Dr. Fekhar Kamal Eddine:Le génocide contre les défenseurs des droits de l’homme et les militants de la démocratie dans la région du M’Zab.

Posté par algeriedemocratie le 7 novembre 2009

Ghardaïa

Le génocide contre les défenseurs des droits de l’homme et les militants de la démocratie dans la région du M’Zab.
Dr. Fekhar Kamal Eddine

La nature du régime algérien :

Immédiatement après l’indépendance, le parti et la pensée uniques, ont dirigé d’une poignée de fer la société algérienne. Et pour assurer la survie et la continuité de la dictature totalitaire, il n’a permis l’ouverture d’aucun espace permettant de discuter de la démocratie, des droits de l’homme et des libertés individuelles et collectives. Pis encore, le simple fait d’en parler, expose son auteur aux plus graves accusations et poursuites judiciaires, voire à la liquidation physique. Et ce, malgré que l’Algérie eut ratifié et signé les divers pactes et traités internationaux relatifs au respect des droits de l’homme et aux libertés. Quant au débat sur les minorités et la protection de leurs droits, il s’agit d’un sujet qui reste tabou et qu’il faut éviter d’aborder. Hélas et jusqu’à nos jours, ce sujet est synonyme, aux yeux du régime, d’autonomie et d’appel à l’intervention étrangère !

Aperçu historique sur les souffrances de la population du M’Zab ou la guerre contre son identité:

La région du M’Zab à l’instar de toutes les régions de l’Algérie, a enduré et a souffert des mêmes problèmes, mais d’une manière plus marquée et plus prononcée en raison de l’identité spécifique des habitants de la région, où vit la communauté mozabite qui est considérée comme minoritaire par excellence :
- Minorité ethnique berbère, d’une part.
- Minorité religieuse Ibadite, d’autre part.
Depuis l’indépendance, le pouvoir algérien n’a cessé de combattre cette identité mozabite en opérant par différentes manières et moyens, directs et indirects pour l’éliminer.
1 – En ce qui concerne l’identité linguistique mozabite (Amazigh), elle a souffert de racisme, de mépris et de marginalisation, allant jusqu’à l’interdiction de parler cette langue dans les institutions officielles et même à l’occasion des activités culturelles. D’ailleurs avant, c’était la Kasma du parti unique qui octroyait l’autorisation pour l’utilisation de la langue Mozabite. Ils ont même changé les noms berbères des villes de la vallée du M’Zab et même des rues et des places …
2 – Quant à l’identité religieuse de la minorité Mozabite, la situation était plus complexe et difficile. La doctrine Ibadite, qui est une école de pensée à travers l’histoire islamique, tourne autour de trois axes caractéristiques :
a) le côté spirituel : le rituel et la mou’amala,
b) le côté philosophique et intellectuel : communément connu comme la science de la parole. Il incite à l’usage de la raison et de la pensée, ainsi que la persuasion, et le renoncement à l’utilisation de la violence.
c) l’aspect politique: ou la science politique, qui appelle dans son ensemble, à s’opposer à la corruption des dirigeants et des tyrans usurpateurs du pouvoir.
Le pouvoir algérien a fermement lutté contre ce dernier versant de notre identité par l’interdiction catégorique de son enseignement dans les programmes scolaires officiels, pis encore, il a pratiqué une politique de persécution contre les adeptes de cette doctrine en les traitant de KHAWARIDJ (des étrangers à l’Islam) dans les manuels d’histoire (deuxième année du collège). Une qualification raciste et une menace pour l’existence de l’Ibadisme, plus particulièrement avec la présence de certains groupes extrémistes islamistes, qui considèrent les KHAWARIDJ comme des infidèles, des hérétiques, d’où le devoir de les combattre et les éliminer!
Le pouvoir Algérien a instrumentalisé ces mensonges et autres inepties profitant de la composante humaine de la population locale pour créer une atmosphère de peur, de terreur et d’instabilité et pour faire aboutir tous ses stratagèmes visant à éliminer l’identité mozabite, et ce, en attisant des conflits entre la minorité Mozabite et les Arabes malékites résidants dans la même région, et ce, d’une manière cyclique : Beni Izguen en 1975 puis en 2004, El Guerrara en 1975 puis en 2004,Ghardaïa- ville en 1985 puis en 2008 , Malika en 2004 et Berriane en 1991 puis de Mars 2008 jusqu’à nos jours.
Ces événements entrainèrent souvent des scènes de pillage, de destruction des biens, des agressions physiques et mort d’hommes. Les incidents les plus graves se sont déroulés à Berriane durant plus d’une année et demie. Le dénominateur commun de tous ces événements, c’est l’attitude franchement hostile du pouvoir à l’égard des Mozabites.
Le régime a exercé depuis l’indépendance de fortes pressions, intimidations et chantages sur les responsables des institutions traditionnelles, et ce, par la menace d’une liquidation de l’identité mozabite, en fermant des écoles privées et les mosquées ainsi que la confiscation des biens habous ibadites, mettant ainsi en application son vil projet. Il interdira l’enseignement de la doctrine Ibadite dans les écoles privées pour ne tolérer que le côté spirituel de cette dernière. Cette pratique a abouti à l’ignorance des principes mêmes de cette pensée chez les enfants de notre communauté. Tout comme nous ne retrouvons, dans les lois de la République et dans la Constitution, aucune trace de l’existence d’une minorité religieuse ibadite en Algérie, ce qui met en danger de disparition cette minorité. Cette situation constitue une violation au droit fondamental des minorités de jouir librement de ses spécificités avec la garantie des mesures législatives inhérentes à cela, à savoir la reconnaissance officielle de ces droits. A travers cela, l’Algérie et la civilisation universelles profiteront de cette partie de ce patrimoine culturel, intellectuel et civilisationnel.

