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Salim Laïbi : LA FAILLITE DU MONDE MODERNE – Extraits “LETTRE OUVERTE A ÉRIC ZEMMOUR”

Posté par algeriedemocratie le 27 octobre 2012

Salim Laïbi : LA FAILLITE DU MONDE MODERNE – Extraits “LETTRE OUVERTE A ÉRIC ZEMMOUR”

Salim Laïbi : LA FAILLITE DU MONDE MODERNE – Extraits “LETTRE OUVERTE A ÉRIC ZEMMOUR” dans DROITS DE L'HOMME(22) ZEM1Via http://www.mecanopolis.org

C’est avec un grand plaisir que nous publions en exclusivité sur Mecanopolis un deuxième extrait du livre de notre camarade, frère et ami Salim Laïbi : LA FAILLITE DU MONDE MODERNE.

Ce livre, dont la sortie est initialement prévue pour le 6 novembre prochain, peut d’ores-et-déjà être commandé par nos lecteurs aux EDITIONS FIAT LUX.

« Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois- tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère. »

Chapitre 7, versets 3 à 5, Évangile selon Saint Matthieu. CHAPITRE IX

LETTRE OUVERTE A ÉRIC ZEMMOUR

« Pardonner une offense et c’est la porte ouverte à toutes. » Publilius Syrus.

Incontestablement et de toute évidence, l’islam est présenté depuis quelques années comme l’ennemi public numéro un. Utilisé à tout-va comme un écran de fumée pour camoufler toutes les trahisons commises au cours de décennies de décisions politiques irréfléchies et catastrophiques, qui nous ont conduits là où nous sommes aujourd’hui : plus de 3 millions de chômeurs à temps plein, plus de 10 millions de Français vivant sous le seuil de pauvreté et des caisses vides, un pays en faillite et endetté à hauteur de 2 500 milliards d’euros. C’est la stratégie du bouc émissaire qui a été imaginée et mise au point et qui servira à expier les fautes et les péchés des transgresseurs, moyennant un sacrifice, celui du minaret derrière lequel voudrait se cacher la forêt luxuriante des prévaricateurs plus que jamais avides, à la veille de leur chute. Plusieurs trublions médiatiques se sont attaqués à l’islam, pourtant vous ne trouverez aucun musulman à la tête de l’État (les seuls Maghrébins ayant eu accès à des postes ministériels cette décennie sont tous francs-maçons et se comptent sur les doigts d’une seule main), aucun bougnoule dans l’organigramme de HSBC, Goldman Sachs ou UBS. Aucun melon n’est impliqué dans la construction de l’UE et des choix ultralibéraux de ses élites. On ne trouve la signature d’aucun bicot au bas du mini traité de Lisbonne imposé contre l’avis même du peuple, dit souverain, car le Maghrébin est exclu de la vie politique occidentale.

Dans la liste de ces agitateurs, on peut citer Caroline Fourest, Riposte laïque, Finkie le clown, H. Chalghoumi, Mohamed Sifaoui, Guy Millière, Frédéric Encel, Nadine Morano, le perfide P. Val, É. Lévy, Claude Guéant… et j’en passe. Éric Zemmour est le plus emblématique, car il concentre toutes les tares possibles dans un si petit corps.

Dans l’émission de Canal plus Salut les Terriens, présentée par Thierry Ardisson le 6 mars 2010, Éric Zemmour faisait gratuitement19 la promotion de son dernier livre Mélancolie française. Il y a déclaré très calmement que les Français issus de l’immigration étaient plus contrôlés que les autres, parce que la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes… c’est un fait. En pleine forme, ce même 6 mars, il récidivera en affirmant sur la chaîne France Ô que les employeurs ont le droit de refuser des

Arabes ou des Noirs. Il ira encore plus loin en citant L’islam dans les prisons, de Farhad Khosrokhavar, dont il écorchera le nom et qui confirmerait que 70 à 80 % des prisonniers seraient musulmans, selon une enquête commandée par le ministère de la Justice. Zemmour sera évidement soutenu par le laquais de la CIA Robert Ménard.

La fiche wikipédia de notre génie français nous liste ses activités médiatiques. À l’instar de ses confrères, il est doué du don d’ubiquité : « Z & N », émission de débat sur Paris Première, le vendredi à 22 h 50. Ça se dispute, émission de débat le samedi à 11 h 36 sur I-Télé. Le Figaro Magazine, Zemmour y publie une chronique hebdomadaire. Le Forum de l’Histoire, sur la chaîne Histoire. Z comme Zemmour, chronique quotidienne dans la matinale de RTL. Le spectacle du monde, Éric Zemmour réalise une chronique de deux pages sur des thèmes d’actualité dans ce mensuel français qui traite de politique et de culture. Zemmour est partout en même temps ; il distille sa propagande à une très grande échelle malgré sa profonde médiocrité.

É. Zemmour a été relaxé des poursuites pour diffamation raciale concernant les propos qu’il a tenus dans Salut les Terriens. Ses mots ont été jugés « choquants » mais pas « diffamatoires ». L’UMP surfera sur cette relaxe en l’invitant le 2 mars 2011. Il sera convié par Hervé Novelli et ovationné par les élus UMP présents à la convention nationale des réformateurs libéraux. On était en pleine période de débat sur l’identité nationale, burqa, minarets puis viande halal…

Entrons dans le vif du sujet. Pour ma part, je suis entièrement d’accord pour reconnaître à Zemmour le droit de dire qu’en France, une grande majorité des prisonniers sont d’origine maghrébine. Je le sais, j’ai travaillé en milieu carcéral aux Baumettes de Marseille. Zemmour devrait néanmoins ajouter que ce pourcentage concerne les prisons proches des quartiers sensibles et que le pourcentage exact est de 50-80 % et non 70-80 %. Il faut aussi qu’il explique quelles sont les origines d’un tel déséquilibre, d’une telle anomalie statistique. Car la jeunesse française d’origine maghrébine est une fabrication franco-française ! La jeunesse maghrébine native n’a rien à voir avec les beurs des ghettos ; elle est constituée de surdiplômés, cultivés et emplissant les universités occidentales par suite d’une politique de fuite des cerveaux. Faut-il lui rappeler que les hôpitaux français fonctionnent grâce à un contingent de FFI (ou Faisant Fonction d’Interne) maghrébins sous payés et exploités ! Les stratégies urbaines de cantonnement et de ghettoïsation ont été délibérément choisies et appliquées par des Français natifs. Loin de moi la moindre velléité de pleurnichaillerie qui me dégoutte au plus haut point, mais les faits sont têtus et ils doivent être analysés tels qu’ils se présentent. Quand, en tant que chirurgien dentiste libéral, gagnant correctement ma vie, j’ai énormément de mal à trouver un logement, il faut commencer à se poser les bonnes questions. Qu’en sera-t-il alors d’un jeune de cité, paumé dans une banlieue sulfureuse, se débattant comme il peut à la recherche d’un emploi ou d’un logis ? Je ne veux même pas l’imaginer. Mais Zemmour n’en a cure.

Je reste tout de même très attaché à la liberté d’expression de M. Zemmour, afin qu’il puisse nous expliquer ses théories et observations. La liberté de parole doit être préservée, elle est un signe de supériorité intellectuelle car lorsque l’on a raison, on ne craint pas la contradiction. Elle a certes des limites, celles du respect de la dignité d’autrui. On n’insulte pas les gens, on respecte leurs croyances. On peut débattre mais avec civilité, sagesse et bonne foi sans aucune volonté d’injure ou d’humiliation.

Ce postulat étant posé, il faut que Zemmour accepte ce qui va suivre, c’est-à-dire un récapitulatif non exhaustif du banditisme juif, tel que nous le connaissons aujourd’hui. Je dirais même que, statistiquement, si on utilisait le Chi 2 par exemple, on pourrait trouver plus de corrélation entre le banditisme et le judaïsme qu’avec l’islam, étant donné la faible importance de la population juive en nombre. Limite que je ne franchirai pas car un bandit est juste une racaille de plus sur terre et ne peut être forcément juif. Je ne parle évidemment pas des talmudistes qui ont légiféré clairement pour légitimer la rapine des goyim tout juste bons à être volés, trompés, violés, et esclavagisés par l’usure. Ilme paraît donc juste d’énumérer quelques grandes figures, très grandes figures, du banditisme juif. Il n’est pas question ici de vols de scooters ou de sacs à main mais de crimes ô combien crapuleux et aux conséquences parfois planétaires. La liste qui suit se fera au gré de la mémorisation des crapules, les noms seront donnés ainsi que les chefs d’inculpations.

Nous éviterons de parler de Judas, l’homme de sinistre mémoire – n’en déplaise à Botul – qui vendit son maître et prophète pour quelques vulgaires deniers. Nous éviterons de citer les courriers historiques comme ceux d’Ivan le Terrible répondant en des termes secs au roi polonais Sigismond- Auguste en 1550 interdisant aux juifs de rentrer et vivre dans son royaume20. Ce serait gênant et l’endroit ne s’y prête pas. Enfin, nous éviterons aussi de parler de la famille proche de Zemmour qui s’en chargea lui-même dans l’émission de Ruquier sur France 2. Famille de bandits et de mafieux qui ont terrorisé le XIe arrondissement de Paris. En 2002, un documentaire a été réalisé par Henri-Claude de la Casinière, sur les cinq frères Zemour, titré Z comme Zemour21 (seul un des cinq ne sera pas impliqué dans leur criminelle ascension). Un petit « M » différencie ces deux familles qui étaient pourtant liées par le sang. Nous éviterons donc de dire que ces assassins ont tué des dizaines de personnes lors de leurs règlements de comptes avec les Atlan (autre grande famille mafieuse parisienne juive avant l’arrivée des Zemour). Ils étaient impliqués dans la traite des blanches, proxénétisme, drogue, escroqueries, fraude aux assurances… Ça commence bien !

Parlons plutôt de B. Madoff et de ses 60-80 milliards de dollars volés dans la plus grande pyramide de Ponzi de l’histoire. Citons les Stéphane Alzraa, Gilles Bénichou… amis du commissaire corrompu Michel Neyret. Escrocs de haut vol, les cousins Alzraa et Bénichou sont millionnaires et passés maîtres ès arnaque à la taxe carbone. Cette arnaque s’élève à plusieurs « milliards » d’euros appelée aussi Carrousel à la TVA. Ils s’essayent aussi à la contrebande de cigarettes. Ils rémunéreront grassement le commissaire contre une centaine de fiches de recherches d’Interpol. Ils font partie de la mafia juive lyonnaise comme l’a déclaré M. Neyret à son épouse Nicole. Samy Souied est un autre malfrat israélien impliqué dans ce caroussel de TVA et qui se fera assassiner dans les rues de Paris22. Dans la famille mafia juive on a également Manu Dahan, arrêté récemment en Espagne pour « tentative d’extorsion de fonds et séquestration ». Autrement vous avez le robin des bois de la famille, Gilbert Chikli, en fuite en Israël après avoir détourné 20 millions d’euros en ayant eu le culot de donner une interview sur France 2. Il a même tenté d’arnaquer l’Élysée !

