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Le choix du successeur de Boumediene : à la recherche d’un homme sans ambition à la tête de l’État.

Posté par algeriedemocratie le 29 décembre 2011

Le choix du successeur de Boumediene : à la recherche d’un homme sans ambition à la tête de l’État. dans vive l'algerie(128) Boukharouba11Par Ait Benali Boubekeur

Les manœuvres, pour désigner le successeur de Boumediene en 1979, donnent lieu, et c’est le moins que l’on puisse dire, à une lutte sans pitié. En effet, la mort prématuré de Houari Boumediene, survenue le 27 décembre 1978, a pris de court la nomenklatura. Pendant son agonie, qui a duré à peu près trois mois, chaque clan essaie de tirer ses marrons du feu. À peine l’oraison funèbre, prononcée par Abdelaziz Bouteflika, est dite que les éventuels successeurs sont prêts à livrer la bataille. Cela dit, bien que les statuts du parti soient en faveur du responsable du FLN, Mohamed Salah Yahiaoui, le chef des services secrets de l’époque, Kasdi Merbah, avait concocté un plan à part. Selon Hocine Malti, dans « Histoire secrète du pétrole algérien » : « On savait que dès qu’ils furent convaincus que Houari Boumediene était condamné, alors même qu’il se trouvait encore à Moscou [hospitalisé du 29 septembre au 14 novembre 1978], les membres du Conseil de la révolution avaient engagé d’intenses tractations en vue de la succession. Deux hommes, représentant deux tendances politico-économiques différentes, s’étaient portés candidats : Abdelaziz Bouteflika, ministre des Affaires étrangères, et Mohamed Salah Yahiaoui, coordinateur du FLN ».

Quoi qu’il en soit, dans cette compétition en dehors du peuple, celui qui est choisi candidat sera forcément élu. En d’autres termes, la désignation d’un candidat implique par ricochet sa victoire lors du prochain scrutin. En effet, une fois les vrais décideurs auront opté pour leur président, et dans le souci de maintenir une démocratie de façade, ils le proposeront enfin à l’approbation du peuple. Du coup, la surenchère pour choisir le candidat, en ce mois de décembre 1978, est à son apogée. Néanmoins, aux deux candidatures déjà citées, il y a une troisième, celle du chef des services secrets, Kasdi Merbah. Bien que ne pouvant pas la déclarer ouvertement, dans la réalité, selon Hocine Malti, il y pense fortement. « Dès le mois de novembre, Kasdi Merbah, patron de la Sécurité militaire depuis 1962, avait pris en effet une initiative qui sera lourde de conséquences. Sans l’avouer ni l’annoncer publiquement, il aurait aimé, lui aussi, succéder à son ancien chef. Il fut néanmoins assez sage pour ne pas tenter d’organiser un coup d’État », écrit-il.

Cependant, pour imposer un homme sans envergure, Kasdi Merbah, avec le concours de son adjoint Nourredine Yazid Zerhouni, élimine de la course les deux candidats potentiels, Bouteflika et Yahiaoui. Bien que leur appartenance au groupe d’Oujda, ayant écarté le GPRA d’assumer les destinées politique du pays en 1962, leur ouvre la voie à la succession, le chef de la sécurité militaire se projette dans l’après premier mandat du futur chef d’État. Il est plus facile, pense-t-il, d’écarter un malléable qu’un homme voulant à tout prix devenir président. Ainsi, sans les manœuvres de Kasdi Merbah, le pouvoir serait revenu à Bouteflika ou à Yahiaoui. Pour le premier candidat cité, sa relation privilégiée avec Boumediene, estime-t-il, est suffisante pour qu’il accède à cette fonction suprême. Il considère, selon Hocine Malti, que « le groupe d’Oujda s’apparentait à une monarchie, au sein de laquelle il était le dauphin naturel auquel le souverain disparu avait laissé le trône en héritage ». Quant à Mohamed Salah Yahiaoui, il revendique son droit de succession en invoquant son statut de membre du Conseil de la révolution et son grade de colonel. En tout cas, pour Hocine Malti, Yahiaoui possède un avantage de taille : « En tant que coordinateur du FLN, il contrôlait non seulement le parti unique, mais aussi toutes les organisations de masse, dont le Syndicat UGTA (Union générale des travailleurs algériens) et l’UNJA (Union nationale de la jeunesse algérienne). Il jouissait donc du soutien de ces organisations, mais aussi de celui des communistes du PASG clandestin, futur MDS ».

Cependant, Kasdi Merbah, dont l’ambition présidentielle ne fait aucun doute et ce, bien qu’elle soit tempérée par son entourage, envisage la succession autrement. Pour garder ces chances intactes pour la prochaine mandature, il opte pour le colonel Chadli Bendjedid. Son calcul est ainsi résumé par Hocine Malti : « Encore fallait-il, dans ce cas-là, que le titulaire du poste qui allait être choisi fût facile à manœuvrer et qu’il puisse être délogé sans difficulté. Or, ni Bouteflika ni Yahiaoui ne correspondaient à ce critère ». En revanche, le colonel Chadli, n’ayant jamais affiché une quelconque ambition pour la fonction, parait un candidat idéal. Pour Hocine Malti, le chef de la 2e région militaire depuis 1964 répond aux critères recherchés par Kasdi Merbah : « Son âge relativement avancé –il avait 49 ans –, son éloignement du centre de décision d’Alger, son ignorance présumée de la chose politique, son indolence et le peu d’ardeur avec laquelle il avait assumé sa responsabilité de chef de région en faisait un candidat idéal ».

Toutefois, pour le placer à la tête de l’État, Kasdi Merbah ne lésine pas sur les moyens à employer. Ainsi, pendant l’agonie de Boumediene, Kasdi Merbah a nommé Chadli Bendjedid, en novembre 1978, coordinateur de l’armée. Pour parer à un éventuel remue-ménage, il invoqua son âge et son ancienneté dans l’armée. Après l’élimination des deux candidats potentiels, Chadli va bénéficier d’un appui important, celui du colonel Abdelghani, chef de la région de Constantine. Partant, celui qui deviendra son futur premier ministre mène une campagne auprès de ses collègues militaires, mais aussi auprès des cadres civils du FLN. Lors du 4e congrès du FLN, le choix de Chadli est quasi total. De toute façon, les dés furent pipés bien avant. La suite consiste à jouer la partition. « En janvier, le choix du congrès se porta effectivement sur le nom de Chadli Bendjedid, qui fut présenté comme unique candidat au suffrage des Algériens. Il fut élu président de la République, le 7 février 1979, avec un score de 94% ». Il va de soi, en somme, que le choix de cette candidature n’a pas obéi aux intérêts de la nation. Cette façon d’isoler le peuple de toutes les décisions concernant son avenir va plonger le pays dans une crise abyssale. Hélas, aujourd’hui encore, l’avenir de l’Algérie se décide sans tenir compte de ce peuple malheureux.

