entretien avec l’écrivain Djamal Arezki sur le receuil de nouvelle en tamazight Akal d wawal

Posté par algeriedemocratie le 30 juin 2012

“Passer à l’ecriture pour preserver la langue”

entretien avec l'écrivain Djamal Arezki sur le receuil de nouvelle en tamazight Akal d wawal dans tamazight(65)

Djamal Arezki, écrivain d’expression amazighe, vient d’éditer aux éditions Tira un recueil de nouvelles intitulé Akal d wawal (Terre et parole) qui est une production de pas moins de onze nouvelles en tamazight. Pour Djamal Arezki, le passage à l’écriture est un moyen de préserver et de garder une empreinte de sa propre culture.

La Dépêche de Kabylie : Parlez-nous un peu de vous ?

Djamal Arezki : je suis né à Tazmalt en 1966, enseignant de tamazight et inspecteur de français à Bouira depuis 1998. Je suis titulaire d’un Master 2 en sciences de l’éducation et d’une maîtrise en lettres modernes que j’ai obtenus à l’université Paris 8. En plus de Akal d wawal, j’ai également publié Contes et légendes de Kabylie, chez Flies France, à Paris en 2010.

Votre livre s’intitule Akal d wawal (Terre et parole). Qu’évoque ce titre?

Et bien comme son nom l’indique, c’est l’enracinement de la parole dans un terreau qui est le nôtre, celui d’Imazighen. Tamazight est une civilisation de parole. La parole est le pouvoir dans notre société. On dit en kabyle: Bu yiles, medden akk ines! Celui qui a la parole a le pouvoir, a de l’influence. C’est dans ce contexte que j’ai rédigé ce recueil de nouvelles où j’ai repris la sagesse d’antan, les belles paroles, les jeux de mots, les histoires anciennes en les contextualisant, en les «habillant», en les rendant vivantes avec des personnages de ma création, tout en gardant le fond, parfois sa moralité.

Lors de votre conférence à Aokas, vous avez évoqué le passage de la culture de l’oralité à celle de l’écriture pour sauver notre patrimoine intellectuel et culturel. Pensez-vous qu’il est vraiment possible, à l’heure où le lectorat est en déperdition ?

D’abord je remercie l’association Rahmani Slimane qui m’a donné l’occasion de rencontrer des lecteurs, des amis, de pouvoir m’exprimer. D’ailleurs, je la félicite pour l’excellent travail qu’elle entreprend. Ensuite, pour répondre à votre question, je dirai que le passage à l’écriture est inévitable si on veut sauvegarder encore ce qui reste de notre culture, guettée malheureusement par la disparition si on n’agit pas. Un long travail de sauvegarde et de transcription est nécessaire, voire vital. Je crois fermement qu’on pourra, non seulement, sauvegarder notre patrimoine culturel mais le développer aussi par des créations nouvelles : romans, nouvelles, théâtre…par de la recherche. Taqbaylit se trouve partout : dans les champs, dans les villages, dans les comportements de tous les jours, dans la façon de penser et d’agir, etc.

Quel rôle joue l’école pour la promotion de la langue Amazighe?

L’école est une arme à double tranchant. Par le passé récent, elle a joué un rôle des plus néfastes dans le reniement de la langue et de la culture amazighes. Aujourd’hui, qu’elle prend en charge de façon parcellaire, incomplète et facultative cette langue, elle pourra la promouvoir si certaines conditions sont réunies. Je crois que ce n’est pas encore le cas aujourd’hui. Beaucoup de choses restent à faire à commencer par l’abrogation du caractère facultatif de son enseignement, un des principaux obstacles à sa généralisation et à sa prise en charge sérieuse. L’école est, par définition, un instrument entre les mains de l’idéologie officielle, son prolongement, je dirai. Et l’idéologie officielle inclut, dans sa vision, juste du bout des lèvres, la culture et l’identité amazighes du peuple algérien…

Akal d wawal est édité en langue amazighe. Pensez-vous qu’une littérature d’expression amazighe a encore sa place en Algérie ?

Bien évidemment, sinon je ne l’aurais probablement pas écrit ! Non seulement elle a sa place mais nous devons la développer, il y va de notre devoir, de notre identité aussi. Si on ne le fait pas nous-mêmes, je ne crois pas qu’il puisse y avoir quelqu’un pour le faire à notre place. Comme quoi, on n’est mieux servi que par soi-même.

Quel regard portez-vous sur la littérature d’expression amazighe ?

Ces dix dernières années ont vu un élan formidable en matière de production et de création littéraires. Ce n’est pas négligeable pour une langue frappée d’ostracisme officiel durant des millénaires. Des langues et des cultures prestigieuses contemporaines de Tamazight ont complètement disparu. Je crois qu’il convient de relativiser «la chose». En dépit de l’absence de la qualité de la production escomptée, la littérature d’expression renait de ses cendres au grand dam de ses détracteurs (et ils sont nombreux malheureusement). Editer une centaine de romans, de nouvelles, des pièces de théâtres, des traductions tous azimuts ne peut être qu’encourageant.

Quels sont les problèmes que rencontre le monde de l’édition en langue amazighe ?

