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Algérie / Kabylie : Hommage à Mohammed Haroun

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

Algérie / Kabylie : Hommage à Mohammed Haroun

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Il a passé plus de onze ans à la prison du parti unique

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Massin Uharun… une légende !

 

Il est natif du 13 avril 1949 à Tifrit, à Akbou, Mohamed, dit Massin Uharun, vaillant militant de la cause amazighe et identitaire qui sacrifia toute sa vie au service de ce combat.

 

Il est l’un parmi les poseurs de bombes de 1976 dans les locaux du journal El Moudjahid qui symbolisait l’Etat répressif incarné par la dictature inique de Boumediène. Fils de martyr de la Révolution, le jeune Mohamed entre à l’université pour des études techniques après le lycée de Dellys. Et c’est justement à cette période que le jeune militant, fondateur de l’Organisation des forces berbères, prit conscience de sa réalité culturelle et s’engage avec convictions dans la lutte, notamment en tant que militant de l’Académie berbère. Le 2 mai 1976, le tribunal militaire de Médéa le condamne, avec ses coéquipiers, à perpétuité dans l’affaire des poseurs de bombes. Il connaîtra les pires sévices dans les sinistres geôles sous le règne de Boumediène et ensuite celui de Chadli, témoignait, Ferhat Mehenni, un de ses proches amis qui l’a revu, en 1986 à Lambèse (Tazoult). Plus de onze ans de prison dans des conditions inhumaines, avec son lot de torture physique et morale que Massin subissait sans pour autant fléchir devant ses bourreaux [1]. Il était convaincu que seul le combat des hommes et des femmes engagés avec engouement peut aboutir. Il est parmi les rares militants à avoir accepté ce sort et se à donner corps et âme à ses convictions. Son geste était tellement symbolique que la jeunesse kabyle voyait en lui un héros que ni la répression, ni la terreur des services du pouvoir ne pouvaient faire plier. 

          

Massin Uharun est ce militant type qui n’avait pas peur d’affronter la police militaire de Boumediène. Il l’a fait et l’histoire des poseurs de bombes restera, à jamais témoin, d’abord de l’engagement de ces hommes pour reconquérir leur droit à l’expression dans leur langue et surtout l’engagement de la Kabylie pour abolir un système dictatorial pour, enfin instaurer une démocratie tant espérée !  Il n’était pas seulement ce militant engagé sur le terrain, mais il était aussi un poète et un chercheur. De nombreux poèmes ont été composés bien avant sa longue période d’emprisonnement, ainsi que des recherches dans la langue et culture amazighes. Il sera  » gracié  » le 5 juillet 1987. Depuis cette date, Massin redoublait d’effort et d’engagement en faveur de son digne combat, celui de l’amazighité. Même s’il a vécu une vie pleine de tourments et de peines, Massin restera ce digne fils de la Kabylie combattante et engagée. Il mourut le 22 mai 1996, sans avoir le temps d’accomplir sa mission, laissant derrière lui une veuve et deux orphelines, mais toute une histoire de bravoure et de dignité. Treize années se sont écoulées depuis sa disparition tragique, des suites d’une longue maladie qu’il a contractée en prison, mais  sans pour autant que son nom soit oublié.

Des hommages lui ont été rendus partout en Kabylie, en souvenir d’un homme brave, honnête et qui s’est engagé avec abnégation et conviction.

 

Par : M. Mouloudj

Source : Dépêche de Kabylie, Édition du Dimanche 24 Mai 2009        N° 2125

Enrichi par : D.Messaoudi

____________________________________ 

 

1. « j’ai eu affaire à plus fort que vous et j’ai toujours fini par leur casser les reins. Mon erreur a été de vous éparpiller parmi les relégués, ce qui a facilité votre enquête. J’espère que vous avez fini par comprendre que j’ai les moyens de briser les fortes têtes, et j’ai le feu vert, surtout en ce qui vous concerne, toi et tes camarades. Regardez HAROUN Mohamed ; son état devrait vous donner à réfléchir ! Sachez que je peux vous faire disparaître à n’importe quel moment, et personne ne pourra témoigner pour vous, comme vous essayez de le faire pour les autres. Les accidents et les suicides, ça arrive dans toutes les prisons du monde ! » In Révélations d’un ancien détenu d’opinion : Lambèse : l’Acaltraz médiéval, par Arezki Aït Larbi.

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L’après constitutionnalisation de tamazight

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

L’après constitutionnalisation de tamazight

Par : Djaafar Messaoudi

 

Tout d’abord, afin de juger à sa juste valeur la mesure prise par le Chef de l’État lors de son discours du 12 mars 2002 et démesurément amplifiée par ses relais (médias lourds et certains politicards) dans le but d’apaiser les esprits et rendre possible la tenue de la mascarade électorale du 30 mai en Kabylie, nous  avons le devoir de préciser que la constitutionnalisation de tamazight langue nationale ne constitue en réalité qu’une infime avancée de la cause pour laquelle nous avons tant lutté et tant souffert ; le plus important pour tamazight a été intentionnellement  éludé. C’est-à-dire, si l’État avait eu la volonté de prendre sérieusement en charge la langue amazighe, il aurait fait suivre la mesure suscitée par d’autres encore plus urgentes et plus utiles pour notre langue, à savoir :

 

1 – L’officialisation de la notation consacrée par l’usage :

 

L’histoire de la notation à base latine remonte à plus de 150 ans. Depuis les premières années de l’invasion française de l’Afrique du Nord, des sociologues el des linguistes venus d’Europe et travaillant sous les ordres des autorités militaires sillonnaient les territoires berbérophones dans le but de connaître la société et la langue amazighes pour mieux maîtriser les Berbères qui leur montrèrent une farouche résistance. Comme résultat des missions effectuées par ces européen-là, beaucoup d’ouvrages  (livres contenant des textes en berbère, manuels de grammaire, dictionnaires bilingues) transcrits en alphabet latin modifié, virent le jour.

 

Après l’indépendance, des intellectuels kabyles – tous francophone – prirent la relève et se lancèrent dans l’écriture en leur dialecte en utilisant bien sûr les caractères latins. Ainsi, largement diffusés par les écrits des linguistes et des écrivains, lesdits caractères ont aujourd’hui fini par envahir même l’environnement (voir en Kabylie panneaux routiers, enseignes de boutiques, graffitis, emballage de certains produits de consommation, etc.), pour cette raison, et de surplus en raison de l’absence de toute autre notation concurrente sur le terrain, la notation à base latine s’impose par elle-même. Il va de soi que le choix de toute autre notation signifiera la mise à mort de tamazight.

 

Ceci dit, il est par conséquent très urgent que l’État, par la force de la loi, tranche en faveur de la notation susmentionnée. Par pareille décision, il coupera court à toute spéculation qui viserait à empêcher tamazight d’acquérir le statut de la langue officiellement écrite1.

 

2 – L’officialisation de la langue amazighe :

 

En l’absence, depuis la nuit des temps, d’un vrai État amazigh qui aurait pu empêcher le processus de dialectisation de se déclencher, ou du moins de se développer à une cadence infernale, tamazight s’est éparpillée en plusieurs parlers locaux. Et bien que ces parlers ne soient pas aujourd’hui tout à fait distincts, il en demeure quand même des barrières assez importantes qui rendent difficile l’intercompréhension lorsqu’on se déplace d’une région à l’autre de la berbérie.

 

Certains pensent qu’il est possible d’unifier les dialectes qui regroupent lesdits parlers en les développant ensemble et en même temps. Il suffit uniquement de se baser sur les affinités et renforcer la procédure par l’introduction des mêmes néologismes dans les dialectes concernés pour que ceux-ci se convergent et s’unifient de nouveau en fin de parcours.

 

En réalité, ce ne sont là que des illusions : les dialectes en question peuvent certes s’unifier sur le plan lexical et encore relativement, et après un laps de temps qui peut s’étendre sur des siècles, mais qu’en serait-il de la grammaire et de la prononciation qui sont aussi des facteurs décisifs dans l’intercompréhension ? Les adeptes de la méthode précitée ne les ont pas pris en compte, ce qui rend donc illusoire l’objectif visé à travers leur procédure.

 

A mon avis, la solution la plus pratique et la plus immédiate ce serait plutôt le choix d’un seul dialecte puis sa généralisation par l’enseignement, Mais afin que ce choix ne soit pas entaché de subjectivité, il doit reposer sur des critères établis à partir d’une étude sociolinguistique de tamazight.

 

L’étude que nous avons effectuée dans ce but-ci nous a permis de ressortir 5 critères, à savoir : (a) l’existence d’une tradition d’écriture au sein des locuteurs des dialectes cibles : (b) l’existence d’une littérature écrite ; (c) la disposition des communautés concernées de médias, en particulier la télévision et la radio,  (d) l’étendue géographique et la notoriété des dialectes présentés au choix et (c) la part du sacrifice de chaque communauté pour tamazight.

 

A travers cette étude, nous avons constaté que le seul dialecte qui répond aux critères suscités est bel el bien le kabyle. Les Kabyles sont en effet les premiers parmi tous les Berbères à avoir entrepris l’écriture en leur dialecte. En fait, depuis la deuxième période des années 40, les érudits kabyles, dont Boulifa et Mouloud Mammeri, écrivaient en leur  dialecte, transcrit en caractères latins, tout ce qu’ils rassemblaient en matière de poésie et contes populaires kabyles. Ensuite, une nouvelle génération d’écrivains et de chercheurs, dont Salem   Chaker, Kamal Nait Zerrad et Amar Mezdad, apparut pour continuer l’oeuvre entamée par les pionniers susnommés. Résultats, beaucoup d’ouvrages (recueils de poésie, nouvelles, romans, dictionnaires, etc.), écrits en  kabyle, transcrits en caractères latins modifiés, furent édités. On peut dire donc qu’aujourd’hui le kabyle dispose d’une tradition d’écriture et d’une littérature écrite assez importantes, ce qui le rend comme le dialecte le plus apte à devenir la langue commune des Berbères en Algérie.

