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Hanoune qualifie de « délires » le témoignage du général Buchwalter

Posté par algeriedemocratie le 10 juillet 2009

Hanoune qualifie de « délires » le témoignage du général Buchwalter

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune a affirmé hier en fin d’après-midi à Sfisef (Sidi Bel Abbès) que « les récentes révélations sur l’assassinat des moines de Tibéhirine ne manquent pas de susciter de nombreuses interrogations sur la nature des relations entre les différents services spéciaux français ».

« En politique il n’y a pas de hasard ! », a-t-elle déclaré lors d’un rassemblement des militants de son parti à Sfisef, 60 kilomètres à l’est de Sidi Bel Abbès. Mme Hanoune a qualifié de « délires » les accusations portées à l’encontre de l’ANP et appelé à la consolidation de la démocratie pour préserver la souveraineté nationale. Le général français à la retraite, François Buchwalter, a, dans un témoignage à la justice française, attribué leur massacre des moines à une « bavure » de l’ANP. A noter qu’à la fin de ce meeting tenu à Sfisef, la secrétaire générale du Parti des travailleurs s’est rendue dans la localité de Maghnia (Tlemcen) pour un meeting similaire.

Par m.abdelkrim

source: el watan

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Paroles Aït Menguellet A Athâr

Posté par algeriedemocratie le 10 juillet 2009

Paroles Aït Menguellet A Athâr

urgagh ttejra llahlu
tefrah yahyad uzar-is
urgagh ttejra llahlu
yesskritsid uzar-is
urgagh ttejra llahlu
urgagh ttejra llahlu
yughal-itsid wumkan-is
urgagh amaken dessah
assa mac-am yedelli
urgagh amaken dessah
hedargh i wudrar yuki
urgagh amaken dessah
urgagh amaken dessah
agriss i tidlen yefssi
urgagh ssnassel g-uzal
di telmasst cudent ssel-xid
urgagh ssnassel g-uzal
nufa anga cudent sselxid
urgagh ssnassel g-uzal
urgagh ssnassel g-uzal
ss sura cudent gh-alhid

ay-a3tar ig-3eddan
awiyid yedek lemri
ay-a3tar ig-3eddan
awiyid yedek lemri
darfiqiw id-iyinan
ibedel w-udmik felli
ad waligh ma dayen illan
acaqur yeggun-iyi
ad waligh ma dayen illan
acaqur yeggun-iyi

zzdighd ss tadutt a3law
si tmura jeband llghaci
zzdighd ss tadutt a3law
si tmura jeband llghaci
feldjalis 3emmarn agraw
zgighed mayed am tilli
feldjalis 3emmarn agraw
zgighed mayed am tilli
mi rrigh ad hadargh aylaw
yahssel lemlek di lfuci
mi rrigh ad hadargh aylaw
yahssel lemlek di lfuci

yanad melid ssuhas
ka tebghid ar daktefkagh
yanad melid ssuhas
ka tebghid ar daktefkagh
llghaci ur-detsafn-ara
amkan ttmekhelt yefragh
amkan ttmekhelt yefragh
ur-daktseznuzuygh-ara

ghas s-uffegag ggwuragh
ur-daktseznuzuygh-ara
ghas s-uffegag ggwuragh

ivan-ed win itnissnen
am zzqur d-igren s-asif
ivan-ed win itnissnen
am zzqur d-igren s-asif
tahmmalt itisbe3den
seg-zar-is yadja (ghe)frrif
tahmmalt itisbe3den
seg-zar-is yadja (ghe)frrif
lemhiba nesen d-asawen
tamusni nesen d-aghilif
lemhiba nesen d-asawen
tamusni nesen d-aghilif

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Amazigh Kateb enflamme son public à Tizi Ouzou

Posté par algeriedemocratie le 10 juillet 2009

Amazigh Kateb enflamme son public à Tizi Ouzou

amazigh3Il s’est y produit pour la première fois

Le chanteur ex-leader de Gnaoua diffusion Amazigh Kateb s’est produit dans la soirée du mardi au stade Oukil Ramdane de la ville de Tizi Ouzou devant un nombreux public constitué de jeunes venus découvrir pour la première fois leur idole sur scène.

Sa première rencontre avec ses fans en Kabylie entre dans le cadre du festival panafricain mais aussi du festival Arabo-africain de danse folklorique dans sa quatrième édition. Et les milliers de personnes ont attendu jusqu’à tard dans la soirée pour danser au rythme de Amazigh surpris vraisemblablement par sa cote de popularité assez élevée dans cette région qu’il vient lui aussi de découvrir. Et c’est un moment inoubliable pour ces milliers de fans admirant ce monstre dans le style Gnaoui de si près sur scène.

Amazigh Kateb a réussi à subjuguer la foule en interprétant l’essentiel de son répertoire au bonheur de ses fans. Ainsi le chanteur entame avec franc succès sa série de concerts programmés jusqu’au 15 aout prochain à savoir les 08 et 09 juillet respectivement à Tipaza et Alger dans le cadre de la deuxième édition du panafricain, le 10 et 11 juilletaux festivals de Oasis Bizz’art au pays de Dieulift dans la Drôme provençale (France) et des percussions du monde à Nostang dans le Morbihan (France), le 17 juillet au festival de Dour (Belgique), le 18 juillet au Paradiso Tolhuistuin de Amsterdam (Pays Bas), le 14 aout au festival « Enfermés dehors » de Aubusson dans la Creuse (France) et le 15 aout au festival de la Renverse de Muzillac en Bretagne du sud (France).

KAMEL AREZKI

source:algerie-focus

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COLLOQUE INTERNATIONAL SUR FRANTZ FANON

Posté par algeriedemocratie le 10 juillet 2009

COLLOQUE INTERNATIONAL SUR FRANTZ FANON
La pensée et l’oeuvre du militant revisitées
09 Juillet 2009 COLLOQUE INTERNATIONAL SUR FRANTZ FANON dans intellectuels algeriens(48) TP090709-02

Il rêvait d’une grande unité du continent, d’une grande fédération des pays d’Afrique, mais avait également mis en garde contre les corruptions.

