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Le FFS commémore à sa manière le 20 Août

Posté par algeriedemocratie le 20 août 2009

BéjaïaLe FFS commémore à sa manière le 20 Août

Profitant de la date historique du 20 août, le Front des forces socialistes a saisi l’occasion pour organiser, du 16 au 19 du mois courant, un camp de trois jours au profit des enfants de Ghardaïa dans la station balnéaire de Souk El Tenine. Outre ces quelques jours de détente offerts aux jeunes sudistes, le plus vieux parti d’opposition a aussi organisé un séminaire du directoire de jeunes du FFS dans la même ville, la veille de cette date historique, avec comme thématique, l’université algérienne.

C’est en présence du premier secrétaire et de l’ensemble des dirigeants du parti que M. Rouaidjia, professeur à l’université de M’sila, qui a à son actif une vingtaine de communications, aura à débattre avec l’assistance du diagnostic fait sur l’université algérienne et des propositions d’amélioration à faire.

Fidèles à leurs habitudes, les responsables du parti se rendront en masse aujourd’hiu à Ouzellaguen où le premier secrétaire animera un meeting sur la placette de l’ex-Souk El Fellah avant de déposer une gerbe de fleurs au cimetière des martyrs et une autre sur le carré des martyrs du printemps noir.

Tous les présents se dirigeront ensuite vers Ifri, lieu de la tenue du Congrès de la Soummam, où ils déposeront une troisième gerbe de fleurs sur la stèle commémorative de cet événement et là aussi il y aura une prise de parole.

C’est ainsi que le parti d’Aït Ahmed compte commémorer cette date historique. La direction de  la maison de la culture de Bgayet a invité à l’occasion de la célébration du 53e anniversaire du congrès de la Soummam, le réalisateur Amar Laskri pour un débat sur son film Fleur de Lotus  qui devait être projeté durant la soirée d’hier.

La commune de Tinebdar, quant à elle, compte marquer l’évènement en organisant un tournoi de football intervillages sous le slogan « Pour une commune sans drogue, tous pour le sport ».

A. Gana

source:dépêche de kabylie

Publié dans FFS(13) | Pas de Commentaire »

 »Certains manipulent Anis Rahmani parce que Bounedjma défend Abane Ramdane »

Posté par algeriedemocratie le 20 août 2009

Khaled Bounedjma, président de la CNEC »Certains manipulent Anis Rahmani parce que Bounedjma défend Abane Ramdane »''Certains manipulent Anis Rahmani parce que Bounedjma défend Abane Ramdane'' dans vive l'algerie(128) 2201_74934

Au centre d’un polémique qui l’oppose à un directeur d’un journal arabophone, Khaled Bounedjma apporte dans cet entretien la version des faits et les objectifs des attaques dont il est victime. Le directeur de ce journal publie des documents selon lesquels le père de Bounedjma était un harki, et de l’autre côté, Bounedjma, président de la Coordination nationale des enfants de chouhada affirme le contraire et dit détenir des documents prouvant que le père de ce directeur « était non seulement un harki, mais un khayen – traître « . Bounedjma, affirme, par ailleurs, que c’est suite à son soutien à Abane Ramdane et à Ferhat Mehenni que des cercles ont manipulé ce monsieur pour s’en prendre au passé du père du président de la CNEC.

La Dépêche de Kabylie : Vous qui êtes président de la Coordination des enfants de chouhada, que représente pour vous la date du 20 août 1956 et le Congrès de la Soummam ?

Khaled Bounedjma : La Coordination nationale des enfants de chouhada a tout un programme concernant la célébration de la date historique du 20 Août 1956. Nous avons des festivités concernant l’Histoire et la Guerre de l’indépendance, qu’elles soient à Béjaïa, à Jijel… Ces commémorations sont un hommage et une reconnaissance pour le peuple algérien. Le 20 aôut 1955, plus de 12000 Algériens sont tombés au champ d’honneur assassinés par la sauvage armée coloniale. Au jour d’aujourd’hui, certaines personnes violentent le peuple algérien et doutent de la Guerre de libération.

Pour cette date du 20 août, tout le peuple algérien s’est préparé pour le célébrer dans de bonnes conditions, parce que des moudjahidine sont toujours en vie et des hommes debout continuent de défendre les intérêts de l’Algérie. A cela s’ajoute l’intérêt particulier dont fait preuve la presse nationale pour l’histoire et notamment celle de la Guerre de libération. Des journalistes s’investissent dans ce domaine de l’histoire, ce qui rend un grand service à tout le pays.

Epargnons-nous ceux qui disent tout ce qu’ils veulent de la Guerre de libération. Pour notre part, nous sommes très fiers de notre Guerre de libération, que nous connaissions très bien. Et nous sommes aussi conscients du prix qu’a payé le peuple algérien pour sa liberté.

  

Un mot sur l’architecte du Congrès de la Soummam, Abane Ramdane.