Par Ait Benali Boubekeur

source: lequotidiendalgerie.com

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TAHAR ZBIRI-HOUARI BOUMEDIÈNE

Posté par algeriedemocratie le 13 octobre 2011

Par Mohamed Maârfia, moudjahed
8. L’échec
Les causes objectives de l’échec de Tahar Zbiri n’ont pas d’autres raisons que son option, dès le début sur le dialogue, les appels à la raison et la persuasion. Cette option n’était pas inspirée par la peur d’affronter par la force Boumediène et ses moyens, mais par la crainte de voir le pays replonger dans les déchirements qui ont précédé et suivi le cessez-le-feu de 1962. Il était convaincu que «la table rase du 19 juin» était une bonne chose pourvu que ses promesses soient tenues. C’est cette illusion, nourrie jusqu’au bout, qui le mènera à l’échec.
La meilleure preuve que sa démarche était pacifique est l’ordre qu’il donne au 1er bataillon de chars de quitter la capitale, qu’il tient sous le feu de ses canons, pour un cantonnement à El- Asnam, à 200 km de là. Dès lors qu’il démontre qu’il ne nourrit aucune velléité de prise de pouvoir par la force, il démobilise ceux de ses partisans qui sont prêts à aller plus loin à ses côtés. Il paralyse les mains du plus efficace et du plus déterminé de ses officiers, en l’occurrence le commandant Amar Mellah, lequel ne peut plus élaborer un plan cohérent et une liaison efficace avec les divers éléments de son dispositif, sans heurter de front le parti pris de Zbiri, en l’occurrence la concertation avec les autres chefs militaires et les appels à la raison en direction de Boumediène. Le départ d’Alger du 1er bataillon de chars, pivot central autour duquel doit s’articuler l’intervention des autres unités favorables au mouvement, est compris par les partisans de Zbiri comme la fin de la crise et le début de la solution politique. Zbiri n’a pas d’équipe. Il ne veut pas en constituer. Il ne veut pas apparaître comme quelqu’un qui se présente en alternative à Boumediène avec une sorte de cabinet fantôme. Il décourage ceux qui, plus lucides que lui, le voient courir vers l’abîme. «Je n’ai fait de contrat avec personne et je n’ai demandé à personne de me suivre», jette-til à ceux, parmi ses proches, qui tentent un exposé réaliste des choses. Abdelaziz Zerdani, l’ami des jours difficiles, quand dans l’Aurès, Adjoul tenait d’une poignée sanglante la grande Idara, Abdelaziz Zerdani tant injustement accusé et tant recherché par les services de sécurité n’a jamais prétendu à un rôle national futur. Il s’est borné, une ou deux fois — sans être écouté, hélas — à dire ce qu’il pense des assurances de Saïd Abid. Quelques jours après ces mises en garde, les événements lui donneront raison. Une équipe aurait été utile pour évaluer froidement — tout en convaincant Zbiri de garder ses atouts militaires — chaque proposition, chaque avancée pour transcrire immédiatement dans le concret les engagements du chef du CR. Mais encore une fois, Zbiri n’avait pas d’équipe ! Il n’avait pas d’équipe parce qu’il n’a jamais été question pour lui de faire un coup d’Etat. Zbiri n’a fait aucun effort pour expliquer ses intentions, laissant dans l’incertitude ceux qui, dans l’armée, auraient pu faire une autre lecture que celle qui semblait évidente : un simple «ôtes-toi de là que je m’y mette». Les turbulences de ce mois de décembre 67 semblaient à beaucoup une querelle dont le pays pouvait faire l’économie. Le pouvoir aura beau jeu, une fois l’échec consommé, de travestir la vérité. Ses relais tentent d’accréditer la thèse de «la conjuration d’officiers ignards et ambitieux liés par des liens tribaux». Comme aucun responsable ni au niveau national ni au niveau régional ne s’était déterminé publiquement en faveur des thèses de Zbiri, la configuration régionaliste deviendra crédible. Cherif Mahdi, secrétaire de l’étatmajor général, courageusement, refusera d’avaliser les mensonges officiels et remettra les choses à leur juste place par ses écrits chez les services de sécurité, par ses déclarations lors de l’instruction et par son cri du cœur devant la cour. Quand, écœuré par les dérobades, les défections, les reniements, les lâchetés et les trahisons de certains membres du Conseil de la révolution y compris les militaires, Cherif Mahdi dit les choses telles qu’elles se sont passées, un silence respectueux plane dans la salle. Le commandant Abdelghani qui préside le tribunal, mal à l’aise, essuie les verres de ses lunettes, étrangement embuées. Mais ce qui est arrivé après l’échec est une autre histoire. Revenons à cette soirée du 13 décembre. La rencontre du 13 décembre 1967, au soir, au domicile du chef de la 1re Région militaire, laquelle a réuni autour de ce dernier Mohamed Salah Yahiaoui, le colonel Abbès ainsi que Abderrahmane Bensalem et Zbiri (respectivement chef de la 3e Région militaire, responsable de l’Académie de Cherchell, commandant du quartier général et chef d’état-major) a été provoquée par Saïd Abid pour signifier à Zbiri que Houari Boumediène oppose une fin de non-recevoir à toutes ses demandes. Il conclut qu’ayant, lui, échoué dans sa médiation, il ne peut plus rien tenter. Les chefs militaires présents semblent, par leur silence, partager la position de Saïd Abid. Sont-ils conscients que leur «neutralité» soudaine, affichée au mépris des engagements pris à l’égard du chef d’état-major, livrait ce dernier, pieds et poings liés, à la vindicte de Boumediène ? Zbiri fait — enfin — la seule lecture à faire : Boumediène l’a désarmé par la ruse et les faux-fuyants. Il lit sur le visage fermé de ses vis-à-vis que pour Boumediène l’heure de la curée est arrivée, et que eux s’en accommodent… Il est effondré, il constate — trop tard — qu’il n’a pas mesuré correctement la détermination de son vis-à-vis à ne rien céder sur rien. Il n’a tout simplement pas voulu comprendre que ce dernier avait une démarche et un but en opposition totale avec ceux qu’il voulait, lui, imposer. Il a surévalué «le poids spécifique» et la solidarité des chefs militaires qui s’étaient portés garants de la parole de Boumediène. Il n’a enfin, et jusqu’au bout, jamais douté de la sincérité de Saïd Abid. Ce même Saïd Abid qui, pendant longtemps, bien avant juin 1967, n’avait cessé de pousser à la roue, qui avait incité Zbiri a réagir contre les faits accomplis de Boumediène, Saïd Abid qui a détruit Chabou de réputation et qui, soudain, freine des quatre fers. Pour Zbiri, le chef de la 1re Région militaire est, objectivement, l’homme qui lui ôté des mains tous ses atouts avant de l’enfermer dans l’impasse. Saïd Abid, que certains ont accusé, à tort, d’avoir été un agent provocateur, une créature cynique de Boumediène, était tout simplement un brave homme qui a été audessous de l’enjeu, lorsque les hasards de l’Histoire avaient mis entre ses mains le sort de l’Algérie. Saïd Abid, ancien petit employé de banque, bardé d’un modeste certificat d’études, était venu à la révolution au début de l’année 1957 par le soupirail de Tadjerouine (à l’époque un peu le Kandahar tunisien de la révolution algérienne). Il n’a jamais connu d’autres épreuves que celles que procure le relatif inconfort des bivouacs précaires de la frontière. Il n’avait pas le cumul historique, le substrat des expériences, la solidité des convictions qui font les révolutionnaires matures et qui osent. A l’heure de la décision, il est redevenu tout simplement Abid Saïd pris de vertige par l’accélération du manège qu’il avait imprudemment mis en branle. Placé entre les extrêmes, indécis, hésitant, bousculé par deux impatiences, il a joué le rôle d’un sage de village s’usant à réconcilier deux coqs de quartier séparés par une querelle subalterne. Il payera de sa vie, dans quelques heures, ses entrechats sur le fil du savoir. Devant la nouvelle donne, il ne reste plus à Zbiri que deux alternatives : se soumettre ou réagir. L’ordre qu’il donne de faire converger les unités vers Blida, ordre qui met littéralement Saïd Abid entre les mâchoires de l’étau, est obéi. C’est de cet étau que jailliront les balles qui tueront l’infortuné chef de la 1re Région militaire. Il importe peu de savoir qui a appuyé sur la gâchette. Objectivement, la démarche du chef de la 1re Région militaire était suicidaire. Le deuxième but du chef d’état-major est de provoquer une réunion (même restreinte) des membres du Conseil de la révolution favorables à son option politique et faire prendre conscience à Houari Boumediène de la responsabilité qu’il prendrait en faisant ouvrir le feu sur ses adversaires politiques et sur une partie de l’armée. Les aléas du terrain font que les forces qui s’étaient ébranlées vers le siège de la 1re Région militaire ne pourront jamais atteindre leur objectif. Le maquisard transparent, fidèle à ses idéaux, artisan d’un 19 Juin fondateur, a été vaincu par celui qui était venu de trop loin pour reculer et qui avait réglé le calendrier et l’heure à son propre chiffre.
9. Epilogue
Tahar Zbiri pourra échapper à Houari Boumediène mû par une terrible vindicte. Il lui échappera grâce à la mobilisation des chefs de la Wilaya IV historique dont, surtout, le commandant Lakhdar Bouragâa. D’Alger à Tébessa, des moudjahidine, anciens compagnons d’armes de Zbiri (Lakhdar Gouasmia, Mohamed Elhadi Rezaïmia, Mohamed Haba, etc.), des hommes de cœur (Aïssa Meguellati et ses deux fils Nadir et Djamel, Abdelmalek Boumaïza, Hamou Staïfi, Abdeljalil Ayat, Hamid Chakbouni, le docteur Harmouche et tant d’autres) risqueront leur carrière, leurs biens, leur liberté, leur vie pour le protéger et le guider sur sa route vers l’exil. Tahar Zbiri évoquera-t-il leurs noms un jour ? La secousse sanglante du 14 décembre 67 sera ressentie à tous les niveaux de l’ANP. Beaucoup de cadres en seront traumatisés. Terribles seront les conséquences pour l’Algérie. Le délestage du Conseil de la révolution, d’une manière aussi radicale, permettra à Houari Boumediène d’asseoir définitivement sa dictature sur le radier massif de la police politique pour pouvoir monologuer pendant longtemps, face à son miroir, à mille lieux des réalités de son pays.
M. M.

