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la crise économique!!!!!!!!!!!!!!!!?

Posté par algeriedemocratie le 29 décembre 2011

Ignacio Ramonet

21 décembre 2011
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Il est clair qu’il n’existe pas, au sein de l’Union européenne (UE), de volonté politique pour affronter les marchés et résoudre la crise de la dette souveraine. Jusqu’à présent, on avait expliqué la lamentable attitude des dirigeants européens par leur incompétence sans bornes. Ce n’est pas faux. Mais cette explication ne suffit pas, surtout après les récents « coups d’État financiers » qui ont mis fin, en Grèce et en Italie, à une certaine conception de la démocratie. Il est évident qu’il ne s’agit pas seulement de médiocrité et d’incompétence, mais de complicité active avec les marchés.

Qu’appelons-nous « les marchés » ? Un ensemble de banques d’investissement, de compagnies d’assurances, de fonds de pension et de fonds spéculatifs qui achètent et vendent essentiellement quatre sortes d’actifs : devises, actions, obligations d’Etat et produits dérivés.

Pour avoir une idée de leur colossale force, il suffit de comparer deux chiffres : chaque année, l’économie réelle crée, dans le monde, une richesse (PIB) estimée à 45 mille milliards d’euros. Tandis que, dans le même temps, à l’échelle planétaire, dans la sphère financière, les « marchés » mobilisent un volume de capitaux estimé à quelque 3,5 millions de milliards d’euros… C’est-à-dire 75 fois ce que produit l’économie réelle.

Conséquence : aucune économie nationale, aussi puissante soit-elle (l’Italie est la huitième économie mondiale), ne peut résister aux attaques des marchés quand ceux-ci décident de s’en prendre à elle de façon coordonnée comme ils le font depuis plus d’un an contre les Etats européens qualifiés de façon insultante de PIIGS (porcs, en anglais) : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne.

Le pire c’est que, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces « marchés » ne sont pas uniquement des forces exotiques venues d’horizons lointains agresser nos gentilles économies nationales. Non. En majorité, ces « attaquants » ce sont les propres banques européennes (celles-là même qui furent sauvées en 2008 avec l’argent des contribuables). En d’autres termes, ce ne sont pas des fonds américains, chinois, japonais ou arabes qui attaquent massivement certains pays de la zone euro. Il s’agit, pour l’essentiel, d’une agression venue de l’intérieur. Dirigée par les propres banques européennes, les compagnies d’assurance européennes ou les fonds européens de pensions qui gèrent l’épargne des Européens. Ce sont eux qui possèdent l’essentiel de la dette souveraine européenne [1]. Au nom de la défense – théorique – des intérêts de leurs clients, ces acteurs financiers spéculent et font augmenter les taux que doivent payer les Etats pour s’endetter. A tel point, qu’ils ont conduit plusieurs pays (Irlande, Grèce, Portugal) au bord de la faillite. Avec les conséquences que cela représente pour les citoyens obligés de supporter des mesures d’austérité décidées par des gouvernements qui croient ainsi pouvoir apaiser les « marchés » vautours, c’est-à-dire leurs propres banques…

Ces établissements peuvent, par ailleurs, s’endetter auprès de la banque centrale européenne (BCE) à un taux de 1,25%, et prêter ensuite à des Etats comme, par exemple, l’Italie ou l’Espagne, à des taux dépassant parfois les 7%… D’où l’importance scandaleuse des trois grandes agences de qualification (Fitch Ratings, Moody’s et Standard & Poor’s) car de la note de confiance qu’elles attribuent à un pays dépend le taux d’intérêt que celui-ci paiera pour obtenir un crédit auprès des marchés. Plus la note est faible, plus élevé sera le taux à payer.

Ces agences (des entreprises privées dont les actionnaires sont souvent leurs propres clients) se sont pas mal trompées, notamment à propos des subprimes, ces fameux crédits immobiliers à l’origine de la crise financière globale actuelle. Elles continuent cependant à jouer un rôle exécrable et pervers. Parce que les plans d’austérité, là où ils sont appliqués en Europe, se traduisent par un appauvrissement général, ce qui fait chuter l’activité économique et réduit les perspectives de croissance. En base de quoi, les agences de qualification revoient à la baisse la note du pays. Conséquence : l’Etat en question doit consacrer plus d’efforts financiers au paiement de sa dette. Et il ne pourra le faire qu’en réduisant de nouveau son budget et ses dépenses. Ce qui réduira davantage l’activité économique ainsi que la croissance. Et alors, de nouveau, les agences baisseront la note…

Cet infernal cycle d’économie de guerre, explique pourquoi la situation de la Grèce s’est dégradée si drastiquement à mesure que son gouvernement multipliait les coupes budgétaires et imposait des cures d’austérité de plus en plus brutales.

C’est ainsi que les marchés ont finalement obtenu ce qu’ils voulaient : que leurs propres représentants accèdent directement au pouvoir sans avoir à se soumettre à des élections. Aussi bien Lucas Papademos, premier ministre de Grèce, que Mario Monti, président du Conseil d’Italie, sont des banquiers. Tous deux, d’une manière ou d’une autre, ont travaillé pour la banque américaine Goldman Sachs, spécialisée dans le placement de cadres issus de ses rangs aux principaux postes de pouvoir politique. Tous deux sont également membres de l’influente Commission Trilatérale.

Ces technocrates ont pour mission d’imposer, quel qu’en soit le coût social, dans le cadre d’une « démocratie limitée », les mesures (privatisations, ajustements, sacrifices) que réclament les marchés. Et que certains dirigeants politiques n’ont pas osé mettre en place par crainte de voir leur popularité s’effondrer.

L’Union européenne est le dernier territoire au monde où la brutalité du capitalisme est pondérée par des politiques publiques de protection sociale. Ce que nous appelons l’Etat providence. Les marchés ne le tolèrent plus et ils veulent le démolir. En une véritable entreprise de « décivilisation ». Telle est la mission stratégique des technocrates qui accèdent au pouvoir à l’occasion de ces coups d’Etat financiers.

Il est peu probable que les technocrates de cette ère post-politique parviennent à tirer l’Europe de la dramatique situation où elle se trouve. Si la solution était technique, il y a longtemps que la crise serait finie. Que se passera-t-il quand les citoyens constateront que leurs sacrifices sont vains et que la récession se prolonge ? Quel niveau de violence atteindra leur protestation ? Comment l’ordre sera-t-il maintenu dans l’économie, dans les esprits et dans les rues ? Verra-t-on surgir une triple alliance du pouvoir économique, du pouvoir médiatique et du pouvoir militaire ? Les démocraties européennes se transformeront-elles en « démocraties autoritaires » ?