Ghardaïa après les événements du 05 Octobre 1988 et la chute du mur de Berlin, ou le début de la revendication de nos droits:

Après le soulèvement 05 octobre 1988 en l’Algérie et la chute du mur de Berlin, est apparue une jeune génération de citoyens du M’Zab qui a adhéré aux diverses organisations des droits de l’homme et aux partis démocratiques. Des jeunes, pétris de la culture revendicative pacifique et démocratique, pour le respect des droits et des libertés, et la préservation des composantes de l’identité mozabite (amazigh et ibadite) .Ces revendications ont trouvé un très large écho chez les enfants de cette région. Et ce mouvement a été en mesure d’adopter et de prendre en charge une grande partie de cette souffrance historique de la population locale, que sont l’injustice, la marginalisation et ce sentiment d’inhibition et de discrimination raciale, face à l’insistante politique du pouvoir visant à supprimer l’identité mozabite, comme nous l’avons démontré précédemment. Tout comme ce mouvement a été à l’écoute et a pris en charge, les préoccupations et les souffrances quotidiennes que sont les problèmes sociaux tels que le logement, l’emploi et les problèmes d’environnement et le manque flagrant d’infrastructures ainsi que les problèmes des commerçants …
Cette jeunesse a été capable d’encadrer toutes ces préoccupations et de les traduire en revendications pacifiques des droits à travers le FFS et ses élus locaux et aussi par le biais de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, et l’utilisation des médias locaux et internationaux. Tout cela a empêché de faire basculer cette région dans la violence et l’inconnu. Ce comportement n’a évidemment pas été apprécié ni toléré par le pouvoir. Ce dernier a fait face à cet éveil de la conscience politique et à ces revendications pacifiques, par une guerre cruelle et pernicieuse utilisant pour cela tous les moyens possibles en particulier en instrumentalisant parfaitement les appareils policier et judiciaire qui, faut-il le rappeler, sont sous l’autorité totale du pouvoir exécutif. Ces deux instruments donc, ont été outrageusement utilisés pour réprimer et étouffer dans l’œuf ce nouvel éveil dans la région du M’Zab. Les cadres de ce mouvement ont eu à subir une répression féroce et une vague d’intimidations policières et judiciaires dont des procès préfabriqués et marathoniens qui ont même abouti à des emprisonnements. C’étaient les événements de Ghardaïa de 2004, l’affaire de Baba Nadjar et jusqu’à aujourd’hui avec la série de procès préfabriqués.

Les voies et moyens utilisés par les autorités pour en finir avec l’éveil de Ghardaïa :

Premier moyen : la confrontation directe et la répression contre les symboles de cette pensée:
En 2004 et plus précisément le 17 octobre 2004, des mandats d’arrêt ont été délivrés par l’appareil judiciaire contre des membres du bureau régional de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme et des cadres du Front des Forces Socialistes et de ses élus à Ghardaïa. De fausses et très graves accusations ont été portées contre eux, accusations qui pouvaient mener à des condamnations très lourdes, allant jusqu’à la perpétuité. Le wali de Ghardaïa a exploité les troubles fomentés dans la ville, après le retentissant succès de la grève pacifique des commerçants organisée le 12 octobre 2004 et ce, pour protester contre le traitement injuste et humiliant infligé par les agents du contrôle des prix à leur encontre. Tout comme il s’agissait aussi de régler des comptes avec les encadreurs du mouvement de protestation pacifique qui a paralysé la ville de Ghardaïa, durant toute la journée du 27 avril 2004 et pour protester contre la détérioration des conditions sociales et de l’environnement. Il avait été donné à ce mouvement de protestation un caractère civilisé et pacifique et qui se résumait en la formulation d’une plateforme de revendications adressée aux autorités locales et à l’opinion publique nationale et internationale. Le 12 mars 2005 s’est tenu un simulacre de procès avec la participation de nombreux avocats et en présence de dirigeants et élus du Front des Forces Socialistes ainsi que des responsables de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme . Le verdict prononcé contre ces militants était de cinq ans de prison ferme sans qu’il y ait la moindre preuve, aussi infime soit-elle. De par cette situation, les événements de Ghardaïa ont vite débordé du cadre local, pour atteindre une dimension nationale et internationale.

