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RACHID BOUDJEDRA : “Le complexe du colonisé est beaucoup plus fort chez nous”

Posté par algeriedemocratie le 23 avril 2010

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RACHID BOUDJEDRA À “LIBERTÉ”

“Le complexe du colonisé est beaucoup plus fort chez nous”

Par : Sara Kharfi

“Les Figuiers de Barbarie” est le dernier roman de cet auteur prolixe et majeur de la littérature algérienne. Dans cet entretien, il revient sur ses thématiques récurrentes, ses obsessions, sa vision de la guerre et  de l’Algérie.

Liberté : Figuier de Barbarie est une expression qui prend un double sens. Du côté français, c’était une insulte, mais du côté algérien, c’était plutôt un compliment. Pourquoi avoir opté pour ce titre ?
Rachid Boudjedra : D’abord, objectivement. Dans la ferme où j’ai passé beaucoup de vacances d’été, c’était à la fois une ferme et un haras (il y avait l’élevage des chevaux), les palissades étaient toujours en figuier de Barbarie dans notre région, et d’ailleurs dans toute cette région des Aurès. J’ai vécu dedans. Ça m’a fasciné et j’ai trouvé, avec l’âge, avec le temps, que le figuier de Barbarie est quelque chose d’assez particulier. Souvent, les gens ne l’aiment pas beaucoup, mais je trouve que d’un point de vue esthétique, c’est une structure et une sculpture. Il a aussi cette qualité (ou défaut) d’avoir des épines très fortes. Il a des fleurs absolument formidables, mais que les gens ne connaissent pas. Jamais je n’ai entendu parler un écrivain méditerranéen de la beauté des fleurs de Barbarie quand ça fleurit. Le figuier de Barbarie donne de très grosses fleurs blanches, mauves, jaunes et rouges. Quatre couleurs en même temps. Donc, j’ai vu des enceintes des fermes recouvertes complètement par les fleurs ; on ne voit pas les parties qui ressemblent à du plastique et les épines. Le figuier de Barbarie est un peu, pour moi, l’Algérien. Il est très fier, très digne, mais en même temps, il peut être très agressif. Mais je crois qu’il est agressif quand on lui fait du mal. L’Algérien n’est pas quelqu’un d’agressif, malgré tout ce qu’on dit de nous-mêmes négativement. On admire les Marocains, les Tunisiens, les Égyptiens, et même chez les intellectuels, on a cette façon de se voir. Nous avons le déni et la haine de soi. Je ne sais pas, mais, quelque part, la haine de soi a des racines coloniales. Le colonialisme, on ne s’en débarrasse jamais, c’est une maladie chronique, une lèpre. Et donc, voilà pourquoi les Figuiers de Barbarie. Et puis il ne bouge pas. N’importe quel arbre peut bouger par le vent et n’importe quel arbre peut vous érafler, mais pas le figuier. Si vous vous en approchez trop près, il pique. Et l’Algérien est comme ça, il est très orgueilleux — dans le bon sens —, très fier, très digne, mais quand on l’attaque, il devient très méchant.

On retrouve dans ce nouveau roman, les thèmes des précédents : le père toujours omniprésent, et vous reprenez l’histoire du Vainqueur de coupe. Pourquoi ? Est-ce des questions qui n’ont pas été élucidées dans les précédents écrits ?
Le roman n’est pas une clinique, on n’y va pas pour se soigner ou pour résoudre un problème. Ce qui manque chez l’écrivain algérien, ce sont les fantasmes. Aussi bien chez les anciens, dont le grand Kateb Yacine. Le fantasme est autocensuré en Algérie. Il y a la censure sociale et il y a l’autocensure. Mes fantasmes sont toujours les mêmes, depuis que j’écris et même avant ; ils fonctionnent et ils reviennent. Je crois qu’on écrit toujours un seul roman, on réécrit le même roman, par exemple les vingt tomes de Proust, c’est le même roman. Je fonctionne avec le fantasme, et c’est pour cela que ces fantasmes reviennent tout le temps. Je ne changerai jamais. C’est comme les cauchemars, je fais les mêmes cauchemars, je fais les mêmes rêves ; c’est répétitif. Quand j’écris, je fais fonctionner mes fantasmes, le seul point qui change, c’est l’angle, le point de vue. Vous ne poseriez jamais cette question à un peintre. Picasso, dans Femmes d’Alger dans leur appartement (formé de sept parties), il a repris exactement le Guernica (c’est un petit village basque bombardé par Franco). Je ne vois pas la différence entre les deux, sauf que le Guernica est une seule toile. Dans chaque roman, ce sont les sujets qui changent, ce sont les mêmes personnages, et puis il y a toujours le narrateur au centre. Et puis, vous savez, beaucoup d’Algériens n’ont pas lu le Vainqueur de coupe. Aussi, quand j’écris, je pense aux jeunes qui aiment la littérature et qui n’ont pas lu tout Boudjedra.

Les Figuiers de Barbarie est-il un roman de la désillusion ?
Je n’aime pas le mot. Ils sont un peu dans la désillusion, mais ils sont surtout dans la perplexité. La notion d’échec est présente chez les intellectuels parce qu’ils pensent leur vie. Qu’est-ce qu’un intellectuel ? C’est quelqu’un qui pense sa vie, qui se réfléchit, qui s’analyse. Et quand ils (Omar et le narrateur, ndlr) font l’heure de vol, ils font le bilan de leur vie, et c’est l’échec, c’est l’échec total. C’est la désillusion et la perplexité. Chaque peuple se pose la question : pourquoi ne sommes-nous pas heureux ? 

Ce sentiment d’échec n’est-il pas une conséquence du fait que les deux personnages centraux, Omar et le narrateur, avaient fait la guerre ?
Oui, mais pas seulement. C’est l’une des raisons. L’autre raison, c’est l’échec de l’indépendance, il ne faut pas oublier qu’on a eu un coup d’État tout de suite en 1965 ; on a eu octobre 1988, après on a eu les dix ans de terrorisme intégriste. L’horreur ! 

Vous dites dans ce roman que toutes les révolutions sont des échecs, mais il faut les faire quand même. Pourquoi ?
Dans l’Algérie de 1962, il y avait 10% d’enfants scolarisés, il y avait une seule université dans toute l’Algérie, et il y avait un hôpital par grande ville. Aujourd’hui, combien d’universités nous avons ? Combien de gosses vont à l’école ? L’Algérie indépendante est beaucoup mieux, soixante mille fois mieux. Bien sûr. Mais, cependant, l’Algérie ne pouvait pas faire mieux que ce qu’elle a fait jusque-là pour des raisons objectives et subjectives. L’histoire est très subjective aussi. L’Algérien a l’impression que l’intellectuel marocain ou tunisien vit mieux que lui. C’est faux ! Je dirai même que l’Algérien vit mieux. Nous avons des complexes que Fanon avait définis il y a bien longtemps. Le complexe du colonisé est beaucoup plus fort chez nous, parce que nous avons été une colonie de peuplement, que la France n’a pas essayé de tuer les gens ou de les détruire ; elle a surtout essayé de détruire l’identité, et ça c’est un vrai problème. Mais nous en parlons, ça nous inquiète, et c’est bien pour cela que nous sommes un pays intelligent. Car nous sommes inquiets, parce que nous sommes partis de très loin, nous visions très haut, et nous sommes arrivés à un certain niveau qui n’est pas si mauvais que ça, mais qui ne nous satisfait pas. Et ça, c’est une forme d’intelligence. Les deux personnages sont intelligents et malheureux. Qu’est-ce que l’intelligence sinon avoir conscience de soi, mais elle est malheureuse.