Note

[1] En Espagne, par exemple, 45% de la dette est détenue par les établissements financiers espagnols, et les deux tiers des 55% restant appartiennent à des banques européennes. Ce qui signifie que 77% de l’ensemble de la dette espagnole est aux mains de d’Européens et qu’à peine 23% est détenue par des établissements financiers étrangers.

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Fanon, Guéant et les damnés de la terre

Posté par algeriedemocratie le 29 décembre 2011

Fanon, Guéant et les damnés de la terre

Salima GHEZALI
Mardi 6 Décembre 2011
Célébrer officiellement Frantz Fanon à Alger au lendemain d’une visite de Claude Guéant est une de ces contorsions intellectuelles et morales auxquelles ouvre droit l’exercice d’un pouvoir -exclusivement- de sujétion.

Soumettre les idées, les richesses et les hommes aux seules fins de se maintenir au pouvoir et n’admettre aucun contre-pouvoir, tient lieu de philosophie, de religion, de doctrine et de programme à des pans entiers des sociétés contemporaines. Mais alors que ce désir de pouvoir absolu est (encore) contré par l’organisation politique et les institutions en place, en démocratie, il ne connait aucun frein en terre de despotisme. Pour le maintien, comme pour l’accès au sommet, c’est sur ses deux versants que le pouvoir peine à se constituer en politique. Et c’est là le défi devant lequel abdiquent les régimes inféodés aux puissances extérieures autant que les oppositions qui attendent de ces dernières qu’elles les aident à prendre le pouvoir par la force.

Cet exercice dans lequel excellent tous ceux qui croient qu’il n’y a pas de limites qu’une volonté (ou un désir) de pouvoir ne saurait franchir, est exactement ce qui fait piétiner cette région du monde dans la boue et le sang depuis si longtemps. C’est cela qui menace de toute part ce si controversé et fragile « Printemps arabe ». C’est cela même qui a plongé l’Algérie dans le cauchemar des années 90 précisément par ce que toutes les limites ont été levées.

La caricature à la fois grotesque et sanglante de ce mépris des fondements doctrinaux et moraux dans l’exercice du pouvoir a trouvé son expression la plus manifeste dans la Libye de Kadhafi. Un régime qui ne s’impose pas de limites appelle à la transgression de toutes les limites. Quand tout un chacun se prend pour Machiavel, c’est la boucherie qui reprend les billes que la politique a laissé tomber. Par ce que dans cette histoire il y a un Machiavel. C’est lui qui se trouve, de fait, investi du pouvoir de  faire et de défaire les liens par tous ceux qui ne croient plus que quelque chose les lie. Et si la violence les a séparés comment se fait-il qu’ils se lient davantage à celui qui exerça sur leur peuple et leur territoire une si implacable violence, une si humiliante domination ? Et qu’il s’en revendique encore.

Le courant politique au pouvoir en France est libre de rendre hommage au tortionnaire Bigeard, libre de se revendiquer des « bienfaits de la colonisation » et de flirter avec les thèses racistes du Front National, tant que cela convient à une majorité de Français…

Certes, on peut le déplorer pour les Français, au nom d’une « certaine idée de la France » qui a du reste rarement quitté le domaine de l’idée que se faisaient de la liberté et de la dignité humaine nombre d’entre eux, mais que les dirigeants algériens se mettent dans la situation de recevoir un quitus politique de cette France là ! Voilà qui n’est guère glorieux à quelques encablures de la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance.

Seul le pouvoir d’ignorer délibérément ce que le mot liberté veut dire, autorise des dirigeants à se comporter comme si l’exercice de leurs responsabilités institutionnelles ne comprenait aucun égard pour les actes à haute teneur politique.

Mais Fanon est mort alors que Guéant est bien vivant. Si Fanon avait été vivant, il serait peut-être quelque part entre Guantanamo et une grotte de Nouvelle Calédonie à s’indigner partout où l’on s’indigne encore contre les « bienfaits du colonialisme ».

L’Histoire ne se fait pas avec des « Si », il se trouve seulement que la commémoration du cinquantenaire de la mort de Fanon intervient en ce moment si particulier où tout bouge dans le monde. Et qu’il aurait été autrement plus utile d’interroger chacune des idées de Fanon, à l’aune des défis d’aujourd’hui : Quid  de la violence politique ? Est-elle aussi limpide maintenant qu’on sait combien elle fût manipulée (et continue plus que jamais à l’être) en amont et en aval de l’acte révolutionnaire ?

Quid de la folie qui hante nos rues et nos (trop rares) asiles quand plus rien ne permet à l’être de se reconnaître en ses semblables ? Quid de la maladie et des mouroirs qui nous servent (trop souvent) de lieux de soins ?
Quid des violences au quotidien contre les femmes ? Contre les enfants ? Quid de tous ces traumatismes qui s’empilent au fil des générations ?
Quid des damnés de la terre vers lesquels les élites n’ont trop souvent que le même geste de mépris, qu’il s’habille d’une vulgate laïque ou religieuse ? De l’insolence des nantis et de la brutalité des puissants ne peut sortir qu’une violence Fanonienne que la conjuration des ministres de l’intérieur et la conjugaison des auditions des ministres des affaires étrangères ne sauraient longtemps contenir.

Fanon est aujourd’hui autrement plus vivant dans les rapports de police et de gendarmerie que dans les colloques universitaires. Si on ne s’en inquiète pas, d’autres le font pour nous. Et c’est là l’ultime débouché d’une entreprise de dépossession : elle ne sait pas s’arrêter.

source: la nation.com

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Le choix du successeur de Boumediene : à la recherche d’un homme sans ambition à la tête de l’État.

Posté par algeriedemocratie le 29 décembre 2011

Le choix du successeur de Boumediene : à la recherche d’un homme sans ambition à la tête de l’État. dans vive l'algerie(128) Boukharouba11Par Ait Benali Boubekeur

Les manœuvres, pour désigner le successeur de Boumediene en 1979, donnent lieu, et c’est le moins que l’on puisse dire, à une lutte sans pitié. En effet, la mort prématuré de Houari Boumediene, survenue le 27 décembre 1978, a pris de court la nomenklatura. Pendant son agonie, qui a duré à peu près trois mois, chaque clan essaie de tirer ses marrons du feu. À peine l’oraison funèbre, prononcée par Abdelaziz Bouteflika, est dite que les éventuels successeurs sont prêts à livrer la bataille. Cela dit, bien que les statuts du parti soient en faveur du responsable du FLN, Mohamed Salah Yahiaoui, le chef des services secrets de l’époque, Kasdi Merbah, avait concocté un plan à part. Selon Hocine Malti, dans « Histoire secrète du pétrole algérien » : « On savait que dès qu’ils furent convaincus que Houari Boumediene était condamné, alors même qu’il se trouvait encore à Moscou [hospitalisé du 29 septembre au 14 novembre 1978], les membres du Conseil de la révolution avaient engagé d’intenses tractations en vue de la succession. Deux hommes, représentant deux tendances politico-économiques différentes, s’étaient portés candidats : Abdelaziz Bouteflika, ministre des Affaires étrangères, et Mohamed Salah Yahiaoui, coordinateur du FLN ».