Deuxième moyen : Elaboration de vils complots et fabrication d’accusations :
1. Les autorités locales et à leur tête le wali de Ghardaïa ont accueilli l’implantation du FFS avec prudence et méfiance, notamment lors des élections présidentielles de 1999 et le retrait, à la dernière minute, des six candidats de la course. A l’époque déjà, le wali avait considéré l’attachement de Kamal Eddine Fekhar (membre de la commission wilayale de surveillance des élections) aux orientations du FFS, comme un affront et un défi. Le wali, avait promis et juré publiquement de donner à Fekhar une leçon qu’il n’oublierait pas de sitôt. La menace du Wali ne s’est pas faite attendre. Dés la première occasion, un dossier fabriqué de toutes pièces a accusé le Docteur Fekhar d’avoir falsifié un certificat médical au profit d’un citoyen, alors qu’il était de garde à l’hôpital de Ghardaïa. Pourtant, ce certificat médical portait la signature du Docteur Fekhar qui était de garde ce jour-là, alors que la veille, ce même patient avait eu un certificat similaire pour les mêmes raisons (coups et blessures avec préméditation) signé cette fois ci par un autre médecin. Les mêmes raisons ont valu à ce patient trois mois de convalescence attribués par l’hôpital Aissat Idir d’Alger après une intervention chirurgicale. Suite à cette manigance judiciaire, Dr Fekhar avait écopé d’une année de prison ferme.
2) Immédiatement après la libération des derniers détenus des événements de 2004, la vallée du M’Zab avait vécu d’extraordinaires scènes de liesse et de joie traduites par des fêtes et de grandes cérémonies en cette occasion. Cela a largement contribué à l’augmentation de la popularité des militants, ce qui allait à l’encontre de la stratégie des autorités locales. Ces dernières se voyaient dans l’obligation de revoir leur copie en adoptant la stratégie du complot, de la préfabrication des affaires et des accusations. En 2005, a eu lieu un ignoble meurtre qui a coûté la vie à un ancien militant du FFS, Brahim Bazine, provoquant la consternation et la désolation partout à Ghardaïa. Deux jours après, un jeune homme, Mohamed Baba Nadjar était accusé de ce crime. La police a tenté de conclure un marché avec le présumé assassin pour lui faire dire que le Dr Fekhar ou un autre dirigeant du FFS à Ghardaïa était l’instigateur du meurtre, en contrepartie de sa libération !!! Cet odieux marchandage a été courageusement rejeté par le jeune Mohammed Baba Nadjar. Et on peut retrouver tous ces éléments dans les différentes péripéties de l’enquête liée à cette affaire. On a même considéré le simple fait de trouver une revue périodique publiée par la fédération FFS de Ghardaïa, lors de la perquisition du domicile du prévenu comme preuve irréfutable du crime! Le juge d’instruction avait interrogé Mohamed Baba Nadjar sur son affiliation politique et sur ses relations avec les responsables locaux du FFS. Au cours du procès du 06 juin 2006, il est apparu clairement la faiblesse de l’accusation et l’absence de toute preuve matérielle l’accusant à l’exception des déclarations contradictoires du fils mineur de la victime. Tout le monde s’attendait à l’acquittement de Mohamed Baba Nadjar mais la stupéfaction et l’indignation furent grandes lorsque le juge « Mammeri » avait prononcé le verdict de la peine de mort. Suite à cette injuste et outrageuse sentence, des marches de dénonciation furent organisées, pour protester contre ce qu’on appelle depuis, « la justice du téléphone ».
Après avoir accepté le recours en cassation auprès de la cour suprême, et après plusieurs reports ainsi que la torture et les sévices infligés à Mohamed à la prison de Ghardaïa, cette affaire fut programmée le 27 mai 2009 à Médéa. Une fois de plus, le procès s’est caractérisé par l’absence de toute preuve accablant le prévenu. Et plus que cela, un nouveau témoignage de l’un des fils du défunt, Bazin Brahim, affirmait qu’une personne connue avait menacé son père de mort avant le nuit du crime et qu’il avait déposé une plainte en ce sens mais qui est restée sans suite !!!! Après délibération très courte du jury, le juge a condamné le jeune Mohammed à la prison à vie. C’était la stupeur dans la salle, les présents se sont encore une fois rendus compte qu’ils avaient affaire à un appareil judiciaire sans scrupules, aux ordres du pouvoir exécutif!
3. Simultanément au procès de Baba Nadjar, les autorités locales ont concocté des accusations préfabriquées contre deux cadres de la fédération du FFS à Ghardaïa (Boudhiba Kacem et Fekhar Abderrahmane). Ils ont été accusés d’avoir incendié le véhicule du défunt Bazine Brahim, une année avant son assassinat. Il y a lieu de signaler qu’aucune plainte n’avait été déposée concernant cet incendie ni au moment ni après les faits et qu’il n’y avait aucun document attestant l’incendie du véhicule. La seule trace de ces faits était retrouvée dans la déclaration du fils (mineur) de la victime, lors du procès de Mohamed Baba Nadjar. Malgré tout cela, les deux militants sont depuis quatre années sous contrôle judiciaire et leur procès a été programmé pour le 09 novembre 2009, encourant tous deux une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison ferme.
4) – Le 15 juin 2009, sans avertissement aucun et sans présentation d’un mandat d’amener, des policiers en civil ont arrêté le Dr Fekhar Kamal Eddine. Une fois au commissariat, il s’est rendu compte de la machination orchestrée par des forces occultes, visant à l’accuser d’incitation à brûler un véhicule de la police. Cette fois-ci la police s’est basée sur les déclarations d’un certain Hamoudi Ali, un repris de justice – connu pour être un indicateur de police à Ghardaïa – qui a déclaré avoir entendu parler un autre repris de justice, Lemdehkel Omar, connu pour être un toxicomane, alcoolique et traité à l’hôpital psychiatrique de Blida pour troubles mentaux, qui disait alors que : « Fekhar Kamel Eddine l’avait incité à brûler un véhicule de la police contre une somme d’argent » . Ce même Lemdehkel Omar déclarera devant le juge d’instruction qu’il ne connaît même pas le Dr Fekhar et il niera les faits ainsi que les déclarations qu’il aurait faites à Hamoudi. Le Dr Fekhar Kamel Eddine est actuellement poursuivi en justice par la cour de Ghardaïa, pour incitation à incendier un véhicule de la police. Depuis, il est sous contrôle judiciaire et interdit de quitter le territoire national avec confiscation de son passeport. Il risque une condamnation pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison ferme.

Troisième moyen :