Vous dites aussi qu’une langue est révélatrice des équivoques de son histoire. Quel est votre rapport à la langue ?
Je suis bilingue. J’aime beaucoup les langues parlées algériennes que je trouve métaphoriques et extraordinaires, et que j’utilise dans mes romans en arabe. Malgré tout, il est quand même étonnant que nous continuions dans les langues parlées à utiliser le français, à le casser, à le détruire, à le transformer, à le conjuguer. Un substantif français est souvent conjugué en Algérie. Je crois que la métalangue reflète la complexité de l’identité algérienne.

Mais cette métalangue n’est-elle pas représentative d’une violence ? Une confrontation ?
Par rapport à l’identité ? Oui, bien sûr ! Il y a cette fascination/répulsion pour le colonialisme. 

Vous consacrez au colonel Amirouche quelques lignes avec lesquelles vous réhabilitez — un peu — son image. Amirouche fait également l’actualité ces derniers temps avec la parution du livre de Saïd Sadi. Que pensez-vous du parcours de ce martyr ?
Il n’y a pas que le colonel Amirouche. La révolution est faite par des révolutionnaires qui sont souvent héroïques. Mais pas des héros. Amirouche a été un type formidable, mais il a été amené à commettre des crimes contre ses propres troupes. Dans son cas, il est vrai qu’il a été poussé par les services de renseignement français. Par l’armée et par un certain nombre de choses. Moi, j’ai la preuve qu’il n’était pas du tout contre les intellectuels. Il a assassiné quelques intellectuels, il a commis quelques massacres contre les populations, mais il a aussi fait le contraire. Il a fait refouler certains intellectuels vers la Tunisie, parce que le maquis devenait intenable. Lui, il n’a pas fui. Des gens ont parfois été liquidés injustement, mais la France, il faut le reconnaître, a essayé d’infiltrer les maquis. Amirouche est un chef ; c’est un être humain, tout comme Belkacem. À la limite, j’en veux à Krim Belkacem d’avoir fait assassiner Abane Ramdane. Car l’ordre est venu de Belkacem. Boussouf n’a été qu’un second couteau. C’est terrible ! Belkacem, au moment de l’exécution d’Abane, était dans la pièce à côté, et Bentobal raconte que Krim aurait pleuré. Si au moins Abane avait été jugé dans un tribunal révolutionnaire ! Ce sont trois bonhommes qui ont décidé de le tuer. À mon sens, et c’est une hypothèse, c’est parce qu’Abane était le plus progressiste. Ils l’ont liquidé d’une façon terrible. Dans ce roman, je fais justement le parallèle entre la liquidation d’Abane Ramdane et celle de Ben M’hidi. Aussaresses raconte qu’une fois qu’il a été exécuté (c’était à Baba Ali), ils l’emmenèrent à l’hôpital Mustapha. Le médecin l’a ausculté et ils ont constaté le décès à l’hôpital. Un ami de Ben M’hidi m’a raconté que la corde a cassé trois fois, alors qu’il était très maigre et très petit. Ça n’a jamais été raconté, même pas par les historiens. Je crois que c’est le premier roman qui met tout ça en bouillie. Je voulais rendre hommage à tous ces gens-là. Par exemple à Maillot qui sans la cargaison énorme qu’il avait amenée dans l’Ouarsenis, peut-être que la révolution algérienne n’aurait pas pu se faire. Dès que ce convoi a été distribué sur toute l’Algérie, Amirouche a remercié le chef de la région de l’Ouarsenis. Mais Maillot n’a même pas une rue à son nom. Yveton a une petite rue, au Clos-Salembier, là où il est né.

Vous lui consacrez une bonne partie dans votre roman d’ailleurs…
Parce que sa mort est exemplaire. Il était innocent. Il n’a pas tué, il n’a jamais tué personne, mais la France voulait en faire un exemple : le premier pied-noir, membre du FLN, exécuté. 

Pourquoi avoir opté pour l’avion comme lieu où la machine des souvenirs s’enclenche ?
Pour deux raisons. D’abord parce que l’espace aérien est un espace neutre, et il devait y avoir un règlement de comptes entre ces deux copains. Lorsqu’Omar est descendu du maquis, il a accepté l’histoire (ndlr, un père qui travaille pour la France et un frère membre actif de l’OAS). Puis il a commencé à se rétracter, à  changer de position. Je voulais que le règlement de comptes ne se fasse ni chez Omar ni chez le narrateur, mais dans l’espace, parce que l’espace aérien est neutre par définition. La deuxième chose est due au fait que j’ai étudié le grec et qu’il y a chez les Grecs cette notion d’unité d’espace, de temps et de sujet. J’ai fait cela dans l’optique d’avoir un espace et un temps (l’heure de vol). Troisième chose, et c’est franchement par hasard : c’est un copain que je rencontre souvent dans l’avion, donc nous renouons à chaque fois. On se rencontre dans les aéroports. Je me demande s’il ne s’arrangeait pas pour qu’on se rencontre dans l’aéroport, comme dans le roman.

S. K.

Les Figuiers de Barbarie, de Rachid Boudjedra, roman, 204 pages, éditions Barzakh, Algérie, avril 2010, 600 DA.

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“Le rôle de la Chaîne II dans l’éveil identitaire”

Posté par algeriedemocratie le 23 avril 2010

L’Algérie profonde (Jeudi 22 Avril 2010)

30e anniversaire du Printemps berbère

“Le rôle de la Chaîne II dans l’éveil identitaire”

Par : Salah Yermèche
Invités dans le cadre de la célébration du 30e anniversaire du Printemps berbère du 20 avril 1980, d’anciens journalistes de la Chaîne II (kabyle) de la Radio nationale et de la presse écrite (Boukhalfa Bacha, M. Guerfi, Mohamed-Arezki Himeur, Tazaroute…), ont animé, dimanche dernier  à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, une conférence-débats pour parler du “Rôle de la Chaîne II dans l’éveil identitaire”.