 

A cela s’ajoute le fait que le kabyle est le premier et le seul parmi les dialectes berbères à avoir eu accès au domaine de l’audiovisuel. En plus de la radio chaîne II héritée du colonialisme, ledit dialecte dispose actuellement d’une autre station radio et d’une chaîne de télévision émettant depuis la France (BRTV). Le kabyle est jusqu’à nos jours le seul utilisé au cinéma (films : Adrar n Baya, Tawrirt yettwattun, Macahu). Sans oublier qu’il est également aujourd’hui l’unique dialecte utilisé dans la presse écrite / électronique (titres : Izuran, ABC-Amazigh, imyura.net, ayamun.fr, etc).

 

 En outre, contrairement aux autres dialectes confinés dans leurs régions en raison du conservatisme sclérosant qui empêche la plupart des locuteurs d’avoir des contacts avec les étrangers (voir les Mozabites) et du sentiment de dévalorisation qui accompagne d’autres locuteurs (voir les Chaouis et les Chenouis) les obligeant d’adopter d’autres langues que la leur toutes les fois qu’ils se déplacent hors de leur environnement immédiat, le kabyle s’est déployé pour atteindre même l’Europe et le Canada2 où une forte communauté kabylophone vit pleinement son identité amazighe i.e.; par la pratique de la langue maternelle, l’attachement aux coutumes ancestrales et la lutte, avec toutes ses formes pacifiques, en faveur de tamazight.

 

Le dialecte kabyle est aussi la langue de  l’intelligentsia berbère (M.Mammeri, M.Feraoun, T.Djaoul, S-Chaker.A.Abdenour, etc.), des politiciens de renom (H.Ait Ahmed, S.Sadi, M. Aït Larbi, A.Y-Abdenour, M. Issaad, etc.) et des artistes célèbres (Ait Menguellet, Matoub, Idir, Takfarinas, Ferhat, etc.)3 qui ont tous contribué à la diffusion et à la notoriété dudit dialecte aussi bien en Algérie qu’à l’étranger.

 

Finalement, la Kabylie est la seule région berbérophone qui a tant lutté et tant souffert pour la cause berbère. Qui de nos jours ignore la signification du Printemps berbère, un 30 avril 1980 où des étudiants kabyles, ayant soulevé le problème identitaire, furent attaqués à l’enceinte même de l’université de Tizi-Ouzou par une horde de bâtards à la solde d’un régime extrêmement opposé à tamazight ? Et aujourd’hui, alors que les Kabyles offrent jusqu’à leurs vies pour que vive tamazight, les habitants des autres régions berbérophones continuent de s’enliser dans leur propre mutisme comme si cette langue leur est totalement étrangère. Il va de soi donc que c’est le dialecte des Kabyles qui mérite d’être promu au rang de la langue commune.

 

L’État algérien est par conséquent appelé à appliquer immédiatement celle mesure ; et la meilleure façon pour que sa décision ait un écho dans toute l’Algérie c’est d’émettre un décret présidentiel ou ministériel donnant officiellement le statut de la langue nationale et officielle (à côté de l’arabe) au dialecte kabyle.

 

3 – La création d’une académie de langue amazighe en Algérie :

 

Une telle institution aura pour mission de veiller sur l’épanouissement, le développement et la vulgarisation de tamazight. Elle émettra des recommandations concernant la langue (diffusion de normes de bon usage), elle enrichira la langue par la récupération des unités lexicales tombées en désuétude ou en voie de disparition et par l’introduction des, néologismes, elle s’occupera du contrôle des publications afin, au moins, de réduire les écarts par rapport a la norme de la langue standard, elle encouragera la production littéraire scientifique / linguistique en organisant régulièrement des colloques et des concours de meilleures œuvres, etc.

 

Pour que son travail soit efficace, ladite institution doit réunir de véritables spécialistes en langue et culture amazighes. Quant à l’État, si vraiment il a de bonnes intentions envers tamazight, il doit mettre à la disposition desdits spécialistes tout ce dont ils auront besoin pour l’accomplissement des lâches qui leur sont confiées.

 

4 – Le déverrouillage du champ médiatique  :

 

La télévision et la radio, à côté de l’école, jouent un rôle extrêmement important dans la vulgarisation et le développement de la langue. Pour cette raison, la première action à entreprendre dans ce domaine, si l’État entend effectivement à mettre tamazight à pied d’égalité avec l’arabe, est le renforcement du paysage médiatique algérien par une chaîne de télévision publique en langue amazighe, laquelle chaîne doit être dotée, comme l’ENTV, de tous les moyens : humains, structurels et financiers.

 

En plus, l’État doit ouvrir ce secteur sensible aux hommes d’affaires afin qu’ils créent, à l’instar de la BRTV installée en France, leurs propres chaînes de télévision en tamazight.

 

Concernant la radio, l’État a le devoir avant tout d’améliorer les infrastructures de la chaîne II qui, actuellement, n’est même pas captée convenablement en Kabylie4. En outre, les autorités doivent la doter en personnels qualifiés et en moyens financiers afin de pouvoir réaliser des émissions à la hauteur de son public, Ensuite, comme pour la télévision, l’État doit réfléchir à ouvrir les voies aux privés pour qu’ils puissent investir dans la création de chaînes, à l’étendue nationale nu régionale, en langue berbère.

 

5 – L’encouragement des activités culturelles amazighes :

 

Il existe en Algérie, dans les domaines du théâtre et du cinéma, des acteurs et des réalisateurs berbérophones de haut niveau5. Ce qui manque ce sont plutôt des locaux où l’on peut s’exercer et exercer son métier. Pour cela, l’État est appelé à construire – ou à laisser le privé construire – des théâtres et des studios pour le besoin de la réalisation et / ou du doublage de films en langue amazighe. En plus, l’État doit lever toute contrainte susceptible de gêner un producteur de films amazighs6. En fait, l’importance des facilités que les autorités compétentes doivent offrir à un producteur réside dans le fait qu’elles incitent les autres producteurs à s’impliquer dans l’expérience, certes très récente mais très prometteuse, de ta production de films en langue berbère.

 

6 – L’introduction de tamazight dans l’environnement :

 

Si la Kabylie a déjà avancé d’un grand pas dans ce domaine, il reste d’autres régions, de surcroît amazighophones, qui n’ont jamais connu une telle expérience. Pour cela, et afin de concrétiser le caractère national de tamazight, l’État doit lancer une campagne de berbérisation de l’environnement (noms de villes et villages, de rues, d’institutions, de boutiques, de cours d’eau, etc.) à l’échelle nationale. Et pour que cette opération se réalise sur le terrain, elle doit être renforcée par une loi, comme celle obligeant tout commerçant d’écrire en arabe le nom de son activité sur l’enseigne de sa boutique.

___________________________

 

Notes :

 

1. Un groupe de pseudo-linguistes islaino-baathistes qui n’ont jamais rien apporté à tamazight a récemment monté sur scène appelant à l’adoption des caractères arabes.

   2. A titre d’exemple, le Club Amazigh Averroès de Montréal a adressé une lettre au Ministre français de l’éducation, M Jack Lang, dans laquelle il soutient l’enseignement de tamazight en France où cette langue existe déjà comme épreuve facultative au baccalauréat,

3. La chanson de « A-yemma ber ur ttru », de Farid Ali, a été chantée même par des Chinois lors d’une semaine culturelle chinoise à Alger dans les années 80.

    4. L’État algérien a investi des sommes colossales d’argent dans la création des trois (la quatrième étant en voie de réalisation) chaînes de télévision utilisant l’arabe et le français, comme il a renouvelé l’infrastructure des radios chaîne I et chaîne III, mais il continue de tourner son « derrière » a tout ce qui peut développer tamazight.

5. Rappelons que la gloire de la plupart des films et pièces théâtrales de l’Algérie post-indépendante a été faite par des acteurs kabyles (Rouiched, M. et S. Hilmi, H. El Hassani, S-A. Agoumi, Ch Nordine, A. Kadri dit Qriquech, etc.).

6. Qui ne se rappelle des entraves qu’a connues le film « tawrirt yettwattun » de Bouguermouh, juste avant et pendant sa réalisation ?

 

 

 

 

 

 

 

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رد على رسالة من الدكتور عثمان سعدي إلى لويزة حنون

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

رد على رسالة من الدكتور عثمان سعدي إلى لويزة حنون

(بشأن اللغة الأمازيغية و لهجاتها)

بقلم: جعفر مسعودي

 


لقد نشرت صحيفة الشروق اليومي في عددها اﻠ 1029 المؤرخ بالأحد 21 مارس 2004 رسالة من الدكتور عثمان سعدي، رئيس الجمعية الجزائرية للدفاع عن اللغة العربية، تضمنت ردا على بعض التصريحات من السيدة لويزة حنون حول المسألة الأمازيغية.

