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divers dits

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

La femme dans la société 

« Il y a eu trois niveaux de perception du problème de la femme. Au tout début de ma carrière, je la percevais comme tout jeune homme normalement constitué. Ensuite, il y a eu une remise en cause et des questionnements par rapport au concept de la femme-objet~ Le troisième niveau est une totale rupture avec ce problème. Ne pas en parler est un rejet du déséquilibre et une acceptation de l’égalité. Cela s’est traduit dans mes textes par une première présence de la femme que l’on désire, ensuite, une deuxième présence, celle de la femme que l’on respecte, en mettant en valeur son rôle dans la société, et enfin, une absence qui n ‘est pas pour autant une négation. »

Agérie-Actualités,3au9mars1988 

Je l’aime, elle ne m’aime pas…

« Dès le début (…)je me suis inscrit à contre courant de !afaçon dominante dont était menée la chanson kabyle. Il était très fréquent à l’époque d’entendre (…): ‘je l’aime, elle m’aime, mais son père me la refuse… ». Je me souviens avoir interpellé plusieurs amis chanteurs sur cette question. Pourquoi leur disais-je, vous n’avez pas le courage de dire: ‘je l’aime; elle ne m’aime pas, et son père me l’accorde… ».

alger-Répùblkain,20/04/92

Le refus de l’arbitraire 

« (…)D’abord comme simple citoyen, je ne peux pas rester neutre, je le dis tout net.’ l’intégrisme, je n’en veux pas. (~. ~) En janvier dernier après le premier tour des législatives, il y avait urgence et il y avait danger il fallait absolument stopper l’intégrisme. Etje suis d’accord avec la façon dont cela a été fait. Tout en disant cela, je reste fidèle à mes convictions démocratiques, à mes convictions sur les droits de l’Homme et les libertés. Nous devons naturellement rester vigilants sur ces questions et refuser tout arbitraire, même quand ses victimes peuvent être intégristes.

(AlgerRépublicain20.04.92)

 Solidarité 

« La solidarité est une vertu et un élément indispensable dans la vie d’une nation. (…) C’est la foi en un idéal et d’abord un art, ici dans le sens du rapprochement des hommes d’un même pays ou entre peuples àl’echelle mondiale. »

 (ElMoudjahid) 

L’ARTISTE ET SA SOCIETE

Je suis avant tout un regard porté sur l’espace et le monde qui m’entourent « .

Algérie Actualités(12au18juillet1984).

« (…)ne pas tomber dans le panneau de la célébrité, de l’argent et des villes est une chose bien difficile. Tout chanteur de chez nous rêve de Paris, moi j’ai toujours souhaité avoir les moyens moraux et matériels de rester dans mon patelin, j’y suis arrive Algérie Actualités(12au18juillet1984).

LES GRANDS RENDEZ-VOUS 

« Non, je prends tout simplement le temps de travailler quant à la scène, je dois avouer que j’en ai une peur bleue. C’est avec joie que je me passerai des galas si je le pouvais ».

Algérie Actualités(12au18juillet1984)

(…) je me suis aperçu qu’il était intéressant de revoir ma façon de me produire sur scène, et d’introduire, petit à petit, quand il le faut aussi, des choeurs et des danses ».

TidduklaMagazine(Eté1992)

source:menguellet.ifrance.com

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Lounis Aït Menguellet « Je n’ai jamais voulu être un symbole de quoi que ce soit »

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

Lounis Aït Menguellet « Je n’ai jamais voulu être un symbole de quoi que ce soit »

La Nouvelle République : On fête aujourd’hui le 20e anniversaire du Printemps amazigh, qu’y a-t-il de changé depuis cet historique 20 Avril 80 ?

Lounis Aït Menguellet : C’est en effet une date qui intégrera la liste déjà longue des combats algériens. Le 20 Avril 80 a couronné des années de lutte non seulement pour la reconnaissance de l’amazighité de l’Algérie, mais aussi pour la démocratie.

Qu’a-t-il de changé depuis ?

Je ne peux vous répondre dans la mesure où je ne comprends pas grand-chose à tout ce qui se passe. Et quand je ne comprends pas quelque chose, je me méfie en attendant de trouver une explication, surtout en ce moment où je ne fais pas un geste sans qu’on lui colle un programme politique.

Et si l’on revenait justement à votre présence à ce fameux meeting du président de la République à Tizi-Ouzou. Elle en a dérouté certains…

Ma présence au meeting de Bouteflika n’a surpris que ceux qui ont voulu être surpris pour justement l’exploiter à des fins que j’ignore. Il faut se replacer dans le contexte du moment. Quoi qu’on dise aujourd’hui, le nouveau président était perçu par ceux-là mêmes qui lui tirent dessus aujourd’hui comme le sauveur. Ses discours militaient en sa faveur. Aller donc assister à son meeting ne pouvait avoir à mes yeux d’autres significations que la curiosité et l’espoir.

Mais alors et les applaudissements…

Je comprends que ce soit choquant pour certains, mais de mon point de vue, la démocratie est un atout. Elle doit être guidée par le respect d’autrui. Il me paraît tout à fait normal et correct de recevoir, d’écouter et même d’applaudir l’opinion de l’autre quand bien même elle n’est pas la nôtre. Applaudir dans ce cas est seulement une marque de correction et ne veut nullement dire que j’ai approuvé les propos du président.

Il faut comprendre qu’il s’agissait d’un sujet brûlant : tamazight…

C’est justement parce que c’est un sujet d’une grande importance qu’il devait être traité en conséquence. Le meeting de ce jour-là concernait le problème de la paix en Algérie. « Liquider » tamazight en quelques minutes c’est à mon sens mépriser une question capitale. Ce qu’on pouvait par contre obtenir du président c’est un rendez-vous pour la tenue d’un autre meeting qui ne concernera que tamazight seule. Là, on aurait donné au problème sa véritable dimension.

 Justement avec votre « lettre ouverte », vous avez fini par réagir à tout ce qui s’est dit à votre sujet…

Devant la persistance de certains journalistes à vouloir me coller gratuitement des étiquettes et surtout parce qu’on n’a entendu qu’un seul son de cloche, j’ai tenu par respect aux miens à apporter ma version des faits. Et ce n’est nullement une justification comme cela a été compris par la même presse qui veut faire d’Aït Menguellet le problème de l’Algérie au mépris du lecteur.

On a l’impression que vous avez une dent contre la presse…

Pas contre la presse, mais contre ceux qui me tirent dessus à longueur de colonnes sans daigner une fois demander mon opinion. Mon intervention d’avant-hier a mis à nu les visées de certains. S’il y a une presse qui s’en tient à sa mission d’informer, une autre, en mal d’inspiration et certainement pour se faire un nom sur mon dos, tente de m’entraîner dans une « guerre » qui servirait leur commerce de la félonie et de la division. Quand j’ai adressé ma lettre aux journaux, j’ai précisé qu’elle devait passer intégralement pour justement permettre aux lecteurs de prendre entièrement connaissance de mon point de vue. Malgré cela, au mépris de la déontologie, on ne s’est pas empêché de « manipuler » mes dires. Le journal L’Authentique pour ne pas le nommer est allé jusqu’à publier ma lettre d’envoi où je les ai priés de ne pas amputer mes propos. Je ne suis pas surpris de la part d’un journal venu tardivement à l’opposition, lui qui était au pouvoir depuis de longues années. Je reste néanmoins persuadé qu’au sein des journaux qui me prennent à partie, il y a des journalistes sensés qui comprennent les enjeux, mais il y a malheureusement d’autres inféodés à leur direction de crainte d’être mis à la porte. Ceux-là je les désigne du doigt car ils obéissent à une logique qui n’aurait jamais dû faire partie de leur métier. Contrairement à ces journalistes, je ne risque d’être mis à la porte de rien du tout. Qu’ils sachent que j’ai bonne conscience. La lettre adressée à mon public m’est venue du fond du cœur et je n’y changerai rien car elle est vraie. Je ne me suis pas fait d’illusion, je ne m’attendais pas à ce que mes détracteurs se taisent après ma lettre et ce que je viens de dire mettra sûrement de l’eau à leur moulin. Mais je veux qu’on sache une fois pour toutes que Lounis Aït Menguellet ne s’est à aucun moment culpabilisé parce que ce n’est pas aujourd’hui que l’on peut sans risque donner son avis que je changerai de convictions.