Intervenant en premier, Bacha Boukhalfa a évoqué notamment les difficultés que rencontraient les journalistes de la chaîne kabyle et les suspicions dont ils faisaient l’objet de la part de leurs responsables et leurs confrères des Chaînes I (arabe) et III (français), avec lesquels ils cohabitaient dès la relance de la radio en 1963, dans une salle commune de rédaction.
Il dit se souvenir surtout des moments difficiles de 1963, avec l’avènement du FFS. Tout le monde avait des soupçons à l’égard des journalistes de la Chaîne II. On qualifiait alors les membres de ce parti, s’opposant au système du parti unique instauré par le régime de Ben Bella, “d’ennemis de la Révolution”, et on avait des difficultés de présenter un tel qualificatif, avant d’opter, sur conseil de M. Guerfi, pour l’emploi du terme “d’adversaires”. “En s’approchant des journalistes kabyles, les confrères des Chaînes I et III pensaient que nous parlions d’eux lorsqu’ils nous entendaient discuter entre nous en kabyle, malgré que nous n’interrompions pas nos discussions, alors qu’à chaque fois que nous passions devant eux ou nous nous approchions d’eux, ils arrêtaient, eux, toute discussion”, ce qui nous faisait comprendre qu’ils parlaient évidemment de la chaîne kabyle.
Ensuite, des membres des oulémas intervenaient sur les autres chaînes pour dire que “les Kabyles n’ont pas besoin de culture mais d’orge”, avant qu’un groupe de journalistes ne leur réponde que “ce sont plutôt tous les Algériens dans leur ensemble qui ont besoin d’orge, pas seulement les Kabyles”. Bacha Boukhalfa se souvient encore lorsqu’on a supprimé l’émission enfantine de Madjid Bali, qui était très appréciée, puis des missions à l’étranger pour la couverture de tout évènement intéressant l’Algérie pour les journalistes de la chaîne kabyle, et cela a duré jusqu’en 1990. Les appels téléphoniques, les lettres des auditeurs et auditrices galvanisaient en quelque sorte les journalistes de la II pour tenir le coup et casser des tabous. “En 1970, lorsque le pouvoir avait tenté d’arabiser la radio kabyle, en commençant par petites doses, notamment par des diminutions dans ses tranches horaires, déjà maigres, c’était comme si le ciel nous tombait sur la tête”, se rappelle Boukhalfa. “Des pétitions des étudiants dans les universités d’Alger et de Tizi Ouzou commençaient alors à circuler et à nous parvenir, des appels de soutien… Les chanteurs kabyles, comme Idir, Ferhat Imazighen Imula, Aït Menguellet, Mehenni Amroun, Ali Halli, El Hasnaoui, Farid Ali, en sport, la JSK…, nous ont beaucoup aidés alors par leur engagement dans la chanson pour tamazight, en dépit de leur interdiction dans la discothèque de la radio”, se rappelle Mohamed Guerfi, ancien directeur de cette chaîne. “Avec le temps, je compare, aujourd’hui le Printemps berbère de 1980 à la démolition du mur de Berlin en 1989, tellement il a sauvé la radio kabyle de la mort”, ajoute Bacha Boukhalfa.
Mohand-Arezki Himeur, qui était, dit-il, à la rubrique culturelle d’El Moudjahid, précisera qu’il existait une certaine interactivité entre les producteurs de la radio et les auditeurs, la cinémathèque qui ramenait divers films sur la culture, notamment des pays de l’Europe de l’Est, les pièces de Slimane Benaïssa au théâtre Mogador… La chaîne kabyle avait lutté beaucoup pour tamazigh.

source libérté

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السيناتور السابق والمجاهد جمال الدين حبيبي ضيف  »النقاش » : بن بلة ادّعى هجوم المغرب على الجزائر في 63

Posté par algeriedemocratie le 23 avril 2010

السيناتور السابق والمجاهد جمال الدين حبيبي ضيف  »النقاش » : بن بلة ادّعى هجوم المغرب على الجزائر في 63 لوقف الصراع على السلطة بن بلة ادّعى هجوم المغرب على الجزائر في 63 لوقف الصراع على السلطة يعري المجاهد والسيناتور السابق، جمال الدين حبيبي، حقائق جديدة تتعلق بثورة التحرير، كانت قبل الآن من المسلمات التي لا نقاش فيها، بسبب عدم رغبة المسؤولين الحاليين في العودة إلى الوراء، حيث يكشف أن هجوم المغرب على الجزائر سنة 1963 لم يكن إلا ادّعاء من الرئيس الأسبق أحمد بن بلة من أجل وقف الصراع على السلطة، وأن مليون ونصف المليون شهيد أكذوبة لنهب المال. كما ينسب اغتيال الشهيدين سي الحواس وعميروش إلى جماعة وجدة وغارديماو، ويقول إن بومدين وبوتفليقة تنقلا إلى المنطقة السابعة من أجل التقاط صور مع مجاهدين، ولم يخدما الثورة بالطريقة المشاعة عنهما. أما بخصوص وضع الجزائر الحالي، فيرى أنها أصبحت ورشة للصوصية ونهب المال وإفقار الشعب، وبالتالي فهي مستعمرة في يد عصابة، بعد أن حررها المجاهدون من الاستعمار الفرنسي. ويرى أيضا أن الرئيس عبد العزيز بوتفليقة لم يفعل سوى الاستمرار في سياسة البرستيج التي انتهجها الرئيس الراحل هواري بومدين.


من ركبوا قطار الثورة في اللحظات الأخيرة أصبحوا يتقدمون الصفوف

خلال لقاء مع طاقم  »الخبر الأسبوعي »، أوضح جمال الدين حبيبي، هذا الوجه من وجوه ثورة التحرير، أن  »الذين ركبوا قطار الثورة الجزائرية في اللحظات الأخيرة هم من أصبحوا يتقدمون الصفوف ويقودون ويتزعمون »، كما أكد على أن المغرب لم يهاجم الجزائر في 1936 مثلما هو معروف، مشيرا إلى أن أحمد بن بلة ادعى ذلك لوقف الصراع الدائر على السلطة.