Afin de parasiter et de mettre un terme à la diffusion des idées revendicatives au sein de la société, le pouvoir a créé à Ghardaïa une organisation connue sous le nom des « A’ayanes » (notables), dont les membres ont été choisis pour leur arrivisme, opportunisme, allégeance et leur amour de l’intérêt personnel, pour représenter la société en lieu et place des représentants légitimement élus, et ce, afin de faire passer son discours et sa propagande. Tout cela entre dans le cadre de la nouvelle stratégie : partager les rôles afin que le pouvoir n’apparaisse pas directement sur la scène publique mais aussi afin de réprimer les opposants, les militants des droits humains et les syndicalistes. Ces « notables » sont encouragés voire chargés d’exécuter les sales besognes et entre autre de déposer des plaintes contre les opposants. Le relais est ensuite pris par les services de police et l’appareil judiciaire pour se charger du reste et en particulier de les neutraliser en prison.
1) L’affaire du syndicaliste Hamoudi Fekhar : Immédiatement après la réussite de la grève des commerçants qui avait paralysé la ville de Ghardaïa le 17 mai 2007 pour protester contres les lois scélérates décrétées contre l’intérêt des commerçants consistant en des amendes faramineuses et des peines de prison ferme pour des infractions insignifiante, la réplique des autorités s’est faite par le biais de Debdaba Mohammed responsable de l’union des commerçants, organisation alliée du pouvoir, qui a déposé une plainte à l’encontre de Hamoudi Fekhar. Au même moment, le wali de Ghardaïa avait adressé une correspondance au procureur de la république l’ordonnant de poursuivre en justice le syndicaliste en question sous couvert d’activités au sein d’une association non agréée, en violation flagrante des textes de la constitution et les lois de la République.
2) Au moment même où le monde entier visionnait à travers des enregistrements vidéo sur Internet et les différentes chaînes satellitaires, des policiers de Berriane en uniforme commettant des actes racistes et des gestes honteux contre la communauté Mozabite et au lieu de poursuivre et punir les instigateurs de ces actes inhumains, le pouvoir, qui était principalement à l’origine des événements de Berriane, exploita cette tragédie humaine pour anéantir toute véritable activité politique et toute défense des droits de l’homme. Il actionna ses larbins pour déposer des plaintes infondées contre nos militants et qui se terminèrent par des procès iniques dignes du Moyen-âge. C’est ainsi que les militants du FFS et des droits de l’homme de Berriane : Benabdallah Abdallah, Betoula Tewfik, Fekhar Omar autres….furent condamnés à la prison ferme sur la base d’accusations fallacieuses (incitation, troubles à l’ordre public…). C’est ainsi aussi que le siège du FFS de Berriane fut fermé, dissuadant les militants à afficher leur appartenance partisane ou leur adhésion à la ligue des droits de l’Homme.
3) Plusieurs plaintes ont été déposées par les supplétifs du pouvoir – membres du comité de « notables » ou membres de l’union des commerçants, organisation alliée du pouvoir – contre des cadres et les élus du FFS de Ghardaïa après la dernière grève des commerçants enclenchée par solidarité avec le jeune opprimé Mohammed Baba Nadjar. Cette avalanche de procès s’étalera sur 4 mois, c’est-à-dire jusqu’aux environs de Février 2010.
En regard de la gravité de ces pratiques et de cette amère réalité, en totale contradiction avec la logique et la raison et en flagrante violation de tout droit élémentaire, de toutes les lois et en premier lieu, la Constitution et de la déclaration universelle des droits de l’Homme,
En regard aussi à la stabilité, à la paix sociale et politique tout comme en regard de la prospérité culturelle et économique de tout Etat et du Monde, cela ne peut être possible sans l’instauration effective de la démocratie, la connaissance et la diffusion de la culture des droits de l’homme et de la défense des libertés fondamentales que sont les libertés d’opinion, de croyance, d’expression, le droit à la différence et sa défense et ce, par l’application des différents pactes et traités internationaux seuls garants de la reconnaissance et de la préservation de tous les droits et plus particulièrement la reconnaissance des minorités et la protection de leurs droits. Tout cela nous amène à poser une série de questions :
- Pourquoi tout cet acharnement, cette insistance, cet entêtement, cette stratégie et contre-stratégie du pouvoir au point de déclencher une guerre ouverte contre des citoyens sans défense, dont le seul pêché a été de revendiquer leurs droits de manière pacifique et civilisée ?
- Pourquoi cela se déroule seulement dans la région du M’Zab ?
- Est-ce que l’activisme politique et la défense des droits de l’homme sont devenus un crime passible des tribunaux à Ghardaïa ?
- Est-il interdit aux citoyens mozabites, en dehors des autres algériens, d’activer et d’adhérer aux partis politiques autonomes et aux organisations des droits de l’homme ? Plus particulièrement si nous prenons en considération les propos racistes du ministre délégué : « les mozabites doivent s’occuper de leurs commerces !! ». Tout comme les « conseils » du procureur général, lorsque j’étais détenu à la prison de Ghardaïa lors des événements de 2004 : « il vaut mieux pour toi de quitter le FFS et la ligue des droits de l’homme, si tu veux un jour, sortir de prison » !!
- Pourquoi le pouvoir a si peur, de voir émerger et se propager cette conscience politique et cette culture des droits de l’homme parmi les citoyens pacifiques de cette région qui sont connus pour leur rejet viscéral de la violence et de l’extrémisme ?
- De quoi a peur ce pouvoir, en fait ? De l’élargissement des espaces et de l’augmentation des citoyens revendiquant la démocratie et le respect des droits de l’homme en Algérie, dont l’officialisation de la langue berbère ?
- Ou a-t-il peur de la découverte par tous, des particularités du rite Ibadite, rite que ce même pouvoir tente sans relâche depuis l’indépendance, d’effacer et notamment dans son volet intellectuel et politique ?
- Le pouvoir voudrait-il généraliser ses expériences et ses projets – réussis – de Berriane à toute la wilaya de Ghardaïa et de là, à toutes les régions d’Algérie ?
- Est-ce que la majorité des algériens restera dans l’expectative devant cette injuste guerre déclarée, injustifiée et déséquilibrée ? Et sans chercher à comprendre ? Je parle plus particulièrement de la classe intellectuelle et des personnalités politiques. En sachant que toutes les régions et tous les citoyens subissent, de différentes manières, les affres de ce régime pourri et corrompu.
- Jusqu’à quand, les Etats démocratiques et les ONG des droits de l’homme continueront à contempler cette guerre entre David et Goliath ?
- Le temps n’est-il pas à l’ouverture d’une enquête internationale sérieuse et profonde, pour savoir ce qui se passe au M’Zab et pour sauvegarder le patrimoine civilisationnel culturel et intellectuel universel, situation appelant à la maîtrise de la raison, à l’action pacifique, à la tolérance, à l’acceptation de l’autre et au rejet de la violence, afin d’éviter son extinction et sa disparition forcée ?

Dr Kameleddine FEKHAR. Ecrivain et militant de la démocratie et de la défense des droits de l’homme.
Ghardaïa, le Lundi 23 Octobre 2009

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Karim Tabbou, Premier secrétaire du FFS

Posté par algeriedemocratie le 6 septembre 2009

 Le peuple à gauche, le pouvoir à droite

Karim Tabbou, Premier secrétaire du FFS

Le peuple à gauche, le pouvoir à droite

« Face à la radicalisation de plus en plus visible de la société algérienne, la gauche en Algérie n’arrive toujours pas à se constituer et à se former comme alternative de changement. Elle est l’otage de l’équation : le peuple à gauche et le pouvoir à droite.

La majorité de ces organisations qui se proclament pourtant de la gauche n’arrive toujours pas à choisir son camp et à ordonner ses priorités. Le FFS, qui souscrit aux principes et aux chartes éthiques du mouvement mondial de gauche, organisé dans le cadre de la puissante Internationale socialiste, reste aujourd’hui le seul mouvement politique à incarner cette opinion de gauche contestatrice. Les autres organisations ont préféré se fabriquer une autre boussole politique et sociale. En dehors du FFS dont les positions politiques sont clairement opposées au pouvoir, les autres mouvements de « gauche » doivent faire l’effort de clarifier leur stratégie ainsi que leurs objectifs. Soit ils continuent de soutenir le pouvoir violent, régressif, dans le seul but d’assurer une existence légale, institutionnelle d’embourgeoisement personnel, soit ils décident de se mettre en conformité avec les aspirations et les revendications de la société, en opérant des révisions déchirantes dans ses positions, dans ses alliances et dans ses modes d’organisation. Si dans le passé, l’idéal de justice sociale, de liberté et des droits de l’homme prôné par les mouvements de gauche a réussi à mobiliser les populations dans les combats révolutionnaires de libération, aujourd’hui il incombe à l’élite nationale et aux organisations autonomes de jouer un rôle central.