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Le pouvoir et le pétrole en Algérie.

Posté par algeriedemocratie le 26 janvier 2011

Le pouvoir et le pétrole en Algérie. dans vive l'algerie(128) corruptioPar Ait Benali Boubekeur.

«A vouloir agir en dehors du peuple, on arrive à des résultats diamétralement opposés aux objectifs socialistes et égalitaires.» Ferhat Abbas (1)

L’Algérie, depuis son indépendance, est soumise à cette sentence de Ferhat Abbas. Actuellement, les inégalités sont tous azimuts. Les émeutes sanglantes de ces derniers jours sont là pour prouver, si besoin est, que la disparité est criante entre la classe dirigeante et le reste de la population. Toutefois, bien que le bilan de ces dernières émeutes ne soit pas aussi lourd que celui d’octobre 1988, il n’en reste pas moins que la propagation des manifestations à l’échelle nationale, telle une trainée de poudre, exprime le marasme profond de la société. Ce qui provoque, de façon inéluctable, une dichotomie entre l’Algérie utile et l’Algérie profonde. Sinon, comment pourrait-on expliquer que 75% de la population a moins de 30 ans, alors que le pouvoir est entre les mains des septuagénaires. Ce faisant, cette lapalissade n’a pas échappé aux jeunes manifestants que la richesse est réservée à une catégorie bien déterminée. En tout cas, c’est ce que note Hocine Malti à juste titre: «Les jeunes Algériens ont bien compris que les richesses en hydrocarbures de leur pays ne leur appartiennent pas, ne servent pas à faire leur bonheur, que dis-je, ne permettent pas leur survie. Et ils ne rêvent que d’une chose: fuir vers l’étranger.» (2) Bien que le sol algérien y regorge des richesses inestimables, les Algériens vivent, cinquante après le recouvrement de l’indépendance, dans la mouise incommensurable.

Cependant, doit-on mettre cela au compte de “la malédiction pétrolière” , comme le croit Hocine Malti? En partie, Oui. D’ailleurs, malgré cette richesse du sous-sol, force est de constater que le pays n’a jamais réussi à vivre en autarcie. Actuellement, l’Algérie dépend, pour ses importations, à 98% des recettes des hydrocarbures. Du coup, la paix sociale fut et est inhérente à la volonté des dirigeants de subventionner des produits de première nécessité, et ce en important des quantités suffisantes. Par conséquent, les fluctuations de la politique algérienne dépendent indubitablement de la variation des cours du pétrole. Ainsi, comprendre la nature de celui-là revient à disséquer l’importance de de celui-ci. Mais, le malheur de l’Algérie vient de la mauvaise exploitation de ses ressources. Aujourd’hui encore, les récompenses sont distribuées aux plus conciliants avec le régime. D’où le constat sévère de Hocine Malti: «L’Algérie de 2010 est doublement malade. La rapine à laquelle se sont livrés -et continuent de se livrer- les hommes du pouvoir est venue aggraver la maladie pétrolière qu’elle avait contractée auparavant.» (3) Toutefois, l’auteur relativise celle-ci en considérant que celle de ses dirigeants est encore plus grave. Voici leurs évolutions.

  1. la découverte du pétrole.

Le pétrole algérien fut découvert en pleine période coloniale. En effet, il y a exactement 55 ans, les pétroliers français découvrirent le gisement d’Edjeleh, à la frontière orientale de l’Algérie avec la Libye. Cette découverte changea du coup entièrement la donne. Elle prolongea, par conséquent, la guerre d’Algérie de six longues années. Car les enjeux énergétiques furent primordiaux. En effet, selon les prévisions françaises, la métropole n’aurait eu à apporter que 60% de sa consommation énergétique en 1960, alors qu’elle était quasi-totale en 1956. Du coup, un homme fut désigné, Pierre Guillaumat en l’occurrence, pour prendre en charge cette question névralgique. Cité par Hocine Malti, Pierre Guillaumat aurait annoncé qu’ «il fallait tout faire pour garantir l’indépendance énergétique de la France. Alors, maintenant que le pétrole était là, et en abondance, on n’allait quand même pas perdre le Sahara! A défaut de garder l’Algérie française, il fallait faire en sorte que le pétrole le soit.» (4)

