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« Libérez la liberté, la liberté fera le reste »

Posté par algeriedemocratie le 28 juin 2009

El Watan 11 juin 2009
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« Libérez la liberté, la liberté fera le reste » Victor Hugo

Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Quand l’histoire d’un dirigeant est finie, il ne faut pas forcer le destin en ajoutant un chapitre. L’abstention à l’élection vaut désaveu. Le boycott est une arme politique.

Homme de rupture, homme de compromis ou les deux ? Habitué des prétoires ou homme rompu aux arcanes politiques ? Le doyen des avocats, ardent défenseur des droits de l’homme, toujours là lorsque les libertés sont mises à mal, Ali Yahia Abdenour s’est fait aussi des ennemis. Mais le vieux routier des barreaux ne laisse jamais indifférent. Si on loue souvent sa constance en sachant garder le cap, malgré les vents contraires, on lui reproche également de s’être « acoquiné » avec des parties qui ont failli mettre en péril la République. L’ennui avec lui, c’est quand on entreprend de parler de lui, il faut vraiment patienter, tendre patiemment l’oreille pour attraper quelques confidences sur sa personnalité faite de militance depuis plus d’un demi-siècle. Mais le hic est que Abdenour n’aime pas parler de lui mais de ses idées qu’il assène vaille que vaille, ici et là pour que son appel (cri ?) soit entendu. Dévoué, lutteur acharné, il jouit d’une notoriété que nul ne peut lui contester, mais surtout d’une autorité morale, mise au service des causes qui lui sont chères, à la tête desquelles son obstination à en découdre avec le « système » qu’il n’a jamais cessé de denoncer. « Le pouvoir ne se soumet pas aux normes juridiques nationales et internationales qui fondent un Etat de droit. La démocratie est contrôle du pouvoir et pouvoir de contrôle. Les deux principes fondamentaux de la démocratie, à savoir l’autodétermination du peuple et l’alternance politique ont été confisqués. La dégradation politique et morale des institutions est due à l’absence d’alternances qui permet de maintenir au pouvoir les mêmes clans et les mêmes intérêts durant une longue période. Les Constitutions peu appliquées sont révisées et surtout usées avant d’avoir servi. Elles ont été bafouées quotidiennement et dans de nombreux domaines.

Un militant inflexible

L’Algérie a eu 5 Constitutions en 47 ans d’indépendance pour avoir leur respect et les régles de jeu qu’elles impliquent. L’Algérien ne peut avoir des droits s’ils n’est pas élévé d’abord à la dignité politique de citoyen. Le plus grave n’est pas d’être un sujet mais d’être appelé citoyen. Aujourd’hui, une nation de sujets est prête à devenir une nation de citoyens ». Né le 18 janvier 1921 au village Taka à Michelet, Abdenour y a fait des études jusuqu’au certificat d’études qu’il décrocha en 1934. Il passe au collège de Tizi Ouzou où il obtient le Brevet élémentaire. Par dérision et vu les conditions difficiles de l’époque, on l’appelait le brevet alimentaire, « car il pouvait nous ouvrir les portes du travail. » Son père Amokrane, instituteur qui a pris sa retraite en 1930 et qui enseignait à Bordj Ménaïel, l’accompagna et l’encouragea dans cette trajectoire. Au déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, Abdenour est instituteur à Souama, près d’Azzazga avant d’être muté à Médéa où il gagne des grades dans sa carrière. Il est mobilisé en février 1943 à Blida puis affecté à Kenitra au Maroc. Il débarque avec la 2e DB le 15 aôut 1944 à St-Tropez. Avec ses camarades, ils font la jonction avec les Américains, mais lors de cette opération, il est blessé et transféré à l’hôpital de Toulouse. Il rentre en Algérie, à la veille du 8 Mai 1945. Il est nommé instituteur à Miliana en 1946.

C’est là qu’il fit la connaissance de Gharsi junior, fils du leader du PPA qui le fait adhérer au parti. A Affreville, il connaîtra Hocine Cherchalli, membre influent du parti, qu’il remplacera dans cette ville. Lors des élections à l’Assemblée nationale en 1948, la famille est mobilisée pour la campagne de Salhi de Azazga, notamment son frère Saïd pharmacien à Belcourt et Rachid lycéen. Après les éléctions et les remous qui s’ensuivirent, Rachid était recherché. D’ailleurs, juste après, il partit en France pour intégrer la Fédération de France du parti et s’illustra avec Benaï et Aït Hamouda comme l’un des principaux acteurs de la crise dite berbériste de 1949. Abdenour poursuivra son combat de militant à Miliana où le déclenchement de la lutte armée le surprendra en 1954. Il finira par intégrer l’UGTA après la mort de Aïssat Idir. « Tout ce qui s’est fait dans cette organisation était sous ma responsabilité. » Arrêté le 7 janvier 1957, quelques jours avant la Bataille d’Alger, il passera 15 jours à la DST de Bouzaréah puis à la sécurité militaire, avant d’être dirigé au camp de concentration de Berrouaghia. Il est transféré à Paul Cazelles puis à Bossuet ou dans l’ancien camp qui regroupait 2000 Algériens considérés comme irrécupérables. Fin novembre 1960, il est expulsé d’Algérie. Il part en France puis rejoint Tunis où il tient le secrétariat de l’UGTA.

Un droit de l’hommiste convaincu

A l’indépendance, il est élu député de Tizi Ouzou à l’Assemblée nationale constituante. Il est membre fondateur du FFS et conseiller de Mohand Ouelhadj. Il n’est pas en odeur de sainteté avec Aït Ahmed et s’oppose à Ben Bella, lorsque celui-ci signe un accord avec Da L’hocine. Le 10 juillet 1965, il est nommé par Boumediène ministre des Travaux publics. Une année après, on lui confie le portefeuille de l’agriculture où il ne fera pas de vieux os. « Boumediène m’avait fait appel pour la réforme agraire, le groupe de Oujda représenté par Kaïd Ahmed et Medeghri était foncièrement contre cette réforme. De violentes discussions ont eu lieu au Conseil des ministres, en septembre 1967. Un mois après, j’ai démissionné. » De tous les procès dans lesquels il a plaidé, Abdenour reste marqué par l’affaire du FIS, où faut-il le signaler, il a tenu le haut du pavé. Il a connu Boudiaf en tant que militant avec Omar Oussedik. « Lorsque la crise enflait en 1991, je suis parti avec Hassan (Khatib) au Maroc où nous avons été accueillis par son oncle, président de parti et homme influent qui nous a accompagnés à Kenitra, chez Boudiaf, qui n’a cessé de marteler qu’il ne rentrerait en Algérie que lorsqu’il y aura la démocratie ». Quand il est rentré, « je l’ai rencontré le 18 février 1992. On a longuement discuté des événement, je lui ai dit de ne pas laisser les leaders du FIS à Blida car ce ne sont pas des militaires sinon la situation va s’aggraver.