Le Colloque international sur la pensée et l’oeuvre de Frantz Fanon, initié par le Centre de recherches préhistorique, anthropologique et historique et qui entre dans le cadre du Panaf 2009, a pour but de faire le point sur l’influence multiforme de la pensée de Fanon sur les Mouvements de libération africains. Cette rencontre, de deux jours, a vu l’intervention de penseurs et d’écrivains du Maghreb, des Antilles et d’Afrique visant à mettre en lumière les productions littéraires et artistiques que l’exceptionnelle vie de militant de Fanon a inspirées. «Frantz Fanon avait une vision panafricaine, rêvant d’une grande unité du continent africain et d’une fédération des pays d’Afrique», ont relevé des intervenants sur la pensée et l’oeuvre de cet homme qui fut un combattant des droits universels des peuples. «Sur le plan politique, Fanon avait mis également en garde contre les corruptions, les implications de ce qu’on pourrait appeler le néo-colonialisme et les mésaventures de la conscience nationale», ont-ils indiqué. Pour ces intervenants (chercheurs et scientifiques nationaux et africains), dans les pays où elle sévissait, «la domination coloniale s’exerçait pour ainsi dire à visage découvert». C’est contre cet édifice impitoyable et violent que Fanon s’est, «corps et âme, engagé, montrant des analyses visionnaires et réalistes, en même temps que ce type de violence engendre nécessairement une contre-violence», a-t-on dit. Pour Mireille Fanon-Mendès France, fille de Frantz Fanon, «face à la recolonisation du monde, les dominés réagissent de plus en plus aux coups de force des dominants et s’organisent pour reconquérir leurs droits, faire prévaloir d’autres valeurs tels la solidarité entre les peuples, la coopération et le droit au développement». De son côté, le professeur Zineb Ali-Benali a souligné que Fanon «a lancé un appel, dans les dernières lignes des Damnés de la terre», annonçant la fin du monde colonial. «Déjà, dans ses études sur la société algérienne en guerre, Fanon montre comment la lutte de libération transformait les relations entre les femmes et les hommes, comment les premières inventent, à cette occasion, une nouvelle façon d’être, un nouveau monde, avant l’ère postcoloniale», a-t-elle relevé.
Henri Bah, enseignant et chercheur de Côte d’Ivoire, a considéré Fanon, «couramment perçu comme militant de l’indépendance de l’Algérie, fer de lance du mouvement tiers-mondiste, comme un combattant pour les droits universels de l’homme». «Si la lecture horizontale de ses oeuvres révèle une critique des valeurs et manoeuvres coloniales, en tête desquelles se situe l’idéologie des droits de l’homme, une approche verticale de sa pensée montre une adhésion intellectuelle et spirituelle de Fanon à l’idéal des droits universels de l’homme», a-t-il estimé. Selon Mme Alice Cherki, psychanalyste, «la pensée anticipatrice de Fanon liant libération subjective, culturelle et politique n’est plus à démontrer, car elle s’inscrit en rupture avec les pensées politiques, sociologiques et même psychiatriques de son temps». Pour résister, selon elle, «à l’air du temps présent où les formes nouvelles de domination ne cessent d’entraîner une politique sécuritaire, une ethnicisation des conflits, régression culturelle et assujettissement des individus, il faut refaire vivre cette résistance à la lumière de la conception, souvent oubliée de Fanon, de la culture comme mutation sociale vers un nouvel universalisme».

Idir AMMOUR

source:l’expression

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Saïdani Rabah revient

Posté par algeriedemocratie le 10 juillet 2009

Saïdani Rabah revient “Ayedhrar” son nouvel albumSaïdani Rabah revient dans MUSIQUE ALGERIENNE(35) 2165_73098

Poète, compositeur, interprète et l’auteur de la célèbre chanson Akatjakh Aya kham, est revenu avec un nouvel album intitulé Ayedhrar mis sur le marché au début du mois de mai. Nous sommes allés à sa rencontre à Boghni. Comme avec  tous nos anciens artistes, les  quelques heures passées en sa compagnie, ne suffisent pas pour cerner ne serait-ce une infime partie de son œuvre. C’est donc avec une grande disposition qu’il a bien voulu nous accorder cet entretien.

La Dépêche de Kabylie : Saïdani Rabah, en tant que chanteur kabyle qui traîne au moins une quarantaine d’années de carrière, n’est pas à présenter mais faisons le quand même.

Saïdani Rabah : Saïdani Rabah est mon vrai nom. Je n’ai pas de pseudonyme, ni de nom d’artiste. Je suis né à Beni Koufi, dans la localité de Boghni en 1953, issu d’une famille modeste et j’ai été élevé à Boghni.

Quand avez-vous commencé à chanter et apprendre à jouer d’un instrument de musique ?

Dès mon très jeune âge.Comme beaucoup d’artistes qui n’ont pas la chance d’avoir les moyens pour s’acheter un instrument de musique, c’est bien évidemment la débrouille avec un bidon d’huile, une planche et des fils de fer pour confectionner sa propre guitare. Ainsi, le tour est joué. Ce n’est qu’en  1970 que je suis arrivé à me payer avec mes maigres économies une vraie guitare.

Ce qui veut dire que vous n’êtes pas allé loin dans vos études ?

C’est vrai. Je n’ai suivi que le cursus du primaire pour aller chercher autre chose, d’autant plus, que les études ne me disaient pas grand-chose donc j’avais cherché dans la formation professionnelle, dans l’ébénisterie et la dactylographie.

 

Mais comment expliquez-vous cette faculté à composer des poèmes d’une grande facture, toutes vos chansons sont à textes dont la qualité est irréprochable et j’en passe alors que pour parler d’autodidacte, c’est maintenant mais pas il y a quarante ans ?

C’est peut-être un don. C’est Dieu …

Revenons maintenant à vos débuts d’une manière officielle, avec la Radio par exemple tout en sachant bien sûr qu’avant, d’arriver là, votre premier public a été les jeunes de votre entourage et les fêtes familiales ?

J’avais participé à l’émission « Les chanteurs de demain » animée par Mohamed Benhanafi, que Dieu lui accorde longue vie. Outre qu’il m’avait encouragé, il m’avait permis d’entrouvrir certaines portes de l’édition.

        

Donc, vous enregistrez avec impatience votre premier 45T, sachant pertinemment que ce n’était pas facile de le faire pour un novice, qui est venu à votre secours ?

Effectivement, mon premier 45T qui comprenait deux chansons avec « Itij » et « Yellis Naldjar » avait été enregistré chez feu Mahboubati qui avait l’un des rares studios à Alger et édité chez DDA. Au demeurant,je n’ai jamais oublié l’aide de notre bien aimé, le grand artiste El Hadj Boudjemaâ El Ankis que Dieu lui accorde longue vie et qui m’avait, non seulement  accompagné chez cet éditeur, mais m’avait ainsi cautionné d’autant plus qu’il avait assisté à tout l’enregistrement.

Pourtant, en ce temps là, il n’y avait en quelque sorte que le grand artiste Kamel Hamadi qui était pour ainsi dire le seul conseiller des maisons d’édition qui pouvait décider de la parution ou de la non parution d’un produit…

Notre grand artiste Kamel Hamadi que Dieu lui accorde longue vie s’était effectivement proposé de m’aider, de me composer des chansons je l’en remercie jusqu’à ce jour mais je n’avais pas accepté son offre.

 

Nous sommes donc en 1970, c’est une période faste pour la chanson kabyle, c’était plus facile qu’aujourd’hui ?

Ce n’était pas aussi facile que vous le croyez.Il fallait gagner sa place avec toute la concurrence qui existait. Savez-vous combien de jeunes talents s’étaient lancés en ce temps sans mettre dans le compte nos anciens artistes ?

