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Evocation Il y a 26 ans disparaissait Slimane Azem- le maitre de la chanson kabyle

Posté par algeriedemocratie le 30 janvier 2009

Evocation Il y a 26 ans disparaissait Slimane AzemLe maître de la chanson berbèreEvocation Il y a 26 ans disparaissait Slimane Azem- le maitre de la chanson kabyle dans MUSIQUE ALGERIENNE(35) 2027_65861

Dans la vie; l’homme se distingue parce qu’il est, mais il entre dans la pérennité de l’histoire par ce qu’il fait.

En effet, il y a généralement un nom, une identité, une filiation, une nationalité : Il est paysan, ouvrier manuel ou intellectuel : il peut-être artiste, artisan, technicien… Bref, il prend place et s’insère dans une société organisée, structurée qui l’adopte, l’intégre, le modèle, lui  imprime ses habitudes particulières.

Ainsi, il reçoit un savoir culturel, économique, social,œuvre des générations qui l’ont précédé. Cependant, s’il est doué et qu’il arrive à mettre à profit ses potentialités intellectuelles et morales, il peut non seulement préserver cet héritage, mais aussi contribuer à l’enrichir. C’est une aptitude et une tâche qui ne sont pas à la portée de n’importe qui. En un mot, il n’y a que les grands qui atteignent ce niveau.

C’est dans ce contexte, dans cette perspective que s’inscrit feu Slimane Azem. Il n’est pas théoricien, et n’a pas eu de formation universitaire. Non, ce fils du Djurdjura est tout simplement le produit du terroir. Sa sagesse, son savoir, sa compétence, il les a acquis surtout à l’école de la vie. Attentif, observateur et perspicace, il a su tirer avantage de son expérience personnelle et de celle des autres. Son œuvre est grandiose. Se situant dans la tradition orale, son domaine de prédilection est la poésie chantée. Si dans l’ensemble, sa production assez riche est constitué de poèmes forts élaborés qui prennent parfois l’aspect de fables, ces chefs-œuvres ou métriques, rimes, sonorités, métaphores, sont employées judicieusement, portant toujours un message. Dda Slimane était, en effet un éducateur de masse. Ayant une conception humaniste de la vie, il utilise aussi bien la raillerie et l’ironie pour dénoncer les travers sociaux (Zzux, Baba ghayou, tlala yeqjan) le ton rude ou grave pour adresser des reproches (Tixxer ilaabdh adyeder,…). La seconde étape de son répertoire et qui correspond à un âge mûr est pris dans la tourmente de la guerre de Libération ; il chanta Afegh ayajradh.

Le comportement matérialiste (Ayeebud, idrimen) et les vertus de la femme kabyle (Athaqvaylith). Le poète et chanteur kabyle, Slimane Azem, est né le 19 septembre 1918 à Agouni Gueghrane, est mort le 28 janvier 1983 en France. Arrivé en France dés 1937 il entame une immersion précoce dans les tourmentes de l’exil. Sa première chanson consacrée à l’émigration (Amuh à muh) paraît dés 1940, elle servira de prélude à un répertoire riche et varié qui s’étend sur prés d’un demi-siècle. 

Du point de vu de son contenu, ce répertoire présente des ressemblances frappantes avec celui de Si Mohand, grand poète kabyle du XIXe siècle. L’œuvre de Dda Slimane est donc, à l’image de la société qu’il traduit, traversée en profondeur par ces bouleversements ; sa thématique est, à cet égard, tout à fait significative. Sur les 70 chansons recensées en 1979, plus de la moitié sont consacrées à ce renversement de valeur avec des titres très évocateurs (Llah Ghaleb, Kulci yeqleb) comme tant d’autres titres où Slimane Azem a chanté l’égoïsme au détriment de l’honneur (Nnif), la solidarité (Tagmat), la paupérisation, l’alcool (A hafid a sattar, Berka yi thissit n Cerab). Dda Slimane était et reste pour toute une génération de Kabyles, le poète de l’exil. Son évocation de la Kabylie, toute empreinte de pudeur, rappelle la douleur d’une plaie demeurée à vif, en témoignent des chansons comme d’Aghrib D Aberani : Exilé et étranger. Ayafrukh ifirles : Ô hirondelle.

