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le RCD serait il un parti des généraux

Posté par algeriedemocratie le 30 juillet 2009

Alors que le FFS a opté pour un boycott actif dans lequel son SG, Karim Tabou, sillonne l’Algérie pour sensibiliser les Algériens sur la farce qui est entrain d’être préparée par le régime algérien, le RCD se déclare hors compétition, mais en s’enfermant dans son bureau et en s’interdisant toute intervention, que ce soit dans la presse ou sur le terrain ! Etonnante décision et étonnant comportement diraient certains.

En fait, in n’y a rien détonnant pour celui qui connaît bien l’histoire du RCD.
Après les événements d’octobre 88, la légalisation du FFS allait attirer autour de celui-ci tous les Kabyles. La structuration de la société kabyle revendicatrice dans le cadre d’un parti politique d’opposition très prestigieux en raison du passé et des positions de Houcine Aït Ahmed étant perçu comme très dangereux pour la stabilité du système, le pouvoir a vite pensé à diviser les Kabyles à deux ou plusieurs camps belligérants. Ainsi, le Général Md Touati, un Kabyle de service très influent au sein du régime algérien, contacte Said Sadi et lui propose la création d’un parti politique. Sachant que les Kabyles sont très sensibles aux thèmes de la culture et de la démocratie, l’on chuchote alors à Sadi d’appeler son parti « Rassemblement pour la Culture et la Démocratie », RCD. Bien que la loi portant sur la création des partis politique interdit toute référence à la religion, à la race, à la culture, etc. ! Les planificateurs de la ruine kabyle ont bien vu ; après la déclaration de la naissance du RCD en 1989, des milliers de Kabyles, attirés comme des papillons nocturnes par la brillance du sigle, y adhèrent. Et au fur et à mesure que l’on avance dans le temps, les positions et les orientations des deux partis divergent et, au grand bonheur du régime, entraînent avec elles des pans entiers de Kabyles. Pire, toutes les fois qu’un mouvement, une organisation ou une association naît en Kabylie, la division pointe automatiquement du nez. Ainsi, les deux principaux mouvements mobilisateurs qui drainent jadis des foules de Kabyles dans les manifestations sont réduits presque à néant : le MCB éclate en trois tendances : MCB-Commissions Nationales, MCB-Coordinations Nationales, et MCB-Rassemblement National ; et la CADC explose en deux tendances : ailes anti-dialoguiste et aile dialoguiste. Chacune de ces tendances s’autoproclame leader de la Kabylie et accuse l’autre de trahison ; la guerre pour leadership y fait rage et la Kabylie encaisse les coups, à la grande satisfaction d’un régime manipulateur.

Pour élargir le fossé entre les deux formations politiques, le FFS et le RCD, et par conséquent entre les Kabyles, le régime algérien, d’un côté, via son commis le Général Md Touati, manipule et dresse les militants du RCD contre les islamistes et présente ce parti comme un défenseur de la démocratie, et d’un autre côté, il accuse le parti d’Aït Ahmed de rapprochement avec les islamistes et le qualifie d’anti-démocrate. Il va sans dire que dans leur acharnement contre les intégristes islamistes, que le régime incite aussi contre les Kabyles, les militants radicalisés du RCD s’acharnent également sur les militants du FFS. A plusieurs occasions, les disputes verbales entre les frères-ennemis ont failli se transformer en violence physique.

Incapable de déstabiliser le FFS à l’écroulement, le RCD, répondant sans doute aux ordres du maestro, le Général Touati, adapte alors la « stratégie de la fraternité » qui consiste à infiltrer le parti adverse pour le disloquer de l’intérieur. La première tentative de cette union maligne remonte au 1 novembre 2005 lorsque le président du RCD et le SG du FFS, Ali Laskri, se sont donnés une accolade au village Imoula, dans un rendez-vous piège préparé de toute pièce par le parti de Sadi. Echoué de piéger le vieux renard du FFS, le RCD retente le coup en janvier 2009, à quelques mois des élections présidentielles que les deux partis ont boycottées. La réponse du SG du FFS, Karim Tabou, est tranchante : « On ne peut pas s’unir avec un parti ayant gelé ses activités. ». En fait, pourquoi le RCD a-t-il opté pour le boycott et au même temps gelé toutes ses activités ?

La réponse est simple. Sadi, ou plutôt son maestro, savait très bien que si le RCD optait pour la participation, il perdrait toute crédibilité au sein de ses militants dont la majeure partie est kabyle. Et qui dit kabyle, dit boycott de toute mascarade électorale préparée par le pouvoir. Et comme le boycott nuit déjà aux intérêts du régime, le RCD devrait alors trouver un plan de compensation : c’est le gèle des activités du parti. Ainsi donc, au moment où l’électorat algérien a besoin d’être sensibilisé contre un scrutin anti-démocratique, monsieur Sadi préfère se taire et s’effacer de la scène politique ! Sans doute, c’est vers ce genre de traquenard qu’il souhaitait attirer le FFS par son appel à l’union.

Pour finir, le RCD est un parti crée dans les laboratoires du régime algérien afin de diviser les Kabyles et faciliter leur domination. Certes, on ne peut nier la lutte du Dr Sadi au sein du mouvement berbère des années 80, mais sa naïveté ou sa novice en politique a fait de lui après l’ouverture du champ politique en 88 une véritable marionnette dans les mains du régime des généraux.

Par : Geoffroy Idouassem

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Rencontre avec Brahim Tazaghart-écrivain algérien

Posté par algeriedemocratie le 29 juillet 2009

Rencontre avec Brahim Tazaghart“Notre oralité nous a joué des tours” Rencontre avec Brahim Tazaghart-écrivain algérien dans intellectuels algeriens(48) 2183_74012

Brahim Tazaghart, romancier et poète, est l’un des rares militants de la cause amazighe dont la militance ne s’est pas confinée dans le “confort’’ et autre coquetterie politique pour dire et réinventer son identité.  Conscient que le terrain porteur est de loin celui de la production, il mettra sa muse et son talent de romancier au service de la littérature. L’auteur de Salas d Nuja ne s’arrêtera pas là : il investira le terrain, ô combien compliqué de l’édition avec l’ambition, encore plus compliquée de se spécialiser dans la littérature amazighe, tous genres confondus.  De cet univers, il nous parlera avec lucidité, une lucidité que le politiquement correct a l’habitude d’occulter.

La Dépêche de Kabylie : La toute jeune entreprise (Les Editions  Tira) que vous gérez vient d’éditer pas moins de 9 ouvrages, qui plus est sur tamazight. Ceux qui ont une idée de l’univers complexe et compliqué de l’édition en sont agréablement surpris (pour ne pas dire n’en reviennent pas).  Le fait que vous soyez écrivain expliquerait-il cet “exploit bibliographique’’ ?

Brahim Tazaghart : Je crois que sans la culture, sans les arts et la philosophie, nous n’avons aucune chance pour sortir du gouffre dans lequel nous nous trouvons depuis des siècles. Notre crise nationale n’est pas d’aujourd’hui, elle prend racines dans notre histoire la plus lointaine. En effet, depuis des millénaires, nous nous trouvons toujours face au même piège, celui de l’urgence, de l’immédiat ! Aujourd’hui encore, nous tournons le dos à la culture, nous sommes otage de “l’absolument utile”, au sens le plus élémentaire. La culture comme ensemble de connaissances qui nous permettent de vivre en harmonie avec notre environnement est déconsidérée, mal prise en charge, dévalorisée. C’est plus les aspects naturels que les aspects civilisés qui sont mets en avant. L’eau, le pain, le toit, déclassent la langue, le chant, la danse et le rêve. Nous avons réussi à créer des désaccords entre l’homme et ce qu’il a de plus beau en lui entre le sommeil et le rêve, entre le travail et le repos.

Notre oralité nous a joué des tours, et elle continue à le faire ! C’est une pensée fragmentaire, superficielle que nous développons, une pensée consensuelle, incapable de critiques fondamentales et de remises en cause !

Face à cette situation et convaincu que les deux critères essentiels qui définissent les peuples modernes sont l’écriture et la lecture, moyens privilégiés de progrès et de liberté, je me suis engagé dans cette entreprise du livre qui me donne énormément de satisfaction et de bonheur, malgré les difficultés. Il était temps que des hommes s’engagent pour le faire, que des solutions soient imaginées à des problèmes que connaissaient et que connaissent tous les peuples de la planète. Le problème n’est pas spécifiquement algérien ! La modernité est la capacité à dépasser des situations qui semblent infranchissables.

Je suis écrivain, militant de la démocratie et du progrès. A ce titre, je suis concerné par la situation que vit mon pays et mon peuple. Je ne peux être indifférent. Je crois que nous traversons des moments très sensibles, après les années de feu et de sang qui ont détruit beaucoup de repères et d’espoir. Il s’agit d’imaginer un avenir et de faire en sorte de le réaliser. Le livre participera pour une grande partie, c’est plus qu’une conviction, c’est une condition. Il participera d’autant plus que beaucoup d’écrivains (es) et de militants (es) des belles lettres se sont engagés dans sa fabrication et sa diffusion, à l’exemple de Lazhari Labter, Assia Moussi, Sofiane Hadjadj, Sid Ali Sakhri et autres. Le livre, ce n’est pas qu’une affaire d’argent, c’est aussi une affaire de passion et de savoir faire littéraire.

Tira Editions que je dirige tente de s’impliquer, de participer à cette dynamique qui aura d’ici quelques années des retombées très positives sur notre vie nationale. Tira travail à mettre la création littéraire en tamazight au diapason de ce mouvement, la faire connaître et la faire reconnaître. Akal d wawal de Djamal Arezki, Ghas de Djamal Iggui, Zik-nni deg Wat Dwala de Remdane Lasheb, Tizlit tuhzint n yimattaren n lqesba… de Ismaïl Aït Djaffer, traduit par Malek Houd… sont aujourd’hui en librairies. D’autres encore sont en fabrication, comme Haqbaylit n Tipaza, tajerrumt d yillugan n tira de Nadjia Bouridj et Abdellah Nouh. En plus des livres en tamazight, nous avons publié un roman en langue française de Rachid Oulebsir, sous le titre : Les derniers Kabyles et un recueil de nouvelles de Brahim Hadj Slimane : 29 visions dans l’exil. Ce dernier est édité avec le soutien du Centre culturel français.

