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Boumerdès: 17 harraga secourus par des pêcheurs

Posté par algeriedemocratie le 4 juillet 2009

Boumerdès: 17 harraga secourus par des pêcheurs

par K. R.

Des pêcheurs de la localité de Dellys, à 45 km à l’est de Boumerdès, ont secouru 17 jeunes harraga qui avaient pris la mer mercredi dernier à destination des côtes espagnoles. Selon des témoins et des proches des harraga, ces derniers se sont constitués en un groupe de 30 personnes de la région, mais il se pourrait que d’autres aventuriers d’autres régions du pays soient de l’expédition en mer. Concernant le reste du groupe, soit treize harraga au moins, il n’est pas sûr qu’ils aient encore rejoint les rivages espagnols, surtout que les conditions de voyage dans lesquelles ont embarqué les jeunes harraga ne se prêtaient pas au voyage eu égard aux barques pas très fiables. Cependant en ignore l’état physique dans lequel se trouvaient les rescapés après avoir regagné leur familles.

source:quotiden d’oran

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Grandiose cérémonie à BÉjaïa,Cheikh Aheddad revient à Seddouk

Posté par algeriedemocratie le 4 juillet 2009

source:liberté

Grandiose cérémonie à BÉjaïa

Cheikh Aheddad revient à Seddouk

Par : A. HAMMOUCHE

Placées sous le haut patronage du président Bouteflika, les cérémonies de transfert et reinhumation des ossements du chahid Cheikh Belhaddad de Constantine à Seddouk Ouffela ont eu lieu ce week-end. Le village de Seddouk Ouffela a connu une véritable effervescence jeudi et vendredi. En effet, la maison des Khouans et le mausolée ont accueilli les restes de l’illustre personnage et de ses deux fils, Aziz et M’hand. Les services de la wilaya, de la commune et le comité d’organisation du village ont été mobilisés pour la préparation de l’événement dans ses moindres détails. Près de dix mille personnes se sont déplacées pour cet événement.
Les cercueils du cheikh et de ses fils sont arrivés hier au village, en provenance de Constantine, accompagnés d’un immense cortège composé de dizaines de bus et de voitures. Hier, les trois héros ont été inhumés avec tout le faste et les honneurs dus aux personnalités nationales. Ainsi a été exaucée à juste titre, 138 ans après sa mort, la dernière volonté de Cheikh Aheddad : reposer parmi les siens dans sa terre natale. Cheikh Mohand-Ameziane Aheddad, né en 1790, guide de la tarika Errahmania, savant et révolutionnaire, a écrit en 1871 avec Mohamed El-Mokrani l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire nationale. Par ailleurs, bien que le lieu du décès de cheikh M’hmed, fils de cheikh Ahedad, reste inconnu à ce jour, une tombe lui a été réservée de manière symbolique au mausolée aux côtés de son père et de son frère Aziz, et ce, dans l’espoir de la découverte un jour de sa tombe pour qu’enfin ses restes soient transférés à Seddouk.

A. HAMMOUCHE

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Présidentielles, entretien avec Ferhat Mehenni, leader du MAK

Posté par algeriedemocratie le 4 juillet 2009

Présidentielles, entretien avec Ferhat Mehenni, leader du MAK

Pour Ferhat Mehenni, le rendez-vous électoral du 9 avril est une mascarade. Dans l’entretien qui suit, il explique le point de vue du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie ( le MAK), dont il est le fondateur, et défend son idée d’une Algérie fédérale. Une idée qui ne fait pas l’unanimité…

Rappel : Chers lecteurs vous pouvez poser vos questions et apporter la contradiction à notre invité en bas de cette page, dans le respect et la bienséance. Les commentaires irrespectueux et diffamatoires sont proscrits de cet espace.

Annonce:
Chers lectrices, chers lecteurs,

la rédaction de algerie-focus.com vous prie de bien vouloir l’excuser du fait que notre invité Ferhat Mhenni ne pourra pas pas répondre aux questions des lecteurs, car la rédaction n’arrive plus à le joindre.

Merci pour votre compréhension

La rédaction

Questions :


1-Que pensez-vous de la campagne électorale en Algérie, et qu’elle est, dans ce cadre, la position du MAK? Que pensez-vous des réactions de l’opposition à ce propos ?

5f9-ferhat-mehenniFerhat : Ce semblant de campagne électorale pour des présidentielles jouées d’avance est une mascarade. Les candidats contre Bouteflika sont sans envergure, triés sur le volet par la hiérarchie militaire pour servir de décor pluraliste à une élection à la « soviétique ». C’est une tartufferie de plus que le régime a commencé à mettre en œuvre le 12 novembre 2008 avec la révision constitutionnelle déplafonnant le nombre de mandat successifs pour Bouteflika. Personne n’en est dupe et la communauté internationale, aux prises avec des conflits sanglants ailleurs, sait qu’elle a affaire à un Etat voyou mais préfère fermer les yeux sur les pratiques anti-démocratiques et liberticides de nos gouvernants.

La position du MAK vis-à-vis de cette échéance est rendue publique le 29 novembre 2008 lors d’une conférence animée dans les locaux de l’association « Tamazgha » à Paris, où j’ai personnellement annoncé la couleur du boycott. Les raisons pour lesquelles ce que vous appelez « opposition » boycotte cette présidentielle sont peut-être différentes d’un acteur politique à un autre ou d’un parti à un autre. Mais vous aurez remarqué qu’elle est globalement kabyle et l’ignorer c’est faire la politique de l’autruche, ou tenter de cacher le soleil derrière un tamis.

2- Le passage de Bouteflika en Kabylie s’est déroulé dans le calme et avec un relatif succès, selon l’entourage du président. En tant que leader d’un mouvement Kabyle, cela vous inspire quoi ?

Ferhat : Ce « passage» comme vous le dites s’est fait plutôt à la sauvette, à la manière d’un voleur, avec :

1) des bus amenant des populations d’ailleurs que de Kabylie pour remplir les rues de Vgayet et de Tizi-Ouzou.

2) des discours bâclés en un quart d’heure chacun. Il était là plus par défiance que par empathie. Il était venu insulter la mémoire de nos enfants assassinés au Printemps noir en couvrant leurs bourreaux. Bouteflika est un provocateur. Il l’a prouvé encore une fois.

La Kabylie le lui rend bien en lui tournant ostensiblement le dos, en l’ignorant. D’ailleurs, il le reconnait lui-même en lâchant à notre endroit « vous nous boudez !». Son déplacement en pays kabyle est un tel fiasco qu’il ne reste à son entourage que la méthode Coué pour s’en consoler.