Il faut dire que c’est la rançon de la gloire. Vous vous appelez Aït Menguellet…

Et alors, je n’ai jamais postulé à un quelconque titre. Je n’ai jamais voulu être un symbole de quoi que ce soit. Il y a des idéaux à défendre et comme tout un chacun, je l’ai fait avec les moyens que j’ai. Le paradoxe c’est que justement ce sont ceux qui me distribuent des titres gracieusement qui tentent aujourd’hui de me donner en pâture à mon public. Et c’est en cela que réside la stratégie de ces gens : vous élever très haut pour mieux vous abattre. Alors qu’à mon avis, on n’est élevé que par ses actes.

Une bonne partie de votre œuvre nous décrit comme des gaspilleurs d’énergie, d’hommes et de talents ; Aqbayli, entre autres, a valu certains mécontentements…

Les mécontentements quand ils peuvent générer un débat fertile sont salutaires ; au-delà, je ne fais que constater et rapporter les dégâts toujours dans l’espoir qu’ils soient les derniers. Ceci dit, tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a trop de réalités, de clans de querelles de second coutea. Il existe toujours un malaise entre nous et la réalité. Je crois qu’il faut par pudeur ou par culpabilité cacher un certain nombre de vérités. Nous avons raté beaucoup de nos rendez-vous avec nous-mêmes. Et le drame c’est que nous revenons sur nos pas pour nous plaindre.

C’est ce que vous dites dans nombre de vos chansons. Mais qui est responsable ?

Nous tous ; si ceux qui véhiculent, voire créent la zizanie et la polémique sont condamnables, ceux qui ne cautionnent pas, mais se taisent quand même sont tout autant condamnables. Parce qu’il faut savoir que le silence de ceux que l’on appelle la « majorité silencieuse » sert les objectifs de ceux qui veulent nous maintenir dans notre statut d’éternels combattants.

Glorifier le passé, vivre sur les pierres tombales, vous avez dénoncé cela bien avant l’hécatombe qui a frappé l’Algérie…

Attendez, la nostalgie du passé, l’évocation de nos faits d’armes, ce n’est pas inutile. Tout peuple a besoin de racines et de symboles et nous plus que les autres, mais la réponse au déclin, c’est de se tourner vers l’avenir. On doit mettre un trait sur « je mourrai pour tamazight ». Je mourrai pour l’Algérie. A mon avis, il faut vivre pour elle. L’histoire récente ou ancienne devrait servir à nous aider à modifier nos comportements quand c’est nécessaire. C’est une forme de suicide que de ne rien changer quand tout bouge.

Depuis quelques années, les événements politiques s’accélèrent. Votre public se plaît à vous « classer » un jour dans un parti, un jour dans un autre. Qu’en est-il au juste ?

C’est justement cela qui doit vous donner la réponse. Je ne me suis jamais détourné de ceux qui cherchent à apporter leur pierre au bien-être de ce pays où qu’ils se trouvent. Si je n’ai pas été embrigadé politiquement dans les années difficiles, ce n’est pas aujourd’hui que cela commencera. Je continuerai à être ce que j’ai toujours été.

Qu’est-ce que l’engagement pour vous ?

Pour moi l’engagement c’est de faire le mieux possible ce à quoi on est destiné. C’est d’être efficace à son « poste ». Et ce sont justement ceux qui n’ont pas de « poste » qui utilisent le plus ce terme.

Mzrigh afus sumeqyas, siwa ackal id tmerktayegh. Si c’en est une d’abord, nous croyons que c’est la seule allusion à votre « passage » en prison…

Ne me parlez pas de prison sinon vous donnerez à mes détracteurs encore une occasion pour trouver à redire…

Comment peut-on faire renaître la confiance ?

Vous demandez trop. Et puis j’ai fini par avoir peur des mots. On leur fait prendre des connotations que je ne maîtrise pas. Mais, ce qui me paraît sûr c’est qu’en servant l’intérêt général et desservant les intérêts particuliers souvent morbides, on peut se permettre déjà d’espérer. Et puis ou on est responsable et on devient maîtres de notre destin, ou on se fait prendre en charge par d’autres. C’est une question de choix.

Interview réalisé par Zahir Mahdaoui Copyright © 2000 Quotidien Algérien d’Information – La Nouvelle République . All Rights Reserved.

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Aït Menguellet au Zénith

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

Aït Menguellet au Zénith

 

KATEB YACINE disait de Aït Menguellet: ‘Il est incontestablement notre plus grand poète.’ Le chanteur aux moustaches à la turque donnera deux concerts au Zénith, le samedi 30 janvier à 20 heures et le dimanche 31 à 15 heures (1). Pour l’occasion, son dernier album est en vente. Un album qui comprend de nouvelles chansons mais qui se veut aussi une sorte de clin d’oeil à un répertoire s’étalant sur une vingtaine d’années. Aït Menguellet (49 ans) est un pur produit du terroir kabyle. Troubadour, chanteur-compositeur, il perpétue cette tradition orale des montagnes kabyles qu’a si bien mise en évidence le grand poète Si Mohand, décédé en 1906, et qu’a chantée Marguerite Taos Amrouche, soeur du poète Jean Amrouche, décédée en exil, en Tunisie. Longtemps marginalisée, réduite à un genre mineur, la chanson kabyle, grâce à Menguellet, a renoué avec le fonds traditionnel berbère qu’a chanté avant lui Slimane Azzem, interdit d’antenne dans son pays durant plus de vingt-cinq ans. La puissance de ses chansons réside dans la qualité de ses textes, la force du verbe et des mots. ‘La paix demande la parole: je suis contrainte de t’abandonner, pays pour qui j’ai l’âme en peine/ Ils m’aiment en me comparant à une perdrix/ Belle quand je leur sers de festin…’, dit l’un de ces textes. Ou cet autre, qui clame: ‘Nous avons chanté les étoiles, elles sont hors de notre portée/ Nous avons chanté la liberté, elle s’avère aussi loin que les étoiles’. Le poète refuse l’étiquette de chanteur engagé. ‘Je préfère jouer mon rôle de chanteur et de compositeur’, affirmait-il récemment. En 1986, durant les années de plomb du parti unique en Algérie, Aït Menguellet – dont les chansons ont fait plus que mille discours sur la revendication identitaire berbère – a été mis en prison pour… trafic d’armes! En réalité, comme beaucoup d’Algériens, il possédait un fusil de chasse. La raison était autre. Menguellet dérangeait. Pour le pouvoir de l’époque, pour qui les Algériens ne sauraient être que des Arabes, Menguellet, en revendiquant le droit à la différence et à la reconnaissance de l’identité berbère dans des textes exprimés en images et métaphores, ne pouvait être qu’un élément subversif. Car même s’il s’en défend, ses textes contiennent cette dose de subversion nécessaire à la prise de conscience d’un peuple qui revendique son identité. Extrait d’une autre chanson: ‘L’épervier en jaillissant de la montagne a secoué le feuillage/ Il s’est manifesté pour vous réveiller/ Il saura prononcer le mot qui éveillera vos consciences/ Il ranimera le mot que vous avez oublié/ Même si tu dors, il t’apparaîtra/ A travers tes paupières closes / Et tu les ouvriras quand il t’interpellera: Fils d’Amazigh (2)…’ Humaniste, Aït Menguellet s’est lancé dans un projet de collecte d’insuline pour les Algériens diabétiques, ainsi que pour la prise en charge de 400 malades durant une année. C’est également de la sorte qu’il conçoit son engagement.

