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Nouvelle répression en kabylie 13/ janvier 2003

Posté par algeriedemocratie le 23 juin 2009

ALGERIE

 

NOUVELOBS.COM | 13.01.2003 | 15:27

La police algérienne a violemment réprimé dimanche à Tizi-Ouzou la « marche pacifique » organisée par les animateurs de la contestation kabyle. Plusieurs manifestants ont été passés à tabac et l’un d’eux a été blessé à coup de baïonnette.

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Les manifestants fuient la police durant la manifestation de dimanche (AP)

La police algérienne a violemment réprimé dimanche à Tizi-Ouzou (100km à l’est d’Alger) la « marche pacifique » organisée par les animateurs de la contestation kabyle, selon Idir Ait Maâmar, responsable de la Coordination des Ouacifs.
La police a été déployée tôt le matin sur tous les accès routiers menant à Tizi-Ouzou, a-t-il déclaré au téléphone, « la plupart des personnes qui devaient venir des villages pour participer à la marche ont été refoulées ». « En dépit de cet empêchement, un grand nombre de citoyens, en empruntant des chemins détournés, ont pu rallier le carrefour du Vingt-Avril d’où devait s’ébranler note marche en direction de la maison d’arrêt », a toutefois affirmé Idir Ait Maâmar.
D’après lui, les marcheurs ont pu parcourir environ un kilomètre avant que la police n’intervienne pour les disperser, en tirant dans leur direction des bombes lacrymogènes.
Plusieurs manifestants ont été passés à tabac et l’un d’eux a été blessé à coup de baïonnette, selon la correspondante du quotidien francophone Liberté.

Nouvel An berbère

Cette marche des Arouchs (comités de village), dont l’organisation coïncide avec la célébration de Yennayer, le Nouvel An berbère, était destinée à faire pression sur les autorités algériennes pour obtenir la libération des détenus du mouvement de contestation kabyle, arrêtés au lendemain des élections locales du 10 octobre dernier.
Ces détenus, qui sont accusés d’avoir empêché le déroulement du scrutin en Kabylie, observent une grève de la faim depuis le 3 décembre pour protester contre leur arrestation qu’ils qualifient « d’arbitraire ».
Plusieurs personnalités, dont le célèbre caricaturiste de Liberté, Ali Dilem, ont lancé cette semaine un appel aux détenus pour cesser leur grève de la faim.
Certains, dont la figure de proue du mouvement Belaid Abrika, ont été évacués plusieurs fois à l’hôpital, en raison de la dégradation de leur état de santé.
La répression de la marche par la police va certainement compromettre les chances de dénouement de la crise kabyle qui dure depuis le 18 avril 2001, jour où le lycéen Massinissa Guermah avait été tué dans une brigade de gendarmerie. Depuis, émeutes et répression s’enchaînent dans la région. AP

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Entretien avec Idir Aït Maamar

Posté par algeriedemocratie le 23 juin 2009

izuran

Mouvement citoyen : Entretien avec Idir Aït Maamar

(délégué des Ouacifs)

mardi 1er avril 2003

« La Kabylie est la locomotive du combat démocratique en Algérie »

Plein de sagesse et de bon sens, le délégué de la Coordination des Ouacifs Idir Ait Maamar se révèle un des extraordinaires animateurs du Mouvement citoyen des Archs depuis le début du Printemps Noir. Il ne prônait aucune action sans en avoir profondément réfléchi à ses conséquences. Son honnêteté, qui n’exclut point l’habilité du politique dans la fermeté de sa volonté, l’ascendant qu’il exerce sur ceux qu’il s’agissait de convaincre allait être pour ses pairs du Mouvement citoyen un précieux atout dans la lutte pour la citoyenneté.

M. Ait Maamar, conciliant ses talents oratoires, subjuguant avec parfois ses quintes de colère utiles pour remettre les pendules à l’heure du mouvement citoyen, s’épanche à c�Â�ur ouvert dans le présent entretien pour répondre à toutes nos questions en des termes dépourvus de toutes ambiguïtés, écoutons-le :


IZURAN : peut-on dresser un état des lieux, du mouvement citoyen après maintenant vingt mois de combat pour la citoyenneté ?