3- Le MAK prône l’instauration d’un système fédéral en Algérie, avec entre autres une autonomie politique pour la Kabylie. Pouvez-vous nous dire un peu plus sur le programme de votre mouvement et ce qui motive ses choix politiques?

Ferhat : Le MAK prône une autonomie régionale pour la Kabylie. Il n’a pas pour ambition de prendre en charge le combat des autres régions, des autres identités, des autres peuples d’Algérie en dehors de celui du peuple kabyle. Nous avons un programme qui est contenu dans deuxdocuments adoptés lors de notre Congrès Constitutif du 14 août 2007 à Ighil Ali : Le Projet d’Autonomie de la Kabylie (PAK) et la Charte des Droits du peuple kabyle et de la Kabylie.

Il serait bon que chacun aille les découvrir sur notre site officiel www.makabylie.info. Nous militons pour la mise sur pied d’un Etat régional en Kabylie à la manière de celui de la Catalogne en Espagne. Dès lors que le pouvoir algérien ne veut pas de tamazight comme langue nationale et officielle, de la laïcité comme système de valeurs, de l’identité kabyle comme une donnée positive du pays, il ne nous reste qu’à prendre notre destin en main pour bâtir à nos enfants un avenir de paix et de liberté, loin de la répression, des barricades, de l’agitation permanente, de l’insécurité, de l’humiliation et des vexations auxquelles nous sommes soumis depuis l’indépendance de l’Algérie.

4- Pour beaucoup d’algériens, le MAK représente un mouvement régionaliste, marqué par un repli identitaire, voire dans certains cas, qualifié de raciste, si l’on en croit les déclarations et les prises de position de certains sympathisants du MAK qui s’expriment sur internet par exemple. Que répondez-vous à ces critiques ?

Ferhat : Le MAK défend la Kabylie et le peuple kabyle. Il en assume avec fierté l’identité et le projet politique d’autonomie régionale. Si, pour d’aucuns, le fait de défendre son peuple et son territoire, son identité et sa langue, est un crime en soi, qu’ils prennent alors pour des « racistes » tous les peuples de par le monde qui luttent pour leurs droits. Le raciste n’est pas celui qui revendique son identité kabyle mais celui qui refuse aux Kabyles d’être ce qu’ils sont, des Kabyles.
Quant aux forums sur le net, s’il se trouve des excès condamnables, on ne peut imputer au MAK que ses actes et ses positions officielles et non celles de « sympathisants » parmi lesquels interviennent des non Kabyles pour leur faire endosser des propos qui ne sont pas ceux de la majorité d’entre eux. Mais avez-vous été sur d’autres forums antikabyles et qui sont mille fois plus nombreux que ceux fréquentés par les nôtres ? Vous verrez-là, ce qu’est le vrai racisme. Si vous voulez que nous osions une réflexion concernant le net, disons qu’il est tout simplement le lieu où sont visibles, en grandeur nature, les véritables clivages, quand ce ne sont pas les fractures réelles, qui traversent l’Algérie. Le MAK arrive à point pour prévenir le pire et non pour le précipiter.

5- Pourquoi l’action du MAK se limite-t-elle uniquement à la seule composante kabyle de la société algérienne. Ne risquez-vous pas d’être ostracisé par le gouvernement- ce qui peut se comprendre. Mais surtout par la majorité des algériens qui se sent exclue de votre action ?

at : L’action du MAK se limite à la composante kabyle de l’Algérie car cette dernière n’est prise en charge par personne. Elle est diabolisée par l’ensemble des institutions de l’Etat. Elle n’existe officiellement ni en tant qu’identité, ni en tant que région.

Elle n’existe que comme une « menace » sur le régime despotique qui est en place et que l’on assimile à tort à la « nation ». Elle est enfoncée par tout le système de valeurs auquel adhère la majorité des Algériens et qui fait du Kabyle l’abcès de fixation et le bouc-émissaire de tous les malheurs du pays.

D’ailleurs, il n’est point besoin d’être le MAK pour être ostracisé. Le fait d’être kabyle suffit. Je n’en veux pour preuve que l’isolement du FFS et du RCD qu’on ne peut accuser de s’occuper uniquement de la composante kabyle de l’Algérie.

Pourquoi sont-ils désertés par les non Kabyles ?

Le problème fondamental de l’Algérie est moins celui de sa bonne gouvernance, de son projet de société au sens occidental du terme que celui de son pluralisme identitaire. Celui-ci fait du pouvoir le moyen par excellence d’une domination des identités par l’une d’entre elles. Que pour en camoufler la réalité on recourt à des hommes-lige jouant les potiches nationales, rien d’étonnant. Tant que l’accession au pouvoir se fait pour les hommes politiques sur cette base, comme on vient de le constater avec cette mascarade des présidentielles, on continuera de désigner le Kabyle du doigt par diversion machiavélique.

6- Pensez-vous que l’Algérie est un pays adapté aux idées avancées par le MAK, particulièrement l’idée de créer un système fédéral, basé sur des critères identitaires ou culturels ? N’y voyez-vous pas par exemple un risque d’atomisation de la société algérienne, déjà bien fragilisée ?

Ferhat : Si l’Algérie n’est pas adaptée aux idées que défend le MAK, notamment celles des autonomies politiques territoriales basées sur des critères identitaires et culturels, c’est qu’elle est déjà condamnée à imploser. Le jacobinisme est déjà mort.

Pourquoi le prôner chez nous alors qu’il a échoué chez lui, en France ? La seule solution à la coexistence des identités au sein d’un même pays est celle des autonomies régionales ou des fédéralismes. Là où même la Chine monolithique trouve des vertus à la gestion des identités par elles-mêmes, l’Algérie y aurait forcément intérêt. Sa stabilité et son avenir en dépendent. Ce qui fragilise l’unité nationale est davantage le déni identitaire que sa valorisation. Cultivez les identités et leur respect et vous aurez la paix et la prospérité. Cultivez le déni et vous aurez, au bout du compte, le chaos et la guerre. Osez la différence et le respect de chaque peuple qui composent l’Algérie et vous aurez le paradis sur terre.

7- Dans un article qu’on peut lire sur le site du MAK, vous annoncez qu’un mandat d’amener, qui serait délivré par un tribunal de Bouira, est lancé contre vous. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette affaire ?

Ferhat : Un collectif d’avocats est en train de se constituer pour en étudier les termes.

8- un mot pour conclure ?

