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Naviguer avec le nez, la chronique d’Elisabeth, une Anglaise en Algérie

Posté par algeriedemocratie le 29 août 2009

Naviguer avec le nez, la chronique d’Elisabeth, une Anglaise en Algérie

Par  Elisabeth H.

Qui aurait pensé qu’on puisse faire du sport à l’aéroport de Paris ! Eh oui, pas besoin d’abonnement gym : Il suffit de partir sur Londres avec correspondance Air France à Paris et une réservation faite par Air Algérie. Tout commençait tellement bien, en Algérie. Je me lève à 4 heures, le chauffeur arrive à l’heure. J’arrive à l’aéroport avant même l’ouverture de l’enregistrement. L’agent de la PAF est souriant- il me reconnaît et demande des nouvelles de la société où je travaille. Une fois embarquée les choses se dégradent. Le capitaine annonce le brouillard à Paris. Heure de départ inconnue. Oh dear. On attend. Et on attend. Le petit déjeuner est servi. J’envoie des SMS, demande la météo à un ami pilote à Paris. Il confirme que lui aussi est bloqué: visibilité 30 mètres.

Soudain (tout est relatif), 4 heures plus tard, on annonce le décollage pour Roissy Charles de Gaulle. Evidemment il faut oublier ma correspondance à Orly, mais j’ai un billet souple et il y a des vols pour Londres à partir de Roissy. Il suffit de modifier la réservation. Oui, mais. Une réservation faite par Air Algérie doit être modifiée par Air Algérie. Or le guichet d’Air Algérie est fermé, mais Air France va me dépanner. C’est maintenant que commence la partie sportive de cette histoire. Je suis à Roissy Terminal 2B. Je cherche un guichet Air France. Ah non Madame, il faut passer à 2D.

Je pars d’un pas résolu vers 2D. Au guichet d’Air France, la dame m’explique gentiment  ce que je savais déjà, que seul …etc. Elle me rassure qu’il y a de la place sur le prochain vol vers Londres, qui décolle dans 2 heures. J’ai largement le temps de faire le nécessaire. Elle me réserve une place et me donne le numéro d’Air Algérie à Paris. Je compose le numéro. Bienvenu chez Air Algérie blah blah blah. Tous nos agents sont occupés, veuillez patienter. Tour en patientant je me dirige à grands pas (ceux qui me connaissent le confirmeront) vers le guichet d’Air Algérie au 2B. Qui sait, peut être qu’il y aura quelqu’un. Mais non. Déception. Un agent d’Aigle Azur prend un malin plaisir à m’informer que je ne suis pas la première à chercher un agent d’Air Algérie. Que faire ? J’appelle mon assistante et lui demande de contacter l’agence d’Air Algérie en Algérie qui a fait la réservation. Je lui donne le nouveau vol, l’heure et le numéro de réservation qu’Air France m’a donné.

Cinq minutes plus tard, un autre collègue m’appelle. Vous avez un problème madame ? Euh non, je veux juste modifier mon billet. Ah bon. J’y vais. Vous ne pouvez pas le faire par téléphone ? Vous savez, ils ne décrochent pas. Effectivement. J’y serai dans 5 minutes et je vous rappelle. En attendant j’ai la présence d’esprit de consulter les panneaux des vols et je constate que mon vol part du 2E. Ou est le 2E? En face du 2D. OK, je repars vers 2D. 15 minutes plus tard j’appelle mon collègue. Oui, je suis à Air Algérie. Nous sommes en train de chercher. Chercher quoi ? Le vol. Il n’y a pas de vol 1680 c’est 17. Mais non ! C’est le vol AF1680 à 16h 10. Non, 18h. Non, 16h 10 à partir de Roissy. Comment Roissy ? On a pensé que vous partez d’Orly. Ah, cette phrase terrifiante. « On a pensé ». Pourquoi une personne qui se trouve à Roissy, qui a raté sa correspondance, choisirait un vol à partir d’Orly a 18h quand il y a un vol à partir de Roissy à 16h 10 ? Non, je ne sais pas non plus. Comme vous l’imaginez je résume un quart d’heure de discussions et d’incompréhension.

Il est maintenant 15h 25. L’avion décolle (peut être) dans trois quarts d’heure et nous sommes toujours en train de chercher le vol. Ça y est ! Trouvé ! J’arrive au 2E, qui est encore plus vaste que 2B et 2D. Je dois enregistrer mes bagages et il y a des queues partout. Un panneau affiche Espace Affaires – à l’autre bout du terminal, ça va de soi. Maintenant je cours, ça devient sérieux. Les passants s’écartent sur mon passage. Un guichet libre. Une dame souriante. Fenêtre ou couloir ? Je m’en ……pour peu que l’avion décolle à l’heure et avec moi à bord.

Prochaine étape: contrôle de sécurité. J’enlève le sac à main, le sac à dos, la veste, les chaussures, la ceinture. Mais non, ça ne suffit pas. Il fallait sortir le portable du sac. On repasse le portable. C’est tout ? Oui, c’est tout. Je passe. Je me rhabille, rassemble toutes mes possessions et me demande combien d’objets sont égarés dans les aéroports du monde par des passagers hébétés. Où est ma sortie? Vous l’avez deviné – tout au fond. J’arrive, essoufflée, mais triomphante. L’embarquement est déjà en cours et le vol à l’heure. Un dernier coup de fil de mon collègue algérien pour s’assurer que tout s’est bien passé. Oui ! Merci pour votre aide et bon weekend ! Je vais bien dormir cette nuit.

Arrivée à Londres j’entends mon nom. Je suis invitée à me présenter au guichet d’Air France. Désolé madame, mais vos bagages sont toujours à Roissy. Ils arriveront avec le dernier vol ce soir. Si vous voulez bien remplir ce formulaire… Mais ça c’est une autre histoire !

source: tsa-algerie.com

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Avoir 20 ans en Algérie, quel gâchis !

Posté par algeriedemocratie le 29 août 2009

Cette jeunesse là a grandi en apprenant à manifester de l’agressivité envers ses semblables pour conjurer sa propre peur de l’inconnu…

jeuness-s-zoheir7 Ah ! Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait, dit l’adage très connu du monde entier. Sauf qu’en Algérie, en sus de cette maxime, notre jeunesse est confrontée à une multitude de problèmes d’ordre psycho-social et affectif qui l’empêche de voir clair dans sa tête et tourne en rond au lieu de voler de ses propres ailes comme cela est le cas ailleurs dans ce même monde que nous partageons tous, certes, mais pas de manière égale, hélas !

J’ai, presque, envie de dire que, quelque part, ceux à qui incombent la responsabilité de leur éducation, les parents au premier chef, les surprotègent au point de les étouffer pour certains faisant d’eux des éternels assistés pendant que d’autres les délaissent totalement. Soit par négligence caractérisée ou non; soit pour des raisons économiques évidentes faisant d’eux des laissés pour compte, livrés à eux même et face à une société qui ne pardonne guère « Ma Terhamch » pour reprendre une vilaine expression bien de chez nous celle-là.

Du coup toute une succession de mésaventures lui tombent sur la tête du jeune algérien. A commencer par l’échec scolaire qui va l’amener à s’initier au « Hitisme » autre expression de notre Fellag national qui traite – avec son humour corrosif qu’on lui connait – ces murs de centres culturels. Et de culture, il y en a point, bien évidemment, aux yeux de l’artiste. C’est plutôt la tchatche habituelle de la rue qui apprend bien des vices et autres calamités à ces jeunes désœuvrés. De la drogue en passant par le vol à la tire, le suicide, autre phénomène qui a pris de l’ampleur…jusqu’à la « Harga », tout y passe. A côté de la responsabilité engagée des parents, le jeune Algérien de 20 ans, est né, si vous faites rapidement vos comptes, en 1989, soit à la veille d’une époque sombre de l’histoire de notre pays que d’aucuns qualifient de noir ou rouge, c’est selon.

En d’autres termes, cette jeunesse là a grandi dans la violence terrifiante, aveugle, et sanguinaire. Cette jeunesse là a grandi en apprenant à se méfier de tout et de rien à la fois. Cette jeunesse là a grandi en apprenant à manifester de l’agressivité envers ses semblables pour conjurer sa propre peur de l’inconnue.

La génération net

Cette jeunesse là ne connait pas ce que c’est d’aller voir un film au cinoche, encore moins lire un ouvrage à même de nourrir son esprit. Sauf, peut-être, à tirer profit d’une aubaine – si on peut vraiment qualifier ainsi la chose – qu’était l’avènement de la parabole et du net. Ah là ! Pour avoir surfé, tchatché, dragué sur le net, ils l’ont fait nos jeunots. Pour avoir vu énormément de films de tous genres – et généralement de violence et de sexe – via la parabole, ils l’ont fait nos jeunots. Autant dire qu’ils se sont fait violence, une nouvelle fois, en consommant sans modération de tas d’images bombardantes tout en assouvissant, il est vrai, leur frustrations de toute nature, de l’amour plus particulièrement qui demeure un sujet tabou qu’on aborde rarement en famille.