HASSANE ZERROUKY.

source:menguellet.ifrance.com

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Bio de Aït Menguellet

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

17/01/1950 : -Naissance de Lounis abdenbi Ait Menguellet à ighil bwamas, kabylie. -Etudes à Algerou il suit une formation d’ebeniste.

1967 : -il participe a une emission de radio « chanteurs de demain » animee par Cherif Kheddam et interprète « ma trud».

 1972 : -Alors qu’il accomplit son service militaire, deux chansons assurent definitivement sa popularite : Ma selber et Lwiza.

11/02/1978 : -Premier passage de lounis à l’olympia.

1978 : -Apres avoir chante l’amour, Ait Menguellet aborde dans ses compositions des themes philosophiques et socio-politiques.

1985 : -Alors qu’il etait programme depuis longtemps , Ait Menguellet refuse de passer a l’emission Mosaique(FR3). Selon liberation : « La direction du centre culturel algerien, ou devait avoir lieu le tournage, lui a cosseille de remplacer deux chansons de son repertoire. Apres discussions, il s’avera que la proposition ne pouvait souffrir de refus ».

 26/05/1985 : -Lounis chante devant 6000 personne au Zenith de Paris.

25/10/1985 : -Ait Menguellet est condamne a 03 ans de prison ferme pour « DETENTION ILLEGALE D4ARMES DE CHASSE ET DE GUERRE ». il semble que le pouvoir n’ai pas apprecie son soutien au chanteur ferhat incarcere pour son appartenance a la nouvelle ligue algerienne des droits de l’homme.

source:menguellet.ifrance.com

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Réponse au harrag qui a ecrit à la houkouma

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

Réponse au harrag qui a ecrit à la houkouma

Par ammi Saïd

Cher frère harrag,

C’est avec un cœur lourd et plein de désespoir que je répond à ton E-Mail.
Sache que moi, aussi, j’ouvre régulièrement ma boite et que je suis donc branché comme tous les gouvernements de la terre.
A la lecture de tous les E-Mail que je reçois, j’ai compris combien je suis un gouvernement dur, terrifiant et sans cœur. J’ai compris que toutes les demandes convergent vers une demande impossible à accepter et satisfaire: autodétermination du peuple, son droit de choisir ses élus ou de les changer à chaque élection et la liberté dans un état juste et au service du peuple dans le respect total de ses choix et te ses demandes. Tout ce qui nous fait peur. Car ceux qui te gouvernent ont peur. Nous avons une peur difficile à décrire et à t’expliquer mon frère. Une peur futée, maligne et rusée comme un vieux renard mon frère. Une peur qui a une peur bleue de la vérité. Une peur qui menace de dévoiler tous nos secrets. Un peur noire, sûre et sans remède facile et sans effets secondaires graves mon frère. Une peur qui parfois terrorise nos âmes et violente nos nuits par des cauchemars mon frère. Un peur devenue mûre, insensible et impossible à apaiser mon frère.
Une peur plus grave que celle qui t’a fait fuir même en risquant ta vie mon frère. Cette vie qui t’appartient, encore, mon frère et qui nous échappe mon frère car, elle est totalement gouvernée par notre peur mon frère. Celle qui nous répète sans cesse: vous allez perdre le pouvoir si vous refusez d’appliquer ce que je vous suggère, mon frère. Vous allez perdre le pouvoir et surtout ses privilèges: l’impunité, la richesse, l’aisance vaste comme l’univers, la sécurité et la gloire, mon frère. Ce que nous ne pourrons jamais posséder dans un cadre clair, juste et légal, mon frère. Parce que, bien avant votre indépendance, mon frère, nous avions accompli des actes impardonnables mon frère, des actes dont étaient victimes, tout nos frères et donc, vos pères les plus courageux, les plus intelligents et les plus sincères, mon frère (ou peut-être carrément mon fils, mon frère). Des actes barbares qui consistaient à éliminer sans pitié tous ceux ou celles qui voudraient que le pouvoir puisse échapper à nos mains qui tuent, qui volent, qui castrent, qui égorgent, qui torturent, qui violent et qui ne savent rien faire d’autre, mon frère. Des actes qu’il faut répéter sans arrêt pour asseoir un pouvoir autoritaire, violent et impitoyable, mon frère. Seul pouvoir ou système capable de nous rassurer de notre peur, mon frère. Cette peur qui nous dit: ne laissez pas les Algériens s’unir, se parler, se construire, se comprendre et s’entendre, mon frère. Ne les laissez pas travailler, créer, inventer, se développer et devenir autonomes et responsables, mon frère. Ne les laissez pas réfléchir, penser, choisir et tenter de réaliser leurs propres rêves et leurs doux et simples désirs, mon frère. Ne les laissez se servir des valeurs de leurs grand- pères, leurs grand-mères et leurs pères et mères, mon frère. Ne les laissez pas respirer l’air vivifiant et pur de la morale, de la fraternité, du savoir et de la liberté, mon frère. Ne les laissez pas se nourrir des mets exquis et fortifiants de la confiance en soi, de la confiance entre eux, de l’insoumission déterminée et pacifique et de l’amour désintéressé pour leur pays et sans peur, mon frère. Ne les laissez pas s’organiser pour construire, indépendamment de vous, leur pays, ses infrastructures, ses repères et l’avenir des générations futures, mon frère. Ne les laissez pas s’épanouir, respecter leur peuple et le rassurer en lui disant, nous sommes là n’aies pas peur. Ne les laissez pas découvrir les noms et les rôles des usurpateurs de leur histoire, des tueurs et des commanditaires des massacres, des assassinats et des disparus d’hier et de ceux qui disparaissent chaque jour (dans les mers, l’exil, le suicide, l’alcool, la folie, la drogue, le désespoir, la violence, le crimes, la prostitution, la soumission, le mensonge, la perversité, l’intolérance, le racisme, la haine, l’ignorance, la terreur, le deuil, la misère…). Ne les laissez pas écrire, peindre, chanter, voyager, sculpter, avancer, aimer, se marier, travailler, dignes…Ne les laissez pas se révolter, s’opposer, se politiser, s’associer…dont le but de réclamer un gouvernement à leur service et non plus pour votre service, mon frère. Fermez tout et verrouillez tous les nerfs et tous les cerveaux. Prenez tout et laissez les quémander de quoi survivre sans pouvoir hurler. Soyez des rois puissants et froids et rendez-les comme des esclaves fatalistes et sans horizon que celui de la servitude et de la soumission. Tuez tout les idées qui éveillent les consciences et qui réveillent ceux qui nous avions anesthésiés. Divisez les pour qu’ils puissent devenir des millions de petits morceaux impossibles à recoller. Créez entre-eux : la suspicion, la corruption, la méfiance, la haine, la rancune, la jalousie, l’intolérance, le déshonneur…afin de faciliter la tache de vos nègres, de vos flatteurs, de vos courtisans, de la main qui tue et qui vole pour vous, de la langue qui diffuse vos mensonges et vos slogans….
Tu vois mon frère, nous avons peur et c’est pour cela que nous vous terrorisons, mon frère. Nous sommes obligés de boucher toutes les issues pour tuer les cafards. Nous sommes obligés de vous maintenir emprisonnés pour vous empêcher de nous nuire. Vous êtes nos ennemis et un militaire et son civil ont le devoir de traiter leurs ennemis sans pitié. J’espère que ma réponse t’arrivera et te fera comprendre que c’est à nous de décider ce qui est faisable et ce qui est interdit pour toi, mon frère.
Mes salutations dominatrices et sans peur, mon frère.