Une autre fraude à la TVA sera découverte à Rennes avec un préjudice pour le Trésor public de 20 millions d’euros. Le concept est le même, déclarer des ventes fictives pour récupérer une TVA sonnante et trébuchante. La fraude sera montée par des hauts fonctionnaires dans les locaux mêmes de la… GLNF ! Qui a parlé de complot maçonnique ? Le cerveau s’appelle Rubens Lévy23. Les millions d’euros disparaissent comme de vulgaires poules ! Mais en filigrane, la situation est très sérieuse puisqu’elle implique des services secrets étrangers, un assassinat, un enlèvement et torture ainsi que l’établissement de vrais-faux papiers de la part de nos hauts fonctionnaires illuminés : cartes de police, passeports simples et diplomatiques.

On peut également citer la gigantesque arnaque des affaires Sentier I et II. Ce sont des arnaques aux assurances qui consistent à déclarer des sinistres qui n’ont jamais existé. Mais c’est aussi une filouterie qui consistait à envoyer des chèques en Israël afin de les encaisser sous un autre nom, du fait que c’est le seul pays au monde qui légalise la falsification de chèque. Des valises de chèquespasseront la frontière française grâce à des porteurs au-dessus de tout soupçon, des rabbins loubavitchs !

Oui, il existe une pègre, une mafia24 que l’on appelle juive comme existent ses cousines chinoise, napolitaine ou albanaise. Prenons Meyer Lansky ou Benjamin « Bugsy » Siegelbaum (homme d’une violence inouïe, initiateur de la French Connection) ou son héritier Alvin Malnik. Mais également Arnold Rothstein, Lony Zwillman, Dutch Schultz… membres de la « Jewish Big Six » de la côte Est- américaine ! Mais les USA ont offert au monde une ribambelle d’autres criminels juifs comme Louis « Lepke » Buchalter, Jacob « Gurrah » Shapiro et son frère Meyer, Abraham Reles, Harry Strauss (soldat de Reles et responsable d’une centaine d’assassinats) ou tout simplement la Murder Incorporated, un gang de nettoyeurs principalement juifs et qui a à son actif plus de 2 000 meurtres… Ajoutons à cette liste Joey Amberg, Harry Kazner, Albert Tannenbaum, Mendy Weiss, Pretty Levine, Gangy Cohen, Joseph Epstein, Albert Louis Greenberg, Morris Rosen, Gus Greenbaum, Charlie Birger (parrain du Missouri), David Berman, Tibor Rosenbaum rabbin et trésorier de la mafia US dont le représentant israélien fut Amos Manor, le chef du contre-espionage, Samuel Flato-Sharon, Sam Rothberg, Louis Boyar, le célèbre Jack Ruby (trafiquant d’armes et mafieux), …

Attention, que l’on ne se méprenne pas. Il n’est pas question pour la mafia juive américaine, ou Kosher Nostra25, de drogue, armes, jeux, pornographie, corruption, prostitution et trafic d’alcool ! Il est question de financement de campagne électorale jusqu’au soutien de deux candidats à la présidentielle Herbert Hoover et Franklin Roosevelt26 contre quelques largesses dès l’élection gagnée. Selon l’adage du pile je gagne, face tu perds, le duo Luciano/Lansky sera toujours gagnant. Ces deux parrains ont même créé un état criminel et mafieux à Cuba lors de l’élection du général Fulgencio Batista en 1952, soutenu et protégé par la CIA. Batista et Lanski seront amis proches. Il convient de dire que Lansky travaillait aussi pour la CIA ! N’est-ce pas sublime ! Il est capital de savoir que la mafia italienne a été créée par Giuseppe Mazzini, le révolutionnaire italien franc-maçon du 33e degrè. C’est la maçonnerie mondiale qui l’a créée et qui l’instrumentalise comme bras armé. La mafia sera d’ailleurs toujours considérée par la justice italienne, et ceci dès sa naissance, comme une société secrète et non un groupe de simples bandits.

L’aventure cubaine sera une tentative de normalisation des activités criminelles de Meyer Lansky dans une gigantesque machine à blanchir. On appelait Cuba à l’époque « Le bordel des USA » ! Ils ont même osé une conférence de la mafia dans un hôtel cubain avec plus de 1 000 participants, animée par Franck Sinatra et dans laquelle la vie de Bugsy a été exigée pour des raisons d’argent. Pendant plus de 10 années, le crime organisé cubain a été tenu par un juif russe ! La cocaïne arrivait directement dans l’aéroport « militaire » de Cuba ! L’État cubain va même s’associer avec Lansky dans la construction des dizaines d’hôtels de luxe venant abriter les activités illégales de la mafia. Et lorsque le peuple se révoltait, Batista le massacrait avec l’assentiment de la mafia et de la CIA. Pendant que l’on torturait le peuple, Lansky continuait la construction de dizaines d’hôtels de luxe. Lorsqu’il comprendra qu’il a tout perdu avec l’arrivée de F. Castro, avec la CIA, il tentera de le tuer en multipliant les actes terroristes et en envahissant la Baie des cochons. Pour finir, M. Lansky demandera la nationalité israélienne afin de terminer ses vieux jours sur l’Île de la Tortue27, que représente cette construction illégitime et scélérate qu’est l’entité sioniste.

salim dans DROITS DE L'HOMME(22)

Revenons à notre continent. Qu’en est-il de Jacques Crozemarie, accessoirement frère la truelle ? Il détourna avec ses congénères Michel Simon et Pascal Sarda des millions d’euros en faisant croire qu’il avançait dans la recherche contre le cancer ! Quelle ignominie ! Il a été condamné malgré deux pétitions, l’une de 700 et l’autre de 1 000 signatures de personnalités de haut vol qui assuraient les juges de son intégrité légendaire.

Qu’en est-il de l’épidémie de pédophilie si répandue dans la communauté de M. Zemmour ? N’est- ce pas R. Polanski, réalisateur de cinéma qui fut condamné pour avoir drogué et sodomisé une gamine de 13 ans et qui lui a offert 500.000 $ pour qu’elle retire sa plainte ? Ce génie universel ultime a été défendu par toute une ribambelle de racailles sous de fallacieux prétextes. La même accusation a été dirigée contre feu M. Polac28, écrivain et homme de télé, qui décrivit dans ses mémoires les faits abjects que nous lui reprochons. Idem pour Daniel Cohn-Bendit, agitateur allemand qui se vantait chez Pivot de se livrer à des attouchements avec des enfants de moins de deux ans ! Maurice Gutman, élu municipal UMP de Mesnil-Saint-Denis et membre du Crif, a été condamné en 2010 pour les mêmes faits. Il s’est fait piéger par l’émission de France 2, Les infiltrés ; il draguait une gamine de 12 ans et ce n’était pas sa première fois ! On peut même aller jusqu’en 1937 pour débusquer un énième détraqué en la personne de Léon Blum qui dans son livre Du Mariage29, ne trouvait pas l’inceste si avilissant et abject !

L’affaire Didier Schuller, c’est tout de même autre chose que les wech wech. Membre de la GLNF, il sera impliqué dans les affaires des HLM des Hauts-de-Seine, l’affaire Schuller-Maréchal, financement occulte de parti politique… Lors de sa fuite en République Dominicaine, il sera protégé par l’ambassade des USA ! Quant au couple P. Balkany, la justice les condamnera à 15 mois de prison avec sursis pour avoir utilisé des salariés de la mairie à leur profit ! Il aura le culot de demander une remise gracieuse (230.000 €) que Thierry Breton lui accordera. Je vous le dis, on est entourés de vermines !

Est-il utile d’évoquer ici le cas de DSK ? À lui seul, il devrait inspirer plus de modestie et de contrition à notre petit furet audiovisuel. Parlons de Thierry Gaubert, fils d’Armand Goldenberg, il sera reconnu coupable en mai 2012 d’abus de confiance et d’abus de biens sociaux. Il est actuellement mis en examen dans l’affaire Karachi pour subornation de témoin mais aussi pour être impliqué dans l’affaire du financement de l’élection présidentielle de Balladur, suite aux allégations de sa propre femme. Encore une fois, il n’est pas question ici de menus larcins mais plutôt de milliards d’euros détournés et de meurtres.

Dans la galaxie délinquante juive, mon préféré est S. Dassault Bloch. Ce filou a été condamné pour avoir acheté les voix de ses électeurs en 2008 et perdra la mairie ! Pour l’anecdote, il a été condamné pour avoir pratiqué la chasse avec une carabine à lunette, juché sur un 4×4 dans sa propriété de 850 hectares à Rambouillet ! Une des stratégies de la défense consistera à rappeler que Dassault fut déporté à Drancy30 ! La grande classe. Il sera également condamné à trois ans de prison avec sursis dans l’affaire belge Agusta, beaucoup plus sérieuse et grave, pour corruption active.

Que dire de Sarközy et ses innombrables casseroles ! Rappelons rapidement les affaires Karachi, Bettencourt, l’affaire des travaux de son loft, le financement libyen de sa campagne électorale, la folle affaire Tapie… Que dire d’un J.-F. Copé, patron de l’UMP et certainement futur candidat à la prochaine présidentielle. N’est-ce pas lui qui exploitait la shoah quand Martin Hirsch l’épinglait dans des conflits d’intérêt. Copé que l’on voit dans les photos de famille de Ziad Takieddine, escroc notoire du fisc français, barbotant dans sa piscine antiboise, recevant des montres à 15.000 euros et des voyages touristiques gratuits. Évidemment tout ceci n’est qu’un énième complot…

Marc Rich de son vrai nom Marc David Reich est un milliardaire multi-passeports qui a été condamné aux USA avec 50 chefs d’inculpation. Il fuira en Suisse à l’instar de son coreligionnaire Roman Polanski et figurera parmi les 10 personnes les plus recherchées du FBI. Il sera gracié pour on ne sait quelle raison, quelques heures seulement avant que Bill Clinton ne quitte la présidence. Ce ne sera pas la première fois puisque qu’il récidivera avec l’affaire des « Quatre de New Square » dans laquelle quatre rabbins ont créé une fausse école juive pour toucher un prêt gouvernemental de 40 millions de dollars. Leurs peines seront commuées là encore malgré la gravité des faits.

Inutile d’insister outre mesure sur Goldman Sachs, qui n’ont d’égal dans leur gigantisme, que la maison Rothschild. Groupe de malfaiteurs dont les crimes sont innombrables et se chiffrent en « centaines de milliards de dollars » ! Ils dépassent de loin Bernie Madoff… Son patron actuel, Lloyd Blankfein dit tout haut qu’il se prend pour dieu, mais il ne parle pas du même Dieu que le nôtre, puisqu’il est question de Mammon. Ses basses besognes vont entraîner le monde vers une troisième guerre mondiale et ce zozo de Zemmour nous bassine avec ses histoires de Maghrébins et de Noirs. Goldman Sachs ne sera pas seul pour détruire la planète, spéculer sur la nourriture, trafiquer les comptes des nations… il y a également d’autres banques juives comme J. & W. Seligman & Co, Kuhn Loeb & Co (Jacob Schiff), Lehman Brother, August Belmont & Co, M. M. Warburg & Co, …

Pour les aider dans leurs tâches sacrées, les USA vont mettre à la tête des institutions les plus importantes, des personnalités de la même confession. A. Greenspan, ami d’Ayn Rand, sera patron de la Fed dix-huit années durant. Il sera remplacé par l’incompétent B. Shalom Bernanke qui inondera le monde de son billet de singe, mais on aura aussi DSK au FMI, Paul Wolfowitz à la Banque Mondiale, Tim Geithner au Trésor US et j’en passe. Les responsables du désastre de la financiarisation du monde sont justes là sous vos yeux.