Puisque maintenant c’est vous qui posez des questions, je vais répondre au hasard, Mouloud Habib, Medjahed Hamid, Slimani, Amar Koubi, Aït Menguelet, Ahcène Abassi, Mohamed Chemoum Aït Meslayène, Kaci Abedjaoui… je peux continuer mais pour ne pas perdre beaucoup de temps, je continue à poser des questions. Pour ne pas perdre le fil de mon entretien.

D’accord. Allez-y.

Vous allez bien sûr en France où vous enregistrer des 45T et des 33T et vous aurez l’occasion de rencontrer les monuments de la chanson kabyle …

Effectivement, je suis parti en France. C’est à l’occasion de l’enregistrement de mon premier 33T que j’avais eu la chance de rencontrer pour la première fois notre idole à tous, feu Slimane Azem. Ce jour-là, il y avait également à l’intérieur du studio Aït Menguelet. Donc, nous étions à trois à enregistrer chacun son 33T avec comme producteur Brahim Ounassar.

Parlons maintenant de l’une de vos œuvres qui  avait marqué toute une génération et qui continue jusqu’à nos jours d’émouvoir les cœurs. Je veux parler de la chanson « Akatjaghk Ayakham »

Qu’est ce que vous voulez que je vous dise. Je

l’ai faite pour moi. J’ai chanté mon état d’âme. Peut-être que si j’ai à dévoiler le fond de ma pensée, plusieurs fans seaient déçus alors que chacun soit libre de tisser sa propre histoire ou son propre roman.

Avant de parler de ce nouvel album intitulé Ayedhrar, parlons d’une  autre de vos anciennes chansons Akvayli, Amraveth, est-ce que ce problème existe toujours ?

Cette chanson est sortie en 1976. C’est un problème qui m’avait directement touché et auquel j’avais été confronté comme beaucoup de jeunes à cette époque et antérieurement. Certaines familles pour éloigner certains prétendants à leurs filles invoquaient le fait qu’ils étaient des marabouts et si cette condition n’était pas satisfaite, c’est le refus catégorique malgré l’amour des concernés. Je pense que les temps ont beaucoup changés avec les mentalités. Le problème n’existe plus du moins à ma connaissance et c’est mieux ainsi .

Donc, après avoir passé en revue votre passé, nous arrivons à ce nouveau produit. Zut ! çà me revient, je m’excuse. Je n’ai pas pour habitude de préparer mes entretiens donc je continue sur votre passé d’autant plus que vous avez observez une longue interruption dans votre carrière d’artiste…

Oui, à partir de 1992 pour les raisons que tout le monde connaît liées à la situation que notre pays avait traversé. J’avais fait un retour en 1998. En 2003 et en 2008 j’avais mis des produits sur le marché.

Donc, une année après vous revenez avec un CD et une cassette

Exactement …

Qu’est ce que vous pouvez dire de ce nouveau produit ?

Ce nouvel album comprend 8 titres avec Ayedhrar, Awidh meziyen, Ithekhdhem  temzi, Latsaaziragh, Athamgharth, Ayemma Thakvaylith, Lihala Oufanane et Assaâdiw. Cependant, ce n’est pas à moi de le dire ou de donner un avis .C’est à vous, à tous les auditeurs et à mes fans, au public… Que cela leur plaise ou pas.

Pour moi, C’est bon et même excellent …

J’ai beaucoup aimé “Lihala Oufanane”, cela m’a rappelé  » Aya kham « , pensez-vous réellement à un réel changement ?

Merci. Pour revenir à la situation des artistes, elle est malheureusement et tristement connue. C’est la même situation que vivent tous les vrais créateurs. La chanson ne fait pas vivre de nos jours alors qu’auparavant, l’artiste pouvait vivre de son produit. En outre les éditeurs cherchent le commercial, ce qui rapporte, qui remplit les poches.

Revenons-en à votre propre cas, en optant pour des chansons à textes, vous ne pensez pas que vous mettez directement votre produit dans une situation difficile ?

Je ne peux changer  ma façon d’écrire, de composer, de chanter. J’exprime ce qui est vraiment au fond de moi-même et je ne retrouve la paix en mon âme que lorsque j’ai fait ressortir ce qui était dans mes entrailles. Donc, ce que j’ai fait n’est pas du superficiel. Je ne peux rien faire pour ce qui ne savent pas apprécier un texte, un poème ou ne font aucun effort pour réfléchir un petit moment et se poser des questions. Car, si après avoir écouté à maintes reprises une chanson, on n’arrive pas à se poser au moins quelques questions, c’est que cette chanson est un succès, sinon, c’est le contraire.

Peut-on connaître vos projets du moins à court terme ?

 A vrai dire, je suis très occupé par ma profession ainsi que mes devoirs familiaux qui me prennent beaucoup de temps. Néanmoins, je réponds favorablement à toutes les invitations qui me sont adressées pour rendre hommage à  tel ou tel autre artiste ou honorer par ma présence certaines cérémonies. Par ailleurs, j’ai l’intention d’enregistrer 6 à 8 clips d’ici à la fin de l’année en cours ainsi que deux chansons en hommage à Mouloud Mammeri en CD et en clip.

Avec plus de 400 chansons à votre répertoire, comptez-vous décrocher tout en étant satisfait de votre parcours ?

 Je ne pense pas décrocher de sitôt. Ce n’est pas aussi facile que cela lorsqu’on a à chaque fois quelque chose qui bouillonne dans les entrailles, il faut bien le faire sortir. Je cesserai de chanter donc, lorsque mes entrailles seront vides.

Un dernier mot pour les lecteurs de La Dépêche de Kabylie ?

Je vous remercie de votre visite qui est celle de tous les nombreux lecteurs de notre journal. Tout le plaisir est donc pour moi d’avoir été honoré de la place que vous m’accordez tout en sachant que notre journal La Dépêche de Kabylie a pour objectif de promouvoir notre culture.

propos recueillis par Slimane Sahnoune

source: dépêche de kabylie

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Ce que la burqua dévoile de la France

Posté par algeriedemocratie le 10 juillet 2009

Oumma.com

Ce que la burqua dévoile de la France
Farid Laroussi

Ce que la burqua dévoile de la France dans islam(46) burka

Jeudi 9 juillet 2009

Il arrive parfois que les titres de l’actualité se télescopent de manière inattendue et ironique. En France on débat de la burqua et de son interdiction possible. Michael Jackson meurt soudain. Or ce dernier lors de son long séjour à Bahrain en 2006-2007 n’hésitait pas justement à porter la burqua pour pouvoir se rendre dans les centres commerciaux et autres lieux publics en paix et incognito, ou presque. Puis en novembre 2008, de retour à Los Angeles, Michael Jackson s’est converti à l’Islam.

Un détail pour les médias puisque dans les émissions hommage et les journaux télévisés, l’information n’a toujours pas été reprise ou bien elle reste en suspens comme s’il s’agissait d’une autre toquade de star sans vraie conséquence. Une fois encore le dogme islamophobe consacre la dimension des évidences que l’on se construit pour ne pas regarder la réalité en face. Imaginez donc des centaines de millions de fans à travers le monde qui pleurent la disparition d’un musulman ! Les funérailles planétaires c’était juste pour la musique, comme de bien entendu.