Il m’a répondu, cela ne relève pas de moi mais des décideurs, j’ai conclu qu’il était un décidé. C’était mon dernier contact avec lui, quand quelques jours après, j’ai évoqué les camps de concentration dans le Sud, dans une conférence en Espagne, ce qui était une réalité, Boudiaf avait répondu ‘‘celui qui en a parlé, est le premier à y figurer’’. » Abdenour a accueilli cette sentence avec humour, il poursuivra son combat en allant prêcher sous d’autres chapelles. St Egidio ? « Abbassi était contre car, selon lui, il n’était pas question d’aller négocier dans une église, Benhadj m’avait dit, ramenez la paix quitte à négocier avec le diable. La paix, voilà ce qui importe ! » « La plateforme du contrat national du 13 janvier 1995 a été rendue nécessaire devant l’impasse politique qui a fermé la porte à toute solution de la crise. Elle a permis la réunion de 7 partis politiques et de la LADDH à Rome pour chercher une solution pacifique.

Il y a une solution de rechange à celle de la violence et du tout sécuritaire. La plateforme ouvre la voie au pluralisme politique, syndical et culturel, au multipartisme, à l’alternance au pouvoir, au respect des droits de l’homme, à la défense des libertés collectives et individuelles, à la liberté d’expression, au refus de la violence pour prendre ou garder le pouvoir. » Pour Abdenour, c’était la seule alternative pour sauver ce qui restait à sauver. « Les signataires de l’appel ont ouvert un espace de liberté dans un climat politique fait d’intolérance et de haine, alimenté par la terreur, la culture de l’exclusion, une répression qui n’a pas respecté les règles d’un Etat de droit. » Violence, terreur, intolérance des mots assez durs auxquels notre interlocuteur ajoute « la fraude électorale bien intégrée dans les mœurs politiques du pays, les pratiques qui faussent le scrutin et le libre choix des électeurs sont permanentes ».

Seule la démocratie…

La seule constante de la pratique politique que le pouvoir maîtrise parfaitement est la fraude électorale. Les élections préfabriquées ne mènent pas à la démocratie et à l’alternance, mais à la normalisation autoritaire de la société. Il faut restituer au peuple le droit de voter librement, abolir la fraude qui déforme le suffrage universel et la vérité électorale. » Pour l’ardent défenseur des droits de l’homme, la corruption est une autre plaie qui vient se greffer à ces tares. « La corruption est inséparable de l’exercice du pouvoir. Elle est à tous les niveaux et dans tous les domaines. Un contrôle rigoureux permettrait de mettre au jour de nombreux scandales politico-financiers. Un dirigeant qui est en grâce avec les décideurs ne peut être poursuivi quand il est en délicatesse avec la justice pour malversation ni jeté en pâture à l’opinion politique ». Pour Abdenour, la paix et les droits de l’homme sont les deux aspects indissociables de la vie humaine. « La paix sans la vérité et la justice n’est qu’impunité. La réconciliation nationale qui devait être un grand projet politique est réduite à sa dimension politique. Elle a sacrifié les impératifs de vérité et de justice. L’amnistie n’est pas une solution sécuritaire, il faut lui apporter une solution politique. Les morts sans sépulture ? Des vivants sans existence.

Ils n’ont que la mémoire collective comme sépulture. Aucune affaire des disparus n’a été élucidée. » Pour l’avocat qu’il est, l’Algérie, selon lui, n’a pas évolué durant cette dernière décennie où l’économie a été gérée avec une incroyable légèreté. « Les grands indicateurs économiques sont au rouge, la politique néo conservatrice, ultra-libérale ne peut qu’aboutir à une société duale, verticalement divisée entre, d’une part, les nantis qui vivent bien, et, d’autre part, la majorité du peuple exaspéré par les conditions de vie qui lui sont réservées. L’Algérie est l’exemple d’une profonde injustice sociale. Nos enfants qui ont choisi la liberté-harraga n’ont trouvé que la mort et la prison. La presse qui en fait état quotidiennement est aussi un baromètre de la société. La liberté de la presse est une conquête fragile qui doit être cultivée, renforcée », suggère le vieil homme qui, à 88 ans, continue, comme à ses plus beaux jours, de lutter pour ses idées, de lutter pour les autres… même si son combat solidaire apparaît trop solitaire…

Parcours

Né le 18 janvier 1921 à Michelet, Ali Yahia Abdenour a été instituteur militant du PPA et du FLN. Détenu durant de longues années, il est nommé ministre à l’avènement du régime de Boumediène. ll finira par démissionner. Avocat, il fera de la défense des droits de l’homme son sacerdoce. Pour lui, « il n’y aura pas de réforme de la justice tant que le pouvoir est concentré aux mains d’une seule personne. Il faut non pas un changement dans le régime mais un changement de régime » ,clame-t-il. Pour lui, les restrictions imposées parlent pouvoir à tous les niveaux, peuvent engendrer des réactions populaires imprévisibles. Abdenour au nom de la LADDH a été l’un des principaux animateurs du contrat de Rome. A 88 ans, il continue d’activer en se soumettant à l’écriture de ses mémoires. A son actif ,deux livres : Raison et Déraison d’une guerre L’Harmattan 2000 et La Dignité humaine Inas 2006.

