Farid Ferragui

Posté par algeriedemocratie le 1 avril 2010

Un ami du public depuis 30 ans

Musique. Farid Ferragui en concert les 2 et 3 avril à Béjaïa

Un ami du public depuis 30 ans

La ville de Béjaïa verra le retour sur scène du grand chanteur d’expression kabyle, Farid Ferragui. Il se produira avril à la maison de la culture, au grand bonheur de ses fans.

Farid Ferragui, 30 ans de carrière, promet même un nouvel album qui sera bientôt disponible chez les disquaires. Mais en attendant, les belles mélodies, la force du verbe et la magnificence de la parole s’invitent, à nouveau, à la maison de la culture de Béjaïa, grâce à cette nouvelle sortie de Farid Ferragui. « J’ai voulu faire une tournée, mais cette option s’est avérée difficile car des contraintes d’ordre technique viennent de surgir, à savoir difficulté de maîtrise du timing, par-ci, et indisponibilité des salles, par-là. A Bouira, à titre d’exemple, il s’avère impossible d’organiser un gala car la maison de la culture ne dispose pas de régie d’après son directeur, tandis qu’à Bordj Bou arréridj, la salle est actuellement en travaux », nous fait savoir Farid Ferragui, rencontré à Alger, la veille de son départ pour Béjaïa. Au sujet de son nouvel album, actuellement en chantier, le chanteur préfère livrer sa surprise en temps opportun : « Je ne peux donner de date.

Je suis perfectionniste et je suis capable de remettre en cause le travail à la dernière minute, car je n’aime pas tomber dans la facilité. Je peux vous dire, néanmoins, qu’il sera prêt probablement avant l’été. » Le morceau est donc craché à moitié, ce sera éventuellement pour l’été. Mais avant cette surprise, la maison de la culture de Béjaïa marquera son premier retour vendredi et samedi prochains.

Paroles, paroles…

C’est donc une seconde belle surprise. « Ça se prépare bien. Mais c’est encore dommage que l’affichage et les besoins d’annonce soient inscrits encore à la charge du chanteur, alors que ces choses doivent être prises en charge par les organismes concernés », dit-il. Nonobstant, cet imprévu, voire « ce fardeau qui vient s’abattre encore sur le dos de l’artiste algérien », le spectacle est promis. Il n’est pas des moindres. Surtout lorsque l’on sait que l’artiste est riche d’une trentaine d’années de carrière, armé d’un lien précieux d’amour et d’amitié avec son public. A Béjaïa, il promet surtout de changer de répertoire, de scène, chose qui permettra à son public de le découvrir sous d’autres cieux. Interrogé sur la régression constatée dans la chanson kabyle de ces dernières années, Farid Ferragui préfère éviter le terme régression, usant plutôt du terme « crise ».

D’après lui, un des derniers samouraïs de la chanson kabyle, « il ne faut pas condamner ces jeunes artistes qui ont évolué dans une période de crise et de manque d’encadrement. C’est une période creuse qui, je crois, n’aura aucune répercussion sur l’avenir de la chanson kabyle ». Avant d’ajouter : « Je crois que nous assistons à une crise de la chanson au niveau mondial. Quant à la chanson kabyle, son public est très spécial et exigeant. » Pour son nouvel album en préparation, Farid Ferragui avoue qu’il se concentre beaucoup plus sur la parole et les mélodies : « Je travaille toujours mieux la parole. J’ai essayé d’enrichir mes mélodies avec, comme formule, de doter chaque couplet d’une musique propre à lui. Je prends beaucoup plus de temps, car j’ai un public très spécial qui apprécie la bonne parole. »

Pour le spectacle de Béjaïa, l’artiste estime qu’« il s’agit d’exprimer, de nouveau, le respect à son public qui, pendant les 30 années de carrière, a su comprendre mes absences et mes erreurs ». Justement, pour fêter les 30 années de carrière de Farid Ferragui, des énergies se fusionnent ça et là, afin de lui rendre le grand hommage qu’il mérite ; mais, sans pour autant l’inciter à se séparer de son bel instrument, car, le chardonneret n’est pas prêt à se taire. « Tant qu’il y a ce magnifique public qui m’écoute, je produirai encore sans relâche », dit-il après 30 années de carrière.

Par Ali Titouche
source el watan

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Le groupe Debza serre le poing

Posté par algeriedemocratie le 16 février 2010

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Awal d ZIMU.

Posté par algeriedemocratie le 12 février 2010

Awal d ZIMU.

Awal d ZIMU. dans MUSIQUE ALGERIENNE(35) arton19

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arton19-8040b Awal d ZIMU.

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Akka, tura ma d aɣref i nella neɣ ala !? D ayen i ibanen, d aɣref ay ameddakkel. Ala wid i ixeddmen tasertit i yettagaden ad d-inin ayenni.

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Akka, tura ma d aɣref i nella neɣ ala !? D ayen i ibanen, d aɣref ay ameddakkel. Ala wid i ixeddmen tasertit i yettagaden ad d-inin ayenni.

