la crise économique!!!!!!!!!!!!!!!!?

Posté par algeriedemocratie le 29 décembre 2011

Ignacio Ramonet

21 décembre 2011
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Il est clair qu’il n’existe pas, au sein de l’Union européenne (UE), de volonté politique pour affronter les marchés et résoudre la crise de la dette souveraine. Jusqu’à présent, on avait expliqué la lamentable attitude des dirigeants européens par leur incompétence sans bornes. Ce n’est pas faux. Mais cette explication ne suffit pas, surtout après les récents « coups d’État financiers » qui ont mis fin, en Grèce et en Italie, à une certaine conception de la démocratie. Il est évident qu’il ne s’agit pas seulement de médiocrité et d’incompétence, mais de complicité active avec les marchés.

Qu’appelons-nous « les marchés » ? Un ensemble de banques d’investissement, de compagnies d’assurances, de fonds de pension et de fonds spéculatifs qui achètent et vendent essentiellement quatre sortes d’actifs : devises, actions, obligations d’Etat et produits dérivés.

Pour avoir une idée de leur colossale force, il suffit de comparer deux chiffres : chaque année, l’économie réelle crée, dans le monde, une richesse (PIB) estimée à 45 mille milliards d’euros. Tandis que, dans le même temps, à l’échelle planétaire, dans la sphère financière, les « marchés » mobilisent un volume de capitaux estimé à quelque 3,5 millions de milliards d’euros… C’est-à-dire 75 fois ce que produit l’économie réelle.

Conséquence : aucune économie nationale, aussi puissante soit-elle (l’Italie est la huitième économie mondiale), ne peut résister aux attaques des marchés quand ceux-ci décident de s’en prendre à elle de façon coordonnée comme ils le font depuis plus d’un an contre les Etats européens qualifiés de façon insultante de PIIGS (porcs, en anglais) : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne.

Le pire c’est que, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces « marchés » ne sont pas uniquement des forces exotiques venues d’horizons lointains agresser nos gentilles économies nationales. Non. En majorité, ces « attaquants » ce sont les propres banques européennes (celles-là même qui furent sauvées en 2008 avec l’argent des contribuables). En d’autres termes, ce ne sont pas des fonds américains, chinois, japonais ou arabes qui attaquent massivement certains pays de la zone euro. Il s’agit, pour l’essentiel, d’une agression venue de l’intérieur. Dirigée par les propres banques européennes, les compagnies d’assurance européennes ou les fonds européens de pensions qui gèrent l’épargne des Européens. Ce sont eux qui possèdent l’essentiel de la dette souveraine européenne [1]. Au nom de la défense – théorique – des intérêts de leurs clients, ces acteurs financiers spéculent et font augmenter les taux que doivent payer les Etats pour s’endetter. A tel point, qu’ils ont conduit plusieurs pays (Irlande, Grèce, Portugal) au bord de la faillite. Avec les conséquences que cela représente pour les citoyens obligés de supporter des mesures d’austérité décidées par des gouvernements qui croient ainsi pouvoir apaiser les « marchés » vautours, c’est-à-dire leurs propres banques…

Ces établissements peuvent, par ailleurs, s’endetter auprès de la banque centrale européenne (BCE) à un taux de 1,25%, et prêter ensuite à des Etats comme, par exemple, l’Italie ou l’Espagne, à des taux dépassant parfois les 7%… D’où l’importance scandaleuse des trois grandes agences de qualification (Fitch Ratings, Moody’s et Standard & Poor’s) car de la note de confiance qu’elles attribuent à un pays dépend le taux d’intérêt que celui-ci paiera pour obtenir un crédit auprès des marchés. Plus la note est faible, plus élevé sera le taux à payer.