Par Hamid Tahri

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réponse de salah eddine Sidhoum sur le site quotidien d’algérie

Posté par algeriedemocratie le 28 juin 2009

En réponse aux frères intervenants :
Je crois que tous les compatriotes sincères sont d’accord sur l’impérative nécessité du changement, après 47 ans de fuite en avant d’un régime illégitime dont la politique a mené le pays et la Nation vers une terrible FAILLITE SANGLANTE.
Il est vrai que nous entendons depuis des décennies et plus particulièrement depuis la supercherie démocratique de 88 des voix disparates prôner ce changement. Mais chacun avait sa propre perception du changement, sans tenir compte du point de vue des autres. Chacun voulait imposer à sa manière le changement. Certains dans les maquis, d’autres dans les salons ou les officines. Très peu avec le peuple et sa jeunesse.
Après 47 ans d’une indépendance inachevée et 18 ans de violence politique, le bilan est peu reluisant. Nous ne parlerons pas du régime illégitime, de ses échecs patents et de ses tares connues de toutes et de tous et rabâchées maintes fois jusqu’à la nausée. Nous préférons parler de la société, de ses «élites » et de sa classe politique. C’est-à-dire parler de nous-mêmes, de nos insuffisances et de nos erreurs qui ont permis à une voyoucratie de prendre en otage notre propre pays. Ces « élites » tant intellectuelles que politiques ont-elles été à la hauteur pour pouvoir constituer cette locomotive capable de sortir la société du tunnel ténébreux dans laquelle est a été enfermée depuis des décennies ? N’avons-nous pas failli quelque part par notre autosuffisance ? Ne nous ne sommes nous pas déconnectés de notre « ghachi » méprisé et abandonné à lui-même et à tous les aventuriers de tous bords ? Autant de questions auxquelles nous devons répondre avec franchise et sincérité. On ne peut avancer et nous lancer dans cette dynamique de changement sans avoir fait notre autocritique, pour ne pas dire notre mea-culpa.
Nous le disons et le répétons : l’Algérie n’est pas seulement malade de son régime politique, elle est surtout malade de ses élites.
Sans la complicité d’une bonne partie de ces élites, la voyoucratie vomie et honnie par le peuple aurait –elle pu rester indéfiniment au pouvoir, après tous les désastres qu’elle a provoqué ?
Consciemment pour certains et inconsciemment pour d’autres, ces « élites » participent à maintenir ce statu-quo politique suicidaire. Par les divisions artificielles entretenues par une partie de cette classe intellectuelle et politique, le pouvoir est arrivé à paralyser toute activité d’organisation et de structuration d’une véritable opposition.
Nous sommes arrivés à une telle situation que nous doutions de nos propres origines. Des « esprits pseudo-éclairés » remettent en cause notre ALGERIANITE, alors que celle-ci a été FORGEE PAR L’HISTOIRE, ce que la France coloniale avec ses gigantesques moyens n’a pu réaliser avec nos parents.
D’autres – une infime minorité – au nom d’une démocratie sélective, se permettent d’exclure une partie de la société, se posant en tuteurs du peuple et toujours au nom de leur « démocratie » qui n’a rien à voir avec la Démocratie.
D’autres hier, au nom d’un nationalisme plus que douteux et brandissant de fausses attestations communales, se sont permis de distribuer des brevets de patriotisme aux bravaches et de qualifier de traitres d’illustres héros de la guerre de libération.
Certains enfin, dégoulinant de nifaq, ont voulu nous ré-enseigner l’Islam par la force. Il est vrai que la démission des véritables élites religieuses a permis à des charlatans de se jouer de notre noble religion. Personne à l’époque n’avait le courage de rappeler à ces derniers « qu’il ne s’agissait pas d’enseigner au musulman une croyance qu’il possédait déjà, mais de restituer à cette croyance son efficacité » pour reprendre Malek Bennabi.
A la lumière de ces erreurs criardes du passé, avons-nous tiré les leçons et sommes-nous capables de mettre de côté nos divergences, le plus souvent artificiellement entretenues par qui on sait et nous entendre sur un minimum de principes démocratiques et de valeurs civilisationnelles qui lient l’écrasante majorité du peuple, pour sauver l’Algérie de ce désastre annoncé ?
C’est ce que nous avons humblement essayé de faire à travers l’Appel du 19 mars 2009, un appel fait en Algérie et en toute indépendance par des Algérien(ne)s libres résidant ici et en exil. Cela a demandé plus de quatre années de consultations de centaines de compatriotes, toutes tendances politiques confondues, sans exclusion ni exclusive, et de quelques personnalités connues pour leur sagesse et leur intégrité qui nous ont apporté leurs sages conseils et leurs encouragements à « cette génération de l’indépendance qui doit parachever le travail que nous avons commencé dans les années 40 » pour reprendre l’une des personnalités consultées.
Après trois mois, sa diffusion s’est largement faite en Algérie et chez notre diaspora. Notre appel s’est fait en direction de notre base et de ses véritables élites, non pas vers les appareils politiques. Même si l’accueil a été majoritairement favorable au niveau de la base, de notre jeunesse estudiantine, de nos universitaires et même de certains ayant appartenu à un moment au système, cet Appel ne pourra se concrétiser que par l’engagement de toutes et de tous ceux qui croient aux idéaux qu’il véhicule et aux buts qu’il s’est fixé.
Je crois et comme l’ont également affirmé et souligné nos compatriotes adhérents à l’esprit du texte, l’Appel est très clair sur les principes et les valeurs qui nous rassemblent. Qui est contre l’Algérianité dans sa globalité ? Qui est contre la démocratie comme moyen de gestion politique de la société ? Qui est contre le respect des Droits de la personne humaine ? Qui est contre le respect et la promotion des cultures de la Nation Algérienne ? Qui est contre le respect des libertés individuelles et collectives ? Qui est contre le libre choix du peuple souverain ? Qui est contre un compromis historique regroupant tous ces principes, accepté et respecté par tous ?
Il faudrait que les choses soient claires pour cette minorité qui nage en eau trouble, déconnectée des réalités nationales et que voudrait être tutrice du peuple et détentrice du monopole de la démocratie. Ce Front du changement National (Djabhat Etaghyir El Watani) sera celui de toutes les Algériennes et tous les Algériens, sans exclusion ni exclusive. Son but est le changement radical du système politique. Ses moyens sont exclusivement pacifiques comme clairement explicités dans l’Appel. Ce Front ne sera inféodé ni à Paris, ni à Washington ni à Ryad ni au Caire. Et nous n’avons de conseils ni de soutien à recevoir de personne si ce n’est de notre propre peuple généreux et patient. Nous ne serons jamais de ceux qui iront quémander un quelconque soutien aux ambassades et nous ne serons jamais de ceux qui libéreront notre Algérie de cette voyoucratie, en entrant sur des blindés français ou américains, comme le disait un ami syrien exilé, militant des droits de l’homme.
Tout comme nous disons et répétons que personne n’a le monopole de l’Islam ou de la démocratie. Le premier est la religion de la très grande majorité de notre peuple. La seconde est une culture et un moyen de gestion politique de la société utilisé par toutes les forces politiques saines, sans exclusive.
Nous ne sommes pas un parti politique, ni des rivaux de quiconque. Notre but et nos moyens sont clairs. Nous n’aspirons nullement à prendre un quelconque pouvoir. Nous n’aspirons qu’à rassembler la grande majorité du peuple et ses forces politiques réellement représentatives en vue de créer cette dynamique populaire du changement et remettre le pays sur ses rails avec un Etat de Droit et de véritables institutions, permettant ainsi aux forces politiques issues du peuple et non des labos, de s’affronter pacifiquement dans une libre compétition démocratique, comme cela se déroule dans les pays civilisés. Et dont le SEUL ARBITRE sera le PEUPLE.
Ayons l’honnêteté de dire qu’il n’y a pas seulement ce régime qui refuse le changement. Il y a aussi cette minorité de politicards, donneurs de leçons, qui refuse le changement. Car demain, par la volonté du peuple souverain et par les voies réellement démocratiques, ces politicards craignent de devenir insignifiants.
Nous pensons qu’après cette phase d’information et de diffusion de l’Appel qui a duré trois mois, nous devons approfondir notre réflexion sur les moyens de mobilisation et d’adhésion populaire.
La solution de cette crise se trouve entre les mains des Algériens. Libérons-nous du climat de suspicion et de peur, inculqué depuis des décennies dans nos esprits et engageons-nous dans la voie courageuse du changement pour sauver l’Algérie.
Le débat est ouvert et L’Histoire demain jugera !

