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Egypte: Des enseignants universitaires algériens torturés par la police spéciale

Posté par algeriedemocratie le 16 août 2009

Abdelkader Hadjar, ambassadeur de l’Algérie en Egypte, vient de révéler la tenue d’une rencontre avec l’un des adjoints du président Hosni Moubarak concernant l’affaire de la torture de professeurs universitaires algériens en Egypte. Les trois enseignants en question Omar Chérigui, chargé de cours, Harkati Nabil, enseignant et adjoint au chef de département des sciences commerciales, et Saâd Mérabet, chargé de cours et membre du conseil national du Cnes (syndicat des enseignants du supérieur) ont exigé l’interpellation des plus hautes autorités égyptiennes suite aux séquestrations physiques dont ils ont fait l’objet et qu’ils affirment avoir subies de la part des services spéciaux de la police égyptienne.

Les enseignants universitaires qui ont subi ce préjudice n’oublieront pas de sitôt leur séjour professionnel cairote « qui a viré au cauchemar et écourté précipitamment par les services de sécurité de ce pays frère » rapporte le quotidien algérien El Watan.

Par une correspondance adressée aux ministres des Affaires étrangères et celui de l’Enseignement supérieur, au président de l’université de Sétif et au président de l’Observatoire des droits de l’homme, les trois professeurs tentent d’informer du caractère officiel de leur voyage car ils étaient précisément délégués par l’université Ferhat Abbès de Sétif, pourvus d’ordres de mission et de tous les documents nécessaires à cette fin, leurs passeports étaient en cours de validité et sur lesquels l’ambassade d’Egypte a bien apposé des visas leur permettant de se rendre en Egypte.

« Nous devons souligner aussi que les établissements hôtes, à savoir l’Institut égyptien de planification, l’Institut d’études arabes, l’Institut des statistiques ainsi que les universités du Caire, de Aïn Chems, de Halouane et celle d’Alexandrie n’ont ménagé aucun effort concernant notre prise en charge », peut-on lire dans leur déclaration. « Nos confrères égyptiens nous ont accueillis fraternellement sauf que tout a basculé le soir du 14 janvier 2008 à 23h30, lorsque une patrouille d’agents armés de fusils mitrailleurs a fait irruption dans nos chambres d’hôtel », poursuivent les enseignants. « Refusant de décliner leur identité, ils nous ont embarqués manu malitari dans un véhicule sur lequel est écrit “Sûreté centrale-services spéciaux” ». « Nos cartes professionnelles ce sont nos fusils et l’armement lourd que vous voyez », ont hurlé les policiers à notre égard. Après une fouille de fond en comble de la chambre sous l’œil médusé des universitaires algériens, ordre est donné d’emmener le groupe d’abord au siège central pour un interrogatoire de 20 minutes. « Ils nous ont bandé les yeux et nous ont emmenés ensuite vers un lieu secret. Nous avons roulé environ 45 minutes pour débarquer vers l’inconnu », ajoutent les enseignants. « On nous a ligotés avec du fil de fer et c’est là que le cauchemar commence : nos noms ce sont des numéros : 28, 29 et 30. Séquestrés pendant 41 heures, nous devinerons que le lieu était un centre de torture. Nous entendions constamment des cris, des hurlements et d’autres choses du genre. Interrogés nuit et jour, nous étions sommés de donner des explications sur nos supposés liens avec des terroristes, en Egypte, à Londres… », Poursuivent-ils, exténués et psychologiquement atteints.

Selon nos interlocuteurs, les services spéciaux égyptiens n’ont pas hésité également à leur soutirer « de force » le mot de passe de leurs e-mails. « Sans nous autoriser de contacter notre ambassadeur au Caire et sans la moindre explication, les agents spéciaux de la police égyptienne nous ont permis finalement de quitter le sinistre centre, non sans nous avoir accompagnés jusqu’au seuil de l’avion d’Air Algérie », conclut le groupe d’universitaires.

Toutefois, l’ambassadeur algérien vient de reprocher aux universitaires algériens leur tort de ne pas avoir informé l’ambassade de leur présence dans le territoire égyptien et préconise à tout citoyen algérien devant se rendre en Egypte d’informer d’abord l’ambassade algérienne afin qu’elle puisse s’assurer de leur confort et de leur sécurité.

Synthèse Toufaux News, 2008.

Publié dans TORTURE EN ALGERIE(31) | Pas de Commentaire »

Kabyles.net est sa fausse transcription de la langue kabyle.

Posté par algeriedemocratie le 16 août 2009

Kabyles.net est sa fausse transcription de la langue kabyle.

 

Un kabyle impliqué dans le combat identitaire Amazigh est forcément conscient de l’impérativité de bien écrire sa langue. Le combat pour la reconnaissance de la langue amazigh a fait des centaines de mort depuis 1962. L’écriture d’une langue est une question très importante. Tous nos scientifiques et nos linguistes ont tranché sur le fait qu’il est impératif pour nous tous d’apprendre à écrire dans notre langue. Le passage de l’oralité à l’écrit est une question de survie dans une langue menacée de disparition comme le berbère. C’est pour cette raison que dès les premiers balbutiements du Mouvement Culturel Berbère M. Mammeri a esquissé un petit manuel pour l’apprentissage de la transcription du kabyle dans le but de standardiser la fixation de  notre langue. M. Mammeri a commencé à donné des cours de berbère à la faculté d’Alger depuis 1967. Mais il se retournera bien des fois dans sa tombe quand il saura que 42 ans plus tard, sur un site qui s’appelle kabyles.net, on écrit le kabyle sans aucune règle.  

J’ai relevé leurs erreurs monumentales en procédant à des captures d’écrans pseudo par pseudo :

tiziritamazight.jpg

•1.  Thiziri : L’écriture du pseudo déjà est erronée. En effet on devrait écrire Tiziri le « t » fricatif n’est qu’une variante régionale. Thiziri donc dans une de ses réponses a écrit : « Dhayen ! Yughal ukelmun si dharen ». On retrouve toujours le même genre d’erreur Dhayen au lieu de Dayen. Yughal, peut être que Thiziri n’est pas au courant qu’on peut facilement écrire un « ɣ » sur le net et a préféré écrire l’ancien « gh » des manuscrits de Boulifa. Mais dans « Akelmun », là, il n y a aucune excuse même chez Boulifa ça s’écrivait en « q » Aqelmun. Puis vous avez « si dharen », qu’il fallait écrire : s iḍarren. Thiziri mérite un sombre zéro. Je dirais qu’elle n’a même pas le niveau d’un écolier kabyle qui fait ses cours de tamazight.  

amazigh1tamazight.jpg

•2.  Amazigh1 : Regardez ces jolies phrases-insultes dignes d’un gendarme kabyle : « inugh del aar ighelvith ». Avoir l’audace de se donner « Amazigh » comme pseudo et écrire de cette manière. Cet individu n’a aucune notion des particules qui constituent un mot ou une phrase. « Inugh » au lieu de Innuɣ. « Del aar » au lieu d’écrire : d lɛaṛ. « Ighelvith » au lieu iɣleb-it. Je crois que c’est la même personne d’ailleurs qui est sous le prochain pseudo vu que c’est le même genre d’erreur qui revient.

amazigh2tamazight.jpg

•3.  Amazigh : On retrouve aussi les mêmes mots lisez vous-même : « yezmer il aar, ithvin afu kadumis ». Bonne nouvelle dans cette phrase nous avons un mot sans erreur. « Yezmer » est écrit comme il se doit, pour vous dire que les miracles existent. Le reste de la phrase :  « il aar , ithvin afu kadumis » au lieu d’écrire : i lɛaṛ i tbin ɣef uqadum-is. Il faut bien séparer les particules pour écrire en kabyle.

daarwessu.jpg

•4.  Dâarwessu : Là c’est une catastrophe. Le pseudo déjà est lamentablement écrit. Daɛwessu. La transcription de ce pseudo nous renseigne que son porteur ne connait la Kabylie que pendant les vacances. En effet, ce ne sont que les kabyles de France qui ont du mal à substituer le « ɛ » en « r ». L’individu qui se cache derrière ce pseudo ne sait probablement pas que ce pseudo est un emprunt de l’arabe « daɛwatu ssu’ » qui est le fait de souhaiter que du mal s’abatte sur quelqu’un.

Évidemment ce ne sont ici que des exemples, le site est bien fourni de belles erreurs de transcription.

Bon, soyons indulgent, qu’on fasse une erreur de frappe sur un mot, tout le monde peut se tromper, mais là, ce genre d’erreur que nous avons montrées, sont des erreurs dictées par l’ignorance pure et simple des règles les plus élémentaires, établies pour la transcription de notre langue. Nous avons donc raison de remettre en cause jusqu’à la kabylité des personnes qui se cachent derrière ces pseudos.

A présent, avec Internet, avec les centaines d’enseignants de berbère, avec les leçons d’écriture dispensées sur Internet et sur BRTV, avec les manuels d’apprentissage de la transcription qui se vendent ou s’empruntent gratuitement,  avec les associations qui ont toutes dans leurs programmes « promotion de la langue amazighe » … Avec tous les moyens que nous avons aujourd’hui, aucun kabyle qui se respecte, n’a le droit de se justifier de ne pas apprendre comment écrire dans  sa langue maternelle.

Mais peut être que kabyles.net est trop occupé à lécher les bottes de ses maîtres pour apprendre à écrire dans une langue vieille de milliers d’années.

On s’en fout à la rigueur mais quand on écrit sous l’adresse kabyles.net qui engage la Kabylie est ses habitants, nous avons le droit de dire : STOP, arrêtez de massacrer notre langue !

Kabyles.net, un trafic quasi-nul et une boutique en préparation !

Ad wen-d-smektiɣ yiwet n temɛayt ḥekkun leqbayel si zik. Yiwen aɛni, ulac wi yettmeslayen fell-as, ulac win t-id-yettadren, dɣa amek ara yexdem, iṛuḥ iḍreg di tala. Deg wass-en yuɣal yisem-is ala netta deg yimawen nat taddart-is.

En résumé, les kabyles d’antan se racontent  l’histoire d’un individu, qui vivait dans un village. Cet individu avait tellement envie de voir les gens parler de lui, comme on parle de ceux qui font des exploits, qu’il a décidé un beau jour de chier dans la fontaine. Son voeu est alors exhaussé tout le village et même toute la région ne parla que de lui pendant un bon moment. La preuve on parle de lui même de nos jours.

Cette histoire est aussi celle de kabyles.net. Un site à un trafic médiocre comme c’est illustré sur le rapport de alexa.com. Vous remarquerez une comparaison avec les sites kabyles, kabyle.com (rouge) et tamazgha.fr (vert) fait miroiter que kabyles.net (en bleu) est presque invisible, on distingue à peine le graphe bleu qui l’illustre. Le trafic du site flirt avec zéro.

traficsite1.jpg

Cette situation se remarque aussi sur les commentaires publiés sur les articles rapportés par le site. Les articles mis à la une du site ou dans la rubrique “opinion” sont en majorité passés inaperçus, exception faite des articles islamophobes et ceux qui insultent Aït Menguellet. Les autres articles tous à ZERO, aucune réaction de la part des lecteurs, même ces articles repris de juif.org ou de upjf.fr.

Le site kabyles.net donc, ne fait de l’audimat et ne fait parler de lui que lorsqu’il tape sur Aït menguellet ou quand il devient islamophobe.

J’ai aussi remarqué la présence d’une nouvelle rubrique “BOUTIQUE” qui est toujours “en travaux”.

Faites le liens donc, avec le semblant de trafic que le site essaye de se fabriquer en léchant les bottes des sionistes et en tapant sur la religion de plus d’un milliard de citoyens dans le monde et en tapant sur des artistes pourtant kabyles, avec tout ce semblant de trafic, le site kabyles.net se prépare aussi à vendre des choses dans sa boutique.  

Mais vendre quoi au juste !? Comment est-ce qu’un site pareil déversant tant de haine puisse espérer vendre ne serait-ce une aiguille. Vous connaissez-vous des commerçants qui méprisent la religion de leurs clients éventuels !? Vous connaissez des commerçants qui insultent les artistes adorés par la majorité de leurs clients éventuels !? Le site kabyles.net rêvent peut être de vendre des robes kabyles !? Mais personne ne souhaite offrir une robe touchée par des mains qui manipulent aussi un clavier pour écrire des insultes.

Vous croyez vous que c’est possible qu’un touriste, un nostalgique, un Internaute à la recherche d’un exotisme sur le net, puisse cliquer sur Boutique, après avoir lu des blasphèmes sur une religion ou une insulte sur un artiste ? Quel genre de romantique serait un kabyle qui après avoir lu des insultes telles que « lalam gillette » aurait envie d’acheter un bracelet ou une robe pour l’offrir à celle à qui il  a tant de fois écouté Lounis chanter « Ur iyi-ttaǧǧa » ou bien « aṛǧu-yi » … !?

Publié dans kabylie(60) | 1 Commentaire »

Kabyles.net est sa fausse transcription de la langue kabyle.

Posté par algeriedemocratie le 16 août 2009

Kabyles.net est sa fausse transcription de la langue kabyle.

 

Un kabyle impliqué dans le combat identitaire Amazigh est forcément conscient de l’impérativité de bien écrire sa langue. Le combat pour la reconnaissance de la langue amazigh a fait des centaines de mort depuis 1962. L’écriture d’une langue est une question très importante. Tous nos scientifiques et nos linguistes ont tranché sur le fait qu’il est impératif pour nous tous d’apprendre à écrire dans notre langue. Le passage de l’oralité à l’écrit est une question de survie dans une langue menacée de disparition comme le berbère. C’est pour cette raison que dès les premiers balbutiements du Mouvement Culturel Berbère M. Mammeri a esquissé un petit manuel pour l’apprentissage de la transcription du kabyle dans le but de standardiser la fixation de  notre langue. M. Mammeri a commencé à donné des cours de berbère à la faculté d’Alger depuis 1967. Mais il se retournera bien des fois dans sa tombe quand il saura que 42 ans plus tard, sur un site qui s’appelle kabyles.net, on écrit le kabyle sans aucune règle.  

J’ai relevé leurs erreurs monumentales en procédant à des captures d’écrans pseudo par pseudo :

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•1.  Thiziri : L’écriture du pseudo déjà est erronée. En effet on devrait écrire Tiziri le « t » fricatif n’est qu’une variante régionale. Thiziri donc dans une de ses réponses a écrit : « Dhayen ! Yughal ukelmun si dharen ». On retrouve toujours le même genre d’erreur Dhayen au lieu de Dayen. Yughal, peut être que Thiziri n’est pas au courant qu’on peut facilement écrire un « ɣ » sur le net et a préféré écrire l’ancien « gh » des manuscrits de Boulifa. Mais dans « Akelmun », là, il n y a aucune excuse même chez Boulifa ça s’écrivait en « q » Aqelmun. Puis vous avez « si dharen », qu’il fallait écrire : s iḍarren. Thiziri mérite un sombre zéro. Je dirais qu’elle n’a même pas le niveau d’un écolier kabyle qui fait ses cours de tamazight.  

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•2.  Amazigh1 : Regardez ces jolies phrases-insultes dignes d’un gendarme kabyle : « inugh del aar ighelvith ». Avoir l’audace de se donner « Amazigh » comme pseudo et écrire de cette manière. Cet individu n’a aucune notion des particules qui constituent un mot ou une phrase. « Inugh » au lieu de Innuɣ. « Del aar » au lieu d’écrire : d lɛaṛ. « Ighelvith » au lieu iɣleb-it. Je crois que c’est la même personne d’ailleurs qui est sous le prochain pseudo vu que c’est le même genre d’erreur qui revient.

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•3.  Amazigh : On retrouve aussi les mêmes mots lisez vous-même : « yezmer il aar, ithvin afu kadumis ». Bonne nouvelle dans cette phrase nous avons un mot sans erreur. « Yezmer » est écrit comme il se doit, pour vous dire que les miracles existent. Le reste de la phrase :  « il aar , ithvin afu kadumis » au lieu d’écrire : i lɛaṛ i tbin ɣef uqadum-is. Il faut bien séparer les particules pour écrire en kabyle.

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•4.  Dâarwessu : Là c’est une catastrophe. Le pseudo déjà est lamentablement écrit. Daɛwessu. La transcription de ce pseudo nous renseigne que son porteur ne connait la Kabylie que pendant les vacances. En effet, ce ne sont que les kabyles de France qui ont du mal à substituer le « ɛ » en « r ». L’individu qui se cache derrière ce pseudo ne sait probablement pas que ce pseudo est un emprunt de l’arabe « daɛwatu ssu’ » qui est le fait de souhaiter que du mal s’abatte sur quelqu’un.

Évidemment ce ne sont ici que des exemples, le site est bien fourni de belles erreurs de transcription.