Ces agences (des entreprises privées dont les actionnaires sont souvent leurs propres clients) se sont pas mal trompées, notamment à propos des subprimes, ces fameux crédits immobiliers à l’origine de la crise financière globale actuelle. Elles continuent cependant à jouer un rôle exécrable et pervers. Parce que les plans d’austérité, là où ils sont appliqués en Europe, se traduisent par un appauvrissement général, ce qui fait chuter l’activité économique et réduit les perspectives de croissance. En base de quoi, les agences de qualification revoient à la baisse la note du pays. Conséquence : l’Etat en question doit consacrer plus d’efforts financiers au paiement de sa dette. Et il ne pourra le faire qu’en réduisant de nouveau son budget et ses dépenses. Ce qui réduira davantage l’activité économique ainsi que la croissance. Et alors, de nouveau, les agences baisseront la note…

Cet infernal cycle d’économie de guerre, explique pourquoi la situation de la Grèce s’est dégradée si drastiquement à mesure que son gouvernement multipliait les coupes budgétaires et imposait des cures d’austérité de plus en plus brutales.

C’est ainsi que les marchés ont finalement obtenu ce qu’ils voulaient : que leurs propres représentants accèdent directement au pouvoir sans avoir à se soumettre à des élections. Aussi bien Lucas Papademos, premier ministre de Grèce, que Mario Monti, président du Conseil d’Italie, sont des banquiers. Tous deux, d’une manière ou d’une autre, ont travaillé pour la banque américaine Goldman Sachs, spécialisée dans le placement de cadres issus de ses rangs aux principaux postes de pouvoir politique. Tous deux sont également membres de l’influente Commission Trilatérale.

Ces technocrates ont pour mission d’imposer, quel qu’en soit le coût social, dans le cadre d’une « démocratie limitée », les mesures (privatisations, ajustements, sacrifices) que réclament les marchés. Et que certains dirigeants politiques n’ont pas osé mettre en place par crainte de voir leur popularité s’effondrer.

L’Union européenne est le dernier territoire au monde où la brutalité du capitalisme est pondérée par des politiques publiques de protection sociale. Ce que nous appelons l’Etat providence. Les marchés ne le tolèrent plus et ils veulent le démolir. En une véritable entreprise de « décivilisation ». Telle est la mission stratégique des technocrates qui accèdent au pouvoir à l’occasion de ces coups d’Etat financiers.

Il est peu probable que les technocrates de cette ère post-politique parviennent à tirer l’Europe de la dramatique situation où elle se trouve. Si la solution était technique, il y a longtemps que la crise serait finie. Que se passera-t-il quand les citoyens constateront que leurs sacrifices sont vains et que la récession se prolonge ? Quel niveau de violence atteindra leur protestation ? Comment l’ordre sera-t-il maintenu dans l’économie, dans les esprits et dans les rues ? Verra-t-on surgir une triple alliance du pouvoir économique, du pouvoir médiatique et du pouvoir militaire ? Les démocraties européennes se transformeront-elles en « démocraties autoritaires » ?

Note

[1] En Espagne, par exemple, 45% de la dette est détenue par les établissements financiers espagnols, et les deux tiers des 55% restant appartiennent à des banques européennes. Ce qui signifie que 77% de l’ensemble de la dette espagnole est aux mains de d’Européens et qu’à peine 23% est détenue par des établissements financiers étrangers.

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Algérie, where are you go?

Posté par algeriedemocratie le 22 décembre 2011

Iskander DEBACHE.

Paris

le 17 Décembre 2011.

Il est dit dans un poème du Moyen âge intitulé El supiro del Moro, que la veille de son départ de Grenade qu’il devait évacuer le matin du 2 Janvier 1492 après un Ultimatum des Rois Catholiques, le dernier Monarque de Grenade Abou Abdil sortit la nuit, une dernière fois dans les jardins du Palais de l’Alhambra qui lui parurent plus beaux et plus féériques comme jamais il ne les a vus. A la perspective de devoir tout abandonner, il se mit à pleurer et c’est alors que le surprenant en larmes, sa mère Aïcha El Horra lui aurait dit: – Llora como mujer lo que no supiste guardar y defender como un hombre. (Pleure comme une femme ce que tu n’as pas su garder et défendre comme un homme)… Aujourd’hui en Algérie, l’histoire se répète….