و بما أن الرسالة تضمنت مغالطات كثيرة بشأن الأمازيغ و الأمازيغية، قمنا فورا – نحن المعتزون بلغتنا و ثقافتنا –  بإرسال رد عليها إلى الجريدة المذكورة أعلاه عملا بمبدأ حق الرد. لكن، نظرا للحقد الذي تتميز به هذه الصحيفة تجاه الأمازيغ عامة و القبائل خاصة، أبت إلا أن ترمي رسالتنا إلى سلة المهملات. لهذا، ها نحن مراسلوكم عسى أن نجد في جريدتكم حيزا لنشر كل الحقيقة حول المسألة التي عالجها دكتورنا في رسالته.  

 

 

 

كعادته، لقد حاول السيد عثمان سعدي أن يقنع الجزائريين بأن الأمازيغية ما هي إلا لهجة من اللهجات العربية القديمة و أن عروبة الجزائر ليست وليدة فترة مجيء الإسلام إلى هذه البلاد و إنما هي متجذرة في تاريخ حتى ما قبل ظهور الإسلام على الجزيرة العربية.[1] ولقد استند في قوله هذا إلى مجموعة من أدلة ضعيفة ضعف صاحبها(الذي اعتبر نفسه من المتخصصين) في مجال علم اللغة. ونذكر منها التشابه الملحوظ بين العربية و الأمازيغية على بعض المستويات كمخارج الأصوات، جذور الكلمات، أسماء القبائل و الأماكن، الخ.

 

 

ففيما يخص الدليل الأول، يمكننا القول بأن وجود بعض الأصوات ﻛ / ض، ظ، ط، ق/ في الأمازيغية كما في العربية لا يعتبر برهانا قاطعا بأن الأولى منحدرة من الثانية. ففي الواقع، هذه الأصوات توجد أيضا في لغات أخرى مثل الهندية و السويدية و الاسكيمو.  فهذه اللغات بعيدة كل البعد جغرافيا و تيبولوجيا عن العربية[2]، فكيف يفسر احتوائها لتلك الأصوات ؟

 

هذا من جهة. من جهة أخرى، يعتبر الاستدلال في ربط الأمازيغية مباشرة بالعربية باشتراكهما في مجموعة من الكلمات نقطة ضعف أخرى. فهنا أيضا هناك مفردات كثيرة تتقاسمها عدة لغات لا صلة لها بالأخرى أحيانا. نحن لا نتكلم هنا عن الكلمات المستعارة و إنما عن تلك التي لا يمكن إلا أن تكون أصلية[3].  فعلى سبيل المثال، المفردات العربية التالية (غراب، أرض) موجودة بأشكال مختلفة في العبرية و الأمازيغية و الإنجليزية و الألمانية. لاحظوا :

- عربية

غراب

جذر الكلمة  E

غ ر ب

 

- عربية

أرض

جدر الكلمة  E

أ ر ض

 

أما فيما يخص أسماء العلم و الأماكن العربية و الأمازيغية، فتشابهها لا يعني بتاتا بأن الأمازيغ قد كانوا في السابق عربا أو قطنوا في قطر من الأقطار العربية كاليمن قبل مجيئهم إلى شمال إفريقيا. ذلك لأننا إذا ألقينا نظرة في خريطة العالم و تفحصنا في أسماء الأشخاص من مختلف العرقيات، فسوف نكتشف أسماء بأشكال أمازيغية. على سبيل المثال، فاسم علم « Ortega  » المتداول عند سكان أمريكا اللاتينية لا يختلف عن الاسم الأمازيغي القديم « Urtega  » أو « Wertiga  » الذي ذكره ابن خلدون في كتابه المشهور « العبر »[4] . و في أوطان عديدة كروسيا و صومال و ألبانيا و رومانيا و الولايات المتحدة هناك مدن بأسماء ذات مرفولوجيا أو نغمة أمازيغية مثل – بالترتيب – « Ogadan « ، « Aksoum « ، « Tirana « ، « Timisouara « ، « Tallahassee« . أ هذا يدفعنا إلى الاستنتاج بأن الأمازيغ أتوا من إحدى هذه البلدان ؟

 

 

و في موضع أخر، عاتب دكتورنا الأكاديمية البربرية التي سماها تحقيريا بالمخبر على قيامها بإدخال مفردات مستحدثة (néologismes ) في القبائلية متجاهلا بأن هذا العمل ليس ميزة خاصة بالأكاديمية السابق ذكرها و إنما يشمل جميع أكاديميات العالم، إذ أن من إحدى المهمات لمثل هذه المؤسسات إثراء اللغة بكلمات جديدة تستعار من اللهجات المحلية[5] أو من اللغات الأجنبية. ثم إن في العالم العربي مجمع يقوم بنفس المهمة لصالح اللغة العربية، فلماذا لم ينتقدها « عالمنا » الشاوي ؟

 

و دائما في سياق الشتم و التضليل، حاول مبصرنا إعطاء صورة قاتمة على القبائل من الناحية الدينية. فحسبه، كل ما يقوم به القبائلي من أجل إنقاذ لغته و ثقافته من الزوال إنما غايته في الواقع هي نسف الوحدة الدينية للجزائريين. إن مثل هذا التصور الذي أقحمه أمثال عثمان سعدي في عقول الكثير من الجزائريين لمتناقض تماما مع الواقع و لهو أخطر للوحدة التي يزعمون أنهم يدافعون عليها. فمن يزور القرى و المدن القبائلية سيجد فيها كسائر المناطق الجزائرية الأخرى مساجدا للصلاة و لحفظ القرآن[6]. أما عن الحالات الخاصة حيث نجد بعض المتطرفين القبائل يرتدون علانية عن الإسلام و يحقدون العرب و العربية، فجوابنا أن تطرفهم جاء كرد فعل لوقوف عناصر متطرفة من التياري العروبي و الاسلاموي موقف المعارضين للقضية الأمازيغية. فلو كان هؤلاء « المتشبعون » بالإسلام يعلمون حقا ما في القرآن في شأني التعامل مع الناس و حماية اللغات و الأجناس لاستوقفتاهم هاتان الآيتان الكريمتان: ( … و لو كنت فظا غليظ القلب لانفضوا من حولك …)[7]  و (… و من آياته خلق السماوات و الأرض و اختلاف ألسنتكم و ألوانكم…)[8]. فالآية الأولى تدعو المسلم إلى أن يكون محترما للغير حتى يتسنى له كسب محبته و وفائه. أما الثانية، فهي تنصح المسلم ضمنيا بأن يحافظ على اختلاف الأجناس و اللغات، لأن هذا الاختلاف آية من آيات الخالق. لهذا السبب، إذا ساهم المسلم بأي أسلوب في إبادة أي جنس بشري أو في إزالة أية لغة من الوجود، فهو بذلك قد ساهم في تجريد الآية المذكورة من معناها، أي أن تلك الآية تصبح غير منطبقة مع الواقع، مما يزيل من القرآن تلك الميزة الربانية المتمثلة في صلاحيته في كل زمان و مكان.

 

و في مكان آخر من رسالته، كتب الدكتور الفاضل بأن « التراث الأمازيغي كله شاوي سواء أكان سياسيا أو ثقافيا ». و لقد استدل على ذلك بقوله أن كل الشخصيات السياسية و الثقافية كالملك ماسينيسا و الفيلسوف أبوليوس و الأب دونا، الخ، هم من الشاوية. هنا يتبادر إلى أذهاننا السؤال التالي: كيف عرف دكتورنا بأن كل هؤلاء شاويون؟ أ يجهل بأن في ذلك الزمان خريطة العالم الأمازيغي مختلفة تماما عما عليها اليوم؟ إذ أن في تلك الفترة هناك امتداد جغرافي شمل الكثير من المناطق التي نراها اليوم منعزلة، مما سمح لأهالي تلك الرقعة بالاحتكاك و تكوين ثقافة واحدة. فهذا ابن خلدون الذي عاش في العهد الإسلامي- و هي أقرب فترة إلينا- كتب في كتابه « العبر » بأن « بلاد[9] بجاية و قسنطينة كانت من قبل موطنا لقبائل الزواوة و كتامة و عجيسة و هوارة »[10]. و حتى التشابه الكبير الذي لازال قائما إلى يومنا بين اللهجتين القبائلية و الشاوية يشهد على الوحدة الثقافية التي جمعت حينذاك بين القبائل و الشاوية.

 

ختاما، أرجو أن يكون هذا الرد مقنعا للسيد عثمان سعدي و أمثاله، فيغيروا من أفكارهم تجاه القبائل و أن يساهموا في إحياء اللغة الأمازيغية (دون التخلي عن العربية) و نشرها حتى يتصالح الشعب الجزائري و يجنب له المزيد من الشقاق.

 


 


 




[1] حول هذا الموضوع، ارجع إلى « عروبة الجزائر عبر التاريخ » لعثمان سعدي.

[2] تعتبر العبرية أقرب لغة إلى العربية من الأمازيغية من حيث المفردات و النحو و النظام الصوتي، فلماذا لم تصنف من بين اللهجات العربية ؟

[3] فالمفردات التي لها علاقة بالجسم مثلا لا تستعار كونها لا تدخل إلى اللغة بدخول الغزاة أو التأثر بثقافة الغير.

[4] « ورتيقا » قبيلة صنهاجية عاشت في عهد المرابطين.

[5] كلمة « أزول » مأخوذة من اللهجة الأمازيغية  » تماشق » بالجنوب و تعني « السلام ».

[6] معظم مساجد بلاد القبائل بنيت بأموال المتبرعين من أهاليها، مما يشهد على مدى تشبث القبائل بالإسلام.