Quel gâchis ! Et aujourd’hui ? Ben ! Ils continuent à profiter des autres opportunités que les NTIC leur offrent notamment la téléphonie mobile dont le marché a explosé très rapidement en Algérie et de bien d’autres gadgets qu’il est inutile d’énumérer, ici. Ils sont, de toutes les manières, connus de toutes et tous. Bien sûr ! Une minorité de jeunes a pu acquérir un savoir pluridisciplinaire grâce aux conditions rarement favorables au sein du cocon familial qui se saigne, le plus souvent, pour le bien de ses rejetons. Mais pour la majorité écrasante de nos jeunots, point de connaissances, ne serait-ce qu’élémentaires, de leur pays. Leur référent culturel se résume à la notion de « Houma » ou quartier, au repli sur soi, au rejet de l’autre parce que différent, bref au communautarisme d’un autre âge et qu’on retrouve, du reste, même au sein de la diaspora Algérienne établie un peu partout dans le monde. Quant à voyager puisqu’on y est, autant ne pas y penser au vu des conditions drastiques imposées pour l’octroi des visas.

Qu’il est dur d’avoir 20 ans en Algérie tout comme il l’est, tout autant, pour ceux âgés de 30, 40, 50, et 60 ans…Le développement socio-économique du pays étant ce qu’il est, d’autres problèmes s’amoncellent les uns sur les autres à l’image du logis, ce « luxe » pas à la portée de toutes et tous, le chômage…et le recul net de l’âge du mariage. L’heure est grave car l’ignorance surtout l’ignorance de cette taille là qu’accuse notre jeunesse, d’aujourd’hui, ne va pas sans se répercuter durablement dans le temps si l’on ne prend pas les mesures adéquates à même d’arrêter cette déperdition humaine pour éviter aux futures générations d’en payer le prix fort.

Ne dit-on pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets ?

Rabah DOUIK

source:algerie-focus.com

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Musique chaâbie:30 jeunes artistes pour la finale

Posté par algeriedemocratie le 29 août 2009

Musique chaâbie
30 jeunes artistes pour la finale

Trente jeunes artistes participeront à la finale du 4e Festival national de musique chaâbie, prévu du 9 au 15 septembre 2009, au Théâtre national Mahieddine- Bachtarzi (Alger).
«Trente jeunes artistes amateurs, sur les quatre-vingt-trois candidats ayant participé aux demi-finales wilayas, ont été sélectionnés pour la finale de cette 4e édition du festival», a indiqué jeud Abdelkader Bendamache, commissaire du festival précisant que les présélections des demi-finales ont eu lieu à Mostaganem, Sétif et Alger. «Les activités de présélection d’Alger ont été intégrées au 2e Festival culturel panafricain», a ajouté M. Bendamache, précisant que les cinq lauréats sélectionnés «seront pris en charge sur le plan de la carrière à travers les conseils qui leur seront prodigués et la tournée qui sera organisée à leur intention». «En ce qui concerne les nouveautés pour cette édition, il y a eu la participation des artistes de la communauté algérienne vivant en France et l’hommage, outre à un maître décédé, en l’occurrence, cette année, Hadj M’Rizek, ravi au monde de l’art en 1955, à deux grands noms de la chanson chaâbie, Amar El-Aâchab et Ahcène Saïd», a relevé le commissaire du festival.
Les 1re, 2e et 3e éditions du Festival national de la musique chaâbie ont été respectivement dédiées à El-Hadj M’Hamed El-Anka, El-Hadj El-Hachemi Guerrouabi et Mohamed El-Badji. La publication d’un «Diwan» (recueil), regroupant les poèmes qui seront interprétés par les finalistes, figure également au programme du Festival national de la musique chaâbie, manifestation dont l’objectif, selon les organisateurs, est «le renouvellement des potentialités dans le domaine du chaâbi, la découverte de jeunes talents et une meilleure connaissance de ce genre musical, notamment par le biais de la recherche documentaire».

R. C.

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Ce que fut notre prophète (Qsssl)

Posté par algeriedemocratie le 29 août 2009

Ce que fut notre prophète (Qsssl)

Ce que fut notre prophète (Qsssl) dans islam(46) xtvrpm

La miséricorde du Prophète (Qsssl) ne se limite pas aux humains, elle s’étend aussi aux animaux. Bien des siècles avant que les organismes de protection des animaux ne soient institués, il a enseigné à l’homme le devoir de compassion envers les animaux et la nécessité de les traiter avec douceur. A ce propos, il a dit : «Une femme fut châtiée à cause d’une chatte, car elle l’enferma jusqu’à ce qu’elle meure ; ce fut la cause de son entrée en enfer. Elle ne l’a ni nourrie ni abreuvée et ne l’a pas non plus laissée manger les petites bêtes et autres insectes de la terre.»
Il a dit également : «Il n’y a pas un moineau ou un animal plus gros, que l’homme ne tue sans excuse, sans qu’Allah ne lui demande des comptes le jour de la résurrection au sujet de ce qu’il a tué.» On lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Comment serions-nous excusés ?» Il répondit : «Vous ne serez excusés que lorsque vous l’aurez égorgé et mangé, et ne tranchez point sa tête pour la jeter (par amusement).»
De plus, le Prophète ordonna de bien traiter les animaux pendant leur sacrifice. Il a dit à ce sujet : «Allah a prescrit de s’appliquer en toutes choses. Lorsque vous tuez, faites-le de la meilleure façon. Lorsque vous égorgez, faites-le de la meilleure façon. Que chacun de vous aiguise son couteau et allège les souffrances de la bête qu’il égorge.»
Le Prophète a dit aussi : «Ne prenez aucun être vivant pour cible.» Cela signifie qu’il ne faut prendre aucun animal vivant pour cible en lui tirant des flèches. Ceci s’applique à la tauromachie réputée en Espagne, dans le sud de la France et dans d’autres pays. Ce divertissement est interdit en Islam, car il contredit le principe même de miséricorde.

Le jeûne en Islam

Le mois de ramadan a des mérites exceptionnels, confirmés par les hadiths, et dépassant les autres mois.
Le Prophète (Qsssl) a dit : «Les cinq prières rituelles, la prière du vendredi jusqu’au vendredi suivant, le jeûne du mois de ramadan jusqu’au ramadan prochain, tous ont un effet absolutoire si on évite la graves péchés »(Recueil de Mouslim). «Qui jeûne le mois de Ramadan avec foi en comptant sur la récompense divine, ses péchés lui seront pardonnés (Recueils d’Al-Boukhari et Mouslim). «J’ai vu en songe un homme de ma communauté, haletant de soif.
Toutes les fois qu’il se présente pour boire à un bassin, il en est chassé. Son jeûne de ramadan est venu étancher sa soif» (Recueil de Tabarany). «La première nuit de ramadan, tout démon, tout djinn rebelle est enchaîné. Toutes les portes de l’enfer sont fermées, aucune ne s’ouvre.
Toutes les portes du Paradis sont ouvertes, aucune ne se ferme. On appelle : Ô toi qui veux du bien, accours ! Ô toi qui veux faire du mal, cesse ! Cet appel est renouvelé chaque soir, et chaque soir Dieu sauve de l’enfer un certain nombre de croyants » (Recueil de Tirmidy).

Des raisons de croire

Les savants ne font que de découvrir les lois établies par L’Omniscient. Sir William Herschel a dit : «Plus le domaine de la science s’étend, plus nombreux deviennent les arguments puissants et irréfutables prouvant l’existence d’un Créateur éternel à la puissance illimitée et infinie. Les géologues, les mathématiciens, les astronomes et les naturalistes ont tous collaboré à bâtir l’édifice de la science, qui est, en vérité, le socle de la Grandeur suprême de Dieu l’Unique».
Linier a dit : «Dieu cet Etre éternel, Grand, Omniscient et Omnipotent S’est révélé à moi à travers les merveilles de Sa création au point que je fus saisi d’ébahissement et de perplexité! Quelle puissance, quelle sagesse et quelle force d’invention sont-elles plus merveilleuses que celles qui ressortent des oeuvres de Sa Main, aussi bien les plus petites que les plus grandes ?! Les profits que nous tirons de ces créations témoignent de l’immensité de la Miséricorde de Dieu qui les a soumises à notre service. De même que leur beauté et leur harmonie indiquent l’étendue infinie de Sa sagesse. Leur préservation de tout anéantissement et leur renouvellement continu confirment la Majesté et la Grandeur de Dieu».

L’histoire de la révélation

Dieu a dit : «Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable».
L’abrogation, dans le Coran, est l’annulation du jugement d’un verset par un autre, et on trouve les deux versets (abrogeant et l’abrogé) dans le texte coranique tel que le verset du délai de la viduité de la veuve qui était d’un an puis il a été raccourci à quatre mois et dix jours.
Elle montre l’expiration de la durée d’un acte d’adoration ou elle enlève un jugement après sa fixation. L’abrogation est faite du vivant du prophète (Qsssl). Dieu a dit : «Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous».