Projet de plus Grande Mosquée du Monde ou le blanchiment d’une sinistre Apostasie!

La première pensée qui nous vient à l’esprit en lisant certaines informations du genre « Bouteflika accomplit le rite du Pélerinage à la Mecque », est que dans le gros marasme induit par sa cahotique gouvernance de l’Algérie, ce Monsieur vivrait dans une impudique sérénité avec en prime, la vaine quoique ferme et inébranlable illusion d’avoir corrompu Dieu…
Il est certes dit dans le Hadith que les portes du Paradis seraient d’office ouvertes aux bâtisseurs des Mosquée et en la matière, Bouteflika ne fait pas qu’exceller dans le zèle mais il réussit néammoins et culot en plus, à s’offrir le plus formidable blanchiment spirituel que sa duplicité ait pu construire autour d’uneTartufferie produite et mûrie dans le cerveau retors et sournois d’un personnage dont tout l’esprit et la lettre se résume à une vile et méprisable aptitude à rouler son prochain dans la farine…
Nous avions déjà parfaitement conscience que jusqu’au crépuscule de sa vie, notre inénarrable président allait nous réserver un dernier chien de sa chienne et en l’occurrence, ce blanchiment apparait d’autant plus facile et commode que ce Monsieur pousse l’audace jusqu’à se l’offrir non seulement avec les deniers du Peuple mais encore en forçant l’escroquerie, l’arrogance et l’impudeur à la quintessence de l’art quand il recommande aux opérateurs du projet de le faire rebaptiser après lui en: Mosquée Abdelaziz Bouteflika…. Pour un faux dévôt habitué à manier l’art de l’entourloupe, cette dernière Tartufferie prêterait plutôt à sourire si l’Islam ne traversait pas sous les attaques de l’Occident et de ses supplétifs Algériens l’une des phases les plus dramatiques et les plus éprouvantes de son histoire dont la dernière s’est illustrée, signe des temps, la chose de basse Police n’étant plus ce qu’elle était, par une pathétique représentation théatrale des « Pieds Nickelés », soit un Mini incendie du Reichstag avec le sinistre simulé du journal satirique d’extrême droite Charlie hebdo dont il n’était pas très difficile de deviner ni même de prouver qui en étaient les véritables auteurs ainsi que les commanditaires et coincidait comme par hasard avec deux faits politiques Majeurs liés au Monde Arabo-Musulman: Le vote pour l’admission de la Palestine à l’UNESCO et la victoire du Parti Islamiste Ennahda lors des élections Législatives en Tunisie que l’Algérie n’a jamais cessé de dénoncer montrant ainsi dans les faits et à la face du Monde la collusion d’intérets et d’action entre les services Algériens et le Mossad….
On se souvient dans les années Quatre vingt, à l’époque où une grande pudeur intellectuelle faisait encore office d’éthique littéraire, quand dans leur première offensive anti-Musulmane les Occidentaux prenaient encore le soin de ne jamais s’impliquer eux même dans ce qui apparaissait alors comme une véritable hérésie intellectuelle à peine couverte par le prétexte fallacieux et inapproprié de la liberté d’expression s’attaquant sans raisons explicites à la perception du sacré contre ce qui constituait le plus clair de toute l’humanité c’est à dire contre les convictions propres à la Nation Musulmane dans son ensemble et dans ses diversités. Souvenez vous des versets sataniques de Selmane Rushdie, un soi-disant écrivain pakistanais de confession Musulmane, en réalité un prête-nom utilisé alors comme un paravent pour dire que l’attaque venait de Musulmans eux mêmes! Ensuite il y a eu les dessins de Théo Van Gogh que ce dernier n’aurait jamais publiés sans la couverture et la compromission d’une réfugiée Somalienne à peine débarquée des pirogues de Boat-People, intellectuellement déficiente et donc perméable à n’importe quelle intoxication spirituelle, déjà prête à n’importe quel mensonge pour vivre aux Pays Bas et qu’on n’a pas hésité à récupérer puis à exploiter jusqu’à la bombarder ensuite et probablement malgré elle ministre de la culture pour les stricts besoins de cette opération et donc de la cause, pour la déchoir ensuite de la sujétion Hollandaise et l’expulser hors des frontières un peu comme on se débarrasse de la matière fécale, comme on efface de son histoire les stigmates avilissantes d’une aussi vile compromission tant il est vrai qu’il n’est pas toujours aisé de montrer jusqu’à quel point on peut descendre aussi bas dans un Palais des Mille et une nuits où les rats grouillent sous la trappe d’agréables lambris vernissés!