Bon, soyons indulgent, qu’on fasse une erreur de frappe sur un mot, tout le monde peut se tromper, mais là, ce genre d’erreur que nous avons montrées, sont des erreurs dictées par l’ignorance pure et simple des règles les plus élémentaires, établies pour la transcription de notre langue. Nous avons donc raison de remettre en cause jusqu’à la kabylité des personnes qui se cachent derrière ces pseudos.

A présent, avec Internet, avec les centaines d’enseignants de berbère, avec les leçons d’écriture dispensées sur Internet et sur BRTV, avec les manuels d’apprentissage de la transcription qui se vendent ou s’empruntent gratuitement,  avec les associations qui ont toutes dans leurs programmes « promotion de la langue amazighe » … Avec tous les moyens que nous avons aujourd’hui, aucun kabyle qui se respecte, n’a le droit de se justifier de ne pas apprendre comment écrire dans  sa langue maternelle.

Mais peut être que kabyles.net est trop occupé à lécher les bottes de ses maîtres pour apprendre à écrire dans une langue vieille de milliers d’années.

On s’en fout à la rigueur mais quand on écrit sous l’adresse kabyles.net qui engage la Kabylie est ses habitants, nous avons le droit de dire : STOP, arrêtez de massacrer notre langue !

Publié dans kabylie(60) | 2 Commentaires »

Dda stayevski, un esprit brillant chez les « brutes » du site kabyles.net

Posté par algeriedemocratie le 16 août 2009

Dda stayevski, un esprit brillant chez les « brutes » du site kabyles.net

Tout d’abord je recommande à tout le monde de visiter le blog de Dda Stayevski http://mazaris.blogspot.com/. Nous apprenons beaucoup de choses sur la langue kabyle. J’ai été étonné de voir le site pas-dutout-kabyle kabyles.net parler de lui.

Pourquoi le site kabyles.net s’intéresse soudainement à ce brillant esprit !? Une question qu’il faut se poser vraiment mais dont la réponse est très compliquée. Dans cet article je souhaite soumettre à votre jugement un échange de commentaires entre Dda Stayevski et quelques intervenants sur le site kabyles.net dont des membres modérateurs ‘Amazig + Daâarwessu+ halim Akli).

Je vous demanderai d’être patient et d’essayer de lire la sagesse de Dda stayevski quand elle se heurte face à la brutalité des propos et des affirmations des agents de kabyles.net, noyés dans leur ignorance et leur haine. Lisez les réactions de Dda Stayevski qui prend de plein fouet la stupidité d’Amazigh et de Dâarwessu.

Juste pour vous mettre dans le bain de la discussion. En effet, Dda Stayevski, anti-islamiste mais pas islamophobe comme vous allez le voir à travers ses commentaires, propose que la Kabylie revienne à sa pratique ancestrale tolérante de l’Islam. Comme je l’avais dit ici dans un autre article, la Kabylie a cohabité avec l’Islam 14 siècles à l’abri du fanatisme islamiste. Ce dernier est  importé d’orient a fait des milliers de morts en Algérie depuis deux décennies.  Pour se faire les imrabḍen doivent reprendre leur position sociale d’avant, pour réguler et s’occuper de la question spirituelle de la Kabylie. Je partage entièrement la position de Dda Stayevski (c’est l’une des rares fois que j’appelle quelqu’un par Dda en ayant le sentiment que la personne le mérite vraiment). L’islamophobie est de ne pas tolérer l’existante de musulmans alors qu’aucune société ne peut vivre sans spiritualité et c’est le drame de beaucoup de kabyles qui n’arrivent pas à comprendre cette réalité comme le dit si bien Dda Stayevski : « Un peuple comme le notre ne peut pas vivre sans spiritualité, notre peuple dans sa composante républicaine (dite laïque) est majoritairement composé de croyants, de déistes, d’agnostiques et une infime quantité de gens athées. C’est une société anticléricale mais pas contre la foi en le Créateur. Si l’on veut faire de nous une société matérialiste “sans morale” et “sans Dieu” comme les bezbozhniki promulgués par les bolchéviques en Russie moi je le dis tout de suite : NO WAY ! Je connais trop bien les malheurs de la Russie causé par ces nihilistes destructeurs, des aventuristes-extrémistes haïssant leur pays. . . Donc je reviens à la charge : assumer toutes les composantes de notre peuple et élaborer une idée kabyle. C’est la solution qui me parait la plus appropriée et la plus conforme aux kabyles ».

 

Dda Stayevski : Je connais imravdhen n’lvaraka (imṛabḍen n lbaraka), des Kabyles pieux et qui défendent d’abord leur kabylité.

Aussi je recommande la solution suivante :

  • la pratique de toute religion en Kabylie doit se faire sous l’autorité des Kabyles imravdhen. C’est-à-dire que les Arabes n’ont pas le droit de répandre leur religion directement, ils doivent passer par imravdhen. En clair il faut respecter les règles que nous avons depuis des siècles. Par exemple l’État algérien n’a pas le droit d’imposer la construction de mosquées ou de désigner un imam/cheikh en Kabylie.

  • Imravdhen doivent être désignés comme instance de contrôle de la religion en général sur les territoires kabyles ; ils sont les censeurs qui doivent veiller à ce que ces religions respectent le droit kabyle, c’est leur devoir.

Je suis un fervent partisan d’une nouvelle réorganisation de notre société et d’une répartition des tâches. Et comme tu peux le juger imravdhen ainsi que les autres Kabyles ont des devoirs.

Mark Wanes : Il ne faut se faire aucune illusion sur les chances de vivre librement dans une Algérie arabo-musulmane le seul espoir de vie démocratique est en Kabylie autonome (avec ou sans marabouts) espace laïc proposé par Ferhat. Et ce en des termes ne souffrant aucune équivoque.

Anonymes : une façon de voir les choses trés arrierée ca rappele le moyen age en europe. Il faut abolir complètement “thirruvdha” et cesser avec la descrimination. Dans la Kabylie dont je rêve, il n’y aura que des kabyles, ni plus, ni moins. (Ne pas comprendre que je parle des étrangers qui seront les bienvenus chez-nous, pour travailler, pour le tourisme ou autre…) [ NDLR Et on rêve en plus d'avoir des touristes et des étrangers pour travailler …]

Halim Akli : J’aimerai juste indiquer à nos lecteurs que ce point de vu est loin de refléter l’opinion de l’équipe de Kabyles.net. Ainsi, personnellement, je me positionne en faux contre cette “analyse” trop superficielle …

Amazigh : Les imravdens comme l’a si bien exprimé un intervenant sur ce forum, vivaient aux dépends des Kabyles, et complètement isolée du reste de la population kabyle et renfermée sur elle-même. Ils utilisaient la religion comme moyen pour duper les kabyles et mener une vie de parasite à leurs dépends … Cette secte d’Imravdens, n’est pas très aimée chez moi.

Dda stayevski : Imravdhen c’est d’abord une institution, une institution kabyle. Il y avait des bons et des mauvais imravdhen, on peut juger/condamner les gens mais pas une institution. Cette institution est un avant tout un instrument. Un instrument que nos adversaires, ou nos ennemis c’est selon, se sont emparés pour mener à bien leur usurpation. C’est un instrument qu’ils ont su utiliser contre nous.

Ma réflexion est simple et consiste à procéder à un renversement de vapeur, à utiliser notre propre institution des imravdhen au bénéfice de tous les kabyles pour contrer nos adversaires et ennemis, les arabes et leurs musulmans.

Dâarwessu : Mais de quelles institutions parlez-vous ainsi ? Je refuse net de considérer ou même d’envisager une seule sconde que ces mythomanes de “Imravdhen” & Cie puissent être considéré comme une institution …

Dda stayevski : Faites preuve d’un peu plus de finesse, s’il vous plaît ! Faites des efforts et ne laissez pas la paresse intellectuelle vous accabler …

Amazigh : Soyons rationaux et logiques, c’est une secte et non pas une institution ! Arrêtons de philosophie trop sur la question … Cette secte doit disparaitre …

Dâarwessu : Citation : “Cette secte doit disparaitre,” Je préférerai avec un grand plaisir l’… exterminer moi-même …

Dda stayevski : Azul Amazigh !  Tu ne fais qu’un constat en disant que c’est une SECTE … L’essentiel aujourd’hui est de dépasser ce clivage entre kabyles républicains et imravdhen, ça sera dans l’intérêt de notre peuple et de notre Patrie. Je sens que ce que j’ai dit de faire des imravdhen une digue anti-islamiste est très mal compris, ou très mal interprété surtout par ceux qui comprennent mal (mal le français ou simplement mal) et dans certains cas très très mal reçu …

Amazigh : L’être humain avec sa stupidité d’époque et son ignorance avait besoin d’un Dieu et d’une croyance, c’est de cette idée qu’elles sont nées toutes les religions … La citoyenneté écrasera toutes les différences qui puissent existés entre eux, la laïcité consolidera les liens entre eux. Ce n’est surement pas l’Amraved qui va me protéger de l’arabo-islamiste et stopper l’islamisation de la Kabylie ! Il faut être toqué pour croire à ça ou de favoriser le retour de la secte imravden qui est entraine de disparaitre !!!

Dda stayevski : Amazigh ! Je vois que vous campez sur vos positions et que vous ne voulez pas bouger ne serait-ce d’un iota. Et pourtant il va falloir le faire… Défendre son point de vue est très louable mais l’ériger en dogme, en solution incontournable c’est à mon avis une faute grave. Une telle opinion catégorique diffère à peine de celle du cléricat arabo-musulman, à la solde du Qartel dirigé par la sawdia arabia … Un peuple comme le notre ne peut pas vivre sans spiritualité, notre peuple dans sa composante républicaine (dite laïque) est majoritairement composé de croyants, de déistes, d’agnostiques et une infime quantité de gens athées. C’est une société anticléricale mais pas contre la foi en le Créateur. Si l’on veut faire de nous une société matérialiste “sans morale” et “sans Dieu” comme les bezbozhniki promulgués par les bolchéviques en Russie moi je le dis tout de suite : NO WAY ! Je connais trop bien les malheurs de la Russie causé par ces nihilistes destructeurs, des aventuristes-extrémistes haïssant leur pays. . . Donc je reviens à la charge : assumer toutes les composantes de notre peuple et élaborer une idée kabyle. C’est la solution qui me parait la plus appropriée et la plus conforme aux kabyles.

Daârwessu :   1 + 1 = deux et certainement pas… Dieu et toutes sa clique de prophètes et d’escrocs ! Ce qui n’est pas à mon humble avis d’être la définition ou même le postulat d’un dogme du genre : E=MC²…

Dda Stayevski : Tu es incorrigible l’ami ! Pour paraphraser Dda Lwennas je dirai de toi : Hath an, Hath an Daârwessu. (Hat’san, Hatsan Daawessu : La voilà ! La voilà qui s’amène, la Malédiction)

Il n’y a pas de dogme en sciences exactes, il y a des hypothèses démontrées, des formules. E=MC2 n’est pas un dogme mais une formule applicable dans la limite de nos connaissances et de notre entourage, nul savant ne peut dire si elle serait universelle littéralement parlant c-a-d applicable à tous les espaces, toutes les galaxies de l’univers. Une spiritualité saine est une richesse et non pas un fardeau. Je parle des êtres humains faits de chair et d’os, d’âme et de sentiments. Pour les robots, les cybercréatures et les tamagotchi il faut voir avec les japonais, c’est la référence en la matière !

Daârwessu : Mon petit gars, je n’ai pas vu 1 seul “amravedh depuis 50 ans et je ne sais même pas à quoi cela sert exactement contrairement à un plombier ou un électricien. J’ai même songé à vous faire parvenir la photo paradisiaque d’un endroit sur terre où ils n’ont jamais entendu parler de vos fameux “imravdhen” que vous élèvez arbitrairement içi au rang de “institution”

Dda Stayevski : daârwessu ! Franchement c’est mal poli de tenir de tels propos à mon encontre. Vous feignez d’ignorer le fond du sujet et vous mettez de nouvelles couches d’obscénités à chaque message. Ou bien vous n’avez absolument rien compris à ce sujet ou bien vous avez vraiment un problème de communication. Franchement vous risquez de devenir associable et infréquentable si ce n’est pas déjà le cas. Sur ce je juge nos échanges clos. Rien de personnel.

Ainsi se termina la joute entre le brillant savant et les brutes de kabyles.net. Un dernier mot pour Dda Stayevski : A gma i k-id-smektiɣ s yiwen wanzi qqaren-t At Zik « ddu d usaɛdi ad taɣeḍ di saɛd-is, ddu d wemcum ad d-taɣeḍ di ccum-is ».

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علي يحيى عبد النور ضيف  »الخبر الأسبوعي »:الشاذلي أمر باغتيال مسيلي لأنه تعرضّ لزوجته حلي

Posté par algeriedemocratie le 16 août 2009

علي يحيى عبد النور ضيف  »الخبر الأسبوعي »:الشاذلي أمر باغتيال مسيلي لأنه تعرضّ لزوجته حليمة الشاذلي أمر باغتيال مسيلي لأنه تعرضّ لزوجته حليمةذكر علي يحيى عبد النور، الرئيس الشرفي لرابطة الدفاع عن الحقوق الإنسان، أن جيل الثورة فشل في بناء البلاد، لأنه تربى وترعرع على التخريب والتدمير، وأضاف أن الأمل في شباب الاستقلال لاستلام الشعلة، مشيرا إلى أن بوتفليقة يريد أن ينصب شقيقه السعيد مكانه لمواصلة  »إنجازاته »، وأن أصحاب القرار داخل الجيش لا يقاسمونه بالضرورة هذا الرأي· وفجر عميد المدافعين عن حقوق الإنسان، خلال نزوله ضيفا على فضاء  »النقاش »، قنبلة بالكشف عن أن الرئيس الأسبق الشاذلي بن جديد هو من أمر بتصفية المعارض علي مسيلي· أما فيما يتعلق بقضية إعدام شعباني، فقد أوضح أن الشاذلي والسعيد عبيد وأعضاء المحكمة الثورية هم الذين يتحملون المسؤولية، لأنهم نطقوا بحكم الإعدام·

رئاسيات 2009 تنذر بانتقال للسلطة من الجيش إلى البوليس

حذر علي يحيى عبد النور، رئيس رابطة حقوق الإنسان، من انتقال للسلطة من الجيش إلى البوليس، على خلفية الإنتخابات الرئاسية المقرر إجراؤها في أفريل القادم  »مع ما يعنيه ذلك من انزلاق نحو ديكتاتورية بوليسية صريحة »· ولاحظ أنه يوجد الآن 022 ألف شرطي في الجزائر، بينما كان هذا العدد سنة 09 لا يتجاوز 12 ألفا· وكشف رئيس رابطة حقوق الإنسان أن الرئيس بوتفليقة استفاد خلال رئاسيات 2004 من دعم رئيس دائرة الاستعلامات والأمن اللواء توفيق الذي أخذ تلك المبادرة باستقلالية تامة عن قائد هيئة الأركان، في حين كان اللواء محمد العماري يكرّر تأكيدات بأن الجيش ليس له مرشح ولن يساند أيا منهم·

ب· علاوة

خلال جلسة النقاش التي جمعته بطاقم  »الخبر الأسبوعي »، لم يكن هناك بدّ من التطرق إلى  »الانتخابات » الرئاسية التي تقرع الباب· ضيفنا، بكل ما يتمتع به من ذاكرة قوية تختزن أسماء الناس والأماكن والأرقام، لا يريد أن يَفـْصل لعبةَ الانتخابات في جزائر الاستقلال عن الفترة الاستعمارية· وله في ذلك حججه وأوجه المقارنة التي يستند إليها· إنها تنطلق من نفس المنطق وتؤدي نفس الوظيفة، ولذا فهي لا يمكن أن تكون بريئة ولا نظيفة ولا نزيهة·
 »أود قبل الرد على هذا السؤال أن أعود إلى مسلسل الانتخابات منذ أن ظهر في الجزائر »، هكذا يبدأ، ثم يضيف:  »إنها تقليد كولونيالي، وجرى تضخيمها منذ الاستقلال مع إدماجها في أعراف البلاد، وهي حاضرة في كل المناسبات »· ويسترسل ضيفنا: في أفريل 1984 جرت انتخابات المندوبين إلى المجلس الجزائري· كانت الحرب العالمية الثانية قد انتهت، وفكّرت السلطات الفرنسية في تنظيم انتخابات لمجلس جزائري يتكون من 06 مندوبا عن المكتب الثاني، أي سكان البلاد الذين كان عددهم في ذلك الوقت حوالي ثمانية ملايين نسمة ومن 06 مندوبا عن الأوربيين، مع أن عددهم لم يكن يتجاوز 009 ألف نسمة· بعد ستة أشهر، جاء الإعلان العالمي لحقوق الإنسان القائم على المساواة بين بني البشر· كانت تلك الإنتخابات قد جرت تحت إشراف الحاكم العام السيد نايجلن وكانت النتائج مزورة، كما شهد العالم كله بذلك· كان غي موليه هو الأمين العام للفرع الفرنسي للتنظيم العالمي للعمال، وقد صرح بقوله:  »لو لم تقم الإدارة بتزوير الإنتخابات، لما نالت أكثر من 51% عوض 08% التي تدّعيها »· هذه  »الـ51% » سنصطدم بها كثيرا في الإنتخابات الجزائرية اللاحقة·