Restons aux USA et parlons de M. H. Kissinger, plus grand criminel au monde devant l’Eternel puisqu’il a organisé une quantité incalculable de coups d’états, de guerres et massacres dans le monde entier. Qu’en est-il d’un G. Soros qui spéculera sur les monnaies du Sud-Est asiatique au début des années 90, ruinant des économies entières ? Sans omettre de parler des actions subversives que ce sayan mène avec ses révolutions colorées afin d’imposer son paradigme de l’Open Society ! Financer et pousser aux révoltes des pays étrangers avec comme conséquences de nombreux morts, il faut vraiment être sabbataïste ou frankiste pour en être fier. Un autre milliardaire trouble, fait aussi partie de la grande fraternité truellique (GLNF), Arcady Gaydamac. Pure création du Mossad, il deviendra milliardaire par la force de ténébreux esprits. Compagnon de route d’un autre puissant parrain du crime organisé, Mikhaïl Tchernoï, ils dévaliseront la banque centrale Russe, de plusieurs dizaines de millions de dollars ! Gaydamak sera poursuivi en 2001 par la justice française pour « blanchiment d’argent», «blanchiment aggravé», «abus de biens sociaux», «abus de confiance», «fraude fiscale » et « commerce d’armes illicite ». Il prendra lui aussi la fuite vers l’Île de la Tortue. Vivotent dans cette nébuleuse diabolique des personnages comme Roman Abramovitch, Jozef Karam, Boris Berezovski, ainsi que le géant mondial Lev Leviev du diamant sanguinolent… Il est question avec ces quelques personnages de centaines de milliards de dollars, de 80% de la production russe d’aluminium, de trafic d’armes… Toute cette clique de malfrats a pignon sur rue en Israël en raison de sa proximité et de ses accointances avec Ariel Sharon et passe en France même pour des victimes- démocrates-de-la-tyrannique-Russie-chrétienne-et-antisém…

Remontons légèrement dans le passé de la guerre coloniale algérienne. Bacri-Busnach ne sont-ils pas les escrocs qui ont aggravé le contentieux de la dette française en corrompant aussi bien le consul Deval que le misérable « diable boiteux » ! Incident qui finit par la guerre avec ses millions de morts.

Rien de bien spécifique ou de grave par rapport à ce qui a précédé. Les Bacri et Busnach seront initiés maçons à la loge Napoléon31 à Livourne, ce qui scelle définitivement le lien avec le complot mondial.

Une autre gigantesque escroquerie se fera sur le dos de la Shoah puisque de fausses victimes déclareront avoir été lésées par les nazis afin de pouvoir toucher le pactole32. L’arnaque a duré des années et a coûté des millions d’euros à l’Allemagne. Une honte sans nom. Un autre congénère de Zemmour s’illustrera par sa mythomanie lors de son récit hypermédiatisé concernant un passage dans des camps de la mort. Herman Rosenblat33 et son histoire de pomme va faire pleurer l’Amérique entière avant de vite déchanter devant l’ampleur de la manipulation. Et puisque la mémoire des crimes contre l’humanité est imposée quotidiennement concernant la seconde guerre, qu’en est-il du crime monstrueux fait contre les Noirs africains.

Concernant l’esclavagisme et la traite triangulaire, de nombreux juifs participèrent au trafic d’esclaves. On possède les noms des bateaux ainsi que ceux de leurs propriétaires : L’« Abigail- Caracoa » d’Aaron Lopez, Moses Levy, Jacob Crown, Isaac Levy et Nathan Simpson. Le « Nassau » et le « Four Sisters » de Moses Levy. Les « Anne » et « Eliza » de Justus Bosch et John Abrams. Le « Prudent Betty » de Henry Cruger et Jacob Phoenix. Le « Hester » de Mordecai et David Gomez. Le « Elizabeth » de Mordecai et David Gomez. L’« Antigua » de Nathan Marston et Abram Lyell. Le « Betsy » de Wm. De Woolf. Le « Polly » de James De Woolf. Le « White Horse » de Jan de Sweevts. L’« Expedition » de John et Jacob Roosevelt. Le « Charlotte » de Moses et Sam Levy ainsi que Jacob Franks et enfin le « Franks » de Moses et Sam Levy.

Un petit mot sur l’escroc Claude Lipsky que l’on appela l’« escroc du siècle » avant que l’affaire Madoff ne se soit ébruitée. Il a arnaqué 450 familles de militaires français dans des investissements fictifs, en passant par des banksters suisses. La fraude est estimée à plus de 40 millions d’euros et autant de drames familiaux et de souffrances. Un autre mot concernant Julien Soufir34, juif français qui a égorgé un malheureux chauffeur de taxi palestinien à Tel-Aviv juste parce qu’il voulait « se payer » un Arabe. Mais avant cela, il a poignardé et tué un commissaire français en 2002, Alexis Marsan, lors d’une manifestation du Crif en soutien à l’entité sioniste scélérate. Said Bourarach quant à lui a été assassiné par une horde de brutes féroces. Ce simple gardien de supermarché a été roué de coups et noyé par six personnes de la communauté de Zemmour. Pas un mot dans les médias, du moins sur l’appartenance confessionnelle des assassins. Imaginez une seule seconde un scénario inverse avec des délinquants ou des criminels maghrébins ou noirs… Après une hypermédiatisation de ce fait divers, qui ne se souvient pas de ce qu’il s’est passé dans l’affaire tragique dite du Gang des barbares ?

À Marseille, je peux vous conter deux histoires récentes fortes intéressantes. Celle du pharmacien Bruno Barkate, escroc-pyromane qui a essayé de brûler les archives de la sécurité sociale pour faire disparaître ses doubles facturations qui se montent à des centaines de milliers d’euros ! Il se fera kidnapper par ses complices et fera la une des journaux provençaux. Une autre fraude à la sécurité sociale vient d’éclater. Il serait question d’un dentiste qui massacrerait les dents de ses patients dans le but de réaliser le maximum de céramiques, que la CMU paiera. Je vous laisse imaginer le patronyme du présumé coupable…

Une autre affaire bien plus sérieuse intéresse la communauté juive marseillaise puisqu’elle touche le vice-président du consistoire et du Crif, Sylvain Ammar35, dit Zvi pour les intimes et réputé comme étant le plus grand marchand de sommeil à Marseille, entre autres étiquettes honorables. Soupçonné depuis déjà longtemps d’escroquerie à la TVA ou de commercialisation de fausses Nike, il sera impliqué dans une sombre histoire de meurtre d’un commercial monégasque, Olivier Plançon. Pendant que ce dernier gisait dans son véhicule en se vidant de son sang, M. Ammar a estimé judicieux de récupérer des cartons de la voitureau lieu d’appeler les urgences ! Quand la justice voudra comprendre ce qui s’est passé, il criera au… complot qui, vous le savez désormais, a bon dos !

On verra même des coreligionnaires de M.Zemmour spécialisés dans le trafic d’organes! Décidément ! Cinq rabbins de New Jersey36 ont été impliqués dans une grande affaire de trafic d’organes aux USA, réseau ayant ses ramifications jusqu’en Israël et en Suisse. Ils seront inculpés également de corruption et d’extorsion de fonds. Le rabbin Levy Izhak Rosenbeaum37 plaidera coupable. Il sera dénoncé grâce à l’infiltration d’un homme d’affaires véreux juif, Solomon Dwek, ancien spéculateur immobilier déshonoré et arrêté par le FBI et confronté à une peine de prison pour une fraude s’élevant à 50 millions de dollars. Un autre juif, Moshe Harel, sera l’un des principaux suspects cités dans le trafic d’organes humains pratiqué au Kosovo en 2008, dans le cadre de la clinique Medicus de Prishtina. Il a été arrêté en Israël ; malheureusement ce pays n’extrade pas ses ressortissants.

L’idéologie talmudique permet ce genre de comportements comme le confirme clairement Chabad Lubavitch ou rabbi Yitzhak Ginsburgh dans la célèbre revue Jewish Week du 26 avril 1996. À la question : « Si un Juif a besoin d’un foie, pouvez-vous prendre le foie d’un non-juif innocent ignorant pour le sauver ? La Torah le permettrait probablement. La vie juive a une valeur infinie, Il y a quelque chose infiniment plus saint et unique de la vie juive que la vie non-juive38. » Consternant !

Quittons ce monde glauque et sataniste du trafic d’êtres humains pour faire un tour dans un autre trafic, celui des cachets d’ecstasy. À la fin des années 1990, des juifs hassidiques, Sam Gold et Yosef Zimmerman, feront les mules pour Jackie, un dealer d’ecstasy israélien. Encore une fois, la ruse qui consiste à utiliser des rabbins pour passer des marchandises prohibées et illégales est utilisée sans état d’âme.

La dernière affaire Elmaleh-Lamblin démontre encore une fois la puissance de la mafia juive et ses tenaces tentacules internationales. Il est question cette fois-ci de blanchiment d’argent de la drogue marocaine, de trafic de cette même drogue, de lingots d’or… Sont impliqués : un certain Jacob Azeroual, son père Michel, des Chétrit, Mardoché et Judah Elmaleh, Nessim Elmaleh (responsable chez HSBC Genève), Issac Khaski, Steve Ohana,… Il est question de plusieurs centaines de millions d’euros comme toujours.

C’est à ce moment précis que nous pouvons apprécier à sa juste valeur le talent d’humoriste d’Alain Finkielkraut lorsqu’il affirmera sans rougir et avec son aplomb légendaire : « Le peuple juif est fondamentalement saint. » !

Quant à l’Israël, c’est la plus grande fumisterie de l’histoire puisqu’il est question du vol de la terre d’un peuple, sous prétexte de références bibliques assimilées à un acte notarié ! Cette mascarade que l’on nomme démocratie possède illégalement la bombe atomique (200-400 missiles) mais également celle à neutrons, à hydrogène et des missiles de croisière de longue portée. Ceci a été rendu possible après le vol des plans à la France, par un complot qui est passé au dessus du général de Gaulle, comme l’expliquera si bien Pierre Péan dans son livre Les deux bombes (1991). Effectivement, la centrale de Dimona ressemble comme deux gouttes d’eau à son homologue française… Le missile Jéricho a été fabriqué grâce notamment à Dassault dès 1961 et ce, malgré les ordres contraires du général de Gaulle ! Ceci constitue un acte extrêmement grave de trahison ! Cette affaire à elle seule pourrait suffire à clouer le bec des anticonspirationnistes, si seulement ils étaient dotés de cerveaux.

Je pourrais continuer ainsi longtemps encore, au risque d’infliger au lecteur déjà sonné par ce qui précède, une énumération quasi interminable et fastidieuse des prouesses de la pègre juive ; je ne peux que renvoyer ceux qui voudraient approfondir le sujet aux travaux d’Hervé Ryssen. Il convient donc maintenant de faire la somme de tous ces crimes monstrueux aussi bien par leur gigantisme que par leur ignominie. On parle de plusieurs centaines de milliards de dollars évaporés, de trafics d’êtres humains, de faillites, guerres, coups d’états, drogues, ventes d’organe, pornographie… Si on additionnait le total des crimes de toute la jeunesse africaine, on n’arriverait pas à la cheville d’un Madoff ou d’un Blankfein. Il est utile et essentiel de noter que dans la majorité des cas les coupables juifs sont déjà très bien installés et nantis, voire carrément riches ; ce qui n’est jamais le cas du petit Maghrébin ou Sénégalais du 93.

