Témoignage Ramdani Redha torturé avec sa mère

Posté par algeriedemocratie le 1 août 2009

Témoignage Ramdani Redha torturé avec sa mère

 

Badjarah. 31 Août 1993. J’etais chez moi avec mon ami Smail Kadi, quand ma mère rentra de Boufarik. Un quart d’heure après son retour, notre maison fut encerclée par des gendarmes et des policiers qui se mirent à frapper violemment a la porte. Au moment ou j’allais ouvrir, je fus surpris par la présence de gendarmes devant moi.

ils avaient défoncé la porte. Ma mère me suivit et nous nous retrouvâmes entourés par des gens armés qui nous mirent le canon sur nos tempes. Ils m’ordonnèrent de me mettre a plat ventre, chose que je n’ai pas accepté. On me sorti brutalement dehors en m’insultant et en me demandent si j’hébergeais un blessé a la maison. Je répondis qu’il n’y avait pas de blessé chez moi. On me jeta violemment sur le sol et on me reposa à nouveau la question en me demandant qui etait la personne cachée chez moi. J’ai répondis qu’il s’agissait d’un ami. « Est-il armé? » me demanda l’un d’eux? Non! Répondis-je. Furieux, ils me menacèrent de me tuer sur le champ. Leur chef ordonna à un gendarme de tirer sur moi s’il entendait des coups de feu.

Mon ami sortit pour éviter le pire, craignant le dynamitage de la maison. On nous jeta ma mère, mon ami et moi dans un fourgon type Peugeot J5, les poings lié.

On me demanda ou se trouvait mon frère Samir? Je répondis qu’il etait au marché de Boudouaou. Ils jetèrent ma mère et mon ami dans des cellules du commissariat, et m’embarquèrent à la recherche de mon frère au marché. Il n’etait pas au marché, et les policiers, furieux, me frappèrent de toutes leur forces et me traitant de tous les noms. Alors que nous étions au marché a la recherche de Samir, ma mère fut agressé et bastonnée malgré son age et les intervention chirurgicales qu’elle venait de subir. A notre retour je fus conduit dans une salle de torture. On m’ordonna de m’asseoir, On lia mes pieds a mes poings par derrière et on passa un gros bâton pour me suspendre ainsi. Des coups pleuvait de tous les cotez, tout en me demandant qui avait ramené mon ami Smail à la maison? Je leur répondis qu’il était venu seul, comme d’habitude pour me tenir compagnie et discuter. On me plaça un morceau de chiffon mouillé sur le visage. Je n’arrivais plus à respirer et on commença à me verser de l’eau sale dans la bouche. On menaça de me tuer si je persistais à ne pas répondre « correctement » à leur question. Devant les affres et les souffrances de la torture que je subissais, je finis par leur « avouer » que c’etait mon frère Samir qui avait ramené mon ami Smail. On m’interrogea ensuite sur des « terroristes » que je « connaîtrais ». Devant mes réponses négatives, je reçus une flopées de coups. On me menaça de me sodomiser si je continuais à nier les faits.

L’un d’eaux commença a toucher mon postérieur et l’autre voulut m’introduire un manche a balai dans l’anus. Le soir on me conduisit à mon quartier, Badjarah, pour leur montrer le domicile de Mohamed, un ami que j’avais dénoncé sous la torture, sans qu’il n’ait rien fait. Mohamed était absent de son domicile.

Les policiers se mirent alors à me rouer de coups. Je suis resté 16 jours au commissariat du quartier puis nous fumes transférés, ma mère, mon ami et moi au commissariat central d’Alger. La, nous sommes restés cinq jour sous les insultes et les menace permanentes des policiers avant d’être incarcéré a la prison d’El-Harrach.

Ramdani Redha et sa mère Boudjema Malika
Prison d’El-Harrach

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