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Ali Bensaâd

Posté par algeriedemocratie le 17 août 2009

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Ali Bensaâd. Maître de conférences, université de Provence, spécialiste des questions de migration

L’intervention musclée des gardes-côtes contre les harraga a fait un mort à Annaba. Il semblerait, selon le témoignage d’un des rescapés, que la vedette de la marine a fait chavirer volontairement l’embarcation des harraga. Ce drame ne renseigne-t-il pas sur la vraie nature de « la lutte contre l’émigration clandestine » ?

 La violence des moyens déployés pour réprimer les harraga s’explique par le fait qu’il ne s’agit pas tant pour les gouvernants d’un problème de gestion des frontières, mais plutôt de gestion d’une contestation sociale, interne aux frontières de l’Algérie. Une contestation qui les décrédibilise fortement aux yeux de la société mais surtout aux yeux de l’extérieur dont la caution est perçue comme plus vitale que celle des citoyens du pays. La violence qui s’exerce contre les harraga procède d’une logique de répression sociale comme celle qui s’exerce quotidiennement contre les émeutes urbaines récurrentes ou les contestations syndicales. Une logique de rapports coercitifs avec la société. Cependant, avec les harraga, nous sommes face à deux particularités : leur contestation est beaucoup plus déstabilisante pour un pouvoir qui semble maître du jeu politique et pas du tout inquiété par les jacqueries urbaines qui sont spontanées, atomisées, sans chance de se transformer en contestation nationale et qui sont même des sortes de « soupapes » de sécurité au trop-plein de malvie et à l’absence d’exutoire politique. Or, les harraga, par le côté à la fois spectaculaire et déterminé de leur geste, en « violant » les frontières nationales pour quitter et dénoncer un « enfermement national », se projettent sur la scène nationale et interpellent tout le pays. Parce qu’ils sont jeunes et n’ont pas peur de la mort, ils s’adressent à cette part d’émotion et de lucidité qui se terre en chacun malgré les abdications du quotidien et rappellent à tout le pays sa désespérance et le culpabilisent sur la passivité imposée. Ils cristallisent le même malaise vécu par toute la population et le fantasme de le transcender. Leur drame, leur mort ont réveillé l’émotion et les consciences dans tout le pays. Quel peuple peut continuer à fermer les yeux devant ses jeunes contraints à la mort et courageux devant la mort ? Mais, surtout, ce qui inquiète les gouvernants, c’est que les harraga brisent la logique du « huis clos » qui a été imposée au pays. Pour avoir réussi à casser les oppositions et à dévitaliser la société civile en alternant répression et débauchages permis par la rente pétrolière, le pouvoir s’est installé dans un face-à-face, sans intermédiaire et sans compromis, avec la société. En brisant des frontières devenues prison, les harraga brisent ce huis clos et portent le mal-vivre algérien sur la scène internationale. Finie la logique du « linge sale lavé en famille » qui sert à protéger seulement les « parrains ». Ils « font honte » à un système qui se vit comme exemplaire et veut le faire croire pour s’assurer les seules légitimités qui lui importent, celles de l’extérieur.

Le recours systématique à la force, la mise en place d’un arsenal juridique dissuasif (peine d’emprisonnement) pour décourager les candidats à l’émigration ne sont-ils pas le signe que les pouvoirs publics sont débordés par le phénomène (géré avec la seule méthode policière) pour lequel ils sont résolument incapables d’apporter des réponses globales ?

 La capacité déstabilisatrice de ce phénomène explique le recours à un arsenal répressif de plus en plus agressif. Parce qu’en fin de compte ce que font ces harraga, même mal, c’est le procès du système qui n’a jamais montré de dispositions à se remettre en cause. Par ailleurs, malgré la dureté de la répression, les reflux ponctuels et locaux, les changements continuels d’itinéraires, tout indique que ce mouvement migratoire s’installe dans la durée et dans une croissance continue. C’est ce que ne veulent pas réaliser les gouvernants (peut-être même sincèrement comme peut l’être un schizophrène) qui continuent à penser en venir à bout par la force comme pour le reste. Ils ne peuvent réaliser ni leur échec ni le divorce des jeunes avec leur modèle. Qui aurait pensé que des jeunes Algériens préféreraient se faire prisonniers en Israël plutôt que de vivre dans leur pays ? On ne les retiendra pas par des discours faussement nationalistes, d’un nationalisme réduit à la possibilité pour une caste d’importer des Mercedes moins chères que leurs autres concurrents nantis. Tout a été dit, et cela saute aux yeux, sur le creusement criant des inégalités, le développement effréné de la corruption qui classe l’Algérie parmi les pays les plus atteints et de plus en plus mal classée et surtout, et plus que tout, le recul des libertés et la déliquescence de l’Etat. Que peut espérer un jeune qui sait qu’il ne peut rien changer pacifiquement et qui a largement constaté que même le vote est une farce pour perpétuer héréditairement une « Djoumloukia » : il vote avec ses pieds, il part ! Toutes les statistiques et les reportages le disent, ce n’est pas tant les moins armés qui partent mais surtout ceux dont les bagages intellectuels et la conscience leur rendent insupportable la lucidité de vivre leur propre asphyxie. Les harraga sont pour le système ses fantômes qui viennent lui dire inlassablement et de façon irrépressible son échec qu’il refuse de voir. Et comme tout fantôme, et comme tout refoulé, ils ne peuvent être chassés même par la bazooka, ils hanteront le pays jusqu’à ce qu’il se dise la vérité de son échec.

De nombreux spécialistes de la question de l’émigration, dont vous M. Bensaâd, a dénoncé à maintes reprises l’attitude d’auxiliaire de la répression que campent les Etats du Maghreb pour le compte de l’UE. Des gros moyens humains, logistiques et financiers sont consacrés par ces Etats. Officiellement, l’Algérie n’est signataire d’aucun accord de réadmission avec les pays de l’Union européenne. Concrètement, comment l’Etat algérien organise-t-il sa mission de police ?

 Bien sûr, il faut pointer du doigt la responsabilité de l’Europe qui, par sa fuite en avant dans une fermeture toujours plus grande des frontières, a suscité et dopé les migrations irrégulières et assigné les dirigeants du Sud au rôle d’auxiliaires de la répression. Ceci dit, il ne faut pas tout faire porter à l’Europe. Si l’Europe fait la guerre aux migrants, les régimes au Sud, comme l’Algérie, font une guerre sociale à leur population et l’interdit de mobilité est une variante de cette guerre, l’ajout et l’officialisation d’une tâche subsidiaire au cahier des charges de geôliers de leur population. Ce qui se passe avec les harraga est à mettre en parallèle avec le phénomène des boat people vietnamiens et cubains et des transfuges européens de l’Est qui a été également le signe avant-coureur de l’échec d’un système. Ce phénomène, dont la force déstabilisatrice a été primordiale dans la réorientation du devenir politique de ces pays et du monde, avait été fortement encouragé par les pays occidentaux. Si, aujourd’hui, ces pays s’associent plutôt avec des pays comme l’Algérie pour contrer ces mouvements, c’est parce qu’il y a convergence d’intérêts. Sur ce terrain, l’Algérie nous offre l’exemple parfait du grand exercice d’équilibrisme honteux entre le discours nationaliste ombrageux officiel à usage interne et les pratiques répressives qui convergent avec les desiderata européens. Rappelons, pour en donner une idée, la dénonciation par M. Belkhadem de l’idée même de camp de rétention de migrants non seulement en Algérie mais même dans les autres pays du Maghreb et finalement leur récente édification et leur apologie par le ministre de l’Intérieur ; la dénonciation d’un côté de Frontex et de l’autre la participation aux patrouilles navales avec la marine française ou italienne et la discrète collaboration avec le Centre national d’intelligence (CNI), le principal service de renseignement espagnol qui n’a été connu que parce que le ministre de la Défense espagnole a dû le déclarer devant son Parlement, sans compter les jumelages avec la police française, etc. Les exemples sont légion, sans compter le développement de « moyens nationaux » répressifs très performants, sur une posture formelle de défiance à l’égard de l’Europe, vite démentie dans la pratique. Une posture à usage de consommation interne et d’alimentation des querelles régionales avec le Maroc notamment, alors que l’Algérie n’a pas moins fait que ses pays voisins. Peut-être est-il utile de rappeler, en ce mois d’août, avant même de parler de désir d’Europe, le rush vers les pays voisins pendant les vacances pour respirer un air moins plombé par le rigorisme qui fait que même le Maroc et la Tunisie sont vécus comme deux exutoires plus vivables que l’Algérie engoncée dans la promotion officielle du rigorisme castrateur dans une surenchère où rivalisent les responsables anciennement coqueluches des journaux people et même une ministre « caution moderniste » aux yeux de l’Occident.
Par Mohand Aziri (EW)

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هكذا خطط لوبي الفساد لحرق بريان !!

Posté par algeriedemocratie le 17 août 2009

هكذا خطط لوبي الفساد لحرق بريان !!مسرح للإجرام المنظم ودليل على فشل السلطة في مكافحة الفساد
عندما تحترق مدينة ويقتل عديد الأشخاص وتحرق منازل مواطنين أبرياء ولا أحد يعلم لماذا حدث كل هذا، فإن ذلك يعني أننا أمام مخطط خطير يقابله فشل ذريع للسلطة· وعندما يلجأ المواطنون إلى حماية أنفسهم وأموالهم وأعراضهم من ملثمين ومجرمين على مرأى ومسمع الجميع، فهذا الخطر الأكبر(!)·· ما الذي يحدث في بريان؟ ومن المسؤول عن استمرار تعفن الوضع؟ وهل مجرد  »فرقعة مولود » رماها شباب في وجه امرأة يشعل دخان الفتنة؟

خ· بشار وليد

تأكد أن ما يحدث في بريان أكبر من أن تستوعبه عقول سكان بريان، لأنهم ضحية بكل المقاييس، لم يسلموا من النار والقتل والجرح والحزن والخوف، حتى قضت عليهم وسائل الإعلام التي وقعت هي الأخرى ضحية لوبي خطير أراد أن يقحمها في اللعبة، واستطاع أن يصدر ويدس عبر رسله معلومات صنفتها في مقالاتها بـ »الموثوقة »، لتفاجأ بأنها تغذي الفتنة من حيث لا تدري باعترافها منذ بداية أحداث مارس 8002 وصولا إلى الأسبوع الماضي الذي شهد سلسلة الاعتذارات من طرف بعض الجرائد بعد نشرها لمعلومات مغلطة وقصص لا أساس لهل من الصحة في الواقع· ولم تستطع السلطة التحرك بسرعة لاقتلاع جذور الفتنة، لأن الحقائق تم تحويرها·
في هذا التحقيق، أرادت  »الخبر الأسبوعي » أن تدخل بريان من أبواب الحقيقة التي دفنها المخططون للفتنة بأسلوب دقيق منذ بداية الأحداث، وأراد هؤلاء أن يشغلونا بحديث عن صراع طائفي دفين أشعلته  »فرقعة مولود » و »حكاية عشق » تم إعداد السيناريو لها في الخفاء لا أساس له من الصحة· وقبل أن نبدأ بأسلوب التخطيط الذي اعتمدته في ضرب بريان، وجب علينا أن نتساءل: لماذا بريان بالضبط؟
عندما دخلنا بريان بتاريخ أفريل 8002 تفاجأنا بحجم الدمار الذي لحق المدينة، واصطدمنا أكثر بتصدع قلوب أهاليها الذين كنا دائما ننعتهم بالطيبين، لأنها كانت دائما عاصمة للهدوء والتعايش· فقبل سنوات، استطاع أهلها أن يسلموا عديد المرات من الوقوع في فخ المخططين لتعفن الوضع وجعلها بؤرة توتر، الكل يتذكر أحداث غرداية في أكتوبر 4002 التي بدأت بحكاية  »فاتورة التجار » و »إضراب » سرعان ما تحول إلى لهيب إعلامي سياسي ممزوج بشعارات سقوط السلطة ومطالب احترفها المتطرفون· حينها، كنا نتابع تفاصيل الأحداث منذ بدايتها، وتابعنا  »بروفات » المهندسين لجعل غرداية وسيلة ضغط لتحقيق مآربهم والضغط على السلطة، مثلما فعلوها بمنطقة القبائل، لكنهم فشلوا وحاولوا تمرير رسائلهم المسمومة لنقل الصراع إلى بريان وفشلوا·· ببساطة، لأن الرسالة كانت واضحة وخبايا الصراع كانت مكشوفة، هدفه سحب البساط بوالي الولاية آنذاك الذي أعلن الحرب على الفساد ووعد بأنه سيضع حدا لمافيا المخدرات والفساد والدعارة والنافذين· وبالفعل، كانت النتيجة حينها إحباط عملية ترويج لأكثر من ستة قناطير من الكيف المعالج، ولم تمر أيام حتى دفعت غرداية ضريبتها غاليا بأحداث أليمة·