[7] سورة آل عمران، الآية 159

[8] سورة الروم، الآية 22

[9] استعمال صيغة المفرد في كلمة « بلاد » لجمع بجاية و قسنطينة دليل على الوحدة الترابية لهذه المنطقتين

[10] ترجمة من, Paris 1986    Peuples et Nations du Monde, Extraits des « Ibar »,p480 , A.Cheddadi

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عهد الانتهازية و الانبطاحية و الدعارة السياسية

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

عهد الانتهازية و الانبطاحية و الدعارة السياسية

بقلم: جعفر مسعودي

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بعد أكتوبر 88، ظنننا بأن زمن عبادة الحزب الأوحد القهار و ما ينجر عنه من الممارسات البالية قد ولى إلى الأبد. لقد فتح باب الشرعية للمعارضة الأولى في جزائر الاستقلال و التي تمثلت في حزب الأفافاس، ثم تلاه ظهور أحزاب جديدة و جمعيات كثيرة، و بعد كل هذا قبلت اليتيمة التعددية الفكرية في برامجها، فبرز من السياسيين و الإعلاميين محللون و منتقدون للنظام لا ترهبهم النظرات الحادة لرجال المخابرات و لا ترعبهم ردود الأفعال المحتملة للقضاة الذين يأتمرون بأوامر الجنرالات. كنا يومئذ نرى الجزائر تسير بخطى بطيئة و لكن ثابتة نحو جمهورية ديمقراطية حيث سيكون القانون سيدا في معاملة كل المواطنين و الكفاءة معيارا في ترقية الفرد و الجماعة اجتماعيا و مهنيا و سياسيا. و لكن للأسف الشديد، سرعان ما تحول المسار تدريجيا إلى مسلك ضيق و محفوف بالمخاطر فزيد من بطء السير إلى حد اليأس و بدأت كل تلك الآمال تتبخر شيئا فشيئا تحت حرارة نيران الإرهاب و الإرهاب المضاد.

 

لقد نتج من تعفن الأوضاع و انسداد الأفاق في الأعوام الأخيرة أن أرغم الكثير من الجزائريين على تبني سلوكات منحطة من أجل الحصول على الامتيازات أو الترقية أو حتى على لقمة عيش من عرق الجبين.

 

ففي العهدات الثلاثة للرئيس الحالي، ظهرت جمعيات و لجان و حتى نقابات طفيلية كثيرة، انتهزت فرصة بحث النظام عن شرعية شعبية وهمية لإرساء نفسه في الحكم، لمساندة « المجاهد » بوتفليقة و برنامجه الذي فيه خلاص الجزائر. من هذه الجمعيات من خلقت ظرفيا في الحملات الانتخابية  لجلب الناخبين (مثل التنسيقية الوطنية للجمعيات المساندة لبرنامج رئيس الجمهورية)1 و منها من وجدت منذ القدم (مثل الاتحاد العام لعمال الجزائريين) ولكن لا تبرز إلا ظرفيا أيضا للهتاف باسم « الرايس » و الترويج لانجازاته لتلميع صورته. طبعا، رغم الاختلاف في التسمية، فإن كل هذه الجمعيات تشترك في هدفين اثنين : ربح « شوية مزية » لاستغلالها في وقت مناسب لأغراض شخصية أو حزبية، و ربح « شوية همهم » لاقتناء بعض الحاجيات صعبة المنال بالراتب العادي أو في رتبة ما.

 

في نفس العهدات، خرجت أيضا شخصيات من عالم الثقافة و الفن و السياسة و الرياضة إلى الساحة الوطنية و الدولية و لكن لا لشيء إلا من أجل الانبطاح أمام سحر و أناقة و عظمة و فصاحة و حكمة الرئيس الذي لم و لن يولد أبدا مثله على أرض الجزائر. فبعد قبول الكاتب العسكري مولسهول تولي رئاسة المركز الثقافي الجزائري بفرنسا معلنا بذلك ولائه للنظام ، لأن من يدور في فلك هذا الأخير لا يمكن أن يكون معارضا له، حذا حذوه المختص في اللغة الأمازيغية، الدكتور حدادو، الذي لم يتردد أثناء الرئاسيات الأخيرة في نشر مقال عبر الإنترنت و الصحافة الوطنية اعتبر فيه بوتفليقة من أكبر منفتحي على الثقافة و اللغة الأمازيغيتين مقارنة بالرؤساء السابقين!  ثم أتى المطرب بعزيز الذي كان معروفا بأغانيه التهكمية على النظام لينظم حفلات، أثناء الحملة الانتخابية لرئاسيات السابقة، يمدح2 فيها جزائر عهد بوتفليقة. بعد هؤلاء، صعد إلى خشبة الدعارة السياسية الشواذ سياسيا من أمثال بن يونس3 الذي أراد التضحية بعزة و شرف بلاد القبائل كلها إرضاء لغريزة سيده الذي يلهث وراء الشعبوية و طمعا مما سيجنيه من رقصاته عاريا أمامه. بل حتى نجوم الرياضة، من أمثال ماجر، لم يستطيعوا مقاومة سحر الكهل الذي فرضته الجنرالات فرضا على الشعب الجزائري، فقبلوا أن تحترق نجوميتهم ليضيئوا بنورها واجهة النظام الفاسد: بوتفليقة.

 

ختاما، و حتى لا تترسخ ثقافة الانتهازية و الانبطاحية و الدعارة السياسية في الأجيال القادمة فتنهار قوى المجتمع و تقوى جبروت السلطة، على كل مثقف نزيه ألا يتردد في التنديد بها و بإدانة ممارسيها و مستغليها، رغم كل المخاطر4 التي سيمكن أن تنجر من ردود أفعال هؤلاء الذين تحميهم عدالة نصبتها قوى الشر لخدمة مصالح الأشرار عاثوا في البلاد شتى أنواع الفساد.

_____________________________  

 

  1. و من بين الجمعيات التي تضمنتها، نجد جمعيات أرباب العمل التي كانت تهدف في الحقيقة إلى دغدغة الرئيس من أجل الحصول من الحكومة على بعض التسهيلات في شتى مجالات أعمالها. إلى جانب هذه الجمعيات، نجد أيضا المنظمة الوطنية لخريجي مدارس أشبال الثورة، المنظمة الوطنية لأبناء الشهداء، اللجنة الوطنية للجمعيات غير الحزبية لإنجاح الانتخابات، إلى غير ذلك من الطفيليين.
  2. و كذلك فعل كل من الشاب مامي و الشاب خالد و الشابة زهوانية و بعض مطربين آخرين لا يعرف الجمهور حتى أسمائهم.  
  3. شقيقه قد حول الجريدة  التي يديرها، إلى منبر لمساندة بوتفليقة و الترويج لمشاريعه الوهمية التي ستستفيد منها بلاد القبائل إن قبلت الرضوخ و تنازلت عن مواقفها المتشددة تجاه السلطة. و لقد خطى على خطواته قبائلي أخر، و هو مدير المركز الثقافي ملود معمري بتيزي وزو، الذي هيأ مجيء بوتفليقة إلى هذه المدينة و يهيأ عودته إليها في الأيام القادمة من أجل ما سمي بطي صفحة النزاع بين المنطقة و السلطة إلى الأبد.
  4. هؤلاء لن يترددوا على استغلال القضاء، المنحاز كعادته إلى السلطة و حلفائها، من أجل معاقبة كل من تسول له نفسه انتقادهم.           

 

 

         

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Tawaγit Sγur : D.Messaoudi

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

Tawaγit

Sγur : D.Messaoudi

 

Ssawnen iberdan γer wumsixen i d-aγ-iḥekmen ; tiwwura derrεent, leṣwar zzin, d yiεessasen sufella s yibeckiḍen ittuheggan ad nγen yal win ara d-iqerben.

 

Win ğğan yuli, ḥesb-it nnsen, neγ ẓran mi iwweḍ zemren ad t-keblen, akken ad ssimsen akabar seg d-ikka. “A twalam ay-atma? Wa n FFS. Yax gar-aneγ amkan nga-yas, acu yexdem? Walu !”

 

Aṭas n medden ur ttwalin akin i wanzaren-nsen; ttamnen inawen n yeḥkimen-nsen, dγa γeṭṭlen uẓwiren d wuṣwiben, sebdaden iεluḍen d wuzligen.

 

Yuγal walluy γer uxxam uḍebber inğer kan i widen d-ilulen di “twacult tatawṛit”, and’akken tuγ aẓar twaγit, tegma u tecbek tamurt meṛṛa.

 

Ay tebγuḍ tiliḍ-t: d ameqqran-uεdis, d aγezfan-ufus, d bu-tqulhatin, d bu-tucmitin, d war-iseγ, d war-allaγ, d axeddaε neγ d aqettal, ma γur-k takarḍa-nsen, u tettedduḍ teqqareḍ “taḥya”, adrar ad ak-yuγal d luḍa, uguren sdat-k ad frurin, isaffen ad qqaren, akken ad tawḍeḍ s tγawla γer rreḥba n yemcumen.

 

Akka ihi, skud tettεemmir rreḥba n yemcumen, skud ittmettat usirem deg ul n yifeḥliyen. Tamurt tzedder, iqreb-d nnger. A-tawaγit-iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiw !  