Si aujourd’hui une polémique est déclenchée à propos de cette figure de notre guerre de libération, nous en tant qu’association des enfants de chouhada nous avons parlé de Abane Ramdane dans une lettre que nous avons adressés à Jacques Chirac, alors président de la République française, lors de sa visite avec le ministre qui est, probablement traître. Nous avions dit que Abane était un homme brave et un moudjahid sincère.

Quelle que soit la nature de notre coordination, à sa tête Khaled Bounedjma, nous représentons une association de fils de chouhada. Nous voyons, aujourd’hui certains cercles et je dirais en toute sincérité que ces gens qui sont contre la guerre de libération et qui utilisent leur journal pour falsifier des réalités historiques, même si ces gens ne nous intéressent pas, nous dirons à ceux qui s’attaquent à Abane Ramdane, à Khaled Bounedjma et à la Guerre de libération, taisez-vous. Nous avons toutes les données qui prouvent qui sont derrière ce responsable d’un journal qui salit les hommes et la guerre de libération. Nous savons aussi qui fait bouger les choses pour dénigrer notre révolution. En tant qu’association des enfants de chouhada, nous faisions dans la politique de l’Etat algérien, en respectant ses lois, sa justice et son peuple.

Si quelqu’un à un journal pour donner un passé héroïque à son père et à lui-même, nous pensons que c’est complètement faux !

  

Justement, à propos de cette polémique qui vous oppose à un responsable d’un journal, qui accuse votre défunt père d’être un harki, peut-on connaître les raisons de cette polémique avec ce monsieur ?

Depuis que la CNEC a exprimé son soutien à Abane Ramdane, lors des dernières attaques contre sa mémoire, où nous avions dit que Abane était un grand révolutionnaire et un grand moudjahid, ces gens avaient délaissé la polémique pour l’enflammer cette fois, en dressant contre nous ce monsieur. Je vous donnerai un petit exemple. Les gens qui sont derrière Anis Rahmani, qui ont fermé les portes de l’ENTV devant nous et devant les activités de la coordination. Ces gens sont connus de tous ! S’ils laissent ce monsieur aller loin, nous serons obligés de dévoiler tout à propos de cette affaire et nous dévoilerons au peuple algérien qui sont ces gens.

Ils disent que le moudjahid, Mohamed Errahdji (le poison) était un harki. Je leur dirai que ses compagnons d’arme sont toujours vivants et ils peuvent apporter la preuve. Ce n’est pas à moi de défendre ce chahid, dont je suis le fils. Je connais ma famille de dix-huit martyrs. Notre nom n’est pas associé à celui des harka, traîtres ! Inimaginable qu’un commissaire politique peut être un harki ? Les moudjahidine qui sont encore en vie et que je respecte énormément ont donné leur version concernant Mohamed Errahdji, à travers les colonnes de la presse. La mission de défense de la mémoire de ce martyr incombe à ses compagnons d’arme et ce n’est pas à Bounedjma de défendre sa mémoire.     

Ses compagnons sont connus à Mouzaïa, à El Afroun, à Djelfa, Blida, El Chiffa, à Ain Defla…Le paternel était connu à la Wilaya IV historique. 

  

Ce même journal a publié des documents concernant la passé de votre père, avez-vous réagi à ces publications ?

Le document de l’administration française qu’il a publié nous a surpris. Parce que notre région ne s’appelait pas Hamr el Ain, où était né mon père. L’administration coloniale a, au lieu de l’inscrire Bounedjma, l’a inscrit Boudjemâa. Après 1965, lorsqu’on a décidé d’entamer des procédures pour sa reconnaissance en tant que chahid, on nous a suggéré d’engager des rectificatifs concernant la faute dans son nom. Donc, le jugement fut engagé, et chemin faisant, nous avions remis tous les documents nécessaires à l’administration pour correction. Mon grand-père était Bounedjma et mon père était inscrit Boudjemâa.

En plus, je dirai comment ce document est falsifié. D’abord, la région ne s’appelait pas Ain Defla à l’époque. Ensuite, aucun lieu n’est baptisé Bourached ! A l’époque de la guerre, il y avait la commune mixte de Miliana qui était rattachée à El Asnam, Chlef. Il n’y avait ni une commune au nom de Ain Defla ni une wilaya…Pourquoi cette déformation ? Ce monsieur a falsifié un document pour l’Etat algérien au nom du ministère français de la Défense. Les Français ont le droit de l’ester en justice pour falsification de documents.

Nous avons engagé un poursuite judiciaire contre le ministère français de la Défense qui n’a pas réagi suite à la publication de ce document erroné.