Soit mais alors où est le rapport me diriez vous?
Le rapport est pourtant simple. Souvenez-vous du Royaume de Grenade en Andalousie, ce dernier joyau du Monde Arabe dont nous devons la perte à la trahison d’Abou Abdil, le rejeton insatisfait d’un Monarque local, un enfant gâté pourri, à l’enfance bénie des Dieux et qui s’est allié aux Chrétiens contre son propre père! Une défaite honteuse parce que dûe non pas à l’incompétence ni à l’incapacité d’un des protagonistes contre un ennemi supérieur en armes ou en détermination, non! Mais il s’agit tout simplement d’une défaite dans le déshonneur total, comme celles que l’on doit à la trahison d’un homme en qui le peuple a investi toute sa confiance! Aujourd’hui en l’occurrence, l’histoire se répète! Sauf que cette fois il ne s’agit plus d’un vague écrivain en mal de publicité ni d’une boat people à moitié morte de faim devenue ministre Européen malgré elle et encore moins d’un prince Arabe de l’Andalousie lointaine en mal de reconnaissance et engagé malgré lui dans l’engrenage funeste d’un conflit de générations mais d’un état souverain qui se compromet contre ce qui a constitué le ciment idéologique de sa propre révolution et donc de sa guerre de Libération et à ce propos, Il fut un temps où la Guerre de libération en Algérie était considérée comme l’une des plus grandes et des plus prestigieuses insurrections populaires après la révolution Soviétique, la Grande Marche et la Guerre du Vietnam! ce pourquoi, inspirés par un profond respect, les Occidentaux ne se seraient jamais aventurés à ce genre de manipulations si les dirigeants d’un des Pays Arabo-Musulmans les plus respectés et les plus attachés aux principes d’indépendance et de dignité Nationales donc l’un des plus écoutés dans le Monde, n’avaient pas eux même appelé à un déchainement hystérique de haine pour une déchéance programmée de l’Islam et à force d’odieuses et basses manipulations trainé l’Islam dans la boue…. Ce serait donc très peu dire que le choix de l’Algérie comme terre de prédilection à la plus grosse imposture de l’histoire ou de la plus formidable opération d’intox contre l’Islam n’ait pas été pris au hasard! Au début, l’idée consistait à faire croire à une menace Islamiste contre l’Occident. Cette idée a d’abord été mûrie dans les années quatre vingt à la faveur d’un retour aux affaires de la Françafrique pour ensuite exulter dans son apogée un certain 5 Octobre 1988 lequel devait selon leurs plans consacrer la montée légale de l’Islamisme puis son pourrissement pour justifier plus tard le coup d’état de Janvier 1992! Ce qui montre bien qu’un plan a été minutieusement préparé et mis en oeuvre pour faire main basse sur l’Algérie et ses institutions. Principaux Alliés et exécutants d’Israël et du sionisme International, et les Occidentaux s’en inspirent, les militaires Algériens, dans la lutte les opposant au FIS ont massacré, volé, pillé, commis des attentats pour générer la psychose et le chaos dans le pays. Puis des gangsters, des voleurs, des milices armées tous patentés par le DRS s’y sont mis, volant, tuant, pillant en toute impunité mais le soir aux infos, tout ce qui se passait était mis sur le dos des islamistes. Cette campagne de la peur a parfaitement fonctionné. Les militaires ont enfumé tout le monde avec cette pseudo menace au moyen de laquelle ils ont renforcé leur pouvoir et monté en peu de temps des fortunes colossales. Aujourd’hui, ils tiennent le pays dans le creux de leur main. C’est là en Algérie qu’à force d’assassinats ciblés, de massacres répétés et tous à chaque fois plus horribles contre la population civile et d’abus en tous genres qu’on s’est patiemment acharné à construire à force des crimes les plus odieux l’archétype diabolique de l’Islamiste dans une sinistre comédie, une représentation démoniaque en deux actes dont la deuxième partie s’est pour le grand malheur des peuples Arabes jouée en Irak où l’on est passé allègrement à la mise en oeuvre pratique de tout ce qui a été étudié, mis au point et expérimenté en Algérie. C’est en Irak que le sionisme international a donné toute la mesure de sa barbarie et montré comment il a tiré les leçons de l’expérience Algérienne du Terrorisme. C’est en Irak que les seuls véritables terroristes patentés par le Pentagone se sont livrés sans états d’âmes à une gigantesque boucherie contre le peuple Irakien frère en plaçant sournoisement dans tous les rassemblements humains, dans les marchés, les mariages ou dans les fêtes religieuses des bombes savamment conçues, le plus souvent des bombes à fragmentation spécialement étudiées pour faucher le maximum de personnes au nom d’une soi disante organisation terroriste dite El Qaïda qui n’existe en réalité que dans les officines de la C.I.A./D.R.S. avec pour seul objectif de pervertir l’action de la résistance Irakienne en assimilant cette dernière au fameux terrorisme Islamiste conçu et mis au point par l’annexe Algérienne du Mossad, le D.R.S…     Au départ, la stratégie du sionisme était claire, elle consistait à faire mûrir l’existence d’un terrorisme Islamiste  aveugle pour l’assimiler ensuite à la résistance Palestinienne puis le tour était joué.