08/01/2010 – 04:28 mis a jour le 08/01/2010 – 14:23 sɣur Smaεil Uxxam Baci

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Slimane Azem: Poète, éducateur et fabuliste

Posté par algeriedemocratie le 11 février 2010

Slimane AzemPoète, éducateur et fabulisteSlimane Azem: Poète, éducateur et fabuliste dans MUSIQUE ALGERIENNE(35) 2347_82406

Né en septembre 1919 à Agouni Gueghrane (Tizi Ouzou), Slimane Azem a commencé à chanter dès son jeune âge. C’est avec les poèmes de Si Mohand U M’hand qu’il fredonnait ses premiers airs, à l’aide dit-on, d’une flûte qu’il a lui même fabriqué. Depuis, de fil en aiguille, il en est arrivé à faire de la chanson, son occupation première, malgré les  difficultés sociales et matériaux car il était à la recherche d’un emploi.

“En tant que poète estimé de son public, je me devais de participer à son éducation et à sa formation morale et spirituelle : C’est ce que j’ai essayé de faire dans toutes mes chansons et je crois – sans fausse modestie avoir rempli ma mission auprès de mes compatriotes. Leur estime s’est transformée en admiration et parfois même plus je sens que je suis leur guide dont les paroles portent parfois en leur sein, des sens cachés et des symboles qu’il faut interpréter. Beaucoup en interprètant mes chansons dans un sens qui n’a jamais été celui que j’ai voulu leur donner. Mes chansons sont dans la tradition des poètes antiques et des fabulistes, les vérités que j’expose sont des vérités éternelles, communes à toutes les moralités au cours des siècles…”

Cette déclaration est de Slimane Azem à un journal d’outre mer. Le poète qui a occupé durant un quart de siècle une place prépondérante dans le milieu artistique, a joué un rôle de tout premier ordre dans la vulgarisation et la promotion de la chanson à une époque où le simple fait de chanter dans cette langue passait pour un acte de subversion. Né en septembre 1919 à Agouni Gueghrane (Tizi Ouzou), Slimane Azem a commencé à chanter dès son jeune âge. C’est avec les poèmes de Si Mohand U M’hand qu’il fredonnait ses premiers airs, à l’aide dit-on, d’une flûte qu’il a lui même fabriquée. Depuis, t de fil en aiguille, il en est arrivé à faire de la chanson son occupation première, malgré les  difficultés sociales et matérielles car il était à la recherche d’un emploi.

A onze ans déjà, Slimane Azem n’ayant presque aucun goût pour les études, doit être engagé dans une ferme à Staouéli, pour de menus travaux agricoles. La vie pénible du travail chez les colons l’obligera à chercher un autre débouché et c’est ainsi qu’il atterrit en France. C’était en 1937, c’est là également qu’il rencontra Mohamed Kamel, qui selon des témoignages, était à l’origine des débuts artistiques de Slimane Azem. D’ailleurs, sa première chanson intitulé “Amoh, Amoh” fut un succès et nombreux sont les mélomanes qui se sont précipités du côté de Mme Sauvey pour acquérir son disque. Néanmoins, c’est avec Pathé Marconi que l’artiste effectuera ses premiers enregistrements qui lui ouvriront la voie du succès. Slimane Azem s’est, tout à coup, découvert un style et un talent hors du commun. A chaque fois que le besoin se faisait sentir, l’artiste effectuait un voyage au bled, histoire de se retremper dans une ambiance qui lui est familière, et de repartir avec quelques airs du pays. Azem a beaucoup chanté l’exil, c’est peut être, parce que vivant en milieu émigré, il essaie d’alléger pour ses concitoyens le lourd fardeau qui pèse sur leurs épaules : La nostalgie. Très influencé par les fables de la fontaine, Azem a réservé une bonne partie de son répertoire à faire parler les animaux à travers des airs chargés de symboles et regroupement de métaphores. Ceux qui ont eu la chance de le connaître, sont unanimes à souligner l’affabilité et la force de caractère de l’homme, le génie créateur de l’artiste. Grâce à des efforts soutenus en matière d’innovation et de recherche musicale, l’artiste a été auréolé en 1972 du disque d’or de la chanson berbère.

Depuis cette consécration, son aura n’a cessé d’étendre son empire et ses admirateurs ne lui vouèrent que plus de respect et admiration à chaque fois qu’une de ses œuvres est diffusée.          

  N. Maouche

dépêche de kabylie

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Si Moh: « Yelha cdeh n teqbaylit, acu kan taqbaylit mačči d cdeh…»

Posté par algeriedemocratie le 8 février 2010

Si Moh« Yelha cdeh n teqbaylit, acu kan taqbaylit mačči d cdeh…»Si Moh: « Yelha cdeh n teqbaylit, acu kan taqbaylit mačči d cdeh…» dans MUSIQUE ALGERIENNE(35) 2344_82252