كرونولوجيا الأحداث وفن صناعة الفتن

يقول المراقبون لملف بريان منذ البداية إن هناك سرا يراد طمسه من خلال تطور الأحداث السريع والقراءات الخاطئة التي صدقها الجميع، وهو بالفعل ما كنا نلمسه في الواقع منذ الأحداث الأولى، حيث كانت بعض الأطراف تحاول أن تلقي عليها الرماد لتشغل الكل بالدخان المتصاعد في سماء بريان· هذه الأطراف، للأسف الشديد، يراد إغفالها ولها علاقة بسلطة النفوذ والفساد في بريان، واستطاعوا أن يقحموا بعض الأعوان الذين غيروا المعادلة وحولوا مهمتهم المتمثلة في توفير الأمن والراحة للمواطن، إلى التواطؤ والتحريض لتحقيق مشروع الفتنة والحفاظ على استمرارها· هذا ليس مجرد نسج من الخيال، لكن حتى تتضح الصورة، سنعود إلى الوراء، ومن تاريخ إطلاق أول شرارة حيث كانت تعيش بريان على وقع توديع بعض الأسماء وتستعد لفتح ملفات فساد، لكن لم يحدث هذا حتى اشتعلت المواجهات التي استغلتها أطراف كانت تريد أن تشتعل بريان، ولا أحد كان يصدق أن تهور بعض الفتية الذين رموا  »فرقعة مولود » في وجه امراة كان كافيا لإشعال المواجهات وضرب التعايش· آنذاك، لم تتعد المواجهات أن تكون بين مجموعة  »ذراري »، كما قال لنا أحد الشيوخ، لتنتقل إلى كاف حمودة التي سقط فيها أول ضحية  »لعساكر » بطلقة نارية أثير فيها العديد من الشكوك، خاصة مكان إطلاقها· لكن الأحداث لم تكن تأخذ منحى خطيرا، لأن أحسن ما فعلته الأجهزة الأمنية أنها لم تعط الفرصة للأطراف الخفية كي تحرك الشارع، ونقصد في هذا أن أجهزة الأمن لم توقف أي شخص، وأصابت في هذه المرحلة بالتعقل الذي لم يعجب الأطراف التي تريد لبريان أن تحترق· وفي العادة، كانت هذه الأطراف تلعب بورقة الموقوفين لتحريك عاطفة المواطنين، لكن نزول رئيس الحكومة ووعده لعائلة الضحية واجتماعه بأعيان المنطقة، أدخل بريان في مرحلة الهدوء الحذر·
لم تمر أيام الهدوء التي استغلها المهندسون لتركيب سيناريو إشاعتهم، حتى اشتعلت من جديد، وهذه المرة بـ »بروفا  »جديدة عنوانها  »حكاية عشق كانت سبب الحرب في بريان من جديد »، حيكت وسربت لوسائل الإعلام لتكون الشرارة الأخطر وصفارة لتجدد المواجهات شهر أفريل 8002. وهنا، تبدأ المرحلة الثانية في بريان، حيث انقلب الصراع بين  »ذراري » إلى الشباب، وبدأت المدينة تحصي جرحاها وتعد منازلها المحروقة في مناطق محسوب لها مسبقا· وفي الميدان، أثيرت مسألة  »التسخيرات » التي تذرعت بها أجهزة الأمن بعد اتهام المواطنين لها بالتقصير وتأخر التدخل رغم إبلاغها، وهي الورقة الثانية التي استغلتها الأطراف الخفية لتحريض المواطنين على أجهزة الأمن· وفي هذه المرحلة بالضبط، بدأ سيناريو الصراع الطائفي يظهر بشدة، بفعل قوة الصدمة وتغلغل أطراف الفساد داخل سلطة القرار المحلي·
استطاعت أن تضرب عاطفة الشباب وتجدد المواجهات كان لابد أن تستغله الجهات الخفية التي عملت على غرس الإشاعات ودس معلومات لوسائل إعلام وصنفت نفسها مصادر أمنية· لكن السؤال الغريب: لماذا لم تتم التوقيفات لحظة المواجهات؟ ولماذا لم يتم تصوير المحتجين رغم أن القانون كان يسمح بذلك؟ وإن تم، لماذا لم تقدم الصور إلى العدالة؟ هذا السؤال الجوهري كان محل نقاش في محاكمة الموقوفين أثاره الدفاع، لأن ملفات الإدانة كانت تركز على أن  »الشاش » والشهود هم أدلة الإثبات، في حين أهملت الإجراءات القانونية التي تسمح بتصوير المواجهات وتفرض إلقاء القبض على الملثمين لحظة المواجهات· هذا السؤال لم نجد له الإجابة حتى في أيام المحاكمات، والكل أجمع، من هيئة المحكمة إلى الدفاع، أن الموقوفين هم الضحية، وأن هناك أطرافا خفية تعمل على تحريض الشباب وغرس الكراهية والطائفية· لكن للأسف، بقي هذا مجرد كلام مبني للمجهول، لم يكن كافيا لتحرك الدولة والعدالة تحقيقا موسعا ودقيقا، واكتفت بمعالجة النتيجة وليس البحث عن الأسباب· وهذا السؤال كان في ذات الوقت يصنع الرعب لدى الجهات الخفية، التي حاولت أن تمحي كل الأدلة التي تقود الرأي العام إلى الحقيقة· ففي تلك الفترة، جرى الحديث عن فشل الأجهزة الأمنية والسلطات المحلية في مهمة حفظ الأمن وتعددت الاتهامات، منها ما يدين بعض المسؤولين بالتواطؤ، ومنها ما يتهمهم بالتقصير والتحريض· وفي نفس الفترة، تداول في الكواليس وجود شريط فيديو يصور أحداث كاف حمودة الثانية، ويظهر تعامل أجهزة الأمن مع الموقوفين، وتأكد من مصادر موثوقة أن الشريط وصل السلطات المحلية، لكن الغريب أنه تحول من دليل تعمل به السلطات المحلية إلى جريمة أدين من خلالها مصور الشريط بالتحريض· ونفت السلطات الأمنية تحصلها على نسخة منه في وقت نشرت جريدة  »الخبر حوادث » حينها نسخة من صوره، حيث أظهر أعوان بالزي الرسمي وسط المحتجين وتراخ في اتخاذ القرار، ونفس الشريط كان محل مساءلة النائب بوبكر صالح لوزير الداخلية الذي لم يجب عنه·

هدوء أفريل والبحث عن الشرارة الجديدة

شهر أفريل كان مرحلة الهدوء الحذر، بعد سيطرة أجهزة الأمن على الوضع· لكن في كواليس بريان، كانت الفتنة لا تزال مشتعلة، وصناعها انتقلوا إلى مرحلة جديدة· في المقابل، بقيت السلطات المحلية تراقب في صمت· وفي هذه المرحلة، انتشرت بيانات تحريضية خطيرة تعمل على غرس الكراهية وكشف بعض الملفات لا يعرفها عموم سكان بريان، وتبنت البيانات اسم جمعية لعساكر لإثارة النعرات والحث على التحريض· وبتاريخ 42 أفريل، تقدمت عائلة لعساكر إلى مقر الأمن لتتبرأ من فحواها، لكن الغريب أن البيانات استمرت في التصعيد، وتدعمت بموقع تحريضي أخذ تسمية الجمعية، وبدا في دراسة لمركز الواحة للدراسات الذي نشر نسخة منها في موقع على الأنترنت، أن البيانات من إعداد جهة تعرف كل كبيرة وصغيرة ومتخصصة في صياغة البيانات، ورجحت الدراسة حينها أنها من صنع جهة واحدة رغم أنها كانت ترد على اتهامات من الطرفين· لكن، لم يأخذ أحد البيانات التحريضية على محمل الجد، لتكون النتيجة نجاح الجهات في إشعال بريان بعد آخر بيان تضمن أسماء وتفاصيل غريبة جدا كانت كافية لتجدد المواجهات تاريخ 71 أفريل 8002 وبطريقة مخطط لها، حيث انطلقت من باب السعد ومدخل بريان، وامتدت إلى حي المداغ أين سقط الضحية الثانية في بريان بعيار ناري أطلقه رجل أمن·
كل هذه التطورات والتخطيط المحكم قابله بالطبع تأخر في تدخل حقيقي· وبذات السيناريو، حاول المخططون تدعيم المواجهات بإشاعات صدرها المخططون لوسائل الإعلام، منها ما يؤكد حرق مساجد لإثارة المذهبية، لأن المواجهات كانت مغلقة وكان من الصعب التأكد من أي خبر· وعاشت بريان حينها مرحلة الإشاعة المركزة، منها ما تنفيه  »الجهة المروجة » لها في حينه، ومنها ما تأخر نفيه ليساهم في الصراع، وتبدأ المرحلة الجديدة بين الهدوء تارة ومحاولات الصلح التي لم تتناسق في بريان لتزامنها مع حملة التوقيفات التي طالت شباب مختلف الأحياء، رغم أن التصريحات الرسمية كانت تؤكد أن هوية الملثمين من خارج المدينة· وطيلة السبعة أشهر الماضية، كانت بريان تعيش هدوءا حذرا، لكن مصادر مؤكدة قالت إن الحالة العامة للسكان كانت تنبئ بإعادة السيناريو، لأن حجم الإشاعات كان لا يزال يأخذ المنحى نفسه، وسكان بريان عاشوا طيلة الفترة السابقة تحت صفيح ساخن، في وقت تؤكد ذات المصادر أن ما حدث يوم الجمعة الأسود من شهر جانفي 9002 كان مخططا له ليلة العيد، التي شهدت مناوشات أطفأتها أمطار الفيضانات بحكاية القتلى والجرحى في كارثة ليست من صنع البشر هذه المرة·

وسائل إعلام ضحية معلومات مغلطة

تجدد الأحداث الأسبوع الماضي في بريان كان يتصدر عناوين الجرائد· وبذات السيناريو السابق، عادت بريان إلى نقطة الصفر، لكن ما لاحظناه طيلة الأسبوع الماضي أن بعض وسائل الإعلام وقعت في فخ المعلومات المغلطة، سواء في سبب نشوب المواجهات أو في كيفية تعليقها على الأحداث، وهو ما أثار غضب العديد من السكان· وحتى يتضح الأمر أكثر، فإن وسائل الإعلام كانت حلقة مهمة جدا في مخطط إشعال الفتنة، ويثبت مرة أخرى أن ما يحدث في بريان هو من صنع أطراف متغلغلة في صنع القرار المحلي استطاعت أن توهم وسائل الإعلام وتفبرك لها سيناريوهات من أجل إثارة الفتنة·
هذا المخطط هو في الحقيقة كان متشابها مع أحداث بريان 8002 لكن لم تكتشفه وسائل الإعلام بسبب تسارع الأحداث، وفسرت أخطاءها بحجة أن نشر المعلومات ليس القصد منه إثارة الفتنة، وهي المبررات التي لم يهضمها الرأي العام المحلي واتهمها بالتواطؤ· لكن الحقيقة التي ظهرت الأسبوع الماضي وأثبتت للجميع أن ما يحدث في بريان ليس مسألة مواجهات بين شباب الطائفتين هو اعتراف وسائل الإعلام التي كانت متهمة بإثارة الفتنة بأنها وقعت في فخ المعلومات المغلطة، وهو اعتراف بقدر ما يعبر عن المهنية، فإنه يساير الطرح الذي تتهرب منه السلطات، ويعود بنا إلى الوراء حين أشارت الخبر حوادث في أفريل 8002 إلى أن ما يحدث هو أخطر من مواجهات طائفية، وأن الملثمين هم من خارج المدينة، رغم أن الجميع علق على أن ما نشرته الجريدة من نسج الخيال الهوليوودي·
ما حدث الأسبوع الماضي أظهر أن التعامل مع ملف بريان كان مركزا على نتيجة الأحداث، ولم يبحث عن الأسباب والجهات الخفية التي كشفت نفسها أكثر من مرة بأنها  »أطراف خطيرة » لها سلطة كبيرة وعلى مقربة من القرار، وإلا كيف نفسر أن المعلومات والسيناريوهات التي وصلت لوسائل الإعلام صنفت على أنها مصادر مطلعة وأمنية وعادت لتقول في اعتذارها إنها معلومات مغلطة، رغم أن هذه السيناريوهات كانت معطيات بنى عليها المحللون قراءاتهم للأوضاع في بريان، وهو ما يعني أن كل القراءات خاطئة· وحتى يتضح الأمر أكثر، فإن اعتذار بعض الجرائد تضمن معلومات تفيد أنها تلقت سيناريوهات أخرى لم تقم بنشرها، وتضيف بأنها أدركت أنها معلومات خاطئة، وفي ذات اليوم نشرت في جرائد أخرى، وهو ما يعني أن مصدري المعلومات يعملون على تغيير وسيلة الإعلام كل مرة·
من جانب آخر، فإن تعامل الحكومة مع الملف وإعطائه قراءات الأطراف الأجنبية هو الآخر لم يستسغه المراقبون للوضع في بريان، سواء من نواب البرلمان أو بعض الأعيان الذين تحدثنا إليهم، فرغم أن أول شريط الذي كشفته الخبر حوادث في أفريل 8002 أذاعته بعض القنوات بعد حوالي الشهر لتعطيه قراءاتها المعهودة، فإن شريط الفيديو التي قالت مصادر موثوقة إن الوزير قد اطلع عليه في زيارته الأخيرة، قد استغلته مواقع إلكترونية تحريضية بعدما تم تدعيمه بعبارات خطيرة تدعو إلى المذهبية والعنصرية في وقت كان من الممكن، حسب محدثينا، أن يتم استغلاله للكشف عن بعض التجاوزات، وأضافوا أن ما كشفه الشريط هو في الحقيقة ليس اتهاما لجهاز، بل لأفراد أعطوا صورة مخالفة لمهامهم· من جانب آخر، يقول مراقبون إن قرار تدخل قوات الدرك الوطني وتكليفها بالأمن داخل بريان كان نتيجة ما كشفه الشريط، وراح محدثونا أبعد من ذلك، عندما أكدوا أن تعامل السلطات مع مسألة الأشرطة هو من أعطى الفرصة للأيادي الأجنبية لتحوير فحواها ثم لتفقد معنى الأدلة·
ما يحدث في بريان، إذن، هو صناعة مخطط لها، آن الأوان لتستوعب السلطة أنها في مواجهة لوبيات خطيرة وجب التفطن لمخططاتها، لأنها أثبتت أنها متغلغة في قلب السلطة وتلعب بسيناريوهات مدروسة· ولا نعتقد أن الدولة بأجهزتها يمكن أن تبتلع سيناريو  »فرقعة المولود » وحكاية الغرام بهذه السهولة، أو أن أشرطة الفيديو هي مؤامرة من صنع أياد أجنبية، بل إن هذه القراءات هي في صالح جماعات الفساد التي تتقن فن صناعة بؤر التوتر والفتن· فهل ستصدق الدولة أن ما يحدث في بريان فتنة منظمة وجريمة منظمة؟ يجب أن تتحرك أجهزة مكافحة الفساد لاقتلاع جذور الأزمة في بريان، وأن تطور وسائل الإعلام فنيات عملها كي لا تقع في مستنقع الفتنة وتجد نفسها تخدم مصالح جهات خفية، وتقتل مئات المواطنين الذين لا ذنب لهم سوى أنهم أرادوا أن يتعايشوا· للإشارة أن ما حدث في بريان تزامن مع ملتقيات نظمتها وزارة العدل حول الإجرام الخطير وتنصيب أقطاب مكافحة الفساد· فهل ستأتي بنتيجة؟ وماذا تعني الوزارة بالإجرام الخطير؟