Salah-Eddine Sidhoum
Alger

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Takfarinas raconte Michael Jackson

Posté par algeriedemocratie le 28 juin 2009

DANS UNE DÉCLARATION EXCLUSIVE À L’EXPRESSION
Takfarinas raconte Michael Jackson
28 Juin 2009 – Page : 21
Lu 3109 fois 
Le chanteur kabyle accompagné de la star américaine

«C’est un honneur pour moi d’avoir reçu le trophée du meilleur artiste nord-africain des mains du roi du pop et de Nelson Mandela.»

La mort du roi du Pop, Michael Jackson, a beaucoup affecté la famille de la chanson. Nombreux sont les artistes qui pleurent la légende. Parmi ceux qui avaient le privilège d’avoir rencontré et discuté la musique avec le roi du POP figure l’artiste algérien d’expression kabyle Takfarinas. Dans une communication téléphonique avec L’Expression, le roi du Yal raconte la légende américaine. «J’ai appris la mauvaise nouvelle comme tout le monde le jeudi à mon réveil. C’était la fin du monde pour moi. J’ai annulé tous mes rendez-vous. J’étais abattu. J’ai pleuré Michael comme tous les artistes et les fans. Ici à Paris, le décès de Michael fait l’actualité. On ne parle que de cela», a t-il déclaré. Et d’ajouter: «Je ne trouve pas de mots. Je dirai qu’on a perdu, vraiment, une planète de musique. Je trouve en lui un côté extraterrestre. Je ne peux que présenter mes condoléances à la famille de la musique en général».
Takfarinas revient, à cette occasion, sur les moments qu’il a passé en Afrique du Sud avec «son idole». «J’ai rencontré Michael Jackson en 2000 à Johannesburg, en Afrique du Sud à l’occasion d’un concours des meilleurs tubes de l’année 1999. Il y avait une quarantaine d’artistes qui avaient marqué cette année-là. Suite à mon passage sur scène avec la chanson de l’année qui est Zaâma Zaâma, j’ai pu décrocher le premier titre du Prix de meilleur chanteur nord-fricain. Le trophée m’a été remis par le président sud-africain, Nelson Mandela, et la star du pop, Michael Jackson. C’étaient les meilleurs moments de ma carrière artistique». Tak dévoile pour la première fois dans les colonnes de la presse ce qu’il a dit à Michael Jackson.
«Au lendemain du concert, j’ai eu une discussion d’une demi-heure avec Michael et son fils. C’était une occasion de lui remettre mon album Zaâma Zaâma. C’était son fils aîné qui l’avait pris». Dans les détails, Takfarinas nous a déclaré avoir dévoilé à Michael Jackson «mon rêve de chanter ensemble, car c’est un rêve pour moi». Tak raconte ce que Michael Jackson lui a répondu «Avec son sourire Michael me répond: C’est magique, mais ton rêve est réalisable. Ce n’est pas impossible. Il faut juste essayer de me contacter à mon retour aux Etats-Unis pour voir que tout est faisable dans le monde de la musique où le rêve est toujours permis.» Pourquoi attendre exactement la mort de Michael Jackson pour faire ces déclarations? A cette question, Tak répond: «Tout simplement, mon rêve s’est vaporisé. Maintenant, je n’ai plus d’espoir de réaliser mon souhait. C’est pour cela que j’en parle. Michael était un modèle pour moi». Et d’enchaîner: «Je lui ai parlé de l’Algérie, de moi, de ma musique et de mon engagement. Je ne parle pas de son côté humain car la perfection est à Dieu seul, mais il suffit juste de se rappeler qu’il était le premier à combattre le racisme aux USA. Il a réussi à faire aimer la musique noire aux Blancs américains». Par la même occasion, le chanteur algérien d’expression kabyle a décidé de dédier son nouvel album qui sortira incessamment sur le marché à la mémoire de Michael Jackson. «Je dédierai mon prochain album à la mémoire de Michael.» Quant à Nelson Mandela, le chanteur algérien estime: «Il reste pour moi, un président du monde entier, et un symbole de la liberté, il m’a demande d’où je venais et quand je lui ai dit que je venais d’Algérie, il a levé son poing et a dit « Viva Algeria » puis il m’a dit: le peuple algérien est courageux et c’est un peuple digne. A cette époque, l’Algérie vivait les années sombres». A propos de son nouvel album, Tak ajoute: «Je le prépare doucement. Je fais quelque chose de très, très bon. Il y aura un peu de tout, mais croyez-moi, c’est un régal». Tak n’a pas voulu trop s’étaler sur son album. «Aujourd’hui je préfère ne pas parler de mon album, ce sera pour la prochaine fois.»
A l’occasion de la commémoration de l’assassinat du chanteur Matoub lounès, Takfarinas s’est incliné devant la mémoire du «rebelle». «Matoub est du calibre des chanteurs qui ne meurent jamais. Comme Michael, Matoub restera toujours dans mon coeur.»