Achal d amdan i yessaramen ad issinen udem n Si Moh, ladγa ilmeyen-agi n tura, imi ulac teswira-s di tesfifin i d-yessufeγ, ulac diγ timeγriwen am netta am yicennayen-nnien.  Xas akken tizlatin-is suznent u suzunent ulawen, bab-nsent yeqqim d netta i d netta ; ur t-isuzen wau n cciεa, ur d-icligg ma d « lweda neγ zzuğ.»   Iwakken ad ner sser n « tuffra-a ines », nerza γur-s mi aγ-d-yewwi umeddakel-is, Said Ait Mouhoub yiwen seg wid ukked yesseklas u ixeddem-as diγ kra n tezlatin, asiher (rendez-vous) yid-s ; wissen amek yeqbel !!! Ad tafe « yeεya di lesab yuγal yessesab.» Mi newwe γer tanut-is, iqublaγ-d s yiwen wudem dayen kan ; yessen acal teswa lqima n yinebgawen γer leqbayel, netta ‘’yesεan taqbaylit deg wul’’. Syin inecdaγ γer texxam n usekles (studio d’enregistrement) anda i d-nufa iman-nneγ gar yimeddakal-is inauren nezzin-d i latay d lqahwa d agraw  iwakken ad nsel i tezlatin-is timaynutin ara d-yeffγen aseggas-a. Gar yisental i yefren i tezlatin-a, ad naf : tamuγli (d isem diγ n lalbum), juge, Martin (isem n userdun), aγerda, amedda, lewcam, adrar, lğehd n tizit…llant 11 n tezlatin.  Deg wakken yesserqas taqbaylit, ur nebγi ara ad nebdu srid adewenni, nenna-as : ‘’mi yers leεqel ad nwali’’, nugad diγ, imi i aγ-d-yettban d amγar azemni n lweqt-a, ad aγ-teru am wakken :  ‘’yekker γer ccix ad as-yini !!!’’. Neğğa-t yettmeslay : awal yettawi-d waye, asentel ijebbed-d gma-s. Nuγal nesteqsa-t γef wamek i d-yefren isental deg ujdid-agi i d-ihegga :   Si Moh : ass-a, neγ di tallit-a yewεer ad d-temmeslaye γef usentel. Yewεer ad tessiwe izen i yimdanen akken tebγi. Lewqat mxalafen ; ayen yellan zik muhab, tura yuγal dayen-nnien. Ma nefka-d kan lγerba d amedya ; zik ttγennin lγerba tewεer axater yal yiwen d acu n uγbel i t-yettawin γer din, zyada γef wanect-a, ur tettwali imawlan ur asen-tesselle alamma yezzi-d useggas, akken wissen. Tura, lγerba ur tessewac ara imi anda tebγu tili ad d-tqerbettawilat-agi n usiwe, yerna tuγal d asirem i wacal d ilemi ; lγerba ass-a, nezmer ad d-nini, d tagi n zdat n tewwura-nneγ, mi ara nwali wid yettqemmiren s

 terwien-nsen di lebar.

I wacuγer teqqime kan di tuffirt ? 

Si Moh : nekk, ttγenniγ i yiman-iw ; xeddmeγ tuγac iwakken ad dduγ di lebγi i lebγi-w. Melmi iyi-teεğeb tezlit, ad tt-skelseγ. Tura ma teεğeb medden, dγa dayen igerrzen.  Aas n yilmeyen i isellen i tezlatin-nni inek n zik akka tura, acu kan ur ak-ssinen ara. Amur ameqqran ur rin ara diγ 9 tesfifin i tesεi. Ilaq ad ak-issinen.  Nekk icebba-yi Rebbi d ayen ixeddem unaur i d ṣṣe mačči d netta  s tidammad-is i teεna temsalt. Nekk ur xeddmeγ ara ccna iwakken ad iyi-issinen medden ; xeddmeγ-t axaer emleγ-t. D wa i d anamek i as-fkiγ i unaur. Wid i ak-iemmlen bγan ad ak-walin di tmeγriwin, yerna d leqq-nsen, anaur mačči n yiman-is kan ‘’iegger-ik-id ccna s annar’’

Ahat tesεam leqq, maεna lmuhim aql-aγ la

nessebibir γef yidles-nneγ iwakken ad yili wayen ara d-neğğ i tsuta i d-yettnekkaren.

Amek tettwali akka tura ccna aqbayli ?

S umata, ccna deg umaal akk yettwaγ; bdu-tt si Fransa, Legliz neγ Marikan. Amek tebγam ad yaf iman-is ccna aqbayli ? Yerna taqbaylit mačči d ce, xas yelha ce n teqbaylit. Yuγal ccna tura d ‘’self service’‘.

Di taggara, yedda-aγ di lebγi yecna-d zdat-neγ kra tezlatin tiqdimin. Ahat dγa yera asalu, netta yaqqaren :

« Hubaγ-kem thuba-iyi di sin nemhuba

Di sin nhuba tayri tessewac-aγ

Cubaγ-kem tcuba-iyi di sin nemcuba

S kra n wid tezza tayri yecba γur-neγ       

Hubaγ-kem thuba-iyi di sin nemhuba

Di sin nhuba tayri la aγ-tessewac

Cubaγ-kem tcuba-iyi di sin nemcuba

S kra n win tezza tayri yeqqel yettewac.»

Lhocine Ourezki

dépêche de kabylie

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Hamid Médjahed: interview

Posté par algeriedemocratie le 11 décembre 2009

Hamid Médjahed«Il faut enterrer la médiocrité pour que fleurisse la qualité»Hamid Médjahed: interview dans MUSIQUE ALGERIENNE(35) 2294_79761

La Dépêche de Kabylie : Quelle conception faites-vous du festival culturel local de la musique et de la chanson kabyles ?

