Message de Aït Ahmed au Conseil national du FFS

Posté par algeriedemocratie le 7 mars 2010

Message de Aït Ahmed au Conseil national du FFS : « La répression et la corruption sont le seul ciment de l'Etat »

Message de Aït Ahmed au Conseil national du FFS : « La répression et la corruption sont le seul ciment de l’Etat »

Constat sans complaisance ! Hocine Aït Ahmed, président du FFS, a dressé un tableau peu reluisant sur la situation sociopolitique du pays.

S’adressant dans un message vidéo aux membres du conseil national, réunis ce week-end à Alger en session ordinaire, le père fondateur du parti n’a pas manqué de discernement, dénonçant à la fois « la précarité morale et sociale » des Algériens et la poursuite des pratiques liberticides d’un pouvoir, foncièrement opposé au pluralisme et aux droits de l’homme, qui n’a d’autres alternatives que la répression. « La répression et la corruption sont le seul ciment de l’Etat », atteste-t-il. Violence sociale, rétrécissement du champ d’expression libre, asservissement politique, corruption, détournement de la volonté populaire, crise de légitimité…

Les institutions, la sphère médiatique et l’essentiel des organisations politiques, associatives et syndicales sont dévoyés de leurs missions et responsabilités, réduites à n’être qu’un outil de contrôle et de corruption politique et sociale », relève-t-il. La vie publique est en voie d’extinction. « Ne demeure plus, dit-il, qu’une gangue institutionnelle. » Cette situation, Aït Ahmed la place dans ce contexte de crise mondiale et de redéfinition des relations internationales. Des relations qui sont basées sur l’intérêt matériel, loin des idéaux et des valeurs démocratiques proclamés par la communauté des nations. Pour lui, il ne faut plus compter sur l’aide des pays démocratiques qu’il accuse sinon de complicité du moins de passivité car, estime-t-il : « Les puissances en mesure d’influer où d’influencer les régimes autoritaires observent une attitude floue et donnent une impression de valse hésitation. » « Au mépris des valeurs qui fondent la communauté des nations, elles (puissances) préfèrent délibérément continuer de soutenir et de protéger ces régimes », ajoute-t-il.

L’appui des ONG reste, à ses yeux, insuffisant. Il n’est pas en mesure de renverser cette tendance lourde, « en l’absence d’une véritable société civile internationale ». Ce silence international sur la démocratie et les droits de l’homme dont souffre l’Algérie aujourd’hui est aussi la conséquence, selon lui, des enjeux et des équilibres géopolitiques régionaux voire mondiaux. Des enjeux qui sont à l’origine de cette « bienveillance voire complaisance envers un régime qui ne peut pas moderniser, stabiliser et encore moins démocratiser le pays ». M. Aït Ahmed évoque le destin lié des pays maghrébins et prévient quant à la contagion : « Rien de ce qui se passe dans l’un des pays du Maghreb n’est sans conséquence sur les autres. » La coupe est pleine.

Les Algériens en ont marre ! « Autour de nous, la société se déstructure et se disloque. Les femmes et les hommes de ce pays ne savent plus, peut-être ne veulent plus et en tout cas ne peuvent plus, faire de la politique. » Que faire ? Pour Aït Ahmed, il est temps de changer de cap, de chercher d’autres instruments de navigation politique, car les méthodes actuelles, du moins celles employées par son parti, ont montré leurs limites.

Il faut donc faire preuve d’ingéniosité en se posant un certain nombre de questions. « Au-delà des utopies mobilisatrices et de la radicalité de nos positions, avons-nous réussi à faire barrage à la restauration de la dictature ? Nos appels aux dialogues, nos mises en garde, nos initiatives, nos contrats et nos campagnes politiques ont-ils eu les résultats escomptés ? », s’interroge-t-il. Pour lui, le FFS ne peut pas « se suffire de déconstruire le discours du régime, dévoiler ses manipulations, ses complots et ses mystifications ». Il se demande ainsi si le parti ne doit pas « redéfinir » son planning stratégique, car, estime-t-il, le projet du FFS « n’est pas de prédire l’avenir mais de donner pour chacune de ses activités des objectifs et de définir la stratégie pour les atteindre ». Il appelle ainsi aux cadres dirigeants de revisiter les perspectives et les modes d’organisation du parti.

Il suggère dans ce sens la tenue d’une conférence nationale d’évaluation démocratique et de transparence. Une conférence qui permettra, d’après lui, de trouver les moyens de « travailler plus intelligemment, plus lucidement et plus efficacement ». Pour lui, « la véritable élite politique est celle qui résiste au souci de soi ».