Ce monsieur parle d’un autre document qu’il a posé à la justice. Pour notre part, nous respectons et nous avons une entière confiance avec la justice de notre pays. Je n’ai jamais évoqué le nom de Anis Rahmani. Si je me mets à parler de ce monsieur dont je connais les soutiens, Meguedem Mohamed. Pourquoi l’Etat algérien le laisse parler comme étant Anis Rahmani ? Ce que la loi interdit. Comment se fait-il que son agrément porte un nom et la publication un autre ? Tout cela est fait pour tromper les Algériens. il sait que son nom n’est pas noble, et il connaît qui est son père.

  

Vous avez dit, dans vos réponses à ce monsieur, que son père était un harki, avez-vous des preuve tangibles ? 

Nous possédons tous les documents et toutes les photographies de son père. Il n’est pas seulement un harki, un harki c’est peu par rapport à ce monsieur, mais il était traître, khayen. Le traître qui faisait parti d’un groupe de Français afin d’assassiner des maquisards, celui-là est un traître, un khayen. Nous avons tous les documents dont l’Etat algérien aura besoin pour clarifier cette histoire. Nous respectons la justice, l’Etat algérien et ses hommes.

Si, aujourd’hui, un homme parle au nom de l’Etat, nous lui dirons non ! Nous connaissons ce monsieur et nous savons aussi que l’Etat algérien n’a jamais été contre le peuple. Ce personnage dans l’Etat algérien, car nous parlions de ce monsieur et pas de l’Etat, et que depuis que nous avions engagé des poursuites judiciaires, nous n’avions jamais parlé de ce personnage. Si un journal ou un journaliste l’évoque dans ses écrits, pourquoi il vient chez Bounedjma, il n’a qu’à ester en justice ce journal ou ce journaliste. Parce que des hommes ont donné la preuve du passé de son père traître et des preuves de tout ce qu’il a fait durant la guerre.

  

Quel est le but de ces attaques contre un président d’une association de fils de chouhada ?

Tout cela à cause de Abane Ramdane que nous avions défendu et aussi à cause de notre soutien à Ferhat Mehenni. On a dit comment se fait-il qu’un journal puisse s’entretenir avec une ambassade juive et un attaché militaire juif en Yougoslavie et ils le disent. J’ai défendu Ferhat Mehenni en sa qualité de fils de chahid  et moi en ma qualité du président de la CNEC.

J’ai dit aussi comment l’Etat algérien peut-il travailler avec ce monsieur qui traite avec Israël et il accuse un fils de chahid de vouloir diviser le pays ? C’est tout cela qui m’a entraîné dans cette polémique, mais je suis fier de mon père et de son passé glorieux. J’ai toutes les données concernant le passé héroïque de mon père et de tout ce qu’il avait fait durant la guerre. Ces gens veulent prendre leur revanche parce que nous disions toujours la vérité concernant Abane Ramdane et ils s’attaquent aux vrais moudjahidine et à l’histoire du pays.

Ce personnage qui parle aujourd’hui et qui accuse l’ancien président Houari Boumediene est l’ancien colonisateur qui l’utilise pour semer la zizanie entre les Algériens. Le peuple algérien doit savoir, en cette occasion du 20 août que ce genre de personnes, est présent partout  et que la CNEC a toujours dit aux Algériens attention !  Les 30 et 31 mai lorsque le Conseil national de la CNEC a pris la décision d’organiser une marche vers l’ambassade de France pour l’obliger à reconnaître ses crimes durant la guerre, quelques jours après Bounedjma devient un fils de harki.

Un fils d’un traître n’aura jamais d’impact sur nous. Mon père a activé dans les Wilayas IV et III et il est connu parmi les moudjahidine de ces deux wilayas historiques. Il y avait aussi Bounedjma Brahim, frère de Mohamed, mon père. Il était commissaire et il était l’organisateur du premier attentat contre l’Armée française à El Affroun. Les soldats français l’appelaient Errahj, le poison parce qu’il était un grand maquisard et il était redouté par ses ennemis français. Ce sont les témoignages de ses frères d’armes. Et si aujourd’hui c’est la France qui décide de qui est moudjahid ou chahid et qui est harki, je pense que le ministère des Moudjahidine doit être dans la rédaction d’Ennahar.  

  

Comment se fait-il que le ministère des Moudjahidine ne se soit pas exprimé sur cette affaire?

Cette affaire n’intéresse pas le ministère ou les associations. J’ai l’extrait prouvant que mon père était chahid et le ministère n’a jamais infirmé cette information selon laquelle mon père était chahid. C sont des allégations mensongères d’un égaré fils de traître.

La Constitution interdit d’attenter à la mémoire des chouhada, donc, je pense que le ministère interviendra le moment opportun. Si cette Constitution est là pour protéger la révolution et qu’un homme et ceux qui sont derrière lui viennent la traîner dans la boue cela est une honte pour les responsables qui sont avec lui et qui injectent de l’argent via la publicité.

Pourquoi des directives ont-elles été données à l’ENTV pour nous censurer? Ce sont ceux qui sont derrière Anis Rahmani qui nous ferment les portes de la télévision. Ceux qui font cela veulent prouver, à l’opinion nationale, que les dires de Anis Rahmani sont justes. 