Ainsi, il est temps que M. Zemmour se décide à fermer sa grande gueule et commence à faire le ménage dans sa communauté, car s’il y a bien lieu d’effectuer des contrôles répétitifs au faciès, ce serait sur le sien et sur celui de ses semblables, surtout lors des passages en douane de ses coreligionnaires hassidim.

SALIM LAÏBI, in LA FAILLITE DU MONDE MODERNE

Lire le premier extrait publié sur Mecanopolis

Reproduction autorisée avec indication des sources

Notes :

19 Toute autre activité commerciale devra payer le droit de passer à la télé. La vente de livres est une activité commerciale comme une autre et pourtant, propagande oblige, elle est exonérée de droits de passage dans les médias mainstream.

20 « Ne pas permettre aux Juifs de se rendre dans nos États, car Nous ne voulons voir dans Nos États aucun mal, Nous voulons au contraire que Dieu accorde aux hommes dans Nos États de vivre dans la paix, sans aucun trouble. Et toi, Notre frère, désormais ne Nous écrit plus à propos des Juifs. » in. Alexandre Soljénitsyne, Deux siècles ensemble, 2002, Paris, Fayard, p. 27.

21 Est-ce que Zemmour a fait un choix délibéré lorsqu’il a choisi le titre de sa chronique à RTL en prenant le même : Z comme Zemmour ? Faudra lui poser la question.

22 <http://fortune.fdesouche.com/30267-du-rififi-dans-le-milieu-juif>.
23 <http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/ille-et-vilaine/fraude-a-la-tva-proces-fleuve-a-rennes-01-11-2009-635433.php>.

24 Un partie des informations qui vont suivre proviennent du livre de M. Hervé Ryssen, La mafia juive, Paris, Baskerville, ISBN 978- 952455929, 395 pages, 26 €.
25 Appelée également Yiddish Nostra.
26 Voir ce documentaire fort intéressant de la chaîne Arte sur ce lien : <http://www.dailymotion.com/video/xsoirq_la-mafia-juive-et- italienne-a-cuba-meyer-lansky_news>.

27 Zone de non-droit où s’agglutinaient naguère pirates et flibustiers

28 Lire le texte ici : <http://www.pedopolis.com/pages/les-affreux/michel-polac/>.
29 « Je n’ai jamais discerné ce que l’inceste a de proprement repoussant, et sans rechercher pour quelles raisons l’inceste, toléré ou prescrit dans certaines sociétés, est tenu pour un crime dans la nôtre, je note simplement qu’il est naturel et fréquent d’aimer d’amour son frère ou sa sœur » In, Du Mariage, 1937.
30 <http://www.liberation.fr/france/0101209503-le-chasseur-dassault-au-tribunal-le-pdg-est-juge-pour-un-safari-illegal-sur-sa-propriete>.

31 Lucien Sabah, La franc-maçonnerie et l’antisémitisme, article paru dans la Revue des études juives, janvier 1996, 155, fasc. 1-2. 32 <http://www.liberation.fr/monde/01012301438-vaste-escroquerie-menee-par-de-fausses-victimes-des-nazis>.

33<HTTP://WWW.DAILYMOTION.COM/VIDEO/XRPTK3_LE-PHENOMENE-HERMAN-ROSENBLAT-UN-SURVIVANT-DE-LA-SHOAH-BALANCE- TOUT_FUN>.

34 <HTTP://WWW.YOUTUBE.COM/WATCH?V=FV_FJB6PRHW>.
35 <http://www.newsofmarseille.com/affaire-plancon-zvi-ammar-sexplique/>.

36 <http://www.youtube.com/watch?v=MlgOvHqYYPE>.
37 <http://www.diatala.org/article-trafic-d-organe-de-reins-le-juif-levy-izhak-rosenbaum-plaide-coupable-96720654.html>. 38 <http://www.youtube.com/watch?v=MarXKQ8mnuc>.

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Réponse du Dr SIDHOUM – Appel du général YALA

Posté par algeriedemocratie le 27 octobre 2012

Réponse du Dr SIDHOUM – Appel du général YALA

Réponse du Dr SIDHOUM – Appel du général YALA dans salah-eddine sidhoum(25) dr-sidhoum-300x223Mon absence momentanée ne m’a pas permis de participer dès le début au débat suscité par l’appel de notre compatriote MT. Yala.

Il est clair que le constat présenté par cet officier supérieur est celui de tout Algérien sincère et conscient de la grave situation nationale. Et ce constat a déjà été fait depuis des décennies bien avant l’accélération de la déliquescence sociale et de la faillite politique. A l’époque ceux qui osaient dénoncer cette triste réalité nationale, en dehors des discours ronflants des thuriféraires larbins de l’imposture totalitaire, étaient traités de réactionnaires, contre-révolutionnaires, quand ils n’étaient pas carrément étiquetés de fils de harkis.

Il est encourageant de voir aujourd’hui d’ex-serviteurs du système, civils et militaires tenir le même discours que ces opposants « ennemis de la Révolution » et tirer les mêmes conclusions sur la nécessité impérieuse d’un changement radical du système.

Il est clair aussi que la faillite de ce système honni est le résultat de 50 ans d’illégitimité du pouvoir (je dis bien 50 années). Un pouvoir pris par la force des armes, entretenu par les coups d’Etats, les intrigues et « légitimé » par des mascarades électorales à la Neagelen.

J’aurais voulu connaitre le point de vue de Mr Yala sur le devenir de la sinistre police politique, dans l’Etat de Droit de demain auquel nous aspirons tous. Cette police politique, colonne vertébrale d’un régime illégitime, responsable par sa politique de terreur, de nombreux drames depuis 62 et qui continue à « gérer » sans partage tous les espaces de la vie publique, sociale et politique.

Sinon sur le plan des propositions, il y a beaucoup de points de convergences avec d’autres initiatives dont celles du FCN (changement radical et pacifique, respect des valeurs civilisationnelles de la Nation, démocratie, droits de l’homme, alternance véritable, Constituante….). Mr Yala avance l’idée d’un « pacte national de citoyenneté » comme creuset à toutes les forces politiques réelles et comme base d’action pour le changement. Au FCN et bien avant avec l’Appel du 19 mars 2009, nous avons déjà proposé de nous entendre sur un « compromis politique historique ».

Je crois que le moment est venu de fédérer sérieusement toutes ces volontés sincères, loin de tout calcul politicien et de visions idéologiques ou partisanes étroites, autour de ces principes et valeurs communes clairement énoncées qui constitueront le socle de notre pacte national ou compromis politique pour pouvoir lancer ce vaste et solide mouvement populaire pacifique du changement radical.

Il est certain que ce mouvement fédérateur en vue d’une action bien définie qu’est le changement de système politique (et non un changement dans le système) ne doit en aucun cas être un assemblage de partis et autres associations hétéroclites mais un véritable front réunissant des volontés sincères et engagées sans exclusion ni exclusive, débarrassées de leurs oripeaux idéologiques stérilisants.

En aucun cas, ce mouvement rassembleur ne doit être l’otage d’un quelconque esprit zaïmiste. Une direction collégiale doit piloter ce projet fédérateur.

Il est important de rappeler aux adeptes du grenouillage boulitique le fait que nul n’a le monopole du changement, de la démocratie, de la religion ou de l’identité nationale. Le changement doit être l’œuvre de toutes et tous ceux qui sont engagés sur le terrain à SERVIR et à SAUVER l’Algérie de ce chaos programmé et non l’œuvre de prétentieux qui voudraient déjà se positionner pour une quelconque prise de pouvoir alors que le bateau Algérie risque de couler.

Tout comme nous devons insister sur le fait que dans l’Etat de Droit de demain, auquel nous aspirons tous, aucune institution de l’Etat, quelle qu’elle soit, ne peut et ne doit se prévaloir d’être au-dessus de la souveraineté du peuple, seule source de légitimité.

Sommes-nous capables d’avancer dans ce sens et de passer des multiples initiatives à une œuvre nationale unificatrice salvatrice qui nous permettra de passer d’un régime illégitime perdurant depuis 50 ans à un véritable Etat de Droit avec ses institutions stables démocratiquement élues ?
La question reste posée.

Amicalement.
Salah-Eddine SIDHOUM.
Alger 26 10 2012

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Quand les bravaches de Ghardimaou torturaient et condamnaient les Hommes de Novembre. Témoignage du Commandant Bouregaa.

Posté par algeriedemocratie le 25 octobre 2012

 

 

Témoignage du commandant Lakhdar Bouregaa, de la wilaya IV durant la guerre de libération nationale, arrêté en 1967 par la police du colonel Boukherouba, torturé et condamné à 30 ans de prison.

Quand les bravaches de Ghardimaou torturaient et condamnaient les Hommes de Novembre. Témoignage du Commandant Bouregaa. dans vive l'algerie(128) bouregaa

In http://wilaya4.chez.com

 