ParM.A.O

source el watan

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Déclaration de Hocine AIT AHMED à propos de l’affaire MECILI

Posté par algeriedemocratie le 12 juillet 2009

Déclaration de Hocine AIT AHMED à propos de l’affaire MECILI dans Aït Ahmed(3) arton1188-0ff80 02/03/2009

Déclaration de Hocine AIT AHMED à propos de l’affaire MECILI

L’attitude des autorités Françaises conforte le régime Algérien dans l’idée qu’il peut tout se permettre, partout et en toutes circonstances. C’est pour cela que depuis 1988, les occasions perdues pour la paix, la démocratisation et l’ouverture politique ne se comptent plus.

C’est la caution des pouvoirs français successifs qui a assuré l’omerta et l’impunité sur les assassinats politiques et les crimes contre l’humanité commis contre le peuple algérien.

C’est sa caution qui a permis au régime Algérien de présenter une guerre civile qui a été une véritable guerre contre les civils, comme étant le premier affrontement contre le terrorisme international.




DECLARATION DE HOCINE AIT AHMED

L’impunité accordée par les Autorités françaises à l’assassin puis au commanditaire présumé de l’assassinat d’ALI MECILI, opposant Algérien, militant des droits de l’homme et cadre du FFS, ne se dément pas.

Après avoir, en 1987 renvoyé l’assassin présumé en Algérie en procédure d’urgence absolue, le commanditaire présumé vient de bénéficier d’une levée de contrôle judicaire, lui permettant de quitter le territoire français et de rentrer librement à Alger.

Le pacte Paris-Alger scellé en 1987 est à nouveau reconduit ; les rapports malsains qui semblent devoir lier, toujours pour le pire, le régime algérien aux dirigeants de l’ancienne puissance coloniale, sont toujours aussi étroits et aussi forts.

Au moment où le refus de l’impunité gagne du terrain sur le plan international, la France s’associe au régime algérien pour établir une discrimination exceptionnelle et singulière du peuple Algérien. Sans l’avouer clairement, les Autorités françaises semblent penser que la vie des algériens ne vaut pas la vie d’un être humain.

L’attitude des autorités Françaises conforte le régime Algérien dans l’idée qu’il peut tout se permettre, partout et en toutes circonstances. C’est pour cela que depuis 1988, les occasions perdues pour la paix, la démocratisation et l’ouverture politique ne se comptent plus.

C’est la caution des pouvoirs français successifs qui a assuré l’omerta et l’impunité sur les assassinats politiques et les crimes contre l’humanité commis contre le peuple algérien.

C’est sa caution qui a permis au régime Algérien de présenter une guerre civile qui a été une véritable guerre contre les civils, comme étant le premier affrontement contre le terrorisme international.

Les enjeux qui amènent les Pouvoirs français à piétiner l’indépendance de la justice dans leur propre pays et à cautionner l’arbitraire, l’injustice et le non droit, dans la rive sud de la Méditerranée, sont connus : Les intérêts économiques bien compris contre l’impunité politique, voila bien une transaction douteuse.

Autre transaction douteuse, autre marché douteux voire chantage : Levée de contrôle judicaire contre le présumé commanditaire de l’assassinat d’ALI MECILI – contre l’adhésion d’Alger à l’UPM, version Sarkozy.

Cette Union, fondée sur la complicité et la compromission avec les dictatures, enterre les peuples et prend en otage la démocratie.

Tout se passe comme si la conception de l’UPM de M. Sarkozy en est toujours dans la guerre froide des années 70 et 80 qui avait gelé le grand mouvement de décolonisation en faisant proliférer la dynamique des dictatures indigènes, ghettoïsant peuples, sociétés et individus du Sud, les condamnant ainsi à toutes les formes de violences, de misères et d’aliénation.

Aujourd’hui, il n’y a pas de justice sans éthique de la justice. Il n’y a pas de relations internationales sans respect du droit. Au lieu de se gargariser des droits de l’homme et de la « civilisation », il faut d’abord et avant tout civiliser le politique en garantissant l’indépendance de la justice dans les deux rives. Les peuples Maghrébins méritent mieux. Le peuple français mérite mieux aussi.

Le FFS, est convaincu que l’impunité définitive est un mirage.

Le FFS est convaincu que ni le peuple Algérien, ni les autres peuples du Maghreb n’accepteront la tutelle d’un ersatz de protectorat paternaliste.

Le FFS espère que la Communauté internationale refusera à l’avenir d’apporter sa caution à un régime violent, qui ignore son peuple et refuse toute ouverture politique.