Tahar FATTANI

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«Les poèmes de Matoub sont traduits en italien»

Posté par algeriedemocratie le 28 juin 2009

SAID CHEMAKH
«Les poèmes de Matoub sont traduits en italien»
28 Juin 2009 – Page : 20
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Dans cet entretien, Saïd Chemakh, adjoint du chef de département des langue et culture amazighes de l’université de Tizi Ouzou, docteur d’Etat en linguistique amazighe, écrivain en tamazight mais surtout encadreur de plusieurs étudiants ayant réalisé des travaux de recherche de fin d’études sur la poésie de Matoub, notamment sur le thème de la déshérence et la dimension féminine dans la poésie du Rebelle, explique pourquoi Matoub est tant différent des autres poètes.

L’Expression: Pouvez-vous résumer les raisons qui font de Matoub un poète exceptionnel qui n’arrête pas de séduire toutes les générations malgré une absence physique et médiatique?
Saïd Chemakh: Il ne s’agit pas d’une poésie anonyme. Matoub écrivait ses propres poésies. Il l’a médiatisée grâce à son omniprésence sur la scène publique et à ses cassettes et CD. Ce n’est qu’après sa mort qu’il y a eu une médiatisation par écrit.

Peut-on retrouver une variété aussi riche en matière de thèmes chez d’autres poètes?
Non! Matoub a battu tous les records en matière de variété thématique. Par exemple, si l’on prenait le thème de la mère aucun autre poète ne l’a appréhendé comme lui. Amar Mezdad et Benmohamed ont écrit chacun un seul poème sur la mère. Mais chez Matoub, on retrouve la récurrence. On retrouve chez lui tout un répertoire dédié à la mère. Il y a une profusion de poèmes portant sur la mère sous différents aspects: la mère comme gardienne des valeurs, la mère souffrant pendant la guerre de Libération, la liberté de la femme…

Matoub a beaucoup écrit sur un thème qu’aucun autre poète n’avait évoqué, à savoir Nnger (la déshérence). N’est-ce pas?
Effectivement, aucun artiste ne l’a chanté comme Lounès. Il n’y a que lui qui a abordé ce sujet très délicat dans une société comme la nôtre. Matoub, il le dit et il l’assume. Pourtant, avant lui beaucoup de poètes étaient touchés par ce problème, à l’instar de Slimane Azem, Si Moh Ou Mhand, Chikh Mohand Oulhocine. Aucun d’eux n’a osé en parler. Matoub évoque la déshérence dans au moins douze chansons. Quand on sait à quel point est mal perçue la déshérence dans la société kabyle traditionnelle, on peut vite mesurer la grandeur de Matoub.

On dit aussi que Matoub a poussé les choses très loin dans la chanson revendicative et même dans les chansons politiques. Il est allé jusqu’à corriger l’histoire en invoquant des sujets qui fâchaient non seulement le pouvoir à l’époque mais aussi les Kabyles. Ce qu’il a fait est très audacieux. Ne le croyez-vous pas?
Evidemment! Lorsque nous écoutons ses chansons politiques, on est frappé par exemple par la récurrence du mot tamazight. Cet état des choses, on ne le retrouve chez aucun autre poète aussi engagé soit-il. Matoub est allé aussi loin que possible dans la défense de la langue berbère. Il a réécrit l’histoire.
Très tôt, il s’est rendu compte qu’on nous a expropriés de notre mémoire. On retrouve cette réécriture particulièrement dans la chanson fleuve Regard sur l’histoire d’un pays damné.
C’est le premier qui a parlé publiquement de la bleuite et du coup d’Etat de Boumediene. Matoub était aussi un chroniqueur de la vie quotidienne en abordant des sujets comme la crise économique et les pénuries de produits alimentaires de première nécessité des années quatre-vingt. Il a transformé tous les maux sociaux en vers et en métaphores. Ceci explique en partie sa popularité.

Sa poésie d’amour est aussi unique?
Là aussi, Matoub a dévoilé l’autre face de l’amour, à savoir la mort. Il n’ y a que Matoub qui a perçu l’amour de cette façon. Chez Matoub, l’expression de la douleur amoureuse est exacerbée.

Matoub a aussi composé des poèmes sous forme d’épopées…
Effectivement, il a composé de longues chansons sous forme d’histoires. Ce sont généralement des histoires d’amour où l’amour vainc la haine comme dans le poème La vengeance où la fille demande à son amoureux de ne pas tuer son père et de le laisser vivre face à ses remords.

Sur le plan du langage, on constate chez Matoub une richesse lexicale inouïe.
Sur le plan formel, Matoub a utilisé un langage très recherché. C’est très rare dans la poésie kabyle. C’est ce qui fait d’ailleurs que ses textes sont étudiés dans les universités, à Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira mais aussi à l’université de Naples grâce au chercheur Vermondo Brugnatelli qui a traduit ses poèmes en italien. Ce dernier est professeur de langue et de littérature berbères. Il y a un autre aspect. Matoub s’est éloigné de l’érotisation de la poésie d’amour comme l’ont fait ses prédécesseurs. Lui, il est allé plus loin et plus profondément. Il a chanté sur sa vie privée sans craindre ni les représailles de la société ni celles de la famille.

Entretien réalisé par Aomar MOHELLEBI

source:l’expression

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Adiwenni d Ramdane Lasheb

Posté par algeriedemocratie le 28 juin 2009

Adiwenni d Ramdane LashebTamedyazt : ccnawi n tilawin tiqbayliyin

Ramdane Lasheb d aselmad n tmaziɣt deg wat Dwal, zyada ɣef wanect-a, yettnadi deg uḥric n tgemmi ; ayen i t-yeğğan ad yerzu ɣer ddeqs n tmura iwakken ad yesnerni tamussni-s ; gar-asent : Fransa, Laswis, Sebbenyul, Ṭṭelyan, Lεiraq, atg.  

Argaz d lsas, tameṭṭut d ajgu alemmas, akka i yeqqar yiwen wanzi n zik, acu kan mačči d rray-ik waqila ?