توضيح

تبعا للمقال المنشور تحت عنوان: » »ألستوم » نجت من الإفلاس المحقق بفضل مشاريع بقيمة 3,31 مليار أورو في الجزائر في  »الخبر الأسبوعي » في العدد 025 من 11 إلى 71 فيفري ,9002. أرجو أن تتفضلوا بنشر التفاصيل التالية:
لقد استغربنا عندما تلقينا خبر نشر مؤطر مفاده أن  »المدير العالم لمجمع سونلغاز اعترف بأن سونلغاز وضعت تحت حساب ألستوم 003 مليون أورو إضافية »·
مجمع سونلغاز يندد بشدة بهذه الأكاذيب والتخاريف غير المقبولة، والتي تمس بسمعة وشرف مسؤوليها· مجمع سونلغاز يندد أيضا بالصحفية التي لم تأخذ الموضوع بمحمل الجد، وساهمت في تعريض اسمها لهذا النوع من التحقيقات باستخفاف عن قضايا الفساد عبر صفقات مشبوهة·
في الحقيقة، لم يسبق لمدير عام مجمع سونلغاز أن قدم تصريحا لصحفي  »الخبر الأسبوعي »، كما ورد في مقالكم  »الجزائر وافقت مرغمة على دفع ما بين 002 إلى 003 مليون أورو إضافية لمجموعة  »ألستوم » الفرنسية التي فازت بصفقة إنجاز محطة إنتاج الكهرباء بولاية عين تموشنت »·
وفي المقابل، المدير العام لسونلغاز قد سبق وأن سئل من طرف صحفي يعمل لحساب  »الشروق اليومي » حول أسعار  »ألستوم » خلال إعلان المناقصة في 02 نوفمير 7002 من أجل إنجاز مشروعين: إنجاز محطة إنتاج الكهرباء بتارغة ولاية عين تموشنت، والآخر في ولاية الطارف، البالغة طاقة كل واحد منهما 0021 ميغاوات· وفي هذا السياق، المدير العام لمجمع سونلغاز أشار إلى أن دراسة الأسعار من طرف سونلغاز سمح بالكشف بالتوازي مع الأسعار المعمول بها في نفس الفترة من أجل إنشاء محولات مماثلة في أوروبا، بفارق 002 إلى 003 مليون دولار، مع مراعاة ظروف موقعي الطارف وعين تموشنت·
كما عاد المدير العام لمجمع سونلغاز بنفس المناسبة إلى قضية ارتفاع الأسعار، وكذا آجال تسليم محطات توليد الكهرباء· فعن الارتفاع المذهل للأسعار، فهو راجع إلى تضخم شمل أسعار المواد الأولية كالنحاس، النيكل، الاينوكس وكذا الحديد ومواد البناء، وقد زادت الأمور تعقيدا نتيجة المنافسة بين منتجي الكهرباء، وفي المناقصة قدمت شركة  »أو آم » وشركة  »أوبيك »·· وفي مرحلة ثانية، قامت لجنة فتح الأظرفة  »كوبام » التي تعتبر لجنة مختلطة بين  »سونلغاز، سوناطراك ومام »، بفتح الأظرفة التجارية لإنجاز مشروع المحطتين في حدود الساعة الرابعة مساء·
وبعد فتح الأظرفة، اكتشفت  »كوبام » أن الغلاف المالي المقترح من طرف شركتي إنجاز المحطتين كان يتجاوز سقف الغلاف المحدد مسبقا، والذي هو 43,2 مليار يورو، حيث كان إجمالي الغلاف المالي لإنجاز المحطتين المقترح من طرف شركة  »ألستوم » 019,2 مليار يورو، فيما اقترحت شركة  »جنرال إليكتريك ايبردورال » 970,3 مليار يورو· واحتراما لمبدإ الشفافية والقانون، قدمت اللجنة  »كوبام » مهلة ثلاث ساعات للشركتين المشاركتين في المناقصة من أجل تقديم ميزانية للإنجاز المحطتين تحت سقف الغلاف المالي المخصص لها· وفي الساعة السابعة مساء، قامت اللجنة للمرة الثالثة بفتح الأظرفة وتفاجأت بأن الشركتين حافضتا على نفس الأسعار المقترحة مسبقا، وأن أيا منهما لم تراجع حجم الميزانية المقترحة، لتنتقل اللجنة فيما بعد إلى نشر الأسعار المتعلقة بإنتاج  »وحدة الكيلوات الساعي » لكل محطة وعرضها على شركات إنجاز المحطتين، ويتعلق الأمر بالشركات التي اقترحت أدنى الأسعار· وزارة الطاقة والمناجم والرئيس المدير العام لمجمع سونلغاز يلحون على ضرورة احترام الشفافية فيما يخص عرض هاتين الصفقتين، وقد عمل مجمع سونلغاز بجدية في هذا المجال، وقد كسبنا الوقت عندما غنمنا 01 أشهر قبل الموعد المحدد من أجل إنجاز المحولين اللذين سيكونان جاهزين في نهاية 1002 وبداية 2102.

تعقيب

تعقيبا على التوضيح الذي تقدم به المدير العام لشركة سونلغاز حول التحقيق الذي نشرته  »الخبر الأسبوعي » حول شركة  »ألستوم » في عددها ,025. فإن الجريدة تعلم أنه فيما يخص نفي المدير العام لوجود أي تصريح قدمه لـ »الخبر الأسبوعي » بينما التصريح كان  »ليومية الشروق اليومي »، فإننا نشير إلى أنه يمكن للصحفي الكتابة في عدة عناوين دون أي إشكال، وهذا أمر خاص بالجرائد التي يتعامل معها الصحفي، بدليل أن صاحب المقال وقعه باسمه ولم يلجأ إلى الاسم المستعار ولا تغير في الأمر شيئا· أما عن تكذيب ما ورد في التحقيق، فتجدر الإشارة إلى أن ما ورد فيه من معلومات لا يمكن طمسها، ولصاحب التحقيق ما يثبت صحتها· ولعل خير دليل على صحتها وضع خمسة مسؤولين من شركة سونلغاز تحت الرقابة القضائية بعد نشر التحقيق على صفحات  »الخبر الأسبوعي »، كما ننوه أنه بحوزة الجريدة معلومات إضافية والمزيد من التفاصيل حول القضية ستكشف عنها في أعدادها المقبلة·

source:el khabar hebdo

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غرداية ما بعد الفتنة:من حكم الأعيان إلى ترسيم الإباض

Posté par algeriedemocratie le 17 août 2009

غرداية ما بعد الفتنة:من حكم الأعيان إلى ترسيم الإباضية من حكم الأعيان إلى ترسيم الإباضية

لم تعد منطقة غرداية هادئة كما كانت، فهي المنطقة التي كانت عنوانا للتسامح والتعايش بين المذاهب والأطياف الاجتماعية· فمنذ مدة، تسرق منطقة بني ميزاب وحاضنة الشاعر الكبير مفدي زكريا والشيخ إبراهيم البيوض الكثير من الأضواء والاهتمام، وأضحت محل أسئلة كثيرة عن الفتنة العمياء التي استيقظت فجأة في غرداية، وتحديدا في منطقة بريان، فتنة لا تهدأ لبعض الوقت حتى تستيقظ مجددا وتطرح مزيدا من الضحايا والمتهمين، تاركة وراءها الخراب والحقد والتباعد والهوة بين الإباضية والمالكية وبين الشعانبة وبني ميزاب·· فتنة دفعت ببعض الأطراف إلى طرح جملة من المطالب الاجتماعية التي تطورت بفعل الأحداث، أبرزها مطالبة السلطات بالاعتراف بالمذهب الإباضي وترسيمه، واحترام خصوصيات الإباضيين ودعم مدارسهم الخاصة أو الحرة·
؟ فتيحة زماموش
لم يكن فشل السلطة في احتواء التفاعلات العنيفة التي تشهدها منطقة غرداية وبريان إلا بسبب فشلها في إحداث قراءة صحيحة وواقعية للتطور السوسيولوجي الذي يشهده المجتمع الإباضي في غرداية، مجتمع أخذ في الاندماج بشكل أكبر في النسيج الاجتماعي الوطني، وأصبح أكثر احتكاكا بالتفاعلات الاجتماعية والاقتصادية، وأكثر التصاقا بالتطورات السياسية الحاصلة، وأضحى على علاقة مباشرة بالمطالبات الاجتماعية، وأخذت الهوة العازلة بين المجتمع الميزابي الإباضي والمجتمع الجزائري بصفة عامة تتسع أكثر مما كانت عليه، وهو ما لم تأخذه السلطة بعين الاعتبار ولم تلاحظه على مر السنوات الأخيرة·
فشل وعجز
لكن العلامة البارزة في كل هذا كان انعتاق المجتمع الإباضي من المؤسسة الاجتماعية والدينية التقليدية التي كانت تحكم أواصره وتنظم أموره وتدير شؤونه بإحكام وتعزز سلطتها الأبوية على المجتمع الإباضي، بتقاسم السلطة بمختلف مستوياتها لآليات صناعة القرار في غرداية مع المؤسسة الدينية الاجتماعية، سواء تعلق الأمر بمجلس الأعيان أو بمجلس العزابة أو بمجلس العشائر وباقي المؤسسات المنمدجة تحت وصاية السلطة الدينية في غرداية· وهي المؤسسات التي خوّلت لها السلطة الدينية الإباضية والميزابية تسيير النظام التربوي ونظام الفتوى والتكافل الاجتماعي والزواج والطلاق وتنظيم العلاقات الداخلية ووضع آليات التعايش مع باقي الأطياف الاجتماعية و الهيئات الرسمية·
وقد لعبت الظروف السياسية والاقتصادية في غير صالح متابعة السلطة لتحولات المجتمع الصغير في غرداية، مثلما لم تلعب هذه التحولات في صالح المؤسسة التقليدية الحاكمة، إذ برز في الواقع جيل جديد من الشباب والكوادر التي أتيحت لها فرصة الانخراط في المؤسسات المعرفية والجامعات في مختلف الولايات، وأمكن لها اعتناق طريقة جديدة في التفكير والعمل والتعاطي مع الأحداث والتطورات العامة بالنسبة للمجتمع الميزابي الإباضي· وقد تطور هذا الأمر إلى مرحلة بدا فيها الانفصام بين المؤسسة الدينية والاجتماعية التقليدية في غرداية وبين الجيل الجديد الذي أعلن في أكثر من مرة تمرده عن المؤسسة التقليدية بسبب ما يصفه الإطارات الجديدة  »بمداهنة السلطة والانسياق وراء تصوراتها ومشاريعها السياسية والاجتماعية على حساب القيم الذاتية للمجتمع الميزابي »· وفي هذا السياق، عبر الإباضيون الجدد الذين انحازوا للعضوية في أحزاب سياسية وهيئات مدنية ومنظمات حقوقية، عن تمردهم بالقول:  »لا نريد أن يمثلنا أعيان، نريد أن يمثلنا منتخبون مثلنا مثل كل الجزائريين »· واعتبروا أن  »صلاحية ومصداقية الأعيان اندثـرت، وأصبح دورهم فقط فلكلوريا ودعويا عندما يتعلق الأمر فقط بالاستحقاقات السياسية »· بدليل تنازلهم عن تحقيق مطالب تكريس الهوية الاجتماعية للميزابيين، ودفع السلطة إلى احترام هيئاتهم العرفية والدينية·
مطالب
أخرجت الأحداث الأخيرة التي شهدتها منطقة بريان ما في الجب، وأعلنت بعض الهيئات النشطة في المجتمع الغرداوي عن مطالبها بشكل أوضح وبصورة علنية  »ترسيم المذهب الإباضي »· وفي هذا السياق، أطلق عدد من نشطاء حقوق الإنسان بولاية غرداية مطالب تتضمن حماية حقوقها الثقافية والدينية، واحترام رموزها، وترسيم مذهبها الديني الإباضي، والاعتراف به بصورة رسمية·
وقال ممثل منظمة العفو الدولية، قاسم غالم، إنه حان الوقت لكي تلتزم الدولة بتدريس المذهب الإباضي للمزابيين، متسائلا:  »لماذا تجبرنا الدولة على إخراج الأموال من جيوبنا حتى نضمن تدريس المذهب الإباضي لأبنائنا »، في إشارة إلى غياب تدريس هذا المذهب في المدرسة الرسمية واقتصاره على المدارس الحرة· فيما دعا الناشط الحقوقي، عبد الله عبد الله، وأحد ضحايا الأحداث الأخيرة السلطات إلى الاعتراف الكامل  »بهويتنا الثقافية والفكرية والعقائدية »، مشيرا في هذا السياق إلى الخطإ الفادح الذي ارتكبته وزارة التربية الوطنية من خلال اعتبار الإباضيين من الخوارج قبل سنتين في أحد الكتب المقررة في المنهج التربوي، قبل أن يطالب مشايخ المذهب الإباضي بحذف هذه الفقرة وتصحيح الخطإ الفادح »· كما طالب المتحدث بالاعتراف بالأوقاف الإباضية، التي يتم التلاعب بها من طرف السلطات·