Hamid Médjahed : Quand on essaye de faire quelque chose, même sil ya des lacunes, on les oublie et on les met de côté. L’essentiel, c’est de le faire.

En ce qui me concerne, je suis émerveillé, car, toutes les générations se sont rencontrées, artistes et public. C’est aussi l’occasion pour les jeunes talents qui viennent tenter leur chance. Mais, c’est très bien de renforcer cela par des professionnels : C’est une très bonne idée et moi, je suis pour. Je suis avec tous ceux qui travaillent même s’ils ne réussissent pas à 100%. Ils n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas.

Ceux qui travaillent, eux, peuvent s’améliorer. J’ajouterai aussi qu’en ce qui concerne la chanson kabyle, ce festival est l’occasion de la montrer aux non kabyles qui seront certainement surpris de sa beauté et sa qualité. Enfin, je suis sûr qu’à ce rythme, il y aura certainement un jour un festival international de la chanson amazighe qui pourrait avoir lieu même en dehors de l’Algérie.

Que pensez-vous du public que vous avez gratifié d’un « Chdah ulac » ?

Ah çà, j’y tiens. Avec moi, « Chdah ulac ». Cela s’est très bien passé et le public a été merveilleux : Il était venu nous écouter et non pas pour nous entendre.

 

Le public vous a écouté chanter mais aussi parler durant les conférences du festival. Ne pensez-vous pas que cela devrait être une tradition ?

Exact. Il ne faudrait pas que cela se limite aux évènements du genre « droits de la femme uniquement le 8 mars » Vous voyez ce que je veux vous dire. Il faut que cela devienne une culture qui permettra à tout le monde d’apprendre et de découvrir. Et cela est valable aussi pour tous les arts.

 

Pour terminer, en matière de travail, vous êtes connu pour être très exigeant et vous avez raison.

Je suis exigeant parce que je suis pour le peu et le bien. Je suis un fervent supporter du peu et bien. La quantité ne peut pas amener la qualité. Alors, ma dernière phrase sera : Il faut enterrer la médiocrité pour que fleurisse la qualité.

Propos recueillis par : Amastan S.

source: dépêche de kabylie

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Entretien avec Aït-Rahmane, El Hasnaoui Amejtuh

Posté par algeriedemocratie le 29 novembre 2009

Entretien avec Aït-Rahmane, El Hasnaoui Amejtuh »Je ne me force pas du tout pour chanter le cheikh »Entretien avec Aït-Rahmane, El Hasnaoui Amejtuh dans MUSIQUE ALGERIENNE(35) 2284_79225

Dans le cadre des festivités marquant l’hommage à Cheikh-El-Hasnaoui, plusieurs évènements sont organisés que ce soit, en Kabylie ou ailleurs dans le monde. C’est au tour de Montréal, de célébrer  » El-Hasnaoui  » et qui de mieux pour le faire ? L’Hasnaoui Amejtouh, ou Aït-Rahmane Madjid , de son vrai nom, est tout indiqué pour cette célébration. Qui est cet artiste ? Pour ceux qui ne le connaissent pas, Ait-Rahmane est originaire de l’Arbaa-Nath-Ouacif. Madjid est un passionné de musique et surtout un passionné de Chikh-El-Hasnaoui et c’est pour cette raison qu’il interprête le répertoire du Maitre à merveille. Il a aussi ses propres chansons, toujours dans le style Châabi. Nous l’avons rencontré et lui avons posé quelques questions.

 

Kabyle.com : Azul fellak, M. Aït-Rahmane

M. Ait-Rahmane : Azul à tous les internautes de Kabyle.com et Azul à toute notre communauté de Montréal.

 

Pouvez-vous nous parler de cette grande passion que vous avez pour Chikh-El-Hasnaoui?

Dès mon jeune âge, j’adorais El-Hasnaoui. C’est lui en quelque sorte qui m’a orienté, indirectement vers la chanson. Lorsque, je suis parti chez lui dans sa maison à Nice (Côte-d’Azur). Il m’a pris en estime, et il était heureux de me recevoir à chaque fois. Je lui ai offert les disques 45 tours que je produisais en Algerie, ça lui faisait plaisir que je chante ses chansons et j’ai eu sa bénédiction. J’ai plusieurs photos de lui. Il m’a raconté toute sa vie et il y a de quoi écrire des livres. Il est parti en 1936 de la Casbah (orphelin, il a quitté la Kabylie et a été recueilli par une famille sans enfants Kzadri Amar, à la Casbah, qui l’a élevé comme son propre fils).

El-Hasnaoui a fait beaucoup d’études en arabe, il est de famille maraboutique. La raison de son départ était une déception : Il aimait Fadhma, mais ses parents lui ont refusé sa main en raison de sa fonction « Ameddah ». À l’époque c’était mal vu d’être un chanteur.

 

Votre voix dans les chansons est presque identique celle du Chikh, est-ce naturel ou forcez-vous à imiter celle du Maitre ?

Avec le temps, j’ai acquis certaines techniques vocales, je pense qu’il y a aussi quelque chose de naturel dans ma voix car je ne me force pas du tout pour chanter El-Hasnaoui. Chaque Maître a laissé un élève et je suis toujours apprenti de l’art.