source:lequotidienalgerie.com

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Hadj M’rizek revient cette semaine

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

Hadj M'rizek revient cette semaine

Sur initiative de l’association des amis de la rampe Vallée

Hadj M’rizek revient cette semaine

La chanson chaâbie revient ce vendredi au détour d’une soirée organisée à la mémoire de cheikh Hadj M’rizek.

Pour la perpétuation de la mémoire et du souvenir, l’Association des amis de la rampe Louni Arezki (ex-Vallée) organisera avec la contribution de l’Office national d’exploittion et de gestion des biens culturels protégés (Ogbec) et du 4e festival de la chanson chaâbi, une action culturelle thématique intitulée « Journée cheïkh Hadj M’rizek » le vendredi 4 septembre 2009 au Palais El Menzeh, 46, rue Bencheneb (face au mausolée Sidi Abderahmane), Casbah. Cette journée débutera à 10h30 par une cérémonie de recueillement sur la tombe d’une des figures emblématiques de la chanson chaâbie de la ville d’Alger et de sa Casbah. Cheïkh Hadj M’rizek, hélas, a prématurément disparu à la fleur de l’âge, à 43 ans. L’événement se prolongera dans la soirée avec une rencontre autour d’une évocation mémorielle de la famille, d’amis, de disciples et d’admirateurs sur la vie et le parcours d’un repère culturel de la chanson citadine algéroise que fut le grand maître. En la circonstance, une communication centrée sur ce thème sera soutenue par l’écrivain musicologue Abdelkader Bendamèche pour susciter des témoignages et débats sur un pan précieux de notre patrimoine musical. Cette action qui s’inscrit dans une démarche de réapropriation de la mémoire et des valeurs culturelles algériennes est essentiellement orientée en direction de la jeunesse, relais vital pour la pérénnisation de celle-ci, mais qui, malheuresement, ignore jusqu’à l’existence du nom de cheïkh Hadj M’rizek et de son œuvre immortelle à travers le temps. Mais l’espoir demeure entier, car cette jeunesse, avide de savoir et de connaissances, n’attend que des initiatives éclairées de ses aînés et ne cesse de démontrer son amour et son attachement viscéral à sa culture et ses valeurs.

Ceci nous l’avions vécu dans une réalité expressive et perceptive lors d’une soirée musicale animée par le talentueux Abdelkader Chercham, vendredi dernier, dans un décor féérique de la légendaire baie d’Alger, à l’Institut supérieur de musique. Dans une véritable communion de pensée avec l’assistance, ce virtuose racé du chaâbi a subjugué, dans le style « M’rizekien » où il excelle, une jeunesse ravie qui, avec des reprises de refrain à l’unisson de l’éternelle El Heraz, a fait ressusciter le souvenir du grand maître dont l’ombre a plané sur le mythique Alger et sa splendide amirauté qui, malgré les vicissitudes du temps, n’ont point oublié. Emouvante et sublime soirée en prélude à celle qui aura lieu vendredi prochain où le cheïkh et sa légende seront revisités.

Par L.Aït Aoudia

el watan

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Ramadhan à Bouzeguène : Entre ferveur et consommation

Posté par algeriedemocratie le 2 septembre 2009

Ramadhan à Bouzeguène : Entre ferveur et consommation

Ramadhan à Bouzeguène : Entre ferveur et consommation

Les soirées du Ramadhan sont partagées entre les parties de jeux et de dominos dans les cafés et la prière des tarawihs pour de nombreux fidèles qui emplissent les mosquées.

Depuis le premier jour du Ramadhan, la frénésie pour faire des provisions a pris des proportions telles que les magasins d’alimentation générale, les boucheries et les marchés populaires, n’arrivent plus à contenir les flux de clients qui arrivent des villages de toute la daïra de Bouzeguène. Les artères du chef-lieu connaissent, chaque jour, une large cohue pleine de saveurs, d’odeurs et de couleurs. Les gens de tous les âges, viennent acheter de la viande et des légumes de première fraîcheur. Pour la première fois, les trottoirs ne connaissent pas cette agitation provoquée par les vendeurs à l’improviste, de pain, de galette, de kalbellouz…etc. En plus des prix pratiqués par ces revendeurs, la marchandise exposée au soleil et à la poussière n’intéresse pas trop les jeûneurs. Le commerce de la zlabia à Bouzeguène ne fait pas une révolution. Une famille de tunisiens, installée, dans un même local depuis la fin des années 1960, propose, à longueur d’année, de succulentes spirales imbibées de miel.

A l’exception d’un vieux vendeur de zlabia, originaire d’une wilaya de l’est du pays et qui a réussi à imposer son modèle de zlabia, tous ceux qui ont essayé de concurrencer le Tounsi ont vite plié bagages, si bien que ce dernier fait face quotidiennement à une chaine interminable. Les cafés qui restent fermés toute la journée, rouvrent une heure avant la rupture du jeûne. Ils ne chôment pas car beaucoup, cassent le Ramadhan, au café, avec un crème-croissant. Dans tous les villages, les mosquées diffusent le coran, à travers les hauts-parleurs, un quart d’heure avant El Adhan. Des membres de chaque famille montent sur leurs terrasses pour guetter le premier appel de l’imam. L’imam le plus adulé est celui qui « grignote » quelques secondes par rapport à l’heure exacte de l’appel à la prière. Aussitôt toutes les rues se vident à l’exception de quelques retardataires qui se pressent de regagner leurs domiciles. Quelque 70 personnes, prennent régulièrement leurs repas au restaurant La Rahma, ouvert par le comité local du Croissant-Rouge algérien. Ce restaurant est ouvert grâce à la charité des donateurs ; aucun centime n’a été versé par le comité de wilaya, comme chaque année d’ailleurs.