هذا ما حدث في التسعينيات

أعود الآن إلى الإنتخابات في جزائر الاستقلال، ولن أتناول فترة الحزب الواحد الحاكم، بل دعونا نتكلم عن انتخابات جوان 1990. كان الرئيس الشاذلي توجه إلى بسكرة وألقى هناك خطابا في 25 ماي 1990 وقال:  »إبتداء من اليوم، لن يبقى الشعب الجزائري تحت وصاية القمة، وكل من يسعى إلى الوصول إلى أي مركز في المجالس وحتى في رئاسة الجمهورية، ينبغي أن يمر عبر طريق انتخابات حرة »· في 12 جوان، جرت الانتخابات للمجالس المحلية· فماذا أعطت تلك الانتخابات؟ الـ »فيس » فاز بالموقع الأول بحصوله على 36 مجلسا ولائيا من جملة 48 وعلى 887 مجلس بلدي على مجموع 1500. أول انتخابات حرة جعلت حزبا آخر يفوز بخلاف حزب السلطة· ثم جاءت التشريعيات في أواخر ديسمبر 1991. فماذا أعطت من نتائج؟ لقد أعطت 188 مقعد للـ »فيس » و25 لجبهة القوى الاشتراكية و16 لجبهة التحرير الوطني في الدور الأول، وبقيت هناك 173 مقعد للتنافس في الدور الثاني، وكان الـ »فيس » متقدما في أغلبها· معنى هذا أن هذا الحزب كان سيفوز بأكثر من ثلثي مقاعد البرلمان، وربما أكثر من ثلاثة أرباع في وقت كان من المعمول به إجراء تعديلات دستورية بثلاثة أرباع النواب في البرلمان إلى جانب خيار الاستفتاء· لم يكن يوجد هناك بعدُ مجلس الأمة أو الشيوخ الذي لن يرى النور إلا في عهد الرئيس اليامين زروال· لقد قيل الكثير عن تلك الإنتخابات، ومن ذلك أن حوالي 900 ألف صوت قد حُجِبت من طرف مندوبي الـ »فيس »· وهذا لم يكن صحيحا، باعتبار أن الوثائق كانت تودع لدى رؤساء الدوائر·
اعتبارا من تلك الإنتخابات، قرّر الجيش ألا تجري انتخابات حرة أخرى أبدا في الجزائر، لأن الشعب الجزائري لا يتصرف بمسؤولية في ممارسة حريته· بعد تنحية الشاذلي بن جديد، سنصل إلى 1994. وما يجب ملاحظته هو أنه خلال 47 سنة من الاستقلال، مرّ خمسة رؤساء: بن بلة، العقيد بومدين، العقيد الشاذلي، اللواء اليامين زروال وبوتفليقة، وكان هناك ثلاثة رؤساء معينين هم محمد بوضياف، علي كافي وزروال قبل انتخابه· في جانفي 94 اجتمعت الأحزاب السياسية لتعيين رئيس للدولة، وفي ذلك اللقاء، جرى تبادل إسم عبد العزيز بوتفليقة لتولي المنصب· بوتفليقة طرح ثلاثة شروط: أولها الحفاظ على دستور الشاذلي بن جديد الصادر في 23 فيفري 1989. ثانيا ألا يكون هناك نائبان للرئيس كما تم اقتراح ذلك، ثالثا أن يجري تعيينه من طرف الجيش وليس من طرف ممثلي الأحزاب· وأمام رفض هذه الشروط، رفض هو الآخر تولي منصب رئيس الدولة، وتم اختيار اليامين زروال الذي كان وزيرا للدفاع· بعد تلك المرحلة، جاءت انتخابات نوفمبر 1995 وجرى فيها انتخاب اليامين زروال من بين أربعة مترشحين هم:
ـ محفوظ نحناح، وقد فاز بحوالي ثلاثة ملايين صوت، وهو رقم يتلاءم مع ما كان يتردد من أن الإسلاميين لا يتجاوزون هذا الحد·
ـ سعيد سعدي، وفاز بمليون صوت هي أصوات الديمقراطيين·
ـ بوكروح وفاز بـ400 ألف صوت·
ـ أما ليامين زروال، فقد فاز بنسبة 75% من الأصوات· في جوان 97 جرت انتخابات تشريعية وقبلها، أي في أكتوبر، جرت الإنتخابات المحلية، وقد فاز فيها التجمع الوطني الديمقراطي الذي كان أنشئ ثلاثة أشهر من قبل فقط· لقد تحصل على 651 مقعد· إنه الحزب الذي وُلِدَ بشنبين· زروال كان قد أنشأ مجلس الشيوخ، وقد تساءل البعض عن فائدة مثل هذا المجلس· هذا المجلس أنشئ لغرض واحد هو منع الإسلاميين من تشكيل أغلبية داخل المجلس الوطني· هناك 144 سيناتور، منهم 96 منتخبين من طرف الأحزاب بنسبة اثنين عن كل ولاية، ثم هناك الثلث الرئاسي· ولعلكم تتذكرون أن الرئيس بوتفليقة صرح وهو متوجه في زيارة إلى الولايات المتحدة في سبتمبر سنة 99 أن تلك الانتخابات كانت مزورة 100%، وقد خرج بعض المعنيين بالأمر في مسيرة احتجاجية على هذا التصريح، لولا أن فرقتهم الشرطة بالهراوات بأمر من وزارة الداخلية·
الانسحاب السيء والبقية تأتي
ربما يجدر بي أن أتحدث قليلا عن كيفية انتخاب رؤساء الجمهورية في الجزائر· إنه الجيش، وخاصة دائرة الاستعلامات والأمن، الـ »دي ار اس »، هو من يُعيّن رئيس الجمهورية، ثم يأتي التصويت كتتويج لاختيار الجيش· لقد جرى إسقاط ثلاثة رؤساء من أصل الخمسة: بن بلة، والشاذلي وزروال· العقيد هواري بومدين نجا من هذا المصير بصفته هو الذي خلق الجيش، ولم يكن الجيش ليستطيع إسقاطه، وبوتفليقة الذي كان يعلن أنه لن يبقى في المنصب إذا لم يكن يتمتع بكامل السلطات·
هل صوّت الجزائريون سنة 99؟ لقد بدأت العملية باقتراع سكان الجنوب قبل ثلاثة أيام من فتح الصناديق في الشمال في 15 أفريل، أي يوم الثلاثاء· ويوم الأربعاء، طلب المترشحون مقابلة اليامين زروال، وقد رفض ذلك، ثم أعلنوا انسحابهم من الساحة، وبقي بوتفليقة وحيدا، وجرى انتخابه بالتالي بتلك الطريقة السيئة·
رئاسيات 2004 كانت هامة للغاية· فقد أعلن الجيش أنه لا يساند أي مترشح، وليس له مترشح، وأن الشعب هو الذي سيكون من الآن فصاعدا مسؤولا عن اختياراته· ولعلكم تتذكرون تصريحات الفريق محمد العماري، رئيس الأركان آنئذ· كان هناك علي بن فليس، وكان يعتقد أن الجيش يريد التخلص من بوتفليقة وسيسانده· لكن، ماذا وقع؟ الذي وقع أن رئيس دائرة الاستعلامات والأمن اللواء توفيق هو الذي دعّم بوتفليقة بكل استقلالية عن قائد هيئة الأركان الفريق العماري· في ذلك الوقت، كان رئيس الدولة نال مساندة الولايات المتحدة لأسباب تتعلق بالمحروقات· وبالفعل، فقد حوّر بوتفليقة في قانون المحروقات، ليس عن طريق المجلس الشعبي الوطني، ولكن بمرسوم· وحتى فرنسا كانت تقف إلى جانبه·
ما الذي وقع ما بين انتخابات 2004 والانتخابات التي تدق الباب؟ الرئيس الآن يقبض على كل السلطات منذ التعديل الدستوري في 21 نوفمبر الأخير· الإنتخابات القادمة ستكون نسخة من انتخابات 2004. الإدارة هي التي تسيرها عن طريق الولاة ورؤساء الدوائر، والحكومة تتحول إلى لجنة مساندة للرئيس، وأهم عضو فيها هو وزير الداخلية بدون منازع· أتتذكرون ما قاله وزير الداخلية خلال انتخابات 2004؟ لقد قال إنه لا يستطيع أن يعلن عن فائز آخر خلاف صديقه الرئيس· حتى الآن، كان الجيش هو الذي يسيّر البلاد· لكن، يبدو أن هذه المهمة هي بصدد الانتقال إلى البوليس بمناسبة انتخابات 2009. يوجد الآن لدينا 220 ألف شرطي، وكان هذا العدد سنة 90 لا يتجاوز 21 ألفا· في نفس الفترة، كان لدينا 16 ألف دركي مقابل 182 ألف الآن· وهذا يعني أن السلطة هي بصدد الانتقال من يد الجيش إلى البوليس، وهذا لا يعني شيئا آخر سوى أن هناك انزلاقا نحو نظام ديكتاتوري صريح·

شيبان لن ينتقد السلطة مهما فعلت

حول الجدل الذي احتدم مؤخرا حول قضية الإعدام، اعتبر علي يحيى عبد النور أن مناقشة هذه المسألة لن تنتهي أبدا، خاصة وأن الكثير من الآراء طرحت بهذا الشأن من طرف حقوقيين ورجال دين وسياسيين، وتركت الكثير من التساؤلات والإحتدام في الرؤى· لذا، أكد محدثنا أن هذه القضية لن تجد نهاية لها ولن تجد مخرجا، باعتبارها أسالت الكثير من الحبر، ولم يتفق المفكرون بشأنها في الجزائر على حل يذكر·
وشدد المتحدث أنها مسألة نسبية، حيث هناك عدة أسباب تدعو لإلغاء عقوبة الإعدام وهي أسباب برأيه  »هامة »، لأن الإعدام لم يقلل من نسبة الجريمة·
وطرح الأستاذ علي يحيى عبد النور فكرة أخرى، وهي أن  »العدالة غير عادلة »، لأن الإنسان بإمكانه أن يخطئ في الأحكام التي يعلنها في حق أي متهم تسوقه إلى حبل المشنقة، مضيفا أنه يتساءل: هل المجرمون الذين نحكم عليهم بالإعدام هم فقط من يقتلون بالسلاح؟ مضيفا:  »أليس من يروّج للمخدرات قاتلا؟ أليس من يتاجر بالبشر بقاتل؟ »·
وأضاف أن هناك الكثير من بؤر الفساد في عدة قطاعات وعدة مجالات وفي كل المستويات، لذا فالعدالة بإمكانها أن تخطئ في الأحكام، واحتمال ذلك الخطأ يكلفها غاليا، في الوقت الذي لا يمكن أن تعيد إصلاح خطئها بعد أن تقدم على الإعدام، فضلا عن  »العذاب النفسي والجسدي الذي يعيشه المحكوم عليهم خلال انتظارهم لتطبيق العقوبة »·
وانتقد علي يحيى عبد النور رئيس جمعية العلماء المسلمين الجزائريين عبد الرحمن شيبان، عندما قال إن  »من يدعو لإلغاء عقوبة الإعدام كافر ولا يحق له أن يدفن في مقابر المسلمين ومن حق زوجاتهم أن تطلقهم »، وعلق عليه ضيف  »النقاش » قائلا  »أنا لا أقول بأن هذا الكلام دعوة إلى العنف، ولكن شيبان لم يكن متسامحا » وأضاف بأنه عندما قرآ هذا الكلام اتصل برئيس جمعية العلماء وقال له بأن أفضل ما في هذا الكلام أنه اعترف للمرأة بحقها في أن تطلق من الرجل·
واعتبر المتحدث أنه من المؤسف رؤية الجمعية التي يفترض أنها تضم العلماء تنساق وراء السلطة، مشيرا إلى أن شيبان حضر حفل إعلان ترشح الرئيس بوتفليقة لعهدة ثالثة مع أنه لم يكن مجبرا على الحضور ·
وقال بأن شيبان لا يستطيع أن يتخذ مواقف من السلطة، مهما ارتكبت من خروقات لحقوق الإنسان، معتبرا بأن مهادنة الجمعية للحاكم ليست جديدة، وأنها قبيل اندلاع الثورة كانت مع خيار الاندماج·

ف· ز

كان بإمكان العقيد شعباني أن يكون رئيسا للجمهورية لو لم يتم إعدامه

يرى علي يحيى عبد النور أن إعدام العقيد محمد شعباني في السنوات الأولى للاستقلال جاء في سياق  »نهج متبع » في القضاء على الخصوم·
في رده عن سؤال خلال اللقاء معه عما يثار حاليا من جدل حول هذه القضية بعد تصريحات الرئيس السابق الشاذلي بن جديدة، مؤخرا، في لقاء يخص تاريخ الثورة، قال ضيفنا إنه ينبغي وضع قضية شعباني في  »إطار شامل » لكي يمكن بحثها وفهمها· هذا الإطار يحدده محدثنا بـ »نهج متبع » منذ قيام الثورة في التخلص من الخصوم·  »عندما كنت مسؤولا في الاتحاد العام للعمال الجزائريين، التقيت ذات يوم ببن قادة وعبان رمضان وأخبراني بحكم صادر في حق بناي وعلي وولد حمودة ولد عمر اللذين كانا من أنصار التيار البربري في سنة 49, وهذا قبل أن تعود اللجنة التنفيذية عن الحكم في الصومام في 20 أوت 956. فكم من شخص حكم عليه بالإعدام خلال الثورة وبعدها؟ بالطبع هناك أسماء بارزة مثل كريم بلقاسم ومحمد خيضر »·
و »أعود إلى ملف شعباني لأنني أعرف جزءا منه، حيث التقيت به رفقة خيضر خلال ما يعرف بأزمة جبهة القوى الاشتراكية· الشاذلي بن جديد تكلم عن المحكمة الثورية وقال إنهم قابلوا بن بلة وترجوا منه عدم إعدام شعباني· أولا وبصفتهم محكمة ثورية كان يمكن لهم عدم إصدار مثل هذا الحكم· يصدرون حكما بالإعدام في حق شعباني ثم يتوسلون إلى بن بلة من أجل عدم تنفيذه ثم يقولون إن بن بلة هو الذي أصرّ على تنفيذ الحكم· الأمر هنا يتعلق بتقليد جزائري في تصفية الخصوم كما سيفعل بومدين مع كريم بلقاسم ومحمد خيضر· في قضية شعباني أميل إلى إدانة الشاذلي بن جديد، فقد كان قاضيا بتلك المحكمة الثورية وكان ينبغي عليه هو والسعيد عبيد أن يعارضا باسم القانون أو باسم الثورة ألا تتم تصفية عقيد شاب، تصفية لا تختلف عن تصفية ذو الفقار علي بوتو في باكستان بعدها بعدة سنوات· لو لم يمت شعباني لكان من الممكن أن يصير رئيسا للجمهورية· لقد كان شابا يافعا وكان مستقبله أمامه »·
وعن سؤال حول متابعة بن بلة قضائيا ومحاكمته من أجل هذه القضية كما يطالب البعض، قال علي يحيى عبد النور إنه ليس بن بلة هو من ينبغي وضعه في قفص الاتهام، وإنما النظام السياسي برمته·  »صحيح بن بلة كان يريد أن يصبح زعيما، لكنه ليس الوحيد الذي كان مصابا بهذا المرض، فحتى آيت أحمد يتصرف بهذا الشكل، بل إن جميع القادة السابقين في حزب الشعب الجزائري أصيبوا بعدوى الزعامة كما كان يمارسها مصالي الحاج· بمعنى البقاء في القيادة حتى الموت واتخذا القرارات الفردية في كل الأمور وكل قراراتي سليمة· وأضاف بشأن آيت أحمد كيف يمكن لرئيس حزب أن يعين الأمانة الوطنية لحزبه بينما الأصل أن تلك الأمانة يقوم بتعيينها المؤتمر »!