L’édition, la distribution et l’absence d’une véritable politique du livre (pas seulement Amazigh, je suppose) sont des freins, des obstacles à sa promotion. En outre, la lecture tout comme l’écriture, est une activité sociale qui n’a pas sa place chez nous. Très peu de gens lisent. L’école n’a pas su ni pu installer cette culture du livre. Il est vrai qu’elle est fortement concurrencée par l’image certes mais la lecture est irremplaçable, comme l’a si bien confirmé Mouloud Feraoun : «Le seul moyen d’être et de devenir cultivé est la lecture». L’histoire lui donne raison. On ne pourra jamais faire l’économie du livre.

Comment est née votre passion de l’écriture ?

En évoquant Feraoun justement, c’était l’un des tous premiers auteurs que j’avais lus. Son écriture, son style, les sujets qu’il aborde m’ont grandement aidé à aimer la lecture. Par la suite, ma curiosité m’a poussé à lire autre chose, à diversifier ma lecture. Enfant, je ne comprenais pas tout ce que je lisais. Mais avec le temps, j’ai acquis la bonne habitude de lire. Ensuite, j’ai eu la chance d’évoluer dans un milieu favorable. J’ai eu des amis qui avaient des livres et qui lisaient beaucoup aussi. D’ailleurs nous sommes toujours restés en contact et nous échangeons toujours des livres. Nous avons créé une sorte de réseau où circulait toute sorte de livres (du moins ceux qui étaient disponibles), y compris ceux écrits clandestinement en tamazight. L’interdit, loin de nous dissuader, était un vrai tremplin. Quel plaisir de lire un livre interdit ! C’était à cette époque-là que je commençais à rédiger des histoires, des contes, à transcrire des poèmes anciens… que je garde toujours. J’ai pu recueillir un important corpus de poèmes inédits.

Que vous inspire le mot Tira (écriture) ?

Tira, l’écriture avant d’être une passion, est d’abord un moyen d’expression privilégié. Je crois qu’il n’existe nulle part une civilisation sans écriture. L’écriture c’est aussi une façon de réfléchir à tête reposée, un moyen de création, de conservation et de transmission des idées. En littérature, elle permet de rêver, de donner libre cours à son imaginaire, à son génie créateur…L’écriture, tout comme le reste s’apprend par la pratique surtout et se développe.

Quels sont vos projets futurs ?

Je viens de finir, en collaboration avec mon ami Bellil Yahia, un livre sur un poète résistant du XIXème siècle, en l’occurrence Mohand Saïd Amlikech des At Sidi Ali Ou Abdellah, du village d’Iaggachen, à At Mlikech (Béjaïa). Pour son bicentenaire (il était né en 1812, mort en 1877), l’association culturelle qui porte son nom lui organise un festival culturel qui aura lieu conjointement à Tazmalt, Boudjellil et At Mlikech, du 01 au 04 juillet 2012. J’ai aussi un autre recueil de nouvelles en Kabyle que j’ai intitulé Inig aquccah (un voyage inachevé) qui paraîtra bientôt j’espère, un essai, en français, sur Taos Amrouche et des traductions du français au kabyle dont certains extraits ont déjà paru dans diverses revues, notamment dans ayamun.com consultable en ligne.

Un mot à vos lectrices et lecteurs ?

J’espère qu’ils trouveront bien du plaisir à me lire. Un auteur n’existe que par ses lecteurs. J’attends leurs échos qui me permettront d’aller toujours de l’avant, d’affiner davantage mon style d’écriture.

Entretien réalisé par Reda Senoune

source: dépêche de kabylie

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Interview

Posté par algeriedemocratie le 29 décembre 2011

Interview dans tamazight(65)

«Tatabatata», est le titre d’un recueil de nouvelles de Mohamed Arab Aït Kaci. Riche en couleurs, M. Aïit Kaci s’est adonné à un jeu littéraire des plus subtiles. Il évoque l’amour, les étudiants, la mort, la prostitution et plein d’autres sujets. Il évoque dans cet entretien le monde de la littérature amazighe, ses défis, ses obstacles et son avenir, qu’il décrit avec optimisme.

La Dépêche de Kabylie : Vous venez de publier un recueil de nouvelles intitulé «Tatabatata», chez les éditions Mehdi. Pouvez-vous donner à nos lecteurs un bref aperçu sur les sujets traités ?

Mohamed Arab Ait Kaci : C’est des nouvelles qui ont été écrites, il y a bien longtemps. Elles parlent en général de la vie et des gens qui la vivent. Un peu d’amour, un peu de haine, beaucoup d’incompréhension et des défis.

Vous avez apporté un nouveau style dans le monde littéraire amazigh, consistant à écrire simple, direct et parfois humoristique, est-ce une rupture avec les différents écrits publiés auparavant par d’autres écrivains ?
Aucun écrivain ne peut se targuer d’être la « rupture », car on est vraiment le produit de ce qui a été avant. La littérature est comme une baguette de barbe à papa, elle tourne en rond en se remplissant de plus en plus. On ne peut pas imaginer un Camus absurde sans un Dostoïevski nerveux et épileptique et un Nietzsche demi-fou, demi génie, ou un Kateb Yacine sans Faulkner et Joyce. Et même un Ait Menguellet ne peut exister sans les Baudelaire et autres Slimane Azem. Les influences sont multiples pour chaque auteur et la vie qu’il va mener lui donnera une sorte de nuance à ce qu’il va écrire, sinon c’est le même refrain poétique qui revient de Shakespeare à Nezzar Kebani. Chacun essaye de le traduire à sa manière et dans sa langue. Et c’est ce que j’essaye de faire en tamazight. Aussi, pour notre cas, ou notre langue n’a presque jamais été écrite avant le siècle dernier, on avait besoin d’un choc psychologique pour passer à l’écrit et ce choc était un Mouloud Mammeri besogneux et amoureux et un génial Muhya et des dizaines de rêveurs comme Aliche, Mezdad, Ben Mohamed, Ait Ighil …