Si le problème principal demeure l’impasse des cadres, la dureté des luttes à venir permettra, sans nul doute, l’émergence de nouvelles générations de militants pouvant animer et conduire les luttes politiques, économiques, sociales et culturelles. L’élite nationale est mise en demeure d’engager une réflexion profonde et sérieuse pour construire une alternative démocratique. Le peuple algérien est prêt à se mettre en mouvement dès lors que des actes concrets sont accomplis dans cette direction. Le peuple algérien veut et peut faire le changement. Il incombe à l’élite non compromise avec le régime de trouver les modes d’organisation et d’action qui permettent un regroupement des forces du changement. Il ne s’agit pas d’additionner des sigles ou d’organiser un carnaval prétendument pluraliste de l’opposition, de gauche ou de toute autre coloration politique. Il faudra débarrasser la scène politique, syndicale, associative… des imposteurs, des galériens et des forçats du pouvoir. En tout cas, le FFS croit fermement qu’il est important pour notre pays et pour notre parti d’adopter des stratégies nouvelles et novatrices pour faire barrage aux forces rétrogrades, révisionnistes et violentes. Il pense que la jeunesse et notamment son élite universitaire sont les moteurs du changement. Ils arbitreront l’avenir. »

ParFayçal Métaoui

el watan

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hocine zehouane l’agent du drs

Posté par algeriedemocratie le 25 août 2009

hocine.bmpPar Youcef Aouchiche 

Au moment où l’Algérie vit sa 17èeme année sous le règne de l’état d’urgence et des lois d’exception; au moment où les restrictions se multiplient sur les libertés individuelles et collectives; au moment où l’opposition démocratique est interdite d’expression; au moment où le droit à la vie est complètement spolié, l’Algérie de Hocine Zehoune a atteint un stade plus haut que celui de l’Algérie des Algériens. Elle est au stade suprême du respect des droits humains, au point où elle ne se soucie guère de ces dépassements. L’obsession majeure de Zehouane est le dossier des erreurs médicales. Quelle honte !

Dans un pays plein de dossiers (disparus, corruption, verrouillage sur tous les plans, misère sociale, insécurité, …etc), Hocine Zehouane s’aperçoit que les questions les plus importantes sont: les erreurs médicales, les expulsions et les licenciements. Dans la République de Zehouane, hormis la dégradation sociale, tout marche à merveille.  Quelle honte ! 

En minimisant les violations quotidiennes des droits de l’Homme et en ignorant les véritables préoccupations des Algériens, cet ancien membre de la machine répressive (membre du bureau exécutif du FLN au temps de Ben Bella), veut réduire à néant le combat de la LADDH. Une Ligue dont il a squatté l’appellation malgré son éviction par son conseil national. Si Zehouane veut évoquer son cas en abordant les licenciements abusifs, je vous assure que son éviction de la tête de LADDH à été réglementaire et conforme aux statuts et règlement intérieur de l’organisation. Réglementaire parce que l’homme en question a voulu porter préjudice aux fondements et principes généraux de la LADDH, en déviant de son combat. Conforme aux statuts et règlement intérieur parce que plus de deux tiers des membres du conseil national ont approuvé. Il ose parler encore au nom de la ligue ? Quelle honte !

Au moment où la LADDH, dont le président légitime est maître Mostefa Bouchachi, dresse un tableau noir sur la situation des droits de l’homme en Algérie en appelant notamment  à la levé de l’état d’urgence et des lois d’exceptions; au moment où elle dénonce le processus de neutralisation de l’opposition et des organisations démocratique, Hocine Zehouane s’attaque au plus vieux parti de l’opposition en Algérie. Il dresse un honteux réquisitoire contre le Front des Forces Socialistes.

Avec cette sortie, Zehouane réaffirme son attachement inconditionnel au système politique actuel. Ses positions flatteuses à l’égard des décideurs ne sont pas étonnantes. Les procès attribués par ce soit-disant défenseur des droits de l’homme à l’opposition, témoignent de sa servitude aux décideurs. Son acharnement contre l’opposition, et cela depuis l’indépendance où il a traité Ait-Ahmed de «traître», et sa volonté de porter atteinte aux combats et aux organisations démocratiques en Algérie, ne sont qu’une preuve de plus sur son éloignement du combat pour le respect des droits de l’homme. Une ravière de sang sépare l’homme et les droits de l’homme. Franchement,  il représente une honte pour les droits de l’homme.

source:http://ffs1963.unblog.fr

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Hocine Aït-Ahmed lors d’une conférence de presse qu’il a animée le 06 juillet 1964:

Posté par algeriedemocratie le 25 août 2009

Hocine Aït-Ahmed lors d’une conférence de presse qu’il a animée le 06 juillet 1964:

“Un mot sur HOCINE ZEHOUANE, nous connaissons son passé, il a été condamné à mort par l’ALN pour avoir déserté son unité, abandonné son arme pour se réfugier au Maroc en 1958. Le colonel Mohand ou el hadj avait confirmé à l’époque sa condamnation à mort. Il réclamait sa tête après le cessez-le-feu. Aujourd’hui,  il siège avec lui au bureau politique. A beau mentir qui parle de loin. Qu’ils viennent tous ici dans leurs villages respectifs, ils seront pendus par leurs propres parents qui ne veulent pas être déshonorés. A Alger c’est l’irresponsabilités sociale, c’est facile de s’y faire une pureté, de jouer les pucelles héroïques sous la protection de la Sécurité Militaire. Le socialisme à rebours, parce qu’il ne profite qu’aux renégats, c’est du NATIONAL-SOCIALISME parce qu’il ne peut s’édifier que par la contrainte, la force, la violence exercées sur les authentiques révolutionnaires et sur les populations paysannes qui ont gagné la guerre et qui ont déjà maintenant perdu la paix”.

source:http://ffs1963.unblog.fr

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le drs s’attaque au FFS par ses journaux dit privés

Posté par algeriedemocratie le 25 août 2009

par M. Aziza

Le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Hocine Zehouane, a dénoncé hier, lors d’une conférence organisée au sein du siège de son organisation, les pressions exercées sur la ligue depuis 2005 sur les plans national, maghrébin et international. Des pressions qui visent à la fois à briser et à contrôler la ligue, selon maître Zehouane.