بومدين قدم من المغرب مع شخص في سفينة وجلب معه بعض الأسلحة. لم تكن أسلحة كثيرة، نظرا لكون السفينة كانت قاربَ نزهة صغيرا. رفيق بومدين هذا كانوا ينادونه في البداية سي مراد. وبعد ذلك، أصبحوا ينادونه سي بوسيف، وفي الأخير الحبيب  »زون » 4! من كان هذا الرجل؟ إسمه الحقيقي حلفاوي محمد صالح، وهو من عزابة. وقد تجاهله التاريخ اليوم. لقد مُحي من التاريخ كما مُحي كل الثوار. هذا الرجل جرت تصفيته خلال الثورة. لعلكم تذكرون أنه في نوفمبر 1999 أعاد بوتلفيقة الاعتبار لأربعة من الثوار من ضحايا جماعة وجدة. كان هناك النقيب زهدور محمد المدعو عبد الخالق، قائد المنطقة السادسة بالولاية الخامسة الذي استدعته قيادة الأركان بوجدة وأعدمته هناك، إضافة إلى الضابط بوزيدي مختار المدعو عقب الليل، الذي أعدم هو الآخر بوجدة، وحلفاوي محمد صالح الذي رافق بومدين وفضل الالتحاق بالثورة في الداخل، وانتهى إلى المصير نفسه بعد استدعائه إلى وجدة، شأنه شأن بلحسن محمد المدعو النقيب الزوبير من منطقة الدهموني بتيارت، المنطقة السابعة بالولاية الخامسة الذي فرّ من جماعة وجدة ولجأ إلى الرباط، وطلب حماية الملك محمد الخامس الذي اشترط على بومدين عدم إعدامه بعد تسليمه له، إلا أن بومدين خلف وعده وألحقه بقائمة المعدومين.
كان بوتفليقة قد هاتفني ليطلب مني موافاته بأسماء هؤلاء الأربعة الحقيقية بأسرع وقت. وبالطبع، علمت فيما بعد أن الغرض كان إعادة الاعتبار لهؤلاء الثوار. أصبحنا اليوم نعيد الاعتبار لأبناء الثورة.. لأولئك الذين غذوا الثورة بعرقهم وبدمهم! لأولئك الذين صعدوا إلى الجبل في سبيل الله! في سبيل الوطن! أعود إلى مقولتي التي لن أملّ من ترديدها.. لقد حرّرنا الجزائر من فرنسا، فمن خلفها في استعمارها؟ لقد استعمرها من لا يعرفونها!
ويعود ضيف  »الخبر الأسبوعي » إلى النزاع بين قيادة الأركان والحكومة المؤقتة من موقع معايشته له في عاصمة المغرب. يقول ضيفنا إن الحكومة المؤقتة حققت النتيجة التي عملت من أجلها مع إطلاق فرنسا سراح المختطفين الخمسة (بن بلة وبوضياف وصحبهما). لقد عمد الهواري بومدين إلى استغلال شعبية بن بلة في تنفيذ مخططه، ولم يكن هذا الأخير أقل دهاء، فاستغل هو الآخر قوة بومدين. ولا يجب أن نغفل وجود حوالي ستة آلاف رجل عند الحدود. لكن، عندما دخلنا البلاد، عاد النزاع من جديد بين الولاية الخامسة والولاية الرابعة، ووقعت مواجهات واتسعت رقعته ولكنها توقفت. كيف؟ بن بلة اختلق عدوان المغرب على حدودنا، وأخذ يصرخ أن المغاربة هاجمونا. وهذا غير صحيح على الإطلاق. لم يهاجمنا لا المغاربة ولا التونسيون، ولم نكن في وضع يغريهم بذلك، لم يكن المغاربة قادرين على مهاجمتنا. الغرض من ذلك كان وقف النزاع الداخلي، وهم كانوا يعلمون أن الكولونيل ولد لحاج كان ذا روح وطنية عالية، ولم يكن يقبل أن تتعرض البلاد إلى أي تهديد. لم يقع أي شيء مما كانوا يزعمونه. لم تتعرض الحدود لأي عدوان تلك السنة .1963 آيت أحمد نفسه لبس اللباس العسكري. لكنه لم يغادر منطقة القبائل. وباناسبة أريد أن أقول أن أيت أحمد يمثل الخط الأخير للوطنية. ولو كان هناك اعتداء مغربي، لما تأخر باللحاق بالحدود للدفاع عن بلاده. التاريخ لا تكتبه الأكاذيب.
ـ لماذا لم تكذّب أية جهة هذه القصة؟
ـ أنا أقول وأكرر، وقد كتبت ذلك ونشرته عبر الأنترنت إنني أتحدى القيادة بأجمعها أن تردّ على أقوالي هاته! من يملك معلومات تدحض أقوالي هاته، فليتفضل! قطار الجزائر محكوم عليه ألا يغادر المحطة إطلاقا. إنه مقيّد! وما لم تبرز قوة ثورية جديدة في وسعها إطلاق القطار، فسيظل واقفا هناك ينتظر إشارة انطلاق لن يأتي. إننا نعيش حاليا فصلا جديدا من فيلم الإحتلال الفرنسي. إنهم يتكلمون اليوم عن جامعة من القطاع الخاص. ومعنى ذلك أن أبناء العمال والفلاحين، وهم الأغلبية، لن يكون في مقدورهم دخولها. تحويل كل القطاعات إلى قطاع خاص معناه بكل بساطة سيادة طبقة معينة وعودة استعمار جديد. أنا أقول لا لعودة الخماسة.
لقد استحوذوا على كل شيء وباعوا كل شيء دون مشاورة أحد، فإلى أين تسير البلاد؟ الثورة الجزائرية تلغمت من الداخل بفعل أجانب عنها. تعرضت للخيانة وللتلغيم وعرفت صنفين من الضحايا.. ضحايا قتلتهم فرنسا وضحاياها آخرون قتلوهم هم! من هؤلاء الذين تقصدهم بـ »هم »؟ القيادة الثورية! جماعة وجدة والحدود وغارديماو! أن تفضح اليوم إسما أو عددا من الأسماء، لهو عمل سهل، لكن أن تقدم على اغتيال شخص ثم تعيد الاعتبار إليه فيما بعد، فهذا ما لا أجد له وصفا.
علاوة. ب


كريم بلقاسم بريء من اغتيال عبان

نفى السيناتور السابق جمال الدين حبيبي، أن يكون كريم بلقاسم المسؤول عن اغتيال عبان رمضان، وحجته في ذلك أن  »عضو مجموعة الستة » لم يكن في وجدة، وبذلك يخالف أغلب المصادر التاريخية التي تؤكد بأن كريم بلقاسم ذهب إلى المغرب رفقة عبان رمضان ومحمود شريف، مرورا بروما ومدريد في أواخر ديسمبر .1957
الكثير من المصادر تؤكد أن كريم بلقاسم رافق عبان رمضان إلى إحدى المزارع بالمغرب، أين تم تنفيذ حكم الإعدام في حقه من طرف عونين لعبد الحفيظ بوصوف. رغم كل هذه المصادر التاريخية التي تجمع على هذا الرأي، إلا أن حبيبي، وهو عضو سابق في الغرفة العليا للبرلمان الجزائري، يؤكد براءة كريم بلقاسم، ودليله في ذلك ما قاله بالحرف الواحد:  »على حسب معرفتي لا »، و »كان لي الشرف أن التقيت به (ويقصد كريم بلقاسم) عام ,1961 فهو شخص وطني وليس مجرما، هو ثوري من بين الأوائل الذين التحقوا بالجبل في . »1947 وهنا، يحاول ضيف النقاش أن يعطي أحكاما قيمية دون سند تاريخي واضح لمحو التهمة عن قائد المنطقة الثالثة، الذي ألصقت به أيضا تهمة اغتيال العقيد عميروش. وفي هذا السياق، يقول حبيبي إن فرنسا لم تقتل العقيدين سي الحواس وعميروش، وإنما تم جرجرتهما إلى أحد الجبال وتم اغتيالهما من طرف بعض قادة الثورة، عكس ما صرح به الأمين الخاص للعقيد عميروش، حمو عميروش، الذي كتب مؤخرا كتاب بعنوان  »أكفادو.. عام مع العقيد عميروش »، والذي يقول فيه إن العقيدين عميروش وسي الحواس تم اغتيالهما خلال اشتباك مع الجيش الفرنسي  »في هذا اليوم المصيري 28 مارس في معركة دارت رحاها بين أربعين من رفقاء العقيدين سي الحواس وعميروش و2000 رجل من فلول الجيش الفرنسي في جبل تامر، قتل العقيدان في أمسية من أمسيات رمضان ». ومن جهة أخرى، لم يخف صاحب الكتاب شكوكه في كون بعض من أعضاء الحكومة المؤقتة لهم ضلع في قتل العقيدين، على أساس أن الشفرة السرية للاتصالات التي كان يستعملها عميروش تم خرقها من طرف الجيش الفرنسي منذ زمن، ولم يتم إخطار عميروش بذلك من طرف الحكومة المؤقتة التي كان مقرها تونس آنذاك.
وسيلة بن بشي