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قصة آدم و حواء حسب القرآن

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

قصة آدم و حواء حسب القرآن

بقلم: جعفر مسعودي

 

عندما انتهى الله من خلق السماوات و الأرض، حشد جميع من كان معه في السماء من الملائكة و الجن فنبأهم عن نيته في إسكان الأرض بالبشر، قائلا لهم׃ » إني جاعل في الأرض خليفة. » فتعجب الملائكة لمثل ذلك الخبر فقالوا له׃ » أتجعل فيها من يفسد فيها و يسفك الدماء و نحن نسبح بحمدك و نقدس لك! » فرد عليهم الله بقوله׃« إني أعلم ما لا تعلمون. »

 

و لما وصل موعد خلق تلك الخليفة، حشد الله كل الملائكة و قال لهم׃ « إني خالق بشرا من صلصال من ﺣﻣﺈ مسنون. فإذا سويته و نفخت فيه من روحي فقعوا له ساجدين ».هكذا أحضر الله شيئا من الطين الأملس الرطب من كوكب الأرض – الذي كان قد أسكن أيام ذاك بوحوش عملاقة – فجعله على هيئة بشر. ثم اقتطع شيئا من ضلع هذا البشر فكون منه زوجا له. بعد هذا، نفخ الله فيهما من روحه فإذا هما حيان يتحركان. حينئذ، سجد جميع الملائكة إلا إبليس. فسأله ربه قائلا׃ « يا إبليس ما لك ألا تكون مع الساجدين ؟ » فردّ عليه إبليس بقوله׃« أنا خير منه، خلقتني من نار و خلقته من طين ».

 

هكذا، بسبب تكبره و عصيانه لأمر خالقه، عزم الله على طرده من السماء.  » فاهبط منها فما يكون لك أن تتكبر فيها، فاخرج انك من الصاغرين و إن عليك اللعنة إلى يوم الدين ! » دمدم الله عليه. لكن إبليس، بدل الرحيل فورا، طلب من خالقه أن يمهله إلى يوم القيامة. « أنظرني إلى يوم يبعثون » قال له ظنا بأن الله لا يعلم ما يسر. فلبى الله طلبه ممتحنا إياه ׃« انك من المنظرين إلى يوم الوقت المعلوم ». حينئذ، عارفا بأن الله لا يخلف وعده، راح إبليس يكشف عن نيته ׃ » ربﱢ بما أغويتني لأزينن لهم في الأرض و لأغوينهم أجمعين إلا عبادك منهم المخلصين. » فقال له الله ׃ » هذا صراط علي مستقيم. إن عبادي ليس لك عليهم سلطان إلا من اتبعك من الغاوين و إن جهنم لموعدهم أجمعين. »

 

ثم التفت الله إلى آدم فقال له׃ » و يا آدم اسكن أنت و زوجك الجنة فكلا من حيث شئتما و لا تقربا هذه الشجرة فتكونا من الظالمين ». هكذا دخل آدم و زوجه الجنة و سكنا فيها في انتظار موعد ارسالهما إلى الأرض. و كان إبليس، الذي كان قد وعده الله بالحياة إلى يوم البعث، قد سبقهما إليها ليأمرهما بعصيان خالقهما.

 

ثم ذات يوم، أراد الله أن يعلم آدم ما لم يكن في علم الملائكة ليثبت لهم سعة علمه. و بعد أن تم ذلك، عرض الله على الملائكة ما كان قد تعلم آدم تسميته و قال لهم׃ » أنبئوني بأسماء هؤلاء إن كنتم صادقين. » فقالوا׃ » سبحانك لا علم لنا إلا ما علمتنا، انك أنت العليم الحكيم ». لذلك أمر الله آدم أن يسميهم لهم. و لما فعل، نظر الله إلى الملائكة و خاطبهم׃ » ألم أقل لكم إني أعلم غيب السماوات و الأرض و أعلم ما تبدون و ما كنتم تكتمون؟ »

 

 

كان آدم و زوجه يعيشان حياة سعيدة في الجنة، إذ كانا لا يعرفان لا المرض و لا الملل و لا الجوع و لا العري.  لكن ذات مرة، بينما كانا قرب الشجرة المحرمة، وسوس لهما الشيطان׃ » ما نهاكما ربكما عن هذه الشجرة إلا أن تكونا ملكين أو تكونا من الخالدين.(قسما بالله) إني لكما لمن الناصحين ». فمد آدم و حواء يديهما و قطفا ثمرة تلك الشجرة. و لما ذاقاها ظهرت لهما سوءتهما فأخذا يغطيانها بورق الجنة. في تلك اللحظة، نادهما ربهما׃ » ألم أنهكما عن تلكما الشجرة و أقل لكما إن الشيطان لكما عدو مبين؟ فأجاباه׃ » ربنا ظلمنا أنفسنا و إن لم تغفر لنا و ترحمنا لنكونن من الخاسرين ». هكذا، نتيجة اعترافهما بذنبهما، غفر الله عصيانهما إياه، إذ لم يرمهما في جهنم التي أعدت للمذنبين. لكن من جهة أخرى، عزم على طردهما و الشيطان من الجنة فورا فقال لهم׃ » اهبطوا بعضكم لبعض عدو و لكم في الأرض مستقر و متاع إلى حين ».

 

في رمشة عين، وجد آدم و حواء نفسيهما على سطح الأرض. فورا، بدءا يتفحصان البقعة التي هبطا فيها، ثم راحا يتجولان من مكان إلى آخر كمكتشفان يبحثان عن أثار لحضارة ما. و بينما كانا كذلك، لاحظا بأن هناك أوجه التشابه بين الجنة و الأرض، إذ أن في هذه أيضا أشجار و نباتات و أنهار، غير أن جنة الدنيا لا تساوي جنة السماء لا في الجمال و لا في وفرة الرزق. هنالك تأسفا أكثر لعصيانهما لله و أقسما جهد أيمانهما بأن يكونا له مخلصان إلى الأبد انتقاما من إبليس الذي أزلهما.

 

واصل آدم و زوجته رحلتهما الاستكشافية في ما يشبه غابة الأدغال نظرا لكثافة الأشجار و النباتات فيها. و كانا كلما توقفا عند شجرة مثمرة حيث يستلزم منهما تسلقها بعناء لقطف ثمارها، يتذكران أشجار الجنة السماوية الدانية قطوفها، مما يزيد من حجم ندمهما على الاستجابة لوسوسة الشيطان الذي أخرجهما منها قبل الأوان.

 

و عندما أحسا كلاهما بتعب، أويا إلى شجرة باسقة و استلقيا تحت ظلها. كان الجو حارا ذلك اليوم، مما جعلهما ينظران بتأمل من بين الأغصان إلى ذلك السراج المعلق في السماء و الذي لم يريا مثله في الجنة العليا. و بينما كانا يتأملان جنبا إلى جنب، أخذهما النوم و لم يستفيقا حتى قرابة منتصف الليل. حين فتحا عينيهما، وجل قلبيهما من الخوف و أخذ يتشبث كل واحد منهما بالأخر: لقد اختفى ذلك المصباح ولم يبق في السماء الا قريصات براقة، مما جعل الدنيا غامرة في الظلمة حتى يكاد لا يعد يميز شيء على وجه الأرض. و لعل ما زاد من خوفهما درجة هو ذلك الصوت الغريب الذي يأتي من بعيد و تلك الخرخشة التي يسمعانها عن قرب منهما.

 

مكث آدم و حواء في مكانهما يدعوان الله بأن يحفظهما من شر تلك الليلة. و بينما كانا يتفحصان السماء من تحت الشجرة طمعا من رؤية ملاك من ملائكة الله يأتي لنجدتهما، لاحظا قرصا أبيضا يخرج ببطء شديد من وراء الأفق. انه القمر. و كان كلما ارتفع، زاد نوره ضياءا للأرض، مما ساهم في بعث الاطمئنان في قلبي الخائفين اللذين لازما مكانيهما، رغم ذلك، حتى بزوغ الشمس من جديد. حينئذ، خرجا من مأواهما و هما ينظران إلى السماء و يشكران الله و يحمدانه على اخراجهما من ظلمات الليل إلى نور النهار.

 

كان الجوع قد قطع أحشائهما في ذلك الصباح، إذ لم يأكلا يوم هبوطهما إلا بضع فواكه برية تحصلا عليها بعد جهد جهيد. لهذا، كان أول شيء فكرا فيه هو البحث عن الطعام و الشراب.

 

كانت معظم الأشجار ضخمة و عالية، أما الصغيرة منها فكانت شائكة، مما يستدعي من البشرين إيجاد وسيلة للوصول إلى ثمارها. فكر آدم قليلا ثم تدانى نحو الأرض و أخذ يبحث هنا و هناك بين الحشائش   الكثيفة. عندما قام، كان قد جمع عددا من الأحجار. أعطى بعض منها لزوجته و طلب منها أن تفعل مثله. رمى آدم حجرته الأولى نحو أغصان الشجرة فتساقطت الثمار. مقتدية بزوجها، رمت حواء بحجرتها فتساقط المزيد من الثمار. ثم واصلا على نفس المنوال حتى نفذ ما عندهما من الأحجار فهما الى جمع الثمار. لسوء حظهما، لم يتمكنا من جمع الا القليل، اذ أن معظم الثمار اما تضررت بضربات الأحجار أو ضاعت في وسط الحشائش الكثيفة. يائسان، جلسا في المكان نفسه و أخذ يأكلان ما كتب لهما الله من الرزق.