Sur le plan national, le président de la ligue a directement pointé du doigt la chefferie du parti politique du FFS. Il a affirmé que ces pressions ont commencé le jour du congrès de la LADDH qui a eu lieu les 22 et 23 septembre 2005, lorsque les membres dirigeants du FFS ont voulu s’emparer de la direction de l’organisation. Maître Zehouane est allé plus loin dans ses accusations en affirmant que les membres du FFS ont même donné l’ordre de l’extérieur aux agents infiltrés dans les assises de «casser le congrès». Le président de la ligue a également fait état d’informations ultérieures dévoilant un plan piloté par le FFS, à partir d’un séminaire organisé avec la fondation Jean Jaurès, à une centaine de mètres de l’hôtel Soummam, où se déroulait les travaux de la ligue, visant à casser le congrès en question. Le but de ces derniers, affirme Zehouane, est de faire une ligue instrumentalisée qui travaillera au service d’intérêts claniques sur le plan interne et de puissances occultes à l’extérieur.

Sur les plans maghrébin et international, le président de la LADDH a cité «le maître d’oeuvre de cette campagne». Il s’agit, selon Hocine Zehouane, d’un Marocain de nationalité française «Driss El-Yazami», secrétaire général de la ligue française, président et membre de plusieurs organisations, entre autres l’Organisation marocaine des droits de l’homme (proche du Palais royal), le secrétaire général de la FIDH, membres également d’organisations euro-méditerranéennes (REMDH et FEMDH). Le président de la Ligue algérienne des droits de l’homme explique que ce Marocain est en rapport étroit avec les dirigeants du FFS à Paris. «Il a même abrité une cellule spéciale, avec à sa tête le neveu d’Aït Ahmed, Yahia Assam, dès 2001, avec la mission de préparer la mainmise sur la LADDH», a-t-il affirmé. Il poursuivra : «Car la LADDH dérange avec ses principes humanitaires clairs sur la question du Sahara Occidental, avec ses positions sur la crise palestinienne, la crise du Liban, celle de l’Irak et les problèmes qui secouent le Proche-Orient».

Déclarant n’avoir ni pouvoir politique ni pouvoir juridique, les membres de la ligue ont fait appel à l’opinion publique, entre hommes et femmes de la presse, cadres et syndicats de notre pays pour «contrer toutes les manoeuvres d’enveloppement et de contrôle sur la ligue».

Interrogé sur la situation des droits de l’homme en Algérie, maître Zehouane a affirmé qu’elle est encore catastrophique, notamment sur le plan social. «Nous recevons plusieurs cas dans nos locaux sollicitant notre soutien.

«Des expulsions, des licenciements abusifs, des pressions visant à faire taire les voix des syndicats et même des dossiers de cas d’erreurs médicales», a-t-il souligné. Il ajoute que la commission indépendante qui a la charge de traiter les dossiers des erreurs médicales, et qui est sous l’égide de la LADDH, a déjà reçu 50 dossiers relatifs à des fautes médicales. Le président a affirmé enfin que la ligue remettra, à la fin de l’année, les résultats de ladite commission aux instances concernées.

source:le quotidien d’oran

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Karim Tabbou à Ouzelaguène:«Le FFS ne rentrera pas dans les rangs !»

Posté par algeriedemocratie le 21 août 2009

tabou.jpgLe FFS n’a pas dérogé à son habitude de tenir une activité politique à Ouzelaguène, la commune qui a abrité le congrès de la Soummam, à l’occasion du 53e anniversaire de ses assises historiques.

«Nous sommes des millions de Abane Ramdane», s’est écrié de prime abord Karim Tabbou, premier secrétaire du FFS, à l’intention de «ceux qui ont géré le pays par des procédés visant la destruction de la société algérienne». Lors d’un meeting populaire qu’il a animé hier à Ighzer Amokrane, l’orateur n’a pas manqué de réaffirmer la détermination de son parti à continuer le combat de l’architecte de la Révolution tout en qualifiant le FFS de «vrai Front de libération nationale» d’après-guerre. «Nous sommes ici pour marquer notre fidélité au congrès de la Soummam», a-t-il souligné à l’adresse de ceux qui ne réaliseraient pas encore, parmi l’assistance nombreuse, l’importance de la plate-forme du premier congrès du FLN dans l’organisation politique et militaire de la révolution armée. Karim Tabbou n’a pas manqué d’aborder, par la même occasion, la situation socioéconomique du pays et considère la reconduction d’Ahmed Ouyahia à la tête du gouvernement comme une «provocation» à l’égard des Algériens.

« Le chef de l’État n’a pas de politique économique», a-t-il asséné, tout en dénonçant «les milliards de dinars dépensés dans des festivités folkloriques et le renforcement de l’arsenal des services de sécurité au détriment du pouvoir d’achat des Algériens». Parallèlement à la flambée des prix des produits de première nécessité, « la Kabylie a été brûlée et ce sont les services de sécurité qui ont mis le feu à la forêt de Tadmaït », accusera-t-il. Le premier secrétaire national du FFS a décoché quelques flèches en direction de la presse qu’il accuse d’acharnement contre son parti et «conseille» à certains journalistes d’enquêter sur les nombreuses affaires de corruption qui gangrènent la société afin de mieux informer leurs lecteurs. «Le FFS ne rentrera pas dans les rangs», a-t-il tonné sous les ovations de la foule. Hamid Ferhat, président de l’APW de Béjaïa, a affirmé pour sa part que « ce sont les ennemis du congrès de la Soummam et de la Révolution algérienne qui ont restitué des terres au profit des harkis et freiné le développement local ». EL Watan.

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Le FFS commémore à sa manière le 20 Août

Posté par algeriedemocratie le 20 août 2009

BéjaïaLe FFS commémore à sa manière le 20 Août

Profitant de la date historique du 20 août, le Front des forces socialistes a saisi l’occasion pour organiser, du 16 au 19 du mois courant, un camp de trois jours au profit des enfants de Ghardaïa dans la station balnéaire de Souk El Tenine. Outre ces quelques jours de détente offerts aux jeunes sudistes, le plus vieux parti d’opposition a aussi organisé un séminaire du directoire de jeunes du FFS dans la même ville, la veille de cette date historique, avec comme thématique, l’université algérienne.

