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le RCD serait il un parti des généraux

Posté par algeriedemocratie le 30 juillet 2009

Alors que le FFS a opté pour un boycott actif dans lequel son SG, Karim Tabou, sillonne l’Algérie pour sensibiliser les Algériens sur la farce qui est entrain d’être préparée par le régime algérien, le RCD se déclare hors compétition, mais en s’enfermant dans son bureau et en s’interdisant toute intervention, que ce soit dans la presse ou sur le terrain ! Etonnante décision et étonnant comportement diraient certains.

En fait, in n’y a rien détonnant pour celui qui connaît bien l’histoire du RCD.
Après les événements d’octobre 88, la légalisation du FFS allait attirer autour de celui-ci tous les Kabyles. La structuration de la société kabyle revendicatrice dans le cadre d’un parti politique d’opposition très prestigieux en raison du passé et des positions de Houcine Aït Ahmed étant perçu comme très dangereux pour la stabilité du système, le pouvoir a vite pensé à diviser les Kabyles à deux ou plusieurs camps belligérants. Ainsi, le Général Md Touati, un Kabyle de service très influent au sein du régime algérien, contacte Said Sadi et lui propose la création d’un parti politique. Sachant que les Kabyles sont très sensibles aux thèmes de la culture et de la démocratie, l’on chuchote alors à Sadi d’appeler son parti « Rassemblement pour la Culture et la Démocratie », RCD. Bien que la loi portant sur la création des partis politique interdit toute référence à la religion, à la race, à la culture, etc. ! Les planificateurs de la ruine kabyle ont bien vu ; après la déclaration de la naissance du RCD en 1989, des milliers de Kabyles, attirés comme des papillons nocturnes par la brillance du sigle, y adhèrent. Et au fur et à mesure que l’on avance dans le temps, les positions et les orientations des deux partis divergent et, au grand bonheur du régime, entraînent avec elles des pans entiers de Kabyles. Pire, toutes les fois qu’un mouvement, une organisation ou une association naît en Kabylie, la division pointe automatiquement du nez. Ainsi, les deux principaux mouvements mobilisateurs qui drainent jadis des foules de Kabyles dans les manifestations sont réduits presque à néant : le MCB éclate en trois tendances : MCB-Commissions Nationales, MCB-Coordinations Nationales, et MCB-Rassemblement National ; et la CADC explose en deux tendances : ailes anti-dialoguiste et aile dialoguiste. Chacune de ces tendances s’autoproclame leader de la Kabylie et accuse l’autre de trahison ; la guerre pour leadership y fait rage et la Kabylie encaisse les coups, à la grande satisfaction d’un régime manipulateur.

Pour élargir le fossé entre les deux formations politiques, le FFS et le RCD, et par conséquent entre les Kabyles, le régime algérien, d’un côté, via son commis le Général Md Touati, manipule et dresse les militants du RCD contre les islamistes et présente ce parti comme un défenseur de la démocratie, et d’un autre côté, il accuse le parti d’Aït Ahmed de rapprochement avec les islamistes et le qualifie d’anti-démocrate. Il va sans dire que dans leur acharnement contre les intégristes islamistes, que le régime incite aussi contre les Kabyles, les militants radicalisés du RCD s’acharnent également sur les militants du FFS. A plusieurs occasions, les disputes verbales entre les frères-ennemis ont failli se transformer en violence physique.

Incapable de déstabiliser le FFS à l’écroulement, le RCD, répondant sans doute aux ordres du maestro, le Général Touati, adapte alors la « stratégie de la fraternité » qui consiste à infiltrer le parti adverse pour le disloquer de l’intérieur. La première tentative de cette union maligne remonte au 1 novembre 2005 lorsque le président du RCD et le SG du FFS, Ali Laskri, se sont donnés une accolade au village Imoula, dans un rendez-vous piège préparé de toute pièce par le parti de Sadi. Echoué de piéger le vieux renard du FFS, le RCD retente le coup en janvier 2009, à quelques mois des élections présidentielles que les deux partis ont boycottées. La réponse du SG du FFS, Karim Tabou, est tranchante : « On ne peut pas s’unir avec un parti ayant gelé ses activités. ». En fait, pourquoi le RCD a-t-il opté pour le boycott et au même temps gelé toutes ses activités ?

La réponse est simple. Sadi, ou plutôt son maestro, savait très bien que si le RCD optait pour la participation, il perdrait toute crédibilité au sein de ses militants dont la majeure partie est kabyle. Et qui dit kabyle, dit boycott de toute mascarade électorale préparée par le pouvoir. Et comme le boycott nuit déjà aux intérêts du régime, le RCD devrait alors trouver un plan de compensation : c’est le gèle des activités du parti. Ainsi donc, au moment où l’électorat algérien a besoin d’être sensibilisé contre un scrutin anti-démocratique, monsieur Sadi préfère se taire et s’effacer de la scène politique ! Sans doute, c’est vers ce genre de traquenard qu’il souhaitait attirer le FFS par son appel à l’union.

Pour finir, le RCD est un parti crée dans les laboratoires du régime algérien afin de diviser les Kabyles et faciliter leur domination. Certes, on ne peut nier la lutte du Dr Sadi au sein du mouvement berbère des années 80, mais sa naïveté ou sa novice en politique a fait de lui après l’ouverture du champ politique en 88 une véritable marionnette dans les mains du régime des généraux.

Par : Geoffroy Idouassem

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