 

استراحا قليلا ثم أمر آدم زوجته أن تتبعه فتوجها معا الى المكان الذي كان يأتي منه خرير الماء. بعد جهد كبير تطلبه المشي وسط النباتات و الأشجار الكثيفة، وصلا الى ضفة نهر عظيم. هناك تذكرا أنهار الجنة السماوية حيث كانا يشربان ماءا و عسلا و حليبا نقيا، فازدادت حصرتهما عما أضاعا و ازداد غيظهما على الشيطان.

 

اتكأ البشريان على ركبتيهما ليشربا، لكن ما إن لمست شفتيهما الماء حتى اهتز النهر بكامله و كأن شيئا ما سقط فجأة فيه. بكثير من الرعب، رفع آدم و حواء رأسيهما فإذا بهما أمام تمساح عملاق. كان الله قد علم آدم أسماء و طبائع مثل تلك الحيوانات. لذا، بمجرد رؤيته لذلك المخلوق الذي لم يظهر من جسمه إلا الجزء العلوي، عرف آدم بأنه خطير جدا، فأمسك زوجته من اليد و هرب بها بعيدا عن النهر. فكانت تلك المفاجأة المرعبة مفيدة جدا للزوجين، إذ تذكر آدم بفعلها بأن الأرض آهلة بوحوش مفترسة يجب الاحتراس منها. و كان أول ما خطر في باله كإجراء استعجالي ليجنب لنفسه و أهله الوقوع ضحية لتلك الوحوش، هو صنع سلاح ثم إيجاد ملجأ آمن.

 

فورا، سارع آدم إلى شجرة متوسطة العلو كانت بقربه فتسلق حتى وصل الى مجموعة من الأغصان الطويلة و المستقيمة فانتقى منها عصا غليظة ثم، بواسطة حجر الصوان كان قد تحصل عليه من كمة من أحجار غير بعيدة عن مكان تواجدهما،  جعل أحد طرفيها حادا كالرمح. بعد هذا، جلس آدم على صخرة صغيرة تحت الشجرة يتأمل كيف يصنع مأواهما. فجأة آتته فكرة بناء مسكنهما في المكان نفسه: لقد تصور صورا، مكونا من أحجار و أعمدة خشبية ثقيلة، يحيط بالشجرة و يحميهما من الوحوش و تكون أغصان هذه الشجرة بمثابة سقف يحميهما من الشمس.

 

حالا، طلب آدم من امرأته بأن تساعده على جلب الأحجار و الحطب إلى ذلك المكان. بعد أن انتهيا من هذه المهمة الشاقة، بدأ آدم العمل وفق الخطة التي رسمها له الله في ذهنه. في ظرف ساعات قلائل، أنجز المسكن و استقر الزوجان فيه. و بينما كانا بالداخل، أحسا بسعادة و اطمئنان كبيرين فخرا ساجدين لربهما عرفانا بما وفقهما فيه حتى الآن و داعيان إياه بأن يكون لهما عونا في هذه الدنيا المحفوفة بالمخاطر.

 

مرت الأيام ثم الأشهر فتعلم الآدميان الكثير مما ينفعهما في دنياهما. إذ أصبحا الآن يعرفان كيف يصطادان الحيوانات الصغيرة و يأكلانها مشوية على النار التي يقتبسانها من الحرائق الطبيعية كتلك التي تسببها الصواعق. هذا، و لقد اكتشفا أيضا بأن بعض النباتات لها جذورا صالحة للاستهلاك، فتعودا على التزود بها بكثرة كلما دلتهما أوراقها، التي احتفظا بشكلها و لونها في ذاكرتهما، على مكان تواجدها.

 

و ذات يوم – بعد مرور عام تقريبا على وجودهما على كوكب الأرض – و بينما كان الزوجان مستلقيان في مأواهما، أحست حواء بشيء يتحرك في بطنها المنتفخ، ففزعت إلى حد إفزاع زوجها، خاصة عندما رأى هذا الأخير بعينيه ما كان يجري في جسد امرأته. كان آدم يحس من حين إلى أخر بجاذبية عظمى تجاه زوجته، مما كان يدفعه إلى إتيانها دون أن يعلم نتيجة ذلك الفعل. لهذا السبب، كان يضن بأن إبليس هو الذي مس زوجته بسوء و كذلك ظنت هي. لذا استنجدا بخالقهما فأرسل الله إليهما   ثلاثة من رسله – جبريل، ميخائيل و اسرافيل – ليطمئنوهما و ليبشروهما بولادة غلام لهما.

 

حوالي شهرين بعد هذه الحادثة، ولد لآدم و حواء طفلا ذكرا فسماه قابيل. بعد مرور أقل من حول عن ولادة قابيل، أنجبت حواء ذكرا آخرا فسماه هابيل. ثم تلاهما أطفال كثيرون فكبروا و تكاثروا حتى أصبحت اليوم عائلة آدم تعد بالملايير.

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Le point sur Tibhirine

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

Algeria Watch
Armand Veilleux, 7 août 2009La presse a fait état récemment des déclarations d’un militaire français à la retraite devant le juge d’instruction enquêtant sur la mort de nos sept frères de Tibhirine. Ces déclarations ont suscité un nombre considérable de réactions aussi bien dans la presse française que dans la presse algérienne. De nombreuses personnalités politiques sont intervenues sur le sujet.

Maintenant que la poussière est retombée après cette tempête médiatique, remettons un peu les choses en perspective.

A) La chronologie des faits.
1) L’enlèvement des moines de Tibhirine a eu lieu en mars 1996 et leur mort environ deux mois plus tard. Aucune enquête n’eut lieu ni en Algérie ni en France sur les circonstances de leur enlèvement, de leur captivité et de leur mort, avant 2003.

2) En décembre 2003 des membres de la famille Lebreton (famille de frère Christophe) et Armand Veilleux se constituèrent partie civile pour porter plainte contre X, conduisant à l’ouverture d’une enquête par la justice française. L’enquête fut confiée au juge antiterroriste Bruguière. La partie civile, à travers son avocat, Me Patrick Baudouin, président honoraire de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, donna au juge d’instruction une liste de témoins qu’il serait opportun pour lui d’entendre.

3) Le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière, à qui l’enquête fut confiée, ouvrit l’enquête et interrogea un certain nombre de témoins. Il envoya aussi une commission rogatoire en Algérie. L’interrogation des témoins en Algérie fut faite par les autorités algériennes, non par lui.

4) Le juge Bruguière ayant annoncé officiellement le 16 mars 2007 sa candidature aux législatives dans le Lot-et-Garonne sous l’étiquette UMP, l’enquête fut mise en veilleuse. N’ayant pas été élu, il prit sa retraite et deux autres juges d’instruction assumèrent cette enquête au cours des mois suivants : Me Marc Trévédic et Me Philippe Coirre.

5) En juin 2009, Me Trévédic auditionna le Général François Buchwalter, qui, à l’époque du drame (il était alors Colonel), était attaché militaire auprès de l’ambassade française à Alger, et avait confié un certain nombre d’informations importantes aux autorités religieuses et civiles peu de temps après le drame. Il faisait partie de la liste des témoins à auditionner transmise au juge Bruguière lors de l’ouverture de l’enquête.

6) Le procès verbal de cette audition du Général Buchwalter devait demeurer confidentiel. Il fut transmis, selon les normes, à l’avocat de la partie civile et au Parquet de Paris. Il y eut une fuite. Un journaliste du Figaro reçu le texte complet de ce procès-verbal de quelqu’un du Parquet. (La fuite est bien venue du Parquet et non pas du juge d’instruction ni de l’avocat de la partie civile).

7) Commença alors la ronde d’interviews et la longue suite d’articles d’abord en France, puis en Algérie.

B) Qu’apporte de nouveau cette déclaration du Général Buchwalter ?
Sur la tragédie vécue par nos frères de Tibhirine, de nombreuses questions sont toujours restées sans réponses jusqu’à aujourd’hui. Elles se répartissent en trois groupes : a) celles concernant l’enlèvement ; b) celles concernant le lieu et les conditions des deux mois de captivité ; c) celles concernant les circonstances de la mort. Or, les révélations du Général Buchwalter ne concernent que les circonstances de la mort, même si la presse a tout de suite fait un amalgame de toutes ces questions.

Selon le témoignage du Général Buchwalter, la mort des moines serait due à une « bavure » de l’armée algérienne, qui, voulant éliminer une cellule terroriste tua en même temps les moines. On les aurait décapités par la suite, pour masquer cette bavure. Cette information lui aurait été donnée immédiatement après les faits par un collègue militaire algérien dont le frère était le pilote d’un des deux hélicoptères impliqués dans l’opération.

En réalité cette version des faits était déjà connue. Le Général Buchwalter en avait parlé à Mgr. Teissier, à l’abbé Giles Nicolas et à quelques autres immédiatement après les faits. Il en avait fait un rapport écrit à ses chefs militaires et à l’ambassadeur français à Alger. Ce dernier demanda de garder le black out. J’ai moi-même mentionné cette version des faits dans divers articles, et j’en avais parlé dès 1996 à Henri Tincq qui la mentionna dans un article du journal Le Monde. Elle fut reprise l’an dernier dans un article du journal italien La Stampa.

L’élément nouveau est que, cette fois, cette version des faits est présentée sous serment par un officier militaire ayant une carrière très honorable, dans le cadre d’une enquête judiciaire. Son témoignage doit tout au moins être pris très au sérieux.