ب· ع

جيلنا تعوّد على التخريب وهو غير قادر على البناء

شدد ضيف »الخبر الأسبوعي » على أن الجيل الذي قام بالثورة تربى وترعرع على التخريب والتحطيم، لذلك فهو غير قادر على تولي مهمة بناء وتشييد الدولة· وأضاف قائلا:  »عندما كنا صغارا، تعلمنا أن الكولون يستعبد إخوتنا ويسرق جهدهم مقابل مبالغ زهيدة، لذلك تكونت في ذهننا فكرة تخريب وتحطيم كل شيء يمتلكه هذا الكولون، وكنا عندما نقوم بأي عمل، لا نسعى لإخراج الإقطاعي الفرنسي واسترجاع المزارع التي كانت تحت سيطرته، وإنما نعمل على تخريب تلك المزارع والممتلكات »·
وأضاف: لقد كان جهدنا كله ينصب في إضعاف خصمنا، ولم نفكر فعليا في بناء الدولة، مؤكدا على أن الجيل الذي تربى على التخريب والتحطيم من المستحيل أن يكون قادرا على البناء، وهذا ما يفسر السقطات والفشل المتكرر الذي أنتجه مسؤولو جزائر ما بعد الاستقلال· وأشار إلى أن الأمل قائم في جيل الاستقلال، الذي تربى وتعلم وتكوّن في منظومة أخرى، وتدرب على ثقافة الرأي والرأي الآخر، وتقبل الرأي الآخر حتى ولو لم يتفقوا معه، في حين أن الجيل الذي قام بالثورة غير قادر على أن تكون له رحابة الصدر هذه، لذلك فهو عاجز عن استيعاب الآراء والأطراف التي تخالفه الرأي·

ك· ب

600 جثة لـ »حرافة » في إسبانيا

كشف الرئيس الشرفي للرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان، علي يحيى عبد النور، أن هناك 006 جثة لشباب جزائريين حرافة في إسبانيا لم تعرف لحد الآن هويتها وكذا جثث أخرى في ايطاليا·
وطالب ضيف  »النقاش » السلطات الجزائرية للتدخل عاجلا من أجل إرجاعهم إلى وطنهم ليتم دفنهم، موضحا أن بقاءهم هناك كجثث متعفنة يعد وصمة عار كبرى في جبين الدولة الجزائرية·
وحول ظاهرة  »الحرافة » التي توسعت في أوساط الشباب الجزائري خلال السنوات الأخيرة، أضاف علي يحيى عبد النور أن ظاهرة الحرافة في الجزائر أصبحت  »كارثة اجتماعية تدمي القلوب »، لذا فإنه لا يمكن غض الطرف عنها، مضيفا أنه احتك شخصيا بعائلات الضحايا، حتى أنه تحدث إلى بعض الشباب من ولاية عنابة الناجين من الموت المحقق في وسط البحر، وتم إنقاذهم من طرف حراس السواحل هناك في الضفة الشرقية للجزائر·
وواصل قائلا:  »هناك من الشباب الحرافة الناجين من أكد له أنه لا يريد الوصول إلى الضفة الأخرى من الوطن، ولا يريد الوصول إلى أوروبا، بل يريد الخروج من الجزائر وفقط، بل همه الوحيد هو الإفلات بجلده من الوطن »· وهنا، توقف محدثنا ليقول:  »والله إنني لا أنام الليل مذ سمعت هذا الشاب يقول ذلك، إنني أتأسف عليهم، بل أشعر بالحسرة اتجاه هؤلاء الشباب الذين يعدون جيل المستقبل ومن المفترض أن يحملوا مشعل بناء الوطن وليس اختيار سياسة الهروب نحو المجهول »·
وشدد علي يحيى عبد النور على أهمية التغيير في الجزائر من أجل الملايين من الشباب الذين يحلمون بالجنة الأخرى·

ف· ز

زروال أبعد من السلطة مثل الشاذلي وبن بلة

اعتبر الحقوقي علي يحيى عبد النور أن الرئيس السابق اليامين زروال أبعد من السلطة تماما مثلما حدث مع الرئيسين الشاذلي بن جديد وأحمد بن بلة، باعتبار أن بن بلة أزيح من السلطة والشاذلي أرغم على الاستقالة·
وأضاف عبد النور أن مشاكل اليامين زروال ومستشاره وصديقه الجنرال بتشين بدأت مع عدد من القيادات العسكرية، وعلى رأسهم اللواء محمد مدين توفيق، بسبب رغبة زروال التفاوض مع قيادات الجبهة الإسلامية للإنقاذ المحظورة .
في حين أنه ابتداء من صيف 1997 كان الجيش الإسلامي للإنقاذ المحل في ثكنات الجيش، قبيل الإعلان عن الهدنة وسرد عبد النور وقائع ما جرى، مؤكدا على أن عباسي مدني الذي كان تحت الإقامة الجبرية اتصل به وقال له أنه سيدلي بتصريح للإذاعة والتلفزيون، لكن في آخر لحظة عاود الاتصال بي، وأخبرني بأنه لم يكون بإمكانه الإدلاء بالتصريح، لأن قيادة الجيش قالت بأن ملف الفيس أغلق نهائيا·
وأشار إلى أن متاعب زروال بدأت مع الحملة التي طالت وزير العدل آنذاك محمد آدمي، ثم تعرض الجنرال بتشين إلى حملة قامت بها بعض الصحف، قبل أن ينتقل النقد إلى الرئيس زروال نفسه، ثم انتهى به الأمر إلى الإعلان عن تقليص عهدته الرئاسية في نهاية سبتمبر 1998.
وأوضح علي يحيى أن تقليص العهدة الرئاسية أمر غير منصوص عليه في الدستور،وبرأيه فإن اللجوء إلى ذلك كان بهدف حرمان بشير بومعزة من تولي رئاسة الدولة بالنيابة إلى غاية انتخاب رئيس جديد، لأن بوتفليقة لم يكن يحب بومعزة، والذين أتوا ببوتفليقة أخذوا هذا الأمر بعين الاعتبار، بدليل أن هذا الأخير تخلص من بومعزة عند أول فرصة·

م· ب

بلخير كاد يتعرّض للمساءلة بسبب قضية مسيلي

اتهم المحامي علي يحيى عبد النور رئيس الجمهورية الأسبق الشاذلي بن جديد ورئيس ديوانه الأسبق اللواء العربي بلخير بضلوعهما في اغتيال المعارض علي اندري مسيلي سنة 1987 بباريس بسبب  »قضية شرف » وليس بسبب  »حسابات سياسية »·

كمال منصاري

قال ضيف  »الخبر الأسبوعي » إنه يعتقد بأن الشاذلي بن جديد هو من أعطى الأمر بتصفية مسيلي، وذلك بعد أن تهجم المعارض مسيلي، الذراع الأيمن لزعيم حزب جبهة القوى الاشتراكية، حسين آيت أحمد، على زوجة الرئيس حليمة بن جديد·
وذكر مؤسس الرابطة الجزائرية للدفاع عن حقوق الإنسان في سياق عرضه لحيثيات القضية، أنه عندما حل وزير الداخلية الفرنسي آنذاك شارل باسكوا بالجزائر في إطار زيارة رسمية رافقه في نفس الطائرة المتهم بقتل المحامي علي مسيلي، عبد المالك أملو· وعن سبب اغتيال مسيلي، اعتبر علي يحيى عبدالنور أنه  »لم يكن سياسيا »، وأن التصفية لم تكن لها صلة باللقاء الذي جمع سنة 1985 بلندن الزعيمين آيت أحمد وأحمد بن بلة (حيث قرر الثنائي إنشاء تحالف للمعارضة الجزائرية في الخارج) بل كان الدافع ـ كما قال ـ نشر مسلي في أسبوعية  »ليبر ألجيري » لسان حال جبهة القوى الاشتراكية والتي كان مديرا لها، ملفا خاصا من صفحتين، تناول تصرفات حرم الرئيس الشاذلي بن جديد· وكشف المحامي أن  »الأسبوعية تلقت تمويلا من أحمد بن بلة عند انطلاقها، حيث منحها 800 مليون فرنك فرنسي آنذاك »·
وقامت الصحيفة في أحد الأعداد ـ كما قال ـ بنشر في صفحتين حادثة كانت بطلتها حرم الرئيس الأسبق الشاذلي بن جديد، وهي القضية التي كشفت الصحافة السويسرية النقاب عنها· وأضاف أن  »زوجة الرئيس التي كانت وراء إنشاء بروتوكول في الرئاسة، وتنقلت مرة إلى سويسرا على متن طائرة خاصة رفقة شقيقة الشهيد العقيد محمد بوفارة، ولما طلبت منها سلطات المطار دفع مستحقات توقف الطائرة في المطار، رفضت وردت قائلة بأنها رئيسة الجمهورية الجزائرية، وأنه ليس عليها دفع أي شيء »·
وقد تناولت الصحافة السويسرية الحادثة بتفاصيلها، وعندما قامت  »ليبر ألجيري » بإعادة نشر الحادثة، غضب الرئيس بن جديد الذي استدعى اللواء العربي بلخير وأخبره بأنه  »ما دام الأمر وصل إلى التعرض لنسائنا بالإساءة، فلابد من وضع حد لهؤلاء »·
ووجه الرئيس بن جديد أمرا للجنرال بلخير بمعالجة القضية· لكن، يبقى السؤال الذي يبقى مطروحا ـ حسبه ـ هو: هل تقرر تصفية مسيلي على مستوى الرئاسة أم لا؟
وفي نفس الوقت، تساءل ضيف  »الخبر الأسبوعي » عن سبب معاودة ظهور قضية مسيلي إلى الواجهة بعد 12 سنة من وقوعها، متسائلا عما إذا كانت هناك نية للتخلص من الجنرال العربي بلخير·
وفي ذات السياق، يكشف  »ضيف الخبر الأسبوعي » أن بلخير كان معرضا للمساءلة من قبل القضاء الفرنسي، لما نقل على جناح السرعة إلى باريس الصيف الماضي لتلقي العلاج في المستشفى الأمريكي بعد وعكة صحية· وقد طلب منه حينها مغادرة فرنسا في طائرة خاصة أرسلت له من الجزائر·
وقال عميد المدافعين عن حقوق الإنسان إن فرنسا وإن لم تعد دولة حقوق الإنسان، فإنها تظل دولة قانون ولا يمكن التأثير على القضاة، ضاربا المثل أيضا بما كاد يتعرض له شهر أفريل 2001 اللواء المتقاعد خالد نزار لما كان متواجدا في فرنسا، وقد جاءه حينها سفير الجزائر بباريس ناصحا إياه بمغادرة التراب الفرنسي قبل منتصف الليل، بسبب إقدام ثلاثة مواطنين جزائريين برفع شكوى ضده، مشددا على أن قاضي التحقيق سيلقى القبض عليه· وأضاف أنه مادامت قضية الدبلوماسي حسني في يد العدالة، فليس بوسع الحكومة فعل أي شيء، مع التأكيد أنها فعلت أقصى ما تستطيع بتوجيه النيابة التي تخضع لوزارة العدل طلبا برفع الرقابة القضائية عن الدبلوماسي الجزائري، وكذا إقدام الرئيس ساركوزي عن طريق وزيرة العدل، رشيدة داتي، بتغيير قاضي التحقيق الذي كان يتولى الملف (فقد استبعد بودوان تيفنو وتم استبداله بآلان فيليبو)، مؤكدا على أنه بالإمكان التأثير على القاضي، لكن هذا الأخير بإمكانه التمسك بموقفه والذهاب بالدبلوماسي محمد زيان حسني إلى المحاكمة·
واستطرد الأستاذ علي يحيى عبد النور في سرده لوقائع قضية مسيلي ـ سمراوي أن  »محمد سمراوي ضابط المخابرات الأسبق الهارب إلى ألمانيا قال بأنه كان حاضرا في شرق البلاد وقت تسليم محمد زيان حسني 80 مليون فرنك فرنسي لأملو الذي نفذ عملية الاغتيال، معتبرا أنه هو أيضا متواطئ من الناحية القانونية  »·
وألح علي يحيى عبد النور مرة أخرى قائلا:  »أظن أن الشاذلي هو الذي أعطى الأمر بتصفية مسيلي، ومن الأرجح أن يكون الرئيس بوتفليقة أراد تخويف العربي بلخير، لأن كل دلالات القضية تحوم حوله »·

بن فليس ينتظر اتصالا يطلب منه العودة

كشف علي يحيى عبد النور أن هناك العديد من الحالات لأناس تضرروا من جرّاء مساندتهم لعلي بن فليس في منافسته للرئيس بوتفليقة في رئاسيات 2004  »لكنّ هذا الأخير لم يحرّك ساكنا من أجل الدفاع عنهم »·
جاء ذاك في معرض رده عن سؤال في سياق الانتخابات الرئاسية، يتعلق بخلود علي بن فليس إلى السكوت التام بعد هزيمته المنكرة في رئاسيات 2004 أمام بوتفليقة، بالرغم من أنه استطاع خلال حملته الإنتخابية أن يقنع الجمهور بإمكانية التغيير، وبالتالي بحظوظ التجربة الديمقراطية في الترسخ أكثر في الجزائر· وقال ضيف  »الخبر الأسبوعي » إن علي بن فليس عضو في مجموعة واسعة من موظفين كبار وقياديين سابقين في جهاز الدولة والحزب الواحد، لا يتصورون حدوث تغيير خارج إطار النظام القائم  »التغيير بالنسبة لهم يكون في إطار نفس النظام ولا يخص سوى الوجوه والأشخاص، بينما الأساس هو في تغيير النظام تغييرا كاملا »· وذكر محدثنا أنه أمضى جزءا كبيرا من إحدى الليالي مع علي بن فليس قبيل رئاسيات 2004 وكان معهما كريم يونس، رئيس المجلس الشعبي الوطني، الذي استقال من منصبه بعد فشل بن فليس في تلك الانتخابات، حيث كان معدودا من بين مسانديه، ذكر أن بن فليس كان يعتقد أن قائد هيئة الأركان آنذاك، اللواء محمد العماري، كان يسانده ضد بوتفليقة  »وإذن، فقد كان يعتقد أن الجيش يقف إلى جانبه، وأن التغيير سيقع داخل النظام، وما دام الجيش هو الذي يعين رئيس الجمهورية وبما أن الجيش لم يعد يرغب في استمرار بوتفليقة على رأس الدولة، فإنه هو الذي ستؤول إليه مقاليد الحكم، وعندما لم يتحقق هذا السيناريو، أصيب بخيبة أمل وقبع في منزله لعلهم ينادونه يوما »·
وقال أعرف شخصيات طُردت من مناصبها من أجله، ولكنه لم يدافع عنها وفضل السكوت· لكن، لماذا؟ عن هذا التساؤل، يرد علي يحيى عبد النور أنه يعتقد أن شخصيات من نوع بن فليس وحمروش من أبناء النظام، وهم لا يتصورون تغييرا خارج النظام، وهم يعتقدون أن النظام سيلجأ إليهم ذات يوم لا محالة· لا شك أن بن فليس ينتظر مكالمة من جبهة التحرير الوطني لكي يعود إلى الخدمة بعدما وقع على خلفية رئاسيات 2004, ولا شك أنه يتوقع أن جماعة الحزب سيصيبها السأم من عبد العزيز بلخادم ولن تجد أفضل منه لقيادة الحزب· وحقيقة، فإن بلخادم بالنسبة لي كان يتمتع بالعديد من المزايا التي تؤهله لقيادة حقيقية، لكنه تخلى عنها وأصبح عبدا مطيعا لبوتفليقة·

ب· ع

بوتفليقة  »فرعون » يريد أن يكون شقيقه السعيد خليفة له!