Le MAK est la dernière colombe en Algérie. L’alliance de Bouteflika avec les islamistes nous mènera droit dans le mur. Celui-ci sera fait de dictature théocratique et de guerre civile fanatisée contre la Kabylie, le M’Zab, les Aurès et les Touaregs. Je lance un appel aux consciences éclairées du pays pour éviter le pire. Le MAK reste disponible pour toute solution allant dans le sens du respect des peuples, de leurs identités et de leur droit à s’autogouverner dans un cadre solidaire.

entretien réalisé par Fayçal Anseur

Ferhat Mehenni (bio express)

Chanteur algérien et militant kabyle

Né le 5 mars 1951 à Illoula en Grande Kabylie (Algérie), Ferhat Mehenni perd très jeune son père mort pendant la guerre d’indépendance de l’Algérie. Il a été admis tardivement à l’école primaire des enfants de Martyrs à Alger où il a recontré un problème linguistique.

Devenu un chanteur kabyle célèbre en Algérie, Ferhat Mehenni a fondé, en août 2001, le MAK (Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie), qui défend une Algérie fédérale

source:algere focus

ALGERIE FOCUS

 

 

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Portrait de SLIMANE AZEM, l’icône des valeurs

Posté par algeriedemocratie le 4 juillet 2009

Portrait de SLIMANE AZEM, l’icône des valeurs

 

slimane-azem

L’artiste s’attachait aux valeurs traditionnelles des ancêtres et auxquelles il vouait un culte certain. Et c’est certainement à ce niveau là que Dda Slimane a su conquérir énormément de cœurs, des pères et des mères de famille soucieux du devenir de leur progéniture à l’orée des temps modernes.

Slimane Azem ? C’est bien évidemment le chantre de la chanson Algérienne, mais également un homme qui incarne bien des valeurs. Celui-ci est, en effet, très estimé pour ses grandes qualités morales empreintes d’humilité, de courtoisie et d’affabilité. « C’est un homme très modeste, humain, calme, toujours souriant. Je ne l’ai jamais entendu crier. Il donnait à chaque chose sa valeur» Dixit Kamel Hamadi à l’un de nos confrères qui l’interrogeait à son propos.

Au plan musical, Slimane Azem a tout bonnement ouvert la voie à la chanson Algérienne d’expression kabyle qui s’est émancipée dans le concert des nations. Ne serait-ce pas Dda Slimane qui a inspiré bien de talentueux chanteurs de chez-nous et qui sont devenus, à leur tour, célèbres ?

Kamel Hamadi qui l’a côtoyé de prés fort justement, Lounis Ait-Menguellet ou encore le défunt Lounes Matoub pour ne citer que ces grands. N’a-t-il pas marqué pour l’éternité les anciennes générations qui s’abreuvent inlassablement de son répertoire aussi riche que varié ? Riche par la texture – de la poésie rythmée – bonne à écouter en famille, varié par la thématique sans cesse recherchée et en adéquation constante avec son époque mouvementée.

Depuis « Effegh A Yajrad Thamurthiw » (Criquets, quittez mon pays) chanson révolutionnaire par excellence en passant par « Yellouled Wagour » (le croissant lunaire est né) en référence à l’emblème national jusqu’à « Ef Takvailith Yuliwas » (le jour se lève sur la « Kabylité » – i.e. langue –) en hommage au printemps berbère, Dda Slimane n’a pas cesser d’éveiller les consciences. Mieux, il s’est même prononcé sur le futur, notre présent à nous. « Ih El Kern Narfaâtach ! » (Ô le 14 ème siècle de l’Hégire ! ndlr) illustre on ne peut mieux ses présages. En un mot Slimane Azem enseignait à qui voulait bien l’entendre, non sans une pointe d’ironie, la vie dans toute sa complexité. Cette même vie qui l’a forgé au demeurant.

Des cafés parisiens à Pathé Marconi

En débarquant à Longwy (France) en 1937, Dda Slimane travaillera comme manœuvre avant d’être mobilisé lors de la « drôle de guerre » à Issoudan. Réformé, il s’en ira à Paris où il est embauché à titre d’aide électricien dans le métro. Il a connu, en outre, les affres de la prison en Allemagne au cours de la seconde guerre mondiale. Cette période de sa vie sera évoquée dans sa première composition « A Moh A Moh Ekker Ma Teddud Anruh » (Eh Moh ! prépares-toi si tu veux rentrer) chantée dans son café décroché en gérance dans le 15 ème arrondissement, vers 1946. Et dire que Dda Slimane ne chantait que pour « faire plaisir » à ses clients qui le « sollicitaient ». Ceci pour souligner l’aide et les encouragements dont bénéficiait le chanteur en herbe de la part de Mohamed El Kamel, professionnel du théâtre et des sketchs, issu de l’ensemble Bachtarzi.

En semant de la joie dans son café et dans celui de Mohamed El Kamel, Dda Slimane ne tardera pas à faire parler de lui au point où la maison de disque Pathé Marconi lui fera signe. Et c’est ainsi que la carrière de Slimane Azem prendra forme et se prolongera sur quatre bonnes décennies au grand bonheur de la communauté issue de l’émigration qui, à son tour, ramenait ses disques au pays natal pour faire profiter toute la famille. Une carrière jalonnée de grands succès comme l’atteste l’aura dont jouissait et jouit encore l’artiste, 23 ans après son décès dans sa ferme de Moissac, au sein de la diaspora Kabyle établie un peu partout dans le monde et de la Kabylie naturellement qui en fait sa fierté.

« Je peux dire que 99 % des Kabyles aiment et respectent Slimane Azem » soulignera, à juste titre, son disciple Kamel Hamadi. Ses fans ne se lasseront jamais de réécouter ses sketchs comiques joués en duo avec le non moins célèbre et comparse Cheikh Nourredine (La résidence, l’Algérie mon beau pays ! etc.) ou encore certains de ses tubes où il stigmatise, par le truchement du jeu de la dérision, le renversement des valeurs notamment le vice qui s’est emparé de la société : l’égoïsme et le matérialisme rompant sur le dos de la fratrie et de la solidarité d’antan.

Citons, entre autres, « Ellah Ghaleb, Kulchi Yeklev » (Oh Dieu ! tout est inversé), ou encore « Lalla Margaza D Win Therna Tmettût » (Dame Omelettes dominé(e) par sa femme) voire « Yekfa Lamène » (plus de confiance). C’est dire à quel point l’artiste s’attachait aux valeurs traditionnelles des ancêtres et auxquelles il vouait un culte certain. Et c’est certainement à ce niveau là que Dda Slimane a su conquérir énormément de cœurs, des pères et des mères de famille soucieux du devenir de leur progéniture à l’orée des temps modernes.