Vous avez, dans plusieurs de vos nouvelles, évoqué la vie des étudiants, pourquoi revenir à cette étape dans un travail littéraire, pourtant les sujets traités, l’amour, en l’occurrence, peut être vécu même en dehors de la fac ?
Non, je ne crois pas que j’ai traité de la vie des étudiants plus que d’autres. Car il n’y a que la nouvelle Tatabatata qui traite de ce sujet, sinon les autres nouvelles parlent du mariage, du tremblement de terre de 2003, du vol et de la prostitution, de la torture, du terrorisme et même d’un chien qui a perdu l’amour de sa vie (rire).

Tamazight a besoin de plus d’efforts, comment se présente le monde de l’édition pour cette langue ?
Je suis la preuve vivante qu’il y a un vrai problème d’édition en Algérie, surtout dans le cas de tamazight. Presque 30 ans d’écriture et je n’ai réussi, tant bien que mal, qu’à placer 2 ou 3 paragraphes dans les revues en tamazight depuis les années 90. En plus, elles ne se sont même pas vendues. (Rire) C’est vrai qu’il y a quelques maisons d’éditions qui viennent de voir le jour et je leur souhaite de la réussite car on a vraiment besoin d’elles pour fixer tamazight une fois pour toute sur papier. Mais est-ce que ça va suffire et …durer ? Sans oublier l’effort fourni par les «chevaliers» de l’ombre qui sont au HCA, qui malgré un environnement très hostile, ont réussi à publier 150 livres en tamazight. Je sais que c’est peu par rapport à la floraison dantesque et phénoménale du nombre d’auteurs. On croit deviner que ce siècle sera dans la littérature algérienne celui des écrivains en tamazight. Je ne suis pas sûr de moi, mais je crois que le nombre d’écrivains en tamazight, en rapport au nombre de locuteurs, sont plus nombreux que ceux qui écrivent en arabe et en français. Et si vous me le permettez, je profite de l’occasion pour remercier mes deux sœurs (Baya et Lynda) qui ont donné beaucoup d’elles-mêmes pour la mise sur ordinateur de mes écrits et les nombreuses corrections qu’elles ont apportées et aussi un grand remerciement à mon ami et frère Hadj Saïd Abdennour.

Propos recueillis par M. Mouloudj

source: dépêche de kabylie

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tidiwnit d umyaru Ait kaci Mohamed Arab

Posté par algeriedemocratie le 26 décembre 2011

tidiwnit d umyaru Ait kaci Mohamed Arab dans Littérature(2)

Sebɛa n tulisin ɛnant  tayri. Tayri d aḥulfu ur nelli d ṭaṭabaṭaṭa. Rnu, slid “Znezla”, tullisin keffunt s leḥzen. Acimi ihi “Ṭaṭabaṭaṭa”?
ilaq ad tezreḍ a gma belli tugti n tullisin-agi ttwarant ger  mraw(10) d mraw semmus(15) iseggasen. Llant kra uriɣ azgen seg-sent meqbel mraw (10) iseggasen, azgen nniḍen kemmeleɣ uriɣ-t iseggasen-agi ineggura. U ṭaṭabaṭaṭa d aḥulfu-nni iḥulfa usaḍ(héros) n tullist I lehduṛ imeddukal-is ɣef tayri, yeqqar-as kan d ashetref i shetrifen, ziɣ netta i t-yettraǧun d yiwet n tedyant n tayri i t-yessawḍen (ɣas mači aṭas n wakud) ɣer tilisa n tiselbi d timuhbelt. Ma d leḥzen…Nek ɣur-i ur ḥzinent ara tmucuha-nni ugar n wayen ttidiren medden maṛṛa imi ḥkant-ed ɣef tudert amek tella u yal yiwet deg-sent tekfa s usirem d laman deg uzekka i d-iteddun. Ula d asufri tekfa s usirem di llufan i d-ilulen.

Neḥulfa  yella umaynut i d-tewwiḍ (di tira ).  Amzun akken tefɣeḍ i wabriḍ d-wwin wiyaḍ ?
Ur zmireɣ acu ara ad d-iniɣ  ɣef yiman-iw neɣ ɣef tira-w. D kenwi s ineɣmasen aaked d lɣaci I ilaq ad d-inin tura. Nek lemmer ttafeɣ ad ilin xerṣum 100 warrac i wumi ara sḥemleɣ s tira-w tutlayt n tmaziɣt, imi nesɛa zher nekni yesɛan tutlayt yettwanṭaqen asmi tettwanṭaq tseryanit, tegrigit, tṛumanit,d tmaṣrit… U tutlayin-agi mmutent i maṛṛa, mazal-ed ḥala tamaziɣt teckenteḍ s kra isefra d cwiṭ idurar di tmacint i d-yewwin amdan ɣer lqarn-agi n lanternet d tilifun ufus. Ma yella neḥrec u ncemmeṛ I yiɣallen-nneɣ akken ma nella yark nezmer ad tt-nessiweḍ ɣer tisutwin i d-iteddun. Mulac Llah ɣaleb, akken qqaren imezwura…

Tira inek tcuba tira n zimu (di tezlatin), cwiṭ n teḍsa…?
Zimu d yiwen umeddakel ameqran d wumi cerkeɣ ula d tirga. Aṭas n tɣawsiwin d tektiwin i nemyemmal. Neddukel ugar n 15 aya, ahat d aya i d-yefɣen di tira-nneɣ. Daɣen ilaq ad ẓren warrac-nneɣ belli nesɛa yiwen uleɣluɣ am mass Zimu i d-yesnulfan s waṭas deg aṭas n yeḥricen n tẓuri, a ma di tira n tsekla, wala deg isefra neɣ di lmuziga. Ula d ṛṛadyu iǧǧa-d later-is am yiwen udinuzuṛ. U mazal-it d yiwen ara d-yefken aṭas I tmetti akked tmaziɣt seg igerujen yeffer wul-is.