قال علي يحيى عبد النور إن الرئيس عبد العزيز بوتفليقة بتعديله الدستور وضع يده على جميع السلطات: التنفيذية، التشريعية والقضائية، فالبرلمان بغرفتيه أصبح مجرد غرفة تسجيل، والعدالة أضحت تابعة لأنه ليست هناك سلطة قضائية مستقلة·

كريم بن شيخ

أوضح ضيف  »الخبر الأسبوعي » أن هناك تضاربا في الآراء بشأن الأسباب التي جعلت أصحاب القرار يحتفظون ببوتفليقة، مع أنهم يعلمون بأنه مريض، مشيرا إلى أن اختيار خليفته يطرح إشكالية، فهو يريد أن يختار من يخلفه في منصبه بنفسه، في حين أن الجيش يرى بأنه الأجدر بالاختيار، مؤكدا على أن شخصا مثل حمروش يعتقد بأن الثمرة نضجت وأنها ستسقط قريبا، لذلك ينأى بنفسه عن الكلام، في انتظار أن يطلب منه الجيش بأن يكون الخليفة·
وأكد على أن هناك من يريدون الإبقاء على النظام الحالي، وهم بوتفليقة وجماعته، وهناك من يريدون تغييرا داخل النظام، مثل حمروش وآخرون، وهناك من يريدون تغييرا للنظام، وهم الديمقراطيون الحقيقيون·
واعتبر أن بوتفليقة في طريقة تسييره تجاوز الملوك، لأنه لا يحترم المؤسسات ولا القوانين، وهو بمثابة  »فرعون »· كما أنه يعين في كل المناصب والمسؤوليات، موضحا أنه خلال تنقلاته إلى عدة ولايات سمع شكاوى من أن هناك عددا كبيرا من الوزراء أصولهم من ولاية تلمسان، معتبرا أن تكريس الجهوية أمر خطير·
وذكر أن الرئيس يعتقد أنه أساس كل شيء، وأن كل شيء يسير بفضله هو فقط، وأنه مقتنع بأن الصناعة والتجارة والسياحة والاستثمار والدبلوماسية ناجحة بفضله، مشددا على أنه عاد بذلك إلى الطريقة الديغولية في تسيير شؤون الحكم، فالرئيس يقرر والحكومة تنفذ والبرلمان يؤيد، وهو لا يصغي لأحد، فحتى المسؤولين، بمن فيهم الوزراء والمستشارين، عندما يلتقيهم في أروقة الرئاسة، لا يتركهم يتكلمون، بل إنه هو الذي يتكلم لإسداء النصائح لهم وتوجيههم·
وأضاف بأن سعيد بوتفليقة، شقيق الرئيس ومستشاره، أصبح هو الكل في الكل برئاسة الجمهورية، وأن كل الذين يريدون مقابلة الرئيس يجب أن يمروا عليه، وكل الذين يريد الرئيس أن يراهم كذلك، مشددا على أن سعيد بوتفليقة يوصي كل الذين يطلبون لقاء رئيس الجمهورية بثلاثة أشياء، أولا ألا يعطونه أية معلومة سيئة، لأن ذلك يحزنه وقد يؤثر على صحته، وثانيا ألا يطيلوا البقاء معه، وثالثا أنه إذا كان لديهم شيء مهم يريدون أن يحادثونه فيه، فمن الأفضل أن يخبروه هو (أي سعيد بوتفليقة) لينقل ذلك إلى شقيقه·
وأشار إلى أن بوتفليقة يريد أن يموت وهو رئيس، ويريد أن يشرف بنفسه على اختيار خليفته، وهو يرى أن شقيقه سعيد الأقدر على مواصلة  »إنجازه »، وهذا الرأي لا يقاسمه إياه أصحاب القرار بالضرورة، وأضاف قائلا:  »أعتقد أنه في حالة وفاة الرئيس، فإن الجيش هو الذي سيسترجع زمام الأمور »·
وذكر علي يحيى أنه عندما ذهب الفريق أحمد فايد صالح، قائد أركان الجيش، إلى اليامين زروال وسأله إن كانت لديه النية للترشح في رئاسيات 9002, سأله زروال (بحكم معرفته لدواليب الحكم): هل اخترتم مرشحكم؟ فأجاب بنعم، فرد عليه الرئيس السابق بأنه يرفض لعب دور الأرنب·
وتساءل ضيف  »النقاش » لماذا لم يعترض جهاز المخابرات على ترشح بوتفليقة لعهدة ثالثة، مع العلم أنهم يمتلكون نسخة من ملفه الصحي، كما تساءل عن الأسباب التي جعلت أصحاب القرار يتراجعون عن فرض نائب رئيس، مع أن هذا كان جوهر المشكل القائم، والذي كان سببا في تأجيل تعديل الدستور لأكثر من سنتين، وأضاف بأن التصور الذي كان موجودا هو تعيين أويحيى نائبا للرئيس ليضمن الاستمرارية في حالة شغور منصب الرئيس بالوفاة· ؟

لويزة حنون ستستفيد من ترقية سياسية

اعتبر علي يحيى عبد النور أن زعيمة حزب العمال، لويزة حنون، هي المستفيد الوحيد بين المشاركين في عقد روما عقد روما الذي حضرته العديد من التيارات السياسية الأخرى·
وأشار إلى أن الشخصيات التي حضرت العقد، وعلى رأسهم أمين عام جبهة التحرير الوطني عبد الحميد مهري، وزعيم الأفافاس آيت أحمد، وجاب الله تعرضوا لمؤامرات،على اعتبار أن مهري أبعد من قيادة الحزب العتيد،وجاب الله تعرض لمؤامرتين في النهضة والإصلاح، في حين استفادت لويزة حنون من ترقية سياسية· ؟م· ب

ولنا رأي

عبد العزيز غرمول

الأستاذ

مثل نهر قادم من أعماق التاريخ، يندفع الأستاذ علي يحيى عبد النور واثقا من مساره، ملتزما حدوده، مفتوحا على تعدد الآراء والاجتهادات، يقول ما يؤمن به، ويدفع بالتي هي أحسن كل الأفكار التي لا تقنعه·
تربى مناضلا في صفوف الحركة الوطنية، وفهم في وقت مبكر من حياته ألاعيب السياسة، أو بالأحرى ألاعيب رجال السياسة، فاختار المقاومة·· قاوم كنقابي في صفوف اتحاد العمال، وقاوم الاستعمار كجزائري حر، وقاوم وهو في الصف الأول للدولة الجزائرية وزيرا سياسة التسلط، وككل مناضل مؤمن بقضيته، انتهى به الأمر إلى الدفاع عن حقوق الإنسان·· هذا ما نعتقد أنه مسار إنسان سوّي، يقول ما يفعل ويفعل ما يقول·
في الثامنة والثمانين من العمر، يبدو بعقله الناضج وحيويته الروحية مثل شاب في منتصف العمر· صريح إلى حد الجرأة، وواضح في مواقفه إلى حد التجرأ· يعيش ببساطة مطلقة على عكس جيله، لا يملك سيارة ولا شقة مملوكة، ولا رصيدا ضخما في البنك، كل أملاكه المعتبرة هي أفكاره·
وعندما يقول إن على جيل التحرير أن يذهب لأن الجزائر تبنى بشبابها، فهو يعرف ما يقول· لقد قضى جيل التحرير على مكتسبات الاستقلال تماما·
تبدو بعض آرائه غريبة، لكننا لو نضعها في مسار التاريخ، نجدها منطقية، بل مفجعة في منطقها، فهو يقول مثلا عن جيل الثورة إنه انبنى على عقلية التدمير، تدمير الاستعمار، وأنه لم يستطع التخلص من هذه العقلية بعد الاستقلال، ولا تزال هذه العقلية تهيمن على الجزائريين!؟·· وحين يتحدث عن حب الزعامة، يقول إن هؤلاء المتزعمين خرجوا من تحت معطف مصالي الحاج، ذلك الأب الذي جردوه فيما بعد من مستحقات التاريخ·
يقول إن الجزائر لا تعيش تعسف السلطة، وإنما تعسف الخضوع، نحن شعب بلاسيادة، خاضع بلا طلب من أحد، لا نتوفر على قيم ومراجع المواطنة· ولذلك، كلما تأتي سلطة ما، تجد من يخدمها، حتى ولو كانت ليست في حاجة إلى خدماته!؟
تحليله لانزياحات السلطة أيضا مثير للانتباه، فهو يرى أن سلطة الجيش المدير للسياسة من وراء الستار انتهت، وحتى دور المخابرات بدأ يتراجع لصالح الأمن، نحن على مشارف دولة بوليسية، وهذا هو ما يصنع الفرعونية!؟
للأستاذ علي يحيى عبد النور آراء واضحة، وله أيضا أحلام بسيطة يمكن أن تشرق منها الشمس، فهو مثلا يحلم أن تفتح المخابرات ذات يوم قلعتها وتنشر ملفاتها، وما للتاريخ سيبقى للتاريخ· حدث هذا بالشيلي والأرجنتين وجنوب إفريقيا ودول أخرى، ولم تتقوّض أركان الدولة، على العكس، شرعت هذه الدول في بناء مستقبلها على أسس صحيحة· ربما يبدو هذا الحلم خرافيا، لكن يشهد التاريخ أن فتح الحصون المنيعة يبدأ بحكم بسيط·
خلاصة هذا الرجل الذي لا يكف عن التعبير عن خوفه من مستقبل الجزائر، أن الجزائر ليست في أمان تحت سيادة بوتفليقة المطلقة·

source:el khabar hebdo

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Histoire de la liquidation de Abane Ramdane

Posté par algeriedemocratie le 16 août 2009

Histoire de la liquidation de Abane Ramdane

Boubekeur Ait Benali, 14 février 2007

Il y a 49 ans, Abane a été assassiné par ses pairs. Les idées qu’il a véhiculées ont été très mal comprises du fait qu’il était en avance, sur le plan intellectuel, sur sa génération. Au lieu que d’exploiter cet avantage positivement pour mener à bien la guerre, ses frères de combat ont vu en lui un danger dont il faut se débarrasser au plus vite.

La déclaration de Ferhat Abbas au Caire, en 1957, pour sa première entrée officielle sur la scène internationale au nom du FLN était : « Nous avons pris les armes pour obtenir la souveraineté et l’indépendance complète pour l’Algérie une et indivisible ». Cette volonté a été affichée dés le départ par tous les combattants ayant créé ou rejoint le FLN. Là où le bas blesse c’est quand ce slogan a été exploité de façon abusive par les militaires pour éliminer les personnes qui ne partageaient pas leur point de vue quant à la conduite de la révolution.

Toujours est il que lorsque tout le monde était à l’intérieur du pays, les assassinats étaient moins fréquents car les frontistes ne pensaient qu’à échapper au rouleau compresseur des paras dirigé par Massu. En effet, au printemps 1957, la répression a été telle que les membres du CCE (Comité de coordination et d’exécution), issu du congrès de la Soummam, ne songeaient qu’à fuir le pays pour sauver la direction du front. Bien que la décision ait été prise à l’unanimité, les membres avaient des points de vue différents sur le transfert momentané ou définitif du CCE. Pour Abane, les replis sur Tunis ou le Caire n’étaient que provisoires. Le principe Soummamien de la supériorité de l’Intérieur sur l’Extérieur faisait partie d’une vraie ligne politique, puisée dans l’histoire des mouvements de libération dont ses innombrables lectures l’avaient rendu familier, estime, pour sa part, Mohamed Harbi.

Par ailleurs, pour rejoindre Tunis les quatre survivants (Ben Mhidi étant arrêté la veille par les paras) ont décidé de se scinder en deux groupes. Krim et Ben Khedda ont emprunté la voie orientale via la Kabylie et Abane et Dahleb la voie occidentale. Arrivé au Maroc Abane s’est mis en colère en découvrant, d’une part, que la Wilaya 5 était hors de combat et, d’autre part, que les chefs se conduisaient comme des Sultans. En effet, d’après Harbi : «Boussouf a besoin de terreur pour imposer le monopole du pouvoir, susciter la délation, semer la méfiance qui décourage la critique, l’organisation et la révolte. En un mot contrôler tout ». Du coup, Abane a estimé primordial de remettre la révolution sur rail pour assurer sa victoire. Il reproche notamment à Boussouf de n’être pas au combat au milieu de ses hommes et il exige surtout la dégradation de Boumediene devenu commandant à 25 ans sans fait d’arme à son actif.

Arrivé à Tunis, Abane n’a rien caché de ce qu’il avait vu au Maroc. Cette intransigeance a poussé le comité de la Wilaya 5 à demander des explications à leurs camarades sur le comportement de Abane. Celui-ci a-t-il eu tort de critiquer ses pairs? Dans une organisation démocratique il est tout à fait normal qu’un dialogue soit instauré. Dans une révolution cependant, le consensus est recommandé pour ne pas engendrer des dissensions au sein de celle-ci. Mais ce que Abane a reproché au comité de la W5 était son manquement au devoir révolutionnaire. En l’occurrence, si un tort pouvait lui être reproché c’était celui de vouloir organiser la révolution à la hauteur du combat enclenché. En effet, sans Abane et Ben Mhidi la révolution n’aurait jamais eu une organisation définissant toutes les étapes jusqu’à la victoire finale.

Avant le congrès de la Soummam, il y avait, d’après les historiens, six régions avec des stratégies différentes et il fallait le génie de Abane pour que la révolution reprenne son unité. Il a estimé que seul le rassemblement pourrait aider les Algériens à vaincre l’une des armées les mieux organisées au monde. Toutefois, en apprenant le mécontentement du groupe de Boussouf, il a tout de suite essayé de mettre les choses au clair en affirmant que : « l’action politique et militaire est un tout. Les combattants de l’intérieur doivent diriger la révolution mais céder le pas à la politique ».Un argument qui ne pouvait plaire aux militaires.

Le 26 août 1957, au Caire, les militaires ont décidé de constituer un bloc au tour de Krim Belkacem pour contrer l’action de Abane. Il faut reconnaître que sans une coalition, aucun militaire ne pouvait développer une analyse sur la conduite de la guerre comme pouvait le faire Abane. D’ailleurs, Krim voulait opposer son prestige de maquisard à la puissance intellectuelle d’Abane pour peser sur les débats, estime Yves Courrière. Pour isoler Abane, Krim a repris le reproche de Ben Bella à l’encontre des centralistes du CCE. Il a affirmé que ces derniers n’arrêtaient pas de manigancer pour éliminer les hommes de l’ALN. Cette analyse n’a évidemment aucun fondement. En revanche, elle a un but sous-jacent l’accaparement du CCE par les militaires.

Krim, en tout cas, voulait 2 ou 3 politiques face à 5 militaires pour diriger la révolution. C’est ainsi que le CNRA (sorte de parlement) du Caire a donné la majorité aux colonels au nombre de 5 sur 9. L’isolement de Abane s’est confirmé avec la constitution d’un comité permanent chargé des affaires courantes où il se trouvait seul face à quatre colonels. Ce manège, Abane l’avait compris bien avant le remaniement des instances de direction. Son inquiétude s’est confirmée quand il a été décidé de lui confier la rédaction du Moujahid. Les témoins de l’époque sont d’accord sur le fait que ce qui avait mis Abane hors de lui était le renoncement aux principes de la primauté du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur.

Sachant que les militaires voulaient l’éliminer, Abane a tenté dans un premier temps tous les remèdes afin d’amener les colonels à la raison. Mais ces derniers, par la voix de Krim, ont décidé d’envenimer davantage la crise. D’ailleurs, Krim, pour marquer la rupture, a apostrophé Abane en ces termes : « Nous ne tolérons pas qu’une décision prise démocratiquement par le CNRA soit critiquée par l’un de nous ». A ce moment-là, la décision d’éliminer ce dernier n’avait pas encore été prise, mais Abane a décidé, dans l’intérêt de la révolution, de pousser les militaires dans leur dernier retranchement. A la dernière réunion d’Abane au sein du CCE il n’a pas hésité à sermonner les militaires en leur disant « Vous ne pensez plus combat mais pouvoir. Vous êtes devenus ces révolutionnaires de palace que nous critiquions tant quand on était à l’intérieur. Quand on faisait vraiment la révolution. Moi j’en ai assez. Je vais regagner le maquis et à ces hommes que vous prétendez représenter, sur lesquels vous vous appuyez sans cesse pour faire régner votre dictature au nom des combattants, je raconterai ce qui se passe à Tunis et ailleurs ».

Pour les militaires, Abane avait franchi le Rubicon, mais la liquidation physique était-elle la meilleure solution pour avancer ? Toutefois, les chefs d’accusation retenus contre Abane n’ont aucun rapport avec le motif de la liquidation. Il a été accusé de faire d’El Moujahid sa propriété privée et d’utiliser l’UGTA à son profit personnel. Selon Gilbert Meynier, il a eu un conflit avec Ben Tobbal qui voulait lire avant publication les articles du journal. Quant à Krim, il a affirmé que Abane avait contacté un officier de la Wilaya 1 pour renverser le CCE. L’officier en question est le commandant Hadj Ali. Une fois encore les historiens sont d’accord que cet argument est non fondé dans la mesure où celui-ci n’était pas un homme de terrain : il avait été chargé du ravitaillement de la W1 aux frontières en 1956. Il ne disposait donc pas de troupes susceptibles de renverser le CCE. Mais si ces reproches étaient vrais, pourquoi les colonels ont-ils créé un tribunal de ‘salut public’ pour le condamner sans qu’il ait la possibilité de se défendre. Une chose est sûre, estime Khalfa Mammeri, c’est que « le condamné, puisqu’il faut l’appeler ainsi, n’a pas été ni présent, ni entendu, ni défendu, et plus grave ni averti de la sentence qui s’est abattue sur lui ». Pour Ferhat Abbas « les colonels se sont comportés comme les héritiers des Beni Hilal pour qui la légitimité se fonde sur la raison du plus fort. En somme, la raison de sa mise à mort était que les militaires connaissaient trop bien le sens de l’organisation, le charisme et la capacité de Abane à pouvoir rallier autour de lui toutes les forces vives pour le laisser agir.