 

Êtes-vous heureux de célébrer El-Hasnaoui à Montréal ?

Je suis très heureux et c’est un honneur pour moi que de partager cet hommage avec les miens qui sont ici à Montréal. Je connais les affres de l’immigration et j’espère que la soirée de samedi, leur plaira.

 

Y a-t-il du nouveau dans votre carrière d’artiste (nouveaux CD, spectacles, etc….) ?

J’ai un nouveau CD de chants engagés sorti cette année, et je prépare un autre pour 2010. J’espère que ça plaira au public.

 

Comment êtes-vous venu à chanson et depuis combien d’années ?

J’ai commencé à chanter en 1975 où j’ai participé à l’émission  » Ighennayen uzekkas, présentée à l’époque par Chérif Kheddam. J’ai interprété une chanson d’El-Hasnaoui et justement c’est de là, que le surnom El-Hasnaoui Amejtuh est venu. Lorque j’ai fini de chanter, Chérif Kheddam m’a dit : il faut qu’on t’appelle « El-Hasnaoui Amejtuh » et non Aït-Rahmane.

 

Un dernier mot Madjid ?

Je remercie en premier lieu, l’association qui m’a invitée, ainsi que tous ses membres. Je remercie également notre communauté qui m’a toujours encouragé et j’espère les voir nombreux samedi lors du spectacle.

 

Entrevue réalisée par 

 T. Ould-Hamouda

dépêche de kabylie

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Ali Amran, le Cabrel kabyle

Posté par algeriedemocratie le 5 novembre 2009

Ali Amran, le Cabrel kabyle

Auteur-compositeur-interprète, et au vu de son show, il a créé les moyens humains et techniques de faire de la belle musique. D’ailleurs, pour les gens qui ont fréquenté les campus universitaires de Tizi Ouzou, Alger, Béjaïa ou d’autres, Ali Amran n’est pas un inconnu.

Les étudiants avaient eu le plaisir de l’écouter. Ali Amran avait monté le groupe Tura pour jouer des morceaux musicaux différents les uns des autres de par les influences musicales rock, folk, funky, jazz etc. Dès son adolescence Ali a annoncé déjà son style et ses préférences. Il a commencé à s’intéresser à la musique en reproduisant les mélodies d’anciens chanteurs kabyles tels que Cheikh El Hasnaoui, Cherif Kheddam, Slimane Azem, Aït Menguellet, Matoub, Kheloui… Avec des instruments rudimentaires qu’il a fabriqués lui-même, Ali a écrit ses premières chansons vers l’âge de16 ans dans le genre traditionnel.

Certaines ont été interprétées avec succès par des chanteurs populaires tel que Lani Rabah. Ensuite, c’est dans le campus universitaire de Tizi Ouzou qu’il fait ses premières armes dans le domaine de la musique « moderne » avec ses musiciens, avant d’aller s’installer en France. En 2000, Ali Amran arrive en France, la guitare à la main, une licence d’anglais et un magistère de langue et littérature berbères, une rencontre biculturelle chez Ali Amran qui a su intégrer l’une dans l’autre ; les deux influences ont suscité un style musical « folk rock », un style d’ouverture comme il le qualifie lui-même ; la chanson occidentale c’était pour lui les morceaux fétiches : Francis Cabrel, Moustaki, Paul Simon, les Beatles, Pink Floyd, Dire Strait, etc.

Si l’initiative d’introduire le rock dans la chanson kabyle est à l’actif du groupe Abranis, aujourd’hui Ali Amran fait partie de ces artistes kabyles qui ont décidé d’ouvrir à la chanson et la musique kabyles d’autres voies, de lui donner d’autres voix et de l’orienter vers d’autres horizons prometteurs, sans la dénaturer, il est plus que jamais une figure incontournable de la chanson kabyle. Avec son style musical à la fois ouvert sur le monde et profondément ancré dans la tradition musicale kabyle et son look à la hippy des sixties, il ne cesse de gagner l’estime de plus en plus de mélomanes qui, confiants, le soutiennent dans ses audaces musicales.

Si l’exclusivité était réservée aux étudiants, le grand public a fini par découvrir Ali Amran avec son deuxième album intitulé, Xali Slimane (tonton Slimane). Des albums au forceps : mêmes sentiers battus dans lesquels pataugent en ce moment beaucoup de chanteurs kabyles qui, par manque de moyens pour les uns et de disponibilité pour les autres, ont fini par tomber dans la facilité : un synthé, une boîte à rythmes, et en avant la musique… Ali Amran, avec (un guitariste) Mourad T34, Hakim (le batteur) et Fatah (le bassiste) préfère la manière du grand Idir qui détient l’art de chanter, mais surtout celui de conter ses chansons sur scène à la manière de Francis Cabrel.