C’est en présence du premier secrétaire et de l’ensemble des dirigeants du parti que M. Rouaidjia, professeur à l’université de M’sila, qui a à son actif une vingtaine de communications, aura à débattre avec l’assistance du diagnostic fait sur l’université algérienne et des propositions d’amélioration à faire.

Fidèles à leurs habitudes, les responsables du parti se rendront en masse aujourd’hiu à Ouzellaguen où le premier secrétaire animera un meeting sur la placette de l’ex-Souk El Fellah avant de déposer une gerbe de fleurs au cimetière des martyrs et une autre sur le carré des martyrs du printemps noir.

Tous les présents se dirigeront ensuite vers Ifri, lieu de la tenue du Congrès de la Soummam, où ils déposeront une troisième gerbe de fleurs sur la stèle commémorative de cet événement et là aussi il y aura une prise de parole.

C’est ainsi que le parti d’Aït Ahmed compte commémorer cette date historique. La direction de  la maison de la culture de Bgayet a invité à l’occasion de la célébration du 53e anniversaire du congrès de la Soummam, le réalisateur Amar Laskri pour un débat sur son film Fleur de Lotus  qui devait être projeté durant la soirée d’hier.

La commune de Tinebdar, quant à elle, compte marquer l’évènement en organisant un tournoi de football intervillages sous le slogan « Pour une commune sans drogue, tous pour le sport ».

A. Gana

source:dépêche de kabylie

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Operation démolition du FFS

Posté par algeriedemocratie le 20 juillet 2009

Operation démolition du FFS

Djamaledine Benchenouf   

Le FFS est la seule force politique crédible qui subsiste dans notre pays. Le régime est obnubilé, voire terrorisé, par ce parti politique qui a su résister jusqu’à aujourd’hui, aux multiples et vaines opérations de subversion qui ont tenté de le saborder.

Le régime, dont la force réside dans la division des Algériens et l’impossibilité pour eux de se regrouper dans une force qui les représente, et qui porte leurs aspirations, a fixé à ses agents la mission de faire exploser ce parti des Algériens. Seuls les partis fantoches, acquis au régime, et qui le servent en faisant mine de le combattre, ou ceux qui se vantent d’appartenir à ”l’alliance présidentielle” ont droit de cité et de butin dans notre pays.

Il existe, au sein du DRS, une structure fortement dotée de moyens humains et financiers, exclusivement destinée à créer, au sein du FFS, des foyers de tension entre ses militants, de le discréditer au sein des populations, via une presse aux ordres, et à le ”ghettoiser” dans la seule région de Kabylie, en suggérant que le FFS est un parti régionaliste. D’autres voix ”politiques” autorisées, tentent de suggérer au peuple algérien que le leader du FFS pratique du ”tourisme politique”, parce que, pour des raisons parfaitement évidentes, Monsieur Hocine Ait-Ahmed réside à l’étranger. Et ils ”oublient” de nous dire ce qui pourrait advenir à ce pays, si ce leader politique venait à être assassiné par le ”terrorisme.”

Le régime qui fait tout pour que Monsieur Hocine Ait-Ahmed ne s’installe pas définitivement en Algérie, et qui entretient cette propagande de tourisme politique et de ”parti des Kabyles” est-il en mesure d’assurer la sécurité de ce leader?

Autant demander à un voleur de garder la caisse.

Et, en plus des opérations visant à discréditer le FFS dans l’esprit des Algeriens, des taupes ont ete chargees de le miner de l’interieur.

Des ”dissidents” du FFS viennent d’annoncer la création d’un FFS bis, dans une phraséologie et avec des euphémismes qui montrent tout le cote chafouin et suspect de cette entreprise. Et toute honte bue, ils accusent l’actuelle direction du FFS d’être ”un appareil au service du pouvoir”. Une direction qui se distingue, avec éclat, dans la dénonciation inlassable du régime. Et par son engagement sans faille en faveur de toutes les causes justes, comme celle du mouvement social des enseignants, entre autres.

Ils tentent de nous convaincre que la seule force politique qui dénonce et qui combat l’oligarchie qui a confisquée notre indépendance est au service de celle-ci. La ficelle est trop grosse.

Le FFS est l’une des forces qui vont contribuer à chasser le régime et a libérer le peuple algérien de l’atroce oppression d’un régime corrompu et criminel.

Je ne suis pas un militant du FFS, mais j’affirme, haut et clair, que Le FFS est un parti de tous les Algériens. Que c’est le seul vrai parti d’opposition sur la scène politique.

En attendant qu’il soit rejoint, sur le champ de bataille de la dignité et de la justice, par d’autres formations aussi intègres et aussi engagées qu’il l’a toujours été, nous devons nous mobiliser à ses cotes, Nous ne devrons pas permettre aux agents du régime de démolir l’une des plus belles sagas politiques de notre histoire, et l’un des garants de notre renouveau. Et de notre libération!

Djamaledine Benchenouf
31 août 2008

www.lequotidienalgerie.com

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brandissant le flambeau du projet du scrutin présidentiel

Posté par algeriedemocratie le 11 juillet 2009

image
Photo : Malik Boumati

source: la tribune

-->Par Ghada Hamrouche

«Il y a deux attitudes possibles aujourd’hui. Soit on est acteur de l’histoire en se rangeant du côté de la population exclue et privée de tous ses droits, soit on est un jouet de l’histoire enrôlé dans la comédie électorale du 9 avril.» C’est la philosophie de l’appel au boycott lancé par le Front des forces socialistes (FFS) pour le scrutin présidentiel. La campagne électorale n’était donc pas l’apanage des animateurs du scrutin présidentiel du 9 avril. Le FFS a d’emblée rejeté ce scrutin, estimant que c’est une élection dont les résultats sont connus d’avance. Au moment où le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) avait décidé de geler ses activités en signe de protestation, le FFS a décidé, quant à lui, de mener une campagne active du boycott, un boycott, affirme-t-on «révolutionnaire». «Il s’agit de tout faire pour éviter que soit écrite une page de notre histoire dans le mensonge et la manipulation. C’est pourquoi le FFS a décidé de faire un boycott actif, un boycott révolutionnaire», avait-on annoncé.