Bien sur, il n’était pas question pour Dda Slimane de rester figé sur le passé immémorial. Preuve en est, le poète de l’exil ainsi qualifié – et nous verrons plus loin pourquoi – signera des chefs-d’œuvres de portée universelle : « Amek Ara Nili Susta ?! » (Comment pourrions-nous nous trouver bien ?!) et « Therwi Theberwi » (tout est sens dessus-dessous) participe de cette vision novatrice sur un monde en perpétuel changement. Et la subtilité déconcertante avec laquelle il « faisait parler » les animaux à travers notamment « A baba Ghayou » (le perroquet) et « Tleta Yekjan » (trois chiens) finit par lui conférer le statut de chanteur engagé politiquement sur les questions de l’heure. Exit le disque d’or fort méritoire, du reste, obtenu en 1970 en compagnie de Nora devenant, du même coup, sociétaire de la Société des Auteurs, Compositeurs, et Editeurs de Musique (SACEM) qui compte en son sein des célébrités françaises et d’autres

L’exil inscrit au front

Mais si Dda Slimane que d’aucuns lui trouvent des similitudes avec le célèbre poète du 19 ème, Si Mohand U Mhand – sans doute en raison de leurs témoignages respectifs qui décrivent et renseignent sur le contexte socio-historique de l’époque de chacun – a su comment faire passer ses messages à l’endroit des populations en s’abstenant de verser dans la forme poétique dite lyrique. Il serait injurieux de taire, en revanche, ses propres tourments emportés avec lui dans sa tombe. Car ce qui n’était qu’émigration éphémère histoire de gagner son pain, s’est transformé au fil du temps en un exil inscrit au front. Il ne s’agit pas, ici, de faire le procès d’untel ou d’untel – il s’en abstenait lui-même – mais simplement rappeler à quel point, Dda Slimane condamné par la bêtise humaine pour une obscure affaire calomnieuse, fera de lui un homme blessé dans sa chair et sa dignité. Et que la plaie ne s’est jamais refermée. Aussi quand il chante avec beaucoup d’émotions sans aucun doute « Dhagriv Dhavarani » (exilé et étranger) « Ay Afroux Ifilelles » (Ô Hirondelle, oiseau messager) ou encore « A Thamur-Thiw Aazizen » (Ô mon pays bien aimé), on comprendra mieux le désarroi de cet écorché vif pour l’éternité.

Avant d’être interdit, donc, en Algérie pour cette « petite histoire » sur laquelle nul besoin d’y revenir si ce n’est pour dire qu’il est souhaitable de rapatrier ses cendres à Agouni Gueghrane, prés de Tizi-Ouzou – ce serait un geste honorable tout autant réhabilitant – Slimane Azem a fait une tournée mémorable dans tout le pays en compagnie de Abdelhamid Ababssa et a enregistré quatre chansons à la radio nationale d’Oran dans les années 1950. Un parcours presque mythique, j’allais dire, pour cet illustre personnage qui n’a jamais renié ses origines paysannes du village Agouni Gueghrane qui l’a vu naître un certain 19 Septembre de l’an 1918 et que par-dessus tout, il aimait son pays, l’Algérie…

Rabah DOUIK

Extrait de la chanson sur l’Algérie :

L’Algérie mon beau pays
Je t’aimerai jusqu’à la mort
Loin de toi, moi je vieillis
Rien n’empêche que je t’adore
Avec tes sites ensoleillés tes montagnes et tes décors
Jamais je ne t’oublierais
Quelque soit mon triste sort.

source:ALGERIE FOCUS.

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Histoire et culture. Azeffoun commence à éclore

Posté par algeriedemocratie le 4 juillet 2009

Histoire et culture. Azeffoun commence à éclore

De notre correspondant en Kabylie ANNARIS AREZKI

Entre le nom d’une fleur, celui d’un poisson et celui de la rencontre des vents, la signification du terme : «  Azeffoun », oscille. Certains optent pour le premier nom, d’autres pour les deux autres. Moi, quoique la mer qui borde cette ville n’est pas pauvre en poissons et n’empêche pas les quatre vents de s’y rencontrer, je préfère l’acception du terme fleur. Les romains l’ont appelé ROZASUS, les français PORT GUEYDON, mais le nom originel résistant au temps et au colonialisme, parce que il n’a jamais quitté la mémoire de ses authentiques enfants, reprend sa place à chaque indépendance.

L’épanouissement de cette fleur a tardé à venir, car quelque part il y avait manque d’ingrédients. Ces ingrédients, confisqués par on ne sait qui, n’arrivaient pas à trouver la main du bon jardinier. Azeffoun, malgré sa nature touristique (30 Kms de côte au moins), et sa situation géographique (clé entre les wilayas de Béjaia et Tizi-Ouzou), occupe le rang des communes les plus démunies .Telle une mère qui nie sa progéniture, auparavant, elle ne laissait jamais ses unités économiques prendre de la longévité. Des trois unités économiques qu’elle a connues, avant l’entrée en vigueur du libéralisme et de la démocratie, aucune d’elles n’a pu garder son identité initiale.

1-C’est en siège de Daïra qu’a été transformé l’unité de pêche.

2- L’usine de fabrication de bouchons de pipes s’est transformé en souk el fellah, puis en siège de la sécurité nationale (police).

3-L’entreprise communale des travaux de bâtiment n’a pas atteint l’âge de dix ans lorsqu’elle a déposé son bilan.
Un autre espoir est né à Azeffoun, dont le berceau est le port. Entamées juste après l’indépendance, les semailles n’ont pu donner les premiers germes qu’en 1989.

C’est à une entreprise nationale, SONATRAM, qu’est revenu l’honneur de réaliser ce vœu, en démarrant les travaux du port en 1989. Ce port sera la source du développement de notre commune, espéraient les Azeffouniens. Il permettra à notre fleur de libérer ses pétales en quelque sorte. Actuellement, ce port est opérationnel, mais il est loin de remplir l’espoir qu’il a suscité au début de ses travaux. Il ne permet ni le déchargement de la marchandise importée, ni le chargement de la marchandise exportée. Et les azeffouniens qui veulent voyager par mer sont obligés, comme d’habitude, de le faire à partir d’Alger ou de Bejaia. Mais, en tant que port de pêche, il remplit convenablement son rôle. C’est une fonction importante quand même.

Actuellement, aucune unité de production étatique n’existe au niveau de la commune. Dans la zone destinée à l’activité, seules trois (03) unités de productions fonctionnent.