Son premier album Amsebrid édité en 2003, par Izem à Tizi Ouzou. Chanté avec une voix rauque originale, simplement explosive. Dans cet album qui a séduit beaucoup de jeunes en Kabylie, l’album Amsebrid recèle des chansons d’une beauté extraordinaire à l’image de H’ureyya qui traite du thème de l’amour et où l’énonciateur s’interroge sur les contours de la relation amoureuse, relation qui concerne deux personnes certes, mais ne peut être séparée de l’environnement où elle évolue. C’est l’occasion pour le poète chanteur de revenir sur les dures conditions économiques et culturelles qui entravent l’évolution affective des jeunes. La fameuse rengaine, Xali Slimane (Tonton Slimane), diffusée en clip depuis 2005 via l’écran de BRTV.

Le tube est une sorte de compromis entre un rythme léger qui reflète le marasme décrit dans le texte, à l’autre exemple celui de Bghigh ad kem-h’emmlegh (Je voudrais tellement t’aimer) le vœux d’aimer est interprété par Ali Amran de non-acquis, faute des tabous et conditions socioéconomiques qui ne le permettent pas, il reste alors à l’intimité d’un foyer pour aimer en plus ce n’est accepté que dans le cadre du mariage. Les autres titres sont : Anfet-iyi kan, Ma d awal, Kabylie, Ntenned, Ntezzi, Acawrar. Un album qui dégage une énergie positive dans l’ensemble, avec des textes décortiqués, tant que ça, la chanson kabyle se porte bien.

ParAkli Slimani

source:el watan

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Abderrahmane El Kobi, chanteur chaâbi, défenseur acharné de ce genre

Posté par algeriedemocratie le 5 novembre 2009

« El Hadj El Anka nous a montré le chemin… »

Abderrahmane El Kobi, chanteur chaâbi, défenseur acharné de ce genre

« El Hadj El Anka nous a montré le chemin… »

« Je ne savais plus si je respirais de la musique ou si j’entendais des parfums… » Guy de Maupassant

La musique est le plus cher de tous les bruits. Le souvenir est le seul paradis dont nous ne puissions être expulsés. Sans la musique, la vie serait une erreur.

Le chaâbi est plus qu’un genre musical, ce sont les vieilles mélodies du répertoire populaire, habillées d’un charme neuf, qu’on aime chanter d’une manière toute personnelle et accompagner, rythmer avec des arrêts brusques, des silences calculés, des mots murmurés à peine. Le chaâbi ce sont aussi les changements subits d’allure, qui tantôt déclenchent des frénésies dansantes tantôt replongent dans une sorte de torpeur exquise. Le chanteur chaâbi authentique est ainsi. « Talent d’instrumentiste dans la virtuosité avec laquelle il s’accompagne au mandole lorsqu’il chante en istikhbar d’introduction plein de mélancolie, talent de chanteur ensuite lorsque sur un rythme assez vivace à cinq temps, inspiré du ’’gübahi’’ berbère et proche de la rumba, il détaille des strophes qui ne sont qu’une longue plainte d’amour que le cœur reprenant le refrain, ponctue de loin en loin d’une prière à l’absente », écrivait le musicographe El Boudali. El Boudali parlait de Hadj El Anka, l’icône qui reste la référence incontestable dans ce domaine. Ses disciples n’ont pu le remplacer mais lui sont entièrement reconnaissants, à l’image de Abderrahmane El Kobi, l’enfant de Notre Dame d’Afrique qui a su se frayer un chemin appréciable dans l’interprétation d’airs aux modulations variées et soutenues par le martèlement tonique et vigoureux de la derbouka.

El Hadj El Anka, le grand maître

« El Hadj, c’était notre maître à tous. Sans lui, le chaâbi n’aurait peut-être pas existé. La dernière image que je garde du cardinal, c’est lorsqu’il était hospitalisé à la clinique de Chéraga. Le directeur de cet établissement de repos avait sollicité plusieurs chanteurs chaâbi pour animer une soirée à la clinique. Il y avait El Ankis, Omar Mekraza, Hsen Saïd, Ezzahi et moi-même. A la fin de la soirée, El Anka avait dit : ‘’Je remercie ces jeunes qui sont venus nous divertir tout en sachant que ce sont tous mes élèves directement ou indirectement.’’ Il faut savoir que moi-même et Ezzahi n’étions pas ses élèves. Par cette subtile réflexion, il nous a intelligemment fait remarquer que c’était lui le maître du chaâbi », confie El Kobi qui ajoute : « Au moment de partir, le cheikh m’a interpellé. ‘’Je ne veux plus voir de cahier sur le pupitre. Il faut que tu apprennes les textes.’’ J’étais confus et malheureux, mais mes amis ont su trouver la parade. ‘’Il a décelé en toi une pâte, sinon il ne t’aurait pas dit ça’’ J’avais compris le message, j’étais alors l’homme le plus heureux du monde. »