Cette année, notre ambition a rencontré le projet du soutien au livre que pilote le département du livre et de la lecture publique du ministère de la culture. Et quand l’ambition trouve le soutien matériel qui lui fait défaut, le résultat ne peut être que meilleur. En plus du ministère de la Culture, nous avons collaboré positivement avec le HCA.

 

Au moment où des entreprises tournent franchement le dos à la littérature en général et au livre amazigh tout particulièrement et investissent le terrain mercantile de la gastronomie et celui du livre religieux, Tira se focalise sur la littérature (tous genres confondus) et a tendance  à se spécialiser dans le livre amazigh. Seriez-vous donc casse-cou ou, contrairement à ce que les éditeurs laissent entendre, la littérature a un lectorat ?

Je suis un militant de tamazight, j’ai organisé des marches et des grèves quand le moment était à la pression politique. J’ai écrit des poèmes et des nouvelles parce que la lutte c’était aussi le fait accompli. Je continue d’écrire parce que j’aime le faire, parce que sans les phrases, je me sens orphelin et inutile. Le monde est écriture. Il n’y a pas d’histoire sans l’alphabet. De ce fait, je ne peux me tourner vers l’argent facile, parasitaire, parce que ma destinée me l’interdit. Je ne peux vivre en dehors de moi-même, agent de l’absurde et de la faillite. Je suis le produit et l’aboutissement d’une vie liée à un rêve qui m’emporte ; celui de vivre dignement, en accord avec mon identité, fier de mes origines et de mon avenir.

Avec les éditions Tira, je vis mon rêve, au lieu de passer ma vie à rêver. Et comme tout investisseur, je suis en train de prendre des risques et de les assumer. Je travaille d’arrache-pied à créer les conditions de ma réussite. Dans ce sens, Tira c’est, en plus de l’édition des livres, un lieu de rencontre et d’échange qui a reçu beaucoup d’auteurs pour des ventes-dédicaces. Tira c’est le carrefour du livre de la ville de Béjaïa, c’est la rencontre scientifique autour de l’écriture du grand romancier Amar Mezdad. Tira c’est la collaboration au café littéraire de Béjaïa qui prend de plus en plus de l’ampleur et qui fait honneur à cette ville de savoir et d’histoire.

Vous voyez, je ne suis pas un casse-cou, même si j’ai besoin d’un grain de folie pour avancer. C’est problématique, mais c’est ainsi… Il m’arrive de temps à autre d’être traversé par le doute, d’être secoué par le quotidien qui est très pénible, de se dire à quoi bon lorsque la presque totalité se complaît dans son indifférence… Mais bon, rien n’est facile ni donné ! Certes, il n’y a pas un lectorat consistant, il n’y a pas de conscience sociale suffisante et à la hauteur des enjeux, mais le lectorat de base existe et sa consistance grandie de plus en plus. Le nombre d’étudiants est en perpétuelle progression, la scolarité en tamazight s’affirme de plus en plus. Et nous sommes là pour accompagner cet effort et cette évolution.

 

Il y a quelque temps, vous aviez, dans une projection  qui se voulait “littérairement” constructive, parlé d’un Nobel pour le roman amazigh. Y arrivera-t-on un jour ?

Le jour viendra ou tamazight aura sa place complète non seulement sur le double plan juridique et politique, mais surtout sur ceux du savoir scientifique et littéraire. Pour cela, la recette n’est pas compliquée. Il s’agit de se départir du complexe de « la panique de la fin du monde ». Si nous arrivons à le faire, tout sera du domaine du possible et du réalisable. Je m’explique. Ce qui menace tamazight et l’affaiblit depuis toujours, c’est l’homme amazigh et non pas l’autre (s) ! L’homme amazigh, depuis des siècles, refuse avec entêtement de laisser un héritage significatif à ses enfants, aux générations futures ! L’homme amazigh est convaincu qu’après lui, c’est la fin du monde, la fin de l’histoire. « Si ma mère meurt, que périssent toutes les femmes ! » Il le dit avec conviction, foi et certitude ! Incapable de se départir de sa fierté mal placée, il confond ses histoires avec l’Histoire. C’est pour cette raison qu’il passe souvent à coté de son destin. Que ferions-nous avec tamazight ? Cette question revient souvent chez nos concitoyens, comme pour se fuir, comme pour justifier son égarement, comme pour bien se noyer dans le vide qui est au fond de chacun. Cette question reflète l’impatience, l’emprise de l’instant, la panique devant la circulation du temps ! Cette question a été posée depuis toujours et des générations la poseront encore si une rupture n’est pas apporté à notre perception du monde et de nous-mêmes.

Il est temps que notre peuple se sépare d’avec le victimisme et qu’il assume sa part de responsabilité dans la situation dans laquelle se trouve notre langue, notre pays. L’avenir de nos enfants dépend de cette capacité à faire en sorte que le soleil cesse de se couche sur nos matinées. Il est temps de penser avenir lointain, de se mettre au travail sur la base de projets concrets et palpables. Tamazight dans l’enseignement, dans l’édition, dans l’audiovisuel…

L’intelligence, la patience et l’endurance seront nos meilleurs alliés. Car, il est admis que les langues sont le reflet de leurs locuteurs, et aucune langue ne peut être forte quand elle est utilisée par un peuple faible, des hommes et des femmes sans ambitions… Voyons l’amazigh arabisé pour exemple. Il ne cherche pas à comprendre pourquoi et comment il a perdu sa langue, comment et par quel moyen il peut se la réapproprier ; non, il s’acharne contre tamazight plus que le pire de ses ennemis, et dans sa dérive mentale, il focalise son effort pour la faire perdre à ceux qui l’ont sauvegardé !

Mais, contre vents et marrées, le Nobel sera à notre porté, pas seulement en littérature, mais aussi dans la médecine, l’économie et autres. Il suffit de se décider à vivre et à travailler dans sa langue.

 

Le politique, dans son sens le plus démagogique, est toujours  associé à tamazight. Cela ne freine-t-il pas son élan ? 

Il y a un temps pour aimer et un temps pour mourir, comme disait l’autre. La vie est facettes et instants. Quand tamazight était banni dans son pays, la politique comme action de l’homme pour changer une situation aberrante était notre tasse de thé quotidienne. Par le moyen d’un combat sans relâche, nous sommes arrivés à faire évoluer les choses, à changer le cours de l’histoire, à redonner à l’Algérie ce qu’elle a de plus beau, ce qui fait son algérianité. L’Algérie ne peut être algérienne, africaine, méditerranéenne, sans tamazight. Si l’arabe est une langue asiatique par naissance, le français une langue européenne, tamazight est une langue africaine par excellence ; l’une des grandes langues méditerranéenne. Grande et faible, telle est sa situation ! Le politique doit penser l’avenir. Le politique est adaptation aux nouvelles situations et anticipation. Tamazight a avancé constitutionnellement et institutionnellement. Il faut prendre acte, avancer avec, tout en étant conscient et critique.

La politique dans son sens démagogique est synonyme d’égoïsme, d’intérêt bassement mercantile, d’une notoriété assise sur le mensonge et la tromperie. Cette forme de politique est ennemie de la rationalité, de la raison. Elle est totalité aberrante, fuite du réel et entêtement à préserver des situations d’impasses profitable à des individus sans grande générosité.

Concrètement, et concernant tamazight, je dirais qu’ils sont démagogues tous ceux qui ont des parcelles de pouvoir acquis grâce à la mobilisation du peuple pour tamazight et qui lui tournent le dos sous prétexte d’urgences sociales et économiques.

D’ailleurs, et c’est là un autre problème sérieux, la plupart de ceux qui réclament haut et fort la reconnaissance de tamazight sont les premiers à l’ignorer, à se départir dans leur vie concrète. C’est là un aspect du problème qui rend la politique inefficace et dépourvu d’imagination créatrice.

 

La création tous azimuts ne serait-elle pas en fin de compte la donne fondamentale qui assure la pérennité d’une langue. Et dans ce sens, qu’elle serait l’apport du politique ?   

Nous l’avons dit au sein du MCB et nous le redirons aujourd’hui encore, le combat pour tamazight doit s’appuyer sur la production culturelle et la pression politique. La langue ne vaut que par sa capacité à porter une grande littérature, à transmettre la modernité, à permettre à l’homme de vivre pleinement son milieu et son temps. Tamazight n’est pas « passé », il est avenir. J’étais très heureux de lire dans les colonnes du journal El Fajr, la décision de Amara Lakhous, un grand écrivain algérien qui a eu dernièrement un grand prix littéraire en Italie – il écrit aussi dans cette langue en plus de l’arabe –, d’écrire un roman en langue amazigh. Lakhous est une grande compétence littéraire, son apport à tamazight sera certain. Et la même voie doit être prise par tous les écrivains dont tamazight est la langue maternelle… sans négliger bien sûr l’apport des langues étrangères.

Le politique lui, doit apporter les moyens, mettre en marche des stratégies de développement linguistique selon des dossiers élaboré par les spécialistes et praticiens concernés.

Le politique qui a en charge la gestion de l’Etat est appelé à créer une harmonie institutionnelle qui renforcera sa crédibilité. En effet, il est inacceptable que l’institution comme la télévision nationale ignore magistralement le travail que réalise l’université dans le domaine amazigh. Quelle compétence ont les gestionnaires de la chaîne amazighe pour décider de la transcription de tamazight ? Les portes du recrutement sont-elles ouvertes en premier chef au licenciés et magistères en langue et culture amazighes ? Créer des situations conflictuelles pour pouvoir trancher par la suite n’est pas très utile dans la situation actuelle.

Tamazight à besoin de se développer, de mettre l’Algérien sur le chemin du travail et de la réussite, il est un moyen d’ouverture sur l’Afrique, la Méditerranée, avec un contenu qui est le nôtre, un contenu qui prend en charge notre histoire et notre personnalité nationale.