Quoi qu’il en soit, dans cette compétition en dehors du peuple, celui qui est choisi candidat sera forcément élu. En d’autres termes, la désignation d’un candidat implique par ricochet sa victoire lors du prochain scrutin. En effet, une fois les vrais décideurs auront opté pour leur président, et dans le souci de maintenir une démocratie de façade, ils le proposeront enfin à l’approbation du peuple. Du coup, la surenchère pour choisir le candidat, en ce mois de décembre 1978, est à son apogée. Néanmoins, aux deux candidatures déjà citées, il y a une troisième, celle du chef des services secrets, Kasdi Merbah. Bien que ne pouvant pas la déclarer ouvertement, dans la réalité, selon Hocine Malti, il y pense fortement. « Dès le mois de novembre, Kasdi Merbah, patron de la Sécurité militaire depuis 1962, avait pris en effet une initiative qui sera lourde de conséquences. Sans l’avouer ni l’annoncer publiquement, il aurait aimé, lui aussi, succéder à son ancien chef. Il fut néanmoins assez sage pour ne pas tenter d’organiser un coup d’État », écrit-il.

Cependant, pour imposer un homme sans envergure, Kasdi Merbah, avec le concours de son adjoint Nourredine Yazid Zerhouni, élimine de la course les deux candidats potentiels, Bouteflika et Yahiaoui. Bien que leur appartenance au groupe d’Oujda, ayant écarté le GPRA d’assumer les destinées politique du pays en 1962, leur ouvre la voie à la succession, le chef de la sécurité militaire se projette dans l’après premier mandat du futur chef d’État. Il est plus facile, pense-t-il, d’écarter un malléable qu’un homme voulant à tout prix devenir président. Ainsi, sans les manœuvres de Kasdi Merbah, le pouvoir serait revenu à Bouteflika ou à Yahiaoui. Pour le premier candidat cité, sa relation privilégiée avec Boumediene, estime-t-il, est suffisante pour qu’il accède à cette fonction suprême. Il considère, selon Hocine Malti, que « le groupe d’Oujda s’apparentait à une monarchie, au sein de laquelle il était le dauphin naturel auquel le souverain disparu avait laissé le trône en héritage ». Quant à Mohamed Salah Yahiaoui, il revendique son droit de succession en invoquant son statut de membre du Conseil de la révolution et son grade de colonel. En tout cas, pour Hocine Malti, Yahiaoui possède un avantage de taille : « En tant que coordinateur du FLN, il contrôlait non seulement le parti unique, mais aussi toutes les organisations de masse, dont le Syndicat UGTA (Union générale des travailleurs algériens) et l’UNJA (Union nationale de la jeunesse algérienne). Il jouissait donc du soutien de ces organisations, mais aussi de celui des communistes du PASG clandestin, futur MDS ».

Cependant, Kasdi Merbah, dont l’ambition présidentielle ne fait aucun doute et ce, bien qu’elle soit tempérée par son entourage, envisage la succession autrement. Pour garder ces chances intactes pour la prochaine mandature, il opte pour le colonel Chadli Bendjedid. Son calcul est ainsi résumé par Hocine Malti : « Encore fallait-il, dans ce cas-là, que le titulaire du poste qui allait être choisi fût facile à manœuvrer et qu’il puisse être délogé sans difficulté. Or, ni Bouteflika ni Yahiaoui ne correspondaient à ce critère ». En revanche, le colonel Chadli, n’ayant jamais affiché une quelconque ambition pour la fonction, parait un candidat idéal. Pour Hocine Malti, le chef de la 2e région militaire depuis 1964 répond aux critères recherchés par Kasdi Merbah : « Son âge relativement avancé –il avait 49 ans –, son éloignement du centre de décision d’Alger, son ignorance présumée de la chose politique, son indolence et le peu d’ardeur avec laquelle il avait assumé sa responsabilité de chef de région en faisait un candidat idéal ».

Toutefois, pour le placer à la tête de l’État, Kasdi Merbah ne lésine pas sur les moyens à employer. Ainsi, pendant l’agonie de Boumediene, Kasdi Merbah a nommé Chadli Bendjedid, en novembre 1978, coordinateur de l’armée. Pour parer à un éventuel remue-ménage, il invoqua son âge et son ancienneté dans l’armée. Après l’élimination des deux candidats potentiels, Chadli va bénéficier d’un appui important, celui du colonel Abdelghani, chef de la région de Constantine. Partant, celui qui deviendra son futur premier ministre mène une campagne auprès de ses collègues militaires, mais aussi auprès des cadres civils du FLN. Lors du 4e congrès du FLN, le choix de Chadli est quasi total. De toute façon, les dés furent pipés bien avant. La suite consiste à jouer la partition. « En janvier, le choix du congrès se porta effectivement sur le nom de Chadli Bendjedid, qui fut présenté comme unique candidat au suffrage des Algériens. Il fut élu président de la République, le 7 février 1979, avec un score de 94% ». Il va de soi, en somme, que le choix de cette candidature n’a pas obéi aux intérêts de la nation. Cette façon d’isoler le peuple de toutes les décisions concernant son avenir va plonger le pays dans une crise abyssale. Hélas, aujourd’hui encore, l’avenir de l’Algérie se décide sans tenir compte de ce peuple malheureux.

Par Ait Benali Boubekeur

source: lequotidiendalgerie.com

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Interview

Posté par algeriedemocratie le 29 décembre 2011

Interview dans tamazight(65)

«Tatabatata», est le titre d’un recueil de nouvelles de Mohamed Arab Aït Kaci. Riche en couleurs, M. Aïit Kaci s’est adonné à un jeu littéraire des plus subtiles. Il évoque l’amour, les étudiants, la mort, la prostitution et plein d’autres sujets. Il évoque dans cet entretien le monde de la littérature amazighe, ses défis, ses obstacles et son avenir, qu’il décrit avec optimisme.

La Dépêche de Kabylie : Vous venez de publier un recueil de nouvelles intitulé «Tatabatata», chez les éditions Mehdi. Pouvez-vous donner à nos lecteurs un bref aperçu sur les sujets traités ?