غياب ثقافة قبول الآخر

وفي هذا السياق، يؤكد رئيس بلدية بريان السابق، نصر الدين حجاج، في تصريح لـ »الخبر الأسبوعي » أنه من انشغالات المنطقة تفعيل المذهب الإباضي في المؤسسات التربوية والدينية أيضا، أي الاعتراف به كفكر حضاري·
و أضاف حجاج أنه في مختلف القوانين المعمول بها في الجزائر، ومن بينها قانون الأسرة، نجد العمل بالمذهب المالكي على حساب المذهب الإباضي، وهو ما يرفضه سكان المنطقة الذين يعتقدون بالمذهب الإباضي، مشيرا إلى أن  »مطالبنا حق لا يمكن لأي أحد التصرف فيها· لذا، أنشأنا المدارس الحرة التي لا تختلف مقرراتها التربوية عن المقررات الرسمية، ولكن مع الاعتماد أيضا على المذهب الإباضي في تعليم التلاميذ، وهذا ما هو غير موجود في المقررات التربوية الأخرى »·
و من جانبه، شدد العضو في جبهة القوى الاشتراكية وعضو الرابطة الوطنية لحقوق الإنسان، فخار كمال الدين، في تصريح مماثل أن ترسيم المذهب الإباضي هو مطلب شعبي، حيث أكد أنه في ولاية غرداية جمعت آلاف التوقيعات لترسيمه، لأنه عبارة عن فكر حضاري وتراث جزائري وفيه الجانب الفقهي الديني·
وأضاف فخار أن ترسيم المذهب الإباضي هو حق للميزابيين جميعا، لذا وجب على السلطات وضع آليات ترسيمه بصفة قانونية، فالمواطن له الحق أن يتمتع بالاختلاف·
وشدد المتحدث على أنه علينا قبول الآخر، والإختلاف الموجود في غرداية هو زخم وتنوع ثقافي، فأين هو المشكل لو أن هناك اختلافا في اللغة وفي الدين؟ لذا، فليس لي الحق أن أتعدى على الآخر العربي المالكي· وأضاف المتحدث أننا نعاني من عدم ترسيخ ثقافة الخصوصية، فلكل مجتمع خصوصياته·
وعن هذه الخصوصيات، أشار المتحدث إلى أن المجتمع الميزابي لديه مؤسسات قديمة تتكفل بالجانب الديني، والمجتمع منظم وفقا لما يتفق عليه من طرف الأعيان· وأوضح قائلا إنه:  »لدينا مدارس حرة تلقن أولادنا المذهب الإباضي كما ورثناه عن أجدادنا، فما دمنا ندفع الضرائب، فلأولادنا الحق في دراسة مذهب آبائهم »، يضيف فخار· ؟
الشيخ عبد الرحمان شيبان، رئيس جمعية العلماء المسلمين الجزائريين
الجزائر تخطت الحواجز الاجتماعية بين المذاهب
دعا الشيخ عبد الرحمان شيبان، رئيس جمعية العلماء المسلمين الجزائريين، سكان منطقة غرداية إلى إلى التعقل والحكمة واجتناب نار الفتنة، مؤكدا في لقاء مع  »الخبر الأسبوعي » أن الجزائر وغرداية تخطت الكثير من الحواجز الاجتماعية التي كانت في السابق، من بينها مسألة المصاهرة التي كانت محصورة بين أبناء المذهب الواحد، ليصبح اليوم مريدو المذهبين يتزاوجون فيما بينهم دون أي إشكال·

حوار: فتيحة· ز

كيف يمكن إعادة التوافق بين المذاهب في الجزائر، وفي غرداية على وجه الخصوص؟
في الجزائر، لا توجد عقد بين المذاهب أو حتى الشحنات الموجودة في بعض البلدان بخصوص الاختلاف الديني أو بالأحرى المذهبي، بل زالت تلك التعقيدات في بلادنا، وطبعا مع تواجد جمعية العلماء الجزائريين المسلمين التي تأسست في 1391, حيث جمعت المذهبين المالكي والإباضي، ومن أهم مؤسسيها الشيخ البيوض والشيخ أبو اليقضان والشيخ عدون، وهم من أهم و أكبر شيوخ المذهب الإباضي، وبالتالي علينا كمفكرين أن نبني أفكارنا على الأشياء الإيجابية وليست على الحالات الشاذة·
يعني، برأيكم، أن ما حدث في بريان أمر عارض أو بالأحرى أمر شاذ؟
نعم، أنا أقولها: كل ما وقع هناك هو بفعل من يريدون إشعال نار الفتنة في منطقة هادئة وندين لها بأنها أخرجت شيوخا ذكرتهم سابقا ولا يمكننا إلا أن نقدرهم· ولكن، ما أريد أيضا قوله أنه في الجزائر، من شرقها إلى غربها ومن شمالها إلى جنوبها، هناك مسجد واحد يصلي فيه الجميع·
برأيكم، لا يوجد أي اختلاف حتى الاجتماعي بين المجتمع الميزابي الإباضي والعربي المالكي؟
لقد تمكنت الجزائر من أن تتخطى تلك الحواجز التي كانت في السابق، وما دمتم تحدثتم عن الاختلاف الاجتماعي، أقول إنه في السابق كانت المصاهرة محصورة بين أبناء المذهب الواحد، أي الإباضي يزوج ابنته لإباضي لا غير، ولكن اليوم أصبح مريدو المذهبين يتزاوجون فيما بينهم دون أي إشكال، كما يجمعهما مسجد واحد ومنطقة واحدة، وهي الجزائر·
كيف ترون الأحداث التي تشتعل بين الفينة والأخرى في غرداية؟
بصراحة ليست لدينا معطيات حقيقية، ولا نعرف كيف انطلقت تلك الأحداث، وخصوصا ببريان، وكيف وصلت إلى ذلك الحد· لكن جمعية علماء المسلمين استنكرت أعمال الشغب والحرق والعنف التي كادت أن تعصف بالمنطقة، كما نرفض أي تصرف يمس بالوحدةالوطنية، لأننا نؤمن بأن الوحدة تكوّن القوة، والقوة تكوّن العزة، وكل ضربة تمس الوحدة الوطنية محرمة دينا وشرعا·
ماذا تقولون لسكان غرداية؟
كل ما يقع في أي منطقة من الجزائر الحبيبة نتقاسمها جميعا، السلطة والشيوخ و الإعلاميون والمواطنون على اختلاف مذاهبهم· لذا، أدعو من خلال جريدتكم إلى السعي إلى الخير ومضاعفة الجهود للخير، وأدعو إلى التعقل والحكمة، وأدعو الله أن يهدي كل ضال، لأن الله تعالى يقول في كتابه العزيز  »واعتصموا بحبل الله جميعا ولا تفرقوا »· ؟

بوعبد الله غلام الله، وزير الشؤون الدينية والأوقاف
لا يوجد في الجزائر أي مذهب مرسم بنص قانوني
أكد وزير الشؤون الدينية والأوقاف، بوعبد الله غلام الله، في تصريح لـ »الخبر الأسبوعي » أن دين الدولة الجزائرية هو الإسلام، ولا يوجد نص قانوني يرسم فيه المذهب المالكي والحنفي والإباضي·
وأضاف غلام الله أن الداعين إلى ترسيم المذهب الإباضي سيفتحون باب الفتنة المذهبية في الجزائر، قائلا إنه عندما ندعو إلى ترسيم مذهب معين، فإن دعاة المذاهب الأخرى سيطالبون أيضا بترسيم مذهبهم·
وشدد المسؤول أنه في الجزائر نعترف بمختلف المذاهب، وللجميع حرية الاعتقاد كحق يكفله الدستور الجزائري·

ف· ز

source: el khabar hebdo

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سكان غرداية سيجبرون عبريكة على العودة من حيث أتى..!

Posté par algeriedemocratie le 17 août 2009

 

أكدوا أنه لن يتجاوز مدخل سفوح بوهراوة

سكان غرداية سيجبرون عبريكة على العودة من حيث أتى..!

سكان غرداية سيجبرون عبريكة على العودة من حيث أتى..! dans vive l'algerie(128) abrikaعلمت الواحة أن هناك سخط عام لتصريحات عبريكة الأخيرة للصحافة بشأن الأحداث الأخيرة, وحسب نفس المصادر فإن المواطنون ربما سيكون عبريكة هو الشخص الوحيد الذي سوف لن يدخل غرداية أو يستغل المؤامرات التي تحكاك بالمدينة والظروف التي مرت بها، باعتبار وأن الأحداث الأخيرة هي في الأصل أحداث مفتعلة من قبل جهات خفية لتغطية مصالحها وخلط الأوراق لمواصلة سياسية النهب والتجاوزات في ظل عجز مصالح التحقيق في الكشف عن هذه الخلفيات وعن العناصر التي تستغل نفوذها وعلاقاتها بجهات مركزية لتوسيع رقعة التعفن في غرداية.

وحسب بعض المواطنين الذين تحادثنا معهم بشأن المجموعة التي اتصلت بعبريكة في تيزي وزو مؤخرا لدعوة هذا الأخير للتدخل في شؤون هذه الولاية صرح لنا العديد من المواطنين أن هؤلاء انتهازيون ومغرضون ولا يريدون من ذلك سوى مصالحهم بل و لا يمثلون إلا أنفسهم فقط وأن شباب غرداية بصدد إنشاء حركة حقيقية لأبناء غرداية النبلاء والمخلصين الوطنيين معاكسة تماما لما سمي بحركة أبناء غرداية الأولى المسيسة التي قامت بعملية تغليط خطيرة للرأي العام وكان قصدها استغلال معاناة المواطنين التي تسبب فيها أصلا منتخبون في البلدية واستغلال مشاكل المواطنين الموروثة من البلدية السابق لتصفية حساباتها مع الرجال المخلصين في مختلف المصالح الإدراية المحلية.

كما أضاف هؤلاء أن هذه الحركة سوف تتصدى لأي محاولة لاستغلال الأحداث الأخيرة للتغطية على ملفات ذوي النفوذ والمصالح وسوف تتكفل حتى بمتابعات قضائية ولن تترك عبريكة ولا أشباه عبريكة يتدخلون في شؤون وادي مزاب فأهلها هم أدرى بشؤونهم.

كما لم يخفي بعض المواطنين إلى الإشارة أن بقاء الحكومة تتفرج و ترك مثل هذه المناورات تدل وكأن الأمور

تحركها الحكومة لأهداف يجهل غايتها ووجهته

ا.