Amek i d ak-d-tban, tura, tira s teqbaylit ? Amek i tt-tettwaliḍ ar zdat ? 
Yeččur usirem mara waliɣ nesɛa: amar mezdad, meziane kezzar (nek ɣur-I, tira-ines d ayen izaden), aumar Ulamara, linda Kuddac,habib-allah mansuri, remdan abdenbi,kamal buɛmara, muḥend ait iɣil, brahim tazaɣart, salem zenia, akli kebaili, buɛlam rabia, Abdellah Hamane, slimane zamouche, ḥamid ubaɣa, awmar mufeq, ǧamal benɛuf d waṭas nniḍen ttuɣ akka tura. Ahat Mulud Mameri s yiman-is ur yurga yara ad ilin wanect-a n yemyura ara yettarun s tmaziɣt 20 iseggasen kan umbeɛd tamettant-is, ad fell-as yaɛfu Ṛebbi. U si tama nniḍen tura iɣerbazen n tmurt n leqbayel la d-ssufuɣen aṭas n warrac d tullas i yettweniɛen tira n teqbaylit. Anect-agi ḥala asirem i yellan deg-s, ɣas ma neẓra tudert tatrart yettazalen mači d tin ara ɣ-iṛeḥmen. Mebla ma ttuɣ atmaten-nneɣ n lmeṛṛuk akked Libya ixeddmen yiwen cɣel ameqran deg usnarni d wesnefli n tutlayt-nneɣ.

Yesteqsa-t Mouloudj.M

source: dépêche de kabylie

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Ṭaṭabataṭa” : Amud n tullisin n Mohamed Arab Ait Kaci

Posté par algeriedemocratie le 13 décembre 2011

Dépêche de kabylie

“Ṭaṭabataṭa” : Amud n tullisin n Mohamed Arab Ait Kaci

Par Mokrane Chikhi

 

 

 

Ṭaṭabataṭa” : Amud n tullisin n Mohamed Arab Ait Kaci dans Littérature(2)

Yeffeɣ-d ussan-a ɣer teẓrigin Mehdi yellan di Tizi Wezzu yiwen wamud n tullisin i yura mass Mohamed Arab Ait Kaci, amud-a yewwi azwel « Ṭaṭabaṭaṭa » yellan daɣen d azwel n yiwet tullist ger sebεa-nniḍen i d-yeddan deg wamud. Tullisin-a i yura mass Mohand Arab Ait Kaci, akken ma llant yewwi-d deg-sent ɣef yiɣilifen d wuguren n tudert tatrart, yura-tent s teqbaylit timserreḥt i yezmer ad yefhem yal yiwen, ayen i as-yernan ccbaḥa i uḍṛis. « Tislit, Amakraḍ, Aqjun, Ṭaṭabaṭaṭa, Znezla, Tufga taneggarut, Asufri » d wi i d izwal i sent-yefka i tullisin i d-yeddan deg wamud, yal tullist s wazal-is imi yal yiwet seg-sent yewwi-d deg-s ɣef kra n uḥric n tudert tatrart ; d amedya deg tullist « Ṭaṭabaṭaṭa’, yeḥka-d ɣef yiɣilifen i yettidir unelmad asdawan neɣ « litidyu n wass-a », yemmeslay-d deg-s ɣef tudert n unelmad menwala am wassaḍ n tullist i yefren ad yili d amalas(win i d-iḥekkun). Yeḥka-d amek i yemlal d Faḍma di tesdawit n Ḥesnawa, d teswiεt n wuṛeɣ i yesεedda yid-s uqbel ad tɣib fell-as ɣer taggara imi nettat lawan-nni ideg tt-yemlal tella tennuɣ akked uxḍib-is daymi i d-tusa ɣer tesdawit akken ad tekkes ɣef ul. Di tullist-a, qwant tegnatin ideg amyaru yeglem-d aṭas n yisuyas n tudert n yinelmaden n tesdawit am: udṛagi, ccumaj, taganit neɣ lacan,…atg I win (tid) yebɣan ad ɣṛen(t) amud-a, zemren(t) ad t-afen(t) deg akk tinedlisin n tmurt n Leqbayel, ma di Lezzayer tamanaɣt yella ɣer tnedlisin-a: El Qartassia Bd Amirouche, Bibliothèque Générale El-Biar, Librairie médicale ex rue Charasse Alger Centre, Librairie Les Mots Bd Victor Hugo Alger Centre.