 

Entretien réalisé par  T. Ould Amar

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La réforme judiciaire en butte à l’inertie du système politique.

Posté par algeriedemocratie le 25 juillet 2009

Par Le Dr Ahmed ROUADJIANotre justice ne peut se réformer et adapter ses outils et pratiques aux exigences de la vie moderne lorsque le système politique demeure lui-même imperméable à toute refonte de l’esprit. Une véritable réforme suppose donc l’indépendance des pouvoirs, et partant, la fin de l’interférence du politique et de l’administratif sur le judiciaire. Pour que le juge puisse faire son “métier” en toute indépendance, il faut que le politique cesse non seulement d’empiéter sur ses prérogatives, mais il doit également s’y soumettre en vertu du principe constitutionnel selon lequel “nul n’est au dessus de la loi”. Puisque le juge, aux termes de la Constitution “n’obéit qu’à la loi” (article138) et que “le pouvoir judiciaire est indépendant” (article 129), pourquoi ces principes transcrits sur le frontispice de ce texte fondamental se trouvent-ils vidés, en pratique, de leur substance? C’est parce que l’Exécutif phagocyte le pouvoir judiciaire et l’asservit à ses desseins politiques. Entre les proclamations théoriques et les pratiques du droit, il y a donc un hiatus insurmontable. Que faire pour lever cette aporie? Une refonte radicale de la pensée politique serait le meilleur remède à cet état de fait. Mais cette refonte de la pensée butte elle-même à un autre obstacle, et de taille : la rigidité de “l’esprit du système”.

Une justice victime de l’ankylose de la “pensée politique”

S’il est un mot qui rend mieux les traits pertinents de notre” classe politique”, c’est bien le mot ankylose. Nos dirigeants politiques formés dans le moule rigide de l’idéologie héritée du FLN, (pensée unique, uniforme et barbe uniques) et de sa version bis née après l’indépendance ( les parvenus du 19 mars) dont l’effectif n’a cessé de grossir, d’enfler de manière démesurée, n’agréent qu’une chose : l’éloge, l’exaltation, et la glorification de leurs paroles et gestes. Tous nos chefs ou presque, depuis le plus haut sommet de l’Etat en passant par le DG et le PDG d’une entreprise nationale jusqu’au chef du personnel et au directeur d’une administration locale, répugnent à la critique de leurs actes ou de leur gestion, même brouillonne, calamiteuse, lamentable. Ce qu’ils apprécient par-dessus tout, c’est les louanges, l’exaltation, le discours flatteur, le respect et la soumission des “inférieurs” à leur autorité, qui se dégrade souvent en autoritarisme déplacé. Tant que ces messieurs détiennent ces parcelles de pouvoir, générateur de prébendes et de prestige, ils se considèrent non seulement comme les “commis de l’Etat”, mais l’Etat lui-même! Mais une fois congédiés ou renvoyés à la retraite anticipée, ils s’aigrissent et s’emplissent d’amertume jusqu’à devenir les dénigreurs premiers de l’Etat dont ils furent théoriquement les serviteurs. Alors ils deviennent “critiques”. Mais il s’agit d’une critique négative, de revanche, de ressentiments, et non une critique constructive destinée à corriger les insuffisances et les failles de l’Etat. L’absence ou la faiblesse de la conviction, voilà qui rend versatile!

Lorsque la culture demeure nourrie ou prisonnière des notions pré- modernes, archaïques ou patriarcales, il ne faut pas s’attendre à ce que la culture au sens d’ouverture d’esprit, de souplesse, de dispositions pour le dialogue et l’acceptation de la différence et de l’opinion de l’Autre pénètrent l’univers des représentations des détenteurs du pouvoir. La culture juridique moderne apprise par coeur dans les écoles, les instituts, les universités, etc., se heurte elle-même à cette représentation traditionnelle des hiérarchies, des valeurs et des ordres. C’est dire que notre représentation du droit reste tragiquement dominée par le système d’allégeance, de protecteurs et de protégés, de commandement et d’obéissance dans lesquels la subjectivité et l’arbitraire déterminent en dernier ressort les décisions et les jugements ultimes.

Une Justice à la dérive par la faute des politiques…

La fameuse Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, reprise par l’Assemblée nationale constituante et placée en tête de la Constitution française de 1791, dispose que “Toute société dans laquelle […] la séparation des pouvoirs n’est pas déterminée n’a point de Constitution” (article 16). Quatre ans avant la proclamation de la République, l’invention républicaine est ici condensée : une Constitution, c’est une séparation des pouvoirs. En clair, une Constitution “civilisée” n’est pas seulement l’énoncé des règles fondamentales d’un Etat, mais, de plus, un Etat où tous les pouvoirs seraient concentrés n’aurait pas de Constitution. Séparer les pouvoirs, c’est empêcher “qu’un même organe ne puisse cumuler la totalité des fonctions, ni même deux d’entre elles”. On sent ici l’influence, mais aussi le vœux de Montesquieu. Voeux plus facile à proclamer qu’à réaliser, comme le prouvera la dissociation de la Déclaration de 1789 et de la Constitution de 1791, privant la première de toute valeur juridique. Comme quoi, même “le pays des droits de l’homme” s’est trouvé en butte à ses propres contradictions internes…et ne réussit à équilibrer relativement les “trois pouvoirs” qu’au bout de deux siècles de révolutions et de refontes successives…
Mais que signifie d’abord “séparer les trois pouvoirs”: législatif, exécutif et judiciaire? Cela signifie qu’il faut admettre le jeu autonome et la dimension créatrice de leurs relations inévitablement conflictuelles. Equilibrer les pouvoirs ne veut pas dire les placer sur le même pied d’égalité- nul autre ne peut concurrencer celui de faire la loi-, mais refuser une distribution hiérarchisée où un pouvoir s’approprierait ou contrôlerait les deux autres. Ainsi l’extraordinaire intuition des révolutionnaires français aura été d’accoucher d’une belle théorie des contre-pouvoirs dont Montesquieu était le précurseur principal.
Ce rappel nous permet d’aborder le contexte algérien, et la question de l’indépendance de la justice. Une justice indépendante est celle qui peut s’affirmer comme un contre-pouvoir face aux excès et abus de l’Etat. Ou comme le recommande à juste titre, l’ancien Ministre français de la Justice, Robert Badinter, il faut que “ceux qui gouvernent l’Etat se voient retirer tout moyen d’influence sur la magistrature”
Qu’en est-il au juste en Algérie? Il est permis d’affirmer, sans risque d’erreur, que le pouvoir non seulement empiète sur les compétences de la justice, mais il l’inféode complètement ou presque à ses visées politiques.

Exemples concrets qui mettent à nu l’absence d’autonomie de la justice

On le voit bien au niveau de la lecture de notre droit constitutionnel, et de notre code pénal par certains de nos juges. Je ne cite à ce propos que des exemples concrets observés et vérifiables à Msila. Le juge condamne l’accusé, qui est pourtant présumé être innocent tant que les preuves de sa culpabilité ne sont pas établies, en se basant uniquement sur les témoignages du plaignant. Il fait non seulement une lecture unilatérale et partiale des documents livrés par les justiciables, mais il prend subjectivement partie pour l’une contre l’autre. La condamnation pour diffamation de notre collègue Nourreddine Hebiche, enseignant en mécanique à l’Université de Msila, illustre de manière éclatante un parti pris net du juge en faveur de la partie adverse, en l’occurrence, le recteur de Msila. Dans ce cas, comme dans bien autres, le juge n’a pris en compte que les allégations du recteur, et non les éléments de preuve de son détracteur, éléments attestés par le contenu de l’article incriminé qui ne comporte pas de diffamation, et par les témoins au nombre de trois qui se sont présentés à la barre en confirmant la véracité des propos de Hebiche reproduits dans El Watan du 31/1/: 2007 sous le titre de Malaise à l’Université de Msila. Le juge s’est fondé essentiellement sur la requête de l’avocat du recteur, requête édictée essentiellement d’ailleurs par ce dernier en qualité de “victime”. Mais victime de quoi? La requête le dit : d’une “atteinte à sa personne en sa qualité du recteur de l’Université de Msila ” et qui a été décrit comme “un homme violent qui suscite des problèmes à l’université”. Pourtant, dans cet article Hebiche se plaignait justement d’avoir été victime, lui et ses deux collègues, Amar Bougeura Et Djamel Taou, d’une violence de la part du recteur, qui avait ordonné à ses agents de sécurité de lui confisquer brutalement son appareil photo et d’immobiliser son véhicule à l’intérieur du parking de l’Université. Hebiche ne parlait donc pas d’une violence imaginaire, mais d’une violence réelle subie par lui , et suite à laquelle lui et ses deux collègues avaient posée en date du 5 décembre 2007 une plainte auprès du procureur de la République, mais sans suite! Alors qu’elle est antérieure à la plainte du recteur et devant être examinée en premier lieu et avec célérité, celle de Hebiche et de ses deux compagnons a été au contraire purement et simplement reléguée à l’arrière-plan et comme “gelée”, au profit de celle du recteur qui fut immédiatement examinée!

Enfin, la reconstitution rétrospective des faits, et la relecture attentive de l’article d’El Watan incriminé démontrent que l’auteur de la violence réelle n’était pas Hebiche et ses deux compagnons, mais bel et bien le recteur et ses agents de sécurité, et que l’argument diffamatoire avancé ne résiste guère à l’épreuve des faits.
En dépit de tous ces éléments de preuves irréfutables qui devraient en toute logique militer en faveur de l’innocence de Hebiche, le juge l’a condamné le 26 mai 2009 à 25 000DA d’amende, en sus de 50 000DA à la partie civile représentée par la personne de Barhoumi Slimane en compensation des dommages qu’il a subis en qualité de “victime”!
Comment expliquer dès lors ces deux poids, deux mesures au terme desquels la victime se transforme en coupable, et le coupable en victime? Par quelle subtile dialectique opère-t-on cette inversion des choses et des priorités? La réponse est que des deux choses l’une : ou bien le juge a été mu par un parti pris en faveur du recteur, ou bien il a fait preuve d’incompétence de dire et d’appliquer le droit. Dans les deux cas, le droit a été malmené. Et pour que le droit conserve sa dignité et son primat au dessus de toutes les considérations subjectives et partisanes, ne faut-il pas reconsidérer la formation de certains de nos magistrats, mais aussi de bon nombre de nos avocats, qui semblent nager au vu de l’observation dans un flou artistique? Ne faut-il pas revoir et transformer de fond en comble les méthodes et le contenu de leur formation? L’Etat de droit ne peut en effet s’édifier sur des bases solides et durables sans l’existence de juges et d’avocats bien formés, et autonomes vis-à-vis du pouvoir Exécutif.