En utilisant le débat sur la burqua en France aujourd’hui comme support de stigmatisation d’une communauté donnée, les politiques et les médias s’offrent les moyens de libérer le refoulé de l’islamophobie devenue en quelques décennies le pendant de l’antisémitisme français au XIXème siècle. On sent une menace, l’étrangeté absolue, et surtout le sentiment de la double allégeance.

Pendant ce temps, le tissu industriel français se délite inexorablement, l’agriculture pâtit de décisions de technocrates établis à Bruxelles, le système financier traverse sa plus profonde crise, le principe de service public se réduit à une peau de chagrin, le pouvoir d’achat est devenu l’art du renoncement, et pourtant ce sont les femmes en burqua qui dominent l’actualité. Faut-il vraiment que les idéaux de la République soient à ce point vacillants que quelques milliers de femmes parviennent à les ébranler ?

On sait que ni le Coran ni la tradition prophétique ne prescrivent le port de la burqua. Elle-même est un attribut saoudien et de pays d’Asie centrale, pas du Maghreb, d’Afrique occidentale, ni de Turquie, qui sont les zones géographiques sources de l’Islam en France. Selon toute apparence il y a donc un décalage entre la culture, la pratique religieuse et le message politique.

Comme lors du débat sur le foulard en 2003-04, le corps de la femme musulmane devient une mesure de la chose dicible et de salut public, celle des droits et de la dignité. Sauf bien entendu que la liberté de conscience et de confession passent au second plan. Ajoutez à cela un soupçon de paternalisme colonial : le message ne consiste-t-il pas à énoncer que le devoir de la France est de contribuer à l’émancipation de la femme musulmane ?

Dans les quotidiens qui ont pignon sur rue, les islamophobes attitrés s’en donnent à coeur-joie dans les approximations culturalistes, les mécanismes d’une subjectivité profane, et autres fallacies qui flattent le nouvel intégrisme laïcard. Les féministes médiatiques montent au créneau avec pour preuve fondamentale qui fasse adhérer à leur vérité, le mépris de la femme dès lors qu’elle n’appartient pas à la sphère reconnue et avalisée du discours dominant. Les intellectuels, eux, tellement généreux avec leurs axiomes de liberté sont soit réduits au silence, soit saisis de l’ivresse de sauver les meubles d’une modernité qui leur échappe de plus en plus.

En tout état de cause, le discours sur la différence subvertit la logique de la Raison des Lumières sans abolir pourtant les fondements du droit universel. On pourrait être choqué, par exemple, que ceux qui se voient déjà sur les barricades pour défendre les droits de la femme ne s’expriment jamais sur ceux de la femme palestinienne. Naturellement, tout le monde sait qu’une bonne discussion sur la burqua est plus essentielle qu’un débat sur l’auto-détermination d’un peuple.

Au lieu de cela les politiques et quelques penseurs en chaise longue nous servent, à leurs dépens, la tarte à la crème d’un Occident hégémonique comme si rien ne s’était produit depuis les indépendances. Comment pourraient-ils dès lors comprendre que la citoyenneté aujourd’hui n’est ni un miroir ni une limite : elle est devenue l’enjeu de l’État-nation au bord de la rupture.

En France aujourd’hui on « intègre » son voisin italien ou danois mais on continue à entretenir la suspicion à l’endroit de son compatriote de confession musulmane. D’abord qu’est-ce qu’une femme en burqua ? C’est un sujet qui cache en rendant visible. Pas simplement son corps, mais la nouvelle étrangeté citoyenne. D’aucuns ont parlé d’une cinquième colonne salafiste, mouvement littéraliste et ultra-conservateur musulman, c’est possible.

Mais c’est aussi une réalité minoritaire qui exclut autant les non-musulmans que ceux-là même parmi leurs coreligionnaires qui pratiquent leur foi et respectent les lois de la République. Hormis une présence confidentielle, le salafisme c’est l’épouvantail de ceux qui sont incapables de concevoir l’objet anthropologique de la citoyenneté. Disons-le, le radicalisme islamique et le nationalisme français (en vérité européen) convergent ensemble sur le terrain de l’origine et du destin sur lequel on remet en question toute causalité, c’est-à-dire la Raison. Chez les uns il y a les bons musulmans, chez les autres il y a les bons Français. Pas de juste milieu, seule la fiction de l’extrémisme.

Si l’on remonte la filière des enchaînements idéologiques depuis les années 1980 et l’avènement d’une revendication dite « beure », on arrive à un concept qui pourrait se résumer à une guerre de représentations : « vous m’avez exclu, à mon tour de vous exclure ». C’est en considération de cette logique qu’il conviendrait peut-être d’aborder la réflexion. On retrouve là également une question qui affecte la nouvelle citoyenneté comme montage culturel, pas seulement un appareil légalisateur. En ce sens la pensée politique française s’est emprisonnée elle-même, tout en déclamant ses vertus occidentales sans voir qu’il n’y a plus de certitude mesurable depuis que Dieu a été coché de l’équation démocratique.

On navigue à vue dans une République qui est à deux doigts de revendiquer haut et fort son origine judéo-chrétienne. Ainsi personne ne s’est-il offusqué que le corps politique français, avec le président en tête, assiste à une prière à Notre-Dame à la mémoire des victimes de l’accident du vol Rio-Paris. En même temps on pousse des cris d’orfraie pour que les signes religieux (entendu non-chrétiens) soient le moins visibles possible dans rues de la République. Ces femmes en burqua, pour autant que leur situation prête à discussion, sont avant tout le symbole des limites de valeurs et d’une identité nationale en souffrance. Elles sont un miroir que l’on ne veut plus voir, quitte à forcer ces femmes à demeurer enfermées chez elles. N’est-ce pas la même chose qui s’est produite lorsqu’on a exigé des jeunes françaises qui voulaient étudier à l’école de la République qu’elles aillent voir ailleurs littéralement ?

Sans entrer dans une problématique du désir, de l’eros permanent dont la femme est l’objet, le débat sur la burqua nous entraîne néanmoins vers ce qui est constitutif d’un idéal de possession. Il faut que tous les enfants appartiennent à la République, qu’ils soient présents, visibles, dans ce lien que l’on nomme société voire civilisation. L’identité y devient exactement cela : une similitude, une consubstantialité de valeurs et de références. Surtout pas un rapport de forces.

Toute discontinuité identitaire creuse un doublement, exhibe la réalité d’une France ni pure ni simple. D’une certaine manière, la burqua théâtralise le rapport de la division psycho-somatique de ce que ce cela signifie qu’être français aujourd’hui. Un raciste, ou un islamophobe, qui s’emporte contre la burqua, veut dire en premier lieu : « cela n’est pas moi ». Le terme de burqua passe alors pour un signifiant allogène (arabe ? farsi ? pachtoune ?), et la représentation, elle, se transforme en totem dogmatique, car au fond c’est Ben Laden qui se cache derrière.