Je leur dirai que moi qui suis président de la CNEC, fils de chahid, je suis au courant de tous les tenants et les aboutissants de cette affaire, et que ces gens ont entendu des mensonges lorsque nous avions pris leur défense. Je ne fais de campagne contre quiconque. Je leur dirai que vous êtes dans l’erreur et que c’est grâce aux chouhada que vous êtes responsables et non pas grâce aux traîtres. Et si vous soutenez un fils de traître, où est votre nationalisme ? Ces personnes qui sont dans des institutions respectables, sont connues et je peux, à tout moment, donner leurs noms.

Ils ont manipulé Anis Rahmani parce que Bounedjma défend Abane Ramdane. Et nous avons adressé une lettre au président de la République concernant ce journal qui s’attaque et s’acharne contre la guerre de libération. Et je dirai à la France qui est un grand pays – qui  n’a pas infirmé les allégations d’un journaliste pour alimenter les différends entre Algériens, – qu’elle n’aura pas d’avenir économique chez nous.

Pour ces gens qui manipulent Anis Rahmani, je leur dirai attachez votre chien parce que viendra le jour où il sera dirigé contre vous. Certains disent que son père est moudjahid alors qu’il est à El Harrach. On lit toutes ses sales affaires d’argent qu’il a pris chez Khalifa, chez Tahkout, Tonic…Il est impliqué  dans de sales affaires que l’Etat doit élucider. Il m’a accusé de m’être attaqué aux gens d’El Bayadh. Je n’ai jamais parlé de cela ni me suis attaqué aux gens de cette région. Et je ne peux pas usé de mon droit de réponse dans un journal d’un fils de traître qui parle au nom d’un certain Kada qui est malade et qui s’est rendu dans les locaux de la police pour infirmer les dires qu’Anis a rapportés. C’est un menteur ! 

Propos recueillis par M. Mouloudj

source:dépêche de kabylie

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Entretien avec l’historien Belaïd Abane

Posté par algeriedemocratie le 20 août 2009

Entretien avec l’historien Belaïd Abane“L’étape soummamienne est celle de la maturité révolutionnaire, mais aussi une projection dans l’avenir”Entretien avec l’historien Belaïd Abane dans Abane(19) 2201_74930

Eminent professeur en médecine, historien émérite, Belaïd Abane évoque dans ce bref entretien, le Congrès de la Soummam et son architecte Abane Ramdane. “La réunion de la Soummam a été l’acte fondateur de l’Etat algérien moderne”, estime Pr Abane, pour qui le Congrès de la Soummam et le travail réalisé par Abane et ses camarades jetèrent les jalons d’un Etat démocratique et moderne.  Il évoque aussi le choix de la Kabylie pour organiser une si importante réunion, les raisons de l’absence de certaines délégations et surtout les raisons des attaques de certains contre le décisions du congrès et la personne de Abane Ramdane.  A titre de rappel, Pr Belaïd Abane est auteur de plusieurs livres sur l’histoire de la Guerre d’Algérie, comme “Abane Ramdane et les fusils de la rébellion”. Il nous a assuré que d’autres livres, toujours sur le thème de la Guerre de libération seront édités prochainement.

La Dépêche de Kabylie : L’Algérie célèbre aujourd’hui le 53e anniversaire du Congrès de la Soummam, que représentait réellement cette réunion pour la Guerre d’Algérie ?

Belaïd Abane : Pour la Révolution algérienne d’abord, ce fut le tournant décisif. La  » rébellion déclenchée le 1er Novembre se mue en guerre nationale de résistance au colonialisme. Après la phase d’unification des potentiels nationaux, initiée et pilotée par Abane, la Révolution algérienne se devait de prendre le monde à témoin et de s’amarrer au mouvement universel de libération des peuples. Elle se devait également de faire connaître ses objectifs et sa doctrine. En somme après les premiers coups de feu, il était nécessaire pour le Mouvement de libération national incarné par le FLN et l’ALN, de se faire connaître et de définir ses perspectives d’avenir. C’est ce que j’ai appelé en métaphores marines, un pavillon qui permet d’être facilement identifié et une boussole pour s’orienter et tracer sa voie ; c’est cela aussi la plate-forme de la Soummam.

Pour la première fois, est réalisée une quasi-unanimité nationale pour la lutte armée. Mis à part le MNA, l’ensemble des forces patriotiques algériennes est engagé dans la lutte sous l’étiquette FLN. Même les communistes qui tiennent un temps à leur autonomie finiront par jeter toutes leurs forces, loyalement, dans la bataille. Tout cela il fallait  l’institutionnaliser. Il fallait un édifice crédible auquel tout combattant, tout sympathisant et tout militant doit se référer. Je me remémore encore cette phrase d’Ali Lounici, officier de l’ALN en wilaya IV : “le Congrès de la Soummam nous a donné ce formidable sentiment que nous avions déjà un Etat.” Alors que le 1er Novembre avec l’immense mérite qui est le sien est l’étincelle qui a mis le feu aux poudres, sans préjuger de la suite des évènements (l’essentiel étant d’être prêt à tuer et à mourir), l’étape soummamienne est celle de la maturité révolutionnaire, mais aussi une projection dans l’avenir. C’est en ce sens que la réunion de la Soummam a été l’acte fondateur de l’Etat algérien moderne.