Rappelons que le peuple algérien a conquis son droit à l’indépendance et à l’autodétermination qui est la raison d’être de l’Etat algérien, grâce au soutien de la communauté internationale.

Mais comment expliquer aujourd’hui cette dérive apocalyptique du droit à l’autodétermination vers l’autodestruction sinon par le silence, l’indifférence, le laisser faire, l’omerta exceptionnelle, la complicité flagrante de l’opinion et des Institutions internationales.

Le lundi 2 mars 2009

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Texte de l’intervention de Hocine Ait Ahmed à la réunion d’information et de soutien au peuple iranien

Posté par algeriedemocratie le 12 juillet 2009

Texte de l’intervention de Hocine Ait Ahmed à la réunion d’information et de soutien au peuple iranien dans Aït Ahmed(3) arton1235-97c1edoc dans Aït Ahmed(3) 24/06/2009
« Ne pas renier notre Histoire et concilier notre socle culturel avec les valeurs universelles »

Texte de l’intervention de Hocine Ait Ahmed à la réunion d’information et de soutien au peuple iranien, le 24 juin 2008 à Paris.


 

Je dois d’abord vous dire pourquoi je suis là. Je suis là parce que ma solidarité va automatiquement à toutes les luttes pour la liberté, pour les libertés. Et les Iraniens, le peuple iranien, ont besoin aujourd’hui de toute notre solidarité pour que sa voix ne soit pas étouffée. 

 

Mais au delà, je suis là parce que l’Iran a pour moi une résonance particulière. 

 

Il s’agit d’une lutte pour la liberté dans le cadre d’une société islamique. Or, quel que soit le poids très lourd des préjugés et des calculs politiques qui voudraient que cette liberté soit un concept exclusivement occidental, la liberté est bien une valeur UNIVERSELLE. 

 

J’insiste sur ce point. Car par delà les remous médiatiques, les spéculations nées de l’ignorance ou de calculs à caractère colonialiste, il ne faut surtout pas se méprendre. 

 

Ce qui se joue aujourd’hui en Iran, dans cette république islamique née d’une révolution religieuse contre la tyrannie, est un problème universel qui se pose à une société particulière à un moment particulier de son histoire. 

 

Aujourd’hui en Iran, une partie importante de la population, du clergé, et de l’establishment politique et religieux expriment un désir très fort de réforme et d’ouverture à l’intérieur du cadre de la révolution islamique. 

 

Vouloir réduire ce combat à une instrumentalisation à visée néo-colonialiste, néo-impérialiste ou néo- je-ne-sais-quoi est pire qu’un mensonge, pire qu’une imposture : c’est un déni de réalité. 

 

Nous avons l’habitude de ce déni, nous peuples « du sud ». 

 

Ce déni est le mode de gestion des régimes qui affirment tirer leur légitimité des peuples et les représenter, mais qui lancent leurs milices contre ces mêmes peuples dès que souffle le moindre vent de liberté. 

 

Certes nous vivons une époque bien curieuse. D’un côté, les colonialistes sont de retour et revendiquent sans vergogne « les bienfaits de la colonisation ». 

 

Face à eux, des pouvoirs corrompus et illégitimes font dans la surenchère nationaliste…tout en remettant au goût du jour les pires méthodes coloniales dans la conduite des affaires nationales. Cela leur permet de poursuivre des méthodes de gestion qui empêchent toute évolution et toute ouverture sur de nouvelles perspectives sociales, culturelles et politiques. 

 

La réalité de cette donne ne change rien aux questions que pose l’Iran aujourd’hui.

 

Et ces questions sont aux antipodes du simplisme et de la contre information que certains veulent nous servir. Il suffit pour s’en convaincre d’entendre les manifestants iraniens scander aujourd’hui « Allah o Akbar » ou « Mort aux dictateurs », les slogans de la révolution islamique de 1979 utilisés par leurs parents contre le Shah. 

 

En réalité, les questions posées par le formidable mouvement protestataire des peuples iraniens et la ré-émergence exemplaire et pacifique de ses aspirations démocratiques sont simples : 

 

Comment lutter contre la tyrannie ? Comment organiser la contestation d’un ordre étouffant sans quitter son propre socle culturel ? Sans renier son Histoire ? 

 

Le véritable enjeu est là. Et il se moque des manipulations, des « complicités » régionales et internationales, réelles ou supposées.

 

Je disais que l’Iran a pour moi une résonance particulière. 