Mohamed Arab Ait Kaci : C’est des nouvelles qui ont été écrites, il y a bien longtemps. Elles parlent en général de la vie et des gens qui la vivent. Un peu d’amour, un peu de haine, beaucoup d’incompréhension et des défis.

Vous avez apporté un nouveau style dans le monde littéraire amazigh, consistant à écrire simple, direct et parfois humoristique, est-ce une rupture avec les différents écrits publiés auparavant par d’autres écrivains ?
Aucun écrivain ne peut se targuer d’être la « rupture », car on est vraiment le produit de ce qui a été avant. La littérature est comme une baguette de barbe à papa, elle tourne en rond en se remplissant de plus en plus. On ne peut pas imaginer un Camus absurde sans un Dostoïevski nerveux et épileptique et un Nietzsche demi-fou, demi génie, ou un Kateb Yacine sans Faulkner et Joyce. Et même un Ait Menguellet ne peut exister sans les Baudelaire et autres Slimane Azem. Les influences sont multiples pour chaque auteur et la vie qu’il va mener lui donnera une sorte de nuance à ce qu’il va écrire, sinon c’est le même refrain poétique qui revient de Shakespeare à Nezzar Kebani. Chacun essaye de le traduire à sa manière et dans sa langue. Et c’est ce que j’essaye de faire en tamazight. Aussi, pour notre cas, ou notre langue n’a presque jamais été écrite avant le siècle dernier, on avait besoin d’un choc psychologique pour passer à l’écrit et ce choc était un Mouloud Mammeri besogneux et amoureux et un génial Muhya et des dizaines de rêveurs comme Aliche, Mezdad, Ben Mohamed, Ait Ighil …

Vous avez, dans plusieurs de vos nouvelles, évoqué la vie des étudiants, pourquoi revenir à cette étape dans un travail littéraire, pourtant les sujets traités, l’amour, en l’occurrence, peut être vécu même en dehors de la fac ?
Non, je ne crois pas que j’ai traité de la vie des étudiants plus que d’autres. Car il n’y a que la nouvelle Tatabatata qui traite de ce sujet, sinon les autres nouvelles parlent du mariage, du tremblement de terre de 2003, du vol et de la prostitution, de la torture, du terrorisme et même d’un chien qui a perdu l’amour de sa vie (rire).

Tamazight a besoin de plus d’efforts, comment se présente le monde de l’édition pour cette langue ?
Je suis la preuve vivante qu’il y a un vrai problème d’édition en Algérie, surtout dans le cas de tamazight. Presque 30 ans d’écriture et je n’ai réussi, tant bien que mal, qu’à placer 2 ou 3 paragraphes dans les revues en tamazight depuis les années 90. En plus, elles ne se sont même pas vendues. (Rire) C’est vrai qu’il y a quelques maisons d’éditions qui viennent de voir le jour et je leur souhaite de la réussite car on a vraiment besoin d’elles pour fixer tamazight une fois pour toute sur papier. Mais est-ce que ça va suffire et …durer ? Sans oublier l’effort fourni par les «chevaliers» de l’ombre qui sont au HCA, qui malgré un environnement très hostile, ont réussi à publier 150 livres en tamazight. Je sais que c’est peu par rapport à la floraison dantesque et phénoménale du nombre d’auteurs. On croit deviner que ce siècle sera dans la littérature algérienne celui des écrivains en tamazight. Je ne suis pas sûr de moi, mais je crois que le nombre d’écrivains en tamazight, en rapport au nombre de locuteurs, sont plus nombreux que ceux qui écrivent en arabe et en français. Et si vous me le permettez, je profite de l’occasion pour remercier mes deux sœurs (Baya et Lynda) qui ont donné beaucoup d’elles-mêmes pour la mise sur ordinateur de mes écrits et les nombreuses corrections qu’elles ont apportées et aussi un grand remerciement à mon ami et frère Hadj Saïd Abdennour.

Propos recueillis par M. Mouloudj

source: dépêche de kabylie

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tidiwnit d umyaru Ait kaci Mohamed Arab

Posté par algeriedemocratie le 26 décembre 2011

tidiwnit d umyaru Ait kaci Mohamed Arab dans Littérature(2)

Sebɛa n tulisin ɛnant  tayri. Tayri d aḥulfu ur nelli d ṭaṭabaṭaṭa. Rnu, slid “Znezla”, tullisin keffunt s leḥzen. Acimi ihi “Ṭaṭabaṭaṭa”?
ilaq ad tezreḍ a gma belli tugti n tullisin-agi ttwarant ger  mraw(10) d mraw semmus(15) iseggasen. Llant kra uriɣ azgen seg-sent meqbel mraw (10) iseggasen, azgen nniḍen kemmeleɣ uriɣ-t iseggasen-agi ineggura. U ṭaṭabaṭaṭa d aḥulfu-nni iḥulfa usaḍ(héros) n tullist I lehduṛ imeddukal-is ɣef tayri, yeqqar-as kan d ashetref i shetrifen, ziɣ netta i t-yettraǧun d yiwet n tedyant n tayri i t-yessawḍen (ɣas mači aṭas n wakud) ɣer tilisa n tiselbi d timuhbelt. Ma d leḥzen…Nek ɣur-i ur ḥzinent ara tmucuha-nni ugar n wayen ttidiren medden maṛṛa imi ḥkant-ed ɣef tudert amek tella u yal yiwet deg-sent tekfa s usirem d laman deg uzekka i d-iteddun. Ula d asufri tekfa s usirem di llufan i d-ilulen.

Neḥulfa  yella umaynut i d-tewwiḍ (di tira ).  Amzun akken tefɣeḍ i wabriḍ d-wwin wiyaḍ ?
Ur zmireɣ acu ara ad d-iniɣ  ɣef yiman-iw neɣ ɣef tira-w. D kenwi s ineɣmasen aaked d lɣaci I ilaq ad d-inin tura. Nek lemmer ttafeɣ ad ilin xerṣum 100 warrac i wumi ara sḥemleɣ s tira-w tutlayt n tmaziɣt, imi nesɛa zher nekni yesɛan tutlayt yettwanṭaqen asmi tettwanṭaq tseryanit, tegrigit, tṛumanit,d tmaṣrit… U tutlayin-agi mmutent i maṛṛa, mazal-ed ḥala tamaziɣt teckenteḍ s kra isefra d cwiṭ idurar di tmacint i d-yewwin amdan ɣer lqarn-agi n lanternet d tilifun ufus. Ma yella neḥrec u ncemmeṛ I yiɣallen-nneɣ akken ma nella yark nezmer ad tt-nessiweḍ ɣer tisutwin i d-iteddun. Mulac Llah ɣaleb, akken qqaren imezwura…

Tira inek tcuba tira n zimu (di tezlatin), cwiṭ n teḍsa…?
Zimu d yiwen umeddakel ameqran d wumi cerkeɣ ula d tirga. Aṭas n tɣawsiwin d tektiwin i nemyemmal. Neddukel ugar n 15 aya, ahat d aya i d-yefɣen di tira-nneɣ. Daɣen ilaq ad ẓren warrac-nneɣ belli nesɛa yiwen uleɣluɣ am mass Zimu i d-yesnulfan s waṭas deg aṭas n yeḥricen n tẓuri, a ma di tira n tsekla, wala deg isefra neɣ di lmuziga. Ula d ṛṛadyu iǧǧa-d later-is am yiwen udinuzuṛ. U mazal-it d yiwen ara d-yefken aṭas I tmetti akked tmaziɣt seg igerujen yeffer wul-is.