Je fus arrêté le 3 juillet 1967, rue Larbi Ben M’Hidi, au cœur d’Alger. Des policiers en civil m’ont encerclé et littéralement séquestré alors que je me rendais chez une de mes connaissances. Ils m’ont passé les menottes devant de nombreux témoins, et embarqué à bord d’une Peugeot 403 noire. Peu après, j’ai été emmené au commissariat du « Cavaignac », à deux pas de la Grande Poste. J’y restai jusqu’aux alentours de minuit. Des hommes de faction se succédaient pour me surveiller. Ils entraient, me regardaient silencieusement, restaient un moment, puis repartaient sans dire un mot.
Je fus ensuite conduit ailleurs, dans une gigantesque bâtisse, où je fus jeté dans une cellule sombre, au sous-sol. J’appris plus tard que d’autres personnes, accusées d’appartenir au mouvement de Krim Belkacem, étaient détenues dans le même bâtiment.
Je fus détenu dans cette cellule pendant un mois, où je subis toutes sortes de tortures, physiques et psychologiques. J’ai été frappé par des tortionnaires qui utilisaient des bâtons ou me piétinaient pendant que j’étais maintenu allongé. J’ai subi la gégène, appliquée sur les parties les plus sensibles. Il n’était pas rare je sois aspergé d’eau sale, dont on me balançait tout un seau sur le corps. La torture variait, selon le tortionnaire. Quand je me sentais défaillir, ou m’évanouissais, ils arrêtaient les sévices, pour reprendre aussitôt que je reprenais conscience.
Je ne pouvais soupçonner l’existence, dans nos services de sécurité, d’hommes aussi haineux, capables de tels actes. Ils poussaient leur horrible tâche jusqu’aux limites du possible. Ils devaient savoir qu’avec le temps, l’organisme s’habitue à la torture, car je commençais, moi-même, à m’habituer aussi bien sur le plan physique que psychologique. Je ne sentais presque plus la douleur. Une sorte de défi m’opposait à des tortionnaires. Ils n’arrivaient pas à me faire plier, pour m’amener à leur dire ce qu’ils voulaient. Et moi, de mon côté, je ne pouvais ni mourir ni me soumettre et passer outre mes principes.
L’affrontement gagnait en violence avec le temps, pour atteindre son paroxysme. Mais je leur répétais continuellement que tout ce que je savais, les services de sécurité le connaissaient parfaitement. Ils continuèrent, misant sur le temps et la douleur pour me faire plier, espérant chaque jour que je m’écroule et les implore. Ce traitement se poursuivit jusqu’au 27 août 1968, date à laquelle je fus transféré, presque inanimé, à la prison de Sid El-Houari, à Oran.
Je ne pus changer de vêtements pendant trois mois de détention. On m’a même empêché de laver ceux que je portais. Et quand arrivé l’heure de m’emmener de ma cellule à Alger vers une autre cellule, à la prison de Sid El-Houari, à Oran, je fus menotté, et attaché avec d’autres prisonniers.
Nous avions tous les yeux bandés. Nous fûmes jetés dans un camion sans aération, dont la seule odeur aurait pu nous étouffer. Nous avons fait plus de quatre cent kilomètres dans ce camion.
Je restai deux mois à la prison de Sid El-Houari, sans que ma famille et mes amis sachent où je me trouvais. Quand mes proches s’en inquiétaient auprès des services de sécurité, on leur répondait qu’eux aussi me recherchaient, et qu’il fallait les aider à me retrouver !
A Sid El-Houari, bien que j’aie les yeux toujours bandés, je compris qu’on me mettait dans les sous-sols. J’entendis de nombreuses portes s’ouvrir et se fermer, ainsi qu’un grand brouhaha. Je fus amené à descendre des escaliers abrupts pour aboutir au sous-sol. Je fus jeté, seul, dans une cellule.
C’était une prison terrible, sinistre. Le froid y était glacial en hiver. La saleté y était repoussante. Il fallait mener une guerre continue contre les moustiques. Les cellules étaient en fait des sortes de puits creusés le long des couloirs. Elles n’étaient pas suffisamment larges pour qu’on je puisse s’y allonger. La mienne ne devait pas faire un mètre sur deux. S’y retrouver donne l’impression d’être avalé par la terre.
Mon plus grand ennemi, dans cette cellule, était le silence. Un silence lourd, pesant, terrifiant. Il donnait un sentiment de solitude absolue. Il était interrompu par de rares bruits tout aussi sinistres, le grincement d’une porte qui s’ouvre, la toux d’un détenu malade, le cri d’un détenu qui se laisse aller au désespoir.
Mon arrivée dans ce monde des ténèbres fut brutale. Mon geôlier m’enleva le bandeau que je portais depuis mon départ d’Alger, et, d’une violente poussée de la crosse de son arme, me désigna ma destination. Je trébuchai, et m’étendis de tout mon long dans la cellule. Je n’avais pas vu la fosse. Il faisait sombre, et mes yeux n’étaient pas encore habitués à l’obscurité, ni d’ailleurs à la lumière, après ces longues heures durant lesquelles je portais une cagoule.
Je tâtonnai, essayant de découvrir ce nouveau monde dans lequel j’atterrissais. Je vis très une faible lueur. Elle provenait du bas de la porte de la cellule. Je devais me mettre à genoux pour arriver à sa hauteur, car la cellule était aménagée à un niveau inférieur d’un mètre environ de celui du couloir.
Il n’y avait pas d’aération. Je dus bientôt faire face à un autre problème : comment faire mes besoins ? Je tâtonnai, mais ne trouvai rien. Il n’y avait même pas la fenêtre aux traditionnels barreaux. Rien que l’obscurité. Pas une anfractuosité. Des murs en terre, fissurés, je le sentais au toucher, avec une odeur tenace. Un toit humide, et des moustiques. Un sol avec des pierres qui me forçaient à changer constamment de place, pour tenter de trouver, en vain, une position confortable. Je regrettais ma cellule d’Alger!
Je désespérais. Je ne voyais pas de solution en vue. J’étais condamné à combattre la mort et la démence dans cet environnement terrifiant. J’y restai trente jours et trente nuits. Je ne pouvais plus faire la différence entre le jour et la nuit, entre le réel et l’illusoire, entre la crainte de la mort dans des conditions dont mes proches ne seraient jamais au courant, et la peur de la démence. Je dépensais l’essentiel de mon énergie à tenter de garder ma lucidité, à conserver mes esprits. Je voyais jusqu’où la barbarie pouvait entraîner les hommes, et de quelle manière elle pouvait les amener à traiter leurs pairs.
Le 27 septembre 1968, à 19 H, la porte s’ouvrit enfin. Mon geôlier m’ordonna de ramper pour sortir. Je pus ramper, difficilement, agrippai le rebord de la cellule, et finis par sortir du trou. Je me retrouvai dans le couloir. J’étais face à un groupe de gardiens. En fait, il s’agissait d’hommes de la sécurité militaire, comme je l’appris plus tard.
Ils me firent sortir, pour m’embarquer dans une voiture et me ramener de nouveau à Alger. Avant de me remettre en prison, ils m’ont bandé les yeux et m’ont fait longuement tourner dans les rues d’Alger, pour que je ne puisse situer l’endroit où on m’emmenait. J’avais envie de vomir, j’étais exténué, mais par dessus tout, j’avais faim et j’étais très affaibli.
La voiture s’est enfin arrêtée. J’étais presque soulagé de me retrouver en prison. Je fus de nouveau emmené vers une cellule. Le plus âgé d’entre mes geôliers me dit :
- Maintenant, tu es entre des mains sûres. Tu es à la sûreté nationale.
Nous t’avons ramené à Alger pour terminer l’interrogatoire. Le premier était insuffisant. Un nouveau round d’interrogatoires débuta alors. Des questions, toujours des questions, mille fois répétées, sous mille formes, jour et nuit, posées par un homme, puis un autre, et un troisième, puis c’est un tout un groupe à la fois qui s’acharne contre moi. Elles variaient, concernaient un sujet puis un autre, sans logique apparente. Elles n’étaient pas rattachées à une seule affaire, mais portaient sur des accusations multiples.
J’étais convaincu que ces hommes étaient des déséquilibrés qui se réjouissaient de la souffrance des autres. Pas un seul sujet concernant ma vie, y compris dans ses aspects privés, n’a été épargné. Ils me demandaient des précisions, revenaient sur des détails infimes.
Je n’avais plus une conscience réelle de ce qu’ils me voulaient. J’étais exténué, j’avais faim et je tombais de sommeil. J’étais éprouvé par la torture et les humiliations qu’ils m’ont fait subir. J’étais convaincu que je mourrais entre leurs mains.
Ils regardaient les traces des blessures que j’avais subies pendant la guerre de libération quand, les poitrines nues, nous combattions ce que je pensais être l’ennemi de l’Algérie, le seul… Ils regardaient bien la cicatrice, sur ma peau, puis y éteignaient leurs cigarettes. Ils le faisaient d’un geste détaché, tout en parlant d’autre chose. L’un d’eux y appliquait un
morceau de fer chauffé à blanc, et demandait avec ironie, à ses compagnons :
- S’agit-il d’une vraie blessure ou d’une morsure de chien ?
Son collègue prenait le relais :
- C’est bien une morsure de chien. Je vois la trace des crocs.
Le troisième ne pouvait être en reste et enchaînait :
- Le moudjahid pouvait-il réellement faire face aux mitrailleuses et à l’aviation française ? On va voir aujourd’hui s’il est vraiment aussi courageux. Et il enfonçait sauvagement ses ongles dans la blessure. Quand mes geôliers se sont rendus compte que ces méthodes ne donnaient pas de résultat, ils en ont adopté d’autres. Ils me suspendaient au plafond par les poignets, à l’aide d’une chaîne, et me laissaient dans cette position pendant plusieurs heures, jusqu’à sentir que mes articulations étaient sur le point de rompre. L’un d’eux se mettait ensuite sur une chaise, au-dessous de moi. Je pouvais alors laisser mon poids reposer sur ses épaules. Je ressentais un énorme soulagement, qui ne durait cependant
que quelques secondes. Car l’homme se retirait brutalement. Tout le poids de mon corps était attiré le vide, pour être retenu par les chaînes que qui me retenaient, suspendu. Les souffrances aux poignets et aux bras étaient atroces.
Mes tortionnaires s’amusaient. Ils avaient établi une sorte de compétition pour voir qui d’entre eux serait le plus inventif sur les moyens de me torturer. Tout au long des séances de torture, ils ne cessaient de me frapper de leurs matraques recouvertes de caoutchouc. La plupart des coups étaient destinés aux parties les plus sensibles. Je n’avais plus de force pour protester, ni pour crier. Je m’évanouissais régulièrement, mais ils me réveillaient en m’aspergeant d’eau.
Plus le temps passait, plus ils se montraient cruels. Je ne savais ce qui suscitait le plus leur colère : est-ce le fait que refusais de parler, ou que je refuse de les supplier ? Ma seule requête, c’était de demander de l’eau.
Dans tout ce que je subissais, il me semblait qu’une gorgée d’eau, une seule, pouvait soulager toutes mes douleurs. Je n’avais jamais imaginé que la douleur provoquée par la soif puisse être plus forte que tout le reste.
Mais mes tortionnaires étaient des professionnels. Eux savaient. Ils opposaient un refus systématique à ma demande. Par contre, ils me plongeaient souvent la tête dans de l’eau sale, que je buvais jusqu’à ce que mon ventre gonfle. Alors, ils m’allongeaient sur le dos et l’un d’eux me marchait sur le ventre, jusqu’à ce que l’eau se mettre à couler de ma bouche,
de mon nez, de mes oreilles et d’autres orifices naturels.
J’ai été soumis à cette torture pendant un mois, après mon retour de la prison d’Oran. Je ne dis pas un mot de plus que ce que j’avais déclaré lors des premiers interrogatoires. Pour une raison simple : je n’avais rien à dire.
Finalement, ils se lassèrent, et me ramenèrent en prison. Je fus embarqué dans un camion, qui tourna longtemps dans les rues d’Alger, pour me donner l’impression qu’on m’éloignait de la capitale. Je fus ensuite ramené à la même prison que j’avais déjà connue avant celle d’Oran. J’avais les yeux bandés, mais je me repérai grâce à la forme des marches que je descendis et aux différents bruits de portes que j’entendais. J’en fus convaincu car peu après mon arrivée, j’entendus un muezzin dont je reconnaissais la voix. Son appel,  » Allah Akbar « , m’a fortement remonté le moral.
Dieu était avec moi.
Je fus rapidement mis en présence d’un officier de la sécurité militaire. J’étais pieds et poings liés, enchaîné à une chaise. L’homme me faisait face.
- Nous avons examiné ton dossier, dit-il. Tu es un homme propre. Il n’y a pas l’ombre d’un doute. Mais les enquêteurs de la police t’ont beaucoup chargé, après que tu aies reconnu des actes graves, peut-être sous l’effet de la torture. Nous, à la sécurité militaire, nous souhaitons que ton interrogatoire soit concis, précis et définitif, qu’on puisse savoir exactement ce qu’il en est.
- Je vous laisse avec votre conscience, répondis-je aussitôt. Je vous ai dit, à vous et aux policiers, ce que je savais des évènements du 11 décembre 1967. Je n’ai rien à ajouter. Peu importe pour moi de savoir quel est le service responsable de ma torture. Ce que j’ai fait, je l’ai fait par conviction, de ma propre volonté. Si vous voulez vous-mêmes ajouter quelque chose à mes déclarations, libre à vous. Je suis votre prisonnier.
- Je veux entendre une seule chose, dit-il calmement. Des informations nous sont parvenues selon lesquelles tu as planifié l’assassinat du président Boumediene.
Je ne pus me retenir. J’éclatai d’un rire nerveux. Malgré la douleur, et la situation désespérée dans laquelle je me trouvais, je ne pus me contrôler. Je voyais parfaitement leur démarche. Il se préparait à m’envoyer de nouveau à la torture, pour me contraindre à avouer un acte aussi grave.
