• Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 2 septembre 2009

Ces intellectuels algériens qui crachent dans la chorba

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

guernica Où est passé l’activisme des intellectuels algériens ? Quand se terminera la sieste ?

Je ne suis pas d’humeur à être tendre avec mes chers compatriotes intellectuels.

Connaissez-vous un seul intellectuel qui travaille à réveiller les consciences dans notre pays ? moi pas !

Certains sont grassement payés par nos gouvernements, d’autres sont installés en Europe, ils ont auparavant été des boursiers de l’Etat algérien, médecins, artistes, chercheurs et j’en passe.

Pendant les années sombres, nombreux ont été exfiltrés par le Cisia, Le Comité International de Soutien aux Intellectuels Algériens. Ils ont sauvé leur peau certes, mais l’eau a coulé sous les peaux (comprendre pot de vin), ils sont maintenant confortablement installés en France ou à l’étranger et ne se sentent plus concernés par les problèmes que rencontrent les algériens.
Ils refont le monde loin de la foule. Loin du «va-nu-pied », dixit un éminent écrivain algérien connu dans le monde entier, quelle tristesse !!!

Que font nos intellectuels ? pourquoi se taisent–ils pendant que des adolescents dorment dehors sur le trottoir livrés à eux même ou prennent la mer pour un autre ailleurs, sans espoir de survie ou de retour ?

L’Algérie va mal, elle a besoin de vous, de vos voix, de votre engagement. Votre silence assourdissant l’étouffe. Vous n’entendez rien, vous ne voyez rien. Êtes-vous devenus aphones, aveugles ?

Le désengagement de nos intellectuels et de l’élite est total. Ils sont timorés, et profitent bien du système. L’artiste, l’intellectuel a le devoir de s’engager, de prendre position, parce qu’il y a urgence.

Nos intellectuels, plasticiens, musiciens et autres étaient confortablement installés en Tunisie, au Maroc, en France ou ailleurs pendant que l’Algérie était à feu et à sang; pendant que la rue criait sa colère, que faisaient nos intellectuels ? Ils signaient des œuvres insipides, exposées partout dans le monde sans honte. Ils ont trouvé le filon, ils ne créent plus rien, leur ego les aveugle, comme cet artiste que je ne saurais nommer qui fait des signes pseudo berbères, de la déco du pire goût. Même le mauvais goût est défendable mais là rien à faire !!! Mais pas question qu’il se mouille, le pauvre gars, il est plus occupé à griffonner ses petits signes en or et en noir, il a trouve le filon. l’Algérie ? Ses problèmes ? rien à cirer.

Sans parler de notre plus grand écrivain connu mondialement qui tire à boulets rouges sur nos compatriotes, n’hésite pas à les traiter de chiens, d’ânes mal bâtés, alors qu’il est grassement payé pour un poste qu’il occupe dans une prestigieuse institution en France.

Musiciens, artistes, écrivains ont bien profité de la manne de « l’année de l’Algérie en France»
Que reste–t-il de tout ça? Ils ont saigné l’Algérie pour se retrouver en Europe, ils crachent sur leur pays, le déconsidèrent, le traînent dans la boue.

Par ailleurs, pour n’en citer qu’un artiste, un seul, un vrai, c’est Picasso lui-même, qui s’était engagé et a produit une œuvre gigantesque, incontournable, fortement imprégnée de son propre cri de révolte et par la même occasion, le cri de tout un peuple, voire le cri de l’humanité entière.

Que faut-il faire pour réveiller la fibre patriote de ces intellectuels devenus matérialistes, préoccupés par leur carrière et par leur ego démesuré ?

Qu’ils s’impliquent davantage dans un processus de réflexion intellectuelle, qui les mènera vers l’action. Une action salutaire pour sortir l’Algérie du marasme où elle se trouve.

Pleure ô pays bien aimé, tes intellectuels t’abandonnent.

Bougez-vous ! Réveillez vous !
Offrez-nous un Guernica qui fera trembler les murs de tous les parasites

Pan Dora .

source:algerie-focus.com

Publié dans intellectuels algeriens(48) | 2 Commentaires »

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

AÏT MENGUELLET

Tikkelt tamezwarut i d-icna Ayt Mengellet di Radyu, 17 n ssna di lâammer-is, d aseggas 1967. Nnuba-yagi qqaren-as « Ighennayen Uzekka », d Ccrif Xeddam i tt-îttfen. Imiren i d-ighenna Lewnis Ma trud. Netta, yugh tanumi ittghenni netta d imeddukkal-is deg Ighil Bb°ammas, taddart-nni anda d-ikker… Maççi, yughal si ccna n tayri ar ccna nniven i d-ittawi ghef liêala deg nella: si ccna-nni ines tamezwarut Idaq wul iban-ed amek ittwali ddunit.

Maáççi d_tayri kan i_yettghenni, iwala amek tâicin lâibad, amek ttmeslayen ghef lihâla-nnsen. Lhâsun seg wasmi yebda ccna, atâs n tughac n tayri i d-ighenna, mi iwala tbeddel lâeqelya-s, iccna ghef ddunit. Cîtûh akken ighenna daghen ghef tayri, umaâna makken i d-issuffegh ccna-nni isem-is Tayri, imiren i s-ixdâ i ccna icban tagi. Ighenna-d daghen yiwet n taghect anda s-iqqar Qqim deg rebbi-w… netta i ugitâr-is umi la iheddêr. Seg wasmi d-issuffegh taghect-nni Aâli d Waâli i d-iwwi ghef imêhqqaren, akken akken awal-is, inejjer-it-id di tughac icban Agu negh Tibratin Atâs i d-iwwi ghef tegmatt d umennugh ger watmaten, si zik ar tura, d ayen i t-iceghben. Di lmaâna n wawal, ayen ifi d-iccna di taghect Lxuf, ighenna-d daghen fella-s di tughac-agi tineggura. Lewnis Ayt Mengellet isexdam awal, ittak-as lmaâna, maççi d asexlujêd kan i yesxlujûd. Awal iqqar-d ayen illan d wayen ur nelli negh ayen ara yilin, segmi Ayt Mengellet-agi qqaren-as medden d amusnaw.