Opposition active
En dépit des interdits de meetings qui ont pesé sur le FFS tout au long de cette campagne que les pouvoirs publics avaient pourtant affirmé être tolérés, le FFS n’a cessé de souligner sa révolte contre «une mascarade électorale». «Les Algériens sont conscients et n’acceptent pas la moquerie électorale. Ils savent que cette campagne ne sert qu’à justifier des résultats préparés d’avance», avait lancé le premier secrétaire du parti lors des manifestations de rue organisées la semaine dernière en Kabylie. Le FFS a également dénoncé «une manipulation manifeste du fichier électoral», «l’utilisation des écoles et des moquées à des fins politiques» et «un chantage en tout genre pour la délivrance de toute pièce administrative» aussi bien qu’une mobilisation constatée de «la population carcérale». Le FFS abordera dans son discours une campagne électorale très coûteuse. «Des milliers d’affiches portant l’effigie du président-candidat sont fabriquées à un coût financier incalculable», atteste-t-on avant de s’interroger sur «l’identité des personnes ayant bénéficié d’un tel marché d’affiches».
Le conseil national du FFS, qui a annoncé officiellement le boycott le 12 février dernier, a organisé depuis de nombreuses activités et manifestations pour étoffer la synergie de boycott. Plusieurs rencontres des élus et militants ont été tenues dans toutes les fédérations pour préparer les actions et rencontres de proximité pour le boycott du scrutin, notamment la réunion des maires et élus APW, le 2 mars 2009 à Alger, et celle du forum national des femmes. Le premier secrétaire du parti a animé pas moins de 17 meetings avec la population en Kabylie, à Sétif et à Bordj Bou Arréridj.

Mobilisation générale
Les autres cadres du parti ont animé, de leur côté, de nombreux meetings, notamment à Boumerdès, Tizi Ouzou, Béjaïa, Ghardaïa, Blida, Tiaret, Chlef et Oran. A Alger, des activités de proximité ont été organisées, notamment à Aïn Benian, Rouiba et Oued
Korrich ainsi que dans les milieux universitaires. A signaler que plusieurs activités ont été annulées ou reportées à cause du refus d’autorisation notamment à  Jijel, Sidi Bel Abbès, Mascara et Médéa. Partout où il a pu se manifester, le FFS a brossé un tableau noir de la situation du pays. Un tableau qui ne peut que l’inciter à appeler les Algériens et les Algériennes à «assumer leurs responsabilités». Ne pas faire de politique aujourd’hui, ne cessera de marteler le premier secrétaire du parti à chaque rencontre, «est la pire des politiques». Affirmant que «nous assistons à la mise en place d’une véritable armée électorale», le responsable du parti clame d’ores et déjà que «le taux de participation qui sera annoncé représentera en réalité le niveau de peur que ressent le pouvoir envers la population». Du côté des militants du parti, on n’est pas moins convaincu que les responsables de l’inutilité de ce scrutin et de la nécessité de le boycotter. «Je n’irai pas voter le 9 avril, à l’instar de la majorité des jeunes Algériens, du fait de la corruption et de l’impunité qui ont caractérisé les deux premiers mandats», affirme un jeune militant. On nous a «promis une Algérie meilleure, une branche d’olivier, la paix et la prospérité. On nous avait embelli l’avenir et on nous a tant bercé dans des rêves, dans des discours dithyrambiques qui se sont révélés par la suite aux antipodes de l’amère réalité à laquelle nous devons faire face quotidiennement.» Les militants du FFS sont unanimes à dénoncer la diabolisation dont la campagne du plus vieux parti d’opposition a fait l’objet avant même le début du scrutin : «On nous a traités sans vergogne aucune de traîtres et de criminels.» Ces jeunes militants, frustrés par les «campagnes de dénigrement», estiment qu’«une fois de trop, le peuple est insulté, humilié et spolié de sa démocratie par ces dirigeants autoproclamés». Ils affirment dans ce sillage : «L’injustice finit toujours par révolter les peuples.» «Le vrai changement viendra d’en bas et jamais d’en haut, du moins chez nous, en Algérie», concluent-ils.

 G. H.

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conférence-débat de Karim Tabou à Adekkar

Posté par algeriedemocratie le 8 juillet 2009

C’est dans la salle archicomble du centre culturel d’Adekar que le premier secrétaire national du FFS, Karim Tabbou, a animé hier une conférence-débat.

L’essentiel de son propos a été consacré aux critiques virulentes à l’égard du pouvoir et du RCD. Après avoir observé une minute de silence et écouté l’hymne national dédié à la mémoire «de tous ceux qui ont versé leur sang de 1962 à ce jour», le premier secrétaire du FFS a déclaré avoir choisi de tenir l’activité dans la région en raison de la situation de «non développement» qu’elle subit. La transition s’est ensuite vite faite pour aboutir sur d’autres dates symboles, le 25 et le 29 juin, dates des assassinats respectifs de Matoub et de Boudiaf, et s’attaquer au pouvoir. Le conférencier, évoquant l’impunité, a souligné que le pouvoir «n’a pas encore passé le moindre caporal devant les tribunaux». M. Tabbou n’a pas omis de rendre un hommage, en ce 5 juillet, aux «500 dockers d’Alger en grève pour s’opposer à la vente de leur port aux Emiratis», rappelant au passage que la première opposition à la colonisation était venue de là. Le premier secrétaire national du FFS a condamné par ailleurs l’attitude des policiers et des gendarmes dans le conflit qui ronge la région de Ghardaïa.

Les tenants du pouvoir «n’admettent pas la présence de l’opposition et les éventuels soulèvements populaires susceptibles de nuire à leurs intérêts dans une région toute proche des puits de pétrole», a-t-il asséné. Puis, tour à tour, M. Tabbou évoquera le drame des harraga pour qui «toutes les issues sont fermées» et les milieux de «la maffia politique et financière» qui gangrènent la société. «Ils ferment les frontières au moment où la drogue arrive en avion», a-t-il dénoncé en substance. L’opposition, à sa tête le RCD, n’a pas non plus été épargnée par les critiques de M. Tabbou, qui a qualifié ses représentants de «marionnettes» entre les mains du pouvoir ou encore d’« embusqués de la politique» qui attendent les prochaines élections pour partager le butin. Les quelques interventions, lors du débat, se sont essentiellement portées sur l’éventuel rapprochement du FFS et du RCD – que K. Tabbou a tout de suite écarté – et sur le problème de localité de Taourirt Ighil dont le président de l’APC est d’obédience FFS.

El Watan

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