Pour ce qui est de la guerre elle-même, l’organisation militaire sortie de la Soummam fut une véritable machine de guerre. En créant une armée révolutionnaire moderne, une armée de guérilla rigoureusement structurée (on ne peut imaginer à quel point l’ALN était organisée dans les maquis au point qu’elle n’eut rien à envier à une vieille armée de métier comme l’armée française), le Congrès de la Soummam donna une formidable impulsion à la guerre. Du moins pour un temps puisque les stratèges de l’armée coloniale ne tarderont pas à trouver la parade en recourant à la tactique du contact direct par des unités d’élites légères transportées par des sikorsky birotors, les fameuses “bananes”.

Même si on peut encore gloser sur sa représentativité, le Congrès de la Soummam fut une étape majeure de la guerre qui opposa les Algériens au colonialisme français. Essayons d’imaginer un seul instant qu’il n’y ait pas eu de Congrès de la Soummam et nous verrons dans quelle pagaille se serait poursuivie la guerre. Mais le Congrès de la Soummam ne serait rien sans tout le travail d’unification entrepris par Abane depuis le printemps 1955. La réunion de la Soummam est évidemment le couronnement de tout ce travail accompli en amont. 

Le congrès, comme son artisan, Abane Ramdane, sont constamment, pris pour cible par certains cercles hostiles au projet de ce congrès, selon vous, quelles en sont les raisons ?

Le projet soummamien initié par Abane est algérien, citoyen et politique. Abane pensait algérien avant de penser maghrébin ou arabe. On ne peut dire en voyant dans quel état sont l’union maghrébine et la “nation arabe” aujourd’hui qu’il avait totalement tort. Je pense que le principe de primauté intérieure sur l’extérieur pourrait se lire également dans ce sens. L’Algérie d’abord, en quelque sorte.

Le projet soummamien s’était également affranchi des croyances et des identités pour ne s’attacher qu’à l’aspect citoyen. N’oublions pas que ni la Proclamation de novembre, ni le Congrès de la Soummam n’avaient exclu de la Nation algérienne les Juifs et les Européens désireux de prendre la nationalité algérienne et de rester en Algérie. Pour ce faire, il n’y avait que la citoyenneté pour espace commun à tous.

Enfin, le projet soummamien était politique par excellence et proclamait même la primauté du politique sur le militaire, principe que d’aucuns ont malheureusement tendance à lire au premier degré “ le politique doit commander au militaire”, alors qu’il s’agissait de subordonner toute action militaire à des objectifs politiques et au but suprême de la Révolution : la libération nationale et l’indépendance, ce qui est politique par excellence, puisque on ne vise par une victoire militaire dont on sait qu’elle est utopique face à une armée puissante suréquipée et qui combat à une heure d’avion de la métropole contrairement à la guerre d’Indochine.

Les raisons inavouées de certains contempteurs, peu nombreux du reste, sont là. Pour d’autres, c’est de n’y avoir pas participé et d’avoir été absents du lieu et au moments historiques du Congrès de la Soummam. D’autres estiment avoir été injustement évincés des instances dirigeantes du congrès au bénéfice d’autres comme Ben Khedda et Dahlab moins méritants à leurs yeux. On ne peut malheureusement passer sous silence la haine régionaliste qui gangrène certains cœurs (fort peu nombreux heureusement) au point de ne voir à travers Abane que sa région d’origine.

  

Pourquoi le choix de l’organisation s’est-il porté sur la Kabylie ?

On doit à la vérité de rappeler que le choix initial n’était pas la Kabylie même si logiquement la Kabylie est le centre géographique du pays qui aurait pu arranger tout le monde.

La réunion était semble-t-il prévue “chez Zighout”, dans le constantinois. Les évènements en avaient décidé autrement. Après un accrochage, le mulet transportant les documents du Congrès n’avait rien trouvé de mieux que de se rendre dans une caserne de l’Armée française, son ancienne écurie semble-t-il. Le plan B des dirigeants FLN était alors un petit village, Ifri,  sur le flanc sud du Djurdjura. Stratégiquement, l’endroit était néanmoins vulnérable, mais la sécurité sera efficacement assurée par les troupes d’Amirouche qui organisa plusieurs attaques de diversions pour détourner l’armée coloniale du lieu du congrès.