A l’examen de tous les éléments cités plus haut, la décision de séquestrer Abane était indirectement une condamnation à mort dés lors qu’il avait été décidé de le remettre entre les mains de Boussouf. D’après Khalfa Mammeri, Krim a été partisan de la liquidation, ainsi qu’Ouamrane, et évidemment Boussouf. Cette condamnation ajoute-t-il, d’après plusieurs versions concordantes, le commandant Amirouche se serait déjà proposé de l’exécuter séance tenante lors du congrès de la Soummam, et Mohamedi Said se serait, au CNRA du Caire, proposé si personne ne le faisait. Une chose est par ailleurs certaine: Boussouf a pu tuer Abane parce que Krim avait lâché celui-ci. Pour lancer un dernier avertissement, les colonels ont, par la même occasion, exécuté Hadj Ali la veille de l’assassinat de Abane. « L’Algérie est-il un pays qui n’a pas de chance? » Cette interrogation était de Ferhat Abbas. Il a ajouté plus loin «En effet, ses enfants se jalousent, manquent d’esprit de discipline et de solidarité. Ils se plaisent dans l’intrigue. Ils oublient l’essentiel pour le futile. Quelle liberté, quelle légalité pouvons attendre de telles mœurs » Il est évident qu’Abane n’avait pas de chance face au groupe de colonels. Il ne pouvait pas mener un combat contre le régime colonial tout en étant dans la ligne de mire de ses collègues. Il va sans dire que Boussouf et consorts ont rendu un précieux service à l’armée française. Etant certain que son action est dirigée dans le sens de la libération de la patrie, Abane a été entraîné dans un piège par le seul fait qu’il ne se doutait pas que ses pairs, qui partagent de surcroît le même idéal, puissent le liquider. En revanche, la veille de son départ pour le Maroc, Abane a confié à son ami et confident Gaid Mouloud «Je vais prendre un pistolet chez Boukadoum( représentant du FLN) à Madrid et si le 27, le28 ou le 29 [décembre 1957] tu ne reçois pas par un télégramme où je te dirai: »je vais bien », tu devras alors aviser le Docteur Lamine Debaghine ».

Sans entrer dans les détails de l’exécution qui sont très douloureux, on peut dire que les assassins ont agi de façon médiévale. Plus douloureuse est la seconde mort de Abane en voulant la cacher dans le premier temps avant de l’édulcorer par la suite. En effet c’est Krim qui a fini par avouer à Ferhat Abbas, le 19/02/1958: «Abane est mort, je prends la responsabilité de sa mort. En mon âme et conscience, il était un danger pour notre mouvement. Je n’en regrette rien ». Quant au journal El Moudjahid, celui-ci a rendu un grand hommage en titrant dans le numéro du 24 au 29 mai 1958 « Abane Ramdane est mort au champs d’honneur ». Le journal ajoute encore que celui-ci est mort sur le sol national des suites de graves blessures reçus au cours d’un accrochage entre une compagnie de l’Armée de Libération Nationale chargée de sa protection et un groupe motorisé de l’Armée française. C’est de cette manière en tout cas que le journal est devenu définitivement un support des militaires. Ainsi Ben Tobbal est arrivé à ses fins.

Malgré tous les mensonges et les manigances qui ont suivi cet assassinat, le sang de Abane a été un frein à la carrière des colonels. La preuve c’est qu’à l’été 1962, ils ont été mis à la touche et d’autres ont connu les mêmes souffrances que celles infligées à Abane.

Ait Benali Boubekeur

source:algeria-watch.org

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كامل الباشا لـ »الخبر الأسبوعي »: نعيش حالة التهويد بكل حذافرها كامل الباشا لـ »الخبر الأسبوعي »: نعيش حالة التهويد بكل حذافرهاالمسرحي الفلسطيني

Posté par algeriedemocratie le 16 août 2009

كامل باشا، مخرج مسرحي مميز، باحث ومنقب في  »الربرتوار » المسرحي، لا يتعب، رجل ثائر رغم أنه هادئ الملامح، تشعر عندما يحدثك عن الهم المسرحي أنه رجل يحمل بداخله بركانا يريد أن يفجره حتى يكسر كل النظريات والمعادلات المسرحية ليعيد بناءها بصياغة أخرى، لها دلالاتها الفلسطينية الخالصة. في هذا الحوار، يتحدث عن المسرح الفلسطيني الذي يعاني على جبهتين، استنساخ التجارب الغربية، ثم انعدام التمويل بسبب الشروط التي تفرضها الجهات الخاصة. كما تحدث عن تجربته الجديدة في دمج نظريتين مسرحيتين في أسلوب واحد.

- من خلال مشاركة مسرحيين فلسطينيين في المهرجان الوطني للمسرح المحترف، رأينا تجارب توحي بأن المسرح الفلسطيني ولد كبيرا؟
أظن أن مسرحنا الفلسطيني بدأ يحبو بعد أن خرج من قماطه، وأظن أن هذا الطفل الذي يحبو تظهر عليه علامات الفطنة والذكاء، وأنه بحاجة ماسة للرعاية والثقافة الموسوعية ليصبح مع مر السنين مؤهلا للتعبير عن ذاته بصورة تدهش المتلقي. في حركتنا المسرحية أسماء لامعة، وطاقات مذهلة، وجيل جديد يبشر بمستقبل واعد.
قدمنا أشكال المسرح على تنوعها، بدءا بالمسرح الإغريقي وانتهاء بالتجارب المسرحية الحداثية، وجربنا الكثير من المدارس والأساليب المتداولة، وأظن أن الوقت قد حان ليبحث هذا الطفل الحابي عن أسلوبه الخاص وهويته المميزة.

- لكنك قلت في مداخلتك إن المسرح الفلسطيني لا شخصية له، وأنه اجترار للمسرح العربي أو الأوروبي. ألم تكن قاسيا في حكمك؟
أبدا، ولازلت أقول ذلك، لأن المسرح الفلسطيني تحت وطأة الاحتلال والرقابة، هو مسرح لم يتجاوز الطرح العام، وقد عانى هذا المسرح منذ سنة 1982 بسبب نقص التمويل. هناك مثلا بالقدس مسرح  »الحكواتي » الذي يعاني الخناق، كما نجد فرقا مسرحية أخرى منها  »السنابل »،  »الجوال »،  »الفنون المسرحية » وغيرها، وأغلبها يأتيها التمويل من الخارج، خاصة من الولايات المتحدة وأوروبا، إلا أن التمويل قلّ في السنوات الأخيرة نتيجة الشروط التي تفرضها الجهات المانحة، أما السلطة الرسمية الفلسطينية، فتعجز عن التمويل وتلتفت إلى أولويات أخرى تراها أهم بسبب الظروف المعيشة في الأراضي المحتلة، لهذا كتبت في محاضرتي أن المسرح الفلسطيني لا شخصية له، فهو اجترار للمسرح العربي أو الأوروبي، وهو استنساخ لتقنيات المسرح الأجنبي، علما أن الراحل يعقوب إسماعيل، رئيس المسرحيين الفلسطينيين، أعطى نظريته  »الممر »، وهي طريقة جديدة لتمييز المسرح الفلسطيني، لكنه لم يكملها للأسف. ولهذا، قلت لك في البداية إنه حان الوقت ليبحث الطفل الحابي عن أسلوبه الخاص وهويته المميزة.

- تتحدث عن نظرية  »الممر »، هل اعتمدتها في أعمالك المسرحية ثم عَلامَ تقوم هذه المسرحية؟
تعود هذه النظرية للمسرحي الفلسطيني الراحل يعقوب إسماعيل، رئيس رابطة المسرحيين الفلسطينيين، وتعتمد أساسا على البحث في تقنيات التفاعل التمثيلي مع الفراغ المسرحي المطلق، وتجريد المنصة من كافة عناصرها باستثناء الممثل وأدواته، وتعتمد على الإيهام بتلاشي المكان والزمان وانشطار الشخصيات وتنافرها وجاذبيتها وتقاطعاتها النصية والحركية. اعتمدت هذه التقنية في مسرحية  »على خد الحلم » مثلا، ولكن لم أعتمد عليها بطريقة خاصة، لكنني أدمجت أسلوب  »سكيرا » للمخرج الإيطالي  »غابرييل فيشاس ».

- كيف استطعت أن تجمع في تجربتك المسرحية بين أسلوبين أسلوب » الممر » للراحل يعقوب اسماعيل و »سكيرا » للإيطالي غابرييل فيشاس؟
أنا بالأساس ممثل مسرحي وأحب أن أكون كذلك، ولكن الحاجة دفعتني للكتابة ثم للإخراج، كنت فيما سبق أمارس الكتابة والإخراج لكي لا أخرج عن نطاق الممارسة المسرحية. وبمرور السنين ومع تراكم التجارب، اكتشفت أن البقاء لا يعني التنفس، إنه يعني القدرة على إحداث التأثير والتغيير، وبالتالي أجدني اليوم أبحث عن هوية مميزة للمسرح الفلسطيني، عناصرها، مركباتها، أدواتها، لغتها… إلخ، وأعتقد أنني وجدت خيطا دقيقا يجمع بين عناصر نظريتين غير مكتملتين، الأولى: نظرية  »الممر  » للفنان الفلسطيني الراحل يعقوب إسماعيل والتي هي في طور بلورة عناصرها  »من قبل لجنة من زملائه وطلابه، وأنا أحد أعضاء هذه اللجنة »، وتبحث في تنوع الفراغ المسرحي وأثره على بقية عناصر الإنتاج المسرحي، وتجريد المنصة من كافة عناصرها باستثناء الممثل، والوصول بالشخصية إلى لحظة الذروة التي تؤدي للتشظي، وإحداث صدمة ذهنية لدى المتلقي. والثانية نظرية في تدريب الممثل لأستاذ التمثيل الإيطالي غابرييل فيشاس  »سكيرا » وتبحث في تمرير تقنيات التمثيل فيزيائيا قبل التنظير لها، يضاف لما سبق محور ثالث استخدمه للمزج بين الأسلوبين السابقين، ويعتمد الشعور بدل الفعل كأهم مرتكزات العرض المسرحي.
وقد بدأت مؤخرا وبعد عدة تجارب في هذا الاتجاه بمحاولة تطبيق بعض ما توصلت إليه من استنتاجات على ما أكتبه أو ما أخرجه من أعمال، كان آخرها  »على خطى هاملت » المستندة إلى هاملت شكسبير، ومؤخرا مسرحية  »على خد الحلم » المرتكزة على مسرحية دوائر للكاتب الفلسطيني ادمون شحادة. وقد لاقى العرضان اهتماما واسعا من الجمهور الفلسطيني، وأثارا جدلا أعتقد أنه بداية الطريق.

- وماذا عن مسرحية هاملت، ماذا أضاف لها كامل الباشا؟
الجديد في مسرحية  »على خطى هاملت » التي أنتجها المسرح الفلسطيني هو طريقة التدريب وأسلوبه الذي يعتمد تقنية إيطالية معاصرة في تدريب الممثل، ويستخدم هذه الطريقة كأسلوب إخراجي حديث، يحاول من خلاله استنطاق نص شكسبير وتحويله من نص شعري إلى وسيلة للتعبير عما يعانيه الشباب من اغتراب وانفصام وغربة داخل مجتمعاتهم، وما يعيشونه من صراعات مع آبائهم وأمهاتهم والجيل السابق. لقد نجحت هذه المسرحية على كافة المستويات، في القدس ورام الله وحيفا والناصرة ونابلس والخليل، وعروضها مستمرة. كما تبعها عملي الأخير  »على خد الحلم » الذي سبق وأن أشرت إليه، وقد تم افتتاحها مؤخرا في قاعة محمود درويش بالمركز الثقافي بمدينة الناصرة وبنجاح كبير، ونعمل حاليا على تنسيق عروضها بالموازاة مع مسرحية  »على خطى هاملت ».

- كيف استقبلت احتضان الجزائر لشعار  »القدس عاصمة أبدية للثقافة العربية »؟
بين الشعار والواقع بون شاسع، ومع إدراكي للنوايا الطيبة التي تنطلق منها هذه التسمية، إلا أنني ومن منطلق كوني أسكن مدينة القدس وأعيش حالة التهويد بكل حذافيرها، أجد نفسي مضطرا للصراخ بأن هذا لا يكفي، وأن علينا أن نخطو خطوات عملية باتجاه تحويل هذا الشعار إلى حراك واقعي وعلى كافة المستويات، وذلك لن يتحقق إلا باستنهاض كافة الطاقات والإمكانات العربية والإسلامية والإنسانية، لتحويل إنساننا العربي من شخصية مستلبة إلى أخرى فاعلة، تنهض بالواقع العربي لتغير داخل المجتمعات العربية أولا ثم تنعكس بعدها على قضية القدس وفلسطين، فيتحول الشعار من أمنية إلى مسار عملي قد يستغرق زمنا أطول، ولكنه سيصل إلى مبتغاه في نهاية المطاف. فتحرير القدس والمحافظة على عروبتها يأتي بالدرجة الأولى من تحرير الإنسان العربي الذي طال توقه للحرية والإنعتاق.

- كيف تقرأ واقع المسرح العربي، هل استطاع أن يستوعب الهمّ الفلسطيني؟
إن التعتيم الذي تفرضه أجهزة الإعلام المرئي والمقروء الرسمية والشعبية على مجمل الحركة المسرحية العربية، والمساحة شبه المعدومة التي تفرد للمسرح العربي في تلك الأجهزة تحول عملية التواصل والمتابعة لكل ما يتم إنجازه شبه مستحيلة، كما أن الميزانيات التي ترصدها كافة الحكومات العربية مجتمعة للحركة المسرحية لا يوازي ما ترصده دولة الاحتلال لأحد مسارحها سنويا، كما أن ما ترصده المسارح العربية الحكومية، إن وجدت، والخاصة لترويج أعمالها إعلاميا يكاد لا يذكر. وبالتالي، فإنه من شبه المستحيل أن أتمكن أنا أو سواي من تكوين صورة، ولو أولية، عن اللحظة المسرحية العربية الراهنة، إلا إذا اعتبرنا أن ما يقدم من أعمال في المهرجانات التي نحضرها مؤشر على ذلك، وهذا مخالف للحقيقة، فمجمل الأعمال التي تشارك في المهرجانات العربية لا تعكس صورة دقيقه على الإطلاق لمجمل ما يتم إنجازه. وبالتالي، فإن أي رأي أو تكهن أو استنتاج في هذا السياق سيكون مغلوطا. وبناء عليه، ورغم كل ما قلت، فإنني لا أجد جوابا للسؤال.
أما عن الشطر الثاني من السؤال، أقول إن المسرح العربي لم يستطع استيعاب هذا الهمّ. فمجمل ما قرأته أو قرأت عنه أو تابعته على شاشات التلفزة شعاراتي، يتعامل برومانسية مع هذا الموضوع، ويحول مركبات القضية الفلسطينية إلى بقرات مقدسة، وبالتالي يقرأ الحالة الفلسطينية بنوستالجيا تثاقفية تقترب من الواقع، بقدر اقتراب عالم الفلك من مهنة حفار القبور.
وإذا ما قارنا نسبة ما يتم إنجازه مسرحيا في هذا المجال، وأتحدث هنا عن الكمّ لا النوع، فمن ناحية النوعية المصيبة أكبر بما أنتجته الحركة الصهيونية في الاتجاه المعاكس، فسنبكي على أنفسنا.
وليتمكن المسرحيون من ممارسة دورهم، يتوجب علينا أن نعطيهم المنصة المناسبة والملائمة، وأن نزوّدهم بالإمكانيات الضرورية لتنفيذ ذلك الدور، ويتوجب على المسرحيين أن يدافعوا عن حقهم، وعلى السياسيين أن يدركوا أهميتها وتأثيرها، وإلا فسنستمر بطحن الماء.
حوار: وسيلة بن بشي

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Rapport de Abane Ramdane au CNRA (1956)

Posté par algeriedemocratie le 16 août 2009

Rapport de Abane Ramdane au CNRA (1956)

 

Les frères qui prirent la décision de déclencher l’insurrection du Ier Novembre 1954 se séparèrent en se donnant rendez-vous dans trois mois. Ce rendez-vous devait leur permettre de faire le point de la situation, d’étudier ensemble les besoins de la Révolution et de désigner une direction.

A. La situation avant le Congrès du 20 Août 1956
La rencontre n’eut pas lieu. Trois sur cinq des responsables qui étaient à l’intérieur devaient tomber soit entre les mains de l’ennemi soit au champ d’honneur (Bitat, Ben Boulaïd Mustapha et Didouche). Les responsables qui étaient à l’extérieur n’ont pas pu se rencontrer à l’intérieur à cause du danger que présentait à l’époque un tel déplacement. La liaison inter-zonale 2 n’existait pas. Les 2/3 du territoire national n’avaient pas bougé, ce qui rendait impossible la jonction des groupes armés existants. La Révolution faute de cette rencontre restera donc sans autorité nationale reconnue. A cela il y a lieu d’ajouter un vide politique effrayant. Le FLN en tant qu’organisation n’était pas encore né. Les quelques responsables qui avaient échappé à la mort et à l’arrestation hésitaient dans leur isolement à prendre des décisions sur les grands problèmes.

Cette situation terrible ne devait heureusement durer que quelques mois.

Petit à petit la Révolution progressait dans tous les domaines. Difficilement la liaison se rétablissait entre les zones Alger-Kabylie, Alger-Oranie, Alger-Paris, Alger-extérieur, et plus tard Alger-Nord constantinois, Cependant la répression interrompait fréquemment cette liaison. Par ailleurs, le FLN commençait à se populariser, d’abord à Alger et ensuite dans le reste du pays. Le mythe de «I’Algérie française» était démoli. Les maquis prenaient de l’ampleur et s’implantaient solidement chaque jour davantage. Le problème algérien était enfin clairement posé.

