Saïd Mekbel-L’hommage des amis

Posté par algeriedemocratie le 28 juin 2009

Saïd Mekbel

Saïd Mekbel

L’hommage des amis

Voilà dix ans que Saïd Mekbel, chroniqueur du Matin, plus connu sous le pseudonyme de Mesmar Djeha, a été assassiné. L’hommage qui lui a été rendu samedi soir à Montreuil en présence de sa veuve, Marie-Laure Mekbel, à l’initiative d’une poignée d’amis, était convivial, et discret à l’image de ce qu’était cette plume talentueuse et engagée.

Il y avait ceux qui avaient connu Saïd Mekbel, croisé son chemin – des journalistes, des cinéastes, producteurs et animateurs d’émissions de radio, dessinateurs de presse, artistes, militants associatifs, militants politiques de gauche… mais aussi beaucoup de personnes, notamment des jeunes, qui ne l’avaient jamais rencontré, mais qui étaient venus par solidarité, par soutien à la presse algérienne. « Pour lui, écrire c’était d’abord écouter et voir. A travers ses chroniques, il savait comme personne d’autre faire résonner l’histoire de ces dernières années en Algérie. Ses idées, il les trouvait dans la rue ou chez les hommes. Il travaillait partout… Il avait conscience d’être proche des autres, de leur appartenir, c’était là sa seule satisfaction professionnelle. Il rapportait les événements sans faire de distinction entre les grands et les petits, il avait fait de cette vérité sa devise : rien de ce qui eut jamais lieu n’est perdu pour l’histoire », ont voulu rappeler ceux qui ont pris l’initiative de cet hommage, soutenus par les associations AlgériEnsemble et le Collectif de solidarité Algérie-Montreuil(Cosam). L’hommage, entrecoupé de lectures de chroniques de Saïd Mekbel, a commencé par un débat public très animé sur « la presse algérienne durant la décennie noire, entre les balles des islamistes et la répression du pouvoir », avec Hakim Soltani, ancien journaliste au Matin et d’autres journalistes ; Les journalistes en Iran : les ligne rouges et la répression noire, par Chahla Chafiq, sociologue ; « L’arme du rire dans la presse algérienne » par Farid Mammeri, écrivain et critique d’art, ancien journaliste. L’auditoire a pu apprécier un excellent one man show de Gyps : « Algé Rien ». En plus de ses qualités de dessinateur de presse, Gyps a fait une démonstration de son talent d’auteur interprète de théâtre. Au chapitre de la musique, Hocine Boukella, connu également sous la signature de Elho (dessinateur de presse) ou de Chikh Sidi Bémol (gourbi-rock), Karim Albert Kook (blues), Amirouche (chanteur chaoui), Rabah du groupe MBS – Micro Brise le Silence, a rappelé qu’il était dans sa classe au lycée à Hussein Dey quand il a entendu des coups de feu, ceux qui venaient d’abattre Saïd Mekbel, non loin du siège du journal Le Matin, dont il assurait, à cette époque la direction par intérim.

Par Nadjia Bouzeghrane

Voilà dix ans que Saïd Mekbel, chroniqueur du Matin, plus connu sous le pseudonyme de Mesmar Djeha, a été assassiné. L’hommage qui lui a été rendu samedi soir à Montreuil en présence de sa veuve, Marie-Laure Mekbel, à l’initiative d’une poignée d’amis, était convivial, et discret à l’image de ce qu’était cette plume talentueuse et engagée.

Il y avait ceux qui avaient connu Saïd Mekbel, croisé son chemin – des journalistes, des cinéastes, producteurs et animateurs d’émissions de radio, dessinateurs de presse, artistes, militants associatifs, militants politiques de gauche… mais aussi beaucoup de personnes, notamment des jeunes, qui ne l’avaient jamais rencontré, mais qui étaient venus par solidarité, par soutien à la presse algérienne. « Pour lui, écrire c’était d’abord écouter et voir. A travers ses chroniques, il savait comme personne d’autre faire résonner l’histoire de ces dernières années en Algérie. Ses idées, il les trouvait dans la rue ou chez les hommes. Il travaillait partout… Il avait conscience d’être proche des autres, de leur appartenir, c’était là sa seule satisfaction professionnelle. Il rapportait les événements sans faire de distinction entre les grands et les petits, il avait fait de cette vérité sa devise : rien de ce qui eut jamais lieu n’est perdu pour l’histoire », ont voulu rappeler ceux qui ont pris l’initiative de cet hommage, soutenus par les associations AlgériEnsemble et le Collectif de solidarité Algérie-Montreuil(Cosam). L’hommage, entrecoupé de lectures de chroniques de Saïd Mekbel, a commencé par un débat public très animé sur « la presse algérienne durant la décennie noire, entre les balles des islamistes et la répression du pouvoir », avec Hakim Soltani, ancien journaliste au Matin et d’autres journalistes ; Les journalistes en Iran : les ligne rouges et la répression noire, par Chahla Chafiq, sociologue ; « L’arme du rire dans la presse algérienne » par Farid Mammeri, écrivain et critique d’art, ancien journaliste. L’auditoire a pu apprécier un excellent one man show de Gyps : « Algé Rien ». En plus de ses qualités de dessinateur de presse, Gyps a fait une démonstration de son talent d’auteur interprète de théâtre. Au chapitre de la musique, Hocine Boukella, connu également sous la signature de Elho (dessinateur de presse) ou de Chikh Sidi Bémol (gourbi-rock), Karim Albert Kook (blues), Amirouche (chanteur chaoui), Rabah du groupe MBS – Micro Brise le Silence, a rappelé qu’il était dans sa classe au lycée à Hussein Dey quand il a entendu des coups de feu, ceux qui venaient d’abattre Saïd Mekbel, non loin du siège du journal Le Matin, dont il assurait, à cette époque la direction par intérim.