Farida Aït Ferroukh


 dans AÏT MENGUELLET(54) terrassonC’était en 1967, Lounis Aït Menguellet avait tout juste dix-sept ans quand il passa pour la toute première fois dans une émission radio. C’était alors « les Artistes de demain » assurée par Cherif Kheddam. Notre jeune poète y interpréta Ma trud (Si tu pleures). Celui qui avait l’habitude de chanter entre copains sous le clair de lune d’Ighil Bwammas, son village natal, devient, en quelques mois, cet idole qui bouleverse les coeurs. La transition vers la chanson engagée n’est pas aussi brutale qu’on le dit : l’ébauche de ce que sera plus tard son oeuvre est esquissée dès la première chanson Idaq wul (le Coeur oppressé).

Plus tard, il rouvre le dossier de l’amour pour le clore avec Tayri (l’Amour). Dans l’intervalle, il se livre à un jeu de mots dans la chanson Qim deg rebbi-w (Mets-toi sur mes genoux !) s’adressant en fait à sa guitare. Il donne le ton à partir de la chanson Ali d waâli (Fin des années 70) qui retrace l’itinéraire d’un despote. Son style ira en s’affirmant avec des chansons fondatrices comme Agu (le Brouillard), Tibratin (Missives)… Certains thèmes comme la fraternité, la désunion utilisés dans ces titres seront repris plus tard. A titre d’exemple, les allégories déjà sollicitées dans Lxuf (la Peur) en 1981-1982 reviennent dans son dernier album. Aït Menguellet a chanté divers thèmes qui confèrent à sa poésie la totalité qui lui vaut d’être apprécié par tout le monde.

Farida Aït Ferroukh

source:www.azawan.com/kabyle/menguellet/artistePres.htm

Publié dans AÏT MENGUELLET(54) | Pas de Commentaire »

AIT MENGUELLET : « J’ACCUSE ! »

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

AIT MENGUELLET : « J’ACCUSE ! »

« N’en déplaise aux mauvaises langues, je ne suis inféodé à aucune entité, quelle qu’elle soit, ni à aucun personnage, puisse-t-il être président d’une association, d’un parti ou même de la République », a répondu le chanteur Aït Menguellet, ferme, à ses détracteurs.

Aït Menguellet : lettre ouverte aux miens

j’adresse cette lettre aux miens pour que ceux qui font du scandale leur pain quotidien ne croient surtout pas qu’elle (la lettre) constitue une quelconque justification à leurs yeux. Non, ce serait leur faire trop d’honneur en leur accordant une importance qu’ils n’ont pas et qu’ils n’auront certainement jamais. Ceux-là qu’ils croupissent dans leur fange jusqu’à la fin de leur insignifiante existence. Ma lettre s’adresse aux miens, c’est-à-dire les gens lucides, pondérés, responsables et qui ont une conception noble et juste de la liberté, aussi bien d’expression que d’action de leurs semblables. Cette lettre s’avère indispensable à plus d’un titre. D’une part, au vu des attaques injustes dont je suis victime, j’ai le devoir de me manifester pour satisfaire ceux qui attendent de moi certaines réponses. D’autre part, la dérive, la déformation et l’amplification des faits par une certaine presse ont imposé le besoin urgent de ramener les faits à leurs justes proportions. Je commencerai par l’événement par lequel la croisade a commencé, en essayant de le situer dans son véritable contexte. Il s’agit, bien sûr, de ma présence au meeting du président à Tizi-Ouzou et des fameux applaudissements. D’abord le contexte du moment : le nouveau président, quoi qu’on dise maintenant, était perçu par la majorité comme une chance de remettre le navire « Algérie » à flot. Il avait réussi à gagner la sympathie de tous ceux qui espéraient une issue heureuse à la situation inextricable où se trouvait le pays. Aller donc au meeting de Tizi-Ouzou ne présentait aucun caractère insolite. J’y étais et personne dans toute la foule que j’ai côtoyé n’était étonné de me voir. Invitation, curiosité, espoir… tout concourait à ce que je ne rate pas ce meeting. Arrive l’épisode des applaudissements : de mon point de vue, il est tout à fait normal et correct de recevoir, d’écouter et d’applaudir l’opinion de quelqu’un sans pour autant l’approuver. Applaudir, dans ce cas, relève de la simple correction et du respect de l’autre, libre ensuite à chacun d’approuver ou de désapprouver les propos tenus. Chacun fonctionne selon sa conception de la conduite à tenir en de pareilles circonstances. Je n’avais pas à adopter une attitude qui plairait mais qui ne serait pas la mienne. (A ce propos, à ceux qui m’ont sorti la chanson Akwen Ixdee Rebbi pour m’accuser de contradiction, je demande d’écouter Lxuga an ccdeh, et ils auront une autre lecture de ma conduite). Toujours concernant le meeting, il me semblait qu’introduire la question amazighe ce jour-là était faire peu de cas d’une question aussi sérieuse, aussi grande. C’était la ramener à la dimension d’un problème pouvant se poser et se régler de façon anodine au cours d’un rassemblement axé sur une tout autre question, en l’occurrence la concorde civile. A mon avis, la seule chose qui pouvait être faite ce jour-là concernant tamazight, étant d’obtenir du président un rendez-vous pour la tenue d’un autre meeting qui ne concernera que tamazight seule. Là, c’était donner au problème sa véritable dimension. Ceci est juste un point de vue. Arrive l’épisode de la présidence d’honneur d’une association de citoyens. Après l’annonce du fait par un journal qui a rapporté fidèlement l’information, un autre journal, dont je n’arrive pas à comprendre l’animosité à mon encontre, s’est mis à amplifier et surtout à déformer insidieusement l’information au jour le jour, jusqu’à en faire un événement démesuré. Jugez-en : il avait commencé par écrire que j’ai été nommé président d’honneur par le responsable de l’association, pour finir, ces derniers jours, par écrire que j’ai été nommé à la tête de cette association par le président. Je vous laisse deviner le sous-entendu. Volonté de nuire ou mépris du lecteur ? Les deux sans doute. Alors, il me semble indispensable de faire une mise au point définitive à propos de cette question avant que ce fameux journal n’invente Dieu sait quoi encore. Voici la véritable version dans toute sa banalité : ayant appris la naissance d’une association à caractère apolitique, j’ai été contacté au téléphone par son responsable de Tizi-Ouzou. Je ne le connaissais pas et il avait obtenu mon numéro de téléphone par un ami commun. Donc, ce responsable m’a appelé pour me demander mon soutien moral pour cette nouvelle association d’aide à la promotion à la défense du citoyen. L’association étant, je le répète, à caractère apolitique, j’ai accepté la proposition d’être membre d’honneur et non adhérent actif. A la veille de la tenue d’une assemblée au Théâtre Kateb Yacine, le responsable m’a de nouveau téléphoné pour m’inviter à assister à l’assemblée. J’ai décliné l’invitation, tout en confirmant un soutien de principe. Le lendemain, j’ai appris par la presse que j’ai été nommé président d’honneur, chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Conclusion : je suis président d’honneur d’une association de citoyens de Tizi-Ouzou, dont je n’ai rencontré ni le président actif (je ne connais que sa voie au téléphone), ni les membres et encore moins la domiciliation. Même si je voudrais rendre une visite à cette association, je ne saurais pas y aller : je ne sais pas où elle se trouve. Ceci dit, si le programme de cette association vise réellement, comme il le prétend, le bien-être et la défense du citoyen, sans aucune coloration politique, je lui réaffirme mon soutien contre vents et marées. Si, par contre, son programme a des visées politiques, ce dont je n’ai aucune connaissance, je lui demande de retirer mon nom de sa liste des sympathisants. J’espère que la cause est claire. J’ajouterai ceci : n’en déplaise aux mauvaises langues, je ne suis inféodé à aucune entité quelle qu’elle soit ni à aucun personnage, puisse-t-il être président d’une association, d’un parti ou même de la République. Jaloux de ma liberté, je ne la négocierai contre aucun compromis ni avantage d’aucune sorte. Vivre simplement dans mon village parmi les miens, composer mes chansons sans contrainte d’appartenance politique quelconque, retrouver mon public à l’occasion de galas, aider les autres quand j’en ai la possibilité suffisent amplement à remplir ma vie. Voilà, mes chers miens, je vous devais cette lettre en toute sincérité. Je vous demande de l’accepter avec ses imperfections. Merci.