Cependant, cette politique énergétique fut défendue par tous les gouvernements de la quatrième et de la cinquième République. Par ailleurs, il faut signaler que cette question avait causé, de façon sous-jacente, la chute de la quatrième République et vacillé, à plusieurs reprises, la cinquième République. Mais, sur la question énergétique, tous les gouvernements furent d’accord sur la nécessité de séparer la partie sud de la partie nord de l’Algérie afin qu’ils puissent exploiter cette richesse. En effet, pour distinguer les territoires du Sud du reste de l’Algérie, le gouvernement Guy Mollet créa l’organisation commune des régions sahariennes (OCRS), en janvier 1957. Cependant, sous la cinquième République, de Gaulle fit du pétrole sa priorité primordiale. Pour ce faire, il fit adopter une loi spécifique à la gestion du pétrole algérien, connue sous la formule suivante: «Le code pétrolier saharien (CRS)». Pour Malti, la référence au pétrole ne fit aucune mention de l’Algérie mais plutôt des territoires du Sahara. D’ailleurs, la propension des autorités françaises de séparer les deux territoires ne fut jamais démentie. Pour l’auteur de  » L’histoire secrète du pétrole algérien », «L’idée de faire du Sahara une plaque tournante au sein de l’union française et de l’ériger en tant qu’entité indépendante du reste de l’Algérie fut la ligne politique suivie par le gouvernement français jusqu’à ce 5 septembre 1961 [ soit cinq mois avant le cessez-le-feu], quand le général de Gaulle annonça, au cours d’une conférence de presse, pour la première fois et d’une manière officielle, que les départements sahariens des Oasis et de la Saoura faisaient partie intégrante de l’Algérie.»(5)

Toutefois, l’indépendance, obtenue au forceps, à l’issue d’une longue guerre de sept ans et demi, donna lieu à une immense espérance pour une population meurtrie. Les Algériens pensaient qu’en arrachant le pays à la colonisation, leur vie aurait été bien meilleure. Mais à peine la célébration de l’indépendance fut achevée, la course pour le pouvoir reprit de plus belle. La victoire, imposée par l’armée des frontières, revint au tandem Boumediene-Ben Bella. Ce dernier fut utilisé comme devanture qu’autre chose. A ce propos Hocine Malti note qu’«Au cours de l’été 1962, un homme à peine âgé de 30 ans, Houari Boumediene, colonel par le grade et chef d’État-major par la fonction, réussissait ainsi le premier coup d’État de l’Algérie indépendante. Ce faisant, il avait aussi inauguré le premier régime militaire à visage civil, un système que d’autres après lui amélioreront, jusqu’à en faire une dictature qui ne dit pas son nom prévalant encore dans l’Algérie des années 2000. Dés lors, le pétrole et le gaz, dont le pays est si riche, allaient grandement aider à consolider les pouvoirs qui s’y succéderont.» (6) Mais, en ce début des années soixante, beaucoup de contraintes pesèrent sur le régime algérien pour qu’il n’accède pas directement à ces richesses. Bien que les accords d’Evian aient prévu la dissolutions de l’OCRS, le nouvel organisme, l’OS(Organisme saharien), ne laissa pas le plein droit aux Algériens de jouir pleinement des hydrocarbures. Pour résumer simplement cette transition, on peut dire qu’il y avait eu un véritable transfert de souveraineté, mais sans que l’Algérie ait le pouvoir de gérer ses richesses terriennes. Par ailleurs, du côté algérien, Lamine Khène, ancien secrétaire général du GPRA, représenta les intérêts algériens au sein de l’organisme saharien. Ce dernier fut habilité à fixer la fiscalité inhérente à l’exploitation du pétrole. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle fut avantageuse à la France.

Cependant, les sommes d’argent engrangées furent suffisantes aux dirigeants pour s’imposer politiquement, que ce soit à l’intérieur du pays ou à l’extérieur. Selon Hocine Malti: «Son image de « leader du tiers monde » dans les années 1960 est devenue plus tard un paravent hypocrite pour ses propriétaires, les généraux à la tête de l’armée et de la police politique, la sécurité militaire: Ils ont utilisé en sous-main les milliards de dollars des hydrocarbures afin d’acheter le silence de grandes puissances mondiales sur leurs dérives antidémocratiques.» (7) Ainsi, il suffisait d’avoir une main basse sur ces richesses pour parvenir à brider la société. Peu à peu, le pétrole est devenu un enjeu de pouvoir et non pas une richesse pouvant garantir le bien être des Algériens.

    1. La bataille pour le contrôle du pétrole.

La bataille énergétique opposa d’abord les compagnies françaises au régime incarné par Boumediene-Ben Bella. Pour celles-là, elles continuèrent à fonctionner comme s’il n’y avait pas l’indépendance de l’Algérie. Et dés le départ, la tension fut très vive. La compagnie Trapal proposa, en vue de construire un troisième pipe, une participation algérienne ne dépassant pas les 20% du projet. Du coté algérien, les autorités misèrent sur une participation supérieure. De ce différend naquit, le 31 décembre 1963, la compagnie nationale, la Sonatrach (Société nationale de transport et de commercialisation des hydrocarbures). Or, au sommet, la stabilité ne fut pas au rendez-vous. En effet, Ben Bella voulut s’emparer des portefeuilles ministériels les plus sensibles. Voulut-il agir de la sorte pour contrer le clan de Boumediene (Le clan d’Oujda)? En tout cas, en ces premiers mois de l’année 1965, l’organisation de la conférence des pays du tiers monde allait le consacrer, s’il n’y avait pas eu d’embûches, le chef incontesté de l’Algérie. Selon Hocine Malti, «Alger la blanche doit abriter, au début de l’été, le sommet des pays non alignés… Ahmed Ben Bella a déjà revêtu son costume de star de ce nouveau Bandoeng, au cours du quel il va apparaître en compagnie de Gamal AbdelNasser, Josp Broz Tito, Fidel Castro, Kwane N’krumah et beaucoup d’autres leaders du tiers monde.» (8) Cette conférence n’a pas eu lieu. Et pour cause. Un coup d’État est dûment organisé par Boumediene en vue de déposer son rival. Du coup, une nouvelle période fut inaugurée en Algérie, à sa tête Houari Boumediene. Toutefois, au fil des années, la stature de Boumediene s’imposa à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et ce bien qu’il ait parvenu au pouvoir grâce un coup de force militaire. En tout cas, en cette année 1965, il fut tout bonnement prêt à assumer lui-même le pouvoir. De l’avis de Malti, «Il voulait supprimer le paravent qu’il avait lui-même mis en place trois ans auparavant, car Ben Bella menaçait les membres de son clan, le fameux « groupe d’Oujda » qui avait orchestré le coup d’État de l’été 1962.» (9)