العقيد عميروش لم يكن له سكرتير بل سكرتيرة

يذهب السيناتور السابق والمجاهد، جمال الدين حبيبي، أبعد عندما يشكك في أن حمو عميروش كان سكرتيرا خاصا للعقيد عميروش، عندما قال:  »عميروش لم يكن له سكرتير بل سكرتيرة، وكانت أستاذة رسم في ثانوية عمر راسم، ويمكنكم أن تسألوا عنها وتسألوها ». أما بشأن حمو عميروش والكتاب الذي أصدره، فقال ضيف  »الخبر الأسبوعي » بأنه لم يسمع به من قبل.


التصفيات التي حدثت خلال الثورة إرهاب

قال ضيف النقاش إن التجاوزات والانحرافات والتصفيات التي حدثت أثناء الثورة التحريرية الجزائرية إرهاب »، متسائلا:  »ماذا يعني عندما تقتل ثوريا؟ كيف نسمي عملية إعدام تنفذ في حق ضابط في جيش التحرير الوطني؟ هذا فعل إرهابي ». أما فيما يتعلق بقضية المصاليين، ومدى إمكانية اعتبار ذلك من التجاوزات التي وقعت خلال الثورة والتي يصفها هو بالإرهاب، قال محدثنا بأن قضية المصاليين مختلفة، ولا يمكن أن نصنفها ضمن خانة ما يعتبره هو إرهابا وتصفية لخيرة قادة وأبطال الثورة.
وسيلة. ب


بوتفليقة أمـّم بومدين ودفن الأفالان

شدد جمال الدين حبيبي على وصف حزب جبهة التحرير الوطني بأنه  »هيكل دون روح »، وأنه مجرد إرث تاريخي لم يعد له أي دور الآن، وقال إن رجاله الحقيقيين توفوا ولم يعد لهم وجود، وأن  »الأفالان هو شعار ينتمي للثورة التحريرية ».
وحمل حبيبي مسؤولية الوضع الداخلي المتردي الذي يعيشه الحزب في السنوات الأخيرة، إلى الرئيس بوتفليقة، فأول ما قاله عن الحزب أن بوتفليقة قال مقولة شهيرة تصب في هذا المعنى وهي  »قمت بتأميم بومدين وسأدفن جبهة التحرير الوطني »، وهي المقولة التي يقصد منها المتحدث بكل وضوح أن الرئيس له اليد الطولى لما يحدث من صراعات داخل بيت الحزب العتيد.
وقال السيناتور السابق، في تحليليه للوضع الذي أصبح عليه الآن هذا الحزب بعد كثير من التصدعات والصراعات اللامتناهية، إنه توجد علاقة مباشرة بين حزب فرنسا واللفيف الأجنبي الذي يدور حول الأفالان، مؤكدا أن ما يعرف بـ »حزب فرنسا » موجود، وأن الذين خططوا له مسؤولون بتواطؤ مع الثوار الحقيقيين، والمجاهدون هم أقلية لا تستطيع التحرك أمامه.
كريمة بوعباش


الجزائر حررت من فرنسا واستعمرت من طرف مجهولين

يقول السيناتور السابق، جمال الدين حبيبي، إن المجاهدين حرروا الجزائر في حين استعمرها آخرون، لم يحددهم، حيث يعتبر أن الجزائر تعيش كارثة بعد كارثة منذ الاستقلال إلى اليوم، وأن الموطنين والمجاهدين الحقيقيين يتساءلون  »لقد حررنا الجزائر من فرنسا، فمن الذي استعمرها اليوم؟ ».
هذه الجماعة التي استعمرت الجزائر بعد الاستقلال، حسب ما يراه حبيبي بلغت مقصودها بتواطؤ من بعض مسؤولين ثوار حقيقيين  »لا نشكك في وطنيتهم، لكنهم تركوا الآخرين يمرون »، وقد  »خططوا لها خارج الحدود »، لكنهم لن يستطيعوا أن يقوموا بأكثر من هذا لأن المجاهدين الحقيقيين يعرفون جيدا من الحركي ومن المجاهد. وعند رده على سؤال من استعمر الجزائر؟ يقول إن  »الذين استعمروها هم الذين لا يعرفونها »، وهي طبقة معينة تسير البلاد وتسعى لخلق الطبقية في الجزائر، وهي تريد أيضا إعادة نظام الخماسة في الجزائر، من خلال إفقار الشعب وتقاسم الريع بينهم. وحسب حبيبي، هذه الجماعة التي استعمرت الجزائر هي التي تفكر الآن في إقامة الجامعة الخاصة لإبعاد أبناء الشعب البسيط عن الدراسة بها.
محمد. ب


مليون ونصف مليون شهيد أكذوبة كلفتنا كثيرا

يؤكد ضيف  »النقاش »، جمال الدين حبيبي، أن رقم المليون ونصف مليون شهيد أكذوبة كلفت خزينة الدولة أموالا طائلة، مشيرا إلى أن اليهود استفادوا من تضخيم أرقام المحرقة، أما نحن فكذبنا كذبة لا نزال ندفع ثمنها سنويا من خزينة الدولة.