Amek i d ak-d-tban, tura, tira s teqbaylit ? Amek i tt-tettwaliḍ ar zdat ? 
Yeččur usirem mara waliɣ nesɛa: amar mezdad, meziane kezzar (nek ɣur-I, tira-ines d ayen izaden), aumar Ulamara, linda Kuddac,habib-allah mansuri, remdan abdenbi,kamal buɛmara, muḥend ait iɣil, brahim tazaɣart, salem zenia, akli kebaili, buɛlam rabia, Abdellah Hamane, slimane zamouche, ḥamid ubaɣa, awmar mufeq, ǧamal benɛuf d waṭas nniḍen ttuɣ akka tura. Ahat Mulud Mameri s yiman-is ur yurga yara ad ilin wanect-a n yemyura ara yettarun s tmaziɣt 20 iseggasen kan umbeɛd tamettant-is, ad fell-as yaɛfu Ṛebbi. U si tama nniḍen tura iɣerbazen n tmurt n leqbayel la d-ssufuɣen aṭas n warrac d tullas i yettweniɛen tira n teqbaylit. Anect-agi ḥala asirem i yellan deg-s, ɣas ma neẓra tudert tatrart yettazalen mači d tin ara ɣ-iṛeḥmen. Mebla ma ttuɣ atmaten-nneɣ n lmeṛṛuk akked Libya ixeddmen yiwen cɣel ameqran deg usnarni d wesnefli n tutlayt-nneɣ.

Yesteqsa-t Mouloudj.M

source: dépêche de kabylie

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Algérie, where are you go?

Posté par algeriedemocratie le 22 décembre 2011

Iskander DEBACHE.

Paris

le 17 Décembre 2011.

Il est dit dans un poème du Moyen âge intitulé El supiro del Moro, que la veille de son départ de Grenade qu’il devait évacuer le matin du 2 Janvier 1492 après un Ultimatum des Rois Catholiques, le dernier Monarque de Grenade Abou Abdil sortit la nuit, une dernière fois dans les jardins du Palais de l’Alhambra qui lui parurent plus beaux et plus féériques comme jamais il ne les a vus. A la perspective de devoir tout abandonner, il se mit à pleurer et c’est alors que le surprenant en larmes, sa mère Aïcha El Horra lui aurait dit: – Llora como mujer lo que no supiste guardar y defender como un hombre. (Pleure comme une femme ce que tu n’as pas su garder et défendre comme un homme)… Aujourd’hui en Algérie, l’histoire se répète….

Projet de plus Grande Mosquée du Monde ou le blanchiment d’une sinistre Apostasie!

La première pensée qui nous vient à l’esprit en lisant certaines informations du genre « Bouteflika accomplit le rite du Pélerinage à la Mecque », est que dans le gros marasme induit par sa cahotique gouvernance de l’Algérie, ce Monsieur vivrait dans une impudique sérénité avec en prime, la vaine quoique ferme et inébranlable illusion d’avoir corrompu Dieu…
Il est certes dit dans le Hadith que les portes du Paradis seraient d’office ouvertes aux bâtisseurs des Mosquée et en la matière, Bouteflika ne fait pas qu’exceller dans le zèle mais il réussit néammoins et culot en plus, à s’offrir le plus formidable blanchiment spirituel que sa duplicité ait pu construire autour d’uneTartufferie produite et mûrie dans le cerveau retors et sournois d’un personnage dont tout l’esprit et la lettre se résume à une vile et méprisable aptitude à rouler son prochain dans la farine…
Nous avions déjà parfaitement conscience que jusqu’au crépuscule de sa vie, notre inénarrable président allait nous réserver un dernier chien de sa chienne et en l’occurrence, ce blanchiment apparait d’autant plus facile et commode que ce Monsieur pousse l’audace jusqu’à se l’offrir non seulement avec les deniers du Peuple mais encore en forçant l’escroquerie, l’arrogance et l’impudeur à la quintessence de l’art quand il recommande aux opérateurs du projet de le faire rebaptiser après lui en: Mosquée Abdelaziz Bouteflika…. Pour un faux dévôt habitué à manier l’art de l’entourloupe, cette dernière Tartufferie prêterait plutôt à sourire si l’Islam ne traversait pas sous les attaques de l’Occident et de ses supplétifs Algériens l’une des phases les plus dramatiques et les plus éprouvantes de son histoire dont la dernière s’est illustrée, signe des temps, la chose de basse Police n’étant plus ce qu’elle était, par une pathétique représentation théatrale des « Pieds Nickelés », soit un Mini incendie du Reichstag avec le sinistre simulé du journal satirique d’extrême droite Charlie hebdo dont il n’était pas très difficile de deviner ni même de prouver qui en étaient les véritables auteurs ainsi que les commanditaires et coincidait comme par hasard avec deux faits politiques Majeurs liés au Monde Arabo-Musulman: Le vote pour l’admission de la Palestine à l’UNESCO et la victoire du Parti Islamiste Ennahda lors des élections Législatives en Tunisie que l’Algérie n’a jamais cessé de dénoncer montrant ainsi dans les faits et à la face du Monde la collusion d’intérets et d’action entre les services Algériens et le Mossad….
On se souvient dans les années Quatre vingt, à l’époque où une grande pudeur intellectuelle faisait encore office d’éthique littéraire, quand dans leur première offensive anti-Musulmane les Occidentaux prenaient encore le soin de ne jamais s’impliquer eux même dans ce qui apparaissait alors comme une véritable hérésie intellectuelle à peine couverte par le prétexte fallacieux et inapproprié de la liberté d’expression s’attaquant sans raisons explicites à la perception du sacré contre ce qui constituait le plus clair de toute l’humanité c’est à dire contre les convictions propres à la Nation Musulmane dans son ensemble et dans ses diversités. Souvenez vous des versets sataniques de Selmane Rushdie, un soi-disant écrivain pakistanais de confession Musulmane, en réalité un prête-nom utilisé alors comme un paravent pour dire que l’attaque venait de Musulmans eux mêmes! Ensuite il y a eu les dessins de Théo Van Gogh que ce dernier n’aurait jamais publiés sans la couverture et la compromission d’une réfugiée Somalienne à peine débarquée des pirogues de Boat-People, intellectuellement déficiente et donc perméable à n’importe quelle intoxication spirituelle, déjà prête à n’importe quel mensonge pour vivre aux Pays Bas et qu’on n’a pas hésité à récupérer puis à exploiter jusqu’à la bombarder ensuite et probablement malgré elle ministre de la culture pour les stricts besoins de cette opération et donc de la cause, pour la déchoir ensuite de la sujétion Hollandaise et l’expulser hors des frontières un peu comme on se débarrasse de la matière fécale, comme on efface de son histoire les stigmates avilissantes d’une aussi vile compromission tant il est vrai qu’il n’est pas toujours aisé de montrer jusqu’à quel point on peut descendre aussi bas dans un Palais des Mille et une nuits où les rats grouillent sous la trappe d’agréables lambris vernissés!