Γas neqqar tameṭṭut d lsas, argaz d ajgu alemmas, maca di tmetti n zik ; di zzman n yiɣil, tameṭṭut taqbaylit tedder ddaw n tecḍadt n urgaz. Akka i tebna tmetti n leqbayel ; ayen i d-yerra umnar daxel n tmeṭṭut, ayen yellan berra akin d ccɣel n urgaz. Awal-is yekmen, ur d-iteffeɣ ɣer berra ; ulac-it la di tejmaεt wala di ssuq. Tamedyaz n urgaz teffeɣ ɣer berra tettwassen, sellan-as medden, ma d tin n tmeṭṭut, teqqim kan deg uxxam, di lḥara, di tala ; meḥsub deg yimeḍqan anda ulac argaz.

Zik, di tmedyazt n tmeṭṭut, ur nettaf ara ismawen-nsent, acuɣer ?  

wissen ahat, argaz yugad ad t-teḥkem tmeṭṭut (s teḍṣa). Tamedyazt n urgaz tesεa azal, ma d tin n tmeṭṭut d tamedyazt n war isem : d tamedyazt n tlawin meṛṛa, d tamedyazt n menwala imi ulac bab-is. Akken tameṭṭut ad d-tban, ad tidir i yiman-is, ayen i d-tessnulfa ad yawi isem-is, yettwaḥettem fell-as ad teffeɣ i tmetti ideg tettidir ; ad teffeɣ ɣer lɣerba ad tedder s yisem-nniḍen, akken texdem Baheyya Faraḥ, Crifa, Newwara d tiyaḍ.

Isental n tmedyazt-a mgaraden, amek i nezmer ad ten-nebḍu ?

nezmer ad nebḍu d leṣnaf tamedyazt-a neɣ ccnawi-a, imi di tuget, tamedyazt-a tettwacna : tamedyazt n tyemmat, tcennu tmeṭṭut, mi ara tessuzun llufan neɣ aserqes ; tamedyazt n lewqat n uxeddim, mi ara txeddem lecɣal (aẓeṭṭa, tissirt, asendu, alqaḍ n uzemmur…) ; tamedyazt n lfuruḥ, di tegnatin n lferḥ yecban (ṭṭhara, zzwağ), taqbaylit tetteg urar, tcennu, tesbuɣur am wakken daɣen tettemğadal nettat d tayeḍ s yisefra deg uzenzi n lḥenni ; tamedyazt n tayri, ttnecraḥent tlawin gar-asent, mi ara ilint di tala neɣ di lexla weḥd-nsent, ttawint-d izlan (isefra n tayri) ; tamedyazt tadeyyanit, aḍekker deg waggur n Remḍan, di zzyara n lemqamat di tεacurt neɣ di lmulud am wakken diɣ di lğanaza ; tamedyazt n lgirra, tewweḍ-d lgirra, taqbaylit tufa-d iman-is weḥd-s imi argaz-is yeffeɣ ɣer udrar ad ineɣ, teṭṭef ula d amkan n urgaz, d nettat i yettqabalen lεesker mi ara d-asen ɣer taddart, idammen yuzzlen, imeṭṭawen yemmaren, lḥif d lḥers d rrehba d-yesseɣli lεesker fell-asent, sneṭṭqen-d acḥal d tameṭṭut ; teğğa ccnawi n lfeḥ, terfed ccnawi n lgirra. Senfalint-d iḥulfan d usirem-nsent deg yisefra. Di tegnit n lgirra, tamuɣli n urgaz ɣer tmeṭṭut tbeddel ; taqbaylit teqqel tqeddec tcennu zdat urgaz, tekkes leḥya. I tikelt tamezzwarut, ccna-ines yeffeɣ ɣer berra.

Ar taggara, ad d-nini tamedyazt taɣerfant n tilawin d yiwen n ssenf n tsekla timawit ara inegren cwiṭ cwiṭ imi ulac win i t-irefden ; ur tesεi ara tawuri di tmetti n wass-a.

 

Yesteqsa-t Lhocine Ourezki

source:dépêche de ka kabylie

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Gar sinima d yisaragen ɣef sinima

Posté par algeriedemocratie le 28 juin 2009

Timlilit t-7 n sinimaGar sinima d yisaragen ɣef sinimaGar sinima d yisaragen ɣef sinima dans tamazight(65) 2156_72610

 

Asentel n temlilit t-7 n sinima d win itezzin “ɣef usekkud sɛan ɣef tmetti-nsen taneslit, yinaẓuren d tnaẓurin iselḥayen sinima, i izedɣen timura tiberraniyin.”

Am yal aseggas, leqdic i uheyyi timlilit-a tettkellef yes-s, tidukla Project’heurts. Wid akk i d-yusan ferḥen, walan deg leqdic, timlilit n tasa d way d-turew : d lɛada n temyagert gar at lḥirfa d wid i d-yettqeddimen ɣer sinima s leḥya.

Ajdid i d-yellan ɣef yiseggasen-nniḍen d tikci n yirmad i kra n wid i d-yettwanecden. Amenzu yuɣal-d i tfaska n usaru-awezlan n Clermont-Ferrand ; wis-sin yuɣal i tfaska tagraɣlant n yisura n Tferka d tegzirin. Aṭas n tmura i itekkan gar-asent tella Fransa, Lmerruk, Tunes yakk d Cameroun.

Deg tililit-a, tasebḥit, ttilint-d temliliyin ɣer “Lqahwa ɣer usaru”. Din yettili-d usteqsi d uskasi d ccwar, gar wid i d-yesulin isura – (Jean Paul Morillon (Fransa), Tahar Chikhaoui (Tunes)… – akked yimnezzhen. Ma d tameddit yebḍa ɣef sin yeḥricen : ɣef saɛtin, d tagnit i d-yuɣalen i yisura iwezlanen; ɣef lxamsa d nnuba n usaru documentaire d yisaragen ɣef ssinima. Ma deg yiḍ d tallit n yisura iɣezfanen. Isura, llan yijdiden am :  “Sektu” n Khaled Benaissa, “Waramutseho” n August Bernard Kpumemo Yanghu, … Akken daɣen i llan yiqdimen meɛna yeqqimen s lqima-nnsen am :  “Mascarades” n Lyes Salem, “Nahla” n Farouk Belloufa. Isura documentaire, yella “Le Vent de sable” n Larbi Benchiha, “Mémoire d’une femme” n Lassaad Oueslati. Ma d iɣezfanen, yella “Le thé d’Ania” n Said Ould Khelifa, Mehdi amangal yugi ameslay, ixeddem deg yiwen umḍiq iqubel yiwen n ṭṭaq anda tezdeɣ Ania. Xersum isura ftin ɣef waṭas yisental. lḥerraga s wudem-nniḍe, mačči win n trewla, meɛna win amek ddrent twaculin d tuǧǧal i d-ǧǧan ɣer deffir. Llan wid i d-yettmeslayen ɣef wassaɣen yezgan gar yimdanen (argaz d tmeṭṭut, ineslem d wuday, …). Ma d ayen yeɛnan isaragen, tugett tettraǧu deg Ahmed Bedjaoui, i d-yufan cwiṭ n lweqt akken ad d-yerwel seg Lezzayer tamaneɣt yettidiren ussan-a tafaska n tmura n Tferka.