Cependant, sur le plan énergétique , le moins que l’on puisse dire c’est que Boumediene eut beaucoup de chances. Négocié par celui qu’il avait déposé, Boumpediene signa le nouvel accord pétrolier le 29 juillet 1965. En effet, les autorités françaises commencèrent justement à lâcher du lest en associant l’Algérie à l’exploitation des hydrocarbures à hauteur de 50% des résultats. Cet accord stipulait que même les compagnies privées, telle que la CFP (Compagnie française des pétroles), ancêtre de Total, devaient se soumettre aux clauses du présent accord. Mais, pour Hocine Malti, «le fait de fixer dans un accord algéro-français les prix postés des trois terminaux par lesquels était évacué le pétrole produit, tous champs et toutes compagnies confondus, constituait non seulement un autre acte de co-souveraineté, mais équivalait à faire savoir aux compagnies non françaises que le Sahara demeurait une chasse gardée pour la France.» (10) Toutefois, si l’année 1966, les relations entre l’administration algérienne et les compagnies françaises se passaient sans anicroches, l’année suivante connut son premier pic de difficulté. A la volonté de l’administration algérienne d’augmenter l’exploitation du champ minier, la partie française insistait sur un programme concernant les gisements déjà existants. A ce propos, Hocine Malti écrit: «Au printemps 1967, le secteur pétrolier national algérien avait commencé à prendre forme. La Sonatrach était entrée dans sa quatrième année d’existence et avait enregistré ses premiers succès. Le baptême du feu des équipes entièrement algériennes, qui avaient démarré quelques mois auparavant les activités d’exploration et de production, s’était généralement bien déroulé.» (11) Cette expérience réussie incita le gouvernement de Boumediene à franchir un nouveau cap: la nationalisation de la distribution dés le mois de mai 1968. Du coup, à partir de cette année-là, il n’y eut que des stations services à l’enseigne de la Sonatrach, argue Hocine Malti. En revanche, la même année, le chef de l’État algérien mit en place les dispositions sur la gestion du commerce extérieur. Ce monopole créa beaucoup d’entraves à la compétition économique loyale. D’où l’avènement de la corruption, sous forme de commissions. En tout cas, cette mesure handicapa plusieurs entreprises, dont la Sonatrach. Pour Hocine Malti:«Elle [Sonatrach] ne sera d’ailleurs pas l’unique entreprise à souffrir de ces mesures: toute l’économie algérienne en paiera le coût.» (12) Le monopole sur le commerce extérieur fit du régime le seul détenteur de la richesse nationale. Depuis ce temps-là, la Sonatrach devint un enjeu économique et politique important. En effet, Boumediene, pendant les treize années de règne sans partage, orienta seul la politique énergétique du pays. Cette concentration de pouvoir amena le président du conseil à mener une politique parfois incompréhensible. En effet, selon Malti: «Durant les treize années de présence de Houari Boumediene à la tête de l’État algérien, plusieurs centaines de firmes américaines ont ainsi fait d’excellentes affaires en Algérie, alors même que les relations diplomatiques entre les deux pays ont été rompues durant plus de la moitié de la période.» (13)

Cependant, bien que la corruption ait fait son apparition à ce moment-là, force est de reconnaître que la pratique fut contenue. Car elle fut avant tout contrôlée par le régime. Ou plutôt tolérée. L’exemple de Messaoud Zeghar corrobore si besoin est l’existence de ce phénomène. Il se distingua notamment dans l’affaire Chemico. En tout cas, Zeghar fut connu pour être un proche de Boumediene. En revanche, bien qu’il ait été un dictateur, le nom de ce dernier ne fut pas associé à une quelconque affaire de détournement. Il fut même l’architecte d’une des grandes réalisations économiques du pays: la nationalisation des Hydrocarbures.

  1. La reconquête de la souveraineté nationale.

la négociation de l’accord d’Alger du 29 juillet 1965 fut prévue pour l’année 1969. En effet, les dispositions, notamment fiscales, n’auraient pas dû dépasser une période de quatre ans. Tout naturellement, le conseil de la révolution saisit le gouvernement français, dés le mois d’avril 1969, en vue de discuter sur le nouveau système fiscal. Pour la partie algérienne, celui-ci devait impérativement être aligné à celui de l’OPEP, en vigueur dans plusieurs pays. Toutefois, la réponse française ne vint qu’en juin 1970. Elle contint une proposition consistant à augmenter le prix de référence de l’ordre de 27 centimes de dollar le baril, alors que la partie algérienne en réclamait une augmentation de 57 centimes de dollar. Cet éloignement des deux positions conduisit inéluctablement à une situation inextricable. Et en campant sur sa position , le gouvernement français tablait sur l’usure. Il pensait que le retrait de la France impliquait le blocage de l’exploration. En tout cas, cette attitude vint de l’idée que le gouvernement algérien ne pouvait pas se passer des compagnies françaises. Selon le témoin direct de cet épisode, Hocine Malti, chaque partie voulut imposer sa vision. Il écrit alors: «C’est pourquoi, le 13 juin 1970, le gouvernement français décida de suspendre les négociations. La riposte algérienne vint un mois plus tard: le 20 juillet 1970, le ministre de l’Industrie et de l’Énergie adressa une circulaire aux compagnies pétrolières françaises les informant qu’elles devraient dorénavant payer leurs redevances et leurs impôts sur la base prix posté de 2,85 dollars le baril.» (14) Bien qu’aucun gouvernement n’ait voulu transiger sur sa ligne de principe, un autre round de négociation fut ouvert le mois d’octobre 1970. Les sessions se déroulèrent alternativement à Paris et à Alger. Mais les discussions traînèrent sans qu’aucune solution n’ait été trouvée. Ce qui incita Boumediene à déclarer, cinq mois plus tard, l’accord du 29 juillet 1965 obsolète. Dans le discours sur la nationalisation des hydrocarbures, Boumediene justifia ainsi sa politique: «L’accord du 29 juillet 1965 stipulait que seraient entamées, dés 1969, des négociations en vue de la révision du prix servant de base de calcul de l’impôt. Nous avons négocié sans cesse de 1969 à 1970. Nous avons acquis la certitude que les Français ne souhaitaient pas aboutir à une solution. Nous avons alors fixé un prix et informé qu’il serait à l’avenir de 2,85 dollars le baril et non de 2,08.»(15) A la fin de son discours, Boumediene annonça plusieurs décisions. La principale concernait la participation algérienne à hauteur de 51%, et ce dans toutes les sociétés françaises exerçant en Algérie. Ensuite, il annonça la nationalisation intégrale de tous les gisements de gaz. Enfin, il s’engagea à nationaliser le transport terrestre de toutes les canalisations se trouvant sur le sol national.

En revanche, ces décisions ne furent pas l’objet d’une éventuelle concertation, à en croire Hocine Malti. Surtout, ces annonces furent arrêtées sans que la Sonatrach ait eu le temps de créer le réseau de clients. Pour Hocine Malti: «A Alger, personne n’avait été informé par avance de la décision que venait d’annoncer Houari Boumediene. Nous étions dans le noir le plus complet. Dans l’attente du retour du ministre de l’énergie [ qui se trouva ce jour-là à Tripoli], nous avons néanmoins tenu, le 24 février au soir, une première séance de travail.»(16) Bien que la nationalisation ait été l’une des plus grandes œuvres de Boumediene, l’auteur du livre «L’histoire secrète du pétrole algérien» révèle qu’aucun des appareils de l’État ( Les ministères des Finances, de la Justice et des commerces, les services de douanes, les services de sécurité, les banques) ne fut mis au courant. A vrai dire, Boumediene avait arbitré, seul, entre deux stratégies au sein du gouvernement. La première fut défendue par Belaid Abdesselam consistant à nationaliser, une à une, toutes les sociétés françaises à hauteur de 51%. La seconde fut défendue par Abdelaziz Bouteflika consistant à nationaliser l’ensemble des intérêts français à hauteur de 51%. Dans la seconde proposition, il pouvait y avoir certes une participation algérienne mais sans détenir la majorité des parts. Le choix de Boumediene fut porté sur la première proposition.