Lounis Aït-Menguellet

18/04/2000

Publié dans AÏT MENGUELLET(54) | 1 Commentaire »

LOUNIS AÏT MENGUELLAT – La terre et le chant

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

LOUNIS AÏT MENGUELLAT - La terre et le chant
Lounis Aït Menguellat fait partie de cette génération surdouée qui a su résister aux injures du temps et des hommes. Mais le génie, lui, n’a ni frontières, ni langue. C’est une offrande divine qui transcende le temps et l’espace. Aït Menguellat donc …

Lounis n’est pas seulement un chanteur. Et l’enfermer dans ce moule trop exigu pour sa dimension serait faire insulte à son intelligence. Mieux, à son génie. Pourtant, son parcours initiatique n’a rien d’exceptionnel à ses débuts. Il emprunte (le parcours) même aux canons classiques. Une vocation précoce, une boîte d’essence “Mobil” pour accompagner l’amateurisme et un lieu-dit Ighil Bouamas (Haute-Kabylie) qui ressemble à tous les patelins par son profil sociologique. C’est-à-dire un milieu conservateur régenté par un système patriarcal et agnatique.
Repétitions à la sauvette dans un milieu si hermétique que les artistes se cachent pour mourir. Lounis, lui, brise à sa manière le carcan. Et casse les tabous. Sans jamais renier son humus. Les notes de musique résonnent jusqu’au village voisin Aït Daoud où naquit, pour la petite histoire, un certain Kamal Hammadi qui n’influera peut-être pas sur son destin mais qui y contribuera. Avant la grande aventure dans l’émission “Ighenayene Ouzekka” de la Chaîne 2, diligentée de main de maître par l’un des monuments de la chanson kabyle : Chérif Kheddam.
Un formateur et dénicheur hors pair de talents et ce n’est sûrement pas l’inimitable Nouara qui nous contredira. Coups d’essai à répétition du jeune Lounis devenu déjà la coqueluche du village. Ce royaume de la tradition qui a étouffé tant de vocations. Lounis transcende alors le cap de la résistance pour débroussailler les chemins tortueux de l’art. Périlleuse mais exaltante entreprise. Il n’empêche, Lounis fonce droit devant. Quelques chansonnettes pour démarrer. Sur fond de sentimentalisme et amours déçues. Seul registre d’ailleurs qui permettait à l’époque une évasion salutaire. Voire même un exorcisme et une thérapie. “Ma throudh” (si tu pleures), “Ya Tejra Illili (laurier rose), “Djamila” entre autres, signent les prémices à l’orée des années 70 d’un talent latent mais à forte connotation affirmée. Le répertoire s’enrichit : “Ourdjagh” (j’ai attendu), “Ketvagh ismim” (j’écris ton nom), donnent plus d’air et d’épaisseur à la voix et au texte qui passe du suggéré au “géré” et assumé. Aït Menguellat prend de l’assurance dans une sobriété qui lui sied comme le succès. Un succès d’estime d’abord et un triomphe ensuite. Car de la chansonnette, il passe à la chanson à texte et à thème. L’œuvre s’épaissit et gagne en relief. Elle est plus aboutie. Même si l’instrumentation relève du SMIG: une guitare et une derbouka. A telle enseigne qu’on est tenté de croire que toutes ses chansons se ressemblent. Ni chichi ni effets de manche. Juste ce qu’il faut pour un personnage qui ressemble à son art.
Simplicité et humilité se font récurrences et rémanences. La deuxième décennie post-indépendance le consacre. Il a mûri et soigne mieux son produit. Il le travaille davantage, l’affine et le peaufine. Par respect pour l’art. Et par considération pour son public. Et celui-ci ne s’y trompe pas en l’adoptant. “Amdjahed” et “Askouti” marquent un virage, un tournant.
Homme de son temps qui vibre aux pulsions naturelles de l’instinct, Lounis épouse parfaitement son époque. Maître de son art et ancré dans son terroir pour ne pas perdre de vue l’essentiel, il offrira début des années 80 à l’Atlas un véritable récital qui provoque un délire parmi ses fans survoltés. Une étoile est née et scintille dans le firmament. Malgré les étiquettes gratuites et une méchanceté non moins gratuite. L’homme a certes des idées. Car l’artiste vit dans et en dehors de la société. Il a tant besoin de ces “dans” et “dehors” pour trouver la synergie nécessaire à la création. Il est d’ailleurs tellement à l’écoute des autres dont il fait partie intégrante qu’il s’implique par le biais de l’Association “Les amis de Aït Menguellat” dans la vie sociale. Il n’hésitera pas — l’artiste étant complet — à prêter aide et assistance partout où sa conscience de citoyen éclairé le lui dicte. Et pour être poète, barde et chantre à la fois, on n’en est pas moins homme de conviction. Ce qui lui a permis de déjouer tous les pièges et autres crocs-en-jambe des politiques. Et à l’heure où le terrorisme sécrétait ses toxines, Aït Menguellat est resté au pays, par devoir et fidèle à des principes qui ont force de loi. Avant de triompher dans la salle mythique de l’Olympia. Lui qui a été si boudé au temps des années de plomb.
Belle revanche sur la bêtise et les fourches Caudines de l’imbécillité. Bref, l’artiste suit son petit bonhomme de chemin tel un métronome. Et que ce soit dans “Tharawla” (la fuite) ou “Thiragwa” (les rigoles) son dernier album, l’artiste à la muse géniale reste égal à lui-même. Et dans l’interprétation et dans la qualité de la composition. Une voix chaude et veloutée admirablement servie par un bouquet de reprises qu’on redécouvre non sans frémissements. Comme aux plus beaux jours tant l’œuvre et l’artiste n’ont pas pris une seule ride. Et nombreux sont ceux qui ne comprennent pourtant pas le kabyle, mais qui se laissent volontiers séduire par ses complaintes si relevées qu’elles ne laissent personne indifférent.
A cinquante ans et trente-cinq ans de carrière, l’artiste a sans doute besoin de souffler. Et il souffle désormais dans les oreilles. Et la voix de son rejeton de fils Djaafar dont l’influence du papa est évidente, notamment dans “Ouritsadja” (ne me laisse pas). Il y a comme un transfert dans l’air. Tant mieux et tant pis.
Mais on imagine mal Lounis ranger sa guitare et priver son public d’une voix si estampillée. A moins qu’il prenne du recul pour mieux rebondir. Même s’il n’en finira jamais de revenir.
A. ZENTAR

