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madame anissa boumedienne repond à chadli

Posté par algeriedemocratie le 27 décembre 2008

La sortie médiatique de l’ancien président de la République, Chadli Bendjedid, à partir d’El- Taref continue de susciter des réactions sur la scène politique. Ce jeudi, la veuve du défunt président Houari Boumediene, Mme Anissa Boumediene, a qualifié les propos de Chadli relatifs à sa succession à mon mari de «mensongers ».
Rosa Mansouri – Alger (Le Soir)- «Le nom de Chadli n’a jamais effleuré l’esprit de mon défunt mari lorsqu’il était question de chercher l’homme qu’il fallait pour lui succéder au pouvoir», a déclaré Mme Boumediene, à l’occasion de la tenue d’une conférence sur la commémoration du 30e anniversaire de la mort de Houari Boumediene, organisée par l’association Mechaâl Echahid. Dire des vérités historiques, c’est aussi la volonté de la veuve de Boumediene, mais telles qu’elles se sont déroulées et avec des preuves et des archives si cela est possible. Déclarant être restée au chevet de son mari pendant toute la période de son hospitalisation à Moscou, jusqu’à sa mort, la veuve du président Boumediene apporte son témoignage sur la question de la succession à son mari. «Deux noms seulement sont revenus dans les discussions de mon mari et lors de ses consultations. Ce sont les deux hommes, les seuls d’ailleurs qui sont venus le voir à Moscou. Il s’agit de Ahmed Taleb El Ibrahimi et Abdelaziz Bouteflika», a-t-elle affirmé. Elle ne dira, cependant, pas, si les deux hommes sont partis à Moscou sur la demande de son mari ou bien pour solliciter son appui à leur candidature. «Une chose est sûre, jamais la candidature de Chadli n’a été évoquée. C’est complètement erroné et faux», insiste-t-elle. Rebondissant également sur l’exécution du colonel Mohamed Chabani, Anissa Boumediene nie toute implication de son défunt époux dans cette affaire. «Il n’a jamais condamné quelqu’un à mort, y compris les responsables de tentatives de son assassinat. Quand il a appris l’intention de Ben Bella d’exécuter le colonel Chabani, il l’a appelé pour lui demander de ne pas le faire. Mais Ben Bella, devant des pressions, s’est empressé à commettre son forfait», témoigne-t-elle. Interpellée, par ailleurs, pour donner des explications sur le putsh du 19 juin 1965, Mme Anissa Boumediene commence par rappeler l’amour qu’il portait pour son pays, en précisant que l’Algérie avait à l’époque sa place dans le concert des nations. Boumediene était ministre de la Défense sous le règne de Ben Bella. «Ce qui s’est passé, c’est que lors d’un sommet restreint qui s’est tenu avec Djamel Abdennasser et Bourguiba, Ben Bella a décidé de céder à ce dernier une parcelle du territoire algérien. C’était évidemment une décision inadmissible et inconcevable», fait-elle remarquer. Voulant fermer la parenthèse sur cette affaire, elle a déclaré : «Ne me parlez pas de Ben Bella s’il vous plaît, car il y a à dire et à redire sur cet homme.» Et d’ajouter, toutefois que lorsque Boumediene a ouvert les prisons en 1965, il a trouvé 1 200 personnes emprisonnées, notamment des personnalités qui ont participé à la guerre de Libération nationale. Interrogée sur le mal dont souffrait son mari, Anissa Boumediene affirme qu’effectivement, «la maladie a été subite». Elle refuse de porter des accusations, ni commenter les rumeurs qui font état d’une tentative d’assassinat. Elle éclatera en sanglots : «Dieu seul sait ce qui s’est passé.» Son regard, à elle, dit tout autre chose. Avant de terminer, Mme Boumediene a tenu à souligner que «si son mari était encore en vie, l’Algérie n’aurait jamais connu le terrorisme». Un jour, peut-être, elle sera prête à confronter «ses mémoires» à celles de nombreux dirigeants de ce pays…
R. M.

le soir d’algérie 27 decembre 2008

Publié dans vive l'algerie(128) | Pas de Commentaire »

 

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