La soirée ramadhanesque est partagée entre les amoureux des jeux de cartes et de dominos dans les cafés et les nombreux fidèles qui emplissent les mosquées pour la prière des tarawihs dans une atmosphère de profonde ferveur. Pendant ce temps, les ruelles du chef-lieu se remplissent de monde. Pas une place de libre sur les trottoirs. Des gamins débrouillards installent leurs barbecues et d’épais nuages de fumée mélangés à une appétissante odeur de brochettes de viande se dégagent des box à cuisson. La plupart de ces gamins font un double travail, celui de vendre des primeurs (figues et figues de barbarie) le jour et de préparer des brochettes de viande la nuit. Une véritable boulimie s’empare des randonneurs insomniaques qui affectionnent ce genre de victuaille. La nuit donnera naissance à une autre journée de jeûnes mais le coran préconise une frugale collation, avant l’appel à la prière d’El Fedjr.

ParLies Adli

el watan

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Algérie / Kabylie : Hommage à Mohammed Haroun

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

Algérie / Kabylie : Hommage à Mohammed Haroun

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Il a passé plus de onze ans à la prison du parti unique

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Massin Uharun… une légende !

 

Il est natif du 13 avril 1949 à Tifrit, à Akbou, Mohamed, dit Massin Uharun, vaillant militant de la cause amazighe et identitaire qui sacrifia toute sa vie au service de ce combat.

 

Il est l’un parmi les poseurs de bombes de 1976 dans les locaux du journal El Moudjahid qui symbolisait l’Etat répressif incarné par la dictature inique de Boumediène. Fils de martyr de la Révolution, le jeune Mohamed entre à l’université pour des études techniques après le lycée de Dellys. Et c’est justement à cette période que le jeune militant, fondateur de l’Organisation des forces berbères, prit conscience de sa réalité culturelle et s’engage avec convictions dans la lutte, notamment en tant que militant de l’Académie berbère. Le 2 mai 1976, le tribunal militaire de Médéa le condamne, avec ses coéquipiers, à perpétuité dans l’affaire des poseurs de bombes. Il connaîtra les pires sévices dans les sinistres geôles sous le règne de Boumediène et ensuite celui de Chadli, témoignait, Ferhat Mehenni, un de ses proches amis qui l’a revu, en 1986 à Lambèse (Tazoult). Plus de onze ans de prison dans des conditions inhumaines, avec son lot de torture physique et morale que Massin subissait sans pour autant fléchir devant ses bourreaux [1]. Il était convaincu que seul le combat des hommes et des femmes engagés avec engouement peut aboutir. Il est parmi les rares militants à avoir accepté ce sort et se à donner corps et âme à ses convictions. Son geste était tellement symbolique que la jeunesse kabyle voyait en lui un héros que ni la répression, ni la terreur des services du pouvoir ne pouvaient faire plier. 

          

Massin Uharun est ce militant type qui n’avait pas peur d’affronter la police militaire de Boumediène. Il l’a fait et l’histoire des poseurs de bombes restera, à jamais témoin, d’abord de l’engagement de ces hommes pour reconquérir leur droit à l’expression dans leur langue et surtout l’engagement de la Kabylie pour abolir un système dictatorial pour, enfin instaurer une démocratie tant espérée !  Il n’était pas seulement ce militant engagé sur le terrain, mais il était aussi un poète et un chercheur. De nombreux poèmes ont été composés bien avant sa longue période d’emprisonnement, ainsi que des recherches dans la langue et culture amazighes. Il sera  » gracié  » le 5 juillet 1987. Depuis cette date, Massin redoublait d’effort et d’engagement en faveur de son digne combat, celui de l’amazighité. Même s’il a vécu une vie pleine de tourments et de peines, Massin restera ce digne fils de la Kabylie combattante et engagée. Il mourut le 22 mai 1996, sans avoir le temps d’accomplir sa mission, laissant derrière lui une veuve et deux orphelines, mais toute une histoire de bravoure et de dignité. Treize années se sont écoulées depuis sa disparition tragique, des suites d’une longue maladie qu’il a contractée en prison, mais  sans pour autant que son nom soit oublié.

Des hommages lui ont été rendus partout en Kabylie, en souvenir d’un homme brave, honnête et qui s’est engagé avec abnégation et conviction.

 

Par : M. Mouloudj

Source : Dépêche de Kabylie, Édition du Dimanche 24 Mai 2009        N° 2125

Enrichi par : D.Messaoudi

____________________________________ 

 

1. « j’ai eu affaire à plus fort que vous et j’ai toujours fini par leur casser les reins. Mon erreur a été de vous éparpiller parmi les relégués, ce qui a facilité votre enquête. J’espère que vous avez fini par comprendre que j’ai les moyens de briser les fortes têtes, et j’ai le feu vert, surtout en ce qui vous concerne, toi et tes camarades. Regardez HAROUN Mohamed ; son état devrait vous donner à réfléchir ! Sachez que je peux vous faire disparaître à n’importe quel moment, et personne ne pourra témoigner pour vous, comme vous essayez de le faire pour les autres. Les accidents et les suicides, ça arrive dans toutes les prisons du monde ! » In Révélations d’un ancien détenu d’opinion : Lambèse : l’Acaltraz médiéval, par Arezki Aït Larbi.

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L’après constitutionnalisation de tamazight

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

L’après constitutionnalisation de tamazight

Par : Djaafar Messaoudi

 

Tout d’abord, afin de juger à sa juste valeur la mesure prise par le Chef de l’État lors de son discours du 12 mars 2002 et démesurément amplifiée par ses relais (médias lourds et certains politicards) dans le but d’apaiser les esprits et rendre possible la tenue de la mascarade électorale du 30 mai en Kabylie, nous  avons le devoir de préciser que la constitutionnalisation de tamazight langue nationale ne constitue en réalité qu’une infime avancée de la cause pour laquelle nous avons tant lutté et tant souffert ; le plus important pour tamazight a été intentionnellement  éludé. C’est-à-dire, si l’État avait eu la volonté de prendre sérieusement en charge la langue amazighe, il aurait fait suivre la mesure suscitée par d’autres encore plus urgentes et plus utiles pour notre langue, à savoir :

 

1 – L’officialisation de la notation consacrée par l’usage :

 

L’histoire de la notation à base latine remonte à plus de 150 ans. Depuis les premières années de l’invasion française de l’Afrique du Nord, des sociologues el des linguistes venus d’Europe et travaillant sous les ordres des autorités militaires sillonnaient les territoires berbérophones dans le but de connaître la société et la langue amazighes pour mieux maîtriser les Berbères qui leur montrèrent une farouche résistance. Comme résultat des missions effectuées par ces européen-là, beaucoup d’ouvrages  (livres contenant des textes en berbère, manuels de grammaire, dictionnaires bilingues) transcrits en alphabet latin modifié, virent le jour.

 

Après l’indépendance, des intellectuels kabyles – tous francophone – prirent la relève et se lancèrent dans l’écriture en leur dialecte en utilisant bien sûr les caractères latins. Ainsi, largement diffusés par les écrits des linguistes et des écrivains, lesdits caractères ont aujourd’hui fini par envahir même l’environnement (voir en Kabylie panneaux routiers, enseignes de boutiques, graffitis, emballage de certains produits de consommation, etc.), pour cette raison, et de surplus en raison de l’absence de toute autre notation concurrente sur le terrain, la notation à base latine s’impose par elle-même. Il va de soi que le choix de toute autre notation signifiera la mise à mort de tamazight.

 

Ceci dit, il est par conséquent très urgent que l’État, par la force de la loi, tranche en faveur de la notation susmentionnée. Par pareille décision, il coupera court à toute spéculation qui viserait à empêcher tamazight d’acquérir le statut de la langue officiellement écrite1.