Les Anges

D’après Abou Hourayra, le Messager de Dieu (Qsssl) a dit : «Quand Dieu a fini de créer le Paradis et l’enfer, Il envoya Gabriel au Paradis et lui a dit : Regarde-le et ce que j’y ai préparé pour ses habitants. Il s’y présenta et le regarda pour voir ce que Dieu y avait préparé pour ses occupants. Et puis Gabriel retourna à Lui et dit : Par Ta puissance ! Toute personne qui en aura entendu parler voudra y entrer. Il donna alors l’ordre de le faire entourer par des choses pénibles puis dit à Gabriel : Va regarder de nouveau ce que j’ai préparé à ses occupants. Quand il y retourna, il eut la surprise de découvrir qu’il était entouré de choses pénibles. Il retourna encore auprès de Lui et Lui dit : Par Ta puissance ! Je crains que personne n’y entre. Il lui dit : Va voir l’enfer et ce que j’y ai préparé à ses habitants. Il eut la surprise de découvrir que ses couches se superposaient. Il retourna auprès de Lui et dit : Par Ta puissance ! Aucune personne qui en aura entendu parler ne voudra y entrer. Il donna alors l’ordre de le faire entourer par des choses convoitées. Et puis il lui dit : Va le voir de nouveau. Il y retourna puis dit : Par ta puissance ! Je crains que personne n’y échappe».

Les qualités de l’âme

L’ascétisme est l’opposé de l’amour du bas-monde. Sufyan al-Thawri a dit : «L’ascétisme dans ce bas-monde, c’est la diminution des aspirations, et non pas manger des nourritures peu agréables ou mettre des habits primitifs». Abdullah Ibn Mubarak a dit : «C’est la confiance en Dieu avec l’amour de la pauvreté».Un homme interrogea l’Imam Ahmad sur une personne qui avait 1 000 dinars : «Est-ce qu’il peut-être un ascète (zahid) ?» L’Imam Ahmad répondit : «Oui, c’est possible. Et la condition est qu’il ne se réjouisse pas lorsque cela (cet argent) augmente, et qu’il ne s’attriste pas lorsque cela diminue».

Hadith du jour

«Le bon comportement est la meilleure chose qui ait été donnée aux gens»
(Rapporté par Nassâï et authentifié par Albany).

source:infosoir

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Aït Menguelet : “Je chante l’union et la paix”

Posté par algeriedemocratie le 29 août 2009

image Ph : Djamel Krache

Festival arabe de Djemila

“Moi, je demeure un fanatique de mon pays, je continue à chanter l’union et la paix et je crois que notre pays le mérite bien”. Dans sa constance, sa cohérence et son amour pour l’Algérie, Aït Menguellet, qui se produisait en vedette, combien il n’aimerait certainement pas ce terme, de la quatrième soirée du festival arabe de Djemila, version 5, donnait là une belle leçon à tous ceux qui en doutent encore ou qui pensent que l’on peut avoir un pays de rechange lorsque le nôtre recèle autant de potentialités que le meilleur de tous les pays du monde.
Aït Menguellet, disponible à souhait comme à son habitude, anime de très forte modestie qui ne cache en fait que le « bagage » d’un homme qui partage sa gentillesse avec tous ceux qu’il rencontre, ne se faisait pas prier pour répondre aux questions de la presse en cette soirée du samedi 8 août où il venait d’arriver pour prendre place dans la khaïma, dressée par les organisateurs, pour accueillir sur fond de nos us, coutumes et traditions les grandes stars qui se produisaient à Djemila.
Comme à son habitude et fort de son esprit d’analyse, Aït Menguellet ne se laisse pas entraîner dans des méandres qu’il n’aime visiblement pas ou évite tout simplement en y mettant l’art et la manière.
Il préfère parler de son beau pays, de toutes les potentialités culturelles qu’il recèle, de sa richesse, de sa diversité et de toutes ces civilisations millénaires qui sont les siennes, laissant place au verbe symbole, à la parole succincte niais qui veut tout dire, à la poésie comme il le dit si bien, au même refrain par lequel il ne se sépare jamais et parle de cette extraordinaire charge de l’histoire qui anime notre pays et qui entres autres que Djemila est en effet un berceau de la culture.
Lorsque nous lui parlons de détails, il nous scrute d’un œil avisé pour nous dire que ce que nous avons sous les yeux n’a pas besoin de beaucoup de commentaires, il suffit tout simplement de bien regarder.
L’Algérie au cœur, Aït Menguellet revient pour la seconde fois à Djemila avec un programme à la mesure de l’événement qui s’était soldé déjà lors de son premier passage par un succès indéniable.
Entourés de ses musiciens qui sont venus plus tôt pour procéder au réglage de leurs instruments et surtout creuser dans le son du terroir, la vedette de cette soirée fait dans le spontané, sans fioriture aucune, attendant calmement son tour de chant qui plongera soudainement l’affluence dans le tout ouïe et un silence qui voulait tout simplement dire que ce soir, l’heure était à la douceur du verbe, la poésie puisant dans les mille et un gestes du terroir, ce pays pour lequel il ne souhaitait que paix et solidarité. Tout de noir habillé, certainement comme à son habitude et celle de ses musiciens qui annoncent la couleur au son merveilleux du bendir et de la flûte de l’Algérie profonde, Aït Menguellet pénètre sur cette scène grandiose de Cuicul et entre directement dans le vif du sujet. Il chantera dans la symbiose qu’il voulait du vieux et du nouveau, calmement, paisiblement jusqu’aux premières lueurs du jour.
Juste couronnement d’une soirée extraordinaire à l’issue de laquelle se relayeront plusieurs chanteurs arborant tous les genres de l’Algérie immense, du staïfi, de l’algérois, du chaoui , de l’oranais, le tout dans un joli bouquet.
Djalel, l’animateur de la soirée, annonce Abdelkader El Khaldi qui donne l’impression de revenir avec plaisir à Djemila et s’adonnera,  comme à son habitude, à un joli tour de chant, mettant en exergue « Ya Bouia, Ya Khouia » qu’il n’oublie pas d’avoir composé un jour à Sétif et emportant la foule dans ce rythme que lui seul peut développer l’espace d’une demi-heure.
Khalil Staïfi, le Sétifien, qui souligne ne pas connaître Djemila et découvre donc ce merveilleux site de Cuicul comme beaucoup venus de loin, est heureux comme un enfant d’avoir réussi à son tour sa première, avant de laisser place à la grande découverte de la soirée, Amina Narimen, qui, pour un coup d’essai, réalisera un véritable coup de maître.
Narimen, qui opte ce soir pour un répertoire de chansons variées, ne mettra pas trop de temps à séduire un public qui accompagne la chanteuse qui a du répondant pour tous les rythmes et la pousser jusqu’à interpréter ses tout derniers morceaux comme « Khsara Aleik » qui annonce déjà la couleur de son nouvel album.
Salim Chaoui prend le relais et déchire à son tour le silence de Cuicul, par un extraordinaire répertoire chaoui.
F. Z.

Le chantre de la chanson kabyle, Lounis Aït Menguellet, a enchanté le public nombreux à la 4e soirée du 5e festival arabe de Djemila.

Le maestro a gratifié le public présent sur les gradins de l’antique « Cuicul » d’un spectacle de haute facture, en égrenant un chapelet de chansons  puisées de son riche répertoire.                     L’assistance, qui a chanté en chœur jusqu’à une heure tardive de la  nuit, aura ainsi renoué avec les airs nostalgiques du « troubadour » où il chantait  l’amour de la patrie. Venus de plusieurs coins de la région, les spectateurs se sont  réjouis du succès de cette cinquième édition du festival de Djemila, notamment  avec la participation du fils des hauteurs de la Grande-Kabylie.
Par ailleurs, cette quatrième soirée a été animée par une pléiade de chanteurs algériens de différents styles musicaux dont Abdelkader El-Khaldi,  cheb Khelil et Lamia Narimène.
La scène a été par la suite investie par le chanteur Salim Chaoui  qui a dédié au public un florilège tirant ses racines des monts des Aurès.
La cinquième soirée de cette manifestation culturelle annuelle sera  animée par une pléiade d’artistes algériens, dont Fella Ababsa, cheb Farès, Hassan  Dadi, Ali Izourène et Benzina.
Par ailleurs, le festival, qui se poursuivra jusqu’au 14 août, verra la participation, pour la première fois, de la troupe marocaine « El Daoudia »,  des artistes libanais Malhem Zayn et Carole Saqar, en plus des artistes algériens  à l’instar de Houari Dauphin, Abderrahmane Djalti, Massa Bouchafa, Katchou,  et Abdelkader japonais.

source:el moudjahid

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L’islam, une religion de paix, d’amour et de tolérance