قال ضيف  »الخبر الأسبوعي » إن المحرقة كذبة فرضها اليهود على التاريخ، وهي الآن محمية من الدول الغربية. وحسب حبيبي، فإن كذبة اليهود جعلت منهم اليوم دولة عظمى نووية وذات نفوذ مالي في العالم، وكل دولة تتكلم عن المحرقة تقوم عليها الدنيا ولا تقعد، إضافة إلى أن الألمان لا يزالون يصرفون عليها المال إلى الآن، وهي  »إلى الآن تخدم عليهم ». أما الجزائريين، فقدموا كذبة المليون ونصف المليون شهيد ليخسروا عليها الملايير وهم  »الآن يخدموا عليها ».
أما بخصوص الجدل الذي أثير حول القضية في وقت سابق، والذي سبق بأيام قليلة تعديل الدستور، حين طالب النائب عن التجمع من أجل الثقافة والديمقراطية في البرلمان، نور الدين آيت حمودة، من السلطات تقديم الدليل على عدد المليون ونصف المليون شهيد، فيرى حبيبي أن آيت حمودة أثار القضية من ناحية سياسية.
وأوضح أنه أثار هذا الموضوع مع عدة جهات عليا، لكن هؤلاء أجابوا بأن الوقت تأخر، وبأنه من غير الممكن مراجعة رقم المليون ونصف المليون شهيد.
واعتبر أن سياسة عدم الرجوع إلى الوراء وتقديم إحصائيات يبقي أيضا ملف المجاهدين دون دراسة، وبالتالي بقاء عدد المجاهدين المزيفين على حاله، والذي ازداد بعد الاستقلال بشكل كبير، ووصل إلى أزيد من 006 ألف مجاهد، مشيرا إلى أن وزير المجاهدين الأسبق، محمود ڤنز في لقاء معه شد رأسه وصرخ قائلا  »عندي حركى في الوزارة ». ويكشف حبيبي أيضا أنه غداة الاستقلال، التحق 111 ألف شخص من الوحدات الفرنسية ب »روشي نوار » بومرداس حاليا بصفوف المجاهدين، مؤكدا على أن كلهم لديهم الآن أوسمة شرف.
وحول هذا الملف، يضيف السيناتور  »نعرف من هو الحركي ومن هو المجاهد، لهم ملفات حول كبار المسؤولين، لكن من يتجرأ لتوجيه أصابع الاتهام لهم »، ثم يكشف أنه كان رئيسا للجنة الاعتراف، وقام بتحقيق حول أحد المجاهدين المزيفين بعد أن سمع أن العديد من الناس يقولون بأنه حركي، حيث اتصل بقيادة الدرك الوطني بمستغانم وبمصالح الشرطة، ثم تنقل إلى مكان ازدياده بمازونة وهو مكان اسمه بوحلوفة، ليكتشف أنه حركي، ورغم ذلك إلا أن تدخلات على أعلى مستويات طلبت منه تمرير ملفه، ومنحه شهادة الاعتراف بالمشاركة في الثورة، مشيرا إلى أنه رفض بشدة، وفضل الاستقالة من منصبه، موضحا أن هذا الشخص لا يزال على قيد الحياة، ولم يحصل فقظ على شهادة المشاركة في الثورة، بل إنه يعتبر الآن من إطارات الثورة، في حين أنه حركي.
وتحدى حبيبي كل من يدّعي أنه مجاهد بدعوتهم إلى مناظرة، شريطة أن يحضروا الدفتر العائلي الخاص بهم، في إشارة منه إلى أنهم كانوا جميعا في بيوتهم، يتزوجون وينجبون الأطفال.
محمد بلعليا


لو سلمتنا فرنسا الأرشيف لذهب نصف المسؤولون إلى السجن

أكد جمال الدين حبيبي أنه ليست هناك نية أو إرادة من طرف السلطات الجزائرية لاسترجاع الأرشيف الموجود لديها، والمتعلق بأرشيف الفترة الاستعمارية، وخاصة فترة حرب التحرير الجزائرية.
وأشار ضيف  »الخبر الأسبوعي » إلى أنه لو سلمت فرنسا الأرشيف الموجود لديها للجزائر، لذهب نفس المسؤولون إلى السجن، بسبب تاريخهم. وأكد حبيبي أن الشعب الجزائري يعرف الحقيقة جيدا، وأن كل مواطن في قريته أو في مدينته يعرف من هو المجاهد الحقيقي ومن هو الخائن ومن هو الحركي، فلسنا في حاجة إلى أرشيف آكس ان بروفانس أو نانت من أجل أن نعرف المجاهد الحقيقي والخائن.
ك. ز


سي صالح وجماعته لم يلتقوا ديغول في الإليزي وإنما في فيلا كوبلي

أكد ضيف  »النقاش » على أن قضية سي صالح زعموم فيها الكثير من مناطق الظل، مؤكدا على أن خلافا لما هو متداول، فإن زعموم ولخضر وحليم وبونعامة لم يقابلوا الجنرال شارل ديغول في الإليزي وإنما في فيلا كوبلي، وهي مطار عسكري، مشيرا إلى أن ديغول لم يصافح زعموم ومن معه، وقال لهم سأصافحكم في المرة القادمة، مؤكدا على أن هذه المعلومات وردت في مجلة  »هيستوريا » الصادرة عن الأكاديمية الفرنسية.
وأضاف أنه بعد عودة زعموم ومن معه، ألقي القبض عليهم واقتيدوا إلى تونس من أجل محاكمتهم، ولكنهم تعرضوا لتصفية جسدية في الطريق، مشددا على أن الإبقاء على بونعامة وتصفية الآخرين الذين كانوا معه نقطة استفهام كبيرة. وأضاف أنه لما يفكر اليوم فيما فعله صالح زعموم، يعتقد أنه لو كان مكانه، لما قبل أيضا أن يقوم هو بعمل يجني ثماره غيره.
ك. ز


بومدين وبن بلة مسؤولان عن إعدام العقيد شعباني

ذكر جمال الدين حبيبي أنه في شهر أكتوبر من عام 1964 كان في مدينة ليل شمال فرنسا، فرأى أمامه مجموعة من الفتيات يبلغن من العمر ما بين 15 و16 سنة، وكن يلبسن لباسا رياضيا، وكان معهن مدرب يحمل في يديه جريدة  »لافوا دي نور »، فطلبت منه أن أتصفح الجريدة فسلمني إياها، وبمجرد أن أمسكتها، قرأت على صدر الصفحة الأولى خبر إعدام العقيد محمد شعباني.
وأضاف حبيبي أن شعباني تعرض للتصفية الجسدية لأنه كان شخصا وفيا لمبادئه وللثورة، ولم يكن مسموحا له بأن يبقى على قيد الحياة، كان من الضروري أن يلحق بالعقيدين عميروش وسي الحواس، والذين يدّعون اليوم بأنهم كانوا ضد اغتيال شعباني، أقول لهم:  »لقد تمنيتم وأردتم وقمتم بتصفية شعباني ».
وردا على سؤال بشأن من المسؤول عن إعدام شعباني، قال ضيف  »الخبر الأسبوعي »: كلاهما مسؤول، بومدين وبن بلة، لأن هذا الأخير كان رئيسا للدولة، وكان بإمكانه أن يصدر عفوا عن شعباني، ولكنه لم يفعل ذلك، لأنهم سعوا للتخلص منه مثلما تخلصوا من قيادات ثورية كثيرة.. مشددا على أن العقيد محمد شعباني كان شابا ثوريا متمكنا، ولولا ذلك، لما أصبح عقيدا وهو في ريعان الشباب، وكان المستقبل كله أمامه. وأكد ضيف  »النقاش » على أنه لا يستبعد أن شعباني كان سيكون رئيسا للجمهورية لو بقي على قيد الحياة، لكن للأسف، هناك من قرر التخلص منه وإزاحته من الطريق.
كمال. ز