Soit mais alors où est le rapport me diriez vous?
Le rapport est pourtant simple. Souvenez-vous du Royaume de Grenade en Andalousie, ce dernier joyau du Monde Arabe dont nous devons la perte à la trahison d’Abou Abdil, le rejeton insatisfait d’un Monarque local, un enfant gâté pourri, à l’enfance bénie des Dieux et qui s’est allié aux Chrétiens contre son propre père! Une défaite honteuse parce que dûe non pas à l’incompétence ni à l’incapacité d’un des protagonistes contre un ennemi supérieur en armes ou en détermination, non! Mais il s’agit tout simplement d’une défaite dans le déshonneur total, comme celles que l’on doit à la trahison d’un homme en qui le peuple a investi toute sa confiance! Aujourd’hui en l’occurrence, l’histoire se répète! Sauf que cette fois il ne s’agit plus d’un vague écrivain en mal de publicité ni d’une boat people à moitié morte de faim devenue ministre Européen malgré elle et encore moins d’un prince Arabe de l’Andalousie lointaine en mal de reconnaissance et engagé malgré lui dans l’engrenage funeste d’un conflit de générations mais d’un état souverain qui se compromet contre ce qui a constitué le ciment idéologique de sa propre révolution et donc de sa guerre de Libération et à ce propos, Il fut un temps où la Guerre de libération en Algérie était considérée comme l’une des plus grandes et des plus prestigieuses insurrections populaires après la révolution Soviétique, la Grande Marche et la Guerre du Vietnam! ce pourquoi, inspirés par un profond respect, les Occidentaux ne se seraient jamais aventurés à ce genre de manipulations si les dirigeants d’un des Pays Arabo-Musulmans les plus respectés et les plus attachés aux principes d’indépendance et de dignité Nationales donc l’un des plus écoutés dans le Monde, n’avaient pas eux même appelé à un déchainement hystérique de haine pour une déchéance programmée de l’Islam et à force d’odieuses et basses manipulations trainé l’Islam dans la boue…. Ce serait donc très peu dire que le choix de l’Algérie comme terre de prédilection à la plus grosse imposture de l’histoire ou de la plus formidable opération d’intox contre l’Islam n’ait pas été pris au hasard! Au début, l’idée consistait à faire croire à une menace Islamiste contre l’Occident. Cette idée a d’abord été mûrie dans les années quatre vingt à la faveur d’un retour aux affaires de la Françafrique pour ensuite exulter dans son apogée un certain 5 Octobre 1988 lequel devait selon leurs plans consacrer la montée légale de l’Islamisme puis son pourrissement pour justifier plus tard le coup d’état de Janvier 1992! Ce qui montre bien qu’un plan a été minutieusement préparé et mis en oeuvre pour faire main basse sur l’Algérie et ses institutions. Principaux Alliés et exécutants d’Israël et du sionisme International, et les Occidentaux s’en inspirent, les militaires Algériens, dans la lutte les opposant au FIS ont massacré, volé, pillé, commis des attentats pour générer la psychose et le chaos dans le pays. Puis des gangsters, des voleurs, des milices armées tous patentés par le DRS s’y sont mis, volant, tuant, pillant en toute impunité mais le soir aux infos, tout ce qui se passait était mis sur le dos des islamistes. Cette campagne de la peur a parfaitement fonctionné. Les militaires ont enfumé tout le monde avec cette pseudo menace au moyen de laquelle ils ont renforcé leur pouvoir et monté en peu de temps des fortunes colossales. Aujourd’hui, ils tiennent le pays dans le creux de leur main. C’est là en Algérie qu’à force d’assassinats ciblés, de massacres répétés et tous à chaque fois plus horribles contre la population civile et d’abus en tous genres qu’on s’est patiemment acharné à construire à force des crimes les plus odieux l’archétype diabolique de l’Islamiste dans une sinistre comédie, une représentation démoniaque en deux actes dont la deuxième partie s’est pour le grand malheur des peuples Arabes jouée en Irak où l’on est passé allègrement à la mise en oeuvre pratique de tout ce qui a été étudié, mis au point et expérimenté en Algérie. C’est en Irak que le sionisme international a donné toute la mesure de sa barbarie et montré comment il a tiré les leçons de l’expérience Algérienne du Terrorisme. C’est en Irak que les seuls véritables terroristes patentés par le Pentagone se sont livrés sans états d’âmes à une gigantesque boucherie contre le peuple Irakien frère en plaçant sournoisement dans tous les rassemblements humains, dans les marchés, les mariages ou dans les fêtes religieuses des bombes savamment conçues, le plus souvent des bombes à fragmentation spécialement étudiées pour faucher le maximum de personnes au nom d’une soi disante organisation terroriste dite El Qaïda qui n’existe en réalité que dans les officines de la C.I.A./D.R.S. avec pour seul objectif de pervertir l’action de la résistance Irakienne en assimilant cette dernière au fameux terrorisme Islamiste conçu et mis au point par l’annexe Algérienne du Mossad, le D.R.S…     Au départ, la stratégie du sionisme était claire, elle consistait à faire mûrir l’existence d’un terrorisme Islamiste  aveugle pour l’assimiler ensuite à la résistance Palestinienne puis le tour était joué.