Devant la poussée insurrectionnelle, les anciennes formations politiques classiques (MTLD, Oulémas, UDMA) s’intégrèrent dans le FLN. Le PCA s’obstina à suivre mais n’ayant aucune base populaire solide, il ne tarda pas à être emporté par la tourmente.

Le rassemblement au sein du FLN de toutes les énergies vives du pays devait faciliter l’union dans le feu de la lutte de tout le peuple algérien.

L’esprit FLN qui avait banni le sectarisme des anciens partis politiques a été pour beaucoup dans cette union du peuple algérien. A ce stade de la lutte, il était indispensable que tous les responsables de l’insurrection se rencontrassent pour confronter les points de vue et se définir dans tous les domaines.

La rencontre eut lieu le 20 août 1956 dans la vallée de la Soummam.

B. Le Congrès du 20 Août 1956
On a beaucoup parlé et encore plus écrit sur le Congrès du 20 Août 1956. Certes le Congrès du 20 Août n’a jamais eu la prétention d’être une panacée à tous nos maux, cependant, tout homme de bonne foi est obligé de reconnaître que le Congrès du 20 Août a été la plus belle victoire remportée sur l’ennemi depuis le ler Novembre 1954. Au milieu de difficultés sans nombre (alertes, ratissages, embuscades, accrochages), la plupart des responsables de l’Oranais, de l’Algérois et Constantinois ont délibéré 15 jours durant. De ces délibérations devaient sortir :

a. Les organismes dirigeants de la Révolution CNRA et CCE.
On a critiqué la composition du CNRA, pourtant cet organisme reflète l’union nationale réalisée au sein du peuple. Le CNRA, qu’on le veuille ou non, est un organisme représentatif pouvant valablement engager l’avenir du pays.

b. Le principe de la primauté du politique sur le militaire
Ce principe que d’aucuns ont aussi contesté est un principe universel valable dans tous les pays et dans toutes les révolutions car il affirme le caractère essentiellement politique de notre lutte à savoir : l’indépendance nationale.

c. Le principe de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur
Là encore on a trouvé à redire. Pourtant ce principe est encore valable pour une foule de raisons dans la moindre est qu’une révolution comme la nôtre ne peut être dirigée que par des hommes qui la vivent et indiscutablement on ne peut vivre la Révolution algérienne qu’à l’intérieur des frontières de l’Algérie.

d. La structure de l’ALN
La structure conçue le 20 Août a permis à l’ALN de devenir une véritable armée avec sa personnalité propre. Les grades, les insignes, la composition des unités, etc. furent uniformisés.

e. Les Assemblées du peuple
Innovation heureuse qui répond à un sentiment profond chez notre peuple : l’amour de la démocratie. Les Assemblées du peuple permettent à nos populations de faire leur apprentissage dans l’art de se gouverner elles-mêmes et au FLN de consolider et d’élargir ses assises populaires.

C. La crise Mahsas
Mis au courant de la réunion dès le mois de février 1956, les frères de l’extérieur n’ont pu venir assister au Congrès pour des raisons indépendantes de notre volonté. Il en a été d’ailleurs de même des frères des Aurès-Nemmenchas. Néanmoins, les congressistes décidèrent de retarder la publication des décisions en attendant de recueillir les voux et suggestions des frères absents. Les décisions du Congrès furent d’une part remises aux frères Zirout et Amirouche chargés de les communiquer respectivement aux Nemmenchas et aux Aurès et d’autre part, envoyées au Caire par un agent de liaison spécial. Ce dernier rencontra Ben Bella à Tripoli et les lui a remises en mains propre en lui demandant de les communiquer aux trères de l’extérieur. Malheureusement, il se produisit l’épisode de l’avion que tout le monde connaît et qui se termina par l’arrestation des cinq et la saisie de tous les documents en leur possession. Ainsi, les décisions du Congrès qui étaient encore secrètes tombèrent entre les mains de l’ennemi.

Devant cette nouvelle situation, le CCE ne pouvait plus retarder la publication des décisions du Congrès parce que :

a. Les Français pouvaient d’un moment à l’autre les rendre publiques ce qui n’aurait pas manqué de provoquer des réactions très vives et justifiées de la part des militants.

b. L’ennemi criait à qui voulait l’entendre que le FLN était décapité et le moral du peuple et de nos troupes commençait à être atteint. C’est alors que le CCE prit sur lui la responsabilité de faire paraître les décisions du Congrès du 20 Août dans le n° spécial du Moujahid daté du1er Novembre 1956.

La publication des décisions provoqua un échange de lettres entre le CCE et les frères de la Santé. Ces derniers reprochaient au Congrès son manque de représentativité, sa conception du FLN qui a été le principal critère dans le choix des hommes composant les organismes dirigeants de la Révolution, le principe de la primauté de l’intérieur sur l’extérieur, le principe de la primauté du politique sur le militaire et enfin que la République algérienne devait à leur sens revêtir un caractère nettement islamique.

Nous avons exposé plus haut les arguments qui militent en faveur de la conception du FLN des congressistes et du choix des hommes devant siéger aux organismes dirigeants de la Révolution. Nous avons aussi développé les arguments qui militent en faveur des principes : primauté du politique sur le militaire et primauté de l’intérieur sur l’extérieur.

Il nous reste à examiner la non-représentativité du Congrès, le caractère islamique de la République Algérienne.

Toute l’Algérie était présente au Congrès exception faite des responsables de l’ex-zone Aurès-Nemmenchas qui ne sont pas arrivés à temps à cause des ratissages et des luttes intestines qui ravageaient cette partie du territoire algérien. Quant à Souk Ahras, pour tous les congressistes elle faisait partie de l’ex- zone Nord constantinois qui avait envoyé au Congrès ses cinq principaux responsables.

L’Oranie était représentée par son principal responsable. Quant à l’extérieur nous avons dit qu’ils étaient avisés plusieurs mois à l’avance.

Pour ce qui est du caractère islamique de la future Republique algérienne, le CCE considère que c’est-là un argument démagogique auquel ne croient même pas ses auteurs. Les frères de la Santé n’ont pas été les seuls à contester les décisions du congrès. Il y aurait aussi Mahsas qui avait été désigné par Ben Bella comme responsable de la base de Tunis.

Le congrès avait désigné Mezhoudi et Benaouda pour se rendre à Tunis afin de clarifier la situation et activer l’envoi des armes. Dès leur arrivée, ils se heurtèrent à Mahsas qui était déjà maître de la situation. Ce dernier non seulement conteste les décisions du congrès mais entreprend un travail de sape et dresse les éléments des zones frontalières (Souk Ahras, Aurès-Nemmanchas) contre le Congrès et le CCE. Le résultat est que les armes sont bloquées. Il s’ensuit une lutte anarchique entre algériens. Ces agissements atteignent dangereusement le prestige du FLN auprès des autorités tunisiennes qui tiennent compte de la situation à leurs frontières.

La réaction de la délégation à l’extérieur tant au Caire qu’à Tunis, une lettre officielle du CCE au gouvernement tunisien et enfin l’arrivée de Ouamrane devaient isoler Mahsas qui parvint cependant à fuir. La situation est aujourd’hui complètement rétablie et un tribunal militaire vient de clore la crise Mahsas en prononçant 13 condamnations à mort dont deux par contumace (Mahsas et Ben Boulaïd Omar).

D. La sortie du CCE
L’idée remonte à plusieurs mois. Elle émane du chef de la wilaya d’Oran qui était à la frontière algéro-marocaine et de ce fait à même de sentir le malaise qui existait entre les éléments de l’intérieur et de l’extérieur. D’autres raisons devaient précipiter la sortie du CCE, les principales en sont :

a. La situation confuse en Tunisie et aux zones frontalières (Souk-Ahras, Aurès-Nemmamchas).

b. La crise d’autorité qui sévissait au sein de la délégation extérieure dont le chef était contesté par les quatre de la Santé.

c. L’entrée des armes en Algérie.

d. L’indispensabilité de réunir le CNRA pour faire le point.

e. Et enfin l’atmosphère quasi-irrespirable à Alger après la féroce répression qui a suivi la grève de huit jours.

II. Le point de la situation
A. Nos forces
1. A l’intérieur
a. Le FLN
Exception faite de quelques douars qui se sont ralliés à l’armée française et qui habitent autour des camps militaires (leur chiffre est d’environ 4 à 5 par wilaya) et d’une partie de la population de certains villages et villes qui échappent à notre contrôle, tout le peuple algérien est embrigadé dans le FLN. Tous les algériens sont membres du FLN . L’immense majorité par conviction, une infime minorité par crainte. Il nous est impossible de donner le chiffre exact des militants du FLN.

Tous les algériens participent à la lutte. Les uns éduquent, les autres organisent, d’autres font de la propagande, ramassent des fonds, du ravitaillement, des médicaments, etc. D’autres encore prennent la garde, servent de guides dans leur douar, hébergent, renseignent et font à l’occasion le coup de feu. Ces millions d’êtres humains sont encadrés par quelques centaines de commissaires politiques (ex-militants des anciens partis politiques, jeunes lycéens et universitaires qui ont déserté les cours). Les commissaires politiques sont aidés dans leur tâche par tous les membres de l’ALN, officiers, sous-officiers et hommes de troupe qui, à l’occasion, tiennent des réunions aux militants, ramassent les cotisations, tranchent les litiges qui surgissent entre les habitants des douars et des villages. Depuis le Congrès du 20 Août la tâche des commissaires politiques est facilitée par l’élection des membres de l’Assemblée du peuple qui gèrent véritablement les affaires de leurs douars (police, état-civil, ravitaillement, garde, etc.) Les commissaires politiques, pour faire régner l’ordre, disposent de gendarmes ; de groupe de moussebline et éventuellement de groupes de l’ALN. Indiscutablement les résultats sont plus qu’encourageants.

L’administration française n’a jamais pu faire régner l’ordre qui existe aujourd’hui dans nos cam-pagnes. Dans les villes mêmes, les délits de droit commun ont diminué dans une proportion énorme.

b. Le peuple
Le peuple c’est, nous l’avons dit plus haut, le FLN Depuis bientôt trois années, il supporte tout le poids de la guerre. Une répression féroce s’abat sur lui. Les pertes sont lourdes. Elles sont de l’ordre de 250 à 300 000 individus (hommes, femmes, vieillards et enfants). A cela il faut ajouter quelques dizaines de milliers dans les prisons et les camps. Il est rare de trouver une famille algérienne qui ne soit pas touchée dans sa chair ou dans ses biens. Des familles entières ont disparu, massacrées par l’armée française, d’autres complètement ruinées ont quitté leur douar d’origine pour aller chercher refuge dans une autre région. La misère est le lot d’une fraction importante de la population. Les habitants de nombreuses régions dites (pourries) ou déclarées zones interdites suivent dans leur repli les groupes de l’ALN lors des opérations de ratissages. Ces populations sont considérées par les Français hors-la-loi et sont souvent mitraillées par l’aviation. Malgré une répression féroce et une misère effroyable, le moral demeure très bon. Tous les rapports des chefs de wilayas corroborent ce que les membres du CCE ont pu constater eux-mêmes lors de leur passage au maquis. A quoi cela est-il du ? A plusieurs raisons : il y a d’abord le caractère algérien qui ne se plie jamais à la force brutale. Il y a ensuite cette conviction profonde chez tous, que notre victoire est certaine. C’est un sentiment qui ne se raisonne pas chez nos masses.

Le peuple croit à l’indépendance comme il croit au paradis. Vouloir l’en dissuader est peine perdue. Certes il connaît parfois des moments d’abattement mais très vite il se ressaisit et reprend confiance à la vue d’une section de nos moujahidines qui vient de désarmer une unité française dans une embuscade ou un accrochage. De plus le fait de se trouver en pleine mêlée au milieu de tous ces jeunes moudjahidines venus des villes et des campagnes l’encourage et puis il ne faut pas craindre de le dire, il n’a pas le choix. Les Français n’ont plus confiance en lui, il ne lui reste plus qu’à lutter et à mourir au milieu des siens. Pour clore ce chapitre, nous dirons que le peuple est tout pour nous. De lui dépend la victoire ou la défaite. Le CNRA est invité à se pencher sur ses besoins qui sont de deux ordres : les armes et l’argent. Les armes lui permettront de se défendre et l’argent de se nourrir. Nous devons de l’extérieur envoyer des secours en nature et en espèces. Si nous arrivons à faire face à ces deux besoins notre victoire est certaine et à brève échéance.

c. L’A.L.N.
L’ALN est l’ensemble des moujahidines, fidaïnes et des moussebelines lorsque ces derniers sont armés. Les unités qui la composent sont, le groupe, la section, la compagnie et le bataillon. L’ALN ne ressemble en rien à une armée de métier. L’ALN est d’abord et surtout une armée populaire qui vit et combat au sein du peuple. Exception faite de certaines régions montagneuses de Souk Ahras, des Aurès Nemmamchas et du Sud-Oran les groupes de l’ALN sont constamment dans les douars au sein de nos paysans. L’emploi du temps d’un groupe armé peut être schématisé de la façon suivante: le groupe arrive dans une mechta le plus souvent de nuit et s’installe dans une ou deux pièces qui sont mises à sa disposition. Le chef de groupe établit un tour de garde et désigne le premier guetteur qui viendra réveiller son camarade une ou deux heures après. Lorsqu’aucun travail n’est prévu pour la journée du lendemain, les hommes dorment jusqu’au lever du jour. Puis ils passent la journée à laver leur linge et à nettoyer leurs armes. Si l’ennemi est signalé par les guetteurs qui montent une garde vigilante sur les crêtes, le groupe se met vite en tenue de combat. Dans le cas où il existe dans les environs une zone de repli (forêt, ou terrain accidenté) les moujahidines quittent la mechta et se camouflent. Dans le cas ou le terrain est plat, alors ils choisissent l’emplacement et se mettent en position de combat et attendent l’ennemi. Le combat est engagé et dure très souvent jusqu’à la tombée de la nuit. L’obscurité permet généralement aux nôtres de franchir les lignes ennemies et de sortir du cercle.

La guerre pour nos moujahidines ne consiste pas seulement à se défendre, très souvent ils prennent l’initiative et attaquent, c’est le cas par exemple de l’embuscade ou de l’attaque des postes ennemis. L’embuscade est l’opération la plus payante. Les nôtres choisissent le lieu de l’embuscade et attendent passionnément le passage de l’ennemi pour l’attaquer par surprise. L’effet de surprise est terrible et très souvent les nôtres arrivent à massacrer et à désarmer des unités françaises supérieures en nombre et en matériel. L’attaque des postes ennemis peut être un simple harcèlement ou une prise d’assaut lorsque des complicités existent à l’intérieur du camp ennemi. Les unités de l’ALN comprennent une proportion importante de fellahs. Seuls les cadres sont généralement citadins ce qui donne à l’ALN un caractère profondément populaire trait que nous ne devons jamais perdre de vue si nous voulons nous éviter des déboires dans l’avenir. Le moral de l’ALN malgré la vie dure qu’elle mène est excellent. Aucun moudjahid ne parle de négociations, le thème des conversations est toujours le même : l’indépendance et surtout le grand défilé de la libération à Alger.

Le CNRA ne doit pas se fier à cet optimisme. Certes l’enthousiasme est un atout puissant entre nos mains, cependant nous devons tout faire pour fournir à ces hommes qui ont tout sacrifié les moyens de se défendre et de vaincre.

L’effectif de l’ALN est de l’ordre de 50 000 moudjahidines et fidaïne qui se répartissent ainsi :

Base de Souk-Ahras : 4 000 ; wilaya n°l : 10 000 ; wilaya n°2 : 6 000 ;

wilaya n°3 : 12 000 ;

wilaya n°4 : 4 000 ;

wilaya n°5 :6 000 ;

wilaya n°6 : 2 000.

L’effectif des mousseblines est aussi d’environ de 40 à 50 000.

En gros nous pouvons dire que nous avons 100 000 hommes qui combattent. Ces hommes ne sont malheureuse- ment pas tous armés.

Environ 35 à 40 000 hommes sont armés d’armes de guerre, le reste de fusils de chasse et de révolvers ou sans armes du tout.