الرئيس رسخ الجهوية الضيقة

لا يعتبر ضيف  »الخبر الأسبوعي » بومدين وحده من المتسببين في ما آلت إليه الجزائر من ترد على جميع الأصعدة، فيحمل الرئيس عبد العزيز بوتفليقة المسؤولية أيضا، لأنه واصل ما أسماها بسياسة  »البرستيج » ورسخ الجهوية الضيقة في اختيار طاقمه الحكومي، وهو نفس الأسلوب الذي انتهجه الرئيس زروال، لكن الفارق بينهما أن هذا الأخير لم يسمح بحدوث الانزلاقات والاختلاسات والتلاعبات بالمال العام بالشكل الفاضح الذي حدث في عهد بوتفليقة.
في هذه النقطة، يتوقف جمال الدين ليروي حادثة لقائه مع اليامين زروال وما دار بينهما حول موضوع الجهوية في حاشية الحكم، فيقول:  »في أحد الأيام، قلت لزروال: الجزائر أم الجميع أليس كذلك؟ فأجابني: نعم. قلت: أرى 20 وزيرا من دوار واحد من باتنة. فأجاب: بل من خيمة واحدة، لكنهم يعملون جيدا ». يواصل:  »في عهد زروال، كان هناك عدد قليل من الوزراء عكس الآن، وكان هناك نوع من التوازن الجهوي في اختيارهم، ولم تحدث فجوات وانزلاقات ونهب للمال العام كما حدث في فترة حكم بوتفليقة الذي رسخ الجهوية بعمق في اختياره للطاقم الحكومي، أنا حاربت جهوية زروال وأحارب جهوية بوتفليقة ».
وأعطى جمال الدين جبيبي صورة مختصرة لمعاناة الشعب الجزائري، بفعل هذه السياسات الفاشلة المتراكمة على الجزائر، تتمثل في توزيع المياه الصالحة للشرب والكهرباء، فهي ـ على حد قوله ـ توزع على الناس مثلما كانت توزع المواد الغذائية أيام الحرب العالمية الثانية. ومع ذلك، فالمواطن اليوم مجبر على دفع فاتورة استهلاكه والشعب  »أصبح اليوم عبارة عن ملاحظ يرى الناس الذين جاؤوا بالجزائر إلى هذا الخراب جالسين على ثروة الغاز والنفط… »، يضيف ضيف ركن  »النقاش ».
كريمة بوعباش


الجزائر ورشة كبيرة للصوصية

 »الجزائر ورشة كبيرة للصوصية ».. هكذا يشخص جمال الدين حبيبي وضع الجزائر، حيث يرفض القول بوجود أزمة اقتصادية، ويشدد على أن البلاد تعيش أزمة سياسية، وأنه ليس لها أزمات أخرى  »فالجزائر ليست صندوق توفير الأزمات، وأزمتنا الوحيدة سياسية ».
وشبه حبيبي ما يجري من اختلاسات وفساد مالي في للجزائر بما حدث في الإكوادور والشيلي وكوبا وكثير من دول أمريكا اللاتينية، متسائلا عن الحجم الحقيقي للأموال التي اختلست من هنا وهناك في السنوات الأخيرة، مثلما كشفت عنه  »الخبر الأسبوعي » في عددها السابق بخصوص سرقة رئيس المجلس الشعبي السابق عمار سعداني 3000 مليار. وهنا، يركز حبيبي على أن سعداني لم يسرق هذا المبلغ فقط، وأنه يجب أن يقدم للمحاكمة إن ثبت ذلك، فالعدالة هي المخولة لكشف ملفات الفساد وليست أجهزة المخابرات. وقال إنه  »لا يوجد بلد متحضر تحدث فيه اختلاسات بهذا الشكل دون أن تتم متابعات قضائية، فالجزائر تكتفي بإعلام المواطن عن طريق الصحافة بحدوث هذه الاختلاسات ». كما يستغرب السماح لعملية فتح الحسابات بالعملة الصعبة، وهي الظاهرة التي لا توجد في البلدان الغربية أو في بلدان العالم الثالث، وهذا الوضع مقصود من أجل أن تبقى  »الجماعة التي تحكم البلاد مسيطرة »، فالملايير من الأموال تغادر القطر الجزائري دون متابعة، وكأننا لا نملك شرطة ولا جمارك، ومجلس المحاسبة لا يعمل.
وحسب حبيبي، فإن الفساد موجود على مستوى السلطة. ففي عهد الرئيس الأسبق الشاذلي بن جديد، كانت أموال البترول توجه لاقتناء الثلاجات والأجبان والموز، أما اليوم، فإن الفساد ازداد من خلال توجيه هذه الأموال في  »اقتصاد الحاويات »، دون التفكير في بناء اقتصاد حقيقي، فقد خصخصوا كل شيء وباعوا كل شيء.
م. ب


جماعة وجدة وغارديماو هي التي اغتالت عميروش وسي الحواس

كشف السيناتور السابق جمال الدين حبيبي أن العقيدين عميروش وسي الحواس لم يسقطا في  »ميدان الشرف »، كما تدّعي الرواية الرسمية لمقتلهما. وأضاف أن كلا من عميروش وسي الحواس تعرضا لتصفية من قيادة الثورة التي كانت موجودة في وجدة بالمغرب وغارديماو في تونس، نافيا أن تكون فرنسا هي التي قتلتهما في جبال بوسعادة، مشددا على أن العقيدين عميروش وسي الحواس كانا من كبار قادة الثورة في الداخل ومن أبطالها العظماء، الذين كان يجب التخلص منهم بالنسبة لمن خططوا ورسموا للسطو على الثورة وعلى الاستقلال.
وأوضح أنه في أكتوبر 2891 كان في مقبرة العالية رفقة العقيد أوعمران، فجاء قاصدي مرباح، وكان وقتها وزيرا للصناعة، فخاطب أوعمران مداعبا إياه  »أرواح يا وحد الحركي »، فقال له أوعمران:  »لماذا تحتجزون جثتي العقيدين عميروش وسي الحواس في ثكنة للدرك الوطني، لماذا تخافون منهما حتى وهم في عداد الموتى »، وشدد على أن الثورة أنجبت الكثير من الأبطال، بل إن كل قرية أنجبت أبطالا، وللأسف، الكثير منهم تعرضوا للتصفية.
وقال ضيف  »الخبر الأسبوعي » إن حزب فرنسا موجود فعلا في الجزائر، مشددا على أن المجاهدين الحقيقيين أضحوا اليوم أقلية، وأشار إلى أن حزب فرنسا خطط له أهله وبلغوا أهدافه بتواطؤ كثير من المسؤولين، وحتى بعض الثوار الحقيقيين.
وأوضح أن الثورة الجزائرية كانت ضحية مخطط لضربها، وهذا المخطط جرى في الخارج، مؤكدا على أن الثورة كانت محل اهتمام الكثير من أجهزة المخابرات العالمية، والتي تعرف أشياء وحقائق لا نعرفها حتى نحن كجزائريين.
وذكر أن الذين خططوا لضرب الثورة يعتقدون أنهم اليوم نجحوا، ولكني أقول إنهم لم ينجحوا ما دام هناك صوت واحد يتكلم ويقول الحقيقة.
كمال زايت