-1/ Une usine de fabrication de biscuits (BISCAL), appartenant à un particulier, médecin de formation originaire et résident d’Azeffoun, qui emploie plus de deux cents (200) personnes et qui exporte ses produits vers les pays voisins (Libye, Tunisie…).

2/ Une unité assurant la fabrication et la réparation navale. Pour les petits bateaux évidemment Le local abritant cette unité, louée à un particulier, appartient à l’APC.

3/ une minoterie.

Il y a aussi, dans cette même zone, une usine de yaourt, qui a cessé ses activités après un court fonctionnement. Normalement, dans un proche avenir, une usine de production d’aliments de bétail se mettra en marche. A sept kilomètres à l’ouest du chef lieu de la commune, au lieu dit TAGHZA LABHAR, est érigé un parc d’aquaculture, qui est aussi opérationnel.

En matière d’infrastructures hôtelières, Azeffoun est doté de cinq (05) hôtels : Le Marin et le Marin bis, le Méditerranée, le Littoral et un nouveau né dont le nom n’est pas encore choisi.
Concernant les établissements scolaires, outre les écoles primaires existant dans la quasi-totalité des villages de la commune, Azeffoun compte aussi trois (03) collèges d’enseignement général , deux (02) lycées et un centre de formation professionnelle..

En matière de santé, en plus de l’ancien hôpital existant depuis l’ère coloniale, et quelques unités de soin , implantées dans certains villages, cette année un autre hôpital(60 lits), construit par une entreprise chinoise, entrera en fonction prochainement. Théoriquement, à l’instar de toute l’Algérie, Azeffoun n’est pas pauvre en ETB (entreprises de travaux de bâtiment), mais réellement, sans amoindrir le mérite de celles qui ont édifié les bâtiments qui jonchent la zone de la route menant vers TIFREST, pour permettre l’extension de la ville, elles sont rares celles qui peuvent réaliser une école primaire dans les délais voulus.

Quoique le propriétaire de l’une des plus grandes entreprises de travaux publics au niveau national, ETRHB, est originaire d’Azeffoun. Mr HADDAD en l’occurrence. Les hôtels le Marin et le Marin bis, cités ci haut, lui appartiennent. Sincèrement, jusqu’à présent, depuis l’instauration du libéralisme en Algérie, le vrai sens de l’entreprise, celui de l’E.T.B surtout, est noyé dans la pléthore de registres de commerces dont la majorité peuvent être assimilées à de contenants qui ne reflètent pas la nature de leurs contenus.

Parler d’Azeffoun sans parler de pêche, c’est évoquer la mer sans penser à l’eau et au poisson qui y baigne. Effectivement, depuis la reconstruction du port, des pêcheurs de métier y exercent leur fonction d’une manière la plus convenable. Du poisson y est proposé dans toute sa variété. De la sardine à la crevette en passant par l’espadon.
En évoquant la mer, le tourisme s’invite devant l’imagination d’une manière automatique. En effet, Azeffoun, littorale qu’elle est (pas moins de 30 km de côte), attire de nombreux visiteurs en été. Ils viennent de toutes les régions du pays. Faute d’infrastructures, en quantité suffisante, les touristes d’autres nationalités (le terme étranger est caduc) sont très rares. Beaucoup d’estivants algériens, habitant loin d’Azeffoun et voulant y passer leurs vacances en familles, hébergent chez des particuliers moyennant location ou bien dans les camps de toile qu’un privé installe pour la circonstance. Le nombre de places disponibles dans les cinq hôtels existants ne peuvent pas répondre à l’intense demande estivale. Quoiqu’ en hiver, il y a plus de chambres vides que d’occupées.

En guise de projet de grande envergure, Azeffoun bénéficiera prochainement de l’une des cinq (05) stations thermoélectriques prévues sur tout le territoire national. Le principe est adopté et le lieu de son implantation est choisi au niveau de la zone d’activité.

Le tourisme et la culture étant si proches, qu’on peut considérer l’un pour l’autre, on ne peut pas citer Azeffoun sans penser à ses artistes et hommes de culture. On peut citer: Boudjemaa Elankis et Chercham (chanteurs chaabi), Djaout Tahar , l’illustre et célèbre écrivain :Fellag Mohammed, le grand humoriste mondialement connu ; les Hilmi Said et Mohamed, comédiens ; Hnifa (chanteuse) ; Ifticene Mohamed , le réalisateur cinématographique et Ifticene Younes , entraineur de football ; Mustapha Badie ( Berkouk de son vrai nom) réalisateur cinématographique ; Mohamed Alloua (jeune chanteur Kabyle)Ourais Achour , acteur de cinéma ; Ouazib Mohand Ameziane ( chanteur en kabyle), Rouiched le grand acteur ; El Hadj Mohamed El Anka, le plus grandeur chanteur Chaabi algérien ; Mohamed Iguerbouchene , le musicien universel ; Issiakhem (artiste peintre) ;Sahel (flûtiste) . Yacef Saadi (auteur de la bataille d’alger). A ces personnalités artistiques, on peut ajouter : Yacef mOar (dit ; petit Omar), le plus jeune chahid algérien ; Didouche Mourad (colonel tombé au champ d’honneur) ; Said Sadi( psychiatre, militant de la cause berbère, écrivain , fondateur et président du parti RCD )… concernant les infrastructures culturelles, on y trouve : – Une salle de fêtes ,héritée du colonialisme ( butin de guerre pour paraphraser le grand Kateb Yacine) – Un centre culturel baptisé au nom de TAHAR DJAOUT- Une auberge de jeunes- Une bibliothèque de proximité en phase d’achèvement .

Pour ce qui est du sport, Azeffoun est dotée d’un terrain de football communal où évolue l’équipe locale ESA (étoile sportive d’Azeffoun). Ce stade, en tuf, sera bientôt doté de tribunes dont il était dépourvu jusqu’à présent. A côté de ce stade se trouve une salle omnisport où se pratiquent diverses activités sportives. S’agissant des femmes qui veulent pratiquer du sport, une salle, assez spacieuse, réservée pour le sport féminin, entrera en fonction dans les prochaines semaines.