 

2 – L’officialisation de la langue amazighe :

 

En l’absence, depuis la nuit des temps, d’un vrai État amazigh qui aurait pu empêcher le processus de dialectisation de se déclencher, ou du moins de se développer à une cadence infernale, tamazight s’est éparpillée en plusieurs parlers locaux. Et bien que ces parlers ne soient pas aujourd’hui tout à fait distincts, il en demeure quand même des barrières assez importantes qui rendent difficile l’intercompréhension lorsqu’on se déplace d’une région à l’autre de la berbérie.

 

Certains pensent qu’il est possible d’unifier les dialectes qui regroupent lesdits parlers en les développant ensemble et en même temps. Il suffit uniquement de se baser sur les affinités et renforcer la procédure par l’introduction des mêmes néologismes dans les dialectes concernés pour que ceux-ci se convergent et s’unifient de nouveau en fin de parcours.

 

En réalité, ce ne sont là que des illusions : les dialectes en question peuvent certes s’unifier sur le plan lexical et encore relativement, et après un laps de temps qui peut s’étendre sur des siècles, mais qu’en serait-il de la grammaire et de la prononciation qui sont aussi des facteurs décisifs dans l’intercompréhension ? Les adeptes de la méthode précitée ne les ont pas pris en compte, ce qui rend donc illusoire l’objectif visé à travers leur procédure.

 

A mon avis, la solution la plus pratique et la plus immédiate ce serait plutôt le choix d’un seul dialecte puis sa généralisation par l’enseignement, Mais afin que ce choix ne soit pas entaché de subjectivité, il doit reposer sur des critères établis à partir d’une étude sociolinguistique de tamazight.

 

L’étude que nous avons effectuée dans ce but-ci nous a permis de ressortir 5 critères, à savoir : (a) l’existence d’une tradition d’écriture au sein des locuteurs des dialectes cibles : (b) l’existence d’une littérature écrite ; (c) la disposition des communautés concernées de médias, en particulier la télévision et la radio,  (d) l’étendue géographique et la notoriété des dialectes présentés au choix et (c) la part du sacrifice de chaque communauté pour tamazight.

 

A travers cette étude, nous avons constaté que le seul dialecte qui répond aux critères suscités est bel el bien le kabyle. Les Kabyles sont en effet les premiers parmi tous les Berbères à avoir entrepris l’écriture en leur dialecte. En fait, depuis la deuxième période des années 40, les érudits kabyles, dont Boulifa et Mouloud Mammeri, écrivaient en leur  dialecte, transcrit en caractères latins, tout ce qu’ils rassemblaient en matière de poésie et contes populaires kabyles. Ensuite, une nouvelle génération d’écrivains et de chercheurs, dont Salem   Chaker, Kamal Nait Zerrad et Amar Mezdad, apparut pour continuer l’oeuvre entamée par les pionniers susnommés. Résultats, beaucoup d’ouvrages (recueils de poésie, nouvelles, romans, dictionnaires, etc.), écrits en  kabyle, transcrits en caractères latins modifiés, furent édités. On peut dire donc qu’aujourd’hui le kabyle dispose d’une tradition d’écriture et d’une littérature écrite assez importantes, ce qui le rend comme le dialecte le plus apte à devenir la langue commune des Berbères en Algérie.

 

A cela s’ajoute le fait que le kabyle est le premier et le seul parmi les dialectes berbères à avoir eu accès au domaine de l’audiovisuel. En plus de la radio chaîne II héritée du colonialisme, ledit dialecte dispose actuellement d’une autre station radio et d’une chaîne de télévision émettant depuis la France (BRTV). Le kabyle est jusqu’à nos jours le seul utilisé au cinéma (films : Adrar n Baya, Tawrirt yettwattun, Macahu). Sans oublier qu’il est également aujourd’hui l’unique dialecte utilisé dans la presse écrite / électronique (titres : Izuran, ABC-Amazigh, imyura.net, ayamun.fr, etc).

 

 En outre, contrairement aux autres dialectes confinés dans leurs régions en raison du conservatisme sclérosant qui empêche la plupart des locuteurs d’avoir des contacts avec les étrangers (voir les Mozabites) et du sentiment de dévalorisation qui accompagne d’autres locuteurs (voir les Chaouis et les Chenouis) les obligeant d’adopter d’autres langues que la leur toutes les fois qu’ils se déplacent hors de leur environnement immédiat, le kabyle s’est déployé pour atteindre même l’Europe et le Canada2 où une forte communauté kabylophone vit pleinement son identité amazighe i.e.; par la pratique de la langue maternelle, l’attachement aux coutumes ancestrales et la lutte, avec toutes ses formes pacifiques, en faveur de tamazight.

 

Le dialecte kabyle est aussi la langue de  l’intelligentsia berbère (M.Mammeri, M.Feraoun, T.Djaoul, S-Chaker.A.Abdenour, etc.), des politiciens de renom (H.Ait Ahmed, S.Sadi, M. Aït Larbi, A.Y-Abdenour, M. Issaad, etc.) et des artistes célèbres (Ait Menguellet, Matoub, Idir, Takfarinas, Ferhat, etc.)3 qui ont tous contribué à la diffusion et à la notoriété dudit dialecte aussi bien en Algérie qu’à l’étranger.

 

Finalement, la Kabylie est la seule région berbérophone qui a tant lutté et tant souffert pour la cause berbère. Qui de nos jours ignore la signification du Printemps berbère, un 30 avril 1980 où des étudiants kabyles, ayant soulevé le problème identitaire, furent attaqués à l’enceinte même de l’université de Tizi-Ouzou par une horde de bâtards à la solde d’un régime extrêmement opposé à tamazight ? Et aujourd’hui, alors que les Kabyles offrent jusqu’à leurs vies pour que vive tamazight, les habitants des autres régions berbérophones continuent de s’enliser dans leur propre mutisme comme si cette langue leur est totalement étrangère. Il va de soi donc que c’est le dialecte des Kabyles qui mérite d’être promu au rang de la langue commune.

 

L’État algérien est par conséquent appelé à appliquer immédiatement celle mesure ; et la meilleure façon pour que sa décision ait un écho dans toute l’Algérie c’est d’émettre un décret présidentiel ou ministériel donnant officiellement le statut de la langue nationale et officielle (à côté de l’arabe) au dialecte kabyle.

 

3 – La création d’une académie de langue amazighe en Algérie :

 

Une telle institution aura pour mission de veiller sur l’épanouissement, le développement et la vulgarisation de tamazight. Elle émettra des recommandations concernant la langue (diffusion de normes de bon usage), elle enrichira la langue par la récupération des unités lexicales tombées en désuétude ou en voie de disparition et par l’introduction des, néologismes, elle s’occupera du contrôle des publications afin, au moins, de réduire les écarts par rapport a la norme de la langue standard, elle encouragera la production littéraire scientifique / linguistique en organisant régulièrement des colloques et des concours de meilleures œuvres, etc.

 

Pour que son travail soit efficace, ladite institution doit réunir de véritables spécialistes en langue et culture amazighes. Quant à l’État, si vraiment il a de bonnes intentions envers tamazight, il doit mettre à la disposition desdits spécialistes tout ce dont ils auront besoin pour l’accomplissement des lâches qui leur sont confiées.