وحسب بعض المصادر أن هناك وفدا يمثل أبناء غرداية النزهاء بصدد الإتصال برئيس الحكومة أحمد أويحي شخصيا لطلب عدم بقاء الحكومة تتفرج وأن تتدخل لوضع حد لعناصر الفتنة والفساد والنفوذ محليا والذين يقفون وراء تحريك الشارع المحلي في كل مرة لتحقيق مقاصد مبيتة مؤكدين أنه إذا كانت الحكومة تنتظر إلى غاية خراب البصرة وحتى تنشأ الحركات المزيفة حتى تتدخل لتلغى من أجلها الضرائب ويتم مراجعة أسعار الكهرباء والغاز حسبما يروجه ممثلوا عبريكة في غرداية والتحقيق في ملفات العقار أليس من الأجدر أن تتخذ مثل هذه القرارات وتحسم بطرق حضارية عوضا من تركها مجال لمساومة أشخاص ليس لهم أي صفة قانونية أو دستورية وتحت غطاء المواطنة في حين أن هؤلاء ليس لهم أي علاقة لا بالمواطنة ولا بمصير الوطن بل لهم مرامي أخرى خبيثة تدعوا إلى إدخال المواطن الجزاتري في أوحال الفتن في وقت يتحدث فيه رئيس الجمهورية عن المصالحة والوئام الوطني.

source: el waha

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Encore des cadavres de harraga à repêcher

Posté par algeriedemocratie le 17 août 2009

Encore des cadavres de harraga à repêcher

Urgence d’une vraie politique socioéconomique 

46 jeunes ont tenté encore ce week-end de tenter l’aventure de la harga à partir de la wilaya de Annaba. Hélas, cette tentative a fini tragiquement : un mort et 18 blessés, dont un dans un état grave. C’est le dernier bilan d’un acte qui ne peut être considéré que comme un suicide collectif, ultime appel au secours on ne peut plus pathétique.

C ar ce qui c’est passé à Annaba dénote une fois de plus les aspects terribles de cette situation. La première est que le phénomène de la harga a pris de graves dimensions au point où les harraga sont prêts à affronter les forces de l’ordre pour aller au suicide de leur propre gré.

Deuxième aspect, les pouvoirs publics n’ont toujours pas trouvé le vrai remède pour mettre fin à ce fléau.

Car ni la loi qui incrimine les réseaux de trafic de personnes, ni la politique de l’emploi ni même les dernières mesures annoncées dans le cadre de l’ordonnance portant loi de finances complémentaire  et portant promotion de l’emploi de jeunes ne sont la vraie solution.

Dans la nuit du week-end dernier,  les gardes-côtes de Annaba ont pris en chasse près de 46 harraga qui se trouvaient sur deux embarcations de fortune. La première contenait 24 jeunes et l’autre 22. Ces harraga auraient refusé de se plier aux injonctions des éléments de la Marine nationale.

Ils ont foncé sur les unités des gardes-côtes. La collision a fait 8 blessés sur les 22 et tous ont été évacués vers l’hôpital de Annaba. Ainsi, 19 personnes ont été hospitalisées, 26 incarcérées et malheureusement, un jeune a trouvé la mort.

Depuis juin 2009, 222 candidats à l’émigration clandestine ont été interceptés au large de Annaba, ce qui explique que les différentes mesures prises par les pouvoirs publics n’ont  pas eu les effets souhaités. C’est à partir de là qu’il est plus qu’urgent de redéployer la politique socioéconomique du pays pour qu’un Algérien voit le paradis dans son pays et non au-delà de la mer. 

Les  jeunes  se cotisent pour acheter un zodiac. Ils ont entre vingt et quarante ans , paient 150 000 dinars (1 500 euros) le droit de passage vers l’Espagne, munis d’un simple gilet de sauvetage. Parfois, ce sont des jeunes d’un même quartier qui se cotisent pour acheter un zodiac avec moteur, des vivres et de l’eau pour prendre la mer.

Urgence d’une vraie politique socioéconomique

Il y a lieu de souligner que ce phénomène qui a fait son apparition durant l’année 2006 dans l’ouest algérien, plus proche des côtes espagnoles, prend une ampleur anormale. Depuis le début de l’année, 42 cadavres de jeunes ont été repêchés en haute mer, d’autres ont échoué sur les plages oranaises. Les gardes-côtes algériens, qui sont intervenus plus d’une trentaine de fois en 2006, ont secouru 386 candidats à l’immigration, dont 373 de nationalité algérienne. Selon des statistiques officielles, les harraga sont 66% originaires de l’ouest algérien, alors que ce taux ne dépasse pas les 33% à l’est du pays, et que 775 d’entre eux ont été expulsés d’Europe ces deux dernières années.

Côté social, certains expliquent ce phénomène par les difficultés d’obtention d’un visa depuis que l’Europe a fermé ses frontières, par la mal-vie et le chômage. En matière de législation, le gouvernement avait introduit dans le cadre du code pénal, l’année dernière,  la criminalisation de ceux qui quittent le territoire national d’une manière illégale, comprenant des peines de prison à l’encontre des harraga qui tenteraient l’aventure de l’émigration clandestine. A l’époque, les députés qui ont demandé l’amendement ou le retrait de cette disposition considèrent que ces mesures sont loin de répondre de manière efficiente à un phénomène qui mérite d’être sérieusement pris en charge. Car, selon ces députés, la meilleure prise en charge de ce phénomène est de chercher ses vraies raisons et d’essayer d’apporter des solutions, notamment la création de postes de travail.  De son côté,  le ministère de la Justice explique que l’article 175 bis relatif à la criminalisation de quelques actes contraires à la législation et la réglementations relatives au fait de quitter le territoire national a été proposé dans l’objectif de combler le vide juridique existant, ajoutant que cette disposition générale et abstraite ne concerne pas une catégorie spécifique mais englobe toutes les personnes sans distinction. Il a été précisé que  les migrants sont des victimes et n’ont aucune responsabilité pénale. A ce titre, il a été indiqué que le déplacement hors du territoire national d’une manière illégale est un phénomène interne grave qui demande une criminalisation avec des réglementations indépendantes. A souligner que ladite loi évoque les infractions aux lois et règlements relatives à la sortie du territoire national, l’article 175 bis prévoit une peine d’emprisonnement de 2 à 6 mois et d’une amende de 20 000 à 60 000 dinars ou l’une de ces deux peines seulement à l’encontre de tout Algérien ou étranger résidant qui quitte le territoire national de façon illégale. A rappeler que le chef de l’Etat avait ordonné au gouvernement d’installer une commission pour examiner ce phénomène et se pencher sur ses causes et les solutions qui pourraient y être apportées, et jusqu’à présent, rien n’a été rendu public au moment ou le phénomène est en hausse et que des trafiquants organisés en réseaux profitent de la détresse des jeunes.

Par Nacera Chenafi

source:les débats

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Saddam et l’idée de sa mort

Posté par algeriedemocratie le 17 août 2009

Saddam et l’idée de sa mort puce Le procès de Saddam

Saddam et l’idée de sa mort

Le procès de Saddam Hussein a eu lieu à Baghdad même, là où il a régné d’une manière absolue sur toute l’Irak, ce grand pays, symbole avec les Abbassides, de la civilisation musulmane, à présent occupé par les Américains, quasi détruit,  livré à l’anarchie et au terrorisme.

Mais le procès de Saddam, quel procès ! Un tribunal érigé par les Américains, dont les juges sont désignés et contrôlés par les Américains, censuré, orienté, dirigé par les occupants américains, à leur guise, sans ce minimum de droits dont un inculpé, accusé, condamné par avance, aurait pu jouir s’il avait été jugé en Amérique même, en étranger, en ennemi de cette nation. Tout cela filmé en permanence par des télévisions arabes, qui n’ont d’arabes que l’argent et le nom de leurs journalistes, entièrement régis et là aussi dirigés, orientés, instrumentalisés au détail près par des Américains et leurs alliés israéliens, selon des scénarios hollywoodiens bien rodés destinés à fait croire aux pauvres dupes que nous sommes qu’elles sont libres. Good morning Baghdad ! La télé de la base américaine du Qatar s’adresse à vous ! Quel est l’Arabe d’ailleurs qui ne s’y laisserait pas prendre ? Saddam Hussein lui-même, on ne l’a jamais dit, a été piégé par El Djazira lors de son arrestation. Parce qu’on faisait passer sur cette chaîne des K.7 audio où il enregistrait ses déclarations, ou qu’on y lisait ses tracts, ce mégalo avait fini par croire qu’il disposait ainsi d’un espace libre, d’une possibilité de s’adresser aux Irakiens, et même aux Arabes en général… Le naïf et redoutable Saddam, aussi bête que méchant ! Victime du spectacle américain de bout en bout, il ne s’est pas rendu compte que ce n’était là qu’un moyen entre les mains de ses ennemis pour organiser sa capture.

 Le piège s’est refermé sur lui définitivement. Broyé par la machine, il continue à vouloir lutter, sans accepter l’idée pourtant simple que tout ce qui lui est permis en matière d’expression doit exactement correspondre, selon la volonté de ses geôliers, à l’enfoncer indéfiniment dans son trou. Le postulat est simple : lorsque Saddam fait ou dit quelque chose qui nous parvient à travers les médias, c’est précisément ce que veulent les Américains qu’il fasse ou qu’il dise, et c’est ce qu’ils veulent aussi que nous entendions. Saddam est devenu un porte-voix, une coquille vide, un être vidé de sa substance, un fantôme, une apparence derrière laquelle se dissimulent ceux qui nous parlent. Un garagouz qui n’aurait pas pour tâche de nous divertir, mais de nous persuader de bien d’autres choses, dieu seul sait quoi, toutes issues des esprits tordus au service d’un système pervers. Il faut tout déconstruire, reprendre image par image, scène par scène, tout ce que nous savons de Saddam, puis espérer reconstruire les messages cachés. Car, à vrai dire, il n’y a pas un message mais plusieurs selon le destinataire : la coquille vide s’adresse tantôt aux Irakiens, c’est-à-dire au peuple irakien dans son ensemble, ou à la résistance irakienne, aux membres d’El Qaïda, aux sunnites, aux chiites, tantôt aux Arabes du Proche- Orient, aux Arabes en général, aux Iraniens, tantôt aux Américains, aux Européens, aux Occidentaux… C’est la voix de l’Amérique, dans toute son extraordinaire complexité, et toute sa «splendeur». C’est aussi, va savoir, un laboratoire d’expérimentations pour les experts militaires et politiques en matière de communication. A elle seule, l’image de Saddam dans le box des accusés remplit mille fonctions dont l’idée de ramener la résistance irakienne à un soubresaut bâathiste n’est pas des moindres.

Il ne faut pas chercher d’autres raisons au procès de Saddam, à sa nature ; et avec sa lenteur, sa durée, sa médiatisation ou sa censure – à ce propos, les séances du tribunal n’étaient pas retransmises en différé de quelques minutes seulement, le temps d’opérer des coupures sur des révélations que l’inculpé pourrait faire à propos de certains aspects obscurs de la politique américaine dans la région, mais parfois un intervalle beaucoup plus long se passe avant la télédiffusion. En tout état de cause, le bon usage que les gouvernements américains ont fait de Saddam Hussein a atteint un degré sans précédent dans l’histoire humaine; il passionnera les futurs chercheurs – forcément occidentaux, ce sont eux qui ont la matière, les moyens, les circuits, les compétences…

La personnalité de l’ex-dictateur est intrigante. Sans cette personnalité, rien de ce qui est fait aujourd’hui n’aurait pu l’être naturellement. Longtemps, je me suis posé la question suivante : pourquoi cet homme, dictateur de son état, se laissait-il donc sans cesse manipuler ? Cela revient à se demander pourquoi il donnait des prétextes à ses ennemis de venir bombarder son pays et sa population, sachant comme tout le monde, et mieux que tout le monde, qu’il était dans la ligne de mire – il me paraît extraordinaire qu’il n’ait pas compris en 1990 que l’annexion du Koweit ne pouvait le servir en aucune façon ; que si l’Amérique était décidée à abattre son régime, il n’y avait pas lieu de lui donner des argument supplémentaires pour légitimer, ou faciliter (ce qui revient au même) son action. Pourquoi se laissait-il prendre au piège du blocus, pourquoi laissait-il son pays être envahi et occupé militairement, pourquoi se laissait-il capturer, pourquoi se laissait-il interroger et pourquoi se laissait-il juger, sachant, là aussi mieux que tout le monde, qu’il serait exécuté, et que de différentes manières, tout ce qu’il dirait ou ferait ne pouvait qu’aller dans le sens de ce que voulaient ses ennemis, puisqu’il était entre leurs mains ? Une question, on le voit, qui renvoie à de multiples autres questions. Puis, je suis tombé sur cette information qui demande à être vérifiée comme tout ce qui concerne Saddam : de 1991 à 2003, c’est-à-dire pendant douze années, ce dernier n’aurait donné que trois coups de téléphone. La crainte d’être localisé via des satellites, et donc tué, en est la raison essentielle. On sait que durant cette période, il n’a pas cessé de construire des «palais», les fameux «palais présidentiels», à Baghdad, en fait des abris, des bunkers, dans l’espoir de brouiller les pistes pouvant mener à sa localisation. Saddam avait peur de mourir, voilà donc toute l’histoire. Ce personnage tragique n’avait pas peur de la mort comme chacun d’entre nous, il en était obsédé, hanté, pour reprendre le mot d’un psychiatre américain qui dit avoir eu accès à une partie importante de son interrogatoire. Au point qu’il n’a aucun doute sur sa survie. Il ne tombe même pas malade, moralement je veux dire ; on lui connaît, paraît-il, un cancer des poumons. Tant qu’il vit encore, il se sent bien, frais, prêt à batailler avec son juge sur des points de procédures, dans un tribunal qui n’a aucun sens, absurde, dans un procès qui n’a d’intérêt, de «légitimité», que par sa présence dans le box des accusés, jour après jour, peu importe les conditions, quelles qu’elles soient, au fond d’un trou, dépouillé de tout, de son pouvoir, de ses richesses, de son peuple, de ses deux fils morts, de sa liberté, et même de la paix et la solitude auxquelles tout prisonnier a droit d’aspirer avant d’être fusillé ou pendu. Il se bagarre, c’est un battant, jusqu’au bout, jamais le désespoir n’a de prise sur lui. Il a été pendu, un rire sarcastique à la bouche, à l’instant même de sa mort, comme s’il la niait encore au moment où elle venait enfin le prendre. Il répondait aux cris d’une bête anonyme, surgie du fond de la salle obscure qui servait de scène à la pendaison, qui scandait : Moktada Sadr ! Moktada Sadr ! Il riait, sarcastique, Saddam : Moktada Sadr ? La bonne blague, le petit jeunot, le rejeton de son père, laissez-moi rire… Voilà ce que voulait dire son rire. Puis il se reprend, sous ses pieds la trappe qui s’ouvre et la mort au-dessous de lui prête à l’avaler, il se reprend et commence, sans la finir, sa chahada. Sous l’œil d’un portable en guise de caméra. Je témoigne qu’il n’y a de Dieu que…