Pour un touriste qui veut allier l’utile à l’agréable, il peut visiter les sites archéologiques se trouvant à Azeffoun Haut et au village Ait Rehouna.
Politiquement parlant, depuis l’avènement du pluralisme, en 1990, la commune d’Azeffoun, qui compte 48 villages, est administrée par la majorité FLN lors des premières élections municipales multipartistes en juin 1990. Deux ans après, une fois le FIS, qui géraient la majorité des mairies algériennes, est interdit d’activité, toutes les APC étaient dissoutes et remplacées par des DEC (Délégation Exécutive Communale) jusqu’à l’année 1997. Depuis cette date, c’est le FFS qui a gouverné l’APC pendant cinq (05) ans après avoir remporté la majorité absolue. En 2002, le FFS, récidive en gérant les affaires de la commune. Mais cette fois ci la légitimité est si réduite qu’elle avoisine le néant. Suite à l’appel au boycott du mouvement l’ARROUCHE, le taux de participation aux éléctions communales et wilayales au niveau de la kabylie était très insignifiant Ce qui a obligé l’état à organiser des élections locales partielles au niveau de la kabylie en octobre 2005. Un scrutin qui a permis au RCD de prendre les règnes de l’APC pendant les dix huit mois restants au mandat normal, en remportant les quatre sièges sur les neuf possibles.

Le 29 novembre 2007, il récidive en remportant la majorité absolue (5 sièges sur 9) après les élections locales organisées sur tout le territoire national. Actuellement, jusqu’à 20012, le maire qui est à la tête de la commune d’Azeffoun est d’obédience RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie). D’ailleurs sur les trois autres communes, que compte la daïra d’Azeffoun, seule la mairie de AKERROU (TIFRIT N’AT LHADJ réellement) est administrée par le RND, les deux autres (Aghribs et Ait Chaffa) sont gouvernés par le RCD. Officieusement, on parle de la promotion de AZEFFOUN en wilaya déléguée lors du prochain découpage administratif. Elle est dotée de critères nécessaires pour accéder à ce statut.

L’ouverture officielle de la saison estivale se fera demain le dimanche, 14/06/2009, lors de la visite qu’effectuera le wali de Tizi-Ouzou dans cette région. Il visitera les deux plages principales : Le CAROUBIER de la commune d’Azeffoun et LE PETIT PARADIS de la commune d’Ait Chaffa.

En principe, à partir du mois de juillet, la ville d’Azeffoun sera animée en diurne et en nocturne. Si les prévisions épousent les réalisations, il y aura un tournoi de football inter villages et des galas artistiques (chants, théâtre …). Même un festival cinématographique, d’envergure internationale, sera organisé le mois d’août prochain et sera parrainé par CANAL ALGERIE en collaboration avec l’APC. Le simple citoyen aura l’occasion de côtoyer de grands acteurs qu’il voyait qu’à travers les écrans. C’est peut être une occasion de relancer la culture et l’art au niveau de cette région. Il est vrai qu’ailleurs, on ne peut pas parler d’Azeffoun sans penser à ses artistes, mais, avouons le, que c’est à Alger que la majorité de ces artistes est formée. Donc pour que cette commune mérite le qualificatif de ville d’art et d’artistes, il appartient aux autorités d’encourager les activités artistiques et culturelles.

Ainsi, les jeunes en s’occupant positivement, auront l’occasion de développer leurs dons, s’éloigneront des fléaux modernes (drogue, alcool.) et serviront de courroie de transmission de la culture pour les générations futures. Sans culture, Azeffoun ne quittera jamais le début de son éclosion. Mais si la culture est prise en considération, elle a tous les atouts pour bien éclore et devenir une jolie fleur.

A.A

azzefoun

source:ALGERIE FOCUS.

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Cheikh Aheddad réinhumé dans une grande ferveur

Posté par algeriedemocratie le 4 juillet 2009

Seddouk-OufellaCheikh Aheddad réinhumé dans une grande ferveurCheikh Aheddad réinhumé dans une grande ferveur dans kabylie(60) 2160_72853

Les ossements de cheikh Aheddad, leader spirituel, et de son fils Azziz, général, chef militaire du soulèvement de 1871, ont été réinhumés, hier, à Seddouk-Oufella, à Takoubets-n-Rahmane (la coupole de la miséricorde) en présence de milliers de gens. Placée sous le haut patronage du président de la République, la cérémonie combine une intense densité historique, religieuse, militaire et politique.

Une tombe symbolique est réservée à cheikh Mhand, autre fils d’Aheddad, lui aussi chef militaire de l’insurrection.

Après la grande prière du vendredi, les trois catafalques sont levés. Le chant national est entonné. Un descendant du cheikh, puis Saïd Abadou, secrétaire-général de l’ONM, prennent la parole. Un représentant de la présidence de la République donne lecture d’une lettre de Bouteflika. Une formation de l’armée rend les honneurs aux héros de 1871. Drapés de l’emblème national, les trois cercueils seront ensevelis suivant un cérémonial militaire. 137 ans plus tard, c’est la troisième « wassiya » (testament) des fameuses « Sept wassaya » du cheikh par laquelle il recommande d’être enterré au cimetière de ses aïeux, qui se réalise.

Jeudi, un cortège composé de seize bus et d’autres véhicules arrive à Constantine pour  ramener  les cercueils du cheikh et de ses deux fils. Les ossements de cheikh Ahddad et de son fils Aziz ont été exhumés, la veille, du cimetière principal de Constantine en présence des autorités locales de la wilaya, une délégation de Bejaïa, des représentants des affaires religieuses et des moudjahidine, de la Sûreté nationale et de la Protection civile. Un cercueil symbolique à été consacré à cheikh M’hend dont la tombe n’a pas été retrouvée. Vers 10 heures le cortège arrive à Takrietz . Un véhicule de la Protection civile devance une longue file de bus tous ornés du drapeau national. Le cortège solennel marque un petit arrêt à Seddouk-Centre où une grande foule occupant les trottoirs de la route principale attend déjà son passage. Avant de poursuivre son chemin vers le village de Seddouk-Oufflla, le véhicule de la protection civile s’arrête à l’entrée du village. Les éléments de la sûreté en force avec les membres du comité du village chargé de l’organisation tentent de contenir la foule et d’ouvrir un passage. Après un moment, les trois cercueils sont débarqués. Il sont transportés sur les épaules jusqu’à Ahkam-Lkhouan, la maison des adeptes. Celle-ci est complètement restaurée pour l’occasion. Les cercueils sont exposés et devant chacun d’eux un grand tableau représentant le héros qui repose à l’intérieur, pour permettre aux autorités présentes, à la famille du cheikh, aux visiteurs mais aussi à la population de se recueillir devant les cercueils à tour de rôle, avant leur transfert pour la réinhumation au mausolée cheikh Belhaddad. A l’école primaire les organisateurs et les chargés de la restauration sont à pied d’œuvre pour servir le déjeuner aux visiteurs.  En fait, les préparatifs pour le transfert des ossements ont commencé depuis bien longtemps. C’est dans le cadre d’un programme recommandé par le président de la République que la maison des Khouan a été restaurée et rénovée tout en gardant son ancienne architecture. C’est désormais un vrai monument. Outre la réalisation d’un mausolée baptisé Cheikh Belhaddad, d’une architecture moderne portant des touches originales, le mausolée qui constituera la demeure éternelle du cheikh et de ses deux fils est un vrai chef-d’œuvre. La fontaine où le cheikh faisait ses ablutions, Takhlouit, la cellule monacale où il s’isole pour psalmodier le Coran et écrire, l’ancienne mosquée du village ont été toutes restaurées, de nouvelles pistes et issues ont été ouvertes et godronnées. La ville de Seddouk n’est pas en reste, car elle aussi a connu des travaux d’aménagement notamment tout au long de la route principale traversant la ville. Un comité d’organisation est créé au village de Seddouk-Ouffla pour veiller au bon déroulement de l’évènement. A Seddouk, une cellule d’accueil est constitué au niveau de la mairie pour s’occuper de l’accueil et de l’orientation des délégations venant de différentes wilayas du pays. Quatre sites d’une capacité totale d’environ 1 300 lits ont été consacrés pour héberger les visiteurs. A Seddouk-Ouffla, 500 lits ont été préparés aussi pour la même raison. De plus, pas moins de 50 bus venant de différentes communes de la wilaya sont chargés d’assurer le transport et les déplacements des visiteurs pendant ces quatre jours.