  

Quelques délégations avaient boudées la rencontre, pour quelles raisons ces délégations avaient opté pour ce choix, et comment les directives du congrès ont été suivies ?

Là aussi, le souci de vérité nous oblige à dire qu’il n’eut pas de délégations ayant boudé le congrès. On reprochera au Congrès de la Soummam, à juste titre, son manque de représentativité pour deux absences. D’abord et surtout celle des Aurès- Nememcha (wilaya I). C’est la mort de Ben Boulaïd causée par un poste émetteur piégé par l’Armée française comme le relate avec forces détails, Constantin Melnik, chef du service action  (main rouge) de l’armée coloniale, qui plongea la wilaya I dans un désordre indescriptible, et une guerre de chefs qui finira dans un bain de sang. Il est difficile, d’imaginer un instant que Abane ou un quelconque autre dirigeant du FLN ou de l’ALN veuillent évincer du congrès si Mostefa Ben Boulaïd et les dirigeants des Aurès Nememcha, cette région qui a porté très haut le drapeau du combat libérateur et dont l’héroïsme est connu de tous. De fait, c’est dès février 1956 que Abane tente de prendre contact avec les responsables aurésiens en dépêchant Saâd Dahlab. Ce dernier apprendra de Zighout, le prestigieux chef des Aurès est mort. Il y apprendra également que la région est en pleine pagaille car les Aurès ne se sont jamais vraiment remis de l’arrestation de Ben Boulaïd en février 1955. Et  depuis la mort du prestigieux chef chaouia au printemps 1956, la guerre de succession est ouverte. Son frère Omar qui tente de lui succéder se rend en Kabylie vers la fin avril, à la tête d’une forte escorte pour y rencontrer Krim Belkacem et se faire reconnaître comme le délégué des Aurès. L’offensive militaire française des opérations “Arquebuse” et “Espérance” du mois de mai 1956 interrompant la rencontre et disperse les maquisards. Omar Ben Boulaïd dût probablement  rejoindre en catastrophe sa zone d’origine. La situation trouble qui y règne ne lui permet pas de s’éloigner de son fief que lui disputent âprement d’autres prétendants au leadership aurésien. Là est la véritable explication de l’absence des dirigeants de la wilaya I des Aurès Nememcha. L’absence de la délégation extérieure fut l’autre grosse pomme de discorde entre Ben Bella et les dirigeants de la Soummam et tout particulièrement Abane Ramdane. A en croire Ben Bella, “ceux de l’extérieur ont attendu patiemment huit jours à Rome d’abord et quinze jours à Tripoli ensuite le signal promis par Hansen (pseudonyme d’Abane, NDLA) pour rentrer au pays”. Mais faut-il croire Ben Bella ? Avait-il réellement l’intention de rentrer en Algérie pour participer au 1er congrès du FLN ? Il est permis d’en douter. Voici pourquoi. Depuis le 1er décembre 1955 que Abane avait commencé à attirer l’attention des membres de la délégation extérieure sur le projet d’une réunion nationale des responsables FLN-ALN en prenant même soin de leur indiquer l’itinéraire à suivre.  Début janvier 1956, Abane informe de nouveau la délégation extérieure. Abane Ramdane revient longuement sur la réunion nationale prévue pour le mois d’août 1956, en se faisant  plus précis et plus pressant (lettre du 3 avril 1956, Mabrouk Belhocine, Courrier Alger le Caire) : “Nous avons décidé de tenir une réunion des principaux chefs de la résistance… chez Zighout dans le nord Constantinois. Y assisteront le responsable de l’Oranie…, Krim et Abane de l’Algérois, Zighout et son adjoint, Ben Boulaïd et son adjoint et deux éléments de l’extérieur… Zighout se porte garant de la sécurité des délégués une fois entrés dans sa zone. Dans cette réunion seront réglés tous les problèmes et nous dissiperons tous les malentendus… L’intérêt du pays exige cette réunion… Nous espérons que vous serez au rendez-vous ; sinon, nous prendrons seuls de grandes décisions et alors vous ne vous en prendrez qu’à vous-mêmes. Nous demandons au frère Khider de le rappeler par téléphone à tous les frères pour que chacun prenne ses responsabilités. Envoyez de préférence Ben Bella et Aït Ahmed ou Ben Bella et Khider.” La question est de savoir si les délégués extérieurs avaient réellement l’intention de rentrer en Algérie pour participer à la réunion de la Soummam. On peut en douter. Il faut rappeler, en effet, qu’aucun des dirigeants extérieurs, y compris Mohamed Boudiaf qui devait organiser une réunion de coordination en 1955, n’est rentré sur le territoire algérien depuis le 1er novembre 1954. L’argument de sécurité qu’on a trop souvent tendance à invoquer ne tient pas la route car Ben M’hidi, pourtant activement recherché, a réussi à franchir la frontière et à faire le trajet Alger-Oran en train sans encombre. De nombreux chefs militaires passeront également les frontières dans tous les sens même après la construction du barrage Morice-Challe.  La vérité est que les délégués extérieurs étaient surtout préoccupés par les questions diplomatiques comme le suggère le contenu de leur lettre du 15 août. Khider y dresse un bilan des activités diplomatiques très chargées des dirigeants du Caire qui “ont été tous absents les uns après les autres, ce qui explique le flottement et le retard de notre correspondance”.  Autre raison de croire que les délégués extérieurs étaient en réalité très éloignés des questions intérieures, cette déclaration de Hocine Aït Ahmed : “Personnellement, j’ignorais qu’un congrès s’était tenu à la Soummam… Khider et Ben Bella étaient eux au courant de la tenue d’un congrès. Mais nous n’avons pas eu le temps d’en parler.”