La trahison
La relation entre le D.R.S. et le MOSSAD ne date pas d’hier, Elle s’est opérée naturellement après le coup d’état Militaire de Janvier 1992 qui avait alors suscité une désapprobation officielle du Monde entier y compris de la France dont le Président d’alors Mr François Mitterrand ne voulait absolument pas entendre parler de la Junte Militaire d’Alger, poussant le désaccord jusqu’à décréter un embargo international sur la fourniture d’armements à l’Algérie…. C’est alors que privés du soutien naturel de la Russie encore plongée dans le sommeil éthylique de Boris Eltsine et à l’instigation du Général Sadek Kitouni, un homme déjà retourné par les services Israëliens sous la présidence de Chadli Bendjedid, ne voilà t’il pas que les services Sud Africains alors en pleine débâcle après la chute de l’Apartheid leur offrent toute une panoplie de spécialistes de la guerre antisubversive sans se douter que dans leur abyssale incompétence, les Généraux allaient serrer la main au diable lui-même en ouvrant la porte à des aventuriers comme Le commandant Uri Barsony. Un Sud Africain qui a mis en valeur une autre facette de la politique algérienne: les liens tissés entre Alger et les Israéliens. Si Barsony est un ancien officier supérieur sud-africain, il a aussi la nationalité israélienne. Il supervise l’entraînement des Mercenaires de GEOS et celui des Forces spéciales algériennes à Biskra. Mais, surtout, c’est lui qui effectue les achats d’armement sur le marché israélien, en particulier les lunettes de vision nocturne, autrefois fournies par les Français, et le napalm, plusieurs fois utilisé dans les montagnes de Kabylie. Barsony travaille en étroites relations avec le Shin Beth, le contre-espionnage israélien. En outre, Barsony apparaît comme l’un des principaux responsables des liens nouvellement tissés entre l’Algérie et Israël. Très proche du général Sadek Kitouni, ancien ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud, il a travaillé avec lui à la création d’une « Association d’amitié et de solidarité économique Algérie-Israël, » installée à Alger. Barsony n’est pas seul à s’activer en faveur du rapprochement entre Israël et l’Algérie. Déjà cité, son collègue Damink a organisé un voyage en Italie au cours duquel Abdelaziz Bouteflika, le Président de la République, a rencontré Dany Yatom, l’ancien patron du Mossad. Il a aussi mis sur pied des stages de formation d’officiers du DRS au centre du Mossad basé dans la banlieue de Tel-Aviv.
Pourquoi et comment en sommes nous arrivés là?