Le retour du cheikh est un événement qui a suscité l’intérêt de toute la presse nationale écrite, audio et audiovisuelle ; la télévision nationale, à elle seule, a dépêché trois équipes représentant trois chaînes de télévision nationale. Des émissions radio et de télé ont été réalisées sur place. Pour faciliter la communication, des brochures sur le programme et la vie ainsi que le combat du cheikh ont été distribuées par le comité du village.

Riche et à la hauteur de l’événement, a été l’exposition qui a été préparée à la cour du mausolée. Outre les tableaux représentant le cheikh et ses deux fils et d’autres retraçant des scènes de combats, des manuscrits inédits et authentiques sont exposés pour la première fois au public de la région. Certains viennent de la bibliothèque de la zaouïa Rahmania et des bibliothèques des disciples du cheikh. Entre autres manuscrits du cheikh sur le soufisme, un dictionnaire kabyle-arabe, des qassidate (poèmes) en kabyle écrites par les disciples du cheikh louant ses qualités et son combat, en plus d’objets appartenant au cheikh.

Seddouk Ouffela est perché au pied du mont Achtoug dominant la vallée de la Soummam et les villages de Tibouamouchine et Seddouk. Les couleurs de l’emblème national sont mises en relief et un impressionnant mausolée est construit afin de réinhumer les ossements du cheikh Aheddad et de son fils, Aziz, rapatriés de Constantine. Les aïeux de cheikh Aheddad ont comme origine la région d’Ath Mansour, située sur le mont El Bibane, non loin de Boudjelil et Tazmalt. La famille s’est déplacée à Akfadou, une partie a habité Tifra et l’autre s’est installée à Imoula pour exercer le métier de la forge. Vers la fin du XVIe, le grand père du cheikh s’est déplacé de Imoula vers Seddouk Oufella toujours dans le but d’exercer le métier familial, la forge. Cheikh Aheddad de son vrai nom, Mouhand Ameziane Aheddad, est né vers 1790 dans une famille de quatre garçons. Après un passage par l’école du village, Mohand Ameziane fait la zaouïa de cheikh Arab Ouelmouhoub à Imoula puis la zaouïa de Cheikh Ben Arab à Larbaa Nath Irathen et enfin la zaouïa de Kachlouta à Ath Smail créé par cheikh Mohamed ben Abderrahmane, connu sous le nom de Boukabrine « l’homme aux deux tombeaux « , le fondateur de la Tariqa Rahmania. Après ce long périple a travers la Kabylie le cheikh est rentré à Seddouk Ouffella, il y fonda une famille et se consacra à l’enseignement dans la médersa qu’il a ouverte. De son mariage  il eut deux enfants, Mhand et Aziz. L’appel a la guerre, déjà éclatée à Medjana, à l’initiative de Mohamed El Mokrani depuis le 16 mars, est proclamé le samedi 8 avril 1871 à Seddouk, un jour du marché. C’est au village de Takaâtz que cheikh Aziz a rassemblé les troupes sous son commandement et celui de son frère Mhand. Après presque 230 combats et 33 batailles aussi importantes les unes que les autres, Cheikh Aziz est fait prisonnier à Ain Lhamam, le 24 juin 1871, dans une bataille l’opposant aux troupes du général Lallemand. Son frère aîné Mhand est emprisonné deux jours après, près de Béjaia, par les troupes d’un allié de la France. Leur père, est arrêté chez lui par le général Saussier, le 13 juillet.

Des historiens considèrent cette insurrection comme le plus grand soulèvement populaire armé avant celui de 1954. Le procès des insurgés eut lieu à Constantine du 10 mars au 21 avril. La particularité du procès c’était la répartition des accusés par plusieurs chefs d’inculpations et les faits sont présentés comme simples crimes du délit de droit commun, se résumant aux vols, pillages, meurtres.

Cheikh Aheddad est mort au cours de mois où sa sentence est prononcée, son fils Aziz est déporté à mille lieues de sa patrie à Nouméa en Nouvelle-Calédonie d’où il parvient à s’extraire après des péripéties qualifiées, hier, de « quasi légendaires » par le président Bouteflika.

Le cheikh décède le 29 avril 1873, après  85 ans d’existence sans s’éloigner de l’intérêt national, la liberté. 137 ans après sa mort, son vœu d’être enterré dans la terre de ses aïeux est désormais satisfait.

M-C Ait Méziane/ S. Ikhenache/ M. Bessa

source: dépêche de kabylie

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Algérie. 25 harraga arrêtés à Annaba

Posté par algeriedemocratie le 4 juillet 2009

Algérie. 25 harraga arrêtés à Annaba

hara Vingt-cinq harraga ont été interceptés, dans la matinée du samedi 04 juillet 2009 au large de Ras El Hamra à Annaba, annoncent les Gardes-côtes cités par l’APS. Parmi ces harraga figurent deux mineurs de 17 ans.