Posté par algeriedemocratie le 29 août 2009

Les musulmans de toute la planète fêtent aujourd’hui le premier jour de Mouharram, l’un des quatre mois sacrés de l’islam avec Rajab, Dhou al Qi’da et Dhou al Hidja. Nous sommes, nous Algériens, conviés à le fêter, la paix dans l’âme, aussi bien dans les bons moments que dans les dures épreuves. Pour notre Prophète Mohamed (QSSSL), que Dieu Tout-Puissant a envoyé à toute l’humanité pour promouvoir davantage la Rahma dans les cœurs et délivrer les âmes des rancœurs et du mal, ce jour est sacré. Comme pour  démontrer que l’islam a réactualisé toute les valeurs universelles prônées par les religions monothéistes, à savoir le judaïsme et le christianisme, El Mustapha (QSSSL) a, entre autres, instauré pour lui une tradition consistant à marquer l’importance de ce jour en faisant carême.
La paix véhiculée à travers la symbolique de Mouharram, qui est en même temps annonciateur de l’avènement du nouvel an chez les musulmans, est une donnée incontournable dans le contenu et l’esprit de la Rissala. L’islam est une religion de paix, d’amour et de tolérance. Les croyances des gens du Livre concordent avec celles des musulmans, non seulement en termes de foi, mais également en termes de valeurs morales. Les musulmans, en fêtant partout dans le monde le premier du mois de Mouharram, le font également eu égard à sa symbolique et à un des évènements majeurs ayant eu lieu en ce mois. C’est en effet le mois où Moïse (QSSSL), sur les Monts de Tore au Sinaï (Egypte), le seul Prophète à avoir eu à parler avec Allah, a délivré le peuple d’Israël des forces dominantes du Pharaon.
En célébrant ce premier jour de Mouharram qui, sur un intervalle de quarante-huit heures, précède l’avènement du nouvel an chrétien, nous sommes invités par ailleurs à consacrer nos convictions  que la vie de la paix est, d’essence, plus longue que celle de la terreur et du mal. Le mot islam a la même signification que «paix» en arabe. L’islam est une religion qui offre à l’humanité la paix et le bien-être. Dans la vie du musulman, la Miséricorde et la Compassion éternelles d’Allah sont manifestes. Il a commandé à l’humanité d’éviter le mal. Il a interdit la mécréance, l’immoralité, la cruauté, l’agressivité, le meurtre et les massacres.
En Algérie, qui a rompu avec un terrorisme aussi abject que celui qui frappe en ces moments nos frères palestiniens dans les territoires occupés et notamment à Ghaza, ville martyre soumise au génocide et au massacre organisé et systématique, l’on connaît le prix à payer pour faire triompher les valeurs contenues dans la symbolique de Mouharram.
Puisse tout citoyen méditer l’importance d’une paix quand elle est retrouvée par la grâce du recours à la raison et à la sagesse.

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Achoura : Tout sur la Zakat : sa philosophie et ses conditions

Posté par algeriedemocratie le 29 août 2009

image La Zakat, ou aumône obligatoire, est la troisième base de l’Islam. C’est un culte financier qui purifie l’âme et hausse ses mérites, comme il purifie les biens et accroît la richesse.

Par le Dr Ali El Ammari

La Zakat, ou aumône obligatoire, est la troisième base de l’Islam. C’est un culte financier qui purifie l’âme et hausse ses mérites, comme il purifie les biens et accroît la richesse.
Ce n’est pas une obole offerte au pauvre par le riche, mais un droit dû au pauvre dans les biens du riche : “Prélève sur leurs biens une part pour les purifier et élever leurs âmes”, dit le Coran. il dit encore : ! “Priez et acquittez-vous de la Zakat”.

Institution de la Zakat
La Zakat fut instituée à La Mecque sans préciser son taux : “Heureux les croyants qui prient avec humilité et s’acquittent de la Zakat”.
Ce droit est mentionné dans plusieurs versets mecquois, mais son taux ne fut fixé qu’à Médine ; c’est pourquoi les ulémas sont d’accord à ce qu’il fut institué en l’an II de l’hégire, ainsi que son taux, ses conditions et ses dispositions. Le but de cette institution financière et de faire régner la charité et l’esprit d’amour au sein de la société islamique.
La volonté de Dieu a rendu les uns riches et les autres pauvres afin que la vie prenne son cours normal sur terre. Car, si tous les hommes étaient riches, leurs intérêts cesseraient, et si tous les hommes étaient pauvres, ils mèneraient une vie incommode et servile, leur existence serait sans but et l’humanité serait ainsi demeurée stationnaire dès sa création.
En établissant ces deux classes sociales par sa sagesse, Dieu leur a ordonné de vivre dans la coopération et la solidarité, en exigeant des riches le versement d’une part de leurs biens aux indigents, et en exigeant de ceux-ci le déploiement de leurs efforts au service des riches, en vue de réaliser leur intérêts réciproques.
Bienveillant à l’égard de ces deux classes, l’Islam ne prélève qu’une part minime sur les richesses au profit de la classe déshéritée de la fortune, pour apaiser sa haine et sa rancœur. De même, en approuvant et en protégeant la propriété privée contre toute spoliation, l’Islam l’éloigne ainsi du danger du communisme qui veut que tout soit la propriété de l’Etat, ce qui arrête toute émulation entre les hommes, et partant, tout progrès social.
Les principes islamiques d’économie refusent également le capitalisme, car les biens que nous possédons appartiennent en réalité à Dieu : “Croyez en Dieu et à Son Prophète, et donnez des biens que Dieu vous a accordés”.
(Ch.LVII, v. 7).
Cette vérité fut aisément conçue par un berger arabe à qui l’on demanda :
- A qui appartiennent ces moutons ?
Et lui de répondre sur-le-champ :
- A Dieu, mais ils sont entre mes mains.
Il sied donc à celui qui jouit d’un bien de se conformer à l’ordre de celui qui le lui a octroyé.
La Zakat étant un droit financier imposé par Dieu, tout musulman qui le doit, doit le verser au profit des nécessiteux.
Ouvrant une parenthèse pour dire qu’il y a d’autres aumônes facultatives conseillées, pour pouvoir aux besoins des pauvres, et dont certains ulémas les considèrent comme une imposition tout comme la Zakat. Ainsi, la participation de leurs assiettes à l’économie de la communauté islamique, les place dans une juste mesure entre le communisme qui abolit la propriété individuelle et le capitalisme qui fait des biens la puissance des riches. Selon le point de vue de certains ulémas modernes, la Zakat doit être considérée comme une institution sociale suppléant aux doctrines des socialistes, des économistes et des dualistes ; en effet, les socialistes veulent prendre en main les biens des gens et les répartir entre eux selon le travail fourni par chacun d’eux ; les économistes prétendent que le socialisme abolit les capitaux, facteurs nécessaires aux travaux et aux projets gigantesques, et partant, il faut que la société ait de gros capitaux pour réaliser les grandes entreprises ; les dualistes affirment que la présence des riches et des pauvres dans la société est un facteur nécessaire pour maintenir les éléments du progrès et de la concurrence, autrement il n’y aura pas d’émulation ni d’ambition au sein de la communauté, et partant, le genre humain fera sûrement une marche rétrograde ! Or, bien que révélé avant ces doctrines, l’Islam les concilie toutes dans des principes sains et sages, respectant en même temps la propriété et les biens individuels au sein de sa communauté. Ethymologie : Au point de vue philologique, le mot “zakat” veut dire augmentation, croissance. Il a aussi le sens de “purification des bénédictions” : “Par l’âme et la puissance qui l’a façonnée, qui lui a donné la notion du bien et du mal, celui qui se purifiera sera heureux, et celui qui se souillera sera réprouvé”, dit le Coran (XCI, v.7-10).
Il dit encore : “Dieu vous connaît, Lui qui vous a tirés de la terre puis du sein de vos mères ; ne vous louez pas d’être purifiés, il connaît ceux qui le craignent”. (Ch.LIII, v.32). Il dit de même : “Quant au jeune homme, ses parents étaient croyants, et nous avons craint de les entraîner dans de fâcheuses aventures et les rendre impies, ainsi nous avons voulu leur donner en échange un fils plus pur et plus pieux”. (Ch.XIII, v. 80, 81).
Dans la jurisprudence islamique, la zakat désigne la part déterminée dans un bien revenant aux pauvres. C’est donc une imposition destinée à faire régner la solidarité idéale et la coopération parfaite, deux bases sur lesquelles doit être fondée la société islamique. Retenons que ce droit financier ne doit pas être versé par les parents à leurs fils, ou à leurs petits-fils, ni par les fils à leurs parents, car les uns et les autres sont obligés de subvenir à leurs besoins réciproques. De même, il ne doit pas être versé à l’épouse, car toutes ses dépenses sont légalement à la charge du mari. Il doit donc être versé aux pauvres qui ne sont pas entretenus par le contribuable. 

Rapport entre le sens  linguistique  et le sens juridique de la Zakat
Dieu dit : “Prélève sur leurs biens une part pour les purifier et élever leurs âmes”.
Ainsi, la Zakat purifie l’âme de celui qui s’en acquitte, de l’amour pernicieux de ce monde et de l’avarice sordide : “Trois choses font perdre l’homme, l’avarice, la passion et la vanité” dit le Prophète. En s’habituant à cette aumône obligatoire, on se met à l’abri de l’avarice : “Ceux qui se mettent à l’abri de l’avarice seront heureux”, dit le Coran.
Ils seront heureux au Jour du Jugement dernier pour avoir obéi à Dieu. “La foi et l’avarice ne peuvent jamais s’unir dans le cœur d’un croyant”, dit le Prophète.
L’ordre du prélèvement de ce droit s’adresse, dans le verset précité, à l’Envoyé de Dieu en sa qualité d’éducateur et de guide : “C’est Dieu qui envoya aux habitants de La Mecque un messager choisi parmi eux, pour leur réciter les versets du Coran, les purifier, et leur enseigner le Livre et la sagesse, alors qu’auparavant ils étaient plongés dans un égarement profond”. (Chap. LXII, v.2). 