 

Mokrane Chikhi

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“Ṭaṭabataṭa” : Amud n tullisin n Mohamed Arab Ait Kaci

Posté par algeriedemocratie le 13 décembre 2011

“Ṭaṭabataṭa” : Amud n tullisin n Mohamed Arab Ait Kaci dans Littérature(2)

Yeffeɣ-d ussan-a ɣer teẓrigin Mehdi yellan di Tizi Wezzu yiwen wamud n tullisin i yura mass Mohamed Arab Ait Kaci, amud-a yewwi azwel « Ṭaṭabaṭaṭa » yellan daɣen d azwel n yiwet tullist ger sebεa-nniḍen i d-yeddan deg wamud. Tullisin-a i yura mass Mohand Arab Ait Kaci, akken ma llant yewwi-d deg-sent ɣef yiɣilifen d wuguren n tudert tatrart, yura-tent s teqbaylit timserreḥt i yezmer ad yefhem yal yiwen, ayen i as-yernan ccbaḥa i uḍṛis. « Tislit, Amakraḍ, Aqjun, Ṭaṭabaṭaṭa, Znezla, Tufga taneggarut, Asufri » d wi i d izwal i sent-yefka i tullisin i d-yeddan deg wamud, yal tullist s wazal-is imi yal yiwet seg-sent yewwi-d deg-s ɣef kra n uḥric n tudert tatrart ; d amedya deg tullist « Ṭaṭabaṭaṭa’, yeḥka-d ɣef yiɣilifen i yettidir unelmad asdawan neɣ « litidyu n wass-a », yemmeslay-d deg-s ɣef tudert n unelmad menwala am wassaḍ n tullist i yefren ad yili d amalas(win i d-iḥekkun). Yeḥka-d amek i yemlal d Faḍma di tesdawit n Ḥesnawa, d teswiεt n wuṛeɣ i yesεedda yid-s uqbel ad tɣib fell-as ɣer taggara imi nettat lawan-nni ideg tt-yemlal tella tennuɣ akked uxḍib-is daymi i d-tusa ɣer tesdawit akken ad tekkes ɣef ul. Di tullist-a, qwant tegnatin ideg amyaru yeglem-d aṭas n yisuyas n tudert n yinelmaden n tesdawit am: udṛagi, ccumaj, taganit neɣ lacan,…atg I win (tid) yebɣan ad ɣṛen(t) amud-a, zemren(t) ad t-afen(t) deg akk tinedlisin n tmurt n Leqbayel, ma di Lezzayer tamanaɣt yella ɣer tnedlisin-a: El Qartassia Bd Amirouche, Bibliothèque Générale El-Biar, Librairie médicale ex rue Charasse Alger Centre, Librairie Les Mots Bd Victor Hugo Alger Centre.

 

Mokrane Chikhi

source: dépêche de kabylie

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Abeṛṛani, L’Etranger de Camus en kabyle

Posté par algeriedemocratie le 2 octobre 2011

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Abeṛṛani, L’Etranger de Camus en kabyle dans tamazight(65) arton756

Abeṛṛani, L’Etranger de Camus en kabyle

samedi 10 septembre 2011, par Karim T

Mohamed Arab Aït Kaci a tradui le roman dans la langue de Si Mohand, mais faute d’avoir pu trouver un éditeur, il a mis son œuvre en libre circulation sur Internet.

L’Etranger d’Albert Camus fait désormais partie des chefs d’œuvre traduits en kabyle, mais il ne sortira pas en version papier, pour le moment l’ouvrage est disponible uniquement sous forme de fichier PDF. L’auteur, Mohamed Arab Aït Kaci n’a pas trouvé d’éditeur, il invite donc les lecteurs à diffuser son roman par le biais d’Internet. Le lien vers le texte a été largement relayé, notamment par le chanteur Zimu sur Facebook.

Le roman raconte l’histoire d’un colon français qui tue un « Arabe ». Lors de son procès, l’accusé est interrogé non pas pour le crime qu’il a commis mais parce qu’il n’a pas pleuré à la mort de sa mère. Le livre tient son titre du fait que le personnage, d’apparence froide et insensible est « étranger » à la morale de la société. Le livre, paru en 1942 s’inscrit dans une veine existentialiste, il illustre la philosophie d’Albert Camus, celle l’homme libre et révolté face à l’absurdité de l’existence.

Dans Abeṛṛani d’Aït Kaci utilise une langue kabyle populaire, accessible, avec notamment l’emploi de mots courants empruntés au français comme rridu (le rideau) tafremlit (l’infirmière) ou à l’arabe comme yenneḥcam (il a été humilié). L’auteur utilise quelques néologismes berbères tels que taɣdemt (la justice).

source: rezki.net

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Traduction de l’Etranger d’Albert Camus en Tamazight

Posté par algeriedemocratie le 17 août 2011

www.aberrani.files.wordpress.com/2011/08/aberrani-n-albert-camus1.pdf

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Entretien avec Mohend A. Bessaoud ( revue Azar ,avril 1992)

Posté par algeriedemocratie le 13 août 2011

 

Entretien avec Mohend A. Bessaoud ( revue

 Azar

,avril 1992)

Azar : Vous êtes le principal fondateur et l’animateur de l’

 Agraw Imazighen

(AcadémieBerbère). Fondée en à Paris en 1966, c’est-à-dire à un moment de grande répression contretout ce qui est berbère, cette association culturelle, à travers les bulletins qu’elle diffusait, aeut un énorme impact auprès de la jeunesse berbérophones, notamment celle de Kabylie.Pouvez-vous nous retracer en quelques lignes cette épopée ?M.A.Bessaoud