Cependant, le tournant de cette affaire survint le 20 avril 1971. Ce jour-là, le premier ministre français, Jacques Chaban Delma, reconnut les droits souverains de l’Algérie et accepta la nationalisation dans le secteur des hydrocarbures. Mais derrière cette acceptation, le premier ministre engagea des mesures de rétorsions. La première mesure fut de diminuer le flux migratoire dont l’Algérie était l’une des exportatrices de main-d’œuvre. Sur un autre niveau, la diplomatie française déploya ses efforts en vue de dissuader certains pays de s’approvisionner du marché algérien des hydrocarbures et notamment du gaz. Finalement, de cette nationalisation, les vainqueurs furent incontestablement les États-Unis. En quelques temps, plusieurs firmes firent leur apparition sur le sol du sud algérien. Toutefois, cette stabilité politique, sous la dictature, ne dura que quelques années. Et une autre période ne tarda pas à laisser place à une anarchie indescriptible.

    4) La période d’inactivité.

La disparition de Boumediene, le 27 décembre 1978, à l’âge de 46 ans, dont treize années passées au pouvoir, suscita un appétit de pouvoir. Le jour de l’enterrement, l’oraison funèbre fut lue par celui qui se considérait comme son successeur naturel, Abdelaziz Bouteflika. D’ailleurs, il ne cacha pas sa volonté de lui succéder. Le second prétendant ne fut autre que Mohamed Salah Yahiaoui, coordinateur du FLN. Mais dans les systèmes totalitaires, la course pour le pouvoir se déroule en dehors des organismes officiels. En effet, le chef de la sécurité militaire, Kasdi Merbah, centre du pouvoir réel en Algérie, décida d’organiser, à sa façon, la succession. Voici la description que fait Malti à ce propos: «Encore fallait-il, dans ce cas là, que le titulaire du poste qui allait être choisi fût facile à manœuvrer et qu’il puisse être délogé sans difficulté. Or, ni Bouteflika ni Yahiaoui ne correspondaient à ce critère. Le seul candidat potentiel qui semblait répondre à ce portrait robot était le colonel Chadli Benjedjid, chef de la 2eme région militaire depuis 1964.» (17) Pour y parvenir à ses fins, Kasdi Merbah avait désigné, lors de la longue agonie de Boumediene en novembre 1978, Chadli comme coordinateur de l’armée, poste équivalent à ce moment-là à l’intérim du ministère de la Défense. Il justifia son choix en invoquant l’ancienneté de Chadli dans les rangs de l’armée. Ce fut le officier le plus ancien dans le grade le plus élevé. Ce choix fut entériné en janvier 1979 par le congrès du parti. Ce dernier choisit alors l’officier le plus ancien comme seul candidat aux élections présidentielles du 7 février 1979. Avec l’appui de toute l’administration, Chadli obtint aux élections un score de 94% de suffrages, le consacrant président de la République. De ce choix irrationnel, Malti écrit: «Aux Tagarins[nom du quartier où est situé le ministère de la Défense], on savait parfaitement qu’il[Chadli] n’était pas esclave du travail et, par conséquent, on exigeait pas beaucoup de lui…De fait, ce sont ses assistants et collaborateurs qui le suppléaient dans l’accomplissement des tâches relevant de sa responsabilité à la tête de la 2eme région militaire. Parmi ces derniers, deux personnages qui joueront des rôles vitaux dans l’Algérie des années 1980, 1990 et 2000: le capitaine Larbi Belkheir, que l’on vit à l’œuvre dés le début et le lieutenant Mohamed Médiène dit «Tewfik», qui apparaitra plus tard.» (18) En effet, les nouveaux conseillers ne tardèrent pas à s’illustrer. En janvier 1980, Chadli créa la cour des comptes. Sa première victime fut l’ancien ministre des Affaires étrangères sous Boumediene. Du coup, Bouteflika décida de s’enfuir à l’étranger. Six mois plus tard, Chadli obtint le départ de Mohamed Salah yahiaoui et son remplacement par Mohamed Chérif Messaadia. Le 15 juillet de la même année, Kasdi Merbah perdit le contrôle de la sécurité militaire. Il fut remplacé par son adjoint Nourredine Yazid Zerhouni. L’ancien responsable de la Sonatrach sous Boumediene, Sid Ahmed Ghozali, fut limogé du ministère de l’hydraulique. Il fut exclu du FLN en décembre 1980. La nouvelle équipe dirigeante parvint ainsi à éloigner les prétendants à la succession. Mais plus spécialement, Chadli et ses conseillers décidèrent de refermer la page de l’époque Boumediene. En effet, selon Malti, «En nommant un premier ministre, il a voulu donner l’impression d’instaurer une plus grande collégialité au sein du pouvoir, le président ne monopolisant plus toutes les fonctions. Mais, plus qu’une option politique, cette décision reflétait plutôt l’incompétence et le caractère indolent de Chadli, qui avait tendance à confier à d’autres les responsabilités qu’il rechignait à assumer.»(19) En tout cas, la rupture avec la période de Boumediene fut totale. Bien que la politique industrielle sous Boumediene n’ait pas atteint ses objectifs, la nouvelle ère fut caractérisée par l’absence de toute politique d’investissement. Le marché national ne tourna que grâce aux importations. Par conséquent, un plan anti-pénurie fut lancé en 1981. Confirmé en 1983, lors du 5eme congrès du FLN, ce plan fut placé sous le slogan «Pour une vie meilleure.» Or, ces plans ne pouvaient être lancés sans une conjoncture favorable: l’envolée des cours des hydrocarbures. Selon Malti: «Ces bouleversements à répétition du marché pétrolier avait fait passer le prix officiel du pétrole saharien à 30 dollars le baril à la fin de 1979, puis à 42 dollars à la fin de 1980. Sachant que, au moment de l’accession de Chadli au pouvoir, il oscillait entre 13 et 14 dollars, les revenus de l’Algérie avaient donc triplé en l’espace de deux années.»(20)

Cependant, cette période faste connut vite le temps de désenchantement lorsque les prix des hydrocarbures baissèrent. En juillet 1986, ils atteignirent 10 dollars le baril. Cette baisse des ressources impliqua la baisse des importations. D’ailleurs, les dirigeants pouvaient-ils en faire autrement? L’abondance du début des années 1980 devint pour les Algériens un souvenir lointain. Cette dégringolade des conditions de vie connut son apogée en 1988. Le pays fut à ce moment-là en situation de cessation de paiement. Ainsi, sans une politique d’investissement ni de politique d’épargne, le pays s’en allait à vau-l’eau. Quelles furent les raisons de ce laxisme? Hocine Malti cite quatre principales raisons: «La conjugaison de ces quatre éléments (dégringolade des prix du pétrole, augmentation exponentielle des dépenses, remboursement de crédits bancaires lourds et absence de tout nouvel investissement productif) fera que l’Algérie mangera son pain blanc en quelques années.»(21) Du coup, la fin de la redistribution sonna le glas du régime en octobre 1988. Cependant, bien que le congrès du FLN ait présenté la seule candidature de Chadli aux élections présidentielles de décembre 1988, la nouvelle situation du pays incita les militaires à exiger son départ avant le terme de son mandat. En effet, avec la perspective de la victoire du FIS, due principalement au rejet de la classe dirigeante, les militaires investirent les principaux centres du pouvoir. Par conséquent, et sans exception, les présidents ultérieurs acceptèrent peu ou prou cette domination.