La trahison
La relation entre le D.R.S. et le MOSSAD ne date pas d’hier, Elle s’est opérée naturellement après le coup d’état Militaire de Janvier 1992 qui avait alors suscité une désapprobation officielle du Monde entier y compris de la France dont le Président d’alors Mr François Mitterrand ne voulait absolument pas entendre parler de la Junte Militaire d’Alger, poussant le désaccord jusqu’à décréter un embargo international sur la fourniture d’armements à l’Algérie…. C’est alors que privés du soutien naturel de la Russie encore plongée dans le sommeil éthylique de Boris Eltsine et à l’instigation du Général Sadek Kitouni, un homme déjà retourné par les services Israëliens sous la présidence de Chadli Bendjedid, ne voilà t’il pas que les services Sud Africains alors en pleine débâcle après la chute de l’Apartheid leur offrent toute une panoplie de spécialistes de la guerre antisubversive sans se douter que dans leur abyssale incompétence, les Généraux allaient serrer la main au diable lui-même en ouvrant la porte à des aventuriers comme Le commandant Uri Barsony. Un Sud Africain qui a mis en valeur une autre facette de la politique algérienne: les liens tissés entre Alger et les Israéliens. Si Barsony est un ancien officier supérieur sud-africain, il a aussi la nationalité israélienne. Il supervise l’entraînement des Mercenaires de GEOS et celui des Forces spéciales algériennes à Biskra. Mais, surtout, c’est lui qui effectue les achats d’armement sur le marché israélien, en particulier les lunettes de vision nocturne, autrefois fournies par les Français, et le napalm, plusieurs fois utilisé dans les montagnes de Kabylie. Barsony travaille en étroites relations avec le Shin Beth, le contre-espionnage israélien. En outre, Barsony apparaît comme l’un des principaux responsables des liens nouvellement tissés entre l’Algérie et Israël. Très proche du général Sadek Kitouni, ancien ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud, il a travaillé avec lui à la création d’une « Association d’amitié et de solidarité économique Algérie-Israël, » installée à Alger. Barsony n’est pas seul à s’activer en faveur du rapprochement entre Israël et l’Algérie. Déjà cité, son collègue Damink a organisé un voyage en Italie au cours duquel Abdelaziz Bouteflika, le Président de la République, a rencontré Dany Yatom, l’ancien patron du Mossad. Il a aussi mis sur pied des stages de formation d’officiers du DRS au centre du Mossad basé dans la banlieue de Tel-Aviv.
Pourquoi et comment en sommes nous arrivés là?

Par essence, une dictature est définie en ce que l’ensemble du pouvoir exécutif, judiciaire et législatif soit détenu par une seule et même entité qu’il s’agisse d’individus, de famille, d’un clan ou d’une tribu qui conserve ce pouvoir par devers elle et le transmet si nécessaire à son clan, ses enfants ou à sa famille. Dans le Monde Arabe et en Afrique, Maghreb compris, les dictateurs font de leur pays leur propre fond de commerce et lorsque le système tente de leur échapper, ils n’hésitent pas à recourir et utiliser tous les moyens des superstructures de l’état ainsi que des corps constitués mis à leur disposition comme la police, la justice, les média, l’armée, les services secrets, les milices etc… en vue d’y remédier de manière peu démocratique, violente, voire expéditive. Pour se protéger et échapper ainsi à un acte de prédation international comme ce fut le cas en Irak, chaque dictature utilise une idéologie politique pour asseoir son pouvoir dans une sorte de consensus National et s’associer ainsi à une grande puissance. Rares sont les électrons libres en ce domaine où dans chaque dictature le clan dominant marque ostensiblement son appartenance à une sphère d’influence sous la férule d’une Puissance Occidentale… Ceci expliquant in fine les conflits internes où sous l’apparence de confrontations idéologiques le plus souvent d’une extrême violence les conflits d’intérêts se règlent entre clans à l’instigation d’une ou plusieurs puissances secrètement en conflit et l’Algérie où l’immaturité et l’inconséquence de son défunt Président Houari Boumédiène alors en conflit avec l’état Major de l’Armée n’a pas hésité à recourir aux compétences d’anciens officiers de l’armée Française rescapés du camp de Aïn M’guel où étaient détenus d’anciens collabos pour opérer son coup d’état du 19 Juin 1965 ouvrant ainsi la voie vingt ans plus tard à une contre offensive de la Françafrique, n’a pas échappé pas à la règle passant ainsi d’une orthodoxie socialiste rigide sous la férule de l’Union Soviétique à une sorte de libéralisme sauvage et débridé sous la férule conjointe et le plus souvent antagonique de l’hégémonisme Américain opposé à la Françafrique…. Sauf que dans le cas de l’Algérie, la transition s’est opérée dans une immense douleur impliquant une véritable orgie de sang et de larmes avec l’effroyable bilan de trois cent Mille morts, Trente Mille disparus, Trente Mille personnes détenues sans jugement, dans l’arbitraire total sur le site irradié de Reggane et dont la plupart atteintes de cancer meurent aujourd’hui dans des souffrances insoutenables et c’est justement cet aspect de la transition qui n’allait certainement pas échapper aux parrains Occidentaux de la junte! Entrevoyant à peine une sortie de ce marasme avec l’intronisation de Bouteflika au pouvoir, l’Algérie ne se doutait pas encore qu’elle allait devoir lourdement payer l’inconséquence de ses généraux.
Aujourd’hui, on est loin du temps où Bouteflika calmait les sautes d’humeur de Nicolas Sarkozy en lui cédant d’abord un puits de Pétrole, puis un gisement de gaz entier, petit à petit, un à un nous les avons vu passer de main en main, de celle du pauple à celles de ses colonisateurs. Pour passer l’information en faisant croire à un débat animé au sommet et donc à une décision supposée mûrement réfléchie, le Scénario est déjà rodé! Un journal balance la nouvelle, Ouyahia dément, Louisa Hannoune joue à l’opposition et la presse des Baltaguias fidèle à son apparence usurpée de presse dite la plus libre du Monde Arabe donne des avis mitigés, le tout étant sensé faire passer la pilule à la manière la moins douloureuse et si possible en faisant croire que la décision aurait été prise par le peuple ou tout au moins avec son consentement….
on est loin du temps où Bouteflika agitait encore à qui voulait l’entendre la soi disante réserve de change de Cent Cinquante Cinq Milliards d’Euros pour faire croire à une possible renationalisation des réserves de Pétrole cédées pour une bouchée de pain sous la menace d’une comparution devant la Cour Pénale Internationale! Comme on est loin du temps où Bouteflika arguait du remboursement Rubis sur l’ongle de la dette extérieure! Cette dernière n’a non seulement jamais été payée mais selon les publications de Transparency International atteindrait allègrement les Trois Cent Quatre Vingt Milliards d’Euros presque entièrement dilapidés dans les réseaux de la corruption. Aujourd’hui l’Algérie est ruinée et la junte militaire n’a plus rien à céder sauf peut être NOTRE souveraineté nationale en ouvrant le territoire à des bases militaires comme la base d’Iherir cédée aux Américains et sise entre Djanet et Tamanrasset et récemment encore, un autre territoire vient d’être cédé près de Bordj Badji Mokhtar aux Britanniques cette fois suscitant le courroux de la France à laquelle Bouteflika pense devoir offrir dans un très proche avenir la base Navale de Mers El Kebir…. Une fois de plus, comme toujours, l’exécutif et sa presse de Baltaguias essaient à grand peine de donner le change contre l’illusion d’une possible incompétence au sommet pour justifier les raisons d’une interdiction de territoire aux opérateurs touristiques dans la région du Hoggar et des Tassili N’Adjer, sauf que cette fois, personne n’est dupe. Encore une fois, nous regardons impuissants l’Algérie s’effriter par pans entiers jusqu’au jour où nous n’aurons plus que les yeux pour pleurer comme des vieilles femmes ce que nous n’avons pas su garder et défendre comme des Hommes…..