De l’abus du pouvoir à l’état pur

Que font les juges pour faire respecter les dispositions fondamentales de notre Constitution qui, au plan de la jurisprudence, n’a rien à envier aux Constitutions régissant les Etats moderne? Savent-ils que M. le recteur de Msila abuse de son pouvoir et viole constamment depuis près de cinq ans de gestion de l’université toutes les règles élémentaires du droit et de la réglementation interne? Ont-ils examiné avec la neutralité et l’indépendance requises la cinquantaine de plaintes déposées auprès de la justice et qui concernent l’université? La même question se pose à propos du silence inexpliqué de la tutelle concernant ces affaires judiciaires dont le recteur a été le principal instigateur. Outre ces plaintes qui ont défrayé la chronique judiciaire locale, il faut ajouter les dizaines de courriers envoyés au Ministre de l’Enseignement Supérieur par des enseignants lésés et qui n’en pouvaient plus d’être menacés, intimidés et harcelés par un recteur qui ne semble obéir qu’à ses sautes d’humeur et qui plus est, faisait de “l’abus du pouvoir”un principe de conduite fondamentale….Courriers et doléances qui n’eurent jamais de suite.
Que dit donc notre Constitution, qui devient presque mon livre de chevet, et dont je caresse des yeux et avec amour tous les soirs ou presque les articles et les dispositions prometteurs de justice, d’équité et d’ “épanouissement de l’homme”? Elle dit sans détours, en son article 22 que ” L’abus d’autorité est réprimé par la loi.” Bel article qui aurait pu s’appliquer sans faute à ce recteur fortement grisé et “abusé” par ses relations réelles ou fictives avec les hautes instances du pouvoir…

Les victimes expiatoires de l’abus d’autorité

Quiconque a eu l’occasion de s’aboucher avec le recteur de Msila, il ne peut manquer d’être surpris par certains traits de ses conduites. Il vous frappe l’esprit par son esprit volcanique, explosif, par ses paroles saccadées, ses débits précipités et torrentiels, et le tout se déroule sur un fond embrasé. Il s’excite tout seul, s’embrase comme une paille, et pour un oui ou pour un oui, il monte sur ses ergots comme un coq en rut. Il s’écoute parler et n’a d’oreilles attentives et complaisantes que pour ceux qui lui disent toujours : oui, oui, y a cheikh, ou Monsieur le président, vous avez raison. Le “non” et le”mais”, même nuancés, le mettent dans un état second, hors de lui. La violence intérieure lui semble consubstantielle, et un romancier talentueux, pourrait le prendre pour un modèle d’inspiration pour restituer les caractères dominants d’une époque. Si Flaubert était en vie, il l’aurait pris pour un personnage central de son roman. C’est le côté vraiment original, atypique de M. Le recteur. Le grand mérite du MESRS aura été donc de nous révéler un gestionnaire dont les talents résident peut-être moins dans ses compétences particulières (la science physique) que dans son art, également singulier, de mener ses administrés à la hussarde.

Son langage est sans aménité. Lorsqu’il sévit, il se montre impitoyable. Il se laisse guider par ses propres lubies qui le conduisent, sans s’en rendre compte, à se monter insensibles aux souffrances qu’il inflige à autrui. Lorsque Monsieur le recteur traite Miloud Bedar, un professeur respectable et non violent de menteur en le qualifiant textuellement de “Achbah Al-rijâl”( tu n’es pas un homme); lorsque il suspend le juriste Rabah Zetchi de son poste en lui coupant les vivre en le traitant de falsificateur, et lorsqu’il entraîne, enfin, pour diffamation devant les tribunaux le mathématicien Zeddam Lemnawar, le professeur de littérature Abou Nadja, le juriste Ouhib Boussadia, le professeur de mécanique Hanafi Belgacem, le technicien de labo Djamel Bousséna, le fonctionnaire Farid Sraïche, etc., il ne fait en fait qu’exercer une violence impunie qu’il s’efforce vainement de masquer sous les apparences de la légalité. Tout en pratiquant la violence institutionnelle, M. Le recteur se pose en “victime” et certains juges locaux semblent lui donner raison puisque aucun d’eux ne s’est soucié du sort de ces malheureux enseignants, tous pères de familles, qui ont des enfants à nourrir et à éduquer, mais qui se trouvent en vertu de l’ironie du sort contraints à bricoler à droite à gauche pour s’acquitter des honoraires des avocats. Le recteur, lui, n’a pas de soucis d’argent pour payer ses défenseurs : il puise directement du Trésor public. Par ailleurs, il est dispensé d’assister aux audiences des tribunaux, et s’épargne toutes les tracasseries administratives qui sont le lot quotidien de ces victimes du déni de justice. Certains de ces enseignants, comme Rabah Zetchi, et Hanafi Belgacem, sont privés de leurs salaires depuis 2004, et peinent terriblement à nourrir leurs enfants, et Djamel Boussena n’a retrouvé son poste qu’en 2008, après avoir longtemps “galéré”.

L’indépendance et la neutralité des juges, mythe ou réalité?

En suivant de près les dossiers de ces victimes d’arbitraire, en écoutant leur témoignage, en lisant leur correspondances administratifs et judiciaires, et en passant au crible leur requêtes et celles des parties adverses, on s’aperçoit que certains juges locaux ne sont là que pour exécuter la volonté de Monsieur le recteur. Tout se passe en somme comme s’il était à la fois juge et partie, gestionnaire administratif et homme de droit, sauf professeur de physique nucléaire. Par ailleurs le nombre de dossiers (plaintes et contre plaintes) déposés auprès de la justice par l’université de Msila et son recteur dépasserait selon des témoignages et des données plusieurs fois recoupés, plus d’une cinquantaine. La question qui se pose est de savoir pourquoi ni la tutelle ni la justice locale ne se sont montrées à aucun moment préoccupées par le volume de ces contentieux qui grèvent à la fois le budget de l’Etat, suscitent de sérieux dés fonctionnement de l’université, et reportent les nobles préoccupations de celle-ci sur des conflits et frictions souvent stériles et, partant, producteurs d’injustice et d’exclusion? Comment un homme qui a été congédié de l’Andru, à laquelle il a posé maints problèmes, s’est trouvé du jour au lendemain promu recteur d’une grande université? On reste perplexe devant un tel choix. Si l’on voulait résumer le bilan de son mandat de cinq ans à la tête de cet établissement, je dirais qu’il aura été une immense accumulation de cartons de papiers et de dossiers judiciaires avec des préjudices “collatéraux” multiples : préjudice pour l’université en termes de perte d’enseignants, suite aux procès, aux suspensions, et à exil à l’étranger; perte d’argent au détriment du trésor public, gaspillage du temps et d’énergie en querelles et démarches administratives; une perte de gain en termes de production scientifique et , enfin, surcharge inutile de travail supplémentaire pour les juges déjà écrasés des tâches multiples et harassantes. Si certains avocats pouvaient trouver leur bonheur, grâce à des “commandes”réguliers et rémunérateurs, tel n’est pas le cas cependant de l’institution éducatif et judiciaire, les grandes perdantes dans ce jeu à “somme nulle”.

L’exemple d’un jugement bâclé

Je reviens maintenant aux juges. Sont-ils indépendants au sens le plus large du mot? A s’en tenir à la Constitution, ils le sont de jure et de facto. En son article 129, cette dernière dispose que “Le pouvoir judiciaire est indépendant” Et l’article suivant assure qu’il ” protège la société et les libertés. Il garantit à tous et à chacun la sauvegarde de leurs droits fondamentaux.” Et que dit-on du juge? Qu’il “n’obéit qu’à la loi” ( article 138). Ce qui veut dire nulle personne, et quelle que soit sa fonction, son statut ou son grade dans l’ordre hiérarchique, ne saurait l’influencer ou le détourner de sa mission qui est l’application stricte de la loi qui, à son tour, le protège contre les potentats. L’article 139 précise sans ambages que “Le juge est protégé contre toute forme de pression, interventions ou manœuvres de nature à nuire à l’accomplissement de sa mission ou au respect de son libre arbitre”. Article louable, mais qui se trouve dans beaucoup de cas transgressé. S’il est sans doute dans notre pays des magistrats compétents, honnêtes et imbus des valeurs éthiques et morales l’appliquent malgré toutes “les interventions” ou les “manœuvres” dont ils pourraient faire l’objet, il en est d’autres cependant qui en font peu cas, et prennent de larges latitudes pour le détourner de sa finalité. Pour éviter les généralisations abusives et les malentendus éventuels, je me limite au cas de Msila, et en particulier au mien, qui constitue un exemple illustratif de la conduite de ces juges qui enfreignent la Constitution et l’esprit “fraternel” qui président à notre culture et à nos lois.
Le 13 janvier 2009, je suis auditionné par le juge auquel j’ai démontré, preuve en main, que dans mon article paru dans El Watan en date du 10 mai 2008, il n’y avait pas l’ombre d’un seul mot de diffamation, et qu’il y avait en revanche une critique visant l’incorrect comportement du recteur vis-à-vis des enseignants, et portant aussi sur la gestion purement scientifique qui n’était pas à la hauteur des attentes de l’université et des universitaires, dont je suis partie prenante. Je lui ai exhumé l’article que j’ai traduit de l’arabe devant l’assistance où le juge n’avait rien trouvé à redire. D’ailleurs cet article aurait dû être traduit par un traducteur assermenté avant le jugement final, ce qui aurait pu faciliter la tâche au juge pour donner un verdict équitable, et non expéditif.
Les six témoins, cinq enseignants de l’université, et un représentant des étudiants au moment des faits, défilèrent tour à tour à la barre en corroborant les propos reproduits dans mon article. Au juge qui écoutait sans ciller, les témoins lui dirent en chœur que les faits que j’avais relatés dans l’article en question était non seulement véridiques, mais ils l’étaient “à trois cents pour cent”. Ils ajoutèrent, unanimes, que ce que j’avais exposé dans mon récit journalistique n’était que la partie immergée de l’iceberg, et que toute la violence verbale, et parfois physique, dont faisait preuve le recteur n’était pas complètement rendue par mon article. Au six témoins, s’est joint un autre élément de preuve: l’ex-représentant des étudiants, Salah Saoudi, avait remis au juge, via mon avocat, Maître Mohamed Attoui, une attestation de témoignage signée par lui et agrée par les étudiants qui témoignaient en ma faveur en stigmatisant la pétition contre moi que le recteur avait tenté vainement de la leur arracher sous la pression et la menace, juste avant ma suspension le 22 juin 2008. J’ai relaté déjà ces faits dans mon article précédent.