C) Pourquoi maintenant ?
Le Général François Buchwalter n’a jamais cherché les feux de la rampe. Il parle maintenant simplement parce que c’est maintenant qu’il est convoqué par le juge d’instruction. Et il est convoqué maintenant parce que, d’une part, le juge d’instruction antérieur ne l’a pas auditionné et que, d’autre part, son nom était l’un de ceux que la partie civile a rappelé au juge Trévédic qu’il serait important d’entendre.

D) Pourquoi toute la publicité qui s’ensuivit ?
Excellente question. Puisque la fuite est venue du Parquet, il est hautement probable que quelqu’un dans ce milieu a trouvé politiquement opportun de relancer l’affaire de cette façon. Les réactions presque immédiates du Président français et de sa Ministre de la Justice semblent bien confirmer une dimension politique à l’affaire. On a parlé de règlements de compte entre le clan sarkozien et le clan chiracien ou entre la DGSE et la DST. Autant d’hypothèses envisageables ; mais rien n’est clair.

E) Un nerf sensible a été touché.
Non seulement le nombre d’articles (quelques centaines) parus dans la presse, mais surtout le nombre de politiciens français, y compris le Président Sarkozy, qui prirent la parole dès les premiers jours sur cette question a de quoi intriguer. De même, le nombre et la virulence des réactions algériennes. Et ce qui surprend peut-être encore plus est le fait que presque tous les « officiels » redisent sur tous les tons la version officielle concernant le rôle des Islamistes dans l’enlèvement, la captivité et la mort des moines, alors que le témoignage du Général Buchwalter ne parlait que de ce dernier point.

F) Retour sur quelques questions soulevées dans la Presse
a) Confrontation ou réconciliation ?

Répondant à ce qui avait toutes les apparences d’une question piégée, l’évêque le Laghouat, Mgr. Claude Rault, a dit à un journaliste, Antoine Menusier, qu’il ne cautionnait pas les efforts faits par le Père Veilleux pour découvrir la vérité. Selon lui, si ses paroles sont bien rapportées, l’Église doit se limiter à faire connaître le message des moines et travailler à la réconciliation.

À cela je dois répondre deux choses. Pour moi, ce qui a toujours été la chose la plus importante c’est précisément le message spirituel donné par nos frères à travers leur vie, tout autant qu’à travers leur mort. Je n’ai jamais manqué une occasion de faire connaître ce message. Les modalités de leur mort et l’identité de leurs assassins ne changent absolument rien à leur témoignage.

Mais il y a une deuxième chose importante : les droits de la vérité. Pas une vérité abstraite, mais celle à laquelle ont droit les familles des deux cent mille autres victimes de cette tragédie nationale. Nos Frères n’auraient jamais accepté qu’on diabolise l’Islam pour défendre les intérêts cupides de quelques clans de généraux.

D’ailleurs mon rôle a consisté essentiellement à demander, avec une des familles, l’ouverture d’une enquête. Maintenant l’enquête progresse – quoique lentement – selon sa propre logique interne.

b) Les moines ont été enlevés par des Islamistes

On répète ad nauseam dans la presse que les moines ont clairement été enlevés par un commando d’Islamistes. C’est vrai. Personne n’en a jamais douté. Mais un grand nombre d’indices nous obligent à poser une question angoissante : « Pour qui travaillaient ces Islamistes ? »

c) Le message du GIA

Certains disent qu’il faut s’en tenir au message du GIA qui réclame explicitement d’avoir tranché la gorge des moines parce que les autorités françaises avaient tranché la négociation. Mais le problème est que la provenance de ce message (comme des messages antérieurs) et son attribution au GIA est très problématique. D’anciens membres des services secrets affirment qu’ils auraient été rédigés par ces mêmes services.
D’ailleurs ces messages du GIA parlaient de « trancher la gorge », ce qui est tout autre chose que décapiter. Le GIA ne décapitait pas. Les douze ouvriers croates assassinés à Tamesguida en 1993, tout près de Tibhirine, ont eu la gorge tranchée et ont été jetés dans un fossé pour y mourir, si bien que deux d’entre eux ont survécu, leurs carotides n’ayant pas été atteintes.

d) Daniel Contant

On nous ressasse l’affaire de ce journaliste à la pige, qui s’est suicidé à Paris au retour d’un voyage d’enquête en Algérie sur cette situation. Il aurait, dit-on, découvert des indices nouveaux prouvant que les frères avaient vraiment été victimes des Islamistes. Or, l’ensemble de ses notes (déposées au dossier de l’enquête sur les moines de Tibhirine) ne contient rien – y compris le témoignage du gardien du monastère — qui n’ait pas été dit plusieurs fois auparavant ; et contient même l’affirmation de sa propre crainte d’avoir été manipulé.

e) L’état des têtes

J’ai lu sous la plume de beaucoup de journalistes, et j’ai entendu de la bouche de plusieurs autres personnes, que l’argument concluant contre la thèse selon laquelle les moines seraient morts mitraillés, est que les têtes ne manifestaient aucune trace de projectiles. Mais qui a vu les têtes ? – Elles ont été apportées à l’hôpital militaire où elles ont été nettoyées et traitées selon les normes de la médecine légale, nous a-t-on dit. Et les cercueils ont été plombés. Par la suite ils ont été ouverts sur mon insistance (et ce n’est qu’à ce moment qu’on nous a révélé avec énormément de réticences, et en nous demandant de garder le secret là-dessus) que les cercueils ne contenaient que les têtes. J’ai vu les têtes et les ai identifiées avec l’aide de photographies que tenait un secrétaire de l’ambassade française. Dom Bernardo Olivera s’est aussi approché vers la fin de cette identification. Personne d’autre ne les a vues à ce moment-là. Les cercueils ont été refermés et nous les avons enterrés quelques jours plus tard. Si quelqu’un affirme les avoir vues, c’est qu’il les a vues auparavant et qu’il savait, comme l’ambassadeur français, qu’il n’y avait que les têtes dans les cercueils et qu’il était donc complice du cover up. Or j’ai pu voir récemment les photos des têtes avant leur traitement. La différence entre le premier état et le deuxième est énorme. Personne ne peut assurer qu’il n’y avait pas de traces de projectiles dans le premier état et s’il y en avait, il était très facile de les cacher. (Le moindre croquemort de village sait redonner un beau visage dans son cercueil à une personne défigurée dans un accident d’auto).

f) Et Layada, qui réapparaît

La presse algérienne a fait beaucoup état d’une intervention de Abdelhak Layada, ancien chef du GIA déclarant : « Ce sont bien mes hommes qui les ont tués ».

Il vaut la peine de s’arrêter un peu sur cette créature du système.

En 1992, après le coup d’État et la prise du pouvoir en Algérie par les Généraux, les chefs du FIS sont arrêtés. Le FIS bascule dans la lutte armée, mais les chefs ayant été mis en prison ou s’étant enfui à l’étranger, les groupes ont de la difficulté à s’organiser et sont dès le début infiltrés par la DRS (Sécurité Militaire). Avec 34 autres membres, Abdelhak Layada (dit Abou Adlane) fonde le GIA (Groupe Islamique Armée). Ceux qui ont étudié à fond l’histoire du GIA sont convaincus que Layada était dès ce moment un agent de la DRS (c’est pourquoi plus d’un Algérien disent que GIA = Groupe Islamique de l’Armée).

Il ne sera pas longtemps à la tête du GIA. Il sera inopinément arrêté au Maroc en juin 1993 lors d’une « mission » pour y acheter des armes. Il faudra que le Général Nezzar, alors ministre de la défense, aille personnellement au Maroc pour obtenir du roi Hassan II son extradition vers l’Algérie. L’année suivante, en juillet 1994, il sera jugé devant la Cour spéciale d’Alger pour le meurtre de l’écrivain et journaliste Tahar Djaout, commis le 26 mai 1993. Il sera plus tard reconnu non coupable des faits, puisqu’il était alors au Maroc. Mais il reste en prison, et il semble que le Régime a décidé de s’en servir par la suite comme d’un prisonnier important dont on demande la libération dans tous les coups montés par les Services.

Lors du vrai-faux enlèvement des époux Thévenot et d’Alain Fressier, trois agents consulaires français en poste à Alger, le 24 octobre 1993, un « message du GIA » réclame la libération de Layada… Les otages seront facilement libérés (leurs gardiens ayant tout simplement quitté l’endroit où ils étaient détenus). Le danger du GIA aura été démontré à la France ainsi que l’efficacité des Services algériens. (Peu après, de nombreux opposants algériens seront arrêtés en France et les caisses électorales de l’Hexagone seront remplies d’argent venu d’Alger). Layada n’est pas libéré. Il était plus utile en prison.

Le Jour de Noël 1994, Un commando de Djamel Zitouni (qui a été « mis » à la tête du GIA après l’arrestation de Layada) réussit à introduire dans un Airbus à l’aéroport d’Alger (alors l’un des plus sécurisés du monde) une grande quantité d’armes et d’explosifs. L’un des membres du commando, appelé Yahia Abdallah avait d’ailleurs fait partie du commando qui avait « enlevé » les fonctionnaires du Consulat français l’année précédente. L’avion est détourné vers Marseille. Dès l’annonce du détournement la presse algérienne indique qu’il s’agit d’une opération du GIA visant à obtenir la libération, entre autres, de… Abdelhak Layada… Mais il restera en prison, où il sera encore utile.

Deux ans plus tard, un mois après l’enlèvement des moines de Tibhirine, un premier message du GIA adressé au Président de la France, demande la libération de Abdelhak Layada en prison à Alger.