L’intention
La Zakat étant une obligation, l’intention de la verser aux pauvres doit précéder l’action du versement. Il est dû par tout musulman libre, majeur, possédant ses facultés mentales, et ayant un revenu minimum fixé par la loi islamique, excédant ses besoins et libre de toute dette.
Ce revenu imposable doit être en la possession de son propriétaire durant la période d’une année. Le prophète dit à Moadh Ibn Djabal : “Prélève cinq dirhems sur chaque 200 dirhems que tu possèdes depuis un an”. Et ce, conformément à ce verset : “Ils l’intérrogent sur ce qu’ils doivent verser aux pauvres, dis-leur l’excédent”. (Chap. II, v. 219).
Ibn Abbas interprète cet “excédent” par la somme d’argent qui reste après avoir pourvu à tous les besoins de la famille.
On rapporte cette parole du troisième khalife Osman Ibn Affan : “Ce mois est celui durant lequel vous devez verser la Zakat. Que celui qui a une dette s’en acquitte d’abord, puis prélève la Zakat s ur ce qui lui reste”. La durée d’une année est obligatoire : “Pas de zakat sur un bien qui n’est pas en possession de son propriétaire depuis un an”, dit le prophète. Retenons que l’année islamique est de douze mois lunaires. 

Biens imposables
Les biens imposables sont : l’or et l’argent, les métaux et trésors, le bétail, les marchandises, les plantes et les fruits.
“Ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans la voie de Dieu, annonce-leur un châtiment douloureux”, dit le Coran.
Retenons que la Zakat est due sur les biens susceptibles d’augmentation, car tout bien qui n’augmente, car tout bien qui n’augmente pas est exempt de tout impôt, comme les habitations, les outils des artisans.
La preuve de l’obligation de verser la Zakat de ces deux métaux précieux se trouve dans ce Hadith du Prophète rapporté par Abou Horaïra : “Tout possesseur d’or ou d’argent qui refuse de verser la Zakat, ces métaux seront réduits en plaques chauffées au feu et seront appliquées sur son front, ses flancs et son dos au Jour du Jugement dernier”.
Le châtiment prévu dans le verset et le Hadith prêtés sont une preuve irréfutable de l’institution de la Zakat sur ces dits métaux.
Les quatre Khalifes et leurs successeurs ont toujours exigé la Zakat de ceux qui devaient la payer. En ce qui concerne l’or, la Zakat est due à partir de vingt mithqals ou pesées. Le mithqal vaut, selon les ulémas, le poids d’un dinar. Pour l’argent, la Zakat est due à partir de 200 dirhems. Il paraît que ce chiffre valait, au temps du Prophète, vingt dinars.
Quant à l’origine de ceux deux taux, nous la trouvons citée dans ce Hadith du Prophète rapporté par Ali Ibn Abi Taleb — quatrième khalife — : “Quiconque possède deux cents dirhems pour la durée d’une année doit prélever sur ce montant cinq dirhems, rien de plus, jusqu’à concurrence de vingt dinars.
Quiconque possède vingt dinars pour la durée d’une année, doit prélever sur ce montant un demi-dinar. Tout excédent sera évalué selon ces proportions”. Abd-Allah Ibn Omar rapporte à son tour cette parole du Prophète : “Pas de Zakat à prélever sur une somme inférieure à vingt mithqals d’or, et à deux cents dirhems d’argent”.
Le taux dû sur chacun de ces deux métaux précieux est donc le même : le quart du dixième ou 2,5%. Tous les imams sont d’accord sur ce pourcentage. Comme de nos jours les hommes ne se servent plus de monnaies en or ou en argent, il faut évaluer le montant de la Zakat selon la monnaie en cours.  

I – La Zakat des métaux  et des  trésors enfouis
Les jurisconsultes ne sont pas d’accord sur la définition des métaux et des trésors enfouis sous terre. Abou Hanifa ne fait aucune différence entre métaux et trésors.
Pour les Malékites, le métal est tout corps se trouvant au sein de la terre, comme les veines d’or et d’argent, le cuivre, le plomb, le soufre, le sel, le pétrole, ou dans la mer comme les perles, le corail. Les trésors enfouis sont l’or et l’argent cachés sous terre par les hommes, comme faisaient les Arabes païens. La différence entre métal et trésor peut être résumée en ce qui suit : le métal est d’origine terrestre donc créé par Dieu, alors que le trésor est une épargne mise sous terre par les soins de son propriétaire.
De même, les jurisconsultes ne sont pas en parfait accord quant au doit revenant au pauvre ou à l’Etat, de ces dits métaux et trésors. Je citerai quelques opinions, puis je choisirai celle qui est la plus favorable au pauvre.
1 — Les Hanbalites prélèvent le quart du dixième soit 2,5% sur tout ce qu’on extrait de terre si sa valeur arrive au plafond imposable.
2— Les Hanafites prélèvent le cinquième sur tout métal devant subir le feu, comme l’or, l’argent, le fer. Ce cinquième doit être distribué au profit des catégories de personnes citées dans ce verset : “Sachez que sur le butin, le cinquième revient à Dieu, à Son Prophète, à ses proches parents, aux orphelins, aux pauvres et aux voyageurs, si vous croyez en Dieu, et à ce que nous avons révélé à notre Serviteur le jour où l’Islam reçut sa consécration, et où les deux armées se rencontrèrent. Dieu est Tout-Puissant”. (Chap. VIII, v. 41).
Ce cinquième doit être versé par le croyant ou même par le scripturaire qui a trouvé le métal ou le trésor dans une terre n’appartenant à personne, comme le désert. Ce qui reste de ce cinquième revient au trouveur. Mais, si ce trouveur découvre le métal ou le trésor dans sa maison, ils deviendront sa propriété et versera la Zakat selon leur valeur respective sans attendre la durée d’une année.
3 — Les Chaféites prélèvent le quart du dixième sur l’or et l’argent, et rien sur les autres métaux.
Personnellement, je considère l’opinion des Hanbalites comme la plus profitable pour les pauvres, car ce métal est un bien trouvé c’est-à-dire acquis sans effort ou dépense. Il en est de même pour le trésor caché, et le moindre geste humain est d’en faire profiter les déshérités de la fortune, en signe de reconnaissance à Dieu le véritable bienfaiteur.
Si l’or, l’argent ou le trésor que l’on trouve n’atteint pas le niveau canonique imposable, il faut dans ce cas ajouter sa valeur à la somme que l’on possède déjà, et verser la Zakat sur le chiffre total de leur addition.
Si l’on trouve le métal ou le trésor dans une maison ou un endroit appartenant à une personne, il faut le lui rendre en tant que son véritable propriétaire. Pour ce que la mer rejette comme les perles, le corail, l’ambre gris, il n’y a pas de Zakat à prélever sur leur valeur conformément à l’unanimité des opinions des ulémas, vu qu’aucun Hadith n’a été rapporté à leur sujet. La Zakat imposée sur le métal est contenue dans ce verset : “Ô croyants, faites l’aumône des meilleures choses que vous avez acquises, et de ce que nous avons fait sortir de terre pour vous”. C’est-à-dire les métaux et les veines d’or et d’argent.
Tous les imams sont d’accord à ce que les pauvres ont un droit sur les biens des riches, quelles que soient leurs dénominations à partir du niveau financier imposable. Quant au cinquième, il est l’objet de ce Hadith : “Acquittez-vous du cinquième sur les trésors enfouis sous terre”.
Cependant, Hassan Al-Basri est le seul qui soit en désaccord avec les ulémas, car selon lui, il faut prélever le cinquième si le trésor se trouve dans un territoire de guerre, et les 2,5% s’il se trouve dans une terre arabe. 

II – La Zakat  des bijoux
Parlons maintenant des métaux précieux travaillés.
Les ulémas sont en désaccord quant à la Zakat à prélever sur l’or et l’argent travaillés. Il faut distinguer, selon leurs opinions, deux sortes de bijoux : ceux destinés à la parure, et ceux destinés au commerce. Voici en résumé les opinions des trois Imams : Malek, Ibn Hanbal et Al-Chaféi.
1— Les bijoux destinés à la parure des femmes, mais sans exagération dans leur quantité, sont exempts de toute Zakat.
2 — L’exagération dans leur quantité les assujettit à la Zakat, car ils seront considérés comme une épargne pour les jours difficiles.
3 — Les bijoux dont l’usage est défendu aux hommes, comme les bagues, les bracelets et les colliers en or doivent être grevés de la Zakat.
Il en est de même pour les plats et les autres ustensiles en or et en argent, car ils seront considérés, dans ce cas, comme un facteur de luxe défendu par l’Islam.
4 – Les bijoux destinés au commerce doivent être assujettis, à l’unanimité, à la Zakat. Le cheikh Al-Mawawi rapporte, dans son ouvrage Al-Madjmou’ ou la Somme, que l’Imam Al-Chaféi a dit : “L’or et l’argent travaillés sont grevés de la Zakat, excepté les bijoux que portent les femmes comme parure, mais sans exagération dans leur quantité”. Pour les articles 1 et 2, il s’agit de l’opinion des trois imams susmentionnés. Pour les articles 3 et 4, il s’agit de l’opinion des jurisconsultes. Ibn Qodama dit dans son ouvrage intitulé Al-Moghni ou le Suffisant, renfermant les sources du rite hanbalite : “L’usage des ustensiles en or et en argent est défendu indistinctement aux hommes et aux femmes. Ainsi, leurs propriétaires doivent prélever la Zakat sur la valeur de leur poids.
Si cette valeur n’atteint pas le niveau imposable, il faut l’ajouter à la somme des autres biens possédés par eux, et verser la Zakat selon le chiffre total de leur addition”. Puis il ajoute : “Il n’est pas permis d’orner d’or ou d’argent les exemplaires du Coran, ni les mihrabs des mosquées (niches), ni employer des lampes en or ou en argent, car ils entreraient dans la catégorie des ustensiles”.
Quant à Abou Hanifa, il exige le prélèvement de la Zakat sur les bijoux et les objets en or ou en argent destinés à la parure des femmes ou au commerce. 