A tamurtiw azizen : Ô mon pays bien-aimé. Propulsé dans le tourbillon du monde moderne, Slimane Azem ne s’est pas contenté de se réfugier dans le giron incertain des valeurs traditionnelles, son regard s’est ouvert grand sur le monde et nous lui devons de véritables poèmes liés à la politique internationale dans lesquels le ton volontiers satirique n’altère en rien l’acuité du regard, (Amek ara nili susta).

Il faut préciser que Da Slimane, puisant dans le vieux patrimoine berbère, a fait parler les animaux, arme subtile mais à peine voilée d’une critique politique acerbe. Dans l’une de ses dernières chansons, il salue avec éclat et avec un titre très évocateur (Ghef teqbaylit yuli was) sur le Kabyle se lève le jour, l’émergence de la revendication culturelle berbère lors du printemps 80. 

On ne peut oublier tout un travail de création et d’élaboration et l’engagement du maître de la chanson berbère qui fut l’un des prometteurs de la langue et de la culture amazighe (Dachu ide fan, tamazight…).

Achiou Lahlou

source: le depêche de kabylie

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HOMMAGE à AIT MENGUELLET POUR SON ANNIVERSAIRE

Posté par algeriedemocratie le 18 janvier 2009

A l’initiative de la Direction de la culture de Tizi-Ouzou1 000 personnes pour dire bon anniversaire à Aït MenguelletHOMMAGE à AIT MENGUELLET POUR SON ANNIVERSAIRE dans AÏT MENGUELLET(54) 2016_65493

Lounis Aït Menguellet a été à la fois ému et heureux de la surprise que lui a réservée la Direction de la culture de Tizi-Ouzou.

Il a eu ainsi droit à un vibrant hommage à l’occasion de son 58e anniversaire, fêté avant-hier à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri en présence de la famille artistique, d’anciennes figures de la chanson kabyle telles que Hacene Abassi, Slimane Chabi, Ali Meziane, en plus d’un public nombreux que la salle des spectacles n’a pu contenir. “En compagnie de Ouahab, il était, je me souviens très bien, très timide et ne parlait pas trop. J’ai admiré avant tout sa voix qui m’a directement accroché”, dira Cherif Khedam. Pour Ouahab, qui a accompagné Lounis dans sa carrière, ses débuts étaient à la radio, plus précisement dans l’emission “Les Chanteurs de demain”, il a participé avec Ma trud, une chanson d’amour. Pour l’anecdote, certains éditeurs ont proposé à Lounis de reprendre plutôt la chanson d’Awhid Youcef, Serbi Latay, ce qu’il refusé. Aït Menguellet connaîtra, par la suite le succès, en 1972. Ainsi, tous les ingrédients étaient réunis pour honorer celui qui fut et demeure le symbole du combat de plusieurs générations. Plusieurs personnalités se sont relayées pour rendre hommage à Lounis. Ben Mohamed poète Kabyle, dira dans un message adressé à Lounis, que sa poésie a servi “d’éclairage à des générations entières, ses textes étaient des repères”, alors que Cherif Khedam a parlé des débuts d’Aït Menguellet dans la chanson : “il était venu avec les deux chansons qu’il avait composées “Ma Selvegh” et Lwiza.

“Les années 70 ont été déterminantes pour la carrière de Lounis. En 1978, il, fera son premier passage à l’Olympia puis il passera des chansons dédiées à l’amour et à la femme à des compositions traitant de sujets socio-politiques du pays.” indiquera Haroun, artiste peintre.