Que lui, Saddam ? Le portable qui le retrouve sous la trappe, pendu pour de bon. La mort ne s’était pas contentée de le prendre, elle lui a cassé le cou. La mort fut aussi méchante que lui.  

Voilà donc un homme que l’idée de mort a hanté, probablement jusqu’à son exécution. Voilà le secret d’un personnage que les Américains semblent avoir bien «compris» et dont ils ont usé jusqu’à l’extrême, sachant que Saddam acceptera tout, absolument tout sauf la mort. S’ils ne lui demandent pas de se mettre à genoux, de les supplier, de pleurer devant les caméras – ils doivent s’en être donné à cœur joie dans sa geôle, pendant les interrogatoires – c’est parce que de telles images ne les serviront probablement pas – Notons que Saddam Hussein ne s’agenouillerait, ne pleurerait, ne se dénuderait que contraint et forcé physiquement, il résisterait sur chaque séquence, protesterait sur chaque vêtement, sur chaque larme, sur chaque posture, mais aussitôt tout cela fini, il se relèverait, sècherait ses larmes, et très digne, reprendrait sa plaidoirie. Les Américains, experts en bon cinéma hollywoodien, ne voudront pas humilier de cette manière l’ancien dictateur, d’ailleurs leur dessein n’est pas d’humilier, gratuitement pour ainsi dire, un adversaire qui n’est pas de leur taille, mais de l’utiliser, répétons-le, pour des objectifs autrement plus gratifiants. lesquels ? On pourrait en recenser sans fin, et cela ne servirait à rien.

D’ailleurs, il n’y a pas pire humiliation que de le conduire dans un tribunal qui n’en est pas un et de lui demander de jouer avec conviction le rôle d’un accusé qui se défend devant un juge irakien sorti tout droit d’une caserne GI. Saddam n’est pas dupe de cette mascarade de procès, lui qui de son temps en avait tant organisés contre ses adversaires. Mais en échange de la plus vague des promesses qu’il vivrait encore quelques jours, quelques heures ou quelques minutes, il est donc prêt à tout, y compris à faire semblant de se défendre.

La mort est au centre de sa vision du monde. Les guerres dévastatrices dans lesquelles il s’était engagé volontiers, celle de l’Iran ayant occasionné un million de tués, ou encore la première guerre du golfe qu’il avait provoquée par l’annexion du Koweit, ainsi que la deuxième qu’il aurait pu tenter d’éviter par la reddition, sa reddition personnelle et non celle de l’Irak, le suicide ou tout autre moyen, illustrent avec éloquence le rapport complexe que Saddam entretient avec la mort. Il la donne à autrui, cette mort, d’autant plus volontiers qu’il la refuse pour lui-même, et toujours à n’importe quel prix. Si la moindre des raisons peut, semble-t-il, s’avérer suffisante pour le décider à tuer les autres, en gros comme en détail, il n’en existe aucune sur terre, à ses yeux, aucune qui peut l’amener à accepter de mourir : ni sur le plan du principe ou de l’honneur, ni pour éviter ou atténuer le malheur qui frappe son pays tout entier ; ni sur aucun plan. En se protégeant ainsi, en s’accrochant à la vie ou en refusant de mourir dans la cellule même où il était enfermé, quotidiennement battu et humilié – il a proposé candidement au juge de lui montrer les traces sur son corps, des tortures qu’on lui inflige «arbitrairement», comme si la question de l’arbitraire avait encore un sens à ce stade – utilisé pour toutes sortes de manœuvres médiatico-juridiques au profit de ses ennemis, et tout en sachant que sa lutte est vaine, il réussit, malgré tout cela, à incarner de manière tragique et paradoxale son peuple et son pays.

Après tout, c’est l’Irak et l’Irakien, ou une certaine image de l’Irak et de l’Irakien, qui demeurent ainsi vivants. Si Saddam refuse de mourir, n’est-ce pas aussi parce que c’est avec son pays qu’il se confond, ce pays que lui-même a contribué à mettre dans la situation où il se trouve à présent ?

Pour aussi vaine et absurde qu’elle apparaisse, la pauvre résistance de Saddam se confond avec celle d’un pays déjà divisé, menacé par la guerre civile et l’anarchie, héroïque et pathétique à la fois, et dont les analyses les plus sûres montrent qu’il ne jouit encore de ce semblant d’existence que par le maintien en activité du responsable de tous ses malheurs.

Que le bourreau parte, et on ne sait plus de quoi sera fait demain. Quelle tragédie pour ce grand peuple irakien, et pour ce dictateur, Saddam Hussein – dont la tyrannie est si familière à tant de pays arabes – qui l’a gouverné. Le bourreau est parti à présent, et les bourreaux du bourreau, qui sont aussi les bourreaux du peuple irakien, toujours victimes d’un bourreau ou d’un autre, ont eux aussi commencé leur retrait pour aller guerroyer ailleurs, en Afghanistan. On se demande bien quelle morale peut avoir toute cette stratégie.

Par Aïssa Khelladi

source: les debats

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Posté par algeriedemocratie le 17 août 2009

RamadanTrois milliards de dinars seront consacrés au couffin du ramadaniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii dans vive l'algerie(128) 2199_74835

A quelques jours du mois sacré, les familles à revenu modeste ont déjà la peur au ventre, devant la flambée des produits de large consommation. Chaque année, à l’approche des fêtes religieuses, nos marchés deviennent de vrais enfers, pour les petites bourses qui attendent avec impatiences ces fameux couffins, distribués  pour la circonstance.

A cet effet, les APC ont ouvert leurs portes pour créer des commissions spéciales pour étudier les dossiers des nécessiteux, à quelques jours du ramadan. Ces dernières ont clôturé les listes des familles  démunies. A titre d’exemple, l’APC de Bab Ezzouar a reçu plus de 3 000 dossiers de nécessiteux dont 1 400 vont bénéficier du couffin, ce qui mettra les autorités locales devant un grand problème, à savoir l’enregistrement des nécessiteux qui méritent réellement le couffin. L’enregistrement des nécessiteux a provoqué une anarchie dans quelques APC après que les ayants droit ont refusé de regagner leurs domiciles avant que leurs noms ne soient portés sur les listes des bénéficiaires. Quelques pères de famille que nous avons rencontrés à l’APC de la Casbah nous ont confirmé que l’opération d’inscription est chaotique vu les dépassements enregistrés au niveau de ces APC. A souligner que les nécessiteux des APC riches vont bénéficier d’un million de centimes, alors que ceux des APC pauvres se chamaillent pour l’huile et le sucre. Chaque wilaya consacrera une enveloppe de 100 millions de centimes pour chaque APC. Notons que le ministère de la Solidarité nationale a consacré une enveloppe d’une valeur de 3 milliards de dinars pour le couffin du ramadan. Néanmoins, ce montant  s’avère insuffisant vu le nombre sans cesse grandissant de nécessiteux et de pauvres. En outre, un grand  écart existe malheureusement  entre le nombre d’inscrits pour le couffin,et le budget réservé à cet effet, car la moyenne de nécessiteux pour chaque APC dépasse 500 personnes. A titre d’exemple, l’APC de Hydra, considérée comme l’une des plus huppées, a enregistré plus de 600 nécessiteux. Quant aux APC pauvres, le nombre de nécessiteux enregistrés dépasse le millier. Ils bénéficieront d’une aide qui varie entre 2000 et 2400 DA. Parmi les APC qui vont distribuer les couffins sous forme d’aide alimentaire, l’APC de Gué-de-Constantine distribuera 2000 couffins, l’APC d’El Harrach est l’une des APC les pauvres d’Alger, alors que plusieurs communes n’ont pas encore défini la formule de distribution des couffins, à l’image de l’APC de Kouba. Celle de Baraki a consacré un montant de plus de 300 millions de centimes pour plus de 3000 nécessiteux. Comme chaque année des pseudo-nécessiteux obtiennent d’une façon illégale des certificats de résidence auprès de plusieurs APC afin de bénéficier du couffin. Ce qui a poussé les différentes APC à renforcer les mesures de demande d’obtention du couffin dont le renouvellement de dossiers de nécessiteux qui ont bénéficié l’année précédente du couffin, avec l’obligation de se munir d’un certificat de résidence original. A cet effet, les mesures de demandes de ce genre de certificats obligatoires ont été durcies et ce après avoir découvert un double enregistrement de faux pauvres dans les wilayas vosines afin de bénéficier du couffin. Des dossiers ont été déjà rejetés à cause du trafic et d’usurpation d’identité, comme c’est le cas à l’APC de Kouba, Bab Ezzouar et El Biar. Il reste que les scènes les plus désolantes ont été enregistrées l’année dernière, où des personnes décédées étaient inscrites sur les liste des nécessiteux. Espérons que cette année la priorité sera aux vivants !

Yahia Maouchi

source:la dépêche

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Posté par algeriedemocratie le 17 août 2009








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tambourinaire

Idhebalen de kabylie. Le retour de la tradition

Profession : tambourinaire

« Je suis né tambourinaire », dit Kherbouche Arezki, 31 ans, dont la moitié a été vécue dans cette musique folklorique kabyle que l’on désigne sous le nom d’« Idhebalen ».

Arezki est originaire de Tabouânant, dans la région d’Ighil Ali. Un tout petit village mais qui ne compte pas moins de six troupes d’Idhebalen, presque autant d’habitants que de musiciens. Ces dernières années, ces groupes de musique traditionnelle qui animent les fêtes dans les villages font un retour en force, après avoir presque disparu pendant près de trois décénnies. Nous sommes dans la région des Ath Abbas, là où cette musique est née, probablement d’un métissage avec la musique ottomane. Ce sont les Turcs, en effet, qui ont introduit et popularisé en Algérie ce genre musical à partir du XVIe siècle. Les kabyles des Ath Abbas, qui les ont combattus pendant trois siècles en leur interdisant l’entrée de la Qalâa, la capitale de leur petit royaume, ont repris cette tradition à leur compte en y introduisant le bendir pour l’adapter aux rythmes et aux airs locaux. Les troupes d’Idhebalen sont des orchestres de quatre musiciens où l’on retrouve le tbal (la grosse caisse), le bendir et deux ghaïtas (hautbois), l’une grave et l’autre aiguë. En Kabylie, il y a deux grandes écoles d’Idhebalen. Celle des Ath Abbas en basse Kabylie et celle des Igawawen, en haute Kabylie. La différence entre les deux est que la tradition des Ath Abbas semble plus élaborée avec une quinzaine de noubas dont Zendani, Tagmarine, Qbaïli, Zriga, Heddi, Haouzi et autres, alors que celle des Igawawen, aux dires des connaisseurs, ne comporte que le mode léger dit « Rwah, Toughaline ». Au reste, de grands tambourinaires issus des villages de la haute Kabylie, comme Kaci Iboudraren, ont fait leurs classes chez les Ath Abbas.