Comment donc évoquer la burqua sans toucher au déterminisme politique français ? On l’a bien vu, le sujet fédère les partis de tous horizons. Le débat qui commence à peine, selon les déclarations du président lors de son discours au congrès de Versailles, porte en lui pourtant son archive. Toute question de culture donne lieu à une topique d’appartenance, c’est-à-dire d’inclusion ou d’exclusion. On retrouve là le mode binaire classique d’une nation en perte de repères, qui pense aller de l’avant par un repli sur soi. Mais les accusations et décisions à venir ne sont pas sans conséquence car elles visent à faire de ses propres citoyens un corps étranger. Si la question d’une loi, comme ce fut le cas en 2004, reste aujourd’hui une option, on n’en demandera pas moins à ces femmes de faire un choix. La burqua sera synonyme de tout ce qui n’est pas français, même si ces femmes sont elles-mêmes aliénées à toute autre culture. Il y a fort à parier que la jeune fille, née et élevée en France, et qui aujourd’hui porte la burqua serait incapable de s’acclimater à une nouvelle vie en Algérie ou en Égypte, et ce pas seulement pour des raison de différences économiques.

Une solution serait peut-être que la France s’acquitte enfin de l’infantilisme imposé à ses citoyens musulmans, qu’elle les laisse seuls examiner et régler la question de la burqua. Malaxés par les discriminations, la haine de soi, et aussi une ignorance patente de l’Islam, les jeunes générations doivent faire leur éducation, reprendre en main le flambeau de la fierté de leur religion, se délester aussi de la faute de certains aînés qui ont fait à tort du terrorisme une condition du dialogue. C’est bien la maîtrise de l’identité qui sera le recours contre les outrances du nationalisme et de la mondialisation.

Farid Laroussi est professeur de littérature française contemporaine et de littérature du Maghreb d’expression française, à l’université Yale (New Haven, Connecticut).

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Le capital contre l’Islam (partie 2/2)

Posté par algeriedemocratie le 10 juillet 2009

Le capital contre l’Islam (partie 2/2)
Abdelaziz Chaambi, Nadjib Achour, Youssef Girard

Le capital contre l’Islam (partie 2/2) dans islam(46) pieces_euros

Mercredi 30 janvier 2008

Contre la civilisation capitaliste qui réduit l’Homme à l’état de marchandise, l’intellectuel iranien Ali Shariati expliquait qu’« une des mission de Mohammed consiste donc à arracher l’homme de la terre, de cette vie de porc, d’animal, d’individualiste pour le faire évoluer vers Dieu »[1].  

Cette mission de faire évoluer l’Homme vers Dieu, le Prophète de l’Islam la réalisa en transmettant le message de l’unicité divine, at-tawhid, contre l’idolâtrie et le fétichisme qui régnaient à l’époque dans la péninsule arabique. L’appel à l’unicité divine reposait sur la négation de la divinité aux idoles de l’époque, tel que Houbal, Uzza, Allat ou Manat, pour ne vouer un culte exclusif qu’à Allah. 

De même, avant Mohammed (PSL), les prophètes et les messagers d’Allah (ST) luttèrent contre l’idolâtrie et le fétichisme régnant dans leur société respective au nom du tawhid. Allah dans le Coran nous dit : « Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager [pour leur dire] : « Adorez Allah et écartez-vous du Taghout » »[2]  ; « et Nous n’avons envoyé avant toi aucun Messager à qui nous n’ayons révélé : « Point de divinité en dehors de Moi. Adorez-Moi donc »[3].

Le prophète Nouh dénonça les idoles Wadd, Sawa, Yaghut, Ya’uq et Nasr[4] et annonce à son peuple : « Je suis pour vous un avertisseur explicite afin que vous n’adoriez qu’Allah. Je crains pour vous le châtiment d’un jour douloureux »[5]. Le prophète Ibrahim brisa les idoles qu’adorait son peuple pour l’appeler au tawhid. Il affirma : « Je désavoue totalement ce que vous adorez, à l’exception de Celui qui m’a créé, car c’est lui qui me guidera »[6]. Dans le Sinaï, le prophète Moussa combattit les adorateurs du Veau d’Or au nom du tawhid

Le tawhid repose en Islam sur la profession de foi : « La ilaha illa Allah » [Il n’y a point de divinité à part Allah]. Cette profession de foi commence par une négation de toutes les idoles et de tous les fétiches en dehors d’Allah.

Une négation de tous les pouvoirs afin de libérer l’Homme des oppressions sociales pour le lier à Allah. En ce sens l’Islam contient un message profondément libérateur puisqu’il tend à affranchir les Hommes de leurs semblables et des forces sociales oppressives pour lier l’Homme uniquement et directement à Allah. 

A propos du caractère libérateur de cette profession de foi, Abd ar-Rahman al-Kawakibi écrivait que les despotes « ont peur de la science, jusqu’à craindre que les gens ne comprennent le sens des mots « Il n’est de Dieu que Dieu », et ne sachent pourquoi (ce verset) est privilégié, et pourquoi l’Islam est fondé sur lui. L’Islam, voire même l’ensemble des religions, est fondé sur le fait qu’il n’est de Dieu que Dieu, c’est-à-dire que personne d’autre que Lui ne saurait être véritablement adoré, personne d’autre que la créature suprême.

Or, l’adoration signifie l’humiliation et la soumission. Dès lors, la signification du verset « Il n’y est de Dieu que Dieu » est que personne d’autre que Dieu ne mérite qu’on s’humilie et qu’on se soumette à lui. Comment les despotes pourraient-ils tolérer que leurs sujets connaissent ce sens et agissent selon lui ? »[7]

Sous le règne de la marchandise, produit par la civilisation capitaliste, le despote ne prend pas forcément l’apparence d’un individu mais plutôt celui d’un système global dans lequel « l’homme n’est plus rien » pour reprendre les mots de Karl Marx. De fait, pour réduire a néant cette profession de foi potentiellement libératrice, la civilisation capitaliste s’attache à intégrer à son système réificateur l’Islam comme toutes les autres formes de cultures non-marchandes qui pourraient réduire ou contester son emprise totale sur la vie des Hommes et des sociétés. 

L’Islam réifié, fétichisé, est ainsi intégré dans ses panthéons du marché que sont les grandes surfaces. Il est transformé en bijou doré que l’on porte autour du cou, en habit que l’on revêt, en nourriture que l’on mange. L’Islam fétichisé, vidé de tout contenu spirituel et civilisationnel, se transforme en objet de consommation que l’on achète, que l’on consomme et que d’autres vendent. On vend et on achète de l’Islam comme on vendrait et on achèterait n’importe quel produit. 

Cependant cette intégration de l’Islam réifié au panthéon du marché se fait sous la coupe des idoles de la civilisation capitaliste : l’argent, le profit, la marchandise, le marché ou le capital lui-même. En effet, la civilisation capitaliste divinise ces notions en les transformant en absolu supérieur à l’Homme, aux cultures et aux spiritualités qui doivent impérativement leur être soumis.