L’entretien fut bref. Il ne donna aucun résultat. Je n’avais rien à dire. Je fus donc de nouveau ramené à Oran. C’était le 27 octobre 1968. Le départ eut lieu à quatre heures du matin. Arrivé en fin de matinée, je fus de nouveau jeté dans une autre cellule, où je ne vis pas de lumière pendant trois jours, à l’exception des courts moments durant lesquels le geôlier ouvrait la porte pour glisser un sombre plat de lentilles et une morceau de pain datant de plusieurs jours.
Je n’y restai pas longtemps. Nouveau transfert. Il commença, cette fois encore, par un bruit de clés, puis une voix, celle du geôlier, m’appelant à prendre mes affaires et à sortir. Quelles affaires pouvais-je posséder ? Un seau, pour faire mes besoins, une vieille couverture et une natte.
- Tu as bénéficié d’une amnistie, me dit-il. Le procureur t’attend.
- A quelle occasion cette amnistie a été décidée ? demandai-je.
- Ne sais-tu pas qu’on est à la veille du 1er novembre ? répondit-il, sur un ton qui n’appelait pas de réplique, ni n’admettait de nouvelles questions.
Je quittai ma cellule et m’engageai dans le couloir, mes poignets rattachés à mes pieds par une chaîne. Je marchais au milieu de deux rangées de gardiens, dans un climat fiévreux, avec de nombreux détenus attendant leur libération. Nous entendîmes des youyous et des coups de feu dehors, des parents qui fêtaient l’événement.
Un gardien s’approcha de moi. Il me scrutait attentivement. Il fit plusieurs tours autour de moi, me regardant comme on détaille une bête, au marché, avant de se décider à l’acheter. Il me fit descendre un escalier en pierre, pour aboutir à un couloir. J’y étais à peine arrivé qu’un autre gardien me poussait vers une porte métallique. Un troisième me donna un violent coup de pied, et je me retrouvai à l’intérieur d’une cellule où je faillis perdre mon équilibre. Un froid glacial y régnait.
Je fis connaissance avec la cellule qu’on m’offrait en cadeau à la veille de l’anniversaire du 1er novembre. En fait, il s’agissait d’un petit espace aménagé à côté d’une fosse sceptique. La pièce était un peu plus spacieuse que mon ancienne cellule. Sous la porte, je pouvais voir les chaussures des gardiens quand ils passaient devant ma cellule. Mais au centre, la fosse dégageait une odeur insupportable. J’étais exténué, affaibli. J’avais maigri, et mes anciennes blessures me faisaient souffrir. Mais comment dormir ?
Et où mettre ma tête ? Du côté de la porte, qui laissait passer un froid glacial, ou du côté de la fosse avec son odeur pestilentielle ?
J’avais un compagnon. Un rat. Comme si ma présence le dérangeait, il se présenta peu après mon arrivée, me regardant bien en face. Je voulus le chasser en le menaçant avec le seau, mais j’avais peur de faire tomber cet unique ustensile dans la fosse sceptique. J’utilisai finalement ma abaya pour faire semblant de le menacer. Il s’enfuit, plongeant dans la fosse.
Je pensais m’en être débarrassé, mais je me trompais. Il revint peu après, accompagné de plusieurs autres rats, de tailles différentes. J’avais droit à la visite de toute la famille. Je me mis légèrement en retrait, pour les surveiller. Nous observions une sorte de trêve.
Mon esprit était cependant ailleurs. Nous étions à la veille du 1er novembre. Je me rappelais des moments qui m’étaient chers. Mon village, quand j’étais gamin, lorsque nous allions pêcher dans l’oued. Ou dans la forêt, quand nous allions chasser des oiseaux. Puis la guerre de libération, quand, avec les miens, nous menions le grand combat contre le colonisateur pour libérer notre terre sacrée ; la fraternité et le sens du sacrifice qui avaient marqué cette époque.
Après cette épopée, je me retrouvais prisonnier dans un sous-sol, à côté d’une fosse sceptique, assiégé par les rats, à la veille du 1er novembre. Est-ce là le destin de ceux qui ont aimé leur pays ? J’avais envie de pleurer devant toutes ces injustices, cette persécution, qui me ramenait à une existence quasi-bestiale.
Mais je devais aussi faire face. Je me mis à cultiver le souvenir. J’appris progressivement, dans la douleur, à développer une sorte de mémoire sélective. Je revivais les grands moments d’émotion, je forçais mes pensées à aller vers ce qui était fort, puissant, dans cette épopée qui fut la nôtre. Le bonheur absolu de savoir qu’on vit pour défendre sa liberté ; la terrible douleur d’apprendre qu’on a perdu un frère, un ami, un compagnon ; les larmes d’impuissance quand on voit l’un d’eux tomber, à un mètre, en sachant qu’il a eu droit à la récompense suprême, la chahada.
Mais d’autres pensées réussissaient à revenir, faisaient une intrusion, et finissaient par s’imposer, car ce sont les images du présent ; des images de ces moments de déchéance, quand des hommes, ayant pris le pouvoir de manière illégitime, en abusent au profit de dictateurs sans scrupules.
Pendant que ces pensées contradictoires se bousculaient dans mon esprit, j’entendis des légers coups répétés, tout proches. Je crus que les rats grignotaient quelque chose, ou tentaient de creuser un trou dans le mur. Je compris ensuite que le détenu de la colline voisine voulait me parler. Il attendait que je lui réponde. Je craignais cependant que ce ne soit un piège. Je m’abstins de répondre à ses appels.
Mais il ne s’est pas découragé. Quel drame vivait-il, lui aussi ? Comme moi, il devait avoir un besoin terrible de parler, de communiquer, de se confesser. De trouver un mot de réconfort, d’encouragement. La prudence lui dictait d’éviter tout contact avec les autres détenus. Le châtiment risquait d’être terrible. Mais il avait visiblement dépassé le stade de la peur.
Il finit par m’appeler. Il me semblait que sa voix me parvenait du bout du monde.
- Je suis un détenu comme toi. Ecoute ce que je vais te dire, clama-t-il.
Je gardai le silence. Son audace avait accentué mes doutes. J’étais de plus en plus convaincu que c’était un piège. Mais l’homme continuait à frapper à coups réguliers, tout en m’appelant. Je finis par lui demander qui il était, où il se trouvait, et ce qu’il voulait.
- Je suis détenu comme toi, dit-il. Approche-toi.
Je m’approchai du mur. Il reprit :
- Je les ai entendus ouvrir les portes de la cellule et la refermer sur toi tard dans la nuit. J’ai compris qu’ils amenaient un prisonnier. D’où viens-tu ?
- Pourquoi ?
- Je voudrais savoir d’où tu viens pour te demander des nouvelles de certains de mes amis dont j’ignore le sort, dit-il.
Je le devançai :
- Depuis quand tu es ici ?
- Depuis un mois.
Je mis ses paroles en doute. J’étais de nouveau convaincu que c’était l’un des gardiens qui me tendait un piège. Ou un homme de la sécurité militaire enfermé à côté de moi à cet effet. J’excluais qu’un homme puisse tenir un mois dans ces conditions. J’étais décidé à connaître ses intentions, au moins pour voir clair. Je lui demandai de me décrire sa cellule, et
ce qu’elle contenait.
- J’étais dans ta cellule, où je suis resté plusieurs jours. Ensuite, ils m’ont transféré dans ma cellule actuelle. Elle est meilleure, et moins dangereuse. Suis mes conseils. N’attaque pas les rats. Ne les tue, ils n’en seront que plus nombreux quand ils reviendront. La bouche d’égout qui est dans ta cellule se déverse dans la collecte principale de la ville. Tout ce
que tu peux faire, c’est disposer des petits morceaux de pain au bord de la bouche d’égout. Les rats s’en contenteront et te laisseront tranquille.
Pendant que mon voisin me révélait ces plans de bataille contre les rats, je me rappelai le roman d’Albert Camus, La Peste. Je remerciai mon interlocuteur. Je devais apprendre, plus tard, qu’il faisait partie du mouvement de Krim Belkacem. J’appris donc à combattre les rats, ou plutôt à éviter de les combattre, pour me contenter de les éviter, et d’accepter de cohabiter avec eux. Puis, me vint également à l’esprit l’histoire d’Abou Firas El-Hamadani, ce grand chevalier, détenu par les romains, qui avait une tourterelle pour seule voisine. Il lui chantait :
Que dire avec une tourterelle comme voisine,
Chère voisine, sais-tu ce que j’endure ?
Chère voisine, la vie ne nous a pas gâtés,
Viens partager mes soucis, viens.
Mais mes compagnons à moi sont des rats et des geôliers. Il n’y avait ni Romains ni tourterelle. J’enviais Abou Firas. J’en voulais à ce destin, à l’Histoire, qui me donnait des concitoyens si cruels, et des compagnons si peu agréables. J’étais contraint de partager ma nourriture avec les rats.
Pendant cette période de détention, je pris l’habitude de respecter scrupuleusement les conseils de mon voisin. Je disposais un peu de pain sec au bord de la fosse sceptique, attendant que les rats viennent déjeuner. Je mangeais ensuite le plat, avec un vague goût de lentilles, qu’on me servait invariablement. Je respectais ma part du pacte avec les rats, et ils ne me dérangeaient pas trop. J’avais besoin de compagnie dans ces moments difficiles. Je me surpris à trouver du réconfort à leur présence. Une fois
dépassé le dégoût qu’ils suscitent, ils étaient les seuls êtres vivants que je côtoyais.
Je décidai, un jour, de voir de quoi se composait le plat qu’on m’offrait.
Je le versai dans le seau me servant à faire mes besoins. Je sacrifiais ainsi un repas, rien que pour savoir. Je comptai exactement dix sept lentilles, navigant dans un demi-litre d’eau. C’était ma ration alimentaire.
Après la commémoration de l’anniversaire du 1er novembre, je fus déplacé vers une autre cellule. J’abandonnai le précieux seau. J’étais content de m’en débarrasser, mais il m’avait été très utile. En plus de différents autres usages hygiéniques, si on peut parler d’hygiène quand on est acculé à vivre près d’une fosse sceptique, je l’utilisais, le soir, pour y mettre les pieds. J’avais peur que les rats ne m’attaquent, profitant de mon sommeil.
J’étais convaincu que j’avais atteint le fond, et que je ne pourrais que remonter. Mais le destin m’emmenait sur une autre piste, cruelle. Je fus transféré vers une cellule où avait été détenu mon compagnon d’armes et ami, Mohamed Chaabani, quelques jours avant son assassinat. Il avait gravé son nom sur le mur de la cellule, dans une pratique à laquelle aucun
prisonnier au monde ne peut échapper.
Un autre personnage y avait séjourné. C’est le  » Barbu « , un ressortissant yougoslave arrêté par les autorités françaises après avoir acheminé clandestinement des armes en faveur des maquis de l’ALN à bord de l’Athos, en 1956. Avant de mourir, il avait, lui aussi, gravé son nom, sa date de naissance et son pays sur le mur de la cellule. Il avait creusé le mur
avec ses ongles. Depuis, cette cellule était devenue  » la cellule du Barbu « .
Dans les jours qui suivirent, je peu enfin rencontrer des hommes. Des êtres humains, ou ce qui en restait. Certains faisaient partie de l’organisation de Krim Belkacem, d’autres étaient liés au soulèvement de Tahar Z’Biri. D’autres, enfin, avaient été des officiers de l’ANP. Mais le régime, avec sa vision étroite du nationalisme, avait mis en doute leur nationalité, les considérant comme marocains, et travaillant donc pour les services spéciaux de Rabat. Certains avaient été rapatriés de l’étranger, notamment
d’Egypte, où ils avaient été envoyés en formation par l’armée. Ces officiers nés au Maroc, ou dont l’un des parents était marocain, avaient pourtant été de brillants soldats ou officiers de l’ALN. Beaucoup sont tombés en martyrs, et les autres se retrouvaient suspects et emprisonnés.
Ils auraient pu constituer une base pour renforcer la solidarité entre les pays du Maghreb, et raffermir cette fraternité dans le combat qui avait émergé pendant la guerre de libération. Ils sont devenus des détenus, suspectés de trahison, rejetés par leur propre pays parce soupçonnés de travailler pour le voisin, le frère ! Simple illustration de la dérive monstrueuse que prenaient les régimes en place dans les pays du Maghreb.
Ces hommes ne constituaient qu’une infime partie du drame que recelait la prison d’Oran, devenue un des centres où étaient punis, humiliés, détruits les révolutionnaires. J’ai vu des compagnons mourir de faim, tomber sous la torture ou emportés par la maladie. D’autres ont perdu la raison. D’autres encore ont attrapé la tuberculose, ou ont perdu la vue. A
ma connaissance, personne n’est sorti totalement indemne de cette prison, que nous appelions  » le sous-marin « . On l’appelait ainsi car bien que construite sur un monticule relativement élevé, ses cellules avaient été aménagées dans les sous-sols, que nous atteignions avec toutes les peines du monde. Je n’ai pas vu la lumière pendant une année. Je n’ai pas aperçu le soleil ni la lune pendant toute cette période, et je n’ai pas entendu le cri d’un oiseau ou d’un animal, à l’exception des rats et des aboiements de chiens qui nous menaçaient parfois devant les portes des cellules.
Les visites familiales étaient totalement interdites. Mon épouse et mes enfants sont venus à plusieurs reprises jusqu’à la prison, à Oran, dans des conditions pénibles, mais ils ont été systématiquement empêchés de me voir. Une vieille oranaise, Mme Behiri, les a aperçus une fois, au cours de l’un de ces voyages. Elle fut prise de pitié devant le spectacle de ces enfants, assis à côté de leur mère devant la porte de la prison, attendant vainement une autorisation pour voir leur père. Elle s’approcha d’eux, fit connaissance avec ma femme et de mes enfants, et les invita chez eux.
Elle leur offrit l’hospitalité. Elle est devenue une amie de toute ma famille.