source:menguellet.ifrance.com

Publié dans AÏT MENGUELLET(54) | Pas de Commentaire »

divers dits

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

La femme dans la société 

« Il y a eu trois niveaux de perception du problème de la femme. Au tout début de ma carrière, je la percevais comme tout jeune homme normalement constitué. Ensuite, il y a eu une remise en cause et des questionnements par rapport au concept de la femme-objet~ Le troisième niveau est une totale rupture avec ce problème. Ne pas en parler est un rejet du déséquilibre et une acceptation de l’égalité. Cela s’est traduit dans mes textes par une première présence de la femme que l’on désire, ensuite, une deuxième présence, celle de la femme que l’on respecte, en mettant en valeur son rôle dans la société, et enfin, une absence qui n ‘est pas pour autant une négation. »

Agérie-Actualités,3au9mars1988 

Je l’aime, elle ne m’aime pas…

« Dès le début (…)je me suis inscrit à contre courant de !afaçon dominante dont était menée la chanson kabyle. Il était très fréquent à l’époque d’entendre (…): ‘je l’aime, elle m’aime, mais son père me la refuse… ». Je me souviens avoir interpellé plusieurs amis chanteurs sur cette question. Pourquoi leur disais-je, vous n’avez pas le courage de dire: ‘je l’aime; elle ne m’aime pas, et son père me l’accorde… ».

alger-Répùblkain,20/04/92

Le refus de l’arbitraire 

« (…)D’abord comme simple citoyen, je ne peux pas rester neutre, je le dis tout net.’ l’intégrisme, je n’en veux pas. (~. ~) En janvier dernier après le premier tour des législatives, il y avait urgence et il y avait danger il fallait absolument stopper l’intégrisme. Etje suis d’accord avec la façon dont cela a été fait. Tout en disant cela, je reste fidèle à mes convictions démocratiques, à mes convictions sur les droits de l’Homme et les libertés. Nous devons naturellement rester vigilants sur ces questions et refuser tout arbitraire, même quand ses victimes peuvent être intégristes.

(AlgerRépublicain20.04.92)

 Solidarité 

« La solidarité est une vertu et un élément indispensable dans la vie d’une nation. (…) C’est la foi en un idéal et d’abord un art, ici dans le sens du rapprochement des hommes d’un même pays ou entre peuples àl’echelle mondiale. »

 (ElMoudjahid) 

L’ARTISTE ET SA SOCIETE

Je suis avant tout un regard porté sur l’espace et le monde qui m’entourent « .

Algérie Actualités(12au18juillet1984).

« (…)ne pas tomber dans le panneau de la célébrité, de l’argent et des villes est une chose bien difficile. Tout chanteur de chez nous rêve de Paris, moi j’ai toujours souhaité avoir les moyens moraux et matériels de rester dans mon patelin, j’y suis arrive Algérie Actualités(12au18juillet1984).

LES GRANDS RENDEZ-VOUS 

« Non, je prends tout simplement le temps de travailler quant à la scène, je dois avouer que j’en ai une peur bleue. C’est avec joie que je me passerai des galas si je le pouvais ».