Quand l’incompétence conjugue ses effets à l’absence de neutralité

C’est qu’il faut noter, c’est que non seulement le juge s’est dispensé de lire, de faire lire ou traduire mon article, mais il s’est contenté tout bonnement de prendre textuellement l’accusation du recteur, telle qu’elle est transcrite dans sa déposition et reprise dans sa requête, pour argent comptant!
Plus grave encore, et qui porte de graves atteintes à la crédibilité de la justice, mais aussi au professionnalisme et à la probité des magistrats pétris des valeurs du respect du droit et de l’éthique de leur profession, c’est que le juge Ahmed Gouassmia et ses deux assesseurs, n’ont nullement pris la peine de vérifier si les propos qui m’étaient imputés dans la requête du recteur représenté et défendu par son avocate, Mekhiche Hadda, étaient vrais ou relevaient de la fantaisie.

C’est bien que le verdict rendu le 27 janvier 2009, ne pouvait qu’être biaisé. Il comportait de graves entorses à la vérité, et une violation flagrante contre l’éthique, l’impartialité et l’indépendance du juge. Cette décision inique s’est fondée sur trois termes : dictateur, terroriste, régionaliste, qualificatifs que j’aurais employés dans l’article. Mots qu’en vérité ne figurent nulle part dans mon article, sinon dans l’imaginaire du recteur et de son avocate. Par ailleurs celle-ci m’impute dans sa requête ces phrases non moins graves : “sa gestion ( celle du recteur) suscite une sorte de bureaucratie et de régionalisme globaux dont ont bénéficié certains au détriment d’autres.” Idées fallacieuses que je n’ai pas écrites, comme l’attestent de manière irréfutables mon article.
Sur la base de ces données mensongères, je suis donc condamné au motif de diffamation au terme des articles 296/298 du code pénal à 25 000 DA d’amende, augmentés de 8000 DA de frais judiciaires et plus un dinar symbolique à verser à la partie civile….
Je fais donc aussitôt appel de cette décision le premier février 2009 auprès de la cour de Msila, et le premier avril devait avoir lieu la première audience, qui fut reportée au 22 avril, puis au 3 juin, puis au 10, puis au 17 juin, et enfin au premier juillet 2009. Elle este encore au 7 octobre 2009. Les deux derniers reports ont été motivés par une pièce essentielle portée manquante dans le dossier du recteur : mon article, objet de poursuite en diffamation contre ma personne! Au total ce sont six reports, dont au moins deux ne sont pas fondés, alors que la loi les fixe à trois au-delà desquels il y a prescription. Mais c’est là que le bât blesse : comment mon article, objet de litige, et constituant en théorie une pièce à conviction entre les mains du recteur pour me confondre, se trouve-t-il par deux fois absent de son dossier? Et pourquoi le juge qui m’a condamné à cette amende injustifiée ne s’est-il point donné la peine d’ordonner une traduction dûment agrée de mon article pour faire la vérité? Je laisse cette question momentanément en suspens, et passe pour soulever une autre dont le caractère énigmatique laisse fort perplexe : est-il légal de donner ordre au receveur des impôts, de m’acquitter, sous peine de recourir à la contrainte publique, de l’amende de 25 000DA, plus les 8000 dinars des frais de justice en sus du dinars symbolique alors que j’ai fait appel le 1er février de cette condamnation? Mais dans notre pays, rien n’est impossible : tout peut se produire, et jusqu’à l’absurde : le 11 juillet 2009, je reçois un courrier de la direction des impôts agissant sur l’ordre du tribunal de Msila et me sommant de m’acquitter dans les 8 jours qui suivent des montants ci-dessus indiqués. Ce type de démarche n’est pas seulement contraire au bon sens, à la logique; il contredit aussi et de manière flagrante le code de procédure pénal dont l’article 425 stipule avec netteté d’épure que : “Pendant les délais d’appel et durant l’instance d’appel, il est sursit à l’exécution du jugement, sous réserve des dispositions des articles 357 aliénas 2 et 3, 365, 419 et 427″ (Code de procédure pénal 2007-2008).
Comment expliquer dès lors cette illogique, sinon par le non respect des lois et de l’incompétence qui lui fait escorte et qui, tous deux, dénotent cette dichotomie existant entre les proclamations des principes de notre Constitution et la pratique à laquelle celle-ci donne lieu ?

——————
1. Michel Troper, Déclaration des droits et Constitutions, dans l’Etat de la France pendant la Révolution (dir. Michel Vovelle), Paris, La Découverte, 1988, pp.183-185.

2. Robert Badinter, “Les juges et l’Etat” in Le Monde du 13 novembre 1976

3. Cf El Watan, “Le droit et les voies de recours, unique rempart de la liberté?”

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sebhan ALLAH !!!!!c’est quoi ces oufs de aalawite?

Posté par algeriedemocratie le 24 juillet 2009

 

LE PRÉSIDENT DE LA TARIQA ALAWIYA S’ATTAQUE AUX SALAFISTES
«Le port du hidjab n’est pas obligatoire…»
25 Juillet 2009   «La femme ne doit pas céder à la force pour se voiler le visage»

«Si la pensée salafiste était une pensée positive, on aurait constaté depuis au moins un siècle les résultats d’un vrai projet politique, économique et culturel.»

Le président de la Tariqa alawiya, Khaled Bentounès s’est attaqué avec une rare virulence aux thèses du courant salafiste dominant en Algérie lors de l’ouverture hier du Congrès international sur le soufisme qui se déroule à Mostaganen et ce, jusqu’au 31 juillet. Il a estimé que le port du hidjab pour la femme ne constitue pas «une obligation religieuse». Aussi, considère-t-il que «la femme ne doit pas céder à la force pour se voiler le visage». Il est bien vrai que de nos jours le foulard est devenu un symbole chargé de connotations religieuses, politiques et sociales. Mais les raisons qui poussent les femmes à le porter ou non sont souvent diverses. Bien qu’il n’y ait pas, en Algérie, de loi interdisant le port du foulard, l’image d’une femme qui, parce qu’elle porte le foulard, serait opprimée et dominée par la société patriarcale dans laquelle elle vit, ne tient plus, car la plupart des jeunes femmes sont directement impliquées dans leur décision de porter ou non un foulard. Le fils spirituel du fondateur de la Tariqa alawiya part même en guerre contre ce courant et met en doute une quelconque contribution de ce courant à l’Islam depuis 1886, date de la création à Paris par Mohamed Abdou et Djamel Eddine el Afgahni du courant salafiste: «Si la pensée salafiste était une pensée positive on aurait constaté depuis au moins un siècle les résultats d’un vrai projet politique, économique et culturel.» Le président de l’association qui s’est, mercredi dernier, exprimé sur les ondes de la Chaîne III a, sans l’ombre d’un doute désigné le courant salafiste de «danger pour elle d’abord et pour l’Islam ensuite». Ce denier estime en effet que la salafia a «donné une mauvaise image de l’Islam» car, à son avis celle-ci a également donné «une mauvaise impression de la religion musulmane auprès des autres». Sur un autre registre, le descendant spirituel du fondateur de la Tariqa alawiya appelle les autorités publiques à «barrer la route aux thèses des salafistes» qui tentent de s’incruster dans les campus universitaires. L’héritier de la Tariqa alawiya depuis 1975, s’est attaqué ensuite aux responsables de l’Association des uléma musulmans qui ont dénigré le contenu de son dernier livre. Il a qualifié les attaques proférées contre lui «d’absurdités». Dans un fascicule édité à l’occasion du centenaire du soufisme en Algérie, le président de cette tariqa, Khaled Bentounès, écrivain, conférencier et pédagogue, a même soutenu que les versets du Coran «ont aussi fait l’objet d’interprétations erronées car décontextualisées et parfois manipulées». Sans vouloir relancer la polémique, cette attaque frontale du président du courant soufi ne devrait pas laisser sans réaction l’Association des uléma. Les salafistes enseignent une version des plus rigoristes, de l’Islam et son livre. Ce courant prône un enseignement remarquablement «suprématiste, machiste et misogyne». Pour ce courant, les compatriotes non musulmans sont des «kouffars» (mécréants), les femmes sont de vraies perverses, et le peuple est «bête et ignorant». Outre la démocratie, la modernité, la laïcité et la liberté (surtout celle des femmes), il pourfend les «innovations» (bidah), la mixité, le théâtre, la musique et à peu près toutes les autres écoles de pensée musulmanes. Il prenait Abou Qatadah Al-Filistini comme référence. Ce «fanatique» qui résidait en Angleterre avait même prononcé des fatwas demandant de tuer les femmes et les enfants en Algérie. C’était le mufti du GIA et des autres groupes de cette mouvance. Selon plusieurs spécialistes de la question, le salafisme est une lecture de l’Islam née dans un contexte de «perdition de la pratique religieuse». Le salafisme est selon d’autres l’Islam originel: monothéisme pur, dogme unique et pur, avec toutes les interdictions et les permissions. Une centaine de conférenciers originaires de différents pays, dont le Japon et l’Indonésie, ont confirmé leur participation au congrès international sur le soufisme de Mostaganem, avec des thématiques variées tels les défis environnementaux, l’agriculture familiale, l’éducation, le développement durable. Des ateliers thématiques et des expositions sont également prévus qui permettront, respectivement, de concrétiser certaines réflexions et d’inviter au voyage à travers histoires, cultures et traditions de différentes régions du monde. Les sept journées de travaux seront consacrées, chacune, à une des thématiques retenues, à savoir la Terre, l’éducation d’éveil, la communication et les médias, la mondialisation, la révélation, la spiritualité et le soufisme et l’avenir.