III – La Zakat du bétail
Cette Zakat est confirmée par la tradition et le consensus des ulémas. En effet, plusieurs Hadiths citent les différentes catégories de bétail et la Zakat due par chacune d’elles. Les chameaux, les vaches, les moutons et les chèvres sont sujets à la Zakat, vu leur utilité et la croissance continue de leur nombre.
Alors qu’aucune Zakat n’est due sur les mulets et les ânes parce qu’on les emploie comme bêtes de somme et comme montures. Cependant, on est en désaccord sur la Zakat des chevaux, car Abou Hanifa l’exige alors qu’Al-Chaféi la conteste.
Abou Hanifa se base sur ce Hadith : “Sur les chevaux qui vont librement au pâturage, est dû une Zakat d’un dinar par animal”. Il faut entendre par chevaux, les deux sexes de la race chevaline. Toujours selon Abou Hanifa, le propriétaire peut choisir entre le paiement d’un dinar pour chaque cheval, ou le prélèvement de la Zakat selon le prix total de ses chevaux.
Or, les Chaféites considèrent ce Hadith comme étant de la catégorie des Hadiths faibles. Ajoutons que la Zakat du bétail n’est due que si les troupeaux trouvent librement leur fourrage durant la plus grande partie de l’année. Si, au contraire, c’est leur propriétaire qui pourvoit à leur nourriture durant la plus grande partie de l’année, de ses propres deniers, il est dispensé du versement de leur Zakat. Témoin, cette phrase citée dans le message d’Abou Bakr à un de ses intendants : “La Zakat est due sur le bétail trouvant librement son pâturage”. 

A- La Zakat  des chameaux
Ce droit n’est dû qu’à partir de la possession de cinq chameaux. Sur ce nombre est dû un mouton jusqu’à concurrence de 24 chameaux.
Pour 25, la Zakat est d’une chamelle âgée d’un an et entrant dans sa deuxième année ; pour 36, une chamelle de deux ans et entrant dans sa troisième année ; pour 46, une chamelle de 3 ans et entrant dans sa quatrième année ; pour 51, une chamelle de 4 ans et entrant dans sa cinquième année ; pour 76, deux chamelles de deux ans ; pour 91, deux chamelles de trois ans ; pour 120, trois chamelles de deux ans. Ensuite, pour chaque quarante bêtes excédant ce dernier chiffre, deux chamelles de deux ans et entrant dans leur troisième année ; pour 50, une chamelle de 3 ans et entrant dans sa quatrième année. 

B- La Zakat des vaches
Il faut posséder trente vaches. Sur ce nombre est dû une vache âgée d’un an. Pour 40, la Zakat est d’une vache âgée de deux ans ; ces deux chiffres doivent être toujours maintenus. Si le nombre de ces bêtes dépasse 30 mais n’arrive pas à 40, leur propriétaire est dispensé de Zakat, de cet excédent. 

C- La Zakat des moutonset des chèvres
Cette Zakat est due à partir de la possession du quarante têtes de ces bêtes, conformément à cette parole du Prophète rapportée par Ibn Omar : “Le Prophète, dit-il, fit envoyer aux percepteurs d’impôts des écrits disant : Prenez un mouton sur chaque quarante jusqu’à 120 moutons : s’ils sont plus de 120, prenez-en deux jusqu’à 200 : s’ils dépassent ce chiffre, prenez-en trois jusqu’à concurrence de 300. Si le troupeau est formé de plus de 300 têtes, prenez-en un mouton sur chaque cent”.
Il en est de même pour les troupeaux de chèvres, et les troupeaux mixtes. L’animal objet de la Zakat doit être âgé d’un an s’il s’agit d’un mouton, et de deux ans s’il s’agit d’une chèvre.  L’un et l’autre de ces animaux doit être sain de corps et ne souffrant d’aucune maladie.
Pour Malek, Al-Chaféi et Ahmed Ibn Hanbal, cette Zakat doit s’acquitter en nature. Seul Abou Hanifa permet sa conversion en numéraire selon le prix courant de la bête, vu que ce faire est favorable aux pauvres.  Abou Hanifa se base sur le fait que Moadh Ibn Djabal avait perçu la Zakat des habitants du Yémen en tissus, à la place de l’orge et du maïs qu’ils devaient, car les pauvres émigrés mecquois résidant à Médine avait plus besoin de tissus pour se vêtir que de grains qui se trouvaient en abondance dans cette ville. A notre tour, nous optons pour l’opinion d’Abou Hanifa, surtout de nos jours où les transactions s’effectuent en monnaie et non en nature. 

IV – La Zakat  des marchandises
Selon la plupart des ulémas, la Zakat grève également les marchandises destinées au commerce, car, elles sont considérées, dans ce cas, comme un facteur de bénéfice. Ainsi donc, tout bien voué au commerce et soumis aux trois conditions suivantes, doit être assujetti à la Zakat. 

Ces conditions sont :
a) L’intention de destiner ce bien au commerce. Faute de cette intention, c’est-à-dire si l’on conserve ce bien pour l’approvisionnement, il sera exempt de la Zakat. Il en est de même pour le bien acquis sans effort par son possesseur, comme l’héritage, même s’il a l’intention de le livrer au commerce, car il faut juger ce bien selon sa source qui est l’héritage dispensé de la Zakat.
Enfin, il faut que l’intention se réalise par l’action.
b) La possession de ce bien pour la durée d’une année.
c) Le niveau canonique rendant ce bien imposable
Certains jurisconsultes vont jusqu’à exiger la dite possession tout à fait intacte durant tous les jours de l’année. Une fois ces trois conditions remplies, le commerçant doit évaluer ses marchandises selon la valeur de l’or ou de l’argent en cours, puis déduire de cette évaluation le taux de la Zakat soit 2,5%.
Ajoutons que le commerçant doit évaluer ses marchandises selon la manière la plus profitable aux pauvres. C’est-à-dire si l’évaluation faite selon la valeur de l’or n’atteint pas le plafond imposable , il la fera selon la valeur de l’argent. Si malgré ce faire, le niveau imposable n’est pas encore atteint, il l’ajoutera aux autres en sa possession, toujours en vue d’arriver à la courbe susceptible d’être imposée, aux fins d’alléger les peines de ceux qui vivent à l’étroit.
Retenons enfin que la Zakat du commerce se trouve citée dans ce verset du Coran : “O croyants, faites l’aumône des meilleures choses que vous avez acquises ; “et dans ce hadith : “Les chameaux ont leur Zakat, les troupeaux ont leur Zakat, et les vêtements ont leur Zakat”. Par vêtement, il faut entendre ceux destinés au commerce. Certains compagnons du Prophète ont rapporté ceci : “Le Prophète nous ordonnait de prélever la Zakat sur tout ce qui était livré à la vente”. Convenons que les vicissitudes de la vie obligent certains commerçants ou autres à contracter des dettes, lesquelles sont également soumises à la Zakat. 

V – La Zakat des dettes
Nous avons cru sage, devant la variété des opinions des ulémas au sujet de cette Zakat, de choisir l’opinion des Hanafites à cause de sa clarté et de sa précision.
La jurisprudence hanafie divise la dette en trois catégories distinctes : forte, moyenne et faible.
a) Par “forte” on entend le prêt contracté pour les affaires commerciales. Cette dette doit être reconnue par le débiteur. Le créancier versera la Zakat si le montant rendu par le débiteur atteint le niveau minimum imposable, évalué à quarante dirhams.
Le taux de la Zakat est d’un dirham sur chaque quarante dirhams. La durée canonique d’une année est toujours requise, mais à compter de la date où le niveau imposable est atteint.
b) La dette “moyenne” est celle qui est contractée, non pas pour une affaire commerciale, mais pour le paiement d’un loyer, pour l’achat de vêtements, etc. Le créancier est tenu de verser la Zakat aux mêmes conditions que pour la dette forte.
c) La dette “faible” est celle que l’on contracte pour le paiement d’un douaire. Le créancier ne s’acquittera de la Zakat qu’aux conditions précédentes. De toute manière, le créancier est dispensé du versement de toute Zakat tant que son bien est entre les mains du débiteur. Retenons toutefois que si le créancier a d’autres sommes imposables, il devra, comme nous l’avons vu précédemment, ajouter le ou les montants reçus du débiteur à ces dites sommes, et verser la Zakat d’après leur addition. 