Algérie Actualités(12au18juillet1984)

(…) je me suis aperçu qu’il était intéressant de revoir ma façon de me produire sur scène, et d’introduire, petit à petit, quand il le faut aussi, des choeurs et des danses ».

TidduklaMagazine(Eté1992)

source:menguellet.ifrance.com

Publié dans AÏT MENGUELLET(54) | Pas de Commentaire »

Lounis Aït Menguellet « Je n’ai jamais voulu être un symbole de quoi que ce soit »

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

Lounis Aït Menguellet « Je n’ai jamais voulu être un symbole de quoi que ce soit »

La Nouvelle République : On fête aujourd’hui le 20e anniversaire du Printemps amazigh, qu’y a-t-il de changé depuis cet historique 20 Avril 80 ?

Lounis Aït Menguellet : C’est en effet une date qui intégrera la liste déjà longue des combats algériens. Le 20 Avril 80 a couronné des années de lutte non seulement pour la reconnaissance de l’amazighité de l’Algérie, mais aussi pour la démocratie.

Qu’a-t-il de changé depuis ?

Je ne peux vous répondre dans la mesure où je ne comprends pas grand-chose à tout ce qui se passe. Et quand je ne comprends pas quelque chose, je me méfie en attendant de trouver une explication, surtout en ce moment où je ne fais pas un geste sans qu’on lui colle un programme politique.

Et si l’on revenait justement à votre présence à ce fameux meeting du président de la République à Tizi-Ouzou. Elle en a dérouté certains…

Ma présence au meeting de Bouteflika n’a surpris que ceux qui ont voulu être surpris pour justement l’exploiter à des fins que j’ignore. Il faut se replacer dans le contexte du moment. Quoi qu’on dise aujourd’hui, le nouveau président était perçu par ceux-là mêmes qui lui tirent dessus aujourd’hui comme le sauveur. Ses discours militaient en sa faveur. Aller donc assister à son meeting ne pouvait avoir à mes yeux d’autres significations que la curiosité et l’espoir.

Mais alors et les applaudissements…

Je comprends que ce soit choquant pour certains, mais de mon point de vue, la démocratie est un atout. Elle doit être guidée par le respect d’autrui. Il me paraît tout à fait normal et correct de recevoir, d’écouter et même d’applaudir l’opinion de l’autre quand bien même elle n’est pas la nôtre. Applaudir dans ce cas est seulement une marque de correction et ne veut nullement dire que j’ai approuvé les propos du président.

Il faut comprendre qu’il s’agissait d’un sujet brûlant : tamazight…

C’est justement parce que c’est un sujet d’une grande importance qu’il devait être traité en conséquence. Le meeting de ce jour-là concernait le problème de la paix en Algérie. « Liquider » tamazight en quelques minutes c’est à mon sens mépriser une question capitale. Ce qu’on pouvait par contre obtenir du président c’est un rendez-vous pour la tenue d’un autre meeting qui ne concernera que tamazight seule. Là, on aurait donné au problème sa véritable dimension.

 Justement avec votre « lettre ouverte », vous avez fini par réagir à tout ce qui s’est dit à votre sujet…

Devant la persistance de certains journalistes à vouloir me coller gratuitement des étiquettes et surtout parce qu’on n’a entendu qu’un seul son de cloche, j’ai tenu par respect aux miens à apporter ma version des faits. Et ce n’est nullement une justification comme cela a été compris par la même presse qui veut faire d’Aït Menguellet le problème de l’Algérie au mépris du lecteur.

On a l’impression que vous avez une dent contre la presse…

Pas contre la presse, mais contre ceux qui me tirent dessus à longueur de colonnes sans daigner une fois demander mon opinion. Mon intervention d’avant-hier a mis à nu les visées de certains. S’il y a une presse qui s’en tient à sa mission d’informer, une autre, en mal d’inspiration et certainement pour se faire un nom sur mon dos, tente de m’entraîner dans une « guerre » qui servirait leur commerce de la félonie et de la division. Quand j’ai adressé ma lettre aux journaux, j’ai précisé qu’elle devait passer intégralement pour justement permettre aux lecteurs de prendre entièrement connaissance de mon point de vue. Malgré cela, au mépris de la déontologie, on ne s’est pas empêché de « manipuler » mes dires. Le journal L’Authentique pour ne pas le nommer est allé jusqu’à publier ma lettre d’envoi où je les ai priés de ne pas amputer mes propos. Je ne suis pas surpris de la part d’un journal venu tardivement à l’opposition, lui qui était au pouvoir depuis de longues années. Je reste néanmoins persuadé qu’au sein des journaux qui me prennent à partie, il y a des journalistes sensés qui comprennent les enjeux, mais il y a malheureusement d’autres inféodés à leur direction de crainte d’être mis à la porte. Ceux-là je les désigne du doigt car ils obéissent à une logique qui n’aurait jamais dû faire partie de leur métier. Contrairement à ces journalistes, je ne risque d’être mis à la porte de rien du tout. Qu’ils sachent que j’ai bonne conscience. La lettre adressée à mon public m’est venue du fond du cœur et je n’y changerai rien car elle est vraie. Je ne me suis pas fait d’illusion, je ne m’attendais pas à ce que mes détracteurs se taisent après ma lettre et ce que je viens de dire mettra sûrement de l’eau à leur moulin. Mais je veux qu’on sache une fois pour toutes que Lounis Aït Menguellet ne s’est à aucun moment culpabilisé parce que ce n’est pas aujourd’hui que l’on peut sans risque donner son avis que je changerai de convictions.

Il faut dire que c’est la rançon de la gloire. Vous vous appelez Aït Menguellet…

Et alors, je n’ai jamais postulé à un quelconque titre. Je n’ai jamais voulu être un symbole de quoi que ce soit. Il y a des idéaux à défendre et comme tout un chacun, je l’ai fait avec les moyens que j’ai. Le paradoxe c’est que justement ce sont ceux qui me distribuent des titres gracieusement qui tentent aujourd’hui de me donner en pâture à mon public. Et c’est en cela que réside la stratégie de ces gens : vous élever très haut pour mieux vous abattre. Alors qu’à mon avis, on n’est élevé que par ses actes.

