ? Le non rapatriement des recettes du Matin n’est-il pas un délit économique pour lequel vous deviez répondre devant les tribunaux si un échéancier ne vous a-t-il pas été accordé par la BEA sur intervention de Kéramane? Etes-vous en mesure de répondre à ces questions M.Benchicou ? Personnellement, je connais les réponses. Mais en votre qualité d’homme de communication, éclairez l’opinion publique sur la face cachée du Matin.

Vous écrivez  » Cela me permet aujourd’hui de regarder la tête haute tous les journalistes de l’Hexagone chez qui les nouveaux harkis se précipitent pour dire du mal de leur pays « .

Pouvez-vous regarder la tête haute l’épouse et les enfants de Saïd Mekbel ? Pouvez-vous regarder la tête haute certains de vos associés restés en Algérie, qui vous ont mis sur la table toutes vos magouilles lors de réunions houleuses. Pouvez-vous regarder la tête haute SAS qui a fait la grandeur de votre journal ? pouvez-vous regarder la tête haute, les journalistes que vous rémunériez à 2000 DA au moment où vous exportiez vers l’Algérie des macaronis et des spaghettis ? Qui sont-ils ces harkis qui se précipitent en France pour dire du mal de leur pays ? dénoncez-les. Sinon, vous êtes leur complice. Et si l’insinuation m’est adressée, au vu de cette gifle que je vous assène, vous ne devez pas hésiter une seconde pour me sortir un seul de mes écrits à travers lequel je dis du mal de mon pays. Un pays que tu as dépravé en participant à le dépouiller des miettes que lui ont laissé les généraux maffieux.

«  Et ce qui me permet, dans la foulée, d’envoyer balader le général Betchine et les pontes du régime quand je décide de publier les articles désespérés d’un certain Aboud Hicham qui porte, à partir de Paris, de courageuses accusations contre le régime algérien. « 

Je n’ai pas attendu 1998 pour envoyer balader Betchine en profitant d’une guerre de clans et en attendant le feu vert d’un clan maffieux qui m’assure la protection. Je vous renvoie aux archives du quotidien Le Libre pour vous rafraîchir la mémoire. A l’époque vous n’aviez pas le courage de reprendre ces écrits et leur donner l’écho qu’ils méritent. Les pontes du régime quand ils sont dénoncés nommément, vous avez été le premier à les défendre par des écrits tendancieux pour tirer sur mon livre  » La Mafia des Généraux  » que vous vouliez présenter comme un pamphlet contre l’armée, en titrant, le 18 février 2002,  » Encore un livre brûlot contre l’armée algérienne « . Le surlendemain vous revenez encore sur le sujet en faisant une lecture tronquée du livre, dans le but de le discréditer. Vous n’avez fait qu’entretenir l’amalgame entre l’armée algérienne et une poignée de généraux maffieux que je ne cesserai jamais de dénoncer jusqu’à leur jugement pour crime contre l’humanité.

Votre baratin ne passe plus, M.Benchicou, vous êtes démasqué. Quand avez-vous publié  » les articles désespérés d’un certain Aboud Hicham  » ? Indiquez moi les numéros ou les dates des éditions de votre journal pour que je les cherche dans les archives. Hormis un droit de réponse en juillet 1999 qui m’a été publié après trois rappels et menaces de recourir aux organisations internationales de la presse vous dénonçant de m’empêcher d’user de mon droit de réponse, un deuxième en réplique à votre attaque contre mon livre et un troisième droit de réponse au général Larbi Belkheir, dont certains de ses passages ont été censurés. Trouvez moi un seul de mes écrits où je me suis exprimé dans les colonnes de votre journal ou une seule interview.

Quant aux courageuses accusations portées contre le régime, je n’ai pas attendu le temps de m’exiler pour le faire. Je ne parle pas, comme vous, dans le vide. Je vous renvoie aux archives d’El Acil daté du 16 décembre1992 où j’accusais clairement les généraux maffieux de l’assassinat de Boudiaf. Celui du 1er avril 1993 où je dénonçais en termes sans équivoque les généraux en leur promettant que le peuple ira cracher un jour sur leurs tombes. Consultez le Quotidien le Libre du mois de mars 1994où je dénonçais les pratiques maffieuses de Betchine et les tortures qu’il avait fait subir aux manifestants d’octobre 1988. Le Libre du 29 juin 1994 que j’avais ouvert à Nacer Boudiaf pour dénoncer sans ambages les assassins de son père. Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres. Je n’ai nul besoin de vous rappeler mon courage que vous avez eu l’honneur de vérifier quand vous étiez sous ma conduite à la revue El Djeïch. Vous reconnaissiez que sous ma conduite vous bénéficiez d’une liberté d’expression que vous n’aviez pas à EL Moudjahid. Vous reconnaissiez que je n’agissais pas sur instruction du commandement militaire. Vous étiez témoin des pressions que je subissais de la part du commandement militaire. Vous savez très bien que vous ne pouvez pas affirmer, aujourd’hui, le contraire. Des dizaines de journalistes de notre génération ont accompli leur service national à la revue El Djeïch peuvent apporter leur témoignage. C’est ce qui explique le respect dont je bénéficie auprès de mes confrères de la presse, et les rares larbins qui ont cherché à descendre en flammes mon livre ont été calmés par ceux qui connaissent mon passé journalistique et mon intégrité morale.