: Vous n’ignorez pas que le berbérisme, en tant que doctrine politique, a été créepar un groupe de jeunes kabyles dont Laïmeche Ali avait été le leader, et ce par opposition àl’arabisme virulent qui veut que l’Algérie, voire l’Afrique du Nord toute entière, soit arabe. Ces jeunes, contrairement à ce que l’on pourrait penser, étaient d’ardents nationalistes algérienspuisqu’ils étaient tous des militants du MTLD, après avoir été, pour les plus âgé d’entres eux, ceuxdu PPA. Malgré cela, les dirigeants de ces partis virent en eux un grand danger…pour lenationalisme arabe dont ils étaient porteurs. D’où leurs attaques virulentes, n’excluant pas laviolence, allant également jusqu’à qualifier ces ardents nationalistes « d’agents de la colonisation »,donc de « traitres ».Ils (les dirigeants des partis) n’ignoraient pas pourtant que les Français les traquaient au même titreque les autres nationalistes, puisqu’ils furent obligés, pour échapper aux arrestations et à la torture,de prendre le maquis où mourut hélas ! Laïmeche Ali, victime de typhus.Les autres jeunes, n’ayant pas pu entrainer la population derrière eux, mirent fin à leur « aventureguerrière » en saisissant la chance d’une amnistie que leur offrit la France, cette nation« magnanime ». Ce qui permit à beaucoup d’entres eux de rallier le FLN à sa naissance. Il n’en futpas de même hélas pour ceux qui hésitèrent, comme ce fut le cas de Ouali Bennaï, Ould HemoudaAmar, Si Moh Benaïssa… car ils furent assassinés par le FLN en 1956, mettant ainsi un terme finalà ce berbérisme qui était devenu la bête noire des tenants de l’arabisme.Cette finale dramatique pour ne pas dire « cet échec », est due au fait que l’idée du berbériste,véhiculée par les jeunes dont nous avons parlé, passait aux yeux de la population, aidée en cela parles propagandistes du MTLD, comme un « facteur de division ». L’heure était donc à l’unité face aucolonialisme français.C’est dire que le nombre de militants berbéristes était minime pour entrainer une mobilisation de la jeunesse kabyle. Il y avait en effet, pour toute la petite Kabylie, deux militants, de qualité il est vrai, je veux nommer le docteur Aïssani et le professeur Mohamed Chérif Sahli.Quand à la basse Kabylie, j’ai beau racler ma mémoire pour allonger la liste, je ne peux cependantvous offrir que les noms suivants : Si Mouh Benaïssa, professeur d’arabe de Mechtras, le professeurAnane Slimane, Aït Amrane Si El Hocine d ighil Bouzerou, Hamiche de Tigzirt s/mer et quelquesautres…Même en autre Kabylie, les militants berbéristes ne couraient pas les rues en dehors bien entendu,des lieux de sa naissance, je peux nommer Tizi Rachid, Mekla et Djemaa Saharidj. On trouve eneffet Ould Hemmouda Amar de Tassaft Ouguemoun, Aït Medri d’Aït Ziri, Ben Younés Mohand àAït Hichem, Si Mohand Amokrane Aydjer d Azazga.Bref le berbérisme, malgré ses chants guerriers, ne pouvait pas mobiliser des compagnies. Mais cet échec me servit personnellement, car il permit de me rendre compte que l’on ne peut pas créer unparti politique berbériste sans qu’il y ait des Berbères. Idée que seul un des anciens berbéristespartagea, je veux parler d’Amara Ouali Tahar et aussi du docteur Younes Bouchek. Je suis d’ailleursabsolument certain que le premier nommé eut été parmi les membres fondateurs si je l’y avaisinvité. De toute façon, il m’aida plus que d’autres à continuer mes activités, au moment où Hanouz Mohend Saïd me déclara la guerre à cause de la «

grammaire berbère » qu’il avait publiée, et que je jugeais «impropre à la consommation».

 

Sans Agraw Imazighen…

Il serait trop long de parler des difficultés que nous avons rencontrées, les jeunes et moi, dans ladiffusion de nos tracts et nos bulletins, donc de nos idées. Insultés souvent, menacés parfois, nousfumes obligés d’ignorer les provocations, proférées trop souvent par des kabyles aux yeux desquelsnous passions pour des « diviseurs », donc des « traitres ». Et en ce qui me concerne, des menacesde mort ne me furent pas épargnées. Savez-vous, par exemple, que j’ai été condamné à mort par leFFS en 1968. Mr Aït Ahmed l’a, lui-même, avoué, par Boumediene à divers reprises, et notammenten 1969 ; en 1970 par Krim Belkacem et en 1977 par Hassane Aneggaru, qui se dit encore le roi duMaroc.« Pourquoi M. Aït Ahmed et Krim Belkazcem adoptèrent-ils cette position » ? diriez-vous. Toutbonnement parce qu’ils étaient convaincus que l’Académie Berbère empêchait développement deleurs partis respectifs. Sur quoi, ils n’avaient pas tort. Ce furent d’anciens militants et sympathisantsde l’Académie Berbère qui permirent à M. Aït Ahmed d’émerger de l’isolement où il se trouvait.En conclusion, n’en déplaise à certains auteurs qui oublient volontairement que le berbérisme estmort en 1956 et enseveli en 1962, sans Agraw Imazighèn (Académie Berbère) ils seraientaujourd’hui citoyens d’un pays qui ne serait plus le leur.