Une bonne partie de votre œuvre nous décrit comme des gaspilleurs d’énergie, d’hommes et de talents ; Aqbayli, entre autres, a valu certains mécontentements…

Les mécontentements quand ils peuvent générer un débat fertile sont salutaires ; au-delà, je ne fais que constater et rapporter les dégâts toujours dans l’espoir qu’ils soient les derniers. Ceci dit, tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a trop de réalités, de clans de querelles de second coutea. Il existe toujours un malaise entre nous et la réalité. Je crois qu’il faut par pudeur ou par culpabilité cacher un certain nombre de vérités. Nous avons raté beaucoup de nos rendez-vous avec nous-mêmes. Et le drame c’est que nous revenons sur nos pas pour nous plaindre.

C’est ce que vous dites dans nombre de vos chansons. Mais qui est responsable ?

Nous tous ; si ceux qui véhiculent, voire créent la zizanie et la polémique sont condamnables, ceux qui ne cautionnent pas, mais se taisent quand même sont tout autant condamnables. Parce qu’il faut savoir que le silence de ceux que l’on appelle la « majorité silencieuse » sert les objectifs de ceux qui veulent nous maintenir dans notre statut d’éternels combattants.

Glorifier le passé, vivre sur les pierres tombales, vous avez dénoncé cela bien avant l’hécatombe qui a frappé l’Algérie…

Attendez, la nostalgie du passé, l’évocation de nos faits d’armes, ce n’est pas inutile. Tout peuple a besoin de racines et de symboles et nous plus que les autres, mais la réponse au déclin, c’est de se tourner vers l’avenir. On doit mettre un trait sur « je mourrai pour tamazight ». Je mourrai pour l’Algérie. A mon avis, il faut vivre pour elle. L’histoire récente ou ancienne devrait servir à nous aider à modifier nos comportements quand c’est nécessaire. C’est une forme de suicide que de ne rien changer quand tout bouge.

Depuis quelques années, les événements politiques s’accélèrent. Votre public se plaît à vous « classer » un jour dans un parti, un jour dans un autre. Qu’en est-il au juste ?

C’est justement cela qui doit vous donner la réponse. Je ne me suis jamais détourné de ceux qui cherchent à apporter leur pierre au bien-être de ce pays où qu’ils se trouvent. Si je n’ai pas été embrigadé politiquement dans les années difficiles, ce n’est pas aujourd’hui que cela commencera. Je continuerai à être ce que j’ai toujours été.

Qu’est-ce que l’engagement pour vous ?

Pour moi l’engagement c’est de faire le mieux possible ce à quoi on est destiné. C’est d’être efficace à son « poste ». Et ce sont justement ceux qui n’ont pas de « poste » qui utilisent le plus ce terme.

Mzrigh afus sumeqyas, siwa ackal id tmerktayegh. Si c’en est une d’abord, nous croyons que c’est la seule allusion à votre « passage » en prison…

Ne me parlez pas de prison sinon vous donnerez à mes détracteurs encore une occasion pour trouver à redire…

Comment peut-on faire renaître la confiance ?

Vous demandez trop. Et puis j’ai fini par avoir peur des mots. On leur fait prendre des connotations que je ne maîtrise pas. Mais, ce qui me paraît sûr c’est qu’en servant l’intérêt général et desservant les intérêts particuliers souvent morbides, on peut se permettre déjà d’espérer. Et puis ou on est responsable et on devient maîtres de notre destin, ou on se fait prendre en charge par d’autres. C’est une question de choix.

Interview réalisé par Zahir Mahdaoui Copyright © 2000 Quotidien Algérien d’Information – La Nouvelle République . All Rights Reserved.

Publié dans AÏT MENGUELLET(54) | 1 Commentaire »

Aït Menguellet au Zénith

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

Aït Menguellet au Zénith

 

KATEB YACINE disait de Aït Menguellet: ‘Il est incontestablement notre plus grand poète.’ Le chanteur aux moustaches à la turque donnera deux concerts au Zénith, le samedi 30 janvier à 20 heures et le dimanche 31 à 15 heures (1). Pour l’occasion, son dernier album est en vente. Un album qui comprend de nouvelles chansons mais qui se veut aussi une sorte de clin d’oeil à un répertoire s’étalant sur une vingtaine d’années. Aït Menguellet (49 ans) est un pur produit du terroir kabyle. Troubadour, chanteur-compositeur, il perpétue cette tradition orale des montagnes kabyles qu’a si bien mise en évidence le grand poète Si Mohand, décédé en 1906, et qu’a chantée Marguerite Taos Amrouche, soeur du poète Jean Amrouche, décédée en exil, en Tunisie. Longtemps marginalisée, réduite à un genre mineur, la chanson kabyle, grâce à Menguellet, a renoué avec le fonds traditionnel berbère qu’a chanté avant lui Slimane Azzem, interdit d’antenne dans son pays durant plus de vingt-cinq ans. La puissance de ses chansons réside dans la qualité de ses textes, la force du verbe et des mots. ‘La paix demande la parole: je suis contrainte de t’abandonner, pays pour qui j’ai l’âme en peine/ Ils m’aiment en me comparant à une perdrix/ Belle quand je leur sers de festin…’, dit l’un de ces textes. Ou cet autre, qui clame: ‘Nous avons chanté les étoiles, elles sont hors de notre portée/ Nous avons chanté la liberté, elle s’avère aussi loin que les étoiles’. Le poète refuse l’étiquette de chanteur engagé. ‘Je préfère jouer mon rôle de chanteur et de compositeur’, affirmait-il récemment. En 1986, durant les années de plomb du parti unique en Algérie, Aït Menguellet – dont les chansons ont fait plus que mille discours sur la revendication identitaire berbère – a été mis en prison pour… trafic d’armes! En réalité, comme beaucoup d’Algériens, il possédait un fusil de chasse. La raison était autre. Menguellet dérangeait. Pour le pouvoir de l’époque, pour qui les Algériens ne sauraient être que des Arabes, Menguellet, en revendiquant le droit à la différence et à la reconnaissance de l’identité berbère dans des textes exprimés en images et métaphores, ne pouvait être qu’un élément subversif. Car même s’il s’en défend, ses textes contiennent cette dose de subversion nécessaire à la prise de conscience d’un peuple qui revendique son identité. Extrait d’une autre chanson: ‘L’épervier en jaillissant de la montagne a secoué le feuillage/ Il s’est manifesté pour vous réveiller/ Il saura prononcer le mot qui éveillera vos consciences/ Il ranimera le mot que vous avez oublié/ Même si tu dors, il t’apparaîtra/ A travers tes paupières closes / Et tu les ouvriras quand il t’interpellera: Fils d’Amazigh (2)…’ Humaniste, Aït Menguellet s’est lancé dans un projet de collecte d’insuline pour les Algériens diabétiques, ainsi que pour la prise en charge de 400 malades durant une année. C’est également de la sorte qu’il conçoit son engagement.