بومدين جاء بـ »سياسة البرستيج » وبوتفليقة واصلها

يرى جمال الدين حبيبي، المجاهد والسيناتور السابق، أن الجزائر تمر بأسوإ مراحلها على الإطلاق، وأنها تعيش أزمة سياسية لا اقتصادية، سببها تبني سياسات لا تخدم مصالح الشعب، أغرقت البلاد فيما هي عليه اليوم من انزلاقات خطيرة، لعل أهم هذه السياسات وأخطرها على البلاد كانت  »سياسة البرستيج » التي انتهجها الرئيس الراحل هواري بومدين وواصل في تطبيقها الرئيس الحالي عبد العزيز بوتفليقة.
وإذا كانت نظرة جمال الدين حبيبي، العضو السابق في مجلس الأمة، حول الأزمة في الجزائر سوداوية جدا، فإنه يحمل مسؤوليتها لبعض الرؤساء الذين اعتلوا سدة الحكم، أولهم هواري بومدين لأنه تبنى  »سياسة البرستيج » التي لم تعن ـ حسبه ـ بالمشاكل الداخلية التي كانت تعانيها البلاد وهي في مرحلة البناء.
ولم يركز المجاهد جمال الدين حبيبي في انتقاده اللاذع للسياسات التي سارت عليها البلاد على فترة الرئيس الأسبق أحمد بن بلة، فاكتفى بالقول  »نحن كنا ضحايا بن بلة »، دون أن يتحدث عما كان يقصده وعن سياسته في الداخل أو الخارج، ليصب بعد ذلك كل المساوئ على سياسة الرئيس الراحل هواري بومدين، والذي يعتقد أنها لازالت تنتهج حتى الآن، لكن في قالب آخر وبأسلوب ليس مختلفا كثيرا، فهو يرى أن  »سياسة الجزائر كانت دائما ولا تزال سياسة برستيج ».
فما هو مفهوم هذا المصطلح الجديد الذي يطلقه السيناتور على السياسة البومدينية؟ الإجابة بسيطة، ففي اعتقاده أن الراحل بومدين لم يول الأهمية لبناء دولة جزائرية قوية نخرتها وأهلكتها المرحلة الاستعمارية، بل فضل إعادة الجزائر إلى الواجهة الدولية على حساب بناء اقتصادها، فأنفق من الأموال على المحافل الدولية ما كان كافيا لخلق وتطوير الاقتصاد الجزائري، وهو برأيه الخطأ الكبير الذي ارتكبه بومدين وكان من بين الأسباب التي أدخلت الجزائر في الدوامة التي تعيشها اليوم، فيقول في هذه النقطة:  »بومدين جاء بسياسة البرستيج، كانت سياسة أجنبية وليس داخلية، تركز على حركات التحرر، اللقاءات الدولية، فالأغلفة المالية كانت توزع على إفريقيا ». ويعود إلى الخرجة الشهيرة التي فاجأ بها بومدين العالم بظهوره على منصة الأمم المتحدة وهو يتحدث باللغة العربية، فيقلل كثيرا من قيمتها المعنوية والسياسية على الصعيدين الداخلي والخارجي، حين تساءل  »كم صرفت الجزائر على ظهور بومدين في الأمم المتحدة؟ ملايير الدولارات؟ وبالمثل، انتقد دعم الجزائر للقضية الفلسطينية على حساب شعبها، عندما واصل تساؤلاته عن الأموال التي كان بومدين يخصصها للسياسة الخارجية المبنية على دعم الحركات التحررية في الوطن العربي وإفريقيا، فيضيف:  »أنفقنا ملايير الدولارات لإدخال الرئيس ياسر عرفات إلى الأمم المتحدة، كنا نصرف أموال الجزائر على إفريقيا ونصرف الكثير حتى يصفقوا علينا في المحافل الدولية ».
كريمة بوعباش


بومدين وبوتفليقة تنقلا للمنطقة السابعة لالتقاط صور لهما

لا يجيب المجاهد جمال الدين حبيبي، ابن الشهيد المعروف  »سي الميلود حبيبي »، بوضوح حول مسألة مشاركة الرئيس الراحل هواري بومدين والرئيس الحالي عبد العزيز بوتفليقة في الثورة، وأوحى كلامه في هذا الموضوع عن الرجلين أنهما لم يقوما بالكثير، وأن مشاركتهما كانت شكلية لا أكثر ولا أقل، وهي لا تساوي شيئا مما قدمه قواد الثورة التحريرية.
ولم يوضح ابن الشهيد  »سي الميلود »، بحكم ما يقول إنه يعرفه عن الثورة ورجالها، هل شارك بومدين وبوتفليقة أم لم يشاركا فيها، وفتح الباب واسعا للتشكيك في هذا الأمر، فإجابته على سؤال الصحفي في ركن  »نقاش » جاءت على شكل سرد لواقعة التقاط بوتفليقة صورا مع مجموعة من الصحفيين بالمنطقة السابعة المحاذية للولاية الرابعة في ماي .1957 وتكررت هذه الحادثة مع بومدين شهرين بعد ذلك، أي في جويلية من نفس السنة، عندما التقط بدوره صورا له مع صحفيين في نفس المنطقة. وعلق جمال الدين على هذه الواقعة بأن الكثير من الغرباء عن الثورة، أي الذين لم يشاركوا فيها، التقطوا صورا لهم مع ثوريين، وقدموها دليلا على مشاركتهم. وهنا، يقول هذا المجاهد  »التاريخ ليس أعمى »، في إشارة منه إلى أن مثل هذه الحقائق لا يمكن تزويرها أو التكتم عنها.
وقلل المتحدث من أهمية الدور الذي لعبه بومدين في نقل السلاح على متن أول سفينة حملته للثورة من المغرب، حين ركز على الجهود التي بذلها مرافقه المدعو آنذاك  »سي مراد » والذي لقب فيما بعد بـ »سي بويسف » ثم  »الحبيب زون 4  »، فيرى أن هذا الرجل هو الذي حمل السلاح في الباخرة، أما بومدين، فلم يكن سوى مشرف على العملية. غير أن هذا الشخص واسمه الحقيقي  »حلفاوي محمد الصالح »، وهو من عزابة بسكيكدة، فضل الالتحاق بالثورة في الداخل إلا أنه استدعي من قبل جماعة وجدة ليعدم هناك ويمحى أثره من تاريخ الثورة، في إشارة منه إلى أن بومدين تقمص الدور البطولي في هذه العملية على حساب حلفاوي محمد الصالح الذي أعاد له بوتفليقة الاعتبار عند مجيئه إلى الحكم سنة .1999
كريمة بوعباش

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