Ce groupe avait embarqué, la veille vers minuit, à bord d’une embarcation de fabrication artisanale, au niveau de la plage de Sidi Salem, dans une tentative de rejoindre l’autre rive de la méditerranée, a précisé la même source. Ses membres sont âgés entre 17 et 35 ans et sont originaires d’Annaba, Tébessa, Khenchela et d’Alger. Ils seront présentés le jour même devant le procureur de la République près le tribunal d’Annaba, a-t-on ajouté. Depuis le début du mois de juin dernier, huit tentatives d’émigration clandestine, vers le littoral italien notamment ont été mise en échec par les Gardes-côtes, interceptant pas moins de 140 personnes à bord d’embarcations artisanales.

Hichem A.

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hassan hattab

Posté par algeriedemocratie le 4 juillet 2009

Hassan Hattab, fondateur et ancien émir de l’ex-GSPC devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a rendu, vendredi 3 juin, une visite à sa famille au quartier de Benzerga à l’Est d’Alger. Il est apparu jovial en compagnie de ses trois enfants – deux filles et un garçons-, sur des images diffusées vendredi soir par la chaîne satellitaire Al-Jazeera.
Un important dispositif de sécurité a été déployé durant la visite de Hattab à sa famille, la première sortie publique de l’ancien chef terroriste depuis 1992. Des hélicoptères ont survolé longtemps la région.
En rendant visite à sa famille, l’ancien émir de l’ex-GSPC a lancé un nouvel appel aux terroristes pour déposer les armes et réintégrer la société pour bénéficier des dispositions de la réconciliation nationale. Il a également évoqué une initiative avec d’autres repentis pour convaincre des membres des groupes terroristes affiliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (ex-GSPC) d’arrêter les actes de violences et d’abandonner le maquis.
La sortie publique de Hassan Hattab constitue également un message fort envoyé par les autorités aux terroristes encore en activité. Il vise à montrer que ceux qui accepteront de déposer les armes pourront retrouver une vie normale au sein de la société algérienne.

 

Le président de la République, ministre de la Défense, chef suprême des forces armées, Abdelaziz Bouteflika, a présidé hier au siège du ministère de la Défense nationale une cérémonie de remise de grades aux officiers supérieurs de l’Armée nationale populaire, à l’occasion de la célébration du 47e anniversaire de la fête de l’indépendance. Lors de cette cérémonie, 4 généraux ont été promus au grade de général-major et 17 colonels au grade de général. Le colonel Aardjoun Fatma-Zohra, chef de service à l’hôpital central de l’ANP, a été élevée au grade de général. C’est la première femme promue à ce grade, note-t-on.

 

La transformation de la Commission de l’Union africaine (UA) en Autorité doit se faire dans un « consensus global » et dans le « respect le plus stricte » de la souveraineté de chacun des Etats membres, a affirmé samedi à Alger, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Dans une déclaration à la presse en marge de la célébration par le MAE de la fête de l’indépendance et de la jeunesse, M. Medelci a indiqué que la décision des Etats africains membres de l’UA de transformer la Commission de l’UA en une Autorité « exige de nous que nous puissions intégrer cette décision dans un consensus global et dans le respect le plus stricte de la souveraineté de chacun de nos Etats ».
« La volonté d’aller vers une intégration plus forte s’est imposée », a précisé le ministre relevant que « les conditions dans laquelle cette intégration doit s’inscrire dans les faits exigent de nous pas seulement de la volonté mais de la perspicacité car c’est une décision d’une grande portée politique pour l’ensemble du continent », a-t-il estimé.
Le ministre, qui avait pris part à la 15e session du conseil exécutif de l’Union africaine de Syrte (Libye), a souligné que « chaque pays s’est exprimé clairement sur la question de la souveraineté nationale », ajoutant que « nous ne souhaitons pas que la souveraineté d’aucun pays soit remise en cause ». « L’intégration permettra d’améliorer la coordination » entre les pays membres de l’UA, a encore expliqué le ministre qui a relevé que « ceci est extrêmement important » et que ce qui a été enregistré à Tripoli « constitue une avancée par rapport à la décision de principe prise à Addis-Abeba en février 2009 et qui transforme la commission en Autorité ».
Il a, dans ce contexte, indiqué qu’à Syrte « un contenu plus précis » a été donné à l’organisation de l’Autorité avec, en particulier, un président de l’Autorité et dix secrétariats, dont chacun prendra en charge « des volets importants pour relever des défis non moins importants dans l’espace continental ». Il s’agit, a-t-il expliqué, de défis politiques, sécuritaires, économiques et sociaux, mais aussi écologiques et environnementaux ».
Selon M. Medelci, cette nouvelle organisation « implique une modification de l’acte constitutif de création de l’UA » et, dans les prochaines semaines, les pays membres de l’UA « auront la possibilité de travailler sur la base d’un document qui, une fois approuvé, permettra à chacun des pays de se mettre à la ratification s’il le souhaite ». « Cette modification de l’acte constitutif va être une occasion d’un débat le plus large possible, un débat qui ne manquera pas de remettre à l’ordre du jour les facteurs de solidarité entre les pays africains, notamment dans leur lutte pour l’accès à l’indépendance », a relevé le ministre.
Dans ce contexte, il a saisi l’opportunité de la célébration de la fête de l’indépendance et de la jeunesse pour rappeler que « notre propre indépendance et notre lutte de libération nationale a inspiré celle de nombre de pays africains ». Le ministre a aussi relevé que cette solidarité est « au cœur de la démarche » de l’intégration.
Par ailleurs, M. Medelci a insisté sur l’importance de « veiller à ce que la nouvelle organisation soit efficace et qu’elle se donne les moyens de cette efficacité », ajoutant que c’est « à la fois, la détermination et la progressivité dans la mise en œuvre qui permettront d’avancer ». « Nous pouvons aujourd’hui être optimiste lorsqu’on songe à la situation qui était la nôtre il y a plusieurs années et on peut estimer que la voix de l’Afrique, à l’intérieur et à l’extérieur, est une voix plus cohérente, plus homogène, plus claire », a affirmé le ministre.
M. Medelci a cité en exemple de cette cohérence et cette homogénéité, le programme de l’Afrique qu’il a qualifié d’ »extrêmement ambitieux » et qui est devenu, grâce au NEPAD, un programme « connu dans le monde entier ». Il a aussi estimé que c’est sur la base de ce programme que le processus d’intégration « devrait également se faire ». « Il faut attendre que la commission « digère » un peu les débats pour que nous puissions, dans les prochaines semaines, aboutir à dossier commun à l’ensemble des pays africains leur permettant d’engager, chacun comme il le souhaite, et en fonction des règles constitutionnelles qui sont les siennes, le processus de ratification qui peut demander quelques mois », a conclu le ministre.

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