HASSANE ZERROUKY.

source:menguellet.ifrance.com

Publié dans AÏT MENGUELLET(54) | Pas de Commentaire »

Bio de Aït Menguellet

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

17/01/1950 : -Naissance de Lounis abdenbi Ait Menguellet à ighil bwamas, kabylie. -Etudes à Algerou il suit une formation d’ebeniste.

1967 : -il participe a une emission de radio « chanteurs de demain » animee par Cherif Kheddam et interprète « ma trud».

 1972 : -Alors qu’il accomplit son service militaire, deux chansons assurent definitivement sa popularite : Ma selber et Lwiza.

11/02/1978 : -Premier passage de lounis à l’olympia.

1978 : -Apres avoir chante l’amour, Ait Menguellet aborde dans ses compositions des themes philosophiques et socio-politiques.

1985 : -Alors qu’il etait programme depuis longtemps , Ait Menguellet refuse de passer a l’emission Mosaique(FR3). Selon liberation : « La direction du centre culturel algerien, ou devait avoir lieu le tournage, lui a cosseille de remplacer deux chansons de son repertoire. Apres discussions, il s’avera que la proposition ne pouvait souffrir de refus ».

 26/05/1985 : -Lounis chante devant 6000 personne au Zenith de Paris.

25/10/1985 : -Ait Menguellet est condamne a 03 ans de prison ferme pour « DETENTION ILLEGALE D4ARMES DE CHASSE ET DE GUERRE ». il semble que le pouvoir n’ai pas apprecie son soutien au chanteur ferhat incarcere pour son appartenance a la nouvelle ligue algerienne des droits de l’homme.

source:menguellet.ifrance.com

Publié dans AÏT MENGUELLET(54) | Pas de Commentaire »

Réponse au harrag qui a ecrit à la houkouma

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

Réponse au harrag qui a ecrit à la houkouma

Par ammi Saïd

Cher frère harrag,

C’est avec un cœur lourd et plein de désespoir que je répond à ton E-Mail.
Sache que moi, aussi, j’ouvre régulièrement ma boite et que je suis donc branché comme tous les gouvernements de la terre.
A la lecture de tous les E-Mail que je reçois, j’ai compris combien je suis un gouvernement dur, terrifiant et sans cœur. J’ai compris que toutes les demandes convergent vers une demande impossible à accepter et satisfaire: autodétermination du peuple, son droit de choisir ses élus ou de les changer à chaque élection et la liberté dans un état juste et au service du peuple dans le respect total de ses choix et te ses demandes. Tout ce qui nous fait peur. Car ceux qui te gouvernent ont peur. Nous avons une peur difficile à décrire et à t’expliquer mon frère. Une peur futée, maligne et rusée comme un vieux renard mon frère. Une peur qui a une peur bleue de la vérité. Une peur qui menace de dévoiler tous nos secrets. Un peur noire, sûre et sans remède facile et sans effets secondaires graves mon frère. Une peur qui parfois terrorise nos âmes et violente nos nuits par des cauchemars mon frère. Un peur devenue mûre, insensible et impossible à apaiser mon frère.
Une peur plus grave que celle qui t’a fait fuir même en risquant ta vie mon frère. Cette vie qui t’appartient, encore, mon frère et qui nous échappe mon frère car, elle est totalement gouvernée par notre peur mon frère. Celle qui nous répète sans cesse: vous allez perdre le pouvoir si vous refusez d’appliquer ce que je vous suggère, mon frère. Vous allez perdre le pouvoir et surtout ses privilèges: l’impunité, la richesse, l’aisance vaste comme l’univers, la sécurité et la gloire, mon frère. Ce que nous ne pourrons jamais posséder dans un cadre clair, juste et légal, mon frère. Parce que, bien avant votre indépendance, mon frère, nous avions accompli des actes impardonnables mon frère, des actes dont étaient victimes, tout nos frères et donc, vos pères les plus courageux, les plus intelligents et les plus sincères, mon frère (ou peut-être carrément mon fils, mon frère). Des actes barbares qui consistaient à éliminer sans pitié tous ceux ou celles qui voudraient que le pouvoir puisse échapper à nos mains qui tuent, qui volent, qui castrent, qui égorgent, qui torturent, qui violent et qui ne savent rien faire d’autre, mon frère. Des actes qu’il faut répéter sans arrêt pour asseoir un pouvoir autoritaire, violent et impitoyable, mon frère. Seul pouvoir ou système capable de nous rassurer de notre peur, mon frère. Cette peur qui nous dit: ne laissez pas les Algériens s’unir, se parler, se construire, se comprendre et s’entendre, mon frère. Ne les laissez pas travailler, créer, inventer, se développer et devenir autonomes et responsables, mon frère. Ne les laissez pas réfléchir, penser, choisir et tenter de réaliser leurs propres rêves et leurs doux et simples désirs, mon frère. Ne les laissez se servir des valeurs de leurs grand- pères, leurs grand-mères et leurs pères et mères, mon frère. Ne les laissez pas respirer l’air vivifiant et pur de la morale, de la fraternité, du savoir et de la liberté, mon frère. Ne les laissez pas se nourrir des mets exquis et fortifiants de la confiance en soi, de la confiance entre eux, de l’insoumission déterminée et pacifique et de l’amour désintéressé pour leur pays et sans peur, mon frère. Ne les laissez pas s’organiser pour construire, indépendamment de vous, leur pays, ses infrastructures, ses repères et l’avenir des générations futures, mon frère. Ne les laissez pas s’épanouir, respecter leur peuple et le rassurer en lui disant, nous sommes là n’aies pas peur. Ne les laissez pas découvrir les noms et les rôles des usurpateurs de leur histoire, des tueurs et des commanditaires des massacres, des assassinats et des disparus d’hier et de ceux qui disparaissent chaque jour (dans les mers, l’exil, le suicide, l’alcool, la folie, la drogue, le désespoir, la violence, le crimes, la prostitution, la soumission, le mensonge, la perversité, l’intolérance, le racisme, la haine, l’ignorance, la terreur, le deuil, la misère…). Ne les laissez pas écrire, peindre, chanter, voyager, sculpter, avancer, aimer, se marier, travailler, dignes…Ne les laissez pas se révolter, s’opposer, se politiser, s’associer…dont le but de réclamer un gouvernement à leur service et non plus pour votre service, mon frère. Fermez tout et verrouillez tous les nerfs et tous les cerveaux. Prenez tout et laissez les quémander de quoi survivre sans pouvoir hurler. Soyez des rois puissants et froids et rendez-les comme des esclaves fatalistes et sans horizon que celui de la servitude et de la soumission. Tuez tout les idées qui éveillent les consciences et qui réveillent ceux qui nous avions anesthésiés. Divisez les pour qu’ils puissent devenir des millions de petits morceaux impossibles à recoller. Créez entre-eux : la suspicion, la corruption, la méfiance, la haine, la rancune, la jalousie, l’intolérance, le déshonneur…afin de faciliter la tache de vos nègres, de vos flatteurs, de vos courtisans, de la main qui tue et qui vole pour vous, de la langue qui diffuse vos mensonges et vos slogans….
Tu vois mon frère, nous avons peur et c’est pour cela que nous vous terrorisons, mon frère. Nous sommes obligés de boucher toutes les issues pour tuer les cafards. Nous sommes obligés de vous maintenir emprisonnés pour vous empêcher de nous nuire. Vous êtes nos ennemis et un militaire et son civil ont le devoir de traiter leurs ennemis sans pitié. J’espère que ma réponse t’arrivera et te fera comprendre que c’est à nous de décider ce qui est faisable et ce qui est interdit pour toi, mon frère.
Mes salutations dominatrices et sans peur, mon frère.