Le problème des armes sur lequel nous reviendrons plus loin reste posé.

d. Les finances
Jusqu’au Congrès du 20 Août, le FLN a pu non seulement subvenir aux besoins de la révolution à l’intérieur du pays mais à économiser environ 1 milliard. Depuis le Congrès du 20 Août, la répression allant en s’accentuant, les res- sources du FLN ont terriblement diminué. Les chefs de wilaya ont été obligés de prélever des sommes importantes sur leurs réserves. Aujourd’hui, seules trois wilayas ont encore un peu d’argent : la wilaya n°3 possède 300 millions (alors qu’elle en avait 500 le 20 Août 56), la wilaya n°2 possède 100 millions (alors qu’elle en avait 200 le 20 Août 56) et la wilaya n°S possède 600 millions. Les autres wilayas n’ont pas de sous. Le CCE est obligé de prélever des sommes importantes en Kabylie et en Oranie pour aider Souk Ahras et les Aurès-Nemmamchas. Le CCE attire l’attention du CNRA sur ce problème qui conditionne tous les autres. Les sources à l’intérieur sont taries. C’est à l’extérieur et à l’extérieur seulement que nous devons chercher de l’argent pour faire face aux énormes dépenses que nécessitent l’achat de grosses quantité d’armes, l’entretien d’une multitude de militants qui travaillent à l’extérieur et aussi et surtout aux besoins vitaux des populations à l’intérieur du pays qui se débattent dans une misère effroyable.

Tous les chefs de wilaya lancent un cri d’alarme. Si nous voulons maintenir et augmenter le niveau de lutte du peuple, nous ne devons pas le laisser mourir de faim.

Chacun de nous devra faire son examen de conscience. Des sommes énormes sont dilapidées par nous à l’extérieur. L’esprit d’économie n’existe chez aucun d’entre nous. Nous vivons dans des palaces et au moindre de nos déplacements, nous louons un taxi, des voyages inutiles et onéreux sont effectués par les nôtres. Tous les jours des millions sont ainsi gaspillés alors que le peuple dans certaines régions comme à Ténès par exemple mange de l’herbe. Nous reviendrons sur cette question dans les perspectives d’avenir.

e. Les syndicats
Nous avons pris l’initiative en mars 1956 de créer une centrale syndicale nationale : l’UGTA. L’enthousiasme rencontré au départ fut immense. En quelques mois l’UGTA comptait pour la seule agglomération algéroise plus de 100 000 adhérents. Malheureusement l’UGTA comme toutes les organisations nationales fut prise pour cible par l’ennemi. Des arrestations massives furent opérées. Des milliers de syndicalistes sont aujould’hui dans les camps de concentration. A neuf reprises le secrétariat national de l’UGTA a été renouvelé en moins d’un an. Aujourd’hui tous les dirigeants de l’UGTA sont arrêtés et les locaux occupés par la police et l’armée française. Seuls ont échappé trois secrétaires nationaux qui se trouvent aujourd’hui à l’extérieur sont en rapport avec la CISL et les syndicats qui composent cette centrale internationale. En outre, ils participent à l’élaboration du projet d’unification des 3 centrales nord-africaines (UGTT-UGTA-UMT). La délégation de l’UGTA à l’extérieur devra se fixer pour tâche la formation des cadres grâce aux stages gratuits organisés par le CISL, de ramasser des fonds auprès de leurs camarades ouvriers en Tunisie et au Maroc, en Europe occidentale et en Amérique afin de subvenir aux besoins des familles de syndicalistes algériens emprisonnés et enfin à faire de la propagande pour l’UGTA et la Révolution algérienne dans les congrès, les conférences syndicaux internationaux. A côté de l’UGTA, nous avons aussi créé l’UGCA qui se trouve dans une situation identique à celle de la centrale ouvrière.

2. A l’extérieur.
a. Notre délégation
Notre délégation à l’extérieur représente indiscutablement une force par le nombre et par la qualité. C’est pour cela qu’elle n’a plus aucune excuse pour ne pas rendre. La crise d’autorité qui était un grand handicap a disparu. Le chef de la délé- gation aidé du responsable à la logistique devra procéder à une réorganisation de tout l’extérieur. Il serait souhaitable qu’il se choisisse un adjoint énergique chargé tout spécialement de veiller à l’application stricte d’une discipline de travail et un contrôle de toutes les dépenses du personnel de la délégation.

b. L’organisation du Maroc
L’organisation du Maroc est bien assise. L’effectif des militants est d’environ 6 000. Aucun Algérien habitant le Maroc n’échappe à notre contrôle. Tous contribuent, chacun dans la mesure de ses moyens, à l’effort de guerre. Les rentrées financières mensuelles sont de l’ordre de 20 à 25 millions. Cette puissante organisation nous permet de faire pression dans une certaine mesure sur les autorités marocaines et l’lstiqlal qui ne sont pas aussi bien disposés que les autorités tunisiennes et le destour à nous aider. L’ex-zone espagnole nous est très utile. Elle sert de refuge à nos éléments et là se trouvent les organismes vitaux de la Wilaya n°5. Avec un peu de bonne volonté les autorités marocaines pourraient nous faciliter l’installation de camps d’entraînement, d’écoles de cadres de tous genres, de centres de transmissions, etc. Il est à souhaiter qu’une imposante délégation aille rendre visite au sultan et au gouvernement marocain pour lui demander de nous aider plus efficacement.

c. L’organisation de Tunisie
Elle commence seulement à démarrer. Les crises successives ont mis par terre toute l’organisation qui, il est vrai, n’a jamais été bien solide. Les autorités tunisiennes à l’inverse des autorités marocaines sont beaucoup plus compréhensives à notre égard. Mais les possibilités sont ici limitées. Nous n’avons ni l’équivalent de l’ex-zone espagnole, ni la masse des jeunes algériens instruits qui habitent le Maroc ? Cependant, là encore, la formation de camps d’entraînement est possible à proximité des frontières. Si nous rencontrons au Maroc de très grandes diffcultés dans l’acheminement des armes, en Tunisie nous n’avons eu jusqu’ici aucune difficulté majeure. L’effectif des Algériens qui habitent la Tunisie et qui activent au sein du FLN est minime. Les éléments dynamiques vivent tous au maquis. Les rentrées financières sont très faibles ; 1 à 2 millions par mois. Il est vrai que les frais de la base de Tunis sont très élevés à cause de l’aide qu’elle apporte à la base de Souk Ahras et à la Wilaya n° 1 (traitement et soins aux malades et blessés, ravitaillement et habillement, etc.).

source:algeria-watch.org

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Lalla Fadhma N’Soumeur et Boubaghla. Du béguin aux…interdits

Posté par algeriedemocratie le 16 août 2009

Lalla Fadhma N’Soumeur et Boubaghla. Du béguin aux…interdits

Une histoire d’amour que d’aucuns rapportent mais sans donner plus de détails dans une société, il est vrai, régie par des dogmes et autres référents qui s’éloignent totalement des sentiments, pourtant, humainement nobles.

Au-delà de l’image guerrière que tout un chacun pourrait retenir à sa manière sur celle qui est convenu de surnommer « la Jeanne d’Arc du Djurdjura », n’en déplaisent à certains esprits étroits qui crieraient haro au néocolonialisme d’un nouveau genre.

Après tout, ce surnom lui est donné au lendemain de sa capture (11 juillet 1857) par le général Randon qui l’a crié à la face de ses officiers en signe de reconnaissance à une femme combattante qui lui a infligée plusieurs défaites et humiliations tout au long des huit années de combats armés qui les a opposés (1850-1857). C’est dire qu’il y a lieu de s’enorgueillir de ce qualificatif même si comparaison n’est pas raison.

Combien même on pourrait déceler une quelconque similitude entre ces deux femmes, il n’en demeure pas moins que l’histoire de la puritaine Jeanne d’Arc la Française ne peut en aucun cas être assimilée à notre héroïne nationale, Lalla Fadhma N’Soumeur. Ce n’est pas le même contexte historique encore moins culturel et/ou social.

Cela dit, Lalla Fadhma à laquelle Soumeur lui est associé à la faveur de son « exil » volontaire dans ce village habité, jadis, par son frère Si Tahar, représente à la fois une lueur d’espoir et une énigme non élucidée. De l’espoir, elle en a donné à volonté pour toutes les femmes Algériennes qui veulent s’émanciper et s’affranchir de la tutelle des hommes. D’abord par ses positions fermement constantes vis-à-vis de nombreuses sollicitations en mariage qu’elle réfutera de toutes ses forces. Ensuite quand elle sera sommée par son frère Si Mohand Tayeb d’épouser in petto son cousin Si Yahia n’Ath Ikhoulaf, Lla Fadhma se rebellera au domicile conjugal dans le but de ne pas consommer cette union forcée. Ce qui lui a value d’être « répudiée » un mois plus tard. Enfin, mise sous quarantaine, elle sortira de son « placard » quelques jours plus tard, certes, déprimée mais ne tardera pas à retrouver ses esprits en allant habiter chez son frère Si Tahar où le calme et l’harmonie conjugale régnait en maître des lieux.

L’énigme réside dans cette histoire d’amour que d’aucuns rapportent mais sans donner plus de détails dans une société, il est vrai, régie par des dogmes et autres référents qui s’éloignent totalement des sentiments, pourtant, humainement nobles. Vous l’aurez compris, il s’agit de sa relation privilégiée – si on peut présenter ainsi la chose – avec le chérif Boubaghla, littéralement l’homme à la mule. Ce chérif donc – non pas le justicier du Far West comme on en voit dans les films western américains mais plutôt une sorte de moine combattant – a, dés qu’il l’eut rencontré à Azazga, eu le béguin pour elle et vice-versa. Bien entendu, ce fut à un moment de guerre menée contre l’envahisseur français. Ce qui a eu pour effet immédiat la jonction de leurs troupes respectives. Les volontaires mobilisés, en effet, par Boubaghla associés à la soixantaine de guerrières de Lla Fadhma ont eu raison de la soldatesque du capitaine Wolf au cours de la bataille menée de front un certain 7 avril de l’an 1854 dans l’oued Sébaou.

Demande en mariage refusé

Un premier succès salué tel qu’il se doit par les populations kabyles dont l’espoir renaît et se cristallisa sur ces deux tourtereaux, suis-je tenté de dire, mais les interdits sociaux – ou si vous préférez les non dits – étant si pesants dans la balance que ceux qui ont esquissé quelque récits sur l’époque mettent l’accent davantage sur la ténacité et la résistance héroïque de Lalla Fadhma. C’est à peine si on évoque que Boubaghla de son vrai nom Mohamed Lamjad ben Abdelmalek, originaire de l’Ouest du pays qui plus est, s’est maintes fois déplacé à Ouerja (Iferhounen), village natal de Lla Fadhma pour demander sa main. Il butera sur le refus stupidement rancunier, non pas de celui des membres de sa famille mais sur celui de son ex époux. Eh oui ! Selon la tradition en vigueur à l’époque, ne pouvait prétendre épouser une répudiée que celui dont sa dulcinée s’entendra obligatoirement prononcé la sentence « Je te répudie » et à trois reprises s’il vous plait !

De guerre lasse, autant poursuivre la lutte armée qui, au moins les rapproche et leur fait goûter le bonheur évanescent. Lorsque Boubaghla sera blessé au cours de la bataille de Tachekirt, Lla Fadhma lui porta secours et ils allèrent se réfugier aux Ath-Yanni d’où ils appelèrent à la poursuite des combats…Mais comme dans les contes de fée, leur histoire d’amour – à relativiser certainement par rapport à une tradition orale qui dit ce qu’elle veut bien dire – prendra fin le 16 décembre de l’an 1854 date à laquelle Boubaghla sera exécuté suite à une dénonciation. Bien entendu, Fadhma Sid Ahmed de son vrai nom, à la tête d’un imposant contingent de confédérations poursuivra la lutte armée et remportera de nombreuses batailles avant d’être capturée au cours d’une «trêve» savamment orchestrée par le général Randon.

Pendant que celui-ci envisageait, en effet, une soi-disant paix avec le frère de l’héroïne si Mohand Tayeb, vingt solides gaillards furent conduits, à la tombée de la nuit, par un rallié au refuge de Lalla Fadhma ainsi prise par lâcheté en compagnie de ses guerrières. Beni Slimane, prés de Tablat sera définitivement sa résidence surveillée par le bach-agha Tahar ben Mahieddine.

Durant six années, elle consacra le meilleur de son temps au culte avant d’être terrassée par une hémiplégie selon les uns tandis que d’autres avancent de fortes présomptions portant à penser à un véritable camp de la mort à l’hitlérienne sans pour autant détenir la preuve. En septembre 1863, l’héroïne du Djurdjura rendit l’âme. Elle avait 33 ans. Ainsi prend fin l’épopée héroïque d’une femme vraiment pas comme les autres. Elle était très belle, raffinée, et surtout très intelligente. Des qualités mêmes si elles ne lui profitèrent guère au sens restrictif du terme pour des raisons que j’ai précédemment évoquées, lui ouvrèrent, fort heureusement, d’autres portes plus obscures, celles là, en ce sens que « Tamnafecqt » (la révoltée) a su comment mobiliser des femmes et des hommes qui lui vouèrent respect profond et craintes superstitieuses. D’une voix chaude et prenante, elle a pu capter un auditoire sur lequel elle avait un ascendant certain. C’est le fruit d’un travail assidu sur elle-même en apprenant à psalmodier des versets coraniques d’abord – une pratique pourtant réservée aux seuls mâles – à aménager en salle de consultation (El-Kheloua) ensuite. Et son pressentiment avéré sur le débarquement prochain de l’ennemi a fini par lui conférer le statut de « voyante » aux yeux de la population qui buvait insatiablement ses paroles…

Rabah DOUIK

*Ses restes seront réinhumés, le 3 juillet 1995, à El-Alia

Fadhma n'Soumeur


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Moussa Tertag: « Iεdawen n tudert, le produit de la solidarité inter-Kabyles »

Posté par algeriedemocratie le 16 août 2009

« Iεdawen n tudert« , Attendu en Kabylie, en France et en Amérique Latine.

Vous venez de terminer le tournage du film « Ennemis de la vie ». Comment s’est déroulé le tournage ?

Dans de bonnes conditions ! L’acharnement des comédiens, tous volontaires, à finir le projet et la volonté de l’équipe technique de mener à bon port le film ont été pour beaucoup dans l’achèvement de cette phase cruciale de la production.

Sur le plan financier et logistique, les structures étatiques ont-elles accompagné le projet ?

A vrai dire, nous n’avons pas sollicité les institutions de l’Etat ni en chapitre de subventions, ni en matière de structures. Dès le départ, nous avons voulu un film indépendant, et nous avons sollicité l’unique aide de la population. L’appel a été entendu, le peuple s’est emparé du projet et la solidarité inter-Kabyle a, encore une fois, très bien fonctionné ; des citoyens nous ont offert les décors, le gîte et le couvert, des dizaines de talentueux comédiens se sont présentés en volontaires pour participer. Les kabyles se sont tellement emparés du film que même l’option de chercher des sponsors a été abandonnée. Vu l’apport collectif considérable, je peux affirmer que le film est non seulement un film d’expression Kabyle mais un film de la Kabylie.

Iεdawen n Tudert ou Ennemis de la vie est un film qui traite de quoi ?

C’est un film qui traite de la situation de la femme kabyle à la croisée des chemins. En filigrane, le film est d’abord un hommage a la femme kabyle qui a su mettre ses pieds dans la modernité tout en gardant la tête bien ancrée dans la tradition. Dans ce film, on entrevoit le combat acharné que livre la femme kabyle pour s’emparer de la vie moderne tout en s’employant à garder intacts les traditions ancestrales, sceau de l’authenticité et de la spécificité kabyle. Le film est aussi une à nu des préjugés et de certaines conduites sociales qui peuvent mettre remettre en cause beaucoup de vie appelées initialement à plus d’épanouissement. A travers le film « ennemis de la vie » on se rendra compte que les vies ne sont pas fauchées uniquement par ceux qui appuient sur la gâchette ou qui dégainent Sabres et machettes, mais aussi par ceux qui croient que tout est carré.

Les premières projections du film sont programmées pour quand ?

Tout dépend de la phase montage. Selon nos estimations, le film sera fin prêt début septembre. Pour l’avant première, j’ai prévu une projection en plein air dans une agora d’un village kabyle, pas encore choisi. En optant pour cette démarche, nous avons voulu rendre hommage aux villages kabyles qui ont donné tant d’artistes et de comédiens, rapprocher le 7ème Art du fin fond de la Kabylie et permettre aux femmes kabyles dites aux foyer de découvrir le cinéma.

Comment comptez-vous exploiter le film ?

Nous allons assurer la meilleure diffusion possible. En plus des projections prévues en Kabylie et dans les grandes villes Algériennes, des projections sont prévues en France grâce au soutien de quelques associations de notre diaspora kabyle et quelques amis français. Une projection est même prévue, et c’est une première pour un film Kabyle, à Buenos Aères grâce au soutien d’un groupe d’intellectuels et d’universitaires argentins. Pour les impératifs de cette première projection d’un film Kabyle en Amérique latine, nous avons sollicité des étudiants en langues et cultures hispaniques pour sous-titrer le film en Espagnol.

Votre dernier mot ?

Le dernier mot revient au public et à la critique cinématographique. Quand à moi, je dis toute ma gratitude à tous ceux et celles qui ont mis la main à la pâte pour réussir ce pari.

Entretien réalisé par Lila A.

source:algerie-focus.com

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