Evoquer la musique populaire algéroise actuelle, le chaâbi, sans aller à la rencontre de Abderrahmane El Kobi, serait une grave entorse, presque une offense. El Anka parti, l’éclipse d’El Achab, El Ankis, Ezzahi, Hsen Saïd, Guerrouabi… avait davantage compliqué les choses. « Dahmane » tente vaille que vaille avec d’autres amoureux de ce style dont les jeunes Kharoum Didine, Rebah, entre autres, tentent de perpétuer ce style. « C’est difficile mais on s’évertue à prêcher la bonne parole », note notre chanteur qui raconte avec émotion sa traversée du désert où de 1993 à 1998 il a dû, la mort dans l’âme, ronger son frein et ranger son instrument musical, estimant qu’El « gosto rah ». Il a renoué après, car dit-il : « La musique est restée enfouie dans mes entrailles. » Le goût de la musique, il l’a acquis lorsqu’il sortait tout juste de l’adolescence. « J’avais deux oncles épris de chaâbi qui le chantaient, ce sont eux qui m’ont influencé aux côtés de Abdelkader Zouaoui, ami d’El Anka, de Youcef El Bedjaoui qui m’a appris à jouer du banjo, sans oublier le monumental cheikh Kebaïli qui m’avait refilé son mandole. »

Dahmane est un homme de son temps. Il avait compris jeune que sa voix pouvait être le moteur de son élévation, le moyen qui lui permettrait de s’affirmer… Et puis, ce qui ne gâte rien, il aimait se perdre dans la poésie de la musique. Il se découvrait ainsi une sensibilité qui le singularisait rapidement des autres. « La poésie, dit-on, c’est comme les rêves, personne ne vieillit jamais. Les bardes du terroir comme Benmsaïb, Benkhlouf, Benbrahim, Benkriou ne lui sont pas étrangers. Dahmane à 64 ans a gardé cette verve juvénile, avec sa voix grave et mélodieuse qui exprime la tendresse et la rage mêlées. » Anis Mehamsadji, ami de quartier et grand joueur de kouitra a connu Dahmane lorsque celui-ci commençait le métier. « Je me rappelle qu’au retour de mon père du hadj, le grand musicien Abdelkrim, au milieu des années 1970, on avait organisé une superbe soirée animée par le regretté Abdelkrim Dali, il y avait Mahboub Bati, Alilou, Skandrani, bref, tous les ténors. Dans cette brochette de maestros, Dahmane s’est bien engouffré en interprétant une qacida qui restera gravée dans les mémoires. C’était, je crois, le véritable décollage de sa carrière dans la cour des grands. Il s’était déjà fait un nom », se souvient Anis, aujourd’hui membre de l’association Mezghena.

Une culture musicale

Dahmane replonge dans le passé. « En vérité, ma première soirée, je l’ai animée à Rouiba en 1968. J’avais peur, j’avais des appréhensions, d’autant que mon oncle était à la percussion. Mais un fait anodin détendit l’atmosphère. En voulant chauffer sa derbouka qu’il posa sur ses jambes, il brûla son pantalon. On en a bien ri. Mais je me rappelle avoir bien imité El Anka. A cette période, j’avais connu Abdelkader Zouaoui, mélomane érudit qui m’a mis le pied à l’étrier. On peut dire qu’il m’a façonné, c’est lui qui m’a appris les sbouhiate, les nesrafate, toute la panoplie de la culture musicale. Il fallait être attentif, sérieux, c’est ce qui explique la longévité de mon orchestre dont les membres sont là depuis plus de 3 décennies. Je veux parler de Remani Nouredine, Boucheâla Yahia, Yakoubi Rachid, Boualem… »

Dahmane a travaillé d’arrache-pied aux côtés de Abdelkrim Dali au conservatoire durant deux ans. « Il pensait que j’étais fait pour le classique. Manque de pot, j’ai dévié. Mais ce que je regrette le plus, c’est de n’avoir pas étudié sérieusement le solfège qui est la clef de la réussite. » Comme les voyages forment la jeunesse, Dahmane ne s’en est pas privé en sillonnant le monde à l’invitation de nos compatriotes établis à l’étranger. « C’est comme ça que j’ai connu bon nombre de pays. C’est magnifique non ! » Dahmane dit haut et fort qu’il s’est inspiré d’El Anka, mais la voix mélodieuse et fine de Omar Mekraza avec qui il a travaillé au port d’Alger ne le laissait pas indifférent.

Supporter du MCA

« J’adorais sa voix cassée, assurément, c’était lui le légitime héritier d’El Anka. Quant à El Hachemi, un ami que j’allais souvent voir à Montreuil, c’est une autre dimension. Je crois sincèrement que le chaâbi a encore de beaux jours devant lui. Il berce l’Algérois mais aussi toute la côte algérienne. Je vous surprendrais peut-être en vous révélant que j’ai un public important à Annaba, une ville qui m’a adopté. Mais l’artiste qu’il est ne veut pas classer le chant dans la catégorie des métiers. ’’Ça ne nourrit pas son homme, moi je n’en avais pas fait un job. J’ai exercé durant 25 ans à Sonatrach. Je ne pouvais compter sur la seule musique. On fait des soirées, des mariages, mais cela reste du domaine de l’aléatoire. La musique, c’est la cerise sur le gâteau.’’ » Fan de foot, Dahmane déclare ouvertement sa préférence pour le Mouloudia d’Alger. Il a joué en minimes à l’ASMA. C’était à la fin des années 1950 où il évolua en ouverture d’un match de coupe de France au stade municipal, opposant le Gallia à Besançon. Ce qui m’avait surtout frappé à l’époque, c’étaient les vespas 400 ramenées par les joueurs français garées devant le stade.