Ainsi, à la suite de certains théologiens chrétiens de la libération, comme Hugo Assmann et Franz Hinkelammert, nous pouvons définir le système capitaliste comme idolâtre. 

C’est dans la théologie implicite du paradigme économique et dans la pratique dévotionnelle fétichiste quotidienne que se manifeste la « religion économique » de la civilisation capitaliste.

La divinisation du marché fabrique des idoles sans autel visible donc plus difficile à combattre. Pourtant Allah, dans le Coran, a mis en garde à de nombreuses reprises les croyants contre le fait de Lui associer une divinité : « Parmi les hommes, il en est qui prennent en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l’amour d’Allah. Quand ils verront le châtiment, ils sauront que la force tout entière est à Allah »[8] ; « certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quelque associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Allah quelque associé commet un énorme péché »[9]  ; « n’invoqué donc personne avec Allah »[10]

Le prophète Ibrahim – al-Khalil – invoquait Allah en disant : « Préserve- moi ainsi que mes enfants de l’adoration des idoles. Ô mon Seigneur, elles (les idoles) ont égaré beaucoup de gens »[11]. 

Parmi les idoles de la civilisation capitaliste, l’argent tient une place particulière , car il est au fondement de l’échange marchand. La devise de l’idole « argent » est inscrite sur chaque billet de dollar US : « In God we Trust ».

Allah, dans le Coran, nous a pourtant mis en garde contre cette idole qui aliène l’Homme et lui fait confondre l’avoir avec l’être : « Pour l’amour des richesses il [l’Homme] est certes ardent »[12]  ; « les âmes sont portées à la ladrerie »[13]  ; « A ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier d’Allah, annonce un châtiment douloureux, le jour où (ces trésors) seront portés à incandescence dans le feu de l’Enfer et qu’ils en seront cautérisés, front et dos : voici ce que vous avez thésaurisé pour vous-mêmes. Goûtez de ce que vous thésaurisiez »[14]. 

Mettant en garde contre l’argent, le prophète Mohammed (PSL) affirmait dans un hadith : « Pour toute communauté il y a une fitna et celle de ma communauté c’est l’argent »[15]. Dans un autre hadith, le prophète mit également les croyants en garde contre le fait de vouloir accumuler des richesses pour elle-même : « Si l’Homme avait une rivière d’or, il en voudrait une deuxième et si il en avait une deuxième il en voudrait une troisième mais il n’y a que la terre pour combler les yeux de l’enfant d’Adam (la tombe) »[16]. Mohammed (PSL) avait compris que lorsque l’argent, médiateur de toute chose, se transforme en seul critère de la puissance, l’Homme devient objectivement aliéné par cet argent. Ainsi, celui qui possède de l’argent fini par être possédé par lui.

La civilisation capitaliste et ses nouvelles idoles que sont l’argent, le profit, la marchandise, le marché ou le capital, exigent, comme les fétiches des temps anciens, des sacrifices humains au nom de contraintes « objectives », « scientifiques », comptables, profanes, apparemment areligieuses.

En fait, la théologie idolâtre du marché,  depuis Thomas Robert Malthus jusqu’aux institutions financières internationales, comme le FMI et la Banque Mondiale, est une théologie sacrificielle : elle exige des pauvres, des opprimés, des mostadh’afin qu’ils offrent leurs vies sur l’autel des idoles de la civilisation capitaliste. 

Rappelons qu’aujourd’hui près de 800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. En France, 2 millions de personnes sont mal nourries. En 2000, sur une population de 6 milliards d’habitants, on en comptait 2,7 milliards vivant au-dessous du seuil de pauvreté, et, parmi eux, 1,3 milliard définis comme « extrêmement pauvres » car disposant de moins d’un dollar par jour.

En 2003, le nombre de pauvres a crû de 100 millions, atteignant 2,8 milliards. En 2005, la France comptait 7,13 millions de personnes, soit 12,3 % de la population, vivant sous le seuil de pauvreté. Dans le monde, en 2005, 1 enfant sur 18 est mort dans sa première année. Cela représente 7,6 millions de décès d’enfants de moins d’un an en une année.

Tel est le visage des pauvres, des opprimés, des mostadh’afin sacrifiés quotidiennement sur les autels des idoles de l’argent, du profit, de la marchandise, du marché ou du capital auxquels la civilisation capitaliste idolâtre voue un véritable culte.

Si l’Islam veut retrouver le caractère libérateur qu’il avait à ses débuts lorsqu’il luttait contre les idoles et les fétiches de la péninsule arabique, il devra affronter les nouvelles idoles que sont l’argent, le profit, de la marchandise, du marché ou du capital. S’il ne s’attache pas à lutter contre cette nouvelle forme d’idolâtrie, il ne sera plus qu’un des multiples objets de la civilisation capitaliste. Un fétiche soumis aux idoles supérieures de la civilisation capitaliste. L’Islam sera alors une religion figée et réifiée liant plus les croyants au monde marchand qu’à Allah.  

Dans cette lutte de l’Islam pour la libération de l’Homme, les mostadh’afin ont une place particulière, puisque ce sont les premières victimes de la civilisation capitaliste idolâtre. La foi en cet Islam libérateur, celui qui se réalise dans la lutte des mostadh’afin contre l’oppression de la civilisation capitaliste, s’accomplit nécessairement dans la négation des fausses divinités de l’argent, du profit, de la marchandise, du marché ou du capital c’est-à-dire en retrouvant le souffle libérateur du tawhid.

[1] Shariati Ali, Histoire et destinée, Ed. Sindbad, Paris, 1982, page 31

[2] Sourate 16 –Verset 36. Selon Mohammed Hamidullah le terme Taghout désigne aussi bien le diable, les idoles que toutes les fausses divinités.

[3] Sourate 21 – Verset 25

[4] Sourate 71 – Verset 23

[5] Sourate 11 – Verset 25-26

[6] Sourate 43 – Verset 26-27

[7] Abdel Malek Anouar, Anthologie de la littérature arabe contemporaine, Ed. Seuil, Paris, 1965, page 68

[8] Sourate 2 – Verset 165

[9] Sourate 4 – Verset 48

[10] Sourate 72 – Verset 18

[11] Sourate 14 – Verset 35-36

[12] Sourate 100 – Verset 8

[13] Sourate 4 – Verset 128

[14] Sourate 9 – Verset 34-35

[15] Rapporté par at-Tirmidhi

[16] Rapporté par al-Boukhari et Mouslim

Abdelaziz Chaambi; membre fondateur de Divercité. Il est également membre du Collectif des Musulmans de France

Nadjib Achour

Youssef Girard

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La communauté musulmane en France et le problème de sa « conscience historique » (1/2)

Posté par algeriedemocratie le 10 juillet 2009

La communauté musulmane en France et le problème de sa
« conscience historique » (1/2)
Youssef Girard

La communauté musulmane en France et le problème de sa  « conscience historique » (1/2) dans islam(46) mosquee_de_paris
La Mosquée de Paris

Mercredi 24 décembre 2008

Dans un entretien récent, Saïda Kada, militante musulmane engagée sur le terrain depuis plusieurs années, affirmait : « j’ai toujours eu l’impression que les musulmans sont nés sous X. Ils ont rompu avec leur histoire ». Elle ajoutait : « le problème, c’est qu’abord de s’émanciper du regard qu’on a sur soi. A un moment donné, on devient son propre colon. On intègre un vocabulaire qui était celui de nos maîtres. Pour moi, on vivait vraiment un modèle à déconstruire fondé sur le déni de l’histoire de l’immigration ». Ce problème du rapport à l’histoire, entraîne, selon Saïda Kada, « une absence de culture politique évidente » au sein de la communauté musulmane vivant en France[1].