Par essence, une dictature est définie en ce que l’ensemble du pouvoir exécutif, judiciaire et législatif soit détenu par une seule et même entité qu’il s’agisse d’individus, de famille, d’un clan ou d’une tribu qui conserve ce pouvoir par devers elle et le transmet si nécessaire à son clan, ses enfants ou à sa famille. Dans le Monde Arabe et en Afrique, Maghreb compris, les dictateurs font de leur pays leur propre fond de commerce et lorsque le système tente de leur échapper, ils n’hésitent pas à recourir et utiliser tous les moyens des superstructures de l’état ainsi que des corps constitués mis à leur disposition comme la police, la justice, les média, l’armée, les services secrets, les milices etc… en vue d’y remédier de manière peu démocratique, violente, voire expéditive. Pour se protéger et échapper ainsi à un acte de prédation international comme ce fut le cas en Irak, chaque dictature utilise une idéologie politique pour asseoir son pouvoir dans une sorte de consensus National et s’associer ainsi à une grande puissance. Rares sont les électrons libres en ce domaine où dans chaque dictature le clan dominant marque ostensiblement son appartenance à une sphère d’influence sous la férule d’une Puissance Occidentale… Ceci expliquant in fine les conflits internes où sous l’apparence de confrontations idéologiques le plus souvent d’une extrême violence les conflits d’intérêts se règlent entre clans à l’instigation d’une ou plusieurs puissances secrètement en conflit et l’Algérie où l’immaturité et l’inconséquence de son défunt Président Houari Boumédiène alors en conflit avec l’état Major de l’Armée n’a pas hésité à recourir aux compétences d’anciens officiers de l’armée Française rescapés du camp de Aïn M’guel où étaient détenus d’anciens collabos pour opérer son coup d’état du 19 Juin 1965 ouvrant ainsi la voie vingt ans plus tard à une contre offensive de la Françafrique, n’a pas échappé pas à la règle passant ainsi d’une orthodoxie socialiste rigide sous la férule de l’Union Soviétique à une sorte de libéralisme sauvage et débridé sous la férule conjointe et le plus souvent antagonique de l’hégémonisme Américain opposé à la Françafrique…. Sauf que dans le cas de l’Algérie, la transition s’est opérée dans une immense douleur impliquant une véritable orgie de sang et de larmes avec l’effroyable bilan de trois cent Mille morts, Trente Mille disparus, Trente Mille personnes détenues sans jugement, dans l’arbitraire total sur le site irradié de Reggane et dont la plupart atteintes de cancer meurent aujourd’hui dans des souffrances insoutenables et c’est justement cet aspect de la transition qui n’allait certainement pas échapper aux parrains Occidentaux de la junte! Entrevoyant à peine une sortie de ce marasme avec l’intronisation de Bouteflika au pouvoir, l’Algérie ne se doutait pas encore qu’elle allait devoir lourdement payer l’inconséquence de ses généraux.
Aujourd’hui, on est loin du temps où Bouteflika calmait les sautes d’humeur de Nicolas Sarkozy en lui cédant d’abord un puits de Pétrole, puis un gisement de gaz entier, petit à petit, un à un nous les avons vu passer de main en main, de celle du pauple à celles de ses colonisateurs. Pour passer l’information en faisant croire à un débat animé au sommet et donc à une décision supposée mûrement réfléchie, le Scénario est déjà rodé! Un journal balance la nouvelle, Ouyahia dément, Louisa Hannoune joue à l’opposition et la presse des Baltaguias fidèle à son apparence usurpée de presse dite la plus libre du Monde Arabe donne des avis mitigés, le tout étant sensé faire passer la pilule à la manière la moins douloureuse et si possible en faisant croire que la décision aurait été prise par le peuple ou tout au moins avec son consentement….
on est loin du temps où Bouteflika agitait encore à qui voulait l’entendre la soi disante réserve de change de Cent Cinquante Cinq Milliards d’Euros pour faire croire à une possible renationalisation des réserves de Pétrole cédées pour une bouchée de pain sous la menace d’une comparution devant la Cour Pénale Internationale! Comme on est loin du temps où Bouteflika arguait du remboursement Rubis sur l’ongle de la dette extérieure! Cette dernière n’a non seulement jamais été payée mais selon les publications de Transparency International atteindrait allègrement les Trois Cent Quatre Vingt Milliards d’Euros presque entièrement dilapidés dans les réseaux de la corruption. Aujourd’hui l’Algérie est ruinée et la junte militaire n’a plus rien à céder sauf peut être NOTRE souveraineté nationale en ouvrant le territoire à des bases militaires comme la base d’Iherir cédée aux Américains et sise entre Djanet et Tamanrasset et récemment encore, un autre territoire vient d’être cédé près de Bordj Badji Mokhtar aux Britanniques cette fois suscitant le courroux de la France à laquelle Bouteflika pense devoir offrir dans un très proche avenir la base Navale de Mers El Kebir…. Une fois de plus, comme toujours, l’exécutif et sa presse de Baltaguias essaient à grand peine de donner le change contre l’illusion d’une possible incompétence au sommet pour justifier les raisons d’une interdiction de territoire aux opérateurs touristiques dans la région du Hoggar et des Tassili N’Adjer, sauf que cette fois, personne n’est dupe. Encore une fois, nous regardons impuissants l’Algérie s’effriter par pans entiers jusqu’au jour où nous n’aurons plus que les yeux pour pleurer comme des vieilles femmes ce que nous n’avons pas su garder et défendre comme des Hommes…..