Vous terminez en concluant sur votre habituel ton démagogique « C’est mon choix, je ne changerai pas, et l’adresse du Matin ne changera pas non plus : j’attends que vous tapiez à notre porte quand le vent tournera. Tranquillisez vous : on vous ouvrira parce que nous, nous n’avons de comptes à rendre à personne.  »

Je vous ai répondu sur votre choix. Il ne sera jamais le mien. Quant à l’adresse du Matin, avec tous le respect que je dois à certains de ses journalistes honnêtes, je ne prendrai jamais le chemin qui mène vers elle tant que vous êtes à la tête de sa direction. C’est à vous de vous rassurer que je ne frapperai jamais à votre porte. Nous n’avons pas les mêmes principes ni les mêmes valeurs morales. Ce que je viens d’écrire le démontre amplement. Le vent tournera toujours en faveur de l’honnêteté. La preuve vous est apportée, aujourd’hui. Si vous étiez honnête, M.Benchicou, vous n’auriez jamais eu à subir ces vérités que je clame à votre face, en public, sans que vous soyez capable de répondre bien que vous disposez d’un journal à fort tirage. Un journal qui ne vous sert même pas à défendre votre malhonnêteté.

Je ne conclurai pas sans commenter la phrase que vous m’avez dédiée dans votre chronique du jeudi 20 mars.  » ce capitaine algérien exilé reconverti dans la délation de ses compatriotes, une façon comme une autre de gagner son pain à Paris, les Chouchou algériens ne manquant pas dans la douce France  » . Dites moi, Monsieur le journaliste professionnel, qu’entendez-vous par délation ? Est-ce le fait de dénoncer, preuves à l’appui, des maffieux qui font sortir les billets de banques dans des mallettes tout en jouant aux sauveurs de l’économie algérienne, qui relève de la délation ? Révéler à l’opinion publique leurs magouilles ce n’est pas de l’information? Est-ce le fait d’informer l’opinion publique des magouilles des agents de la mafia que vous appelez la délations des compatriotes ? Dois-je taire des vérités pour faire plaisir à ceux qui ont mis l’Algérie dans l’état qu’elle ne devait jamais connaître ? Dois-je taire les magouilles de petits trabendistes en col blanc qui jettent l’argent du peuple à Gérard Depardieu et autres starlettes de ce qu’on appelle la jet set ? Est-ce de la délation que de faire étalage de vos magouilles en faisant commerce du sang des Algériens avec lequel vous avez fait des centaines de une de votre journal et vous retrouver dans la caste des milliardaires aux fortunes dont l’origine est plus que douteuse? C’est quoi l’information selon vous, M. Benchicou? Vous savez ce que c’est la délation M.Benchicou? Souvenez-vous lorsqu’en septembre 1988 lors de la grève des ouvriers de la zone industrielle, vous m’aviez accosté à Rouiba pour me remettre un tract du PAGS croyant avoir affaire à un officier véreux de la SM. Je vous ai simplement dit que cela ne m’intéressait pas et que ce n’était pas mon rayon. Je vous ai fait comprendre que je n’avais rien à voir avec les services opérationnels. Hébété et balbutiant vous aviez fini par lâcher « non, non, c’est pour votre lecture. Gardez-le » C’est ça la délation, ya Si Benchicou !

Sachez, M.Benchicou, que mon pain je le gagne proprement et honnêtement. Je ne suis pas comme vous. Rien ne me gêne pour justifier mes ressources et d’exhiber mes fiches de paie. Il n’y a que les chouchou qui sont gênés de justifier leur revenu parce qu’on sait comment les obtiennent-ils ? Qui de nous deux fait le chouchou dans la douce France en refusant de justifier ses ressources ? Les lecteurs connaissent la réponse.

En conclusion, je ne manque pas de vous rappeler que j’ai pour habitude de défier les hommes. Si vous en êtes un, et s’il vous reste un gramme de dignité, répondez à cette gifle que je viens de vous assener par une semblable en me trouvant une toute petite tâche noire avec preuves comme je viens de le faire contre vous. Ils seront nombreux à vous applaudir et venir vous faire courbette pour avoir trouvé une toute petite tâche sur le front de l’homme qui ne cesse de clamer haut et fort : Je suis propre et blanc comme neige. Chiche !
Sinon, taisez-vous, M. Benchicou. Quand on se fait prendre la main dans le sac on doit s’imposer le silence. Taisez-vous et méditez sur ce vieux proverbe arabe qui s’applique bien pour vous  » Il n’y a pas plus éloquent qu’une pute pour parler d’honneur « .


Hichem Aboud
Le 24/03/03

Certains s’interrogeront, certainement, pourquoi consacrer tout cet éspace et tout ce temps pour répondre à quelqu’un qui ne saura riposter à cette salve de vérités qui risque de lui provoquer un malaise cardiaque. Je leur réponds qu’il s’agit tout simplement d’un chapitre d’un prochain livre consacré aux commerçants du sang et des larmes. Je n’ai, donc, pas perdu mon temps en répondant à Benchicou.

le 24/03/03

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