 

4 – Le déverrouillage du champ médiatique  :

 

La télévision et la radio, à côté de l’école, jouent un rôle extrêmement important dans la vulgarisation et le développement de la langue. Pour cette raison, la première action à entreprendre dans ce domaine, si l’État entend effectivement à mettre tamazight à pied d’égalité avec l’arabe, est le renforcement du paysage médiatique algérien par une chaîne de télévision publique en langue amazighe, laquelle chaîne doit être dotée, comme l’ENTV, de tous les moyens : humains, structurels et financiers.

 

En plus, l’État doit ouvrir ce secteur sensible aux hommes d’affaires afin qu’ils créent, à l’instar de la BRTV installée en France, leurs propres chaînes de télévision en tamazight.

 

Concernant la radio, l’État a le devoir avant tout d’améliorer les infrastructures de la chaîne II qui, actuellement, n’est même pas captée convenablement en Kabylie4. En outre, les autorités doivent la doter en personnels qualifiés et en moyens financiers afin de pouvoir réaliser des émissions à la hauteur de son public, Ensuite, comme pour la télévision, l’État doit réfléchir à ouvrir les voies aux privés pour qu’ils puissent investir dans la création de chaînes, à l’étendue nationale nu régionale, en langue berbère.

 

5 – L’encouragement des activités culturelles amazighes :

 

Il existe en Algérie, dans les domaines du théâtre et du cinéma, des acteurs et des réalisateurs berbérophones de haut niveau5. Ce qui manque ce sont plutôt des locaux où l’on peut s’exercer et exercer son métier. Pour cela, l’État est appelé à construire – ou à laisser le privé construire – des théâtres et des studios pour le besoin de la réalisation et / ou du doublage de films en langue amazighe. En plus, l’État doit lever toute contrainte susceptible de gêner un producteur de films amazighs6. En fait, l’importance des facilités que les autorités compétentes doivent offrir à un producteur réside dans le fait qu’elles incitent les autres producteurs à s’impliquer dans l’expérience, certes très récente mais très prometteuse, de ta production de films en langue berbère.

 

6 – L’introduction de tamazight dans l’environnement :

 

Si la Kabylie a déjà avancé d’un grand pas dans ce domaine, il reste d’autres régions, de surcroît amazighophones, qui n’ont jamais connu une telle expérience. Pour cela, et afin de concrétiser le caractère national de tamazight, l’État doit lancer une campagne de berbérisation de l’environnement (noms de villes et villages, de rues, d’institutions, de boutiques, de cours d’eau, etc.) à l’échelle nationale. Et pour que cette opération se réalise sur le terrain, elle doit être renforcée par une loi, comme celle obligeant tout commerçant d’écrire en arabe le nom de son activité sur l’enseigne de sa boutique.

___________________________

 

Notes :

 

1. Un groupe de pseudo-linguistes islaino-baathistes qui n’ont jamais rien apporté à tamazight a récemment monté sur scène appelant à l’adoption des caractères arabes.

   2. A titre d’exemple, le Club Amazigh Averroès de Montréal a adressé une lettre au Ministre français de l’éducation, M Jack Lang, dans laquelle il soutient l’enseignement de tamazight en France où cette langue existe déjà comme épreuve facultative au baccalauréat,

3. La chanson de « A-yemma ber ur ttru », de Farid Ali, a été chantée même par des Chinois lors d’une semaine culturelle chinoise à Alger dans les années 80.

    4. L’État algérien a investi des sommes colossales d’argent dans la création des trois (la quatrième étant en voie de réalisation) chaînes de télévision utilisant l’arabe et le français, comme il a renouvelé l’infrastructure des radios chaîne I et chaîne III, mais il continue de tourner son « derrière » a tout ce qui peut développer tamazight.

5. Rappelons que la gloire de la plupart des films et pièces théâtrales de l’Algérie post-indépendante a été faite par des acteurs kabyles (Rouiched, M. et S. Hilmi, H. El Hassani, S-A. Agoumi, Ch Nordine, A. Kadri dit Qriquech, etc.).

6. Qui ne se rappelle des entraves qu’a connues le film « tawrirt yettwattun » de Bouguermouh, juste avant et pendant sa réalisation ?

 

 

 

 

 

 

 

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رد على رسالة من الدكتور عثمان سعدي إلى لويزة حنون

Posté par algeriedemocratie le 1 septembre 2009

رد على رسالة من الدكتور عثمان سعدي إلى لويزة حنون

(بشأن اللغة الأمازيغية و لهجاتها)

بقلم: جعفر مسعودي

 


لقد نشرت صحيفة الشروق اليومي في عددها اﻠ 1029 المؤرخ بالأحد 21 مارس 2004 رسالة من الدكتور عثمان سعدي، رئيس الجمعية الجزائرية للدفاع عن اللغة العربية، تضمنت ردا على بعض التصريحات من السيدة لويزة حنون حول المسألة الأمازيغية.

و بما أن الرسالة تضمنت مغالطات كثيرة بشأن الأمازيغ و الأمازيغية، قمنا فورا – نحن المعتزون بلغتنا و ثقافتنا –  بإرسال رد عليها إلى الجريدة المذكورة أعلاه عملا بمبدأ حق الرد. لكن، نظرا للحقد الذي تتميز به هذه الصحيفة تجاه الأمازيغ عامة و القبائل خاصة، أبت إلا أن ترمي رسالتنا إلى سلة المهملات. لهذا، ها نحن مراسلوكم عسى أن نجد في جريدتكم حيزا لنشر كل الحقيقة حول المسألة التي عالجها دكتورنا في رسالته.  

 

 

 

كعادته، لقد حاول السيد عثمان سعدي أن يقنع الجزائريين بأن الأمازيغية ما هي إلا لهجة من اللهجات العربية القديمة و أن عروبة الجزائر ليست وليدة فترة مجيء الإسلام إلى هذه البلاد و إنما هي متجذرة في تاريخ حتى ما قبل ظهور الإسلام على الجزيرة العربية.[1] ولقد استند في قوله هذا إلى مجموعة من أدلة ضعيفة ضعف صاحبها(الذي اعتبر نفسه من المتخصصين) في مجال علم اللغة. ونذكر منها التشابه الملحوظ بين العربية و الأمازيغية على بعض المستويات كمخارج الأصوات، جذور الكلمات، أسماء القبائل و الأماكن، الخ.

 

 

ففيما يخص الدليل الأول، يمكننا القول بأن وجود بعض الأصوات ﻛ / ض، ظ، ط، ق/ في الأمازيغية كما في العربية لا يعتبر برهانا قاطعا بأن الأولى منحدرة من الثانية. ففي الواقع، هذه الأصوات توجد أيضا في لغات أخرى مثل الهندية و السويدية و الاسكيمو.  فهذه اللغات بعيدة كل البعد جغرافيا و تيبولوجيا عن العربية[2]، فكيف يفسر احتوائها لتلك الأصوات ؟

 

هذا من جهة. من جهة أخرى، يعتبر الاستدلال في ربط الأمازيغية مباشرة بالعربية باشتراكهما في مجموعة من الكلمات نقطة ضعف أخرى. فهنا أيضا هناك مفردات كثيرة تتقاسمها عدة لغات لا صلة لها بالأخرى أحيانا. نحن لا نتكلم هنا عن الكلمات المستعارة و إنما عن تلك التي لا يمكن إلا أن تكون أصلية[3].  فعلى سبيل المثال، المفردات العربية التالية (غراب، أرض) موجودة بأشكال مختلفة في العبرية و الأمازيغية و الإنجليزية و الألمانية. لاحظوا :