Dahmane aime passionnément le MCA qu’il va voir de temps à autre, cela ne l’empêche pas d’avoir des amis à l’USMA. « Il y a un ami fana de ce club, Nounou Youb, pour ne pas le nommer qui s’est marié en 1977. J’avais fait l’animation jusqu’au moment où celui-ci est venu me voir vers 23h 30. Son oncle venait de décéder à l’hôpital. J’ai dû changer tout le programme. Sa maman s’en est rendu compte et me l’a fait savoir. J’ai changé de répertoire, j’ai poursuivi en interprétant le medih. Il ne fallait pas tout casser. Il se trouve que 40 ans après, le même Nounou qui mariait son fils cet été à Notre Dame m’invite pour animer la soirée. Je l’ai fait de bon cœur. C’était mémorable et un fait rarissime dans les annales : c’est le même orchestre qui a assuré les réjouissances liées au mariage du père et du fils à 40 ans d’intervalle ! » « C’est un homme ‘’chaâbi’’ qui chante le chaâbi », commente un de ses amis qui met en valeur ses qualités humaines. Des commentaires colorés entourent ce musicien, l’une des personnalités incontournables de sa génération qui ne saurait se suffire d’être le continuateur d’un genre de chant auquel, du reste, il a imprégné sa propre touche. « Je ne me considère pas comme un cheikh, mais je fais tout mon possible pour préserver ce patrimoine lyrique national qui nous colle à la peau et qui nous fait tant rêver…

Parcours
Abderrahmane El Kobi est né le 20 février 1945 à Notre Dame d’Afrique à Alger. Il a fréquenté l’école primaire Cardinal Verdier, au-dessus du cimetière chrétien de Bab El Oued. Ses débuts dans la chanson remontent aux années 1960, en 1965 précisément lorsqu’il s’est mis sérieusement au travail. Influencé par sa famille composée de mélomanes, dont des oncles chanteurs chaâbi, Abderrahmane ne tarda pas à s’affirmer sur la scène artistique en interprétant à merveille le style ankaoui. Mais notre chanteur s’est tracé son propre chemin. Il a à son actif plus de 40 ans d’activité et plusieurs enregistrements. Il est très sollicité pour les fêtes familiales qu’il anime avec beaucoup de talent. Et comme bon sang ne saurait mentir, son fils a suivi lui aussi la même voie, même s’il ne possède pas la même… voix.

ParHamid Tahri

source el watan

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Meksa : 21 ans déjà !

Posté par algeriedemocratie le 31 octobre 2009

EvocationMeksa : 21 ans déjà !

Cette fois, le travail est plus modernisé avec l’introduction du piano, de la guitare basse et de la batterie. Avant de s’arrêtr, l’enfant de Mira produira, en 1982, “Amnekcham” et se consacrera à son travail d’information. Il décidera, par la suite, de revenir en registrant l’album qu’il n’aura pas le temps mettre, de son vivant, sur le marché puisque le destin en décidera autrement. En effet, Abdelkader Meksa enregistrera “Amaghar Azemni” contenant, entre autres, “Ayelli” et “Tamila” en juillet 1988, quelques mois à peine avant sa disparition tragique…

Sinistre fut le 31 octobre 1988 pour la culture kabyle, et pour cause ! Abdelkader Meksa disparaissait, en effet, dans un tragique accident de la circulation en France alors qu’il n’avait que 34 ans et qu’il venait d’enregistrer son 4e album “Amghar Azemni” signant ainsi son retour sur la scène artistique après un silence qui a duré depuis la sortie de son album “Amnekcham” en 1982.

L’enfant de Mira (Ath Djennad) commence sa carrière comme comédien à la Radio Chaîne II avant de se lancer dans la chanson. D’ailleurs, la première, Loundja, eut tout de suite un grand succès : c’était en 1973. Deux ans plus tard, Abdelkader Meksa Bouclera son premier album qui contient, justement, Loundja et d’autres titres qui ont eu énormément de succès tels que Assif Assif, Anzar et Tafsut : en tout, cet album contient huit chansons.

Deux années plus tard, Meksa reviendra avec un deuxième album, intitulé “Messinissa” et contenant également Zelgoum, Tagrawla, Arzaz t-tzizwa et Tafunast Igujilen. Cette fois, le travail est plus modernisé avec l’introductin du piano, de la guitare basse et de la batterie. Avant de s’arrêtr, l’enfant de Mira produira, en 1982, “Amnekcham” et se consacrera à son travail d’information. Il décidera, par la suite, de revenir en registrant l’album qu’il n’aura pas le temps mettre, de son vivant, sur le marché puisque le destin en décidera autrement. En effet, Abdelkader Meksa enregistrera “Amaghar Azemni” contenant, entre autres, “Ayelli” et “Tamila” en juillet 1988, quelques mois à peine avant sa disparition tragique… D’ailleurs, à propos de sa mort, sa famille parle plutôt d’assassinat raciste. En attendant, depuis la disparition de Meksa, l’ENTV n’a jamais daigné passer ses enregistrements pourtant diffusés de son vivant : Pourquoi ? Pire encore, à sa mort, seules les revues Actualités de l’émigration et Révolution africaine lui ont rendu hommage en novembre 1988.

Amastan S.

source: dépêche de kabylie

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