Azar : Qu’elle est la grande manifestation de l’Académie Berbère en France alors queL’Amicale des Algériens en Europe était omniprésente ?

M. A. Bessaoud : Les chanteurs kabyles peuvent aujourd’hui se produire librement sans êtrel’objet d’une attaque de la part de l’Amicale. Ils ignorent cependant que çà n’a pas toujours étéainsi.Tenez, en 1969 par exemple, parce que l’Amicale ne faisait aucune place à nos chants dans les galasqu’elle organisait, nous décidâmes d’en organiser un avec des chanteurs typiquement kabyles.Aussitôt branle-bas de combat au siège de l’Amicale ainsi que du consulat et même del’Ambassade. Ils convoquèrent un à un les chanteurs que nous avions réunis sur notre affiche pourleur dire qu’ils participaient, sans le savoir peut-être, à une entreprise de division.»

L’Académie Berbère, leur dit-on en outre, est crée par la C.I.A. en accord avec Israël ». On leurajouta que « les pères blancs et les pieds noirs n’étaient pas étrangers non plus à cette création

Bref, « chanter c’était trahir le pays ». Comme j’avais offert de grosse sommes d’argent à ces joueurs de guitares et de tam-tam, ils persistèrent dans leur attitude. Alors l’Amicale changea detactique. Ses militants nous déchirèrent en effet presque toutes les affiches (1200) que nous avionscollées dans les cafés et dépêcha, le jour du gala, plus d’un millier de ces militants pour dissuaderles nôtres de venir. Tous les boulevards, de St Michel aux Gobelins en passant par st Germainétaient occupés par eux et des groupe de six ou sept arrêtaient les gens et tentaient de les menaceren cas où… Rien n’y fit. Car le gala fut un immense succès. Ce qui amena l’Amicale, soucieuse degagner du « fric », à organiser des galas dans les principales villes de France, et avec des chanteurskabyles, s’il vous plait. Ce qui lui valut mes félicitations et une féroce « engueulade » de KaïdAhmed.

Azar : Est-ce que les jeunes vous encourageaient ?

 M.A B

: Sans eux, sans leur enthousiasme, il n y aurait pas eu d’Agraw Imazighen, car ce sont euxqui lui ont donné la dimension qu’il fut la sienne quelques années plus tard. Je n’ai pas ménagé mesefforts, bien entendu, car j’ai été de toutes les distributions. Mais le mérite leur appartient. Ils medoivent une certaine formation, je leur dois la réussite, d’autant que la tâche était immense et lesdangers réels. Savez vous par exemple, que j’ai reçus 27.000 lettres venant du Niger, de Lybie, et

 

même du Maroc, sans parler de la Kabylie.

Azar : Avez-vous eu des contacts avec des berbérisants et si oui lesquels ?

M.A.Bessaoud

: Le seul berbérisant que nous avions à cette époque-là, est celui qui était desnôtres, c’est Mouloud Mammeri. Je le connaissais depuis longtemps et nous avions étions mêmeséchangé une correspondance. Ce fut par lui que je sus, en 1967, que « notre cause était perdue »,« Mohend Aarav, m’a t-il dit, j’ai sept étudiants ; deux Hollandais, deux Kabyles et troisarabophones, que je soupçonne d’être de la SM. Les deux Kabyles ne vont plus revenir l’annéeprochaine, et moi non plus, car c’est pour eux que je me sacrifie ». Mammeri ne m’abandonna pasl’année suivante, il eut plus d’étudiants kabyles qu’il n’en espérait, une raison donc de persévérer.Quant aux autres berbérisants, j’ai eu des rapports directs avec Lionel Galland et des rapportsépistolaires avec le père Dallet, un immense bonhomme, et Arsène Roux, le plus engagé desberbérisants.

Azar : C’est quoi pour vous la langue tamazight ?

M.A.B :Les Malais ont un proverbe qui se traduit ainsi : «Qui perd sa langue perd sa race

». Aquoi j’ajoute, je cite de mémoire, la dernière phrase de « La dernière leçon » d’Alphonse Daudet, les Contes du Lundi  , «quand on conserve sa langue, c’est comme si l’on tient la clé de sa prison».Je terminerai ma réponse par cette autre citation, je cite encore de mémoire, «

 Il y a des milliardsd’hommes sur cette terre. Que dire donc de ceux qui veulent tuer une langue ? Car si la mort d’homme n’entraine pas celle du genre humain, celle d’une langue provoque la fin d’unecivilisation

». Charles Nordier.

Azar : Comment expliquez vous le rejet de la question berbère (amazigh) non seulement parles différents gouvernements que le pays a connu mais également par beaucoup d’Algériens,qu’ils soient arabophones ou berbérophones ?