Hocine ADRYEN

source:l’expression

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La ministre belge de la Politique de migration et d’asile.

Posté par algeriedemocratie le 24 juillet 2009

Annemie-Turtelboom Photo Annemie Turtelboom La ministre belge de la Politique de migration et d’asile.

Le gouvernement belge a signé, dimanche dernier, un accord pour une régularisation en masse des sans-papiers. Ils sont des dizaines de milliers d’Algériens illégaux à pouvoir en bénéficier. Appelé par téléphone, un sans-papier algérien a souhaité que l’ambassade d’Algérie en Belgique aide les sans-papiers algériens en vulgarisant les clauses de cet accord et en allégeant la procédure d’acquisition des documents administratifs.

L’accord sur l’asile et l’immigration dans le Royaume de Belgique sur lequel le Gouvernement, présidé par le Premier ministre, Herman Von Rompuy, est parvenu à s’entendre, samedi soir, vient d’être rendu public dimanche. Le comité ministériel restreint élargi belge a, en effet, défini de nouvelles procédures de régularisation d’immigrés illégaux qui prennent en charge les situations humanitaires urgentes. Pour rappel, le débat entre les différentes obédiences belges au parlement et au gouvernement a duré plus d’une année et demi, avant que cette instruction voie le jour.

«Ancrage local durable»

En somme, les clauses de cet accord relatif à l’application de l’autorisation de séjour pour raisons humanitaires, telle que prévue par la loi sur les étrangers, donnent la priorité à «l’ancrage local durable», et «les procédures anormalement longues». Dans le cadre de la procédure de régularisation, la notion «d’ancrage local durable» vise à prendre en compte la pleine intégration de personnes qui ont tissé des liens sociaux en Belgique, explique-t-on, ajoutant que les demandes de régularisation pourront être introduites pendant une période de trois mois à compter de la prochaine rentrée judiciaire, en septembre prochain.

Cette régularisation permettra aux personnes justifiant de cinq ans de présence en Belgique et d’un séjour légal ou à ceux qui ont demandé à l’obtenir avant le 18 mars 2008 (date de l’accord de gouvernement), de «faire valoir que le centre de leurs intérêts affectifs, sociaux et économiques se situe en Belgique». Seront également pris en considération les liens sociaux tissés en Belgique, la connaissance d’une des langues nationales, l’emploi, souligne la même source, précisant que c’est l’Office des étrangers qui examinera la recevabilité et le bien-fondé de la demande.

En cas de doute, c’est la commission consultative des étrangers qui rendra un avis au ministre qui devra motiver sa décision s’il ne suit pas cet avis. En outre, les personnes présentes en Belgique depuis le 31 mars 2007, liées par un contrat de travail à durée indéterminée (CDI) ou un CDD d’un an, avec salaire minimum garanti, et qui prouvent leur intégration en Belgique avec les liens sociaux, la langue et l’emploi, pourront également être régularisées, si elles prouvent par la suite l’obtention d’un permis de travail ou obtiennent l’avis favorable de la Région sur une prochaine délivrance d’un permis de travail. Concernant la reconnaissance de la problématique des procédures d’asile anormalement longues, les concernés pourront être régularisés pour avoir été laissés dans une position d’attente durant des années. Si la durée totale atteint cinq ans (quatre pour les familles avec enfants scolarisés), la régularisation supposera que la procédure soit toujours en cours ou qu’elle ait été clôturée après le 18 mars 2008.

Quelles conséquences pratiques ?

L’accord à propos de la régularisation des sans-papiers, intervenu samedi soir, vise à régler une problématique qui minait le gouvernement depuis un an et demi. L’accord de gouvernement du 18 mars 2008 prévoyait la publication d’une circulaire relative à la régularisation.

La décision porte sur une instruction explicitant les critères de régularisation. Outre qu’elle permettra à un certain nombre de personnes de régulariser leur séjour en Belgique, la décision devrait également avoir pour effet de diminuer la pression sur les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, saturés depuis plusieurs mois. Selon certaines sources, un millier de places pourraient être libérés dans ces centres, hébergeant un certain nombre de personnes régularisables. Les autres aspects du dossier Asile et Migration, comme le regroupement familial, les étudiants, le protocole entre Fedasil et l’Office des étrangers, la législation sur la nationalité et la lutte contre les mariages de complaisance, également visés par l’accord de gouvernement, seront abordés en septembre. En plus de ces nouveaux critères, l’instruction accorde au ministre ou à son délégué la prérogative d’apprécier d’autres cas humanitaires urgents, souligne-t-on de même source.

K. Issam
Avec Le Fianncier

source:algerie-focus.com

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Operation démolition du FFS

Posté par algeriedemocratie le 20 juillet 2009

Operation démolition du FFS

Djamaledine Benchenouf   

Le FFS est la seule force politique crédible qui subsiste dans notre pays. Le régime est obnubilé, voire terrorisé, par ce parti politique qui a su résister jusqu’à aujourd’hui, aux multiples et vaines opérations de subversion qui ont tenté de le saborder.

Le régime, dont la force réside dans la division des Algériens et l’impossibilité pour eux de se regrouper dans une force qui les représente, et qui porte leurs aspirations, a fixé à ses agents la mission de faire exploser ce parti des Algériens. Seuls les partis fantoches, acquis au régime, et qui le servent en faisant mine de le combattre, ou ceux qui se vantent d’appartenir à ”l’alliance présidentielle” ont droit de cité et de butin dans notre pays.

Il existe, au sein du DRS, une structure fortement dotée de moyens humains et financiers, exclusivement destinée à créer, au sein du FFS, des foyers de tension entre ses militants, de le discréditer au sein des populations, via une presse aux ordres, et à le ”ghettoiser” dans la seule région de Kabylie, en suggérant que le FFS est un parti régionaliste. D’autres voix ”politiques” autorisées, tentent de suggérer au peuple algérien que le leader du FFS pratique du ”tourisme politique”, parce que, pour des raisons parfaitement évidentes, Monsieur Hocine Ait-Ahmed réside à l’étranger. Et ils ”oublient” de nous dire ce qui pourrait advenir à ce pays, si ce leader politique venait à être assassiné par le ”terrorisme.”

Le régime qui fait tout pour que Monsieur Hocine Ait-Ahmed ne s’installe pas définitivement en Algérie, et qui entretient cette propagande de tourisme politique et de ”parti des Kabyles” est-il en mesure d’assurer la sécurité de ce leader?

Autant demander à un voleur de garder la caisse.

Et, en plus des opérations visant à discréditer le FFS dans l’esprit des Algeriens, des taupes ont ete chargees de le miner de l’interieur.

Des ”dissidents” du FFS viennent d’annoncer la création d’un FFS bis, dans une phraséologie et avec des euphémismes qui montrent tout le cote chafouin et suspect de cette entreprise. Et toute honte bue, ils accusent l’actuelle direction du FFS d’être ”un appareil au service du pouvoir”. Une direction qui se distingue, avec éclat, dans la dénonciation inlassable du régime. Et par son engagement sans faille en faveur de toutes les causes justes, comme celle du mouvement social des enseignants, entre autres.

Ils tentent de nous convaincre que la seule force politique qui dénonce et qui combat l’oligarchie qui a confisquée notre indépendance est au service de celle-ci. La ficelle est trop grosse.

Le FFS est l’une des forces qui vont contribuer à chasser le régime et a libérer le peuple algérien de l’atroce oppression d’un régime corrompu et criminel.

Je ne suis pas un militant du FFS, mais j’affirme, haut et clair, que Le FFS est un parti de tous les Algériens. Que c’est le seul vrai parti d’opposition sur la scène politique.

En attendant qu’il soit rejoint, sur le champ de bataille de la dignité et de la justice, par d’autres formations aussi intègres et aussi engagées qu’il l’a toujours été, nous devons nous mobiliser à ses cotes, Nous ne devrons pas permettre aux agents du régime de démolir l’une des plus belles sagas politiques de notre histoire, et l’un des garants de notre renouveau. Et de notre libération!

Djamaledine Benchenouf
31 août 2008

www.lequotidienalgerie.com

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déclaration de Anwar Haddam sur l’Assassinat des Moines de Tibéhirine :

Posté par algeriedemocratie le 20 juillet 2009

Assassinat des Moines de Tibéhirine : Silence Complice de l’Etat Français et Devoir de Vérité

Washington DC, le 13 Juillet 2009

Ces derniers jours, plusieurs media ont relayé une déclaration de l’ancien attaché de défense français en Algérie (entre 1995 et 1998), le général à la retraite François Buchwalter, attestant que, selon des informations obtenues à l’époque d’un « gradé » algérien, les sept moines trappistes du monastère de Tibéhirine (Médéa, Algérie) auraient été tués par « erreur » lors d’un raid aérien de l’armée algérienne sur un bivouac en mai 1996.

Le général dit avoir informé le ministère de la Défense français de l’époque. Le pouvoir putschiste d’Alger ainsi que le gouvernement français avaient imputé ce crime horrible à l’opposition armée contre le coup d’Etat militaire du 11 janvier 1992.