Le style de ces derniers est très proche de celui des Hauts-Plateaux sétifiens ou du folklore chaoui. Cette similitude vient du fait que les Ath Abbas sont issus des hauts plateaux du Hodna qu’ils ont quittés après l’invasion des Beni Hillal. Les instruments sont fabriqués par des artisans locaux, dans les villages de Ouizrane, Tighilt Oumial, Tizi Allouane et Taourirt Ou-âvlla. Ce dernier village semble d’ailleurs spécialisé dans el ghita tilouth, cette cornemuse locale faite d’une outre et d’un hautbois. Des hautbois ont été également ramenés par les premiers émigrés kabyles des régions bretonnes. Rien d’étonnant quand on connaît les similitudes entre le folklore kabyle et la musique celtique dont la fusion a donné de beaux métisses comme Thalweg ou la rencontre du chanteur Idir avec des interprètes celtes. « J’ai créé le premier groupe du village et transmis mes connaissances tout en continuant à faire des recherches », dit Arezki At Tabouânant. Quand un groupe n’est pas complet, il ramène quelqu’un des villages alentour ou même des Igawawen. Au village, on ne s’étonne pas d’entendre un, deux, voire trois groupes faire des répétions dans tajjmaâth (Agora) ou en pleine nature, sous un frêne ou un olivier. L’agenda du groupe de Arezki est complet jusqu’à la fin août. Son téléphone n’arrête pas de sonner pour des commandes d’animation de fêtes. Cette année, les tarifs des prestations ont augmenté. Elles varient de 18 000 DA pour une circoncision jusqu’à 25 000 DA pour un mariage. Tous les groupes veillent au respect des traditions, aussi bien dans la tenue que les musiciens arborent que dans le déroulement des cérémonies.

Chaque moment fort de la noce s’apparente à l’exécution d’une sorte de mouvement musical ou nouba. La sortie de la mariée du domicile de ses parents, son arrivée dans la maison de son époux, le moment où elle est conduite à la fontaine du village, la cérémonie du henné, l’ourar (séance de chants et de danse) que l’on anime en soirée, etc. Il y a encore quelques années, une cérémonie de mariage réussie en Kabylie ne pouvait se concevoir sans Idhebalen. Aussitôt annoncés, on accourait de tous les villages pour les entendre et les voir jouer et, surtout, danser au son de leur musique jusqu’au lever du jour. Ils avaient leurs superstars comme Messaoud Ferhat, Amar Ouziri, Kaci Iboudraren, Ahmed Ouherroug et Si Lmadani Ou Handis. Le mariage durait trois jours : assensi, tamaghra et avagous. Seuls les gens fortunés pouvaient se permettre le service de ces artistes que l’on traitait comme des rois. Certains avaient mêmes des danseuses. La danse des Ath Abbas, différente de celle de la Haute Kabylie s’exécute non pas avec les hanches mais avec les pieds. On l’appelle amrawah ou zendani daw oufouss et ressemble beaucoup aux danses des Hauts-Plateaux. Aujourd’hui, malgré la concurrence furieuse des disc-jockeys qui assomment littéralement l’assistance avec leurs torrents de décibels où le raï le dispute au charqui, Idhebalen maintiennent vaille que vaille une tradition vieille de plusieurs siècles et ne sont pas près de quitter la scène. Guendouz est la véritable capitale des Idhebalen. Quelques villages comme celui de Belaguel, Tighilt Oumial, Ouizrane et Handis se disputent la paternité de ce genre musical.

Djamal Alilat

source:el watan

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Déni identitaire et violation des droits fondamentaux

Posté par algeriedemocratie le 17 août 2009

Déni identitaire et violation des droits fondamentaux

Les Amazighs de Sa Majesté

Il a tout d’un slogan de parade triomphale : « Caravane de 12 siècles d’histoire ». Ainsi célébrait, en 2008, le royaume chérifien ses douze cents ans de domination au Maroc. Le règne des chorafa, les « nobles » descendants des dynasties idrisside et alaouite. Le faste, la grandeur et le triomphe insolent. La fondation des 12 siècles de Fès, organisatrice de l’événement, a défilé dans 16 villes du royaume et conté, pour quelque 35 millions de budget de festivités, la « bonne version » de l’histoire. Il n’en faudra pas plus pour le cercle très restreint de la « noblesse » marocaine pour s’attirer les foudres des militants et associations de la cause amazighe, qui ont tôt fait de crier au sacrilège, à la « falsification de l’histoire ».

« Mais comment osent-ils tourner le dos à plus 3000 ans d’histoire de la Tamazgha, le monde amazigh ? » s’interroge, bouillonnant, Eddaghor, militant de la cause berbère. Le thé à la menthe servi à la terrasse de La Squala commençait à refroidir, mais pas Eddaghor, le ténébreux président de l’association Tamynut de Casablanca. « Révoltant ! Pourquoi choisir uniquement la ville de Fès si ce n’est pour glorifier la caste des chorafa au détriment de l’histoire millénaire des Berbères ? », dit-il entre deux fracas de vagues océaniques s’écrasant contre les digues du vieux port de la mégapole casablancaise.

Un an après son lancement, l’initiative de la fondation de Fès, association créée par décision royale et qui regroupe quelques-unes des familles arabo-andalouses parmi les plus influentes du makhzen, fait encore grand bruit. Chargé de symboles, l’an 808 est fêté comme le « début de l’histoire » du Maroc. Le 1200e anniversaire de la ville impériale fondée par Idris II, fils de Moulay Idris, renvoie à la genèse d’un des mythes fondateurs des dynasties chérifiennes. Fuyant les persécutions abbassides, Moulay Idris, fils de Abdullah Al Kâmil et arrière petit-fils de Hassan (fils du calife Ali, cousin et gendre du Prophète Mohammed, QSSL) obtiendra, pour lui et pour les Alaouites qui l’accompagnaient, asile auprès des Berbères. Moulay Idris s’établira à Walili (Volubilis), près de Mekhnès, et les Alaouites dans l’oasis de Tafilalt (sud-est du Maroc). La célébration du « totem » chérifien fait polémique et l’histoire ainsi revisitée – expurgée de toute référence aux dynasties berbères, carrément ignorées les dynasties antérieures aux Idrissides comme celle des « hérétiques » Berghouta ou ultérieures : almoravide, almohade, mérinide … – est ressentie comme une profonde « injustice ». La négation pure et simple de la dimension amazighe n’a toutefois pas attendu la « dernière caravane » pour se manifester. Anfa (Casablanca), juin. Du site abritant à la haute antiquité le berceau de Casablanca – Anfa était un village de pêcheurs berbères –, il ne subsiste désormais presque plus rien. Casablanca, ville « européenne » par ses splendides quartiers art déco, arabo-musulmane par son ancienne médina, Sidi Beliout, à l’architecture arabo-mauresque… Des signes apparents de la civilisation amazighe ? Il n’en reste pas grand-chose. « Le fin mot de l’histoire est que les Amazighs sont toujours là… n’est-ce pas ? », réplique fièrement le président de l’association Tamynut. « Casablanca, avec ses millions d’habitants, est sans conteste la plus grande métropole berbère dans le monde », se veut-il consolant. Du bastion fortifié de La Squala – transformé par une association locale en galerie d’art et restaurant select pour touristes pressés de soulager leurs bourses et de satisfaire leur soif d’exotisme – ne subsistent que des restes de remparts du XVIIIe siècle et quelques canons pointés vers la rade, lassés de humer l’air vicié de l’Atlantique et de subir la furia vengeresse des envahisseurs de tout acabit. Peuple déchu par l’histoire, les Amazighs subissent le sort réservé, naguère, aux vaincus. Violation des droits humains, déni identitaire, paupérisation et clochardisation, inégalités et exclusion sociale, la liste de griefs que fait le Congrès mondial amazigh à l’Etat marocain est longue.

L’apartheid version alaouite

Certains de ses droits les plus élémentaires sont bafoués par les exaltés du panarabisme, l’idéologie hégémonique au royaume depuis plus d’un demi-siècle. Il est ainsi interdit, dans le Maroc de 2009 – c’est une circulaire du ministère de l’Intérieur qui l’énonce – de donner un prénom berbère à son enfant ; interdit aussi de se défendre dans le tribunaux dans sa langue maternelle – dahir (décret royal) de 1965 portant sur l’arabisation du corps judiciaire – et même de fêter yennayer, le nouvel an berbère… Rachid Raha, l’un des « avocats » de la cause berbère y voit « le résultat de toutes les politiques d’apartheid, d’acculturation et d’assimilation produites par les pouvoirs successifs ». « Discrimination », « apartheid », « ethnocide programmé », les militants amazighs rencontrés à Rabat, Casablanca, Nador ne donnent pas l’impression de vouloir forcer à tout prix les traits de leur condition « d’opprimés ». Rabat. Siège du réseau Azetta (réseau associatif amazigh pour la citoyenneté), l’une des associations radicales du mouvement amazigh dirigé par Ahmed Arehmouch. L’avocat porte un regard sévère sur les 40 années du mouvement amazigh. « Nous n’avons rien arraché du tout. Le mouvement amazigh, quand il n’est pas réprimé brutalement, est nourri avec des professions de foi, des discours prometteurs, d’expédients comme l’Ircam (Institut royal de la culture amazighe marocain, ndlr) mais rien de sérieux n’a été fait pour réhabiliter l’histoire, la culture, la langue et le peuple amazigh », affirme le militant de la « gauche » amazighe. Arehmouch ne s’étonne pas que le pouvoir marocain ait fait l’impasse, après un semblant d’ouverture en 2001 – création de l’Ircam et introduction de tamazight dans l’enseignement en 2003 –, sur l’une des principales revendications du mouvement : la constitutionnalisation de tamazight en l’occurrence. Les appels incessants des associations amazighes à amender la Constitution sont ignorés sans autre forme de procès. Si les textes fondamentaux du pays restent muets sur la composante berbère, ils gravent dans le marbre l’appartenance au monde arabe. La Constitution de 1996 stipule en effet que « le royaume du Maroc, Etat musulman souverain, dont la langue officielle est l’arabe, constitue une partie du Grand Maghreb arabe ». Tout est question de « volonté politique, inexistante en la circonstance », fait remarquer le président du Cercle politique Amayway : « Nous sommes gouvernés par des arabophones, amazighophobes de surcroît, notre classe politique dans son courant nationaliste est un pur produit de l’idéologie arabo-islamique, allergique à tout ce qui a trait à la berbérité de nos origines. » Mais il n’en a pas toujours été ainsi, soutient le poète et philosophe Ahmed Assid. Le discours arabo-musulman est une « invention récente » de la monarchie alaouite. « Avant 1912, coïncidant avec le début du protectorat français, il n’existait aucun document qui faisait référence à un « Maroc pays arabe ». C’est dans les années 1930 qu’on a commencé à produire toute une littérature autour de ce mythe. » La promulgation du dahir berbère – signé par le jeune sultan Mohammed V –, décret qui entendait officialiser les tribunaux coutumiers berbères, a été, selon Assid, exploité par les leaders du mouvement national (né à cette époque de l’aristocratie urbaine, dominé par les militants issus des grandes familles arabo-andalouses) pour prêcher l’appartenance à la nation arabe. « A l’avènement de l’Etat-nation en 1956 (indépendance du Maroc), fruit des sacrifices des Amazighs qui ont créé l’Armée de libération nationale, le discours des arabo-andalous devient le discours officiel. L’Etat centralisateur a fait de l’uniformisation par la langue, la culture et la religion son credo et de l’amazighité un tabou », résume le chercheur membre du conseil d’administration de l’Ircam. Madinat Al Irfane, banlieue de Rabat, Institut royal de la culture amazighe marocain (IRCAM).

Les « Amazighs du makhzen »

Comme Ahmed Assid, nombreux étaient les intellectuels et militants amazighs à rallier, pour « les besoins de la cause », les dépendances du makhzen et accepter de siéger dans une institution royale, l’Ircam, créé par dahir en 2001. Non sans subir les foudres des militants radicaux du mouvement qui les accusent, entre autres, d’avoir bradé le combat amazigh pour quelques « postes et privilèges ». Pédagogue à l’Ircam dont elle est aussi membre du conseil d’administration, Meriem Demnati se veut pragmatique. « Ceux qui nous font des reproches, ce sont les cyniques du mouvement, les professionnels de la politique de la chaise vide. Or, si on veut vraiment sauver ce qui reste de cette amazighité, il faut s’impliquer. Je ne dis pas qu’on doit tous militer à l’intérieur ou tous à l’extérieur du système, il faudrait sans doute les deux », se défend-elle. L’Ircam doit être jugé à la lumière de ses réalisations et non pas en fonction du dahir de sa création. L’institut royal, structure à caractère consultatif, sans autonomie, peut néanmoins, selon la pédagogue, se targuer d’avoir mené à bon port certains des « chantiers » de l’amazighité à l’instar de l’uniformisation de la transcription de tamazight qui adopte ses caractères originaux, le tifinagh. L’Ircam échouera à concrétiser d’autres revendications, et pas des moindres. L’introduction et la généralisation de tamazight dans tous les cycles d’enseignement, décidée pourtant par le roi himself, se fait sans force conviction et surtout avec « beaucoup de bricolage », souligne la militante. L’apprentissage de tamazight demeure facultatif, géographiquement circonscrit (seulement 5 académies sur la quinzaine existantes appliquent la décision royale). La charte sur l’éducation nationale ne conçoit l’apprentissage de tamazight que « dans le but de faciliter l’apprentissage de la langue officielle, l’arabe ». La standardisation de la langue d’enseignement se révèle encore plus problématique. Pour sa première tentative de standardisation, l’Ircam a butté sur l’intransigeance des Rifains. Les Amazighs du Nord tiennent à leur parler local, le tarifit, et n’entendent surtout pas le remplacer par le tamazight de la région du Centre ou par le tachlhit du Sud (Sous, Agadir). Trois parlers qui ont 60% d’abécédaire en commun. Il en est de même pour la création de la chaîne de télévision amazighe, renvoyée depuis 2007 aux calendes grecques. L’Ircam n’est en rien responsable des ces échecs, estime Meriem Demnati.