    5) La revanche de Bouteflika.

La compétition électorale, en Algérie, fut faussée depuis le coup d’État de janvier 1992. En effet, le pays a sombré dans une guerre civile ayant causé la mort de prés de 200000 Algériens. Aujourd’hui, avec un bilan aussi dramatique, il est difficile de croire une velléité des militaires de sauver la démocratie. Selon Hocine Malti: «A la différence de Boumediene lors du coup d’État du 19 juin 1965, les protagonistes de celui du 11 janvier 1992 n’étaient en effet aucunement disposés à en assumer publiquement la responsabilité et encore moins à en endosser les tragiques conséquences. Car leur action était principalement motivée par leur rapacité, effrayés qu’ils étaient par la perspective d’être privés de leurs fortunes par les leaders islamistes promus par les urnes.»(22)

Cependant, plusieurs personnalités furent alors appelées à assumer des responsabilités suprêmes. Abdelaziz Bouteflika fut contacté à deux reprises. La première fois en 1994 et la seconde fois en 1999. En 1999, ce fut Larbi Belkheir qui se chargea de la mission de convaincre Bouteflika. Bien que les discussions aient trainé, les deux hommes arrivèrent à s’entendre sur plusieurs points. Pour Hocine Malti: «Il[Bouteflika] s’engagea même à reprendre à son compte, dés son élection, l’accord passé par le DRS avec l’AIS et de le faire approuver par référendum. L’amnistie ainsi accordée aux combattants islamistes et l’absolution des crimes qu’ils avaient commis serait dés lors attribuées à la volonté populaire.»(23) Cependant, depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, les prix des hydrocarbures, et ce jusqu’à nos jours, connaissent une hausse vertigineuse. Hélas! Concomitamment à ces hausses des hydrocarbures, la corruption s’est propagée dans la même proportion. Et le secteur qui en souffre le plus est incontestablement celui des hydrocarbures. Ce secteur connait une privatisation sans vergogne sous l’ère Bouteflika. En effet, le premier projet d’assistance avec la Banque mondiale fut contracté le 3 mars 2001 par Chekib Khalil, ministre de l’Énergie et des Mines. Ce processus connut une célérité d’exécution incroyable. En septembre 2002, un projet de loi prévoyait «que toute entreprise pétrolière disposant des moyens techniques et financiers requis pourrait engager des travaux de recherche et d’exploitation, dans le cadre d’un contrat à passer avec une agence gouvernementale qui serait créée à cet effet sous la tutelle du ministère de l’Énergie et des Mines, l’agence nationale pour la valorisation des ressources en Hydrocarbures.» Cette disposition remplaçait, écrit Hocine Malti, celle en vigueur jusque-là, selon laquelle la participation de la Sonatrach en pareil cas ne pouvait être inférieure à 51%. Cette disposition remettait en cause de façon simpliste la souveraineté de l’État algérien sur ses richesses du sous-sol. Mais la contestation, ayant provoqué une tempête politico-sociale, retarda l’adoption de la loi. Le premier ministre de l’époque, Ali Benflis, manifesta sa désapprobation en retardant l’examen de la loi par le parlement. Toutefois, à une année et demi des élections présidentielles, Abdelaziz Bouteflika décida de geler la loi. Cependant, le président réélu ne mit pas beaucoup de temps avant de ressortir le projet. Cette fois-ci, le parlement fut saisi en avril 2005. La loi a été adoptée sans difficulté. Mais, à l’étranger, elle souleva une indignation des pays producteurs du pétrole. Lors des différentes réunions de l’OPEP, quelques membres ne se gênèrent pas à traiter l’Algérie d’être un pays à la solde des États-Unis. Le dénouement fut difficile à réaliser. Selon Hocine Malti: «Cette situation dura encore une quinzaine de mois, avant qu’il[Bouteflika] ne décide en juillet 2006 de supprimer du texte de loi tous les articles controversés, ceux qui restauraient le régime de concession. L’Algérie et l’OPEP devaient une fière chandelle au président vénézuélien Hugo Chavez… Il avait réussi, lors d’une visite à Alger spécialement programmée à cet effet en mai 2006, à convaincre son homologue algérien de changer d’avis, compte tenu de l’immense dommage que son initiative causerait à tous les pays producteurs du pétrole.»(24)

Par ailleurs, sur la question de la corruption, depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, le pays se trouve submergé jusqu’au cou. L’accumulation des scandales est la preuve irréfutable de la propagation du phénomène. Elle a même gangrené littéralement la société. On peut citer, pour exemple, l’affaire BRC, l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, le scandale de la Sonatrach, etc. Le drame qui s’ajoute à ces scandale est surement la passivité de la justice. Combien d’affaires ont été portées à la connaissance du public sans qu’aucun haut responsable ne réponde de la dérive de son secteur, s’interroge Hocine Malti. Même quand le ministre des Finances ou le secrétaire général de l’UGTA ont reconnu devant le tribunal avoir participé au scandale du groupe Khalifa, les juges en charge de l’affaire ont fait la sourde oreille, étaie sa thèse l’auteur de «L’histoire secrète du pétrole algérien». Du coup, avec la politique des dernières années, la Sonatrach est plus que fragilisée. L’affaire ébruitée en janvier 2010 montre que la corruption touche toutes les structures de l’entreprise qui finance 98% des importations. Sa maladie se situe au niveau de l’absence de toute politique de transparence au sein de l’entreprise. Mais cette transparence devrait impérativement être extrapolée à tous les secteurs de la société.

Aujourd’hui, les Algériens ne connaissent rien de la situation financière de leur pays. En effet, bien que le baril du pétrole ait atteint parfois des soumets, jusqu’à 150 dollars, la loi de finance est établie à la base d’un baril à 19 dollars. Et le reste échappe à tout contrôle, soit 85% des recettes.