Dix ans plus tard, le 13 mars 2006, sous la présidence de Bouteflika, il est libéré dans le cadre de l’amnistie appelée « réconciliation nationale » (qui semble avoir eu comme premier but de ramener dans la vie civile les membres des services qui avaient infiltré les groupes islamistes). Layada, maintenant un industriel en vue, a affirmé aux journalistes que le Général Nezzar, maintenant retraité, lui a demandé trois fois pardon (sans doute de sa longue incarcération).

Aujourd’hui Layada est de nouveau utile au Régime pour essayer de relancer la version officielle sur la mort des moines. Sa version ne tient pas debout. D’abord, puisqu’il était en prison à ce moment-là et qu’il le sera pour une autre dizaine d’années, comment aurait-il pu obtenir les informations qu’il prétend avoir. De plus son affirmation selon laquelle les moines auraient été pris en flagrant délit de « prosélytisme » et que c’est pour cela qu’ils auraient été enlevés est d’un total ridicule.

La réponse des Généraux algériens (à travers Layada) ne convaincra que les naïfs.

L’analyse des diverses interventions du personnage ambigüe qu’est Ali Benhajar donnerait un tableau assez semblable.

G) Et si c’était le début de la désinformation.
Tellement de questions restant sans réponses, et l’attaque par hélicoptère soulevant beaucoup de problèmes pratiques, certains en sont venus à poser la nouvelle hypothèse suivante : Et si la mort des moines n’avait pas été une bavure mais une décision d’en finir avec une affaire qui avait trop duré ? Et si l’histoire racontée à Buchwalter par son vieil ami militaire avait été le début de la désinformation, permettant de dire plus tard en cas de besoin : « ce n’était qu’une bavure ; nous l’avions d’ailleurs dit… » ?

En conclusion
Le nombre et l’intensité des prises de position par des autorités politiques, aussi bien en France qu’en Algérie ces dernières semaines montrent bien une grande crainte de part et d’autre. En Algérie, les Généraux conservent toujours une frousse terrible d’être trainés un jour devant une cour de justice internationale pour crimes contre l’humanité, à cause de leurs techniques de contreterrorisme, comme le demande depuis longtemps Amnistie Internationale et beaucoup d’autres organismes de défense des droits de la personne. Du côté français, qui aurait intérêt à ce que soient mises sur la place publique les magouilles de la DST et du clan Pasqua-Marchiani ?

Attendons la réponse de Bouteflika. Interrogé à la chaîne TFI lors de sa campagne électorale, en mars 2004, sur l’affaire des moines, il répondit : « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire », ajoutant dans la même réponse : « C’est flou pour l’instant. Lorsque j’aurai toutes les informations, je les dirai. » Plus d’un journaliste y a vu une accusation voilée de l’armée. Cette fois-ci, Bouteflika n’a encore rien dit. Il se servira peut-être des révélations de Buchwalter pour régler des comptes avec certains généraux sur qui il n’a plus besoin de compter pour se faire élire. Les déclarations fracassantes du Président Sarkozy sont d’ailleurs peut-être un appel du pied. Et s’il y avait une concertation entre les deux – Sarkozy et Bouteflika ? Et si c’était la raison pour laquelle la connaissance par la presse du texte de la déposition de Buchwalter est due à une fuite du Parquet ?

Armand Veilleux

7 août 2009

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RENCONTRE AVEC AMIN ZAOUI

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

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RENCONTRE AVEC AMIN ZAOUI AUTOUR DE SON DERNIER ROMAN “LA CHAMBRE DE LA VIERGE IMPURE” à LA LIBRAIRIE SOCRATE

De la provocation !

Par : DJAZIA SAFTA
Lu : (90 fois)

Sorti il y a quelques semaines chez Fayard en France, le dernier roman de l’écrivain Amin Zaoui, la Chambre de la vierge impure, a été présenté avant-hier soir à la librairie Socrate.
Un roman trouble qui soulève plusieurs problématiques et traite du problème de la culture et  de l’hypocrisie dans le domaine culturel.

Une succession de drames traverse le dernier roman d’Amin Zaoui, intitulé la Chambre de la vierge impure, puisqu’il est question de l’histoire de l’Algérie de 1988 à nos jours.
L’auteur soulève plusieurs thématiques dans son roman, notamment la décennie noire, le problème de la culture, l’hypocrisie grandissante et la situation de la femme dans le pays.
M. Zaoui a expliqué en préambule : “Ce roman raconte la vie d’un jeune homme qui voit sa vie basculer sans même s’en apercevoir ou s’en rendre compte. L’histoire débute un certain 5 octobre 1988. Un jeune garçon de 13 ans, à la sortie des cours, se rend chez l’épicier. Un homme lui ordonne à lui et à d’autres jeunes de monter dans un camion. Sans rechigner, le jeune s’exécute, mais à la fin de la journée, il se retrouve dans un camp d’entraînement pour terroristes.”
En fait, dans la Chambre de la vierge impure, l’auteur ne raconte pas la violence de la décennie noire, mais les dessous des camps, où la drogue, l’homosexualité et autres interdits sont franchis et bravés à chaque instant. Mais dans la vie, le miracle existe. Le jeune garçon rencontre une femme, qui deviendra la femme.
Elle se prénomme Laya. Elle est française. Une forte amitié naîtra de cette rencontre. Les deux amis se racontent leurs vies et partagent leurs espoirs. Un lien très fort se tisse entre eux, jusqu’au jour où le jeune garçon fait unedécouverte qui le traumatisera et le répugnera : son amie Laya est homosexuelle.
Cette déception le mènera à quitter le camp   après y avoir passé 13 ans. Après ce bref aperçu du roman, qui s’annonce subversif et intéressant, et la lecture de quelques passages, l’hôte de la librairie Socrate s’est prêté au jeu des questions- réponses. Amin Zaoui a notamment expliqué que le choix du titre est une référence au fait que le jeune homme — malgré la réalité amère de la vie — continuait à idéaliser la femme et la vie ; une vision naïve.
Quant au choix thématique de l’écrivain, qui n’a d’ailleurs pas du tout évoqué dans son roman les massacres et les tueries perpétrés durant la décennie noire, il explique : “Pour moi, il était important de parler de l’après-terrorisme, une fois le sang arrêté.” En fait, ce qui importe pour l’auteur, c’est de parler des séquelles et des traumatismes. Comment le drame a été vécu intérieurement et se peut-il qu’un jour, les acteurs de cette époque-là puissent cicatriser ? Inévitablement, on a longuement évoqué le côté subversif d’Amin Zaoui.
À ce propos, il a affirmé : “L’écriture doit être provocante ; en même temps, cette provocation doit être lucrative. Kateb Yacine l’a si bien dit : ‘Il n’y a pas de littérature sans provocation’.” Concernant toujours le volet écriture, un des membres de l’assistance a attribué la parenté de l’écriture d’Amin Zaoui à celle de Jean Sénac. Et Zaoui de répondre : “Je trouve que je suis plus proche de Kateb Yacine que de Sénac. Dans les textes de Kateb, il y a de la provocation et la littérature a besoin de provocation, et c’est pour cela que je me considère plus proche de Kateb que de Sénac.”
Par ailleurs, l’assistance s’est montrée curieuse de connaître les raisons qui ont poussé Amin Zaoui à délaisser l’écriture en langue arabe et pourquoi la Chambre de la vierge impure n’a pas été traduit vers l’arabe. L’écrivain a expliqué : “Le lecteur arabophone me fait peur car c’est un lecteur de raccourcis. Si j’avais rédigé mon roman en langue arabe, je suis sûr que cela aurait été la fin du monde, car les arabophones ne font pas de différence entre la fiction et la réalité.” Et d’ajouter : “Bien que les lecteurs arabophones aient dépassé les préjugés en poésie, dans le roman, ceux-ci persistent toujours ; raison pour laquelle les romanciers arabophones se retrouvent confrontés à une double difficulté : construire le roman et travailler le lecteur.”

source:libérté

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le ramadhan est le mois de la solidarité

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

le ramadhan est le mois de la solidarité dans DILEM(16) dilem

Publié dans DILEM(16) | Pas de Commentaire »

Le règne chaotique d’El Gueddafi

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

Le règne chaotique d'El Gueddafi

Il est au pouvoir en Libye depuis 40 ans

Le règne chaotique d’El Gueddafi

La Libye d’El Gueddafi fête aujourd’hui son 40e anniversaire, non pas pour célébrer sa libération du joug colonial, mais pour commémorer le coup d’Etat en vertu duquel le guide s’est intronisé roi incontesté – et peut-être même incontestable – d’une Libye aseptisée. De 1969 à 2009, l’histoire cahoteuse de ce pays voisin se confond avec son chef, qui valse allégrement entre l’apparence d’un chef d’Etat aux accents extravagants et celle d’un homme courageux, capable de faire un bras d’honneur public aux puissants de ce monde. Mais c’est toujours pour amuser la galerie.

Derrière cette image d’El Gueddafi, fantasque et spectaculaire, se cache celle d’un homme tout près de son pouvoir. Pour s’y maintenir, il a su délier les cordons de sa bourse débordante de pétrodollars pour acheter civils et militaires qui n’en demandaient pas plus. C’est ainsi qu’El Gueddafi a assis son pouvoir personnel sur la Libye, en s’appuyant sur les fameux comités populaires qui constituent la parfaite négation de la notion d’Etat moderne. Au plan international, le guide aura alterné attaque et défense en fonction du contexte.

ParHassan Moali

el watan

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