Idir AIT MAAMAR : Il y a effectivement vingt mois que le mouvement citoyen a fait irruption sur la scène nationale en s’imposant comme une force incontestable pour un véritable changement du régime politique algérien à travers l’exigence de la satisfaction pleine et entière de la plate forme d’El-Kseur, explicitée à Larbaa Nat Iraten.

Après des actions populaires telle l’historique marche populaire du 14 juin à Alger et des actions politiques comme le rejet des deux échéances électorales passées, le mouvement citoyen se heurte, malheureusement, à l’intransigeance du pouvoir maffieux et assassin qui est frappé d’autisme et qui favorise les basses man�Â�uvres, les sabordements de toutes sortes et les répliques sournoises comme la prise d’otage de délégués du mouvement citoyen, et la mise en place d’indus élus qui n’ont eu dans leurs escarcelles qu’une poignée de voix. Il demeure donc évident que le mouvement citoyen qui n’a rien à démontrer en matière de mobilisation populaire ne veut point se départir de son caractère résolument pacifique qui dérange énormément le pouvoir manipulateur qui ne cultive que l’ambition de se maintenir vaille que vaille en faisant fi de la volonté franchement affichée de tout le peuple algérien vers un changement radical générateur de libertés et de progrès pour tous, en somme de véritable démocratie.

IZURAN : Le mouvement citoyen a déjà rejeté deux échéances électorales. Avez vous capitalisé les dividendes de ces actions d’envergures ?

I. A. M : Réussir à rejeter deux échéances électorales est en soi une grande réussite pour le mouvement et le fait est historiquement unique en son genre.

Quand à la capitalisation, il faut dire que la réussite de la première induit celle de la deuxième. Même l’administration n’a trouvé mieux que de s’armer d’un non-sens tout aussi historique en validant une élection dont le nombre de votants était inférieur au nombre de candidats dans une liste arguant que la loi le permettait comme si la loi pouvait prévoir des situations ridicules comme celle que nous venons de vivre lors des élections du 10 octobre.

La capitalisation réside donc dans le fait de prouver à la face du monde toute la détermination de la population à arracher ses droits même au prix d’immenses sacrifices et le rejet des fraudes électorales pour mettre à nu la logique électoraliste du pouvoir.

IZURAN : Après les élections locales, le pouvoir utilise la répression aveugle envers toutes les actions pacifiques du mouvement citoyen notamment les arrestations tous azimuts des délégués. Qu’en dites-vous ?

I. A. M : Cela montre justement la véritable nature du pouvoir qui n’accepte de société que « normalisée », pour pouvoir perdurer à volonté. Toute velléité d’opposition est soit récupérée par le biais de la compromission soit étouffée sinon cassée sournoisement ou publiquement sans égards pour les droits de l’homme que le pouvoir foule aux pieds. Ce sont des signes de paniques évidents lorsqu’un mouvement de protestation échappe à son emprise et il n’arrive pas à le domestiquer. Les arrestations des délégués obéissent donc à cette logique que partage, par ailleurs, tous les régimes despotiques à travers le monde.

IZURAN : Les parents de martyrs sont sollicités par les pouvoirs publics pour une indemnisation matérielle. Qu’en pensez-vous ?

I. A. M : Il est heureux de constater que les parents de martyrs dans leur écrasante majorité n’ont pas répondu aux chants des sirènes en soulignant lors de la dernière réunion à laquelle ils ont pris part à Tizi Rached qu’ils refusaient ces indemnisations tant que les autres points de la plate forme d’El Kseur explicitée à Larbaa Nat Iraten ne sont pas satisfaits.

Il est vrai que tout un travail d’approche a été mené pour aboutir à couper les parents des martyrs du mouvement citoyen mais la lucidité a prévalu en comprenant que l’honneur et la fidélité à la mémoire des martyrs doivent primer pour pouvoir aboutir à l’idéal pour lequel se sont sacrifiés leurs enfants.

Au demeurant, il n’y a qu’à analyser le verdict rendu par le tribunal militaire de Blida dans le procès de feu Massinissa Guermah, pour mesurer toute la supercherie que prépare le pouvoir manipulateur aux familles des martyrs du printemps noir.

En l’occurrence, le pouvoir met en évidence son caractère corrupteur.

IZURAN : L’on parle souvent de la saisine des instances internationales où en est-on ?