VI – La Zakat des billets de banque
De nos jours les transactions ne se font plus en or ou en argent. Tous les Etats emploient les billets de banque, les titres, les actions… Les banques sont obligées, par la force de la loi, de verser la contre-valeur entière de ces billets, où une partie selon le désir de leurs propriétaire. Ces billets sont donc considérés comme des biens sujets à l’augmentation, remplaçant l’or et l’argent. De ce fait, ils sont grevés de la Zakat s’ils remplissent les conditions requises pour son versement. Il en est de même pour les actions et les titres. Ajoutons enfin que les loyers encaissées par les propriétaires des maisons, des appartements ou d’autres édifices, ainsi que les bénéfices tirés des usines ou d’un métier quelconque, sont également soumis à la Zakat selon les normes précitées relatives aux deux monnaies d’orvet d’argent. 

VII – La Zakat des plantes  et des fruits
“Ô croyants, faites l’aumône des meilleures choses que vous avez acquises, et de ce que nous avons fait sortir de terre pour vous”, dit le Coran. Ce verset prouve qu’il faut verser la Zakat des cultures, c’est-à-dire des plantes et des fruits, en reconnaissance des bienfaits de Dieu : “Tu vois la terre desséchée, mais dès que nous l’arrosons de pluie, elle palpite et s’épanouit, faisant germer toute espèce de végétaux et de plantes égayant la vue”, dit encore le Coran (chap. XXII, v. 5). Nous avons également ce verset qui confirme cette obligation : “C’est Lui qui a créé les jardins de vignes supportés par des treillages, et ceux qui ne le sont pas ; les dattes et les plantes de saveur variée, les oliviers et les grenadiers de même espèce et d’espèce différente. Nourrissez-vous de leurs fruits et payer leurs droits le jour de leur récolte, évitez le gaspillage, car Dieu n’aime pas ceux qui gaspillent”. (Chap. VI. v. 141).
La tradition du Prophète nous a déterminé les catégories de plantes et de fruits imposables. Ce sont : le blé, l’orge, les dattes et le raisin sec. La quantité imposable est évaluée à cinq wassaqs :
“Pas de Zakat pour une quantité de blé ou de dattes inférieure à cinq wassaqs valent 4 ardebs et 2 kélas. La Zakat de la culture s’acquitte en nature. Son taux est évalué au dixième de la récolte des terrains irrigués par les fleuves, les rivières, ou arrosés par l’eau de la pluie ; et à la moitié du dixième pour la récolte irriguée au moyen d’une machine : “La culture irriguée par l’eau du ciel paie le dixième, et celle irriguée par seau ou par godet paie la moitié du dixième”, dit le Prophète. Retenons enfin que les jurisconsultes sont d’accord à ce que la Zakat des plantes et des fruits s’effectue le jour de la récolte, conformément à ce fragment de verset : “Versez le droit dû sur la culture le jour de la récolte”. Nous savons que les abeilles voltigent d’une plante à l’autre pour puiser le suc de leurs fleurs et le convertir en miel. Destiné à la vente, ce miel est également soumis à la Zakat. 

VIII – La Zakat du miel
Le miel, ce bienfait de Dieu est considéré à la fois comme nourriture, remède et article de gain :
“De leurs entrailles sort une liqueur de différentes couleurs contenant un remède pour les hommes”. Les récentes études sur le miel ont prouvé son efficacité quant à la guérison de certaines maladies. Abou Hanifa et Ahmed Ibn Hanbal exigent la Zakat sur le miel. “Le miel, disent-ils, est un produit des abeilles tiré du suc des fleurs et des fruits, or ces fleurs et ses fruits étant soumis à la Zakat, le miel résultat de leur suc, doit l’être également”. Ces deux Imams se basent sur cette déclaration d’Abou Horaïra. “Le Prophète, dit-il, envoya aux habitants du Yémen, un écrit dans lequel il leur demandait de consigner le dixième du produit de leur miel pour la Zakat”. On demanda à l’imam Ahmad Ibn Hanbal :
- Tu dis qu’il faut verser la Zakat du miel ?
— Oui, leur répondit-il, le dixième comme cela se faisait au temps du Khalifa d’Omar.
— Cette Zakat lui était-elle versée volontairement, lui dirent-ils ?
— Non, obligatoirement.
Quant aux deux autres Imams Malek et Al-Chaféi, ils exemptent le miel de la Zakat en tant que liquide semblable au lait lequel est exempt de la Zakat. De plus, certains jurisconsultes chaféites affirment cette exemption sur le fait qu’il n’y a ni indice précis imposant ce droit, ni consentement unanime d’ulémas.
Retenons que la quantité de miel imposable est évaluée à 160 rotolis, par certains ulémas, et 600 par d’autres. Alors qu’Abou Hanifa ne définit aucun chiffre, exigeant le dixième quelle que soit la quantité. Convenons enfin, que les ulémas qui réclament cette Zakat se basent sur les récits rapportés qui s’appuient les uns et les autres, et sur l’intérêt du pauvre. 

IX – La Zakat de la rupture du jeûne
La Zakat de la rupture du jeûne, dite aussi “Zakat du jeûne” ou “aumône du mois de Ramadhan”, est exigée par le Coran, la tradition et le consentement unanime des ulémas : “Bien heureux celui qui se purifie”, dit le Coran, c’est-à-dire en payant ce droit. On rapporte d’après Ibn Abbas que : “Le Prophète a imposé la Zakat de la rupture de jeûne en tant que facteur de purification pour celui qui a observé l’abstinence, et facteur de sustentation pour le pauvre, ce droit doit être acquitté avant l’accomplissement de la prière de la fête de la rupture du jeûne ; faute de ce faire, il sera considéré comme une simple aumône”.

source: el moudjahid

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Djanet accueille un groupe de journalistes : A la découverte des merveilles du néolithique

Posté par algeriedemocratie le 29 août 2009

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Située au pied du plateau du Tassili N’Ajjer à une altitude de 1050 m et sur une superficie de 84.000 km2, dont 80.000 attribués rien que pour l’impressionnant parc du Tassili, Djanet l’enchanteresse aux 15.000 habitants répartis entre les deux communes de Djanet et Bordj El-Haoues a ouvert récemment grands ses bras à une quarantaine de journalistes algériens conviés par l’opérateur de la téléphonie mobile Nedjma à découvrir les merveilles de cette région du sud-est algérien.

Située au pied du plateau du Tassili N’Ajjer à une altitude de 1050 m et sur une superficie de 84.000 km2, dont 80.000 attribués rien que pour l’impressionnant parc du Tassili, Djanet l’enchanteresse aux 15.000 habitants répartis entre les deux communes de Djanet et Bordj El-Haoues a ouvert récemment grands ses bras à une quarantaine de journalistes algériens conviés par l’opérateur de la téléphonie mobile Nedjma à découvrir les merveilles de cette région du sud-est algérien.
Habitée depuis le néolithique (plus de 10.000 ans), à l’époque où le désert n’avait pas encore envahi cette partie du Sahara, la ville de Djanet, fondée par les Touareg autour de l’ oued Idjriou à quelques encablures de la frontière libyenne et à 2300 km de la capitale, demeure la destination préférée, avec Tamanrasset, des touristes affluant de l’étranger.
Chaque année, elle reçoit des milliers de curieux venant découvrir son patrimoine plusieurs fois millénaire.
L’oasis également très riche en eau et qui constitue un véritable carrefour routier des échanges commerciaux entre la région du Ghât en Libye et le Niger est d’une très grande richesse archéologique avec 5000 gravures rupestres, dont certaines remontent à 12.000 ans.
La surprise fut grande devant certains sites historiques pour bon nombre de jeunes journalistes ayant pris part à «l’expédition».
La première halte fut Tinrassou à 80 km du chef-lieu de la daïra, où après une bonne dizaine de minutes de marche à pied à travers une nature très rocailleuse, le groupe découvre deux grottes perchées presque au sommet d’un immense rocher. Jadis, un abri pour les populations nomades de passage et pour les animaux, ces excavations recèlent tout un pan de l’histoire de l’époque néolithique. Des peintures rupestres représentant des vaches, des girafes et autres animaux témoignent de l’existence d’une autre vie in situ avant que le désert n’envahisse les lieux.
Non loin de là et à 60 km de la ville de Djanet, Tiriti offre, elle, aux visiteurs des gravures datant également de plus de 10.000 ans et représentant également la faune d’alors.
En longeant l’étendue du Parc du Tassili vers l’ouest de la citadelle sur près de 100 km, la nouvelle destination pour le deuxième jour de la visite était l’agréable région d’Essendilène.
Avant d’atteindre la très visitée «Guelta» (mare d’eau), le groupe a eu droit à un bon bain de soleil sur les somptueuses dunes au sable d’or de la région et un repas suivi d’un très bon thé local.