A l’évidence, les responsables extérieurs, absorbés par le travail diplomatique, étaient à mille lieues des préoccupations “soummamiennes” de Abane et de ses camarades de l’intérieur. A l’exception de Ben Bella auquel les préparatifs de la Soummam semblent avoir donné des cauchemars, aux dires de son mentor égyptien Fathi Dib (Gamal Abdelnasser et la Révolution algérienne, L’Harmattan). A la vérité, Ben Bella n’avait pas l’intention de rentrer en Algérie. Sa décision était prise depuis que le Raïs égyptien a pris “l’affaire de la Soummam” en mains et que le Major Dib lui “a déconseillé de retourner en Algérie pour assister à cette réunion”.  Quant à l’autopro

clamée “zone de Souk Ahras”, elle n’a effectivement pas été sollicitée pour participer au Congrès. Elle faisait, en effet, partie officiellement de la zone II, future wilaya II englobant tout le nord constantinois même si elle n’a pas démérité, Bouglez et ses amis ayant mis sur pied une remarquable organisation forte de plusieurs milliers d’hommes sur les hauteurs boisées d’El Tarf. Mais cette “zone” faisait officiellement partie de la zone future wilaya nord constantinoise. La faire siéger à la réunion aurait remis en cause le schéma directeur du 1er Novembre et  créé un dangereux précédent.

Bien entendu toutes ces absences ont servi de prétexte pour certains qui ont mis à profit l’anarchie régnant en wilaya I pour dresser certains responsables aurésiens contre les décisions du Congrès de la Soummam. Certaines oppositions finiront hélas dans une tragédie fratricide qu’il est trop long de développer ici.

Propos recueillis par Mohamed Mouloudj

source:la dépêche de kabylie

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une pensée pour si el tayeb el watani. Mohamed Boudiaf

Posté par algeriedemocratie le 20 août 2009

Pendant que des milliers d’algériens -surtout d’algériennes- pleurent la mort de Michael Jackson (j’éviterai de cracher sur sa mémoire maintenant qu’il est mort, même si ce n’est pas l’envie qui manque), la date anniversaire de la mort d’un grand homme algérien est passée inaperçue, effacée par le deuil de « telt Eyam » de Michael Jackson…Allah Yahdina.

Il y a 17 ans, le 29 Juin 1992, Ssi Mohammed Boudiaf, révolutionnaire de la première heure, chef historique du FLN de 54 et Président de la République, a été lâchement assassiné devant les caméras de télévision par les ennemis du peuple algérien, mais grâce à eux, Il a pu rejoindre, avec la plus noble des manières, l’éternité aux cotés de Al Laarbi Ben M’hidi, Mustapha Ben Boulaïd et tous les autres martyrs qui ont servi l’Algérie avec sincérité et fidélité, la liste est longue d’un million et demi de noms.

Il est du devoir de chaque algérien de rendre hommage, en ce jour, à ce grand martyr de notre pays, à cet homme sincère et fidèle qui n’a pas hésité maintes fois à répondre à l’appel de l’Algérie et du peuple, et ce au péril de sa vie, à celui que tout le peuple algérien porte au fond de son coeur.

Sobres et profondes pensées pour Si Tayeb El WATANI qui est mort pour que vive l’Algérie.

Allah yarahmek ya Boudiaf, Tahya Al Jazair.
une pensée pour si el tayeb el watani. Mohamed Boudiaf dans Boudiaf(4) Mohammed+Bodiaf

source:fierejeunessealgerienne.blogspot.com

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le capitalisme à l’algérienne

Posté par algeriedemocratie le 20 août 2009

lasserpecapitalismesuicide.jpgPar Amokrane Nouredine, 15425 Boghni 

Durant l’occupation coloniale c’était l’ère du capitalisme colonial par des occupants de nationalité française. A quoi, disent certains sages, auront donc servies les années de nationalisme algérien et la guerre de libération nationale si peu de temps après l’indépendance on retombe sous le joug de l’inévitable capitalisme et dont le nouveau commandant de bord est cette fois-ci algérien. C’est cela qui fait si mal aux jeunes de ma génération, au rêve brisé pour reprendre une expression de HOCINE AIT AHMED, des jeunes nés durant la guerre de libération.