 

Nouara…la grande surprise

 

L’enfant d’Iguil Bouamas traversera, selon les témoignages de ses amis, des moments pénibles dans sa carrière. “A chaque fois, il sut rester lui-même”, nous dit notre interlocuteur. Pour cette rencontre hommage, les organisateurs auront donc réussi l’initiative puisqu’elle a permis un grand rassemblement de la famille des artistes. “Je remercie tous ceux qui ont répondu à notre invitation pour honorer Lounis Ait Menguellet. Les artistes Hacene Abassi, Slimane Chabi et tous ceux qui sont là parmi nous. Je remercie aussi Nouara qui a tenu à être présente…”, déclarera M. Ould Ali, directeur de la culture. Le public se lèvera comme un seul homme pour applaudir l’autre monument de la chanson algérienne, Nouara en l’occurrence. Il faut dire qu’en tant d’années de carrière, Nouara n’a jamais chanté à Tizi-Ouzou. “C’est avec une grande joie que je suis là, cela me fait plaisir de rencontrer Aït Menguellet à qui je souhaite longue vie”, dira Nouara. La diva de la chanson kabyle offrira à Lounis un achwiq et une chanson puisés de son répertoire. En guise de remerciements à tous ceux qui ont tenu à être présents pour lui rendre hommage, Ait Menguellet a chanté quelques- unes de ses chansons. “Je suis ému, je vous remercie tous”, dira l’artiste avant que le public ne souhaite d’une seule voix, un joyeux anniversaire au “sage”.

Enfin, il y a lieu de préciser qu’une exposition de peinture de Hallou Fariza, traitant des œuvres de Lounis, peut être visitée par le public jusqu’au 22 janvier en cours.

A. Z

source: depêche de kabylie

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Recul des libertés et désarroi social

Posté par algeriedemocratie le 1 janvier 2009

Ce que les algériens retiendront de l'an 2008 : Recul des libertés et désarroi social

Ce que les algériens retiendront de l’an 2008 : Recul des libertés et désarroi social

Que retenir de cette année 2008 au chapitre de la situation des libertés dans notre pays ? Il est d’emblée regrettable de constater que la régression, sur ce plan-là aussi, est manifeste et cela concerne aussi bien les libertés individuelles que collectives. Hier encore, à l’occasion d’un rassemblement de soutien à la Palestine, qui s’est tenu à la Maison de la presse, les participants à cette action prenaient toute la mesure de la frustration de ne pouvoir sortir dans la rue pour une marche de solidarité avec la population de Ghaza persécutée. Toute manifestation de rue, on en est prévenu, est interdite depuis le 14 juin 2001. L’état d’urgence perdure depuis 16 ans. Les condamnations à des peines d’emprisonnement continuent d’accabler les journalistes.

Dernier fait en date : la condamnation à trois mois de prison ferme prononcée récemment par le tribunal de Sidi M’hamed à l’encontre de Omar Belhouchet et Salima Tlemçani, suite à une enquête mettant en cause un guérisseur soupçonné de charlatanisme. Citons aussi le cas du journaliste Noureddine Boukraa, ex-correspondant du quotidien Echourouk à Annaba, qui a écopé d’une lourde peine d’emprisonnement pour un article sur les services de sécurité locaux. La dépénalisation du délit de presse n’est pas pour demain… Il convient de citer également les suites de l’affaire Benchicou dont le livre Journal d’un homme libre a été saisi à l’imprimerie, un acte « revendiqué » par la ministre de la Culture. Dans la foulée, des libraires ont reçu la visite de la police et ont été embarqués au commissariat au motif d’avoir diffusé l’ouvrage frappé d’imprimatur.