M.A.B

: Je crois avoir dit plus haut que l’arabisme qui est l’ennemi numéro 1 de tout ce qui estberbère, a triomphé en 1962. Il est donc prévisible que la mort de notre langue allait êtreprogrammée par ces messieurs (1), [1] en se sens qu’elle contredit leur assertion. Mais il est peut-être nécessaire de montrer que l’arabisme a été créé par des chrétiens pour diviser et affaiblirl’islam.En 1905, les chrétiens libanais qui se sentaient à l’étroit sous domination turque, firent un appel dupied à « leurs frères musulmans » pour les inciter à se libérer de la tutelle turque, créant ainsi « lenationalisme arabe » ou « l’arabisme ». Cette démarche eût été vaine si elle n’avait eu le soutien dela France et de l’Angleterre, qui se disaient « puissances musulmanes » parce qu’elles occupaientrespectivement l’Afrique du Nord pour l’une, l’Egypte, la Malaisie et l’Inde pour l’autre. Ellesexcitèrent donc nos « frères » arabes par les Laurence « d’Arabie » et les généraux Allembyinterposés, réussissant ainsi à les enrôler par dizaines de milliers dans leurs armées respectives, nonsans leur avoir promis, bien entendu, la liberté et l’indépendance. On sait ce qu’il advint.La Turquie vaincue, la France eut, comme part du partage, le Liban et la Syrie ; l’Angleterre, l’Irak,la Jordanie et la Palestine. Et les Arabes ….eurent la Berbérie, car c’est depuis ce temps là quenaquit l’expression « Maghreb arabe ». Pourquoi la Berbèrie ? Parce que tous les musulmans, lesBerbères, à l’exception des Kabyles et des Touarègues sont les seuls à se considérer inférieurs auxArabes à cause du prophète Mohammed et de l’islam. Cela est si vrai que quand un Arabe est àcourt d’argument, il déclare : « Nnbi Aarbi » (le prophète est arabe). Notons que mêmes lesKabyles, surtout ceux qui vivaient en France après la guerre d’Algérie, avaient fini par renoncer àleur identité pour se proclamer carrément Arabes, d’où les difficultés que nous avons eues à lesconvaincre du contraire, d’autant que le mot « berbère » était, à leurs yeux, chargé de tout le méprisdu monde.

 

(revue Azar 

(édition berbère) en avril 1992)

Entretien avec Mohend A. Bessaoud ( revue   Azar  ,avril 1992) dans tamazight(65) clip_image001

 

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L’Association Culturelle Imedyazen

Posté par algeriedemocratie le 27 janvier 2011

L’association culturelle Imedyazen est une association bénévole créée par des étudiants de l’Université de Bab Ezzouar à Alger en 1986, et agréée en 1989. Alors qu’elle était encore à l’université, l’association a organisé plusieurs expositions, conférences (dont une avec Mouloud Mammeri) et cours d’orthographe de la langue amazighe. Les premiers enseignants de l’orthographe amazighe ont été formés par Achab Ramdane à cette époque. A partir de 1993, l’association culturelle Imedyazen commence des cours d’orthographe amazighe par correspondance. L’association a formé, au total, 9 promotions d’étudiants en langue amazighe. En 2000, l’association Imedyazen publie, enfin, son manuel de cours et exercices intitulé « Iluɣma i Tira n Tmaziɣt (Exercices pour l’Ecriture de l’Amazigh) » préfacé par Salem Chaker. Dans les années 2000, l’association publiera plusieurs autres livres dont une collection appelée « Tizi n Tira » avec 4 recueils de contes. La collection est destinée à la publication de la tradition orale amazighe (« Nuja d kra n Tmucuha niḍen », « Tizimert n Lfeḍḍa », « Azal n Tidi » et « Inzan ed Yefyar »). Des auteurs amis de l’association tels que Said Chemakh (enseignant universitaire), Malek Houd (poète) et Ramdane Abdenbi ont également publié leurs livres avec l’aide et sous le logo de l’association. Aujourd’hui, l’association culturelle Imedyazen prépare plusieurs nouveaux ouvrages. Elle travaille aux côtés de poètes et de gens âgés qui préservent encore la tradition orale afin de les aider à publier des livres. Elle prévoit de publier également plusieurs dictionnaires de langue amazighe et de nouvelles versions des livres des cours et exercices. Enfin, et depuis quelques années, l’associaiton Imedyazen travaille activement pour assurer la meilleure présence possible pour la langue amazighe sur Internet, à travers, notamment, des dizaines d’articles écrits ou traduits en amazigh et publiés sur son site (www.imedyazen.com) ainsi que sur un grand nombre de sites amis.

 

Omar Mouffok

(Secrétaire général de l’association)

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Aɣrum n ihaqqren ungal n Lhoussain azergui

Posté par algeriedemocratie le 22 janvier 2011

03 juin 2009

Aghrum n ihaqqaren

Aghrum n ihaqqaren: Lhoussain azergui

Aghrum n ihaqqaren ism n ungal amzwaru lli d iffghn gh usggwas n 2006 i lhoussain Azergui, ungal yiwi zwar yadlli tasmghurt tamâdlant n tskla tamazight gh sspanya gh 2004 lli takka « Fondation David Hart des études amazighes ». ungal ad ar isawal f tmukrist n tlelli n iswingimn d tawda gh tmizar n imazighn, d tkssâd lli ittkkisn I middn ad sawln, krfnt asn ilsawn, d tmukrist n wawal d tutlayt ikucmn ngh d lli ckucmn ayt tnbâdt da yusin akuray s warraw n umazigh d tghrma ns.

ungal ad iga tarzzift I inghmasn akkw lli ikkan afus, ccn takat afad ad lkmn tidt, zuzfn aggasn n ugdud acku asâd ns iga nit awd ntta anghmas lli ittmuddun gr ighrman d idrarn d tmizar n imazighn s tuffra afad ad yissan mamnk s ddrn d mamk iga waddad n talla nnsn.

yuma

ungal ad 60 n tasna, iffgh-d gh rrbâd, ittyara s yat tgharast ismunn gr tsrit ngh amjrrd d umarg ngh tamdyazt acku tutlayt ns tmmim tâdfut f imghri.

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