En guise de conclusion, «La maladie hollandaise» fut apparue en Algérie dés les premières années de l’indépendance. En effet, l’irruption de cette richesse a nui considérablement à la compétitivité économique nationale. Bien qu’elle ait pu apporter des périodes d’apaisement, la richesse du sous-sol a causé également des malheurs au peuple algérien. Le point de vue de Ferhat Abbas est à ce titre plus que capital. Il écrit dans «L’indépendance confisquée»: «Certains penseront peut être que Ben Bella comme Boumediene étaient mus par la recherche du bien public et la volonté d’apporter un changement à l’Algérie. Mais en réalité ils n’ont fait, l’un et l’autre, que du paternalisme à bon marché, en s’appuyant sur une «mafia» de «petits copains» prêts à se servir plutôt qu’à servir. Sous leurs régimes, le slogan «Par le peuple et pour le peuple» est devenu selon l’expression employée par Harbi, «Par nous et pour nous.»(25) En effet, dans les années 1960, le régime avait fait de cette richesse un moyen de soigner son image à l’extérieur. Du coup, cette politique de façade entrava considérablement l’épanouissement du pays. Le coup d’État de 19 juin 1965 ferma toute brèche démocratique. Pendant treize années de Boumediene, le régime n’hésita pas à se débarrasser par tous les moyens de ses opposants. Mais, avec la mort de Boumpediene, le pays alla de Charybde en Scylla. Choisi pour son caractère inoffensif, Chadli plongea le pays dans une période noire. Selon Hocine Malti, «Si Chadli Bendjedid avait mis autant d’ardeur à accomplir les tâches relevant de sa fonction de président de la République qu’il en a consacré à se débarrasser de ses opposants, la destinée ultérieure de l’Algérie aurait probablement été meilleure.»(26) Cependant, cela profita surtout aux affairistes. Et la corruption atteignit sous Chadli des proportions alarmantes. Elle a trouvé sa vitesse de croisière dans le commerce extérieure. Ce phénomène s’est exacerbé sous Bouteflika pour atteindre des proportions inédites, selon Hocine Malti. Pour autant, le peuple doit-il baisser les bras. Ceci est une forme de pessimisme à bannir du langage. Car l’espoir doit demeurer intact. Car le jour où ce peuple arrivera à exiger des comptes, le pays réussira le décollage digne des grandes nations.

    Notes de renvoi: 1) et 25) Ferhat Abbas, «L’indépendance confisquée», pages 67 et 20;

    2) à 26) Hocine Malti, «Histoire secrète du pétrole algérien», pages 12, 19, 22, 33, 10, 57, 58, 70, 97, 105, 136, 151, 158, 160, 250, 151, 262, 265, 266, 293, 15, 318, 266.

    source: lequotidienalgerie.com

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BELKHEIR LARBI

Posté par algeriedemocratie le 30 août 2009

BELKHEIR LARBI
Directeur de cabinet du Président Bouteflika

BELKHEIR LARBI dans DRS(39) belkheirlarbi

Né en 1938 à Frenda dans l’Ouest algérien, le général à la retraite Larbi Belkheir est issu des rangs de l’armée française, où il glane ses galons de sous-lieutenant avant l’Indépendance algérienne en 1962.

Fils de caïd de la ville de Tiaret, il fait l’essentiel de sa carrière politique et militaire dans le sillage du colonel Chadli Bendjedid qui deviendra, en 1979, le troisième chef d’État de l’Algérie indépendante.

Dès 1965, le colonel Chadli Bendjedid, alors tout-puissant chef de la deuxième région militaire (Oranie et frontière marocaine), en fait son chef d’État-major. Après plusieurs affectations au sein de différentes régions militaires, il est nommé, en 1975, commandant de l’ENITA à Bordj-el-Bahri, école très cotée qui forme ingénieurs et techniciens militaires.

C’est à ce titre qu’il accueille discrètement en décembre 1978 le conclave qui avait permis à la Sécurité militaire d’imposer Chadli Bendjedid comme successeur de Boumediene. Au détriment de candidats comme le colonel Mohamed-Salah Yahiaoui ou… Abdelaziz Bouteflika.

Chadli Bendjedid devenu président en février 1979, Larbi Belkheir est élevé au grade de colonel et devient conseiller du nouveau chef de l’État. Il dirige le Haut conseil de défense et de sécurité (HCS), organisme qui dépend directement de la présidence de la République.

Tour à tour président du HCS, secrétaire général de la présidence de la République, puis directeur de cabinet de Chadli Bendjedid, Larbi Belkheir fut l’éminence grise du régime durant la décennie 80. De septembre 1991 à juin 1992, il est ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Sid Ahmed Ghozali. Il se voit confier la tâche de préparer les élections législatives de décembre 1991, interrompues par la destitution du président Chadli.

Aujourd’hui, les principaux chefs de l’armée et les réseaux du régime lui doivent tous quelque chose. En termes d’influence, Larbi Belkheir constitue, avec le général-major à la retraite Khaled Nezzar, ancien numéro un de l’armée, le duo le plus actif en coulisses. S’agissant de la destitution du président Chadli Bendjedid en janvier 1992, de la nomination de premiers ministres, ou de conclusions de contrats d’équipement militaire ou civil, ils exercent quasi-systématiquement leur pouvoir d’influence. À titre d’exemple, c’est ce duo de lobbyistes discrets qui a «vendu» aux chefs de l’armée l’idée de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika.

Larbi Belkheir est, par ailleurs, l’homme actif de la diplomatie parallèle, notamment sur les dossiers des relations avec la France, les Etats-Unis, le Maroc, l’Italie, la Libye et l’Arabie Saoudite.

Les avions «Gulf Stream» acquis chez Lockheed par l’armée, les contrats d’achat de blés tendre et dur, la recherche d’un soutien international au candidat à la présidence Bouteflika… autant de domaines d’intervention où Belkheir appose sa discrète signature. En octobre 2000, le général à la retraite devient directeur de cabinet du président Bouteflika. Une nomination qui ne sera pas rendue publique.

Mise au point :

Larbi Belkhir ancien officier de l’armée française, soi-disant sous-lieutenant, reste vague sur sa qualification militaire; en fait, il appartient à l’ex. SDEC français ce qui n’a rien à voir avec l’armé régulière française. (ex: voir officier nazi et officier wermacht) en fait, il est spécialiste dans la manière de donner la mort à un être humain, de le faire craquer par la torture physique et morale jusqu’à divulguer son secret, expert dans l’art d’infiltrer les groupes ennemis pour les manipuler à son service ou les détruire, initié dans la mise sur pied de réseaux parallèles etc…

Il est notoirement connu que le service action du renseignement mondiale favorise l’obtention de grade par rapport aux autres collègues de l’armée classique; en 1962 il avait 24 ans, il venait juste de recevoir son grade de Commandant et non pas de sous-Lieutenant pour noyer le poisson. Etant fils de Caïd, son père était tout fier de servir la France coloniale en « avançant la classe » à son célèbre fils qui allait tout apprendre du Commandant « O » son maître à penser.

L’histoire est toujours là pour nous rattraper.

En effet, sous quel nom francisé, vous avez servi la France, vous le Juifiste par votre sang maternel.

En effet, à la mort de Boumediene, Chadli (Khemies), un autre juifiste comme vous, vous a confirmé comme Patron du Haut Conseil de Sécurité fraîchement libéré par Merbah. Comment vous un ancien fantassin pouviez être en mesure de contrôler tous les services de sécurité (Armée, Police, Gendarmerie) du jour au lendemain. Nous étions vraiment « naifs ». Que comptez vous faire maintenant ? voir votre ami Bouteflika que vous avez placé comme président grâce à votre savoir faire d’agent très spécial et lui dire que ce sont des bobards, et lui de vous répondre :  » C’est rien, ce sont des jaloux… C’est pas vrai… ils ne peuvent rien faire contre toi et moi… ») alors qu’il pense bien sur le contraire, mais c’est un politicien, il joue avec le feu. C’est pour cette raison que vous n’avez pas voulu officialiser publiquement la nomination du Harki comme Directeur de votre Cabinet. En tout cas, Bouteflika rentrera dans l’histoire par la petite porte car il sait et il fait alliance. Pour le moment.

Geronimo

article trouvé dans le site:http://news.stcom.net

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