L’enseignement de tamazight est retardé par les « chantres du panarabisme » : « Ils ont leurs réseaux, de puissants réseaux dans les administrations et croyez-moi, ils ne déroulent pas le tapis rouge pour tamazight. » Pour les militants, les plus optimistes du moins, la cause amazighe a fait un « bond qualitatif » depuis la création de la première association amazighe, l’Association de recherche et d’échanges culturels (Amrec) en 1967. Après de longues années de lutte, les quelques « acquis » arrachés ne semblent pas satisfaire l’aile radicale du mouvement amazigh. L’essentiel des revendications comprises dans la Charte d’Agadir (1991) et le Manifeste amazigh de mars 2000 – manifeste adressé au roi par des intellectuels amazighs, rédigé essentiellement par Mohammed Chafik Mesbah, intellectuel, homme politique, ancien recteur du Collège royal et professeur de Mohammed VI, premier recteur de l’Ircam – est ignoré par la monarchie. Une monarchie peu pressée de lâcher du lest. Il aurait fallu à ce titre attendre 1994 pour qu’enfin le roi Hassan II daigne faire une concession symbolique au mouvement. La peur de la « kabylisation » du mouvement amazigh, la forte pression exercée par ses leaders qui me naçaient d’organiser la Taouada, « la grande marche », le roi lâchera… une promesse – qu’il ne tiendra pas de son vivant d’ailleurs – : introduire les « dialectes » berbères dans le cycle primaire. Hassan II ne prononcera pas, pas une seule fois, le mot « amazigh » dans son discours prononcé à l’occasion de la fête du trône, censé corriger les injustices infligées à l’identité berbère. La véritable rupture ne sera consommée qu’en en juillet 2001 avec le discours historique de Mohammed VI (sa mère est une Berbère Zayane de Khenifra) où il était enfin question reconnaissance officielle de la dimension amazighe. « Après ce discours, tous les Marocains, les pourfendeurs de l’amazighité y compris, se découvrent une origine berbère. Décidément, ce que le roi veut, Dieu le veut aussi ! », conclut, amusée, Meriem Demnati.

Le Don Quichotte amazigh

Ahmed Adghirni ne semble pas emballé par la somme des « acquis » brandis comme un trophées par les berbéristes du makhzen. « Des petites choses… pour ne pas dire d ulac, (rien en berbère) », juge-t-il. Le secrétaire général du Parti amazigh démocrate marocain (PDAM), avocat de profession, est l’un des personnages haut en couleur du mouvement amazigh. Un provocateur né. Ses déclarations atypiques font souvent les choux gras de la presse arabophone qui prend un malin plaisir à le tourner, lui et la cause qu’il défend, en dérision. « Le Don Quichotte amazigh en sempiternelle guerre contre les moulins à vent du makhzen », le profilait un des ses frères d’armes. Parti interdit par la monarchie pour son « ethnocentrisme », le PDAM fait de la revendication autonomiste sa fougueuse Rossinante. Le projet d’autonomie du Sahara occidental, proposé par le gouvernement marocain, lui offre une bonne fenêtre de tir et l’occasion d’exiger publiquement l’octroi pour toutes les régions du Maroc du statut d’autonomie. Premier vrai parti identitaire au Maroc, le PDAM fait de la « réhabilitation de l’histoire et du peuple amazighs » sa préoccupation première. Ceci ne peut se réaliser que dans le cadre de l’autonomie, explique Adghirni : « L’autonomie est la seule parade aux chimères politico-idéologiques qui ont fait du Maroc un pays arabe. Un moyen de corriger les injustices infligées par les nationalistes arabes aux Amazighs, expropriés de leur victoire sur le colonisateur, exclus par le pouvoir central de la sphère politique. C’est aussi un projet économique dont l’objectif est la redistribution équitable des richesses générées par l’exploitation des ressources minières, forestières, halieutiques, toutes situées sur les anciens domaines des tribus berbères et qui sont pillés depuis des décennies par les holdings royaux. » Discours radical, à l’audience de plus en plus importante surtout dans le Rif, région « punie » par le pouvoir central, qui sait puiser dans son histoire des raisons pour réinventer à chaque fois son « printemps autonomiste ». Nador, capitale du Rif. C’est ici qu’on trouve la plus grande concentration d’autonomistes au mètre carré. Plus que la « conscience amazighe », on porte haut la « conscience rifaine ». Eu égard à l’histoire mouvementée de la région, l’éclosion des idéaux autonomistes n’a rien d’étonnant. Même le maire de la ville, Yahia Arkat, est un autonomiste converti. « C’est ancré dans les mœurs, c’est culturel. Vouloir s’affranchir des pesanteurs des puissants du moment, les Amazighs du Rif, qui ont la rébellion dans le sang, n’ont fait que ça durant les trois derniers siècles », explique Karim Meslouh, leader du Mouvement pour l’autonomie du Rif. Les Rifains ont, en effet, de qui tenir leurs penchants libertaires. L’« esprit Abdelkrim El Khettabi », figure héroïque de la résistance et fondateur de la « république du Rif », hante les provinces de l’Oriental marocain.

mohand aziri

source: el watan

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تونس تفقد واحدا من أبرز علمائها الفيزيائيين وسط تعتيم رسمي

Posté par algeriedemocratie le 17 août 2009

تونس تفقد واحدا من أبرز علمائها الفيزيائيين وسط تعتيم رسمي على خبر رحيله : د.بشير التركي
في ذمة الله تعالى…
تونس-الوسط التونسية :
انا لله وانا اليه راجعون …
وسط تعتيم اعلامي تونسي رسمي مريب , ودع العالم الفيزيائي الكبير د.بشير التركي الحياة
. الدنيا يوم 13 أغسطس 2009
جدير بالذكر أن الدكتور التركي كان قد شغل منصب رئيس الوكالة الدولية للطاقة الذرية بفيينا
, وهو حاصل على العديد من الألقاب العلمية العالمية من بينها شهادة الدكتوراة في الفيزياء
النووية وسبق له أن شرع في انشاء مركز بحوث مؤسسة الطاقة الذرية و مركز تونس قرطاج للبحوث
النووية .., التي تراجع بورقيبة عنها كمشاريع مطلع السبعينات.
واذ ننقل لكم خبر وفاة العالم التونسي البارز د.بشير التركي , فان تونس تكون قد خسرت مع رحيله واحدا من
أبرز طاقاتها العلمية الفذة …
رحم الله الفقيد وأسكنه فراديس الجنان ورزق أهله وبنيه وذويه جميل الصبر والسلوان , وفيما يلي نبذة تعريفية
عن هذا العالم كان قد قدم بها نفسه في حياته…:
بشير بن محمد بن مصطفى بن الحاج علي بن مصفى التركي العجمي
مولود في 21 مارس 1931 بالمهدية في تونس و توفي يوم 13 أوت 2009
متزوج و له ستة أبناء
1082btorki@qalem.com 12 نهج توران – تونس
( شهادة المدرسة الصادقية ( 1949 ) ثم البكالوريا ( 1950
( إجازتان في الرياضيات و الفيزياء في تولوز بفرنسا ( 1954
( شهادة مهندس من المدرسة القومية للمهندسين بتولوز ( 1956
( دكتور في العلوم (فيزيا نووية) بجامعة باريس ( 1959
( رئيس الوكالة الدولية للطاقة الذرية ( 1969
( مدير مجلة « العلم و الإيمان » ( 1972
نشر حوالي 100 دراسة علمية و كتاب علمي و حوالي 100 عدد من المجلة
يتكلم العربية و الفرنسية و الأنقليزية ·
نصف قرن بحث علمي من 1950 إلى 2003
1950 سافر ُ ت إلى جامعة باريس و في سنة 1956 تحصل ُ ت على إجازتين إحداهما في الرياضيات و الأخرى :
في الفيزياء مع شهادة مهندس و في سنة 1959 على الدكتوراه في الفيزياء النووية.
بباريس Collège de France 1957 : غداة استقلال تونس السياسي انعقد في مكتبي بكولاج دي فرانس
Francis و فرانسيس بيران Frédéric JOLIOT-CURIE باسترخاص من الأستاذين فريديريك جوليو كوري
المندوبين الأولين لمؤسسة الطاقة الذرية الفرنسية و الأستاذين المديرين في كوليج دي فرانس الأول PERRIN
كفيلي في المركز القومي للبحث العلمي الفرنسي و الثاني مديري في البحث العلمي و الٌلذان شج  عا انعقاد هذا
الإجتماع لأنه اجتماع تأسيسي لاتٌحاد البحاثين العلميين التونسيين الذي حضره عشرة بحاثين تونسيين في فرنسا
و الذي أصبح ُ ت أمينه العام. و الصور أسفله تمثل الدكتور في الصربون و الإحتفال بها في مخبر كولاج دي
Collège de France).) فرانس
1959 : أحرز ُ ت على شهادة الدكتوراه و رجع ُ ت إلى تونس حاملا معي الإتحاد حيث لم أستطع القيام بأي عمل في
البحث العلمي المفقود في تونس و كذلك الجامعة المفقودة أيضا.
1960 : كن ُ ت عضوا مؤسسا لمجلة « التجديد » و أمين مالها و لم تدم سوى سنة واحدة. و شارك ُ ت في تأسيس
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1 sur 2 16/08/2009 15:07
الجامعة التونسية و تكوين قانونها الأساسي و في شهر أكتوبر 1960 فصلني من عملي ظلما و بدون سبب
كاتب الدولة للتربية القومية محمود المسعدي الذي تعلٌم العربية في بلاد لا يتكلم أهلها العربية فأعد ُ ت هجرتي من
بلادي إلى النمسا حيث اشتغلت في الوكالة الدولية للطاقة الذرية.
1962 : طلب مني كاتب الدولة للرئاسة السيد الباهي الأدغم أن أرجع إلى تونس فرجع ُ ت مرة أخرى إلى بلادي
حيث كون ُ ت مؤسسة الطاقة الذرية و مركز تونس قرطاج للبحوث النووية و الدكتورى في الجامعة.
1963 : رئيس المركز العربي لتطبيق النظائر المشعة في القاهرة و مساهم في تأسيس مركز تِرياست بإيطاليا
للفيزياء النظرية.
1966 : رئيس مجلس المحافظين في الوكالة الدولية للطاقة الذرية.
1968 : رئيس المؤتمر العالمي بمدريد لإصلاح الماء بالطاقة الذرية.
1969 : انتخابي رئيسا للوكالة الدولية للطاقة الذرية بالنمسا بتقديم من طرف الدول الغير المنحازة و رغم
معارضة الحكومة التونسية.  » والله شيء ين  دب »
1972 : مؤسس مجلة « العلم و الإيمان » و مديرها.
1973 : رئيس مدير عام المؤسسة الليبية للطاقة الذرية و مؤسس مركز تاجورة للبحوث النووية.
1975 : مؤسس مخبر الفيزياء لكلية الطب بتونس.
1976 : مؤسس مخبري الطاقة النووية و الطاقة الشمسية في جامعة عنابة بالجزائر.
1981 : فصلني ظلما و بدون سبب من جامعة تونس الوزير الأول محمد المزالي الذي حكمتْ عليه محكمة
دولته بإرجاعي لمنصبي و دفع غرامة مالية… و شارك ُ ت في نفس السنة في إنشاء الدكتوراه في الطاقة في
جامعة قسنطينة بالجزائر.
2003 : في 3 فيفري وضع ُ ت كل المنشورات العلمية من كتب و مجلات في الأنترنات بموقع في فرنسا و أمريكا
بعملية تكنولوجية في أعلى مستوى لم ُتحقٌق إلا في أمريكا : الوثائق العلمية من كتب و مجلات في الخيوط و
ثم في 15 مارس 2003 أنشأ ُ ت موقعا ثاني / http://www.alelman.com : دفع الثمن في الخيوط في موقع
و دفع ثمنها في CD-R أسهل من الأول لأن به تكون الوثائق العلمية في أسطوانة www.qalem.com :
الحساب البريدي.
وقد ألٌف ُ ت مائة دراسة علمية و كناب علمي و كذلك نشر ُ ت مائة عدد من مجلة « العلم و الإيمان » كلها سيقع
و في اسطوانة . / http://www.qalem.com : مواصلة نشرها في الموقع
تغمد الله الفقيد بواسع رحمته ورزق الله شعب تونس والأمة والانسانية في فقيدها جميل الصبر والسلوان .
نشرت المادة الوسط التونسية بتاريخ 16 أغسطس
  ا  »     ز

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