source:lequotidienalgerie.com

Publié dans vive l'algerie(128) | Pas de Commentaire »

Hadj M’rizek revient cette semaine

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

Hadj M'rizek revient cette semaine

Sur initiative de l’association des amis de la rampe Vallée

Hadj M’rizek revient cette semaine

La chanson chaâbie revient ce vendredi au détour d’une soirée organisée à la mémoire de cheikh Hadj M’rizek.

Pour la perpétuation de la mémoire et du souvenir, l’Association des amis de la rampe Louni Arezki (ex-Vallée) organisera avec la contribution de l’Office national d’exploittion et de gestion des biens culturels protégés (Ogbec) et du 4e festival de la chanson chaâbi, une action culturelle thématique intitulée « Journée cheïkh Hadj M’rizek » le vendredi 4 septembre 2009 au Palais El Menzeh, 46, rue Bencheneb (face au mausolée Sidi Abderahmane), Casbah. Cette journée débutera à 10h30 par une cérémonie de recueillement sur la tombe d’une des figures emblématiques de la chanson chaâbie de la ville d’Alger et de sa Casbah. Cheïkh Hadj M’rizek, hélas, a prématurément disparu à la fleur de l’âge, à 43 ans. L’événement se prolongera dans la soirée avec une rencontre autour d’une évocation mémorielle de la famille, d’amis, de disciples et d’admirateurs sur la vie et le parcours d’un repère culturel de la chanson citadine algéroise que fut le grand maître. En la circonstance, une communication centrée sur ce thème sera soutenue par l’écrivain musicologue Abdelkader Bendamèche pour susciter des témoignages et débats sur un pan précieux de notre patrimoine musical. Cette action qui s’inscrit dans une démarche de réapropriation de la mémoire et des valeurs culturelles algériennes est essentiellement orientée en direction de la jeunesse, relais vital pour la pérénnisation de celle-ci, mais qui, malheuresement, ignore jusqu’à l’existence du nom de cheïkh Hadj M’rizek et de son œuvre immortelle à travers le temps. Mais l’espoir demeure entier, car cette jeunesse, avide de savoir et de connaissances, n’attend que des initiatives éclairées de ses aînés et ne cesse de démontrer son amour et son attachement viscéral à sa culture et ses valeurs.

Ceci nous l’avions vécu dans une réalité expressive et perceptive lors d’une soirée musicale animée par le talentueux Abdelkader Chercham, vendredi dernier, dans un décor féérique de la légendaire baie d’Alger, à l’Institut supérieur de musique. Dans une véritable communion de pensée avec l’assistance, ce virtuose racé du chaâbi a subjugué, dans le style « M’rizekien » où il excelle, une jeunesse ravie qui, avec des reprises de refrain à l’unisson de l’éternelle El Heraz, a fait ressusciter le souvenir du grand maître dont l’ombre a plané sur le mythique Alger et sa splendide amirauté qui, malgré les vicissitudes du temps, n’ont point oublié. Emouvante et sublime soirée en prélude à celle qui aura lieu vendredi prochain où le cheïkh et sa légende seront revisités.

Par L.Aït Aoudia

el watan

Publié dans MUSIQUE ALGERIENNE(35) | Pas de Commentaire »

12
 

The Soul of a Slayer |
AHL EL KSAR |
toutelactualite |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Halliburton Manufacturing &...
| Le Tallud 79200
| momema