- عربية

غراب

جذر الكلمة  E

غ ر ب

 

- عربية

أرض

جدر الكلمة  E

أ ر ض

 

أما فيما يخص أسماء العلم و الأماكن العربية و الأمازيغية، فتشابهها لا يعني بتاتا بأن الأمازيغ قد كانوا في السابق عربا أو قطنوا في قطر من الأقطار العربية كاليمن قبل مجيئهم إلى شمال إفريقيا. ذلك لأننا إذا ألقينا نظرة في خريطة العالم و تفحصنا في أسماء الأشخاص من مختلف العرقيات، فسوف نكتشف أسماء بأشكال أمازيغية. على سبيل المثال، فاسم علم « Ortega  » المتداول عند سكان أمريكا اللاتينية لا يختلف عن الاسم الأمازيغي القديم « Urtega  » أو « Wertiga  » الذي ذكره ابن خلدون في كتابه المشهور « العبر »[4] . و في أوطان عديدة كروسيا و صومال و ألبانيا و رومانيا و الولايات المتحدة هناك مدن بأسماء ذات مرفولوجيا أو نغمة أمازيغية مثل – بالترتيب – « Ogadan « ، « Aksoum « ، « Tirana « ، « Timisouara « ، « Tallahassee« . أ هذا يدفعنا إلى الاستنتاج بأن الأمازيغ أتوا من إحدى هذه البلدان ؟

 

 

و في موضع أخر، عاتب دكتورنا الأكاديمية البربرية التي سماها تحقيريا بالمخبر على قيامها بإدخال مفردات مستحدثة (néologismes ) في القبائلية متجاهلا بأن هذا العمل ليس ميزة خاصة بالأكاديمية السابق ذكرها و إنما يشمل جميع أكاديميات العالم، إذ أن من إحدى المهمات لمثل هذه المؤسسات إثراء اللغة بكلمات جديدة تستعار من اللهجات المحلية[5] أو من اللغات الأجنبية. ثم إن في العالم العربي مجمع يقوم بنفس المهمة لصالح اللغة العربية، فلماذا لم ينتقدها « عالمنا » الشاوي ؟

 

و دائما في سياق الشتم و التضليل، حاول مبصرنا إعطاء صورة قاتمة على القبائل من الناحية الدينية. فحسبه، كل ما يقوم به القبائلي من أجل إنقاذ لغته و ثقافته من الزوال إنما غايته في الواقع هي نسف الوحدة الدينية للجزائريين. إن مثل هذا التصور الذي أقحمه أمثال عثمان سعدي في عقول الكثير من الجزائريين لمتناقض تماما مع الواقع و لهو أخطر للوحدة التي يزعمون أنهم يدافعون عليها. فمن يزور القرى و المدن القبائلية سيجد فيها كسائر المناطق الجزائرية الأخرى مساجدا للصلاة و لحفظ القرآن[6]. أما عن الحالات الخاصة حيث نجد بعض المتطرفين القبائل يرتدون علانية عن الإسلام و يحقدون العرب و العربية، فجوابنا أن تطرفهم جاء كرد فعل لوقوف عناصر متطرفة من التياري العروبي و الاسلاموي موقف المعارضين للقضية الأمازيغية. فلو كان هؤلاء « المتشبعون » بالإسلام يعلمون حقا ما في القرآن في شأني التعامل مع الناس و حماية اللغات و الأجناس لاستوقفتاهم هاتان الآيتان الكريمتان: ( … و لو كنت فظا غليظ القلب لانفضوا من حولك …)[7]  و (… و من آياته خلق السماوات و الأرض و اختلاف ألسنتكم و ألوانكم…)[8]. فالآية الأولى تدعو المسلم إلى أن يكون محترما للغير حتى يتسنى له كسب محبته و وفائه. أما الثانية، فهي تنصح المسلم ضمنيا بأن يحافظ على اختلاف الأجناس و اللغات، لأن هذا الاختلاف آية من آيات الخالق. لهذا السبب، إذا ساهم المسلم بأي أسلوب في إبادة أي جنس بشري أو في إزالة أية لغة من الوجود، فهو بذلك قد ساهم في تجريد الآية المذكورة من معناها، أي أن تلك الآية تصبح غير منطبقة مع الواقع، مما يزيل من القرآن تلك الميزة الربانية المتمثلة في صلاحيته في كل زمان و مكان.

 

و في مكان آخر من رسالته، كتب الدكتور الفاضل بأن « التراث الأمازيغي كله شاوي سواء أكان سياسيا أو ثقافيا ». و لقد استدل على ذلك بقوله أن كل الشخصيات السياسية و الثقافية كالملك ماسينيسا و الفيلسوف أبوليوس و الأب دونا، الخ، هم من الشاوية. هنا يتبادر إلى أذهاننا السؤال التالي: كيف عرف دكتورنا بأن كل هؤلاء شاويون؟ أ يجهل بأن في ذلك الزمان خريطة العالم الأمازيغي مختلفة تماما عما عليها اليوم؟ إذ أن في تلك الفترة هناك امتداد جغرافي شمل الكثير من المناطق التي نراها اليوم منعزلة، مما سمح لأهالي تلك الرقعة بالاحتكاك و تكوين ثقافة واحدة. فهذا ابن خلدون الذي عاش في العهد الإسلامي- و هي أقرب فترة إلينا- كتب في كتابه « العبر » بأن « بلاد[9] بجاية و قسنطينة كانت من قبل موطنا لقبائل الزواوة و كتامة و عجيسة و هوارة »[10]. و حتى التشابه الكبير الذي لازال قائما إلى يومنا بين اللهجتين القبائلية و الشاوية يشهد على الوحدة الثقافية التي جمعت حينذاك بين القبائل و الشاوية.

 

ختاما، أرجو أن يكون هذا الرد مقنعا للسيد عثمان سعدي و أمثاله، فيغيروا من أفكارهم تجاه القبائل و أن يساهموا في إحياء اللغة الأمازيغية (دون التخلي عن العربية) و نشرها حتى يتصالح الشعب الجزائري و يجنب له المزيد من الشقاق.

 


 


 




[1] حول هذا الموضوع، ارجع إلى « عروبة الجزائر عبر التاريخ » لعثمان سعدي.

[2] تعتبر العبرية أقرب لغة إلى العربية من الأمازيغية من حيث المفردات و النحو و النظام الصوتي، فلماذا لم تصنف من بين اللهجات العربية ؟

[3] فالمفردات التي لها علاقة بالجسم مثلا لا تستعار كونها لا تدخل إلى اللغة بدخول الغزاة أو التأثر بثقافة الغير.

[4] « ورتيقا » قبيلة صنهاجية عاشت في عهد المرابطين.

[5] كلمة « أزول » مأخوذة من اللهجة الأمازيغية  » تماشق » بالجنوب و تعني « السلام ».

[6] معظم مساجد بلاد القبائل بنيت بأموال المتبرعين من أهاليها، مما يشهد على مدى تشبث القبائل بالإسلام.

[7] سورة آل عمران، الآية 159

[8] سورة الروم، الآية 22

[9] استعمال صيغة المفرد في كلمة « بلاد » لجمع بجاية و قسنطينة دليل على الوحدة الترابية لهذه المنطقتين

[10] ترجمة من, Paris 1986    Peuples et Nations du Monde, Extraits des « Ibar »,p480 , A.Cheddadi

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