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Les dictateurs ont changé de recette

Posté par algeriedemocratie le 9 août 2009

Les dictateurs ont changé de recette

Les dictateurs ont changé de recette dans Démocratie(2) dictature-africainePar Moisés Naím
Comment rester au pouvoir indéfiniment en maintenant des apparences de démocratie?

En guise de marmitons, choisissez des juristes plutôt que des lieutenants-colonels et comme ingrédients principaux, plutôt le référendum et l’amendement constitutionnel que le tank ou l’assaut sur le palais présidentiel. Les modes changent, surtout en cuisine, mais le résultat est toujours le même: les dictateurs parviennent à maintenir l’apparence de la démocratie tout en restant au pouvoir aussi longtemps qu’ils le peuvent.

Bien sûr, cette constante ne saurait effacer les particularismes culturels et chaque pays accommode la recette au goût des élites locales. Ainsi, au Zimbabwe, la recette des élections qui maintiennent Robert Mugabe [2]au pouvoir depuis 29 ans émet un bouquet plus relevé que celle appliquée en Russie, où l’élection d’un nouveau président ne change rien au fait que Vladimir Poutine [3] continue de tirer toutes les ficelles. En Iran, où on apprécie un zest de religion et où le chef suprême du pays, Ali Khamenei, a affirmé que la victoire écrasante du président Mahmoud Ahmadinejad [4] était un «signe du ciel», les milices autorisées à tabasser les manifestants constituent une garniture des plus appréciées.

En Amérique latine, la grande nouveauté est la manipulation de la constitution. Au Honduras, Manuel Zelaya [5] a essayé de suivre cette recette en modifiant la loi afin de rester au pouvoir pour un second mandat, mais il n’a réussi qu’à provoquer une indigestion chez les plus riches qui pourrait lui être fatale.
Voici donc la recette qui fait aujourd’hui le succès des autocrates de tout poil.