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Ṭaṭabataṭa” : Amud n tullisin n Mohamed Arab Ait Kaci

Posté par algeriedemocratie le 13 décembre 2011

Dépêche de kabylie

“Ṭaṭabataṭa” : Amud n tullisin n Mohamed Arab Ait Kaci

Par Mokrane Chikhi

 

 

 

Ṭaṭabataṭa” : Amud n tullisin n Mohamed Arab Ait Kaci dans Littérature(2)

Yeffeɣ-d ussan-a ɣer teẓrigin Mehdi yellan di Tizi Wezzu yiwen wamud n tullisin i yura mass Mohamed Arab Ait Kaci, amud-a yewwi azwel « Ṭaṭabaṭaṭa » yellan daɣen d azwel n yiwet tullist ger sebεa-nniḍen i d-yeddan deg wamud. Tullisin-a i yura mass Mohand Arab Ait Kaci, akken ma llant yewwi-d deg-sent ɣef yiɣilifen d wuguren n tudert tatrart, yura-tent s teqbaylit timserreḥt i yezmer ad yefhem yal yiwen, ayen i as-yernan ccbaḥa i uḍṛis. « Tislit, Amakraḍ, Aqjun, Ṭaṭabaṭaṭa, Znezla, Tufga taneggarut, Asufri » d wi i d izwal i sent-yefka i tullisin i d-yeddan deg wamud, yal tullist s wazal-is imi yal yiwet seg-sent yewwi-d deg-s ɣef kra n uḥric n tudert tatrart ; d amedya deg tullist « Ṭaṭabaṭaṭa’, yeḥka-d ɣef yiɣilifen i yettidir unelmad asdawan neɣ « litidyu n wass-a », yemmeslay-d deg-s ɣef tudert n unelmad menwala am wassaḍ n tullist i yefren ad yili d amalas(win i d-iḥekkun). Yeḥka-d amek i yemlal d Faḍma di tesdawit n Ḥesnawa, d teswiεt n wuṛeɣ i yesεedda yid-s uqbel ad tɣib fell-as ɣer taggara imi nettat lawan-nni ideg tt-yemlal tella tennuɣ akked uxḍib-is daymi i d-tusa ɣer tesdawit akken ad tekkes ɣef ul. Di tullist-a, qwant tegnatin ideg amyaru yeglem-d aṭas n yisuyas n tudert n yinelmaden n tesdawit am: udṛagi, ccumaj, taganit neɣ lacan,…atg I win (tid) yebɣan ad ɣṛen(t) amud-a, zemren(t) ad t-afen(t) deg akk tinedlisin n tmurt n Leqbayel, ma di Lezzayer tamanaɣt yella ɣer tnedlisin-a: El Qartassia Bd Amirouche, Bibliothèque Générale El-Biar, Librairie médicale ex rue Charasse Alger Centre, Librairie Les Mots Bd Victor Hugo Alger Centre.

 

Mokrane Chikhi

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“Ṭaṭabataṭa” : Amud n tullisin n Mohamed Arab Ait Kaci

Posté par algeriedemocratie le 13 décembre 2011

“Ṭaṭabataṭa” : Amud n tullisin n Mohamed Arab Ait Kaci dans Littérature(2)

Yeffeɣ-d ussan-a ɣer teẓrigin Mehdi yellan di Tizi Wezzu yiwen wamud n tullisin i yura mass Mohamed Arab Ait Kaci, amud-a yewwi azwel « Ṭaṭabaṭaṭa » yellan daɣen d azwel n yiwet tullist ger sebεa-nniḍen i d-yeddan deg wamud. Tullisin-a i yura mass Mohand Arab Ait Kaci, akken ma llant yewwi-d deg-sent ɣef yiɣilifen d wuguren n tudert tatrart, yura-tent s teqbaylit timserreḥt i yezmer ad yefhem yal yiwen, ayen i as-yernan ccbaḥa i uḍṛis. « Tislit, Amakraḍ, Aqjun, Ṭaṭabaṭaṭa, Znezla, Tufga taneggarut, Asufri » d wi i d izwal i sent-yefka i tullisin i d-yeddan deg wamud, yal tullist s wazal-is imi yal yiwet seg-sent yewwi-d deg-s ɣef kra n uḥric n tudert tatrart ; d amedya deg tullist « Ṭaṭabaṭaṭa’, yeḥka-d ɣef yiɣilifen i yettidir unelmad asdawan neɣ « litidyu n wass-a », yemmeslay-d deg-s ɣef tudert n unelmad menwala am wassaḍ n tullist i yefren ad yili d amalas(win i d-iḥekkun). Yeḥka-d amek i yemlal d Faḍma di tesdawit n Ḥesnawa, d teswiεt n wuṛeɣ i yesεedda yid-s uqbel ad tɣib fell-as ɣer taggara imi nettat lawan-nni ideg tt-yemlal tella tennuɣ akked uxḍib-is daymi i d-tusa ɣer tesdawit akken ad tekkes ɣef ul. Di tullist-a, qwant tegnatin ideg amyaru yeglem-d aṭas n yisuyas n tudert n yinelmaden n tesdawit am: udṛagi, ccumaj, taganit neɣ lacan,…atg I win (tid) yebɣan ad ɣṛen(t) amud-a, zemren(t) ad t-afen(t) deg akk tinedlisin n tmurt n Leqbayel, ma di Lezzayer tamanaɣt yella ɣer tnedlisin-a: El Qartassia Bd Amirouche, Bibliothèque Générale El-Biar, Librairie médicale ex rue Charasse Alger Centre, Librairie Les Mots Bd Victor Hugo Alger Centre.

 

Mokrane Chikhi

source: dépêche de kabylie

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