Une drôle de justice

J’ai passé près d’une année dans l’obscurité la plus totale. Je ne quittai s une cellule que pour me rendre dans une autre cellule. Je ne reçus aucune visite. Personne ne m’a appelé par mon nom pendant toute cette période. J’avais perdu tout contact avec l’humanité, à l’exception des gardiens de la prison, si on peut encore parler d’humanité en ce qui les concerne.

J’apercevais parfois leur tenue sombre. La notion de lumière perdait son sens. On m’interdisait de lire et d’écrire. Je fus empêché de me changer pendant quatre mois. Mes vêtements partaient en lambeaux, et tout mon corps en souffrait. Mon état physique se dégradait, du fait des privations et de la torture.
Je fus maintenu dans ces conditions inhumaines jusqu’en juillet 1969.
Alors que j’avais perdu toute notion de temps et de calendrier, un gardien est venu, un jour, ouvrir la porte de ma cellule. Il me fit sortir dans le couloir. Je redécouvrais la lumière. J’étais aveuglé. Je ne pus la supporter. Je m’évanouis. J’avais un handicap visuel, que je n’ai jamais réussi à soigner.
Moi non plus, je ne sortirais pas indemne du  » sous-marin « , si jamais je devais en sortir vivant.
Je fus emmené par des éléments des services de sécurité vers le tribunal militaire d’Oran, appelé  » cour révolutionnaire « . J’y croisai, pour la première fois, le regard de certains des accusés qui, comme moi, avaient séjourné en prison pour les mêmes accusations. C’était un moment pénible, mais émouvant. Je pus lire des regrets, des reproches dans ces
regards, mais aussi beaucoup de respect partagé. Il y avait notamment Ali Mellah, Layachi Amirat, Maammar Kara, ainsi que d’autres, des officiers, des chefs de bataillons, des chefs d’unités, des militants.
J’étais surpris par la composition hétéroclite de la cour. Elle comprenait des officiers, des anciens de l’ALN, mais aussi d’autres, qui provenaient des promotions Lacoste, ces hommes formés par l’ancien gouverneur d’Algérie pour prendre le relais du colonisateur. Je me demandais comment ils pouvaient cohabiter. Mais je me rendais aussi compte à quel
point Boumediene avait réussi à écraser tous ces hommes, pour les mettre à son service.
Certains membres de la cour portaient la robe traditionnelle des magistrats, mais d’autres étaient venus en tenue d’officier, arborant grades et décorations. Je constatai que quelques uns avaient accédé au grade de colonel pendant ma détention. C’était la première promotion de colonels depuis l’indépendance.
La salle du tribunal fut envahie par un public nombreux, composé de proches des accusés et de curieux venus assister à la condamnation de ceux que la presse avait présentés comme de dangereux criminels. Un climat particulier régnait alors. Le pouvoir avait réussi à créer des conditions favorables pour organiser le procès selon sa volonté. Nous fûmes présentés comme des criminels aussi dangereux que des nazis. Une grande campagne avait été orchestrée autour du procès, jusqu’à convaincre l’opinion publique que nous étions le Mal.
Dans l’enceinte du tribunal, le climat était particulièrement tendu. La cour était présidée par Mohamed Benahmed Abdelghani, colonel, futur ministre de l’intérieur, futur chef du gouvernement, le chef d’une équipe de fossoyeurs venus enterrer des victimes déjà détruites par la prison et les sévices. Il était secondé par Ahmed Draïa, futur patron de la police et futur ministre, et Mohamed Touati, futur idéologue du régime.
En pleine séance du tribunal, sont arrivés les responsables de la sécurité militaire. A leur tête, le colonel Kasdi Merbah, patron de la SM, futur ministre, chef du gouvernement, accompagné de Yazid Zerhouni, un de ses adjoints, futur ministre de l’intérieur. Ils s’installèrent sur des sièges au premier rang. Ils avaient des cartables, dont ils tiraient des dossiers, des documents par paquets, qu’ils mirent bien en évidence, face aux magistrats. Ils voulaient visiblement les impressionner, pour les pousser à prononcer les condamnations les plus sévères.
C’était un jeu très curieux. La plupart des membres de la cour étaient considérés comme suspects dans la tentative de coup d’état de Tahar Z’Biri, y compris le président de la cour, Abdelghani. Un des détenus l’a d’ailleurs publiquement accusé d’avoir participé aux préparatifs du putsch.
Cet homme aurait donc pu se retrouver parmi les accusés. Il était leur juge. La simple présence de Kasdi Merbah et Yazid Zerhouni lui rappelait la précarité de sa situation. Il devait donc se montrer d’autant plus zélé, pour prouver à Boumediene sa fidélité. Et le seul moyen de prouver sa loyauté devait l’amener à nous enfoncer.
La dérive a commencé aussitôt après l’ouverture de ce procès marathon. Il était clair qu’il ne serait guère question de justice. Les accusations les plus absurdes s’alignaient contre nous, alors que le vocabulaire utilisé n’avait aucun rapport avec la justice. On entendait beaucoup plus des mots comme  » impérialisme « ,  » réaction « ,  » sionisme « , que ceux supposés être utilisés traditionnellement dans les tribunaux. On ne parlait pas de loi, d’article, de procédure, de code pénal, de preuves, mais de contre-révolution  de suppôts de l’étranger et de déstabilisation. Nous sommes rapidement devenus des agents de l’impérialisme et de la réaction, comme si ces grands mots venaient de trouver la preuve de leur existence en Algérie. La loi, principal fondement des sociétés civilisées, était totalement bafouée.
Le président de la cour a lu un long discours, rédigé par des officiers de la sécurité militaire. Il lisait difficilement, il ânonnait, sans même saisir le sens de ce qu’il disait. Il nous a ensuite appelé à la barre les uns après les autres. Certains ne pouvaient se tenir debout, conséquence de la torture et des sévices subis pendant le long séjour en prison. Personne ne nous a demandé les circonstances de notre arrestation, ni où nous trouvions depuis cette date. Torture, méthodes particulières d’interrogatoire, détention dans les cachots, tout ceci fut occulté.
Quand est arrivé mon tour, je me suis levé, face au président de la cour, Abdelghani. Il a cité les charges retenues contre moi. après une courte pause, il m’a posé une première question :
- Quelle a été ta participation à la guerre de libération ?
- Je souhaiterais être dispensé de répondre à cette question dans les conditions actuelles, répondis-je aussitôt, car le passé ne jouit plus d’aucune considération. Comment allez-vous tenir compte de mon passé militant alors que je suis accusé d’être un agent de l’impérialisme, de la réaction et du sionisme ? Je ne pense pas que mon djihad puisse avoir la moindre crédibilité face à l’ampleur de ces accusations…
Il me coupa sèchement :
- La cour veut, à travers cette question, confirmer que tu es un spécialiste de l’agitation. Tu es le grand opposant, ajouta-t-il ironiquement.
Nous savons que tu es un homme qui a participé à de multiples révolutions. Tu sais ce que je veux dire, comme nous savons à propos de quelles révolutions nous allons t’interroger.
Je voyais où il voulait m’entraîner. Je décidai donc de répondre calmement à toutes ses questions. Mais l’atmosphère changea très rapidement,
quand il m’accusa d’avoir organisé un projet d’attentat contre Houari Boumediene. Je ne pus me contenir :
- Personne, parmi ceux qui me connaissent, ne pourra croire que je suis homme à tremper dans un assassinat. L’assassinat ne fait pas partie de mes principes, et ma morale révolutionnaire le rejette. Quand j’ai vu que la méthode de gouvernement de Houari Boumediene menait le pays à la dérive, je l’ai combattu par les armes, puis au sein du FFS, et enfin après le soulèvement du 11 décembre. Je remercie Dieu d’avoir réussi à sauver Tahar Z’Biri. Tout mon combat contre Boumediene a été public.
Je l’ai mené de ma seule volonté. Quant à l’assassinat, à l’organisation d’attentats et de manière générale, tout ce qui vise à frapper un homme dans
le dos, tout ceci ne fait pas partie de ma morale, ni de mes méthodes d’action. Vous le savez très bien.
Abdelghani m’a interrompu :
- Ne dis pas  » Boumediene « . Il faut dire :  » Monsieur le Président « .
- J’ai pris l’habitude de l’appeler Boumediene. Si vous voulez que j’utilise une formule plus respectueuse devant vous, cela ne me fera aucun
mal.
Tout en fouillant dans le dossier, contenant des centaines de pages, il reprit :
- Ce que tu as dit à l’instruction n’est pas conforme à la réalité. Le tribunal ne fait pas confiance à tes déclarations.
Le président de la cour parlait en français, aussi bien lorsqu’il s’adressait à moi que quand il parlait à ses assistants. Il n’a pas prononcé un mot en arabe.
Je décidai de prendre l’initiative :
- Si je dois répondre à d’autres questions pour permettre d’établir la vérité, je suis prêt.
Il sortit alors une lettre. Il l’étala devant lui, et commença à en lire des extraits :
- Tu as rencontré Krim Belkacem. Vous avez eu de longues discussions sur l’avenir de son organisation. Après une pause, il ajouta :
- N’essaie pas de nier. L’auteur de la lettre est un témoin oculaire.
Il cita le nom de l’auteur : le commandant Azzeddine. C’est l’un des deux hommes qui avaient assisté à ma rencontre avec Krim Belkacem.
Parmi ceux que j’avais vus, c’est lui qui se montrait le plus enthousiaste pour pousser Krim à agir contre Houari Boumediene.
Je ne fus pas surpris d’entendre ce nom. Je le connaissais bien. Je connaissais son aptitude à la trahison et son opportunisme. C’est lui qui avait longuement pleuré Si Lakhdhar, dans l’espoir de le remplacer au sein du Conseil de la Wilaya IV. Il avait fini par y arriver. Il avait saisi toutes les opportunités pour servir les puissants du moment, là où il s’est trouvé.
Mon opinion sur sa moralité et sur le sens de ses engagements se trouvait confirmée.
- Si je dois être jugé par cette cour, je refuse d’être jugé par correspondance, dis-je à mon tour. Je ne pense pas qu’il y ait un seul tribunal au monde qui fonctionne de cette manière. Si vous tenez absolument à présenter cette lettre comme preuve contre moi, pourquoi ne pas évoquer mes contacts avec l’ambassade d’Algérie à Rabat ? Pourquoi refuser
d’en tenir compte, alors qu’ils peuvent constituer des preuves à décharge et influer sur votre jugement ? J’aurais pu rester à l’étranger, mais mon innocence m’a poussé à rentrer dans mon pays et affronter le régime selon d’autres règles. Et puis, s’il faut absolument avoir recours à ce genre de témoignages, pourquoi ne pas ramener le témoin lui-même ? Je suis convaincu qu’il est ici même, à Oran. Peut-être même est-il devant la porte du tribunal, ou dans une pièce à côté…
Le procureur, Ahmed Draïa, a demandé une suspension de séance. Je n’avais pas eu le temps de m’asseoir que trois personnes me menottaient et m’emmenaient hors de la salle. J’étais assailli par le doute. Ne seraient-ils pas tentés de m’exécuter sur le champ ? J’en étais là de mes pensées quand surgit devant moi le procureur, Ahmed Draïa, en compagnie d’un officier, Hassan Merabet. Sur un ton qui m’a surpris, car dépourvu de haine, il m’a demandé :
- Qu’est-ce que tu entendais par cette  » justice par correspondance »?
- Une cour révolutionnaire ne peut tenir compte d’une lettre portant d’aussi graves accusations, répondis-je. Qu’est-ce qui vous prouve qu’elle est authentique ? Vous risquez de prononcer une condamnation à mort sur la base d’un document suspect. Il serait plus juste de convoquer l’auteur de la lettre.
Il ordonna aux gardiens de me ramener dans la salle du tribunal. Je fus invité à me lever pour entendre le verdict prononcé contre moi, après trois jours de procès. La peine était de trente années de prison ferme.
J’étais condamné à vingt années de prison pour avoir participé à la rébellion de Tahar Z’Biri du 11 décembre 1967, et à dix années de détention pour avoir fait partie de l’organisation de Krim Belkacem. La peine prononcée était plus lourde que ce que le procureur avait requis !