I. A. M : Le recours à la saisine des instances internationales répond à un double objectif.

Primo, il s’agit de confondre le pouvoir algérien au niveau international en lui portant la contradiction quant à ses insertions officielles en matière de respect des droits de l’homme dans les salons feutrés et les réunions cloisonnées en occident alors que la réalité révèle une répression aveugle qui ne souffre aucune exception et l’interdiction de la marche organisée à Alger par le mouvement citoyen accompagnée de l’arrestation de délégués le jour commémoratif de la proclamation universelle des droits de l’homme.

Deusio, on voulait mettre les instances internationales devant leurs responsabilités.

La communauté internationale ne peut se dérober dans le cas de l’Algérie en se suffisant de rappels mitigés pour que le pouvoir respecte les droits de l’homme. Le fait que le responsable de la représentation onusienne à Alger n’ait pas daigné élever, ne serait ce, qu’une protestation lors de la marche réprimée à Alger alors que sa destination était justement cette honorable institution met en évidence toute « l’attention » accordée aux violations des droits de l’homme. En somme, nous comptons ficeler un dossier consistant que nous enverrons aux instances internationales pour prouver que l’Algérie ne doit pas être vue comme un immense champ pétrolifère ou à travers des cartes postales louant l’exotisme de nos contrées mais qu’elle recèle un peuple fier qui aspire au changement en choisissant le caractère résolument pacifique dans sa lutte et l y aider par des pressions tout aussi pacifiques est le devoir de ces instances qui doivent choisir le camp du peuple et de la démocratie et non celui des despotes et de la dictature même si cette dernière consent à accorder des privilèges sans se soucier du degré de paupérisation à l’intérieur des frontières et ce pour pouvoir perdurer.

IZURAN : Le mouvement citoyen se projette-t-il dans le temps ; alors quelles en sont les perspectives ?

I. A. M : Le mouvement citoyen veut effectivement s’inscrire dans le temps car il n’est pas une force de protestation conjoncturelle. Pour les perspectives, une commission de réflexion est installée au niveau de la CADC et toutes les wilayas structurées dans le mouvement citoyen. Il est donc logique que les perspectives seront dégagées pour pouvoir continuer le combat afin d’aboutir à la satisfaction pleine et entière de la Plate forme d’El Kseur, explicitée à Larbaa Nat Iraten. Dans ce cadre, l’accent sera mis sur les présidentielles, qui suscitent déjà des man�Â�uvres et nous ne pouvons rester muets sur ce sujet pour l’exploiter à bon escient et en tirer les dividendes au profit de la satisfaction des revendications citoyennes.

IZURAN : L’on a du oublier une question à laquelle vous aimeriez répondre ?

I. A. M : Je voudrais effectivement revenir sur un point qui me tient à c�Â�ur et qui est relatif à cette histoire de dialogue parce qu’il y a une volonté délibérée de complexer le mouvement citoyen qui considère la Plate forme d’El Kseur explicitée à Larbaa Nat Iraten scellée et non négociable. En fait, la balle est dans le camp du pouvoir qui n’appelle au dialogue que pour se donner bonne image devant l’opinion publique nationale et internationale alors que tous ses agissements indiquent nettement une volonté de saborder le mouvement citoyen. Dans ce sens, nous mettons au défi toute personne sensée de citer des propos ou des actions de la part du pouvoir qui peuvent être interprétés comme des signes sérieux d’ouverture vers un changement radical, car c’est de cela qu’il s’agit.

Par ailleurs, nous savons bien que la polémique autour de ce point soit entretenu à dessein pour permettre à des man�Â�uvres qui ont commencé sournoisement d’aboutir à une substitution de forces politiques par une autre alors que le mouvement citoyen a l’ambition de fédérer les forces démocratiques existantes sauf celles qui veulent s’en détacher pour des raisons que seule l’histoire peut élucider.

En tout cas, la responsabilité de chacun est engagée quant à la réussite et la capitalisation de cette formidable mobilisation citoyenne que personne n’a le droit de dilapider mais qu’il faut sauvegarder par dessus tout parce que c’est le facteur primordial permettant à la Kabylie de peser de tout son poids et de jouer le rôle de locomotive afin d’influer positivement et d’aboutir à l’instauration d’une véritable démocratie.

Entretien réalisé par Hocine Azem

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