Par Nadjia Bouzeghrane

source: el-watan

2 Réponses à “Saïd Mekbel-L’hommage des amis”

  1. Merzak OUABED dit :

    CE VOLEUR QUI . . .

    Ce voleur qui n’a rien volé
    Et qui pourtant, le corps collé
    Au mur qu’il rase, l’air affolé
    Pour aller chez lui, somnoler
    C’est lui

    Ce père qui recommande constamment
    A ses enfants, doux et charmants
    De taire dehors, à tout moment
    Son méchant métier qu’il aime tellement
    C’est lui

    Ce citoyen qui traîne tout le temps
    Lui, le mauvais, lui, qui attend
    Dans les couloirs, si dégoûtants
    Des tribunaux, décriés tant
    C’est lui

    Cet individu, ramassé
    Dans une rafle, puis tabassé
    A coups de crosse, dure et glacé
    Dans un camion cadenassé
    C’est lui

    Celui qui quitte chaque matin
    Sa maisonnette, en clandestin
    Pour le travail, sans être certain
    D’y arriver, sauf et bon teint
    C’est lui

    Celui qui quitte avec sa gouaille
    en fin d’journée, et vaille que vaille
    le bureau, et son travail
    pour retrouver son p’tit bercail
    C’est lui

    Ce vagabond embarrassé
    Errant perdu, et angoissé
    Sans savoir où, il va passer
    Sa nuit d’hiver, longue et glacée
    C’est lui

    Ce citoyen trop indiscret
    Que l’on menace dans le secret
    D’un cabinet bien décoré
    D’un officiel, grâce au décret
    C’est lui

    Ce témoin trop encombrant
    Qui a du style, et même du cran
    Et qui doit taire, sans faire le grand
    Les choses dont, il est au courant
    C’est lui

    Ce citoyen désemparé
    Nu comme un ver, et qui paraît
    Entre deux feux, accaparé
    Par la survie, l’air effaré
    C’est lui

    Cet homme brave, qui s’est forgé
    N’ayant pour vœu, et pour projet
    Que piétiner, et déroger
    La règle de mourir égorgé
    C’est lui

    Et, ce cadavre ensanglanté
    Sur lequel on a tenté
    De recoudre, les mains gantées
    Sa ronde tête, décapitée
    C’est lui

    Ce citoyen ne sachant faire
    De ses mains propres et aurifères
    Que ces écrits, qui lui confèrent
    D’être ciblé, en haute sphère
    C’est lui

    Cet homme qui, contre tout, espère
    Malgré les loups, et les vipères
    Puisque les roses, comme dit son père
    Sur le fumier, poussent et prospèrent
    C’est lui

    En fin de compte, cette longue liste
    C’est juste lui, ce journaliste
    Mesmar j’ha, fin billettiste
    Qui fait si peur aux intégristes

    Merzak OUABED
    Alger, le 17 février 2003

    A la mémoire de Saïd Mekbel
    Ce téméraire, talentueux et inégalable billettiste, assassiné comme nombreux journalistes par les terroristes intégristes, le 03/12/1994.

  2. zara dit :

    Malgré les révelations fracassantes de l’ecrivaine allemande,Monika Borgman,sur les véritables assassins de feu « Mesmar j’ha ».
    VOUS SIGNEZ ET PERSISTEZ:
    « CE SONT LES ISLAMISTES SUI TUENT ET SEULEMENT LES ISLAMISTES. »
    relisez ceci,si vous êtes vraiment,un homme libre!
    « Il y a un projet pour liquider cette frange de la population, [parce qu'elle] sait ce que signifie la République, ce que signifie une démocratie » (p. 29) ; « On veut tuer ceux qui détiennent l’héritage de la civilisation universelle » (p. 30) ; « Il y a un cerveau quelque part qui choisit. Peut-être que les exécutants, ceux qui tuent, sont recrutés parmi les petits tueurs islamistes, chez les intégristes. Mais moi, je pense qu’en haut, il y a des gens qui choisissent. Ces choix sont faits très froidement » (p. 34) ; « Au début, je me disais que c’étaient les intégristes qui tuaient. C’était facile. […] Mais maintenant, je suis persuadé qu’il y a des gens qui font tuer un peu par pédagogie ! “ (pp. 37-38) ; « Si on me tue, je sais très bien qui va me tuer. Ce ne sont pas des islamistes. C’est une partie de ceux qui sont dans le pouvoir et qui y sont toujours. Pourquoi ? […] C’est que je suis le seul responsable d’un journal qui n’a jamais travaillé pour le régime ».
    ce n’est pas moi qui crache ces vérités c’est de la bouche de la victime,que vous essayez de nous faire comprendre qu’il avait été tué par les islamistes.

    inna lillahi fikhalkihi chou_oune.
    sans rancunes
    Monika Borgmann

Laisser un commentaire

 

The Soul of a Slayer |
AHL EL KSAR |
toutelactualite |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Halliburton Manufacturing &...
| Le Tallud 79200
| momema