Ingrédients:
* Des millions de citoyens très pauvres.
* Des inégalités abyssales.
* Une pauvreté inimaginable cohabitant avec une richesse obscène.
* De l’injustice, de l’exclusion et de la discrimination raciale.
* Une corruption omniprésente.
* Une élite politique et économique arrogante, persuadée que «nous contrôlons la situation, rien n’arrivera ici.»
* Des partis politiques discrédités.
* Une classe moyenne apathique, déçue par la démocratie, la politique et ceux qui la font.
* Un parlement, une justice et des forces armées ramollies par un bain prolongé dans une marinade à base d’indolence, de gaspillage et de corruption. Il doit être facile d’acheter un juge, un sénateur ou un général.
* Des médias que leurs propriétaires utilisent pour promouvoir leurs intérêts économiques ou politiques.
* Une superpuissance étrangère neutralisée, distraite par d’autres priorités ou empêtrée dans trop d’aventures militaires.
* Une opinion internationale atteinte de troubles de l’attention aigus et ne s’intéressant pas vraiment à la manière dont les autres pays sont gouvernés.
* Un ennemi extérieur que l’on peut pointer du doigt. La CIA est l’exemple idéal, mais un pays voisin peut également faire l’affaire. Ou des immigrés ayant une couleur de peau différente. Si rien ne marche, essayez les Juifs et le Mossad.
* Des «milices du peuple» bien armées, bien entraînées et prêtes à briser les membres de ceux qui s’opposent au régime. Il n’est pas nécessaire que ces milices soient très nombreuses. Il suffit que les brutes qui les composent intimident la population en pratiquant le tabassage, l’assassinat, l’enlèvement ou d’autres formes de violence.

Préparation

1. Secouez bien les populations les plus pauvres grâce à une campagne qui monte certaines catégories contre d’autres. Saupoudrez de ressentiment, de rancœur électorale et de populisme économique. Faites évaporer toute harmonie en faisant bouillir la marmite sociale.
2. Prenez le pouvoir au cours d’élections démocratiques. Vous y arriverez plus facilement si vos rivaux sont corrompus et discrédités et si vous savez acheter les votes. Au cours de la campagne, proclamez votre volonté de lutter contre la corruption et de reprendre aux riches ce qu’ils ont volé aux pauvres.
3. Après avoir remporté les élections, organisez-en d’autres, mais ne les perdez pas. Les élections ne servent pas à défendre la démocratie, mais à décorer votre assiette.
4. Rafraîchissez le haut commandement militaire en nommant des officiers loyaux au président. Récompensez-les en leur faisant des cadeaux de toute sorte et punissez ceux qui manquent d’enthousiasme. Espionnez-les tous, tout le temps.
5. Faites la même chose avec la magistrature.
6. Lancez une campagne visant à obtenir la modification de la constitution par référendum. Obligez les employés des services publics à voter et assurez-vous que certains membres de l’opposition sont contre cette initiative. Persuadez le reste de l’opposition que son vote n’a aucun poids.
7. La nouvelle constitution doit garantir tous les droits des citoyens, surtout les plus pauvres, tout en ramenant leurs devoirs et leurs obligations au minimum. Promettez de réduire la pauvreté et de faire disparaître les inégalités. Dans le texte lui-même, insérez des provisions, rédigées dans un langage incompréhensible pour l’homme de la rue, qui affaiblissent ou suppriment la séparation des pouvoirs, concentrent l’autorité dans les mains du président et lui permettent de se représenter indéfiniment.
8. Discréditez, rabaissez, cooptez, achetez et réprimez l’opposition.
9. Contrôlez les médias. Tolérez quelques voix critiques que personne n’écoute, cela vous permettra de faire taire ceux qui vous reprochent de museler la presse.
10. Répétez le point trois, indéfiniment.

Bon appétit !

*Moisés Naím est rédacteur en chef du magazine Foreign Policy.

Cet article a été publié par le Washington Post le 2 août 2009. Traduit par Sylvestre Meininge. Repris par Tunisia Watch

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