Aseggas-a, wid i d-iheyyan timlilit-a t-7, ufan-d amur s yisem n Tfaska n Clermont-Ferrand, akken ad siɣen amḍiq i usaru n warrac.

Γer taggara n temlilit, wid akk i d-yerzan neɣ i d-yettwanecden mtafaqen akken ad d-inin “nejba-d s nniya n ulemmud, nuɣal s yixef igelmem s waṭas n tektiwin. Timlilit d tin i d-yernan deg tɣara ama i wid iqedcen fell-as ama i temdint Bgayet.”

Ait Ighil Mohand

source: dépêche de kabylie

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Saïd Mekbel-L’hommage des amis

Posté par algeriedemocratie le 28 juin 2009

Saïd Mekbel

Saïd Mekbel

L’hommage des amis

Voilà dix ans que Saïd Mekbel, chroniqueur du Matin, plus connu sous le pseudonyme de Mesmar Djeha, a été assassiné. L’hommage qui lui a été rendu samedi soir à Montreuil en présence de sa veuve, Marie-Laure Mekbel, à l’initiative d’une poignée d’amis, était convivial, et discret à l’image de ce qu’était cette plume talentueuse et engagée.

Il y avait ceux qui avaient connu Saïd Mekbel, croisé son chemin – des journalistes, des cinéastes, producteurs et animateurs d’émissions de radio, dessinateurs de presse, artistes, militants associatifs, militants politiques de gauche… mais aussi beaucoup de personnes, notamment des jeunes, qui ne l’avaient jamais rencontré, mais qui étaient venus par solidarité, par soutien à la presse algérienne. « Pour lui, écrire c’était d’abord écouter et voir. A travers ses chroniques, il savait comme personne d’autre faire résonner l’histoire de ces dernières années en Algérie. Ses idées, il les trouvait dans la rue ou chez les hommes. Il travaillait partout… Il avait conscience d’être proche des autres, de leur appartenir, c’était là sa seule satisfaction professionnelle. Il rapportait les événements sans faire de distinction entre les grands et les petits, il avait fait de cette vérité sa devise : rien de ce qui eut jamais lieu n’est perdu pour l’histoire », ont voulu rappeler ceux qui ont pris l’initiative de cet hommage, soutenus par les associations AlgériEnsemble et le Collectif de solidarité Algérie-Montreuil(Cosam). L’hommage, entrecoupé de lectures de chroniques de Saïd Mekbel, a commencé par un débat public très animé sur « la presse algérienne durant la décennie noire, entre les balles des islamistes et la répression du pouvoir », avec Hakim Soltani, ancien journaliste au Matin et d’autres journalistes ; Les journalistes en Iran : les ligne rouges et la répression noire, par Chahla Chafiq, sociologue ; « L’arme du rire dans la presse algérienne » par Farid Mammeri, écrivain et critique d’art, ancien journaliste. L’auditoire a pu apprécier un excellent one man show de Gyps : « Algé Rien ». En plus de ses qualités de dessinateur de presse, Gyps a fait une démonstration de son talent d’auteur interprète de théâtre. Au chapitre de la musique, Hocine Boukella, connu également sous la signature de Elho (dessinateur de presse) ou de Chikh Sidi Bémol (gourbi-rock), Karim Albert Kook (blues), Amirouche (chanteur chaoui), Rabah du groupe MBS – Micro Brise le Silence, a rappelé qu’il était dans sa classe au lycée à Hussein Dey quand il a entendu des coups de feu, ceux qui venaient d’abattre Saïd Mekbel, non loin du siège du journal Le Matin, dont il assurait, à cette époque la direction par intérim.

Par Nadjia Bouzeghrane

Voilà dix ans que Saïd Mekbel, chroniqueur du Matin, plus connu sous le pseudonyme de Mesmar Djeha, a été assassiné. L’hommage qui lui a été rendu samedi soir à Montreuil en présence de sa veuve, Marie-Laure Mekbel, à l’initiative d’une poignée d’amis, était convivial, et discret à l’image de ce qu’était cette plume talentueuse et engagée.

Il y avait ceux qui avaient connu Saïd Mekbel, croisé son chemin – des journalistes, des cinéastes, producteurs et animateurs d’émissions de radio, dessinateurs de presse, artistes, militants associatifs, militants politiques de gauche… mais aussi beaucoup de personnes, notamment des jeunes, qui ne l’avaient jamais rencontré, mais qui étaient venus par solidarité, par soutien à la presse algérienne. « Pour lui, écrire c’était d’abord écouter et voir. A travers ses chroniques, il savait comme personne d’autre faire résonner l’histoire de ces dernières années en Algérie. Ses idées, il les trouvait dans la rue ou chez les hommes. Il travaillait partout… Il avait conscience d’être proche des autres, de leur appartenir, c’était là sa seule satisfaction professionnelle. Il rapportait les événements sans faire de distinction entre les grands et les petits, il avait fait de cette vérité sa devise : rien de ce qui eut jamais lieu n’est perdu pour l’histoire », ont voulu rappeler ceux qui ont pris l’initiative de cet hommage, soutenus par les associations AlgériEnsemble et le Collectif de solidarité Algérie-Montreuil(Cosam). L’hommage, entrecoupé de lectures de chroniques de Saïd Mekbel, a commencé par un débat public très animé sur « la presse algérienne durant la décennie noire, entre les balles des islamistes et la répression du pouvoir », avec Hakim Soltani, ancien journaliste au Matin et d’autres journalistes ; Les journalistes en Iran : les ligne rouges et la répression noire, par Chahla Chafiq, sociologue ; « L’arme du rire dans la presse algérienne » par Farid Mammeri, écrivain et critique d’art, ancien journaliste. L’auditoire a pu apprécier un excellent one man show de Gyps : « Algé Rien ». En plus de ses qualités de dessinateur de presse, Gyps a fait une démonstration de son talent d’auteur interprète de théâtre. Au chapitre de la musique, Hocine Boukella, connu également sous la signature de Elho (dessinateur de presse) ou de Chikh Sidi Bémol (gourbi-rock), Karim Albert Kook (blues), Amirouche (chanteur chaoui), Rabah du groupe MBS – Micro Brise le Silence, a rappelé qu’il était dans sa classe au lycée à Hussein Dey quand il a entendu des coups de feu, ceux qui venaient d’abattre Saïd Mekbel, non loin du siège du journal Le Matin, dont il assurait, à cette époque la direction par intérim.