Il est à rappeler que dans une lettre ouverte adressée au Pape Jean-Paul II le 24 mai 1996, au nom des parlementaires élus du peuple algérien lors des seules élections libres et pluralistes qu’a connu l’Algérie le 26 décembre 1991, nous avons condamné cet acte horrible et barbare qui a couté la vie à des hommes de religion jouissant du respect de la communauté de Tibéhirine.

Dans cette lettre nous avons déjà à l’époque écris que « nous voyons dans cette acte abominable l’empreinte, qui nous est, hélas, bien familière, des services spéciaux de la junte et des groupuscules extrémistes qu’elle manipule ».

Ce crime horrible a fortement fait basculer l’opinion publique française et internationale contre les représentants légitimes du peuple algérien en faveur des putschistes, et a fait perdurer la crise algérienne.

Si le gouvernement français de l’époque avait accompli son devoir de vérité sur ce crime barbare, l’aventure des putschistes aurait pris fin, le peuple aurait recouvré sa souveraineté, et des centaines de milliers de vies humaines auraient été épargnées.

Il est grand temps de rétablir la vérité sur tous les crimes commis en Algérie. Nous sommes certains que les services secrets français ont des informations cruciales qui aideraient à rétablir la vérité, toute la vérité, sur tous les crimes commis par les putschistes de janvier 1992, y compris celui de l’enlèvement et l’assassinat délibéré des moines du monastère de Tibéhirine.

Le silence du gouvernement français de l’époque, face à ce crime horrible, a rendu l’Etat français complice de la junte militaire dans ses atrocités commises en Algérie. C’était la conclusion à laquelle ont abouti plusieurs observateurs, y compris la délégation islamo-chrétienne de Lyon lors de son séjour à Tibéhirine du 17 au 21 février 2007.

Nous accueillons favorablement la déclaration du président français Nicolas Sarkozy concernant la levée du secret-défense autour de cette affaire. Les membres du gouvernement français de l’époque devraient répondre de leur silence complice face à des instances juridiques qualifiées afin de savoir qui a ordonné de passer sous silence un tel acte horrible et odieux, et pourquoi.

Nous souhaitons aussi que l’Etat français ne cède pas aux pressions diverses des uns et des autres, afin que cette mesure soit entreprise effectivement, et cela non seulement pour cette affaire, mais aussi au sujet de tous les crimes commis par la junte militaire d’Alger.

De notre part, nous réitérons notre engagement pour la paix, la sécurité, et une coopération fructueuse entre les peuples des deux rives de la Méditerranée.

Anwar N Haddam

Député-élu au Parlement algérien (Décembre 1991)

Président, Délégation Parlementaire du Front Islamique du Salut (1992-2002)

anhaddam@yahoo.com Office: (1) 703-912-4846 Alt. Tel: (1)703-623-9653

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fin du panaf: les délégations commencent à quitter alger

Posté par algeriedemocratie le 20 juillet 2009

fin du panaf: les délégations commencent à quitter alger dans DILEM(16) moz-screenshot-30moz-screenshot-31 dans DILEM(16)moz-screenshot-32The image “http://www.liberte-algerie.com/apps/edition/images_editions/5129/dilem.jpg” cannot be displayed, because it contains errors.

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Histoire et culture. Azeffoun commence à éclore

Posté par algeriedemocratie le 20 juillet 2009

source:algerie-focus.com

De notre correspondant en Kabylie ANNARIS AREZKI

Entre le nom d’une fleur, celui d’un poisson et celui de la rencontre des vents, la signification du terme : «  Azeffoun », oscille. Certains optent pour le premier nom, d’autres pour les deux autres. Moi, quoique la mer qui borde cette ville n’est pas pauvre en poissons et n’empêche pas les quatre vents de s’y rencontrer, je préfère l’acception du terme fleur. Les romains l’ont appelé ROZASUS, les français PORT GUEYDON, mais le nom originel résistant au temps et au colonialisme, parce que il n’a jamais quitté la mémoire de ses authentiques enfants, reprend sa place à chaque indépendance.

L’épanouissement de cette fleur a tardé à venir, car quelque part il y avait manque d’ingrédients. Ces ingrédients, confisqués par on ne sait qui, n’arrivaient pas à trouver la main du bon jardinier. Azeffoun, malgré sa nature touristique (30 Kms de côte au moins), et sa situation géographique (clé entre les wilayas de Béjaia et Tizi-Ouzou), occupe le rang des communes les plus démunies .Telle une mère qui nie sa progéniture, auparavant, elle ne laissait jamais ses unités économiques prendre de la longévité. Des trois unités économiques qu’elle a connues, avant l’entrée en vigueur du libéralisme et de la démocratie, aucune d’elles n’a pu garder son identité initiale.

1-C’est en siège de Daïra qu’a été transformé l’unité de pêche.

2- L’usine de fabrication de bouchons de pipes s’est transformé en souk el fellah, puis en siège de la sécurité nationale (police).

3-L’entreprise communale des travaux de bâtiment n’a pas atteint l’âge de dix ans lorsqu’elle a déposé son bilan.
Un autre espoir est né à Azeffoun, dont le berceau est le port. Entamées juste après l’indépendance, les semailles n’ont pu donner les premiers germes qu’en 1989.

C’est à une entreprise nationale, SONATRAM, qu’est revenu l’honneur de réaliser ce vœu, en démarrant les travaux du port en 1989. Ce port sera la source du développement de notre commune, espéraient les Azeffouniens. Il permettra à notre fleur de libérer ses pétales en quelque sorte. Actuellement, ce port est opérationnel, mais il est loin de remplir l’espoir qu’il a suscité au début de ses travaux. Il ne permet ni le déchargement de la marchandise importée, ni le chargement de la marchandise exportée. Et les azeffouniens qui veulent voyager par mer sont obligés, comme d’habitude, de le faire à partir d’Alger ou de Bejaia. Mais, en tant que port de pêche, il remplit convenablement son rôle. C’est une fonction importante quand même.

Actuellement, aucune unité de production étatique n’existe au niveau de la commune. Dans la zone destinée à l’activité, seules trois (03) unités de productions fonctionnent.

-1/ Une usine de fabrication de biscuits (BISCAL), appartenant à un particulier, médecin de formation originaire et résident d’Azeffoun, qui emploie plus de deux cents (200) personnes et qui exporte ses produits vers les pays voisins (Libye, Tunisie…).

2/ Une unité assurant la fabrication et la réparation navale. Pour les petits bateaux évidemment Le local abritant cette unité, louée à un particulier, appartient à l’APC.

3/ une minoterie.

Il y a aussi, dans cette même zone, une usine de yaourt, qui a cessé ses activités après un court fonctionnement. Normalement, dans un proche avenir, une usine de production d’aliments de bétail se mettra en marche. A sept kilomètres à l’ouest du chef lieu de la commune, au lieu dit TAGHZA LABHAR, est érigé un parc d’aquaculture, qui est aussi opérationnel.

En matière d’infrastructures hôtelières, Azeffoun est doté de cinq (05) hôtels : Le Marin et le Marin bis, le Méditerranée, le Littoral et un nouveau né dont le nom n’est pas encore choisi.
Concernant les établissements scolaires, outre les écoles primaires existant dans la quasi-totalité des villages de la commune, Azeffoun compte aussi trois (03) collèges d’enseignement général , deux (02) lycées et un centre de formation professionnelle..

En matière de santé, en plus de l’ancien hôpital existant depuis l’ère coloniale, et quelques unités de soin , implantées dans certains villages, cette année un autre hôpital(60 lits), construit par une entreprise chinoise, entrera en fonction prochainement. Théoriquement, à l’instar de toute l’Algérie, Azeffoun n’est pas pauvre en ETB (entreprises de travaux de bâtiment), mais réellement, sans amoindrir le mérite de celles qui ont édifié les bâtiments qui jonchent la zone de la route menant vers TIFREST, pour permettre l’extension de la ville, elles sont rares celles qui peuvent réaliser une école primaire dans les délais voulus.

Quoique le propriétaire de l’une des plus grandes entreprises de travaux publics au niveau national, ETRHB, est originaire d’Azeffoun. Mr HADDAD en l’occurrence. Les hôtels le Marin et le Marin bis, cités ci haut, lui appartiennent. Sincèrement, jusqu’à présent, depuis l’instauration du libéralisme en Algérie, le vrai sens de l’entreprise, celui de l’E.T.B surtout, est noyé dans la pléthore de registres de commerces dont la majorité peuvent être assimilées à de contenants qui ne reflètent pas la nature de leurs contenus.

Parler d’Azeffoun sans parler de pêche, c’est évoquer la mer sans penser à l’eau et au poisson qui y baigne. Effectivement, depuis la reconstruction du port, des pêcheurs de métier y exercent leur fonction d’une manière la plus convenable. Du poisson y est proposé dans toute sa variété. De la sardine à la crevette en passant par l’espadon.
En évoquant la mer, le tourisme s’invite devant l’imagination d’une manière automatique. En effet, Azeffoun, littorale qu’elle est (pas moins de 30 km de côte), attire de nombreux visiteurs en été. Ils viennent de toutes les régions du pays. Faute d’infrastructures, en quantité suffisante, les touristes d’autres nationalités (le terme étranger est caduc) sont très rares. Beaucoup d’estivants algériens, habitant loin d’Azeffoun et voulant y passer leurs vacances en familles, hébergent chez des particuliers moyennant location ou bien dans les camps de toile qu’un privé installe pour la circonstance. Le nombre de places disponibles dans les cinq hôtels existants ne peuvent pas répondre à l’intense demande estivale. Quoiqu’ en hiver, il y a plus de chambres vides que d’occupées.

En guise de projet de grande envergure, Azeffoun bénéficiera prochainement de l’une des cinq (05) stations thermoélectriques prévues sur tout le territoire national. Le principe est adopté et le lieu de son implantation est choisi au niveau de la zone d’activité.