5.000 gravures rupestres à ciel ouvert

Les crépitements des flashs qui n’ont pas cessé depuis que la délégation a mis pied à terre, et dès l’arrivée même au Ténéré village où elle était hébergée, ont immortalisé plus d’un paysage féérique à travers une nature alliant un sol très rocailleux aux couleurs changeantes et des dunes sableuses tantôt dorées tantôt argentées.
Un point d’eau jaillit au milieu de nulle part, «la Guelta», attire aussi bien les touristes que les habitants locaux. A ce niveau également, l’on retrouve la trace de l’homme des siècles passés avec des peintures rupestres et des écritures en Tifinagh.
Au-delà de ses 80 ans, la vieille Serhou fait partie aussi du décor. Installée avec sa famille et son cheptel caprin dans des huttes depuis des années dans cette région isolée de tout, elle est le témoin vivant de la diversité culturelle algérienne. Sa seule richesse à elle est, cependant, son troupeau qui constitue sa principale source de revenus.
Appréciée et filmée par les touristes dont elle ne comprend pas grand chose  puisqu’elle ne parle que sa langue natale le targui, elle déclare n’avoir jamais songé à quitter les lieux malgré la rudesse de la nature.
Et pourtant le groupe lui était obligé de plier bagage après un moment repos à l’ombre des rares acacias meublant les lieux pour aller découvrir une autre destination incontournable pour tout visiteur de Djanet.
Les très réputées gravures rupestres de «La vache qui pleure», sises à Tigharghart, attirent, en effet, des milliers de touristes chaque année. Et ce n’est là qu’un petit échantillon des 5000 gravures recensées sans parler de la centaine d’autres sites naturels où dame nature a façonné au fil des ans des rochers pour en faire plusieurs figures aussi différentes les unes que les autres.
Le patrimoine musical de la région est aussi à savourer. Très riche, il englobe le Tindi et le Gnawi, deux rythmes qui ont fait vibrer les hôtes de Djanet  lesquels ont  su apprécier le répertoire de la vedette de la chanson locale, le défunt Athmane Bali, revisité par son fils Nabil et sa troupe à l’occasion de l’hommage que lui a rendu Nedjma.
Hamida B.

source:el moudjahid

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Les points sur les i de Adlène Meddi. Journaliste

Posté par algeriedemocratie le 29 août 2009

 Autoritaire ? Non, « pas sérieux ! »

Les points sur les i de Adlène Meddi. Journaliste

Autoritaire ? Non, « pas sérieux ! »

« Sur-ré-aliste ». Le manager européen, patron d’une branche d’une grande société de sécurité, hausse les deux sourcils, incrédule devant ce qu’il vient de réaliser.

« Ma boîte plie bagages, on abandonne le marché algérien », dit-il en un souffle. La raison ? La loi de finances complémentaire ? Al Qaïda ? Les restos fermés durant Ramadhan ? Les problèmes de fonciers ? L’humidité d’Alger ? « Vous n’allez pas me croire : le manque de sérieux ! », lâche-t-il, incapable lui-même de croire qu’un tel marché pouvait souffrir de tant de désinvolture. « Je ne parle même pas des difficultés d’installation de nos bureaux, les lignes téléphoniques qu’il faut quémander, le mobilier bloqué des mois au port…Ce qui a décidé mes patrons en Europe, c’est l’incroyable manque de sérieux de nos partenaires officiels. Des staffs dirigeants aménageaient leurs agendas pour rencontrer à Alger des décideurs, ça prenait des semaines pour organiser les rencontres et tout d’un coup, nos amis algériens nous posent des lapins gros comme ça… Je ne vous dis pas l’état d’esprit de mes patrons qui regroupent plusieurs grosses entreprises mondialement connues dans le domaine. C’est clair : ils ont supporté cette situation, une, deux, trois fois, à la dernière ils ont décidé de se retirer carrément de votre marché…Ce n’est vraiment pas sérieux ! » « Ce n’est pas sérieux », renchérit un opérateur algérien : « Si l’Etat voulait réellement réguler les importations et encourager la production nationale, il ne fallait pas ridiculiser tout un pays en inventant cette loi de finances complémentaire bulldozer ! Et puis soyons sérieux, nous sommes face à une autorité qui fait semblant de vouloir contrôler l’économie de tout un pays alors qu’elle n’arrive même pas à contrôler un bout de trottoir géré par les petits jeunes des parkings informels ! C’est vraiment pas sérieux ! »

source: el watan

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Les apories de l’islamisme

Posté par algeriedemocratie le 29 août 2009

Les apories de l’islamisme

L’islamisme, ce mouvement contemporain qui pense l’islam comme pensée totalisante, est en panne de réflexion politique. Pour une idéologie qui a fait du politique la condition sine qua non de l’érection de l’Etat islamiste, ce déficit de pensée politique relève du paradoxe sinon de l’aporie : comment peut-on en effet faire du politique la pierre angulaire de la « société islamiste » et évacuer, dans le même temps, l’impératif d’une réflexion portant sur les modes de gouvernement ? Abu al Alaa al Mawdudi (1903-1978), un des pères fondateurs de l’islamisme, insiste sur le primat du politique dans son livre (traduit en anglais) The Islamic Law and Constitution : « Il est impossible pour un musulman de réussir dans son intention d’observer un modèle de vie islamique sous l’autorité d’un gouvernement non islamique. » Et son préfacier, Khorshid Ahmad, de préciser : « Un Etat musulman est tout Etat dirigé par des musulmans. L’Etat islamique, par opposition, est celui qui choisit de conduire ses affaires en accord avec les directives révélées de l’islam et accepte […] la suprématie de Sa Loi. » Les maîtres-idéologues de l’islamisme ont cru résoudre l’impératif de penser le politique en recourant au syncrétisme, puisant tantôt dans le Coran, tantôt dans le marxisme, tantôt dans la shari’â, tantôt dans la science politique. Les néologismes, ainsi inventés, ne règlent cependant pas le problème ; ils ne font que l’évacuer. Il en est ainsi du concept brumeux de « shuracratie » mis en avant par le Frère musulman algérien Mahfoudh Nahnah. Comment peut-on, en toute rigueur, faire de la shura — qui dans le Coran signifie conseil — l’équivalent « islamique » du concept « occidental » de démocratie et postuler, dans le même temps, le primat de la souveraineté de Dieu (al hakimiyya li Allah) ? Les deux référents philosophiques se révèlent, par-delà l’artifice conceptuel, ultimement antithétiques : alors que le mode du gouvernement démocratique repose sur l’autonomie du sujet, en l’espèce la souveraineté du citoyen, l’Etat islamiste, lui, se fonde sur un principe précisément antinomique : l’hétéronomie, c’est-à-dire la souveraineté absolue de Dieu sur l’individu comme sur la société. S’il a assurément tort de décréter que la démocratie est kofr, Ali Benhadj a toutefois raison de souligner l’incompatibilité foncière entre la souveraineté du peuple de Jean-Jacques Rousseau et la « hakimiyya » de Sayyid Qotb à laquelle il souscrit. L’aporie en question se loge au cœur d’un autre concept clé de l’islam politique : l’Umma, la communauté des croyants. Comment peut-on concilier le principe unitaire de la communauté de foi, c’est-à-dire le tawhid de la umma, qui est au fondement de l’islamisme, avec la reconnaissance de la sphère du politique comme mode de régulation des conflits de la société. L’aporie est on ne peut plus éclatante : partie du politique, la réflexion de l’islamisme aboutit en fin de parcours à la négation de l’existence même du politique. L’insistance sur la vertu des hommes ne dénoue pas davantage le nœud du problème de la politisation de la religion ; elle l’esquive : d’une réflexion sur les institutions politiques (modes de gouvernement, Parlement, élections, séparation des pouvoirs, accountability, etc.) elle saute à la morale. L’aporie politique est au cœur de l’islamisme : « Quel que soit l’instance humaine mise en place pour réaliser le système politique islamique sous forme d’un Etat, elle ne possédera aucune réelle souveraineté au sens juridique et politique du terme, parce que […] ses pouvoirs sont limités et circonscrits par une loi suprême qu’elle ne peut pas modifier et avec laquelle elle ne saurait interférer », précise encore Mawdudi (The Islamic Law and Constitution, p. 243). A quoi servent alors les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire si la Loi est déjà donnée ? L’islamisme tourne en rond sinon à l’impasse : si l’on fait du politique le moyen de réalisation d’un projet de société, c’est que l’on a implicitement acquiescé l’idée ultime de la sécularisation (une séparation entre la sphère, publique, du politique et celle, privée, du religieux) ; or l’islamisme abhorre par-dessus tout ce principe au fondement de la Modernité et considère que l’islam — donc la religion — est, pour reprendre un des pères fondateurs de l’islamisme, l’instituteur Hassan al Banna (1906-1949), un « ordre englobant qui porte sur tous les aspects de la vie ». L’islam politique est-il pour autant insoluble dans la démocratie ? L’intégration des islamistes turcs dans le jeu démocratique n’infirme pas cette lecture : enchâssés dans un système politique laïc, ces derniers ont fini par abandonner le mot d’ordre de l’Etat islamiste et se poser, non sans se séculariser à reculons, comme un parti politique… comme les autres. Cette voie est minoritaire ; elle doit son émergence à l’existence de deux conditions, au demeurant inexistantes en Algérie : la sécularisation et la (proto)démocratie.

ParMohammed Hachemaoui

source: el watan

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