Par Nadjia Bouzeghrane

source: el-watan

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HOMMAGE AU GRAND SAID MEKBEL

Posté par algeriedemocratie le 28 juin 2009

HOMMAGE AU GRAND SAID MEKBEL

Pour que nul n’oubli, il y a exactement 14 ans jour par jour, notre confrère Said Mékbel fut lâchement assassiné à Alger. Quatorze années ont passé sur ce drame mais la nouvelle est encore fraîche on dirait qu’il n’ y avait que 14 secondes. Oui ne souvient pas de cette journée noire d’un certain 14 Décembre 1994

Saïd Mekbel était à ce moment là directeur du quotidien le Matin. Celui qui écrivait le fameux billet, Mesmar Djeha, savait qu’il allait mourir. Et pourtant il n’avait pas voulu quitter l’Algérie. Il voulait résister dignement, jusqu’au bout. Il voulait aussi écrire un roman qui ne passerait pas inaperçu ; c’était son plus grand rêve. “Je crois qu’on veut réellement sacrifier pour sacrifier une partie de la population. Mais je suis troublé maintenant. Je suis troublé parce qu’au début, je me disais que c’étaient les intégristes qui tuaient. C’était facile. C’était confortable, c’était peut-être pas loin de la vérité. Pour rappel, ce jour là et malgré les menaces de mort, Said tel un lion est sorti du journal la tête haute défiant ses criminelles dans la rue. Le défunt a rejoint le restaurant pour déjeuner, l’endroit choisi par ses lâches assassins pour lui ôter la vie. Said est allé rejoindre Djaout et les autres martyrs dans un autre monde plus meilleur que celui où, l’obscurantisme et l’ignorance assassinent le savoir et la lumière. La nouvelle de la disparition de Said Mekbel est tombée telle une foudre sur la tête des milliers d’intellectuels dons le monde Ils ont raison, la perte d’un homme à l’image de Said Mekbel est vraiment cruelle. Ce n’est pas le cas pour les lâches sanguinaires qui se frottaient les mains, croyant à une “victoire” qui n’existe pas et que ne se réaliserait que dans les chimères.En effet, le flambeau de la démocratie et de la liberté d’expression ne s’éteindra jamais en Algérie, des millions d’algériens aux mêmes idées que Said Mekbel y veilleront pour toujours . Repose en paix Said, les Algériens sont trés fiers de toi.

Abderrahmane Hakkar

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préface de Brgmann sur une mort à la lettre

Posté par algeriedemocratie le 28 juin 2009

« Lorsque je suis arrivée en Algérie, la peur, les menaces et la violence avaient déjà poussé de nombreux intellectuels à l’exil. Je voulais comprendre pourquoi certains ne cédaient pas à cette peur, à ces menaces, à cette violence, pourquoi ils restaient en Algérie alors que d’autres quittaient leur pays.
Lors de mon premier rendez-vous, en novembre 1993, avec Saïd Mekbel, directeur et chroniqueur du quotidien francophone Le Matin, celui-ci évoqua ses liens d’amitié avec le journaliste et écrivain Tahar Djaout et le sentiment d’impuissance absolue qui l’avait envahi lorsque ce dernier avait été assassiné. Il parla des métamorphoses de sa peur et de ses tentatives pour comprendre les raisons secrètes du meurtre de Djaout et des autres. Il plongea dans le passé et se remémora sa vie clandestine sous Boumediene, la torture, et cette absurde relation de pouvoir qu’il avait alors entretenue avec ses bourreaux. Puis il revint au présent et développa dans les grandes lignes sa théorie des « meurtres pédagogiques ». Il réitéra plusieurs fois son désir désespéré de vivre assez longtemps pour pouvoir transmuer son vécu en oeuvre littéraire.
À la suite de cette première rencontre, trois autres entretiens eurent lieu. Je découvris alors un homme qui mettait à nu l’effrayante logique du meurtre des journalistes et des intellectuels et qui se sentait, du fait même de sa découverte, encore plus menacé, encore plus seul. Les interviews elles-mêmes, où se mêlaient le politique et le personnel, cessèrent pour moi – et peut-être pour lui aussi – d’être de simples entretiens journalistiques pour devenir des sortes de « confessions », faisant de moi le témoin de ses pensées. Je ne sais pas et ne saurai jamais pourquoi il s’est prêté à ces aveux.
Le 3 décembre 1994 à midi, dans la pizzeria Errahma, Saïd Mekbel fut atteint de deux balles dans la tête et succomba à ses blessures après un combat de plusieurs heures contre la mort. Un an auparavant, nous avions déjeuné dans ce restaurant, tout proche du Matin, et j’avais pu remarquer les coups d’oeil incessants et nerveux qu’il jetait derrière lui, conscient que lui aussi pouvait un jour devenir une victime. » [extrait de l’avant-propos]
Monika Borgmann, née en Allemagne, a étudié la philologie arabe et les sciences politiques à Bonn et à Damas. De 1990 à 2001, elle a travaillé en tant que journaliste indépendante pour la radio et la presse au Caire, tout en voyageant à travers le Moyen Orient et l’Afrique du Nord. Elle est également co-auteure et co-réalisatrice du film Massaker, documentaire dressant le portrait de six hommes impliqués dans le massacre de Sabra et Chatila en 1982 durant la guerre civile libanaise. Elle est aussi co-réalisatrice du film Le Balcon, court-métrage tourné lors de la guerre de l’été 2006 au Liban.

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dilem et mekbel

Posté par algeriedemocratie le 28 juin 2009

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