Ce mal qui nous ronge à petit feu, à coups de cigarettes allumées successivement, même si l’idéologie de la bourgeoisie nous enseigne qu’automatiquement la contre révolution succède à la révolution et que des limites existent bel et bien aux mouvements tiers-mondistes de libération dans un monde dominé par le GRAND CAPITAL L’autre était donc étranger et celui qui se pavane en 4×4 aujourd’hui est bel et bien d’ici. Et même si la révolution algérienne n’était pas d’essence marxiste; c’était tout de même la recherche de la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme. Et c’est cela qui fit dire à l’éminent professeur de médecine algérien ALI HATTAB: «Qui aurait pu imaginer que l’Algérie en serait là aujourd’hui ? L’injustice, la misère, la corruption à grande échelle…  J’ai moins d’amertume envers la France qu’envers les miens, car eux, ont trahi les idéaux de la révolution.»

Monsieur Francis jeanson grand militant de la cause nationale, membre du réseau de porteurs de valises qui porte son nom vient de nous quitter et ces paroles sont aussi amères; « De toutes façons, l’Algérie (après l’indépendance) venait de définir elle-même sa voie, et c’était cela que nous avions voulu. Mais sans doute le silence que nous gardâmes dès lors ne pouvait–il exclure certaines interrogations. Nos inquiétudes premières subsistaient et parfois même nous semblaient trouver une relative confirmation dans la réalité en cours. Or (pour m’en tenir à mon propre cas) je crois bien les avoir en partie neutralisées, durant une assez longue période, par une inquiétude de sens inverse : celle de voir échouer, si discutable qu’elle fût à certains égards, une entreprise globale dont dépendait le sort même du peuple algérien. Jusqu’au jour où il fallait bien convenir : parmi les tenants de cette entreprise, de sinistres tenanciers organisaient déjà l’échec en substituant leurs intérêts personnels aux plus vitales urgences d’une société déchirée.»

L’espoir d’aujourd’hui est que tous ces puissants  oublient leurs intérêts pour soulager la détresse d’un peuple en désespérance  

source:ffs1963.unblog.f

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Disparus: Une nouvelle campagne d’intimidation contre les réfractaires aux indemnisations

Posté par algeriedemocratie le 20 août 2009

Le Collectif des Familles de Disparu(e) s en Algérie (CFDA) et SOS Disparu(e) s dénoncent les nouvelles atteintes portées par les autorités algériennes aux droits les plus fondamentaux des proches de disparu(e)s. 

Depuis quelques jours, toutes les familles qui ont refusé d’entreprendre les démarches pour obtenir les indemnisations reçoivent des convocations émanant du commissariat, de la gendarmerie et/ou du tribunal. Des avertissements ou mise en demeure, émanant du Wali (Préfet) sont également envoyés par voie d’huissier et enjoignent les familles à se rendre immédiatement au tribunal le plus proche pour demander un jugement de décès. Dans certaines régions, ce sont les agents de police ou de gendarmerie qui se déplacent en personne au domicile des familles.

«Tu les prends ! Même si tu les jettes, même si tu les donnes à la mosquée ! Tu as trois jours pour te décider, après tu ne toucheras plus rien.» Voilà les propos injurieux que les représentants de la loi tiennent à l’encontre des familles de disparus, en les pointant du doigt. Malgré tout, ces familles osent tenir tête aux autorités et refusent d’entamer un processus qui enterrerait à jamais leurs disparus. 

Cette revendication du droit à
la Vérité est tout à fait légitime mais elle est totalement occultée par les autorités qui n’ont de cesse d’imposer aux familles, par décret ou par la menace, le silence. De plus, d
ans l’incompréhensible logique des plus hautes instances du pays, les indemnisations ne sont pas toujours attribuées aux familles qui les demandent alors qu’elles sont imposées à d’autres. En effet, les familles qui demandent les indemnisations ne les obtiennent pas toujours et celles qui les refusent sont sommées de les accepter.

Il est primordial de rappeler que cette indemnisation, telle que proposée par les autorités algériennes, ne saurait être considérée comme une réparation pleine et entière. En effet, le droit international considère que la réparation, pour être effective, doit être associée aux droits à
la Vérité et à

la Justice. A contrario, les autorités algériennes se bornent, années après années, à nier l’existence de ces droits pour les familles de disparus. 

Devant ce simulacre de réconciliation, marqué par le mépris et l’injustice, les familles de disparus restent unies et déterminées à faire la lumière sur le sort de tous les disparus. Au moment où les accords d’association entre l’Union Européenne et l’Algérie sont renégociés, le CFDA et SOS Disparu(e)s appellent la communauté internationale et la société civile à soutenir le combat porté par des centaines de proches de disparus pour
la Vérité et
la Justice !

source:ffs1963.unblog.fr

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