Rappelons, par ailleurs, les nombreux opus interdits au dernier Salon international du livre d’Alger, faisant du SILA un festival de la censure. En somme, le pouvoir politique agit comme si les Algériens avaient besoin d’un surmoi tutorial ou d’un directeur de conscience qui leur dicterait les films qu’ils doivent voir et les livres qu’ils doivent lire et qu’ils n’avaient pas assez de discernement pour juger par eux-mêmes les œuvres et les contenus qui leurs sont proposés. Au chapitre de la liberté de culte et de conscience, le palmarès 2008 là aussi est tristement chargé, à commencer par l’affaire Habiba K., du nom de cette jeune femme de l’ouest du pays, convertie au christianisme et jugée inconsidérément par le tribunal de Tiaret pour une fumeuse histoire de prosélytisme. Ou encore ces gens de Biskra condamnés en première instance à 4 ans de prison ferme pour une présumée atteinte à la morale du Ramadhan. Même sentence prononcée à l’endroit d’ouvriers en bâtiment pris en flagrant délit de consommation de tabac avant l’adhan et condamnés par le tribunal de Bir Mourad Raïs à trois ans de prison ferme avant que la cour d’appel d’Alger ne commue le verdict en peine avec sursis. Cette vague de rigorisme qui intervient dans un contexte de durcissement des mœurs n’est pas sans rappeler les campagnes de moralisation de la vie publique qui avaient cours sous Boumediène.

Elle renvoie immanquablement à ce projet ô combien controversé de construction d’une méga mosquée surplombant la baie d’Alger et que d’aucuns ont interprété comme une pure opération populiste. Dans le même sens, signalons cette décision de fermeture de 1200 bars, qui s’impose comme une autre expression de ce rigorisme aux accents démagogiques qui rime avec islamisme. Sur le plan strictement politique, le forcing constitutionnel du 12 novembre 2008 où le Parlement votait les amendements de la Constitution autorisant M. Bouteflika à postuler pour un troisième mandat déroule le tapis rouge pour une présidence à vie au profit d’un autocrate qui n’a jamais fait mystère de sa passion du pouvoir. Faisant l’économie d’un référendum populaire dont Bouteflika redoutait sans doute quelque effet de surprise néfaste, option a été faite pour une adoption à huis clos, sans débat contradictoire et sans exégèse. En témoignent ces quatre militants du MDS arrêtés pour avoir distribué des tracts et commis des tags appelant à un débat de fond autour de la Constitution. Et maintenant, le régime s’agite pour préparer la parodie d’une élection en partant à la chasse de lièvres consentants ou plutôt de « lapins » à qui l’on va faire croire que la présidentielle d’avril prochain n’est pas jouée d’avance et qu’ils seront défaits à la régulière. En définitive, que reste-t-il dans un paysage politique aussi morose et aseptisé ? Heureusement qu’il y a le front social, enseignants en tête. Le secteur de l’éducation aura été l’un des rares à faire un peu d’animation syndicale, comme l’a montré le mouvement des enseignants contractuels, au reste sévèrement réprimé.

Citons aussi le corps médical du secteur public, ainsi que le volontarisme d’autres syndicats autonomes comme le CNAPEST, le SNAPAP et SNAPEST qui résistent autant que le verrouillage du champ politique et social le permet. Nous nous devons également de saluer l’action du RAJ qui a marqué contre vents et marrées le vingtième anniversaire des événements d’octobre 1988 avec colloque et cérémonie à la place des Martyrs. On ne peut clore cet inventaire sans faire une fois de plus le constat du « plombage » du champ audiovisuel à l’heure de l’explosion des bouquets satellites et de Youtube. Le régime campe sur son argutie selon laquelle le peuple algérien « n’est pas mûr » pour le pluralisme des images. Sans ambition de modernisation ni projet sociétal, Bouteflika ne sera pas non plus l’homme qui débarrassera les Algériens du mépris de l’ENTV. Résultat des courses : pendant cinq autres années (au moins), on va encore ne voir que lui à tous les JT…

Par Mustapha Benfodil

source:el watan 01 JANVIER 2009

Publié dans vive l'algerie(128) | Pas de Commentaire »

 

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