 

C’est que je viens d’un pays, l’Algérie, dont la lutte pour l’indépendance, la révolution ont été motif de fierté universelle pour les hommes de ma génération. Mon pays a payé cher pour atteindre cet idéal qui est, et reste, l’indépendance et la souveraineté. Ce premier pas accompli, la longue marche vers la liberté, la justice et la démocratie n’a fait que commencer. Et cette longue marche n’a cessé d’être contrariée. 

 

Je viens de ce pays où un coup d’état a suivi l’autre, où les promesses de la révolution n’ont jamais été tenues, où les urnes servent ou à légitimer les tenants du pouvoir ou à être bourrées quand le peuple se lasse ou s’insurge contre des dirigeants iniques. 

 

Je viens d’un pays où la répression vient sauver ce que l’autoritarisme ne parvient plus à imposer. 

 

Vous comprendrez donc que tout cela éveille en moi une sensibilité particulière à la lutte pour la liberté des Iraniens. Vous comprendrez aussi que je n’ai aucun complexe à dire que s’être battu une fois pour la liberté n’est pas une garantie d’infaillibilité. Et encore moins une garantie d’impunité. 

 

Aujourd’hui, nous devons être réaliste face à la situation qui prévaut à Téhéran. 

 

N’oublions pas le précédent algérien d’octobre 1988 où des centaines de milliers de jeunes, exclus et désespérés, avaient déferlé dans les rues de mon pays en scandant : « Nous sommes des hommes, nous sommes des hommes ». 

 

On pourrait s’étonner que ce formidable coup de semonce n’ait pas été fatal au système militaro-policier algérien, surtout au moment où se profilait l’effondrement du système totalitaire soviétique. Il n’en a rien été. La répression est venue écraser la révolte d’une jeunesse à laquelle le régime refusait à la fois des conditions d’existence dignes et les moyens pacifiques de les revendiquer. 

 

Comparaison, dit-on, n’est pas raison : Alger n’est pas Téhéran et Téhéran n’est pas Alger. 

 

Mais le quasi-coup d’Etat qu’a constitué une fraude électorale massive en Iran montre que la faction la plus radicale entend désormais exclure du jeu politique les tendances un peu plus « ouvertes » du régime. Et que, paniquée, elle ne veut plus de ces scrutins qui peuvent, malgré tout, constituer une brèche dans le système comme le fut l’élection d’un président « réformateur » Mohammad Khatami. 

 

Aujourd’hui, les « gardiens de la révolution » et le Guide sifflent la fin de la récréation, la presse étrangère est priée d’aller voir ailleurs, les arrestations se multiplient, les tirs à balles réelles remplacent les tirs de sommation et commencent à tuer. Certes, tout n’est pas joué. Certes, les Iraniens continuaient aujourd’hui même à réclamer leurs droits en défiant les matraques des bassidj. Mais tout indique que la rue, peu à peu, risque de se vider et que la normalisation pourra se faire à huis clos. 

 

Comment dès lors anticiper et empêcher une répression qui s’annonce implacable ?

 

C’est aux Iraniens de nous dire ce qu’ils attendent de nous. Mais d’ores et déjà, nous leur devons une chose face à l’impuissance des institutions internationales de droits de l’Homme et à l’absence de recours auprès d’une réelle communauté morale universelle. 

 

Nous leur devons de ne pas nous laisser entraîner dans de sombres querelles idéologiques.

 

Nous avons l’habitude de ces « repentis » exhibés à la télévision pour servir une chanson usée d’avoir trop servi : celle de « la main de l’étranger ». Il nous faut donc refuser avec force cet amalgame mortifère qui tente de délégitimer un mouvement en faveur des libertés et contre la tyrannie en l’assimilant à je ne sais quelle déviance occidentale. Ne nous laissons pas culpabiliser par des rodomontades nationalistes qui sont l’arme favorite de tous les totalitarismes. 

 

Car, et j’emprunte une expression de mon ami iranien Ahmad Salamatian, ce sont aujourd’hui les képis et les armes qui pointent sous les turbans. Et ils visent à étouffer dans l’œuf une formidable aspiration à la liberté. 

 

La contestation iranienne ressemble fort à une deuxième révolution non violente et porteuse de messages positifs au sein d’un tiers monde trahi par ses libérateurs-oppresseurs. 

 

Je le redis avec force. Nous devons, nous, peuples du sud, donner à cette quête de liberté les contours qui nous permettent de ne pas renier notre Histoire et de concilier notre socle culturel avec les valeurs universelles. 

 

C’est là notre vrai défi. Et c’est aussi ce qui se joue à Téhéran.

 

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