En fait, nombre d’acteurs engagés de l’islam en France ont été porteurs d’un « islam désincarné » c’est-à-dire qu’un islam réduit à une foi transcendante coupée du lien fondamental unissant la religion musulmane à la communauté humaine et à l’espace géographique portant son message. Cette conception de l’islam, réduit à une religion, au sens occidental du terme, ne prenait pas en compte la dimension civilisationnelle de l’islam. Les « jeunes » musulmans qui s’investissaient dans le « travail islamique », se percevaient souvent comme des « convertis », ou comme des « réislamisés », niant ou minorant l’islamité de leurs parents qui pourtant furent souvent les principaux vecteurs de transmissions de l’identité musulmane.

L’islam professé par les parents était souvent dénigré au motif qu’il était marqué par les traditions culturelles – perçus comme porteuses de « déviances » - des pays dont ils étaient originaires. En conséquence, les « jeunes » musulmans voulaient revenir à l’islam originel des premiers temps, épuré des « déviances » produites par le temps dont était porteur l’islam familial.

Si cette volonté de retrouver le souffle des origines pouvait être vecteur d’un élan de renouveau, la rupture générationnelle qu’elle entraîne souvent, pose le problème de la cohésion interne entre les différentes générations de la communauté et empêche, ou au moins limite, la transmission des expériences intergénérationnelles.

 « L’islam désincarné », porteur de rupture, oppose des obstacles à la volonté de penser l’histoire de la communauté musulmane en France car il nie sont historicité propre c’est-à-dire son lien avec les espaces – avec leur histoire et leur culture – d’où sont originaires les premières générations de musulmans ; comme il nie l’histoire spécifique de l’immigration. Ainsi, « L’islam désincarné », en éludant le substrat humain portant le message de la religion du Prophète, marque une rupture avec la dimension civilisationnelle de l’islam en limitant celui-ci à sa dimension strictement cultuelle.

Cette approche de l’islam nous parait d’autant plus problématique que sous-couvert de stricte observance de la lettre du Coran, elle nous semble s’opposer à l’esprit de la révélation coranique qui insiste particulièrement sur l’importance de l’expérience historique comme source de connaissance. Le respect de la lettre du Coran et l’approche souvent très juridique et très ritualiste de l’islam, cache souvent le non respect de la vision globale proposée par l’ultime message révélé à l’humanité qui nécessite une lecture dynamique des textes en relation avec les différents contextes socio-historiques dans lesquels vivent les musulmans.

Message révélé, le Coran n’est pas uniquement un rappel de la présence du Créateur, il est aussi porteur d’une vision du monde, d’une weltanschauung. Celle-ci est, selon le philosophe Mohammed Iqbal, porteuse, en son épicentre, de « l’intelligence inductive » : « dans l’Islam, la prophétie atteint sa perfection en découvrant la nécessité de sa propre abolition. Ceci implique la fine compréhension que la vie ne peut-être tenue à jamais en lisière, qu’afin d’atteindre une pleine conscience de soi, l’homme doit finalement être livré à ses propres ressources »[2].

Dans cette perspective, le Coran appelle les hommes à faire pleinement usage de leur raison et à recourir aux données empiriques, tirées d’expériences concrètes, comme fondement de la connaissance humaine. Les donnés empiriques sont considérées comme des signes – ayat – d’Allah.

Le devoir de l’homme est de juger dans quelles mesures ces signes peuvent constituer des sources de connaissances utiles à la connaissance de son créateur et du monde global. Le Coran affirme qu’Allah « règle l’Ordre [de tout] et expose en détail les signes afin que vous ayez la certitude de la rencontre de votre Seigneur »[3]. Déduisant une méthodologie d’analyse de l’exposé coranique, Mohammed Iqbal expliquait que « la connaissance doit commencer avec le concret. C’est la capture intellectuelle du concret et le pouvoir sur lui qui donnent à l’intelligence de l’homme la possibilité d’aller au-delà du concret »[4] c’est-à-dire de proposer une analyse théorique basée sur la connaissance du réel.

Ainsi, le Coran nous invite, à de multiples reprises, à observer et à comprendre le monde dans lequel nous vivons. Il voit des signes de l’existence d’Allah sur le terre et dans les phénomènes naturels qui se développent en son sein. La présence du Créateur se manifeste aux hommes au travers de Sa révélation mais aussi dans Sa création : le livre déployé – al-kitab al-manchour – étant le pendant du livre révélé, le Coran.

 Celui-ci fait devoir au musulman d’observer et de réfléchir aux signes l’entourant dans le monde immanent ; la création immanente étant un reflet de la transcendance divine. Invitant les hommes à regarder le monde afin de voir au-delà de sa simple matérialité, Allah nous dit : « en vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d’intelligence »[5].

Dans un verset mettant en avant de multiples éléments que la perception sensorielle de l’homme découvre dans la nature, Allah dit : « n’as-tu pas vu que, du ciel, Allah fait descendre l’eau ? Puis Nous en faisons sortir des fruits de couleurs différentes. Et dans les montagnes, il y a des strates blanches et rouges, de couleurs différentes, et des roches excessivement noires. Il y a pareillement des couleurs différentes, parmi les hommes, les animaux, et les bestiaux. Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah »[6]. Dans un autre verset, Allah affirme : « et c’est lui qui a étendu la terre et y a placé montagnes et fleuves. Et de chaque espèce de fruits Il y établit deux éléments de couple. Il fait que la nuit couvre le jour. Voilà bien là des preuves pour les gens qui réfléchissent »[7].

Appelant à une observation concrète du monde, Allah ordonne au Prophète Mohammed [PSL] de mettre en avant l’ensemble de la création comme preuve ultime de l’existence du Créateur : « dis : « regardez ce qui est dans les cieux et sur la terre » »[8]. Cette invitation à observer l’univers, s’explique par le fait que dans la perspective islamique la recherche rationnelle, la connaissance scientifique ou la démarche expérimentale sont avant tout perçues comme des moyens de connaissance et de rapprochement du croyant avec son Créateur.

Du fait, de la place centrale accordée à l’expérience sensible et à son esprit concret, Mohammed Iqbal affirmait que le Coran est « essentiellement anticlassique » car il s’oppose à la nature spéculative de la philosophie grecque qui s’attache à la théorie et négligeait les faits. Méthodologiquement le Coran appelle un retour au réel en accordant une place centrale aux données empiriques dans le processus de connaissance.