Le tourisme et la culture étant si proches, qu’on peut considérer l’un pour l’autre, on ne peut pas citer Azeffoun sans penser à ses artistes et hommes de culture. On peut citer: Boudjemaa Elankis et Chercham (chanteurs chaabi), Djaout Tahar , l’illustre et célèbre écrivain :Fellag Mohammed, le grand humoriste mondialement connu ; les Hilmi Said et Mohamed, comédiens ; Hnifa (chanteuse) ; Ifticene Mohamed , le réalisateur cinématographique et Ifticene Younes , entraineur de football ; Mustapha Badie ( Berkouk de son vrai nom) réalisateur cinématographique ; Mohamed Alloua (jeune chanteur Kabyle)Ourais Achour , acteur de cinéma ; Ouazib Mohand Ameziane ( chanteur en kabyle), Rouiched le grand acteur ; El Hadj Mohamed El Anka, le plus grandeur chanteur Chaabi algérien ; Mohamed Iguerbouchene , le musicien universel ; Issiakhem (artiste peintre) ;Sahel (flûtiste) . Yacef Saadi (auteur de la bataille d’alger). A ces personnalités artistiques, on peut ajouter : Yacef mOar (dit ; petit Omar), le plus jeune chahid algérien ; Didouche Mourad (colonel tombé au champ d’honneur) ; Said Sadi( psychiatre, militant de la cause berbère, écrivain , fondateur et président du parti RCD )… concernant les infrastructures culturelles, on y trouve : – Une salle de fêtes ,héritée du colonialisme ( butin de guerre pour paraphraser le grand Kateb Yacine) – Un centre culturel baptisé au nom de TAHAR DJAOUT- Une auberge de jeunes- Une bibliothèque de proximité en phase d’achèvement .

Pour ce qui est du sport, Azeffoun est dotée d’un terrain de football communal où évolue l’équipe locale ESA (étoile sportive d’Azeffoun). Ce stade, en tuf, sera bientôt doté de tribunes dont il était dépourvu jusqu’à présent. A côté de ce stade se trouve une salle omnisport où se pratiquent diverses activités sportives. S’agissant des femmes qui veulent pratiquer du sport, une salle, assez spacieuse, réservée pour le sport féminin, entrera en fonction dans les prochaines semaines.

Pour un touriste qui veut allier l’utile à l’agréable, il peut visiter les sites archéologiques se trouvant à Azeffoun Haut et au village Ait Rehouna.
Politiquement parlant, depuis l’avènement du pluralisme, en 1990, la commune d’Azeffoun, qui compte 48 villages, est administrée par la majorité FLN lors des premières élections municipales multipartistes en juin 1990. Deux ans après, une fois le FIS, qui géraient la majorité des mairies algériennes, est interdit d’activité, toutes les APC étaient dissoutes et remplacées par des DEC (Délégation Exécutive Communale) jusqu’à l’année 1997. Depuis cette date, c’est le FFS qui a gouverné l’APC pendant cinq (05) ans après avoir remporté la majorité absolue. En 2002, le FFS, récidive en gérant les affaires de la commune. Mais cette fois ci la légitimité est si réduite qu’elle avoisine le néant. Suite à l’appel au boycott du mouvement l’ARROUCHE, le taux de participation aux éléctions communales et wilayales au niveau de la kabylie était très insignifiant Ce qui a obligé l’état à organiser des élections locales partielles au niveau de la kabylie en octobre 2005. Un scrutin qui a permis au RCD de prendre les règnes de l’APC pendant les dix huit mois restants au mandat normal, en remportant les quatre sièges sur les neuf possibles.

Le 29 novembre 2007, il récidive en remportant la majorité absolue (5 sièges sur 9) après les élections locales organisées sur tout le territoire national. Actuellement, jusqu’à 20012, le maire qui est à la tête de la commune d’Azeffoun est d’obédience RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie). D’ailleurs sur les trois autres communes, que compte la daïra d’Azeffoun, seule la mairie de AKERROU (TIFRIT N’AT LHADJ réellement) est administrée par le RND, les deux autres (Aghribs et Ait Chaffa) sont gouvernés par le RCD. Officieusement, on parle de la promotion de AZEFFOUN en wilaya déléguée lors du prochain découpage administratif. Elle est dotée de critères nécessaires pour accéder à ce statut.

L’ouverture officielle de la saison estivale se fera demain le dimanche, 14/06/2009, lors de la visite qu’effectuera le wali de Tizi-Ouzou dans cette région. Il visitera les deux plages principales : Le CAROUBIER de la commune d’Azeffoun et LE PETIT PARADIS de la commune d’Ait Chaffa.

En principe, à partir du mois de juillet, la ville d’Azeffoun sera animée en diurne et en nocturne. Si les prévisions épousent les réalisations, il y aura un tournoi de football inter villages et des galas artistiques (chants, théâtre …). Même un festival cinématographique, d’envergure internationale, sera organisé le mois d’août prochain et sera parrainé par CANAL ALGERIE en collaboration avec l’APC. Le simple citoyen aura l’occasion de côtoyer de grands acteurs qu’il voyait qu’à travers les écrans. C’est peut être une occasion de relancer la culture et l’art au niveau de cette région. Il est vrai qu’ailleurs, on ne peut pas parler d’Azeffoun sans penser à ses artistes, mais, avouons le, que c’est à Alger que la majorité de ces artistes est formée. Donc pour que cette commune mérite le qualificatif de ville d’art et d’artistes, il appartient aux autorités d’encourager les activités artistiques et culturelles.

Ainsi, les jeunes en s’occupant positivement, auront l’occasion de développer leurs dons, s’éloigneront des fléaux modernes (drogue, alcool.) et serviront de courroie de transmission de la culture pour les générations futures. Sans culture, Azeffoun ne quittera jamais le début de son éclosion. Mais si la culture est prise en considération, elle a tous les atouts pour bien éclore et devenir une jolie fleur.

A.A

azzefoun

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Entetien. La première BD arabe inspirée du Coran arrive en France

Posté par algeriedemocratie le 20 juillet 2009

bd

« Savoir que le monde n’est pas sauvé par Superman, mais par Noora, c’est bien ! »

Distribué par la maison d’édition Raï Media, le premier album francophone de la BD koweïtienne « Les 99″ devrait être disponible au début de l’été. Ce comic retrace les aventures de 99 superhéros arabo-musulmans, inspirés des 99 attributs de Dieu dans le Coran, qui réunissent leurs pouvoir pour faire régner le bien. Le directeur de Raï Media, Idrissi Domar, anthropologue de formation et amateur de comics, nous explique l’intérêt de l’adaptation francophone de cette BD, qui est déjà un succès international.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce Comic ?

Plus jeune, j’ai moi-même baigné dans les lectures de superhéros comme Superman, etc. De ce fait, quand j’ai pris connaissance de « The 99 » il y a trois ans, dans une publication anglaise, je me suis précipité dessus ! Ca m’intéressait mais personne en France ne s’en occupait, j’ai donc pris directement contact avec la maison d’édition Teshkeel, et leur bureau new-yorkais. Raïmédia va donc s’occuper de distribuer la version francophone en Europe, pour la France mais aussi pour la Belgique, le Luxembourg. Dans ce monde post-11 septembre, et je dirais même d’avant 11 septembre, il est intéressant d’offrir des réalités autres, qu’une représentation un peu « glauque » d’une population maghrébine. « Les 99 » s’adresse à tout le monde. Il y a un élément d’ancrage : des superhéros arabo-musulmans, venant de tous les pays du monde. Ce ne sont pas des américains. Notre rôle est d’entrouvrir les portes. Par ailleurs, la BD s’adresse à tout le monde, aux enfants, aux adolescents tout comme aux adultes.

Pouvez-nous présenter l’histoire de cette BD ?

Le premier album de la BD, intitulé « Les origines », sortira en juin prochain, à 7000 exemplaires. Mais dès avril, quatre pages de l’album seront offertes aux lecteurs de Raïmag*, et ce tous les deux mois.
Le premier album raconte comment les 99 gemmes [pierres précieuses, ndlr] se sont dispersées au moment de l’invasion de Bagdad en 1258 [prise par les Mongols, ndlr] et ce qu’elles représentent. Ce premier opus révèle également quelques superhéros, notamment Jabbar. A l’époque, Bagdad est la plus grande ville du monde avec 1 million d’habitants.
Par ailleurs, l’album sera d’abord vendu aux professionnels, avant d’être accessible aux particuliers.

En quoi permet-elle « aux jeunes issus du Maghreb-Machrek de se reconnaitre » ?

Il faut positiver c’est tout ! De manière simple, quand on présente des portraits de belles réussites, de beaux parcours, c’est aussi pour l’exemplarité. Certains personnages présentent même des attitudes solidaires, investis dans des « bonnes » causes.
Si on regarde la BD, elle repose sur des choses universelles, une sorte de bataille du bien contre le mal, où le bien est là pour sauver le monde du mal. Ici, les superhéros des « 99 » sont comme les superhéros traditionnels. Savoir que cela existe, que le monde n’est pas sauvé par Superman, mais par Noora par exemple, avec l’aide de Jabbar, c’est bien ! C’est une histoire de reflet de miroir. Au cinéma, au théâtre, il y a toujours une part d’identification au niveau des personnages. En observant les jeunes d’aujourd’hui, je pense que l’accès à cette identification est plus simple voir flatteur que d’autres identifications. Cela ne veut pas dire pour autant que l’on ne s’identifie pas à d’autres figures.

De plus, ces superhéros portent des prénoms humains…

Oui, il y a tout ça… Ce sont des personnages qui correspondent à la majorité de la population d’aujourd’hui, qui ne renvoient pas une image d’extrémiste barbu ou de femme momie.

Craignez-vous des mauvaises interprétations au moment de la sortie de la BD ?

Je suis un peu comme le chevalier Bayard, sans peur, sans reproche ! Sans peur, parce que je crois qu’il faut être conscient, qu’au delà des imaginaires et des représentations sociales des choses, il y a aussi des réalités, qui plus est, défendables. Je me définis comme un laïque et d’une grande tolérance. Je suis plutôt dans ce que je peux apporter à l’autre et aux autres

Source: saphirnews.com

source:algerie-focus.com

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