La prison, pas la soumission

Je n’étais pas surpris par la sentence. Je m’attendais au pire. Nous vivions sous une junte militaire, qui n’avait aucun respect pour les libertés et les Droits de l’Homme. Au fond de moi, je n’en attendais guère mieux. J’étais même un peu soulagé que ce chapitre prenne fin. Je n’oubliais pas les tortionnaires et les geôliers, avec leurs matraques et leur
gégène, ainsi que ses rats, ses poux, ses puces, et, par dessus tout, l’enfer de l’isolement.
Ma famille et mes amis furent plus frappés que moi par la dureté de la peine. Ils étaient terrifiés. Une consolation, tout de même : mes enfants étaient encore trop jeunes, et ne mesuraient pas la signification de ce qui m’arrivait.
Nous fûmes emmenés hors de la salle du tribunal, pour être transférés en prison. Le jour même, vers minuit, les geôliers nous ordonnèrent de nous regrouper dans une salle. En présence de nombreux policiers et hommes de la sécurité militaire, le directeur de la prison demanda à haute voix aux hommes impliqués dans le soulèvement de Tahar Z’Biri d’écrire une lettre au président du conseil de la révolution Houari Boumediene pour solliciter une mesure de grâce.
Tous les détenus acceptèrent cette proposition. Ils se dispersèrent, cherchant qui un stylo, qui du papier, chacun essayant de trouver la belle formule qui toucherait la sensibilité de Boumediene. Plusieurs d’entre eux durent déchirer la lettre, pour la réécrire, puis la déchirer une seconde fois, ne la trouvant pas assez expressive ni assez touchante pour émouvoir le  chef de l’état.
Je refusai de me plier à cette démarche humiliante. J’ai été arrêté, mis au secret, affreusement torturé, injustement condamné à l’issue d’une parodie de procès. Et maintenant, on me proposait une suprême humiliation, celle de demander au responsable de tous mes malheurs d’avoir pitié de moi !
J’informai mes compagnons de malheur que je refusais d’écrire un seul mot à Boumediene pour demander son pardon. Ils me regardèrent, surpris et apitoyés. Ils me demandèrent de ne pas être trop  » extrémiste « .
Certains murmuraient, entre eux, que je n’y croyais pas, ou que je n’avais plus toute ma tête. Le directeur de la prison me supplia. Il évoqua mes enfants, me demandant de le faire pour eux. Il se proposa pour rédiger lui-même ma demande de grâce. Je n’aurais qu’à la signer. Je rejetai son offre.
Mes co-détenus s’apitoyaient sur mon sort. Mais en fait, c’est moi qui avais pitié d’eux. J’en arrivais presque à les mépriser. La vie ne leur avait décidément pas appris grand chose. Ils n’avaient pas compris la nature de ce système. Ils acceptaient d’être reconnaissants envers leur propre bourreau. Il était, certes, difficile de les condamner, mais je refusais une liberté à n’importe quel prix. En rejoignant l’ALN, j’avais accepté l’idée de mourir pour la liberté. Mais je la refusais si le prix en était l’humiliation.
Tout le monde s’y mettait, essayant de me convaincre de revenir sur ma décision. J’en avais assez de ces sollicitations. Pour y mettre fin, je m’adressai au directeur de la prison :
- S’il faut absolument que je sollicite une mesure de grâce, je demande qu’au préalable, nous soyons transférés dans une autre prison, avec les truands et bandits de grand chemin. Ce sera beaucoup mieux pour nous.
Personne ne saisit la portée de ma déclaration. Tout le monde était occupé à chercher son propre salut, attendant une nouvelle journée qui signifierait peut-être la liberté. Mais quelle liberté ? Je refusais celle à laquelle on accède en demandant pardon à son tortionnaire. Le poids de la soumission me paraissait plus dur à supporter que la prison, malgré ce
que j’avais enduré.
Face à mon attitude intransigeante, le président du tribunal qui m’avait condamné à trente ans de prison, Mohamed Benahmed Abdelghani, a demandé, à son tour, à me rencontrer en tête-à-tête. Il avait déjà rencontré les autres détenus, après avoir reçu leurs demandes de grâce. Je fus introduit auprès de lui. Sa promotion était encore récente, et il montrait
le zèle nécessaire pour la justifier. Il avait une allure soignée, et portait des lunettes à monture dorée.
Le face à face ne manquait pas de piment. La sentence qu’il avait prononcée constituait une barrière définitive entre nous.
- Pourquoi n’as-tu pas fait une demande de grâce comme tes compagnons ? me demanda-t-il
- Pour une raison simple, répondis-je. Le tribunal qui m’a condamné à trente ans de prison peut tout aussi bien prononcer mon acquittement.
Pourquoi une demande de grâce, alors que la sentence avait été décidée avant même l’ouverture du procès ?
Il hésita un moment, puis reprit :
- Ne désespère pas, dit-il. La sentence prononcée constitue une condamnation de principe. Elle n’est pas définitive. A la première fête nationale, tu seras transféré vers une prison à Alger, pour être près des tiens. On attendra un peu, et tu seras ensuite libéré.
Comme s’il parlait pour lui-même, il poursuivit :
- Quelle confiance peut-on accorder à cette vie ? Et qui sait ? Un jour viendra peut-être où je serai le détenu, et toi, tu seras alors un homme
libre, en face de moi. C’est la vie !
Il s’arrêta, comme s’il attendait une réponse de ma part. Je gardai le silence. Je ne voulais pas m’engager avec lui dans une discussion qui m’amènerait à lui révéler le fond de ma pensée. C’est lui qui devait se sentir tourmenté. Peut-être sentait-il que j’étais plus libre, dans ma prison, que lui, dans son uniforme de colonel. Je n’avais rien à solliciter. Je ne voulais montrer aucun regret. J’avais fait des choix, conformes à mes principes, mon éthique et ma morale. J’avais pris des risques pendant le grand djihad, la guerre de libération. J’étais prêt à assumer les souffrances de l’indépendance.
Elles devaient s’avérer particulièrement dures. Je passai encore sept années en prison. J’ai connu la plupart des prisons algériennes. La fraternité avec les autres détenus allégeait partiellement le poids de la détention et du sentiment d’injustice qui ne m’a jamais quitté. La prison m’a appris certaines règles de la sagesse et la patience. J’y nouai des amitiés qui ont survécu pendant des décennies. J’y découvris des hommes libres, et découvris que de nombreux hommes se croyant libres sont en fait des esclaves.
Malgré la durée de la détention, je n’ai jamais perdu espoir. Je préservai ma dignité, malgré les conditions de détention et les traitements inhumains qui y étaient en vigueur. Je m’accrochais à mon pays, je me rappelais le sacrifice des chouhada, et refusais de me laisser entraîner par le désespoir. Dans les moments difficiles, je me rappelais mes compagnons
chouhada, ces immortels, eux que Dieu glorifiait :  » Ne croyez pas que ceux qui sont tombés pour la gloire de Dieu sont morts. Ils sont vivants auprès de Dieu qui pourvoit à leurs besoins « . Cela me suffisait.

source: lequotidiendalgerie.org

Publié dans vive l'algerie(128) | Pas de Commentaire »

 

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