L’importance de l’expérience était perçue, par le philosophe musulman, comme une « révolte intellectuelle contre la philosophie grecque »[9]. De cette « révolte intellectuelle », de cette « guerre prolongée » contre la pensée grecque, naquit la méthode inductive, basée sur l’observation et l’expérience, qui est un trait marquant de l’esprit de la civilisation islamique.

Dans cette perspective, l’expérience spirituelle, unissant l’homme à son Créateur, est perçue comme une expérience naturelle, permettant un examen critique, au même titre que les autres aspects de la connaissance humaine. L’expérience spirituelle, la connaissance de soi, au même titre que la connaissance du monde extérieur, est une source de connaissance humaine. Ici le tassawwuf, la science de la mystique musulmane, tel qu’a peu la développer un Abu Hamid al-Ghazali ou un Djalal ed-Din Rumi, a pour but de systématiser et conceptualiser l’expérience intime de la transcendance spirituelle.

Toutefois, l’expérience mystique n’est qu’une forme de savoir qui ne peut prétendre à lui seul à l’exhaustivité de la connaissance universelle. L’expérience intime est seulement une des sources de connaissance humaine parmi d’autres. « Selon le Coran, expliquait Mohammed Iqbal, il existe deux autres sources de connaissance, la nature et l’histoire, et c’est en captant ces sources de connaissance que l’esprit de l’Islam apparaît sous son meilleur jour »[10].

Ayant déjà donné un aperçu de l’importance qu’accorde le Coran à l’observation de la nature, nous nous intéresserons uniquement à l’histoire comme source de connaissance majeure pour le Coran. Dans l’esprit islamique, Allah se manifeste aux hommes au travers de la destinée et des cycles de l’histoire humaine mais aussi aux cours d’événements singuliers. De cette vision de l’histoire proposée par le Coran, les hommes peuvent tirer des lois de l’évolution historique permettant aux hommes de mieux appréhender leur présent et d’orienter leur action dans l’avenir.

De plus, le Coran invite les croyants a étudier l’histoire, « les jours d’Allah », afin d’y découvrir les signes de la présence du Créateur qui se manifestent à l’humanité. Ainsi, Allah nous invite à regarder l’histoire des générations qui nous ont précédé : « avant vous, certes, beaucoup d’évènements se sont passés. Or, parcourez la terre, et voyez ce qu’il est advenu de ceux qui traitaient [les prophètes] de menteurs »[11]. Dans un autre verset, Il nous enjoint étudier l’histoire : « parcourez la terre et regardez ce qu’il est advenu de ceux qui ont vécu avant »[12].

La perception coranique de l’histoire, nous amène à replacer les évènements dans la longue durée loin des urgences provoquées par les contraintes de l’heure. Il ne s’agit nullement d’une manière de fuir les réalités du monde mais de les replacer dans une perspective plus large afin d’agir de manière plus efficiente sur celui-ci.

L’histoire sert à interpeller les croyants, à leur faire prendre conscience de la complexité du monde, et à les mettre en garde en s’appuyant sur l’exemple des peuples qui les ont précédé. Ceux-ci ayant durement payé leurs erreurs, ils sont présentés comme un contre-exemple pour les croyants devant éviter de commettre les mêmes fautes. S’adressant au Prophète, Allah dit  : « et raconte-leur l’histoire de celui à qui Nous avions donné Nos signes et qui s’en écarta »[13]. Dans un autre verset, Allah explique : « ainsi faisons-Nous alterner les jours [bons et mauvais] parmi les gens »[14]. Ainsi, une lecture de l’histoire imprégnée par la vision coranique ramène les vicissitudes, les douleurs, les déceptions et les défaites du moment à des proportions relatives au regard des cycles historiques. Dans le même temps, la vision coranique nous enjoint de ne pas reproduire les erreurs qui ont déjà été commises. L’histoire permet à la fois de relativiser et de mieux comprendre le présent et de tirer des leçons des expériences passées.

Concernant l’histoire des prophètes relatée dans le Coran, Allah nous dit : « et tout ce que Nous te racontons des récits des messagers, c’est pour en raffermir ton cœur. Et de ceux-ci t’est venue la vérité ainsi qu’une exhortation et un rappel aux croyants »[15].  Alors que les musulmans subissaient des épreuves difficiles, le rappel de l’histoire venait les aider à supporter leurs conditions présentes et à préparer l’avenir.

L’histoire des prophètes, mais nous pouvons étendre le propos à l’ensemble de l’histoire humaine à partir du moment où nous lui donnons un cadre interprétatif adapté, est perçue comme un rappel apte à raffermir le cœur des croyants. Cela fait écho à un autre verset, ou Allah dit que « le rappel profite aux croyants »[16]. Dans un autre verset, Il ajoute : « dans tout cela il y a des signes pour tout homme plein d’endurance et de reconnaissance »[17].

Au-delà de la fonction de rappel et de raffermissement des convictions, Allah nous invite à tirer des leçons de l’histoire des prophètes pour notre propre expérience historique : « dans leurs récits il y a certes une leçon pour les gens doués d’intelligence »[18]. Ainsi, les croyants sont invités à tirer les leçons de ces expériences historiques afin de répondre aux problématiques qui se posent à eux dans un contexte historique différent. En retirant la quintessence de ces expériences, les croyants doivent orienter leur action dans un sens qui soit le plus proche possible des modèles proposés par le Coran.

Toutefois, l’intérêt du Coran pour l’histoire, comprise comme source de connaissance humaine, dépasse les simples indications de quelques évènements passés. Comme pour l’observation de la nature où le Coran nous invite à étudier notre environnement de manière la plus approfondie possible, les éléments d’histoire rapportés dans le récit coranique étant, avant tout, des invitations à étudier l’histoire de l’humanité dans sa globalité. Les expériences historiques d’événements non cités dans le Coran ou postérieur à la révélation coranique, sont aussi nécessaires à la compréhension du monde et peuvent donc être des leçons « pour les gens doués d’intelligence ».

[1] Entretien avec Saïda Kada, « Femmes musulmanes et engagées », in. Histoire politique des immigrations (post)coloniales, France, 1920-2008, Paris, Editions Amsterdam, 2008, page 225-232.

[2] Iqbal Mohammed, Reconstruire la pensée religieuse de l’Islam, Monaco, Edition du Rocher, 1996, page 127.

[3] Coran 13 : 2

[4] Iqbal Mohammed, Reconstruire la pensée religieuse de l’Islam, op. cit., page, page 132

[5] Coran 3 : 190

[6] Coran 35 : 27-28

[7] Coran 13 : 3

[8] Coran 10 : 101 

[9] Iqbal Mohammed, Reconstruire la pensée religieuse de l’Islam, op. cit., page 129

[10] Ibid., page 128

[11] Coran 3 : 137

[12] Coran 30 : 46

[13] Coran 7 : 175

[14] Coran 3 : 140

[15] Coran 11 : 120

[16] Coran 51 : 55

[17